• Aucun résultat trouvé

Compteurs de Geiger-Muller à parois de verre et graphitage externe remplis de vapeur pure de mercure, fonctionnant à températures élevées

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Compteurs de Geiger-Muller à parois de verre et graphitage externe remplis de vapeur pure de mercure, fonctionnant à températures élevées"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00236756

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236756

Submitted on 1 Jan 1963

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Compteurs de Geiger-Muller à parois de verre et graphitage externe remplis de vapeur pure de mercure,

fonctionnant à températures élevées

Jacques Bourrieau

To cite this version:

Jacques Bourrieau. Compteurs de Geiger-Muller à parois de verre et graphitage externe remplis de vapeur pure de mercure, fonctionnant à températures élevées. J. Phys. Radium, 1963, 24 (1), pp.71-73.

�10.1051/jphysrad:0196300240107101�. �jpa-00236756�

(2)

71

mâle, le parcours d’une particule chargée est plus long

dans une émulsion chargée d’eau que dans l’émulsion sèche.

Des observations antérieures [3] ont montré que

sous l’action de particules chargées, la gélatine se

transforme en une substance soluble dans l’eau.

Lorsqu’une particule chargée traverse une émulsion photographique, elle libère l’argent métallique des

monoçristaux de bromure d’argent touchés, elle ionise la gélatine qui enveloppe ces monocristaux et la trans- forme en une substance qui se dissout dans l’eau des divers bains au cours du développement.

Il se forme ainsi « un canal », contenant les grains d’argent, n’ayant plus de cohésion avec les alvéoles environnants. Ce « canal » gardera sa position et ses

dimensions lorsque l’émulsion de la plaque, milieu élastique, reprendra ses dimensions normales après

le séchage « laissant inchangées les positions mutuelles

des grains, telles qu’elles se projettent sur le plan hori-

zontal du support.... »

Ainsi, dans leur traversée de l’émulsion photogra- phique, les particules a tout le long de leur parcours, laissent « un sillage » marqué non seulement par un

jalonnement de grains d’argent mais aussi par une sorte de «tunnel » apparaissant après le développement

de l’émulsion.

Lettre reçue le 30 octobre 1962.

BIBLIOGRAPHIE

[1] DEMERS, Ionographie, I, p. 55.

[2] OCCHIALINI, Communication privée.

[3] Mlle ADER (M.), J. Physique Rad., 1962, 23, 590.

COMPTEURS DE GEIGER-MULLER A PAROIS DE VERRE ET GRAPHITAGE EXTERNE

REMPLIS DE VAPEUR PURE DE MERCURE,

FONCTIONNANT A TEMPÉRATURES ÉLEVÉES

Par M. Jacques BOURRIEAU,

Centre de Physique Nucléaire, Faculté des Sciences, Toulouse.

Le problème de l’utilisation à températures élevées

de compteurs basés sur l’ionisation dans un gaz est délicat. Si, en régime proportionnel, on a pu atteindre 800°C [1] avec des détecteurs à parois de quartz, les compteurs de Geiger-Muller autocoupeurs ne fonc-

tionnent plus à des températures supérieures à 200°C

environ [2], les meilleurs résultats concernant les dé- tecteurs à parois de verre et graphitage externe [3].

C. W. MAC-CUTCHEN [4] a rempli de mercure pur des détecteurs à parois de verre et les a étudiés dans la

région de proportionnalité : en vapeur saturante, le compteur fonctionne correctement à 360°C. Cepen- dant, aucun renseignement ne concerne la zone de

résolution : c’est pourquoi il nous a paru intéressant de reprendre une telle étude pour déterminer l’intérêt que pourrait présenter un tel remplissage dans un compteur de Geiger-Muller.

Description des détecteurs utilisés.

-

La nature de la coque de verre est fonction de la température de

fonctionnement : verre Mo2 A entre 200 OC et 250 OC,

verre aluminosilicate au-dessus de 250 OC. On trouvera

sur la figure 1 le schéma des compteurs employés : les

électrodes sont disposées de telle sorte que le volume sensible soit défini avec précision [5] ; les régions con-

ductrices externes AB, CD et EF sont obtenues par

vaporisation d’aluminium, sous vide. Les passages BC

FIG. 1.

-

Schéma des détecteurs à parois de verre et couche conductrice externe utilisés.

et DE ne sont pas recouverts d’un isolant, car, aux

températures étudiées, il n’y a pas à craindre une

conductibilité superficielle due à l’adsorption de vapeur

d’eau.

L’anode est un fil de tungstène dégraphité, de 0,1 mm

de diamètre, relié au passage anodique (molybdène

et « dilver-P ») par un ressort de tungstène.

Le mercure, tridistillé, est contenu dans une am-

poule de verre solidaire du détecteur, et placée au delà

du queusot (fig. 1). Avant l’introduction de mercure

dans l’ampoule, les détecteurs sont étuvés sous vide à 300 °C pendant 24 heures, pour éviter la présence de

vapeur d’eau ou de vapeurs organiques au moment

du remplissage.

Après avoir introduit le mercure, on scelle en (I), puis on fait distiller le mercure dans le détecteur,

pour assurer une dernière purification, -et on coupe

en (II) ; on donne au queusot une forme telle que, lors du fonctionnement, le mercure en excès se trouve

rassemblé à sa base ; à toutes les températures consi- dérées, le détecteur fonctionne en tension de vapeur saturante.

Caractéristiques de comptage.

-

Le compteur se comporte comme un détecteur autocoupeur, quel que soit le circuit anodique, et même lorsque sa constante

de temps est de l’ordre de 0,5 microseconde. Poùr le mouvement propre, la pente du’palier reste inférieure

à 10 % par 100 volts, au-dessous de 330 °C environ.

La figure 2 donne la variation du seuil de Geiger, de

la longueur du palier et de sa pente (% par 100 volts)

en fonction de la température (et de la tension de va-

peur). Ces valeurs correspondent au bruit de fond, pour

lequel la résistance transversale du verre joue un rôle négligeable.

On trouvera sur la figure 3 l’efficacité du détecteur pour les rayons gamma de 6°Co, rapportée à l’effica- cité, prise égale à l’unité, d’un remplissage classique (argon-éthanol).

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:0196300240107101

(3)

72

FIG. 2.

-

Variation, en fonction de la température, du

seuil de Geiger, de la longueur du palier et de sa pente (% par 100 volts) (diamètre du fil : 0,1 mm, diam. du

cylindre : 2,0 cm).

FIG. 3.

-

Efficacité pour le rayonnement gamma de s°Co, rapportée à celle d’un remplissage classique (argon- éthanol).

Temps mort, temps de restitution, mobilité des ions.

-

Le détecteur se comporte aussi comme un compteur autocoupeur en ce qui concerne son temps

mort Tm et son temps de restitution ir, qui sont indé- pendants de la constante de temps du circuit anodique.

Pris pour le seuil de Geiger, Tm et Tr sont des fonctions linéaires de la tension de vapeur, comme le montre la

figure 4.

Nous avons utilisé la méthode de Stever [6] pour déterminer la valeur moyenne de la mobilité des ions de mercure qui se déplacent du fil vers le cylindre.

Rapportée à la pression atmosphérique, la valeur ob- tenue est :

FIG. 4.

-

Variation du temps mort et du temps de resti-

tution en fonction de la tension de vapeur (diamètre du

fil : 0,1 mm, du cylindre : 2,0 cm).

Les valeurs théoriques [7] et expérimentales [8], [9]

antérieures sont beaucoup plus faibles (0,2 à 0,5 cm2 S-1 V-1). Il est possible qu’il se forme des

ions plusieurs fois ionisés dans les avalanches de Townsend.

Conclusion.

-

Les mêmes détecteurs, remplis d’ar-

gon selon un mode opératoire identique à celui utilisé pour le mercure, ne présentent, aux mêmes tempéra- tures, aucun caractère d’autocoupure : ils entrent di-

rectement en décharge continue, sans présenter aucun palier. On ne peut expliquer le caractère autocoupeur

assez surprenant de la vapeur de mercure par la pré-

sence possible de gaz ou vapeurs parasites.

D’autre part, un compteur à cathode métallique, rempli de vapeur pure de mercure, n’est pas autocou- peur. Le résultat reste le même si l’on intercale entre

sa cathode et la masse un circuit (R C) identique à

celui auquel équivaut la paroi de verre due nos détec-

teurs.

Au total, il semble que le comportement du détec-

teur n’est pas lié à un phénomène classique d’auto-

coupure, tel que l’on décrit Korff et Present [10]. La

coupure des avalanches secondaires peut être attri- buée à la nature de la cathode, la paroi interne du

cylindre de verre, en l’occurrence.

Nos résultats sont à rapprocher de ceux de Collin-

son, Demetsopoullos et Zarzycki [11] sur des remplis-

sages (argon + xénon + oxygène + azote) : dans des

conditions convenables, de tels remplissages ont toutes

les caractéristiques des mélanges autocoupeurs.

Nous continuons nos recherches en vue d’établir

quel est le mécanisme de fonctionnement des détec- teurs à vapeur pure de mercure. Il est trop tôt pour faire des hypothèses, mais les effets (ion-paroi) à la

cathode jouent certainement un rôle essentiel ; il faut

aussi considérer la présence possible, dans la vapeur, d’ions Hg2 et Hg+ 3 [11].

Ces recherches ont été faites sous la direction de

(4)

73

Monsieur le Professeur Daniel Blanc. Je le prie de

trouver ici l’expression de ma très respectueuse recon-

.

naissance.

Lettre reçue le 25 octobre 1962.

BIBLIOGRAPHIE

[1] MOLJK (A.), DREVER (K. N. S.) et CURRAN (S. C.),

Rev. Sc. Instr., 1955, 26, 1034.

[2] BLANC (D.), « Détecteurs de particules. Compteurs et

scintillateurs », Masson, Paris, 1959, p. 260.

[3] BLANC (D.) et VISTE (R.), Nuovo Cimento, 1956,3, 1119.

[4] MAC CUTCHEN (C. W.), Rev. Sc. Instr., 1958, 29, 12.

[5] BIROT (A.) et BLANC (D.), C. R. Acad. Sc., 1962, 254,

1978.

[6] STEVER (H. G.), Phys. Rev., 1942, 61, 38.

[7] DALGARNO (A.), Phil. Trans. Roy. Soc. London, 1958.

250 A, 426.

[8] MIERDEL (G.), Z. Physik, 1943, 121, 574.

[9] DILLON (J. A.), SHERIDAN (W. F.) et EDWARDS (R. W.), J. Chem. Physics, 1955, 23, 776.

[10] KORFF (S. A.) et PRESENT (R. D.), Phys. Rev., 1944, 65, 274.

[11] COLLINSON (A. J. L.), DEMETSOPOULLOS (I. C.) et

ZARZYCKI (J. M.), Proc. Phys. Soc., 1961, 78, 785.

SPECTRE VISIBLE DE XeN Par L. HERMAN et R. HERMAN,

Observatoire de Meudon (Seine-et-Oise).

On connaît l’effet de collisions des atomes due gaz

rares sur la position et la largeur des raies spectrales.

Il est dû essentiellement à la polarisabilité des atomes

excités. L’interaction, souvent considérable, entre la particule perturbatrice et l’atome excité devrait con-

duire, à la suite de collisions triples, à la formation de

molécules excitées plus ou moins stables donnant lieu à l’émission de bandes moléculaires. En réalité, celles-ci

sont rarement observées, surtout en raison de leur faible énergie de dissociation. Malgré cette difficulté, plusieurs spectres d’émission de molécules composées

d’un atome d’oxygène et d’un atome de gaz rare

avaient été observés. On a même réussi à résoudre par- tiellement la structure de rotation de quelques bandes

de XeO [1]. Dans le présent travail nous donnons les résultats d’une analyse incomplète de la structure de

rotation d’un système de bandes de XeN situé entre

4 920 A et 4 750 A.

Le dispositif expérimental a, déjà été décrit [2]. Il

consiste essentiellement dans l’excitation d’un mélange

de xénon et d’azote par un courant continu. La seule difficulté expérimentale vient de ce que ce système est

émis avec une intensité appréciable par rapport aux

bandes de N2 seulement lorsque la teneur en azote est

suffisamment petite. Au cours du fonctionnement du tube à décharge, l’azote disparaît progressivement en

se combinant aux électrodes. Il est alors souvent diffi- cile de retrouver à nouveau les conditions de meilleur fonctionnement, après addition d’une nouvelle quan- tité d’azote.

Structure de vibration.

-

Les données incomplètes

que nous possédons ne permettent pas de construire

avec certitude les branches et de déterminer les origines

des bandes ni même leurs têtes qui sont mal définies.

Les longueurs d’onde approximatives des maxima

d’intensité, se trouvent les têtes des branches, sont

A la précision des mesures près, il est possible d’arranger ces bandes dans un schéma (tableau 1). Les

constantes moléculaires seraient dans ce cas,

L’énergie de dissociation de la molécule au niveau inférieur est plus petite que 0,2 eV.

Le tableau 1 semble s’arrêter à v’

-

2, indi- quant une dissociation probable pour v’ > 3. Cette prédissociation pourrait être à l’origine du fait que contrairement à ce qui a lieu pour les molécules XeO,

TABLEAU 1

le spectre moléculaire ne s’étend pas jusqu’à la raie atomique correspondante.

Structure ’de rotation. - La figure 1 montre l’enre- gistrement microphotométrique d’une portion du spectre obtenu avec une dispersion d’environ 3 A par

mm. A partir d’une série de raies se détachant nette- ment dans le spectre, il est possible de choisir un

ensemble de raies pouvant former une branche. A titre

d’exemple, nous avons classé une trentaine de raies de

rotation en une série représentée par

Références

Documents relatifs

L’utilisation dans les compteurs Geiger-Müller de mélanges satisfaisant aux énoncés (xylol-argon) n’est pas un fait nouveau [2], [7], [20], mais les conditions de

circuit d’un thyratron avec un dispositif à contacts assurant l’extinction et faisant fonctionner alter- nativement les bobines, soit, de disposer, dans le. circuit

En l’étude de la fabrication de comp- teurs à hydrogène en verre, dont la cathode était constituée d’une couche de graphite colloïdal.. déposé à

où il est l’intensité du courant qui passe à travers le compteur pendant la déchare, i2 l’intensité du courant dans la résistance R, C la capacité de

tement liée au flux total de neutrons. Le flux minimal mesurable est défini par le bruit de fond du compteur, la valeur maximale mesurable par son temps mort. 2014

avons vérifié que pour toutes les valeurs de M utili- sées on atténuait d’environ 20 pour 100 l’amplitude.. des impulsions par rapport à l’amplitude obtenue

Comportement sous irradiation γ intense des compteurs Geiger-Müller à parois de verre et graphitage externe..

La sélection des particules (cosmiques) génératrices de la décharge dans le compteur étudié est obtenue grâce à un télescope de deux compteurs en coïncidence