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Submitted on 1 Jan 1953
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Compteurs de Geiger-Muller à cathode externe remplis
de methylal pur, pour irradiation intense
Daniel Blanc
To cite this version:
271
que la radiation diffusée non observée ne limite pas
l’anisotropie
de la distributionangulaire,
cette limitation étant donnée par(propriétés
des coefficients deRacah).
14I
o~~)
est alorsindépendant
de n et l’on obtient dans ce cas :Cette distribution sera
généralement anisotrope.
Ellese fonde sur
l’hypothèse
statistique
pour le noyaucomposé,
maisuniquement
sur leconcept
fonda-mental du continuum des niveaux.Si l’on excite le niveau
3711
heV de 204Pb avec des neutronsd’énergie
3go keV,
les neutrons diffusés ontun moment
cinétique
orbitalégal
à zéro. L’état fondamental a lespin
zéro et laparité « plus
». Le niveau excité a lespin
2 et aussi laparité
«plus
».Par
conséquent, t2
doit êtreégal
à 2. Le rayon yest un
quadrupôle électrique.
La section efficace totale du processus à cetteénergie
est,d’après
le modèlestatistique,
ce
qui
donneplutôt
un ordre degrandeur qu’un
résul-tat exact.Cependant,
la distributionangulaire
des rayons y n’utilisant que leconcept
fondamental est donnée par[1] FESHBACH H. et WEISSKOPF V. F. - Phys.
Rev., 1949, 76, i550. [2] Phys. Rev., 1952, 88, 562. [3] .V. Y. 0., 1951, N° 636. [4] HITT?VTAIR O. - Phys. Rev., 1952, 87, 3~5. [5] Phys. Reu., Ig!~2, 62, 438.
Manuscrit reçu le i 2 février 19 5 3.
COMPTEURS DE GEIGER-MULLER A CATHODE EXTERNE REMPLIS DE METHYLAL
PUR,
POUR IRRADIATION INTENSE Par Daniel
BLANC,
Laboratoire de Physique atomique
et moléculaire du Collège de France.
Les
compteurs
deGeiger-:IB1 uller
à cathode externe dutype
Maze[1]
àremplissages
classiques
(vapeur
polyatomique
et gazrare)
deviennent inutilisables pour une forteirradiation,
quelle
que soit leurcons-truction
[2].
La surface interne du verre sert de cathode, et tout
se passe comme s’il
existait,
entre l’intérieur et la masse, unsystème
de résistanceR,
capacité C ( fcg. 1).
Soient e
l’épaisseur
du verre, A la surfacegraphitée
placée
à la masse, la résistivité du verre utilisé(ohms
par centimètrecuhe), i
:,- sa constantediélec-trique
(u.e,s.)
D’où la constante de
temps
du circuit :Elle ne
dépend
pas des dimcnsions ducompteur
[3].
Pour le verre
type
« novo » utilisé pour construireces
compteurs, ?
est de l’ordre de 1012D.cm 8 latempérature
ambiante et s de l’ordre de 6. 0 est de l’ordre deo,5
s. f3 n’étant pasnégligeable,
sous uneforte
irradiation,
le courant à travers lecompteur
devientimportant
et la surface interne du verre secharge;
sonpotentiel
augmente
et il en résulte uneélévation du seuil de
Geiger
d’autantplus grande
que l’irradiation estplus
intense.Donc,
pour uneFig. ~, - Circuit
équivalent
à un compteur du type Maze[3].
surtension donnée par
rapport
à la valeur du seuilcorrespondant
à une irradiationmodérée,
il existe une intensité I traversant lecompteur,
pourlaquelle
l’élévation du seuil atteint cette surtension : le comp-teur cesse alors de fonctionner.Ce raisonnement
explique également pourquoi
lescompteurs
Maze n’entrent pas endécharge
continue au-dessus dupalier.
Les vapeurs
organiques
pures n’ontjusqu’ici
trouvé une
application
intéressante que dans larégion proportionnelle
ousemi-proportionnelle [4].
Leur
emploi
nous a paru très intéressant enrégion
de
Geiger,
pour lescompteurs
Maze. Lesphotons
de l’avalanche initiale étant très fortement absorbés par la vapeur[5],
ladécharge peut
ne pas sepropager
tout le
long
du fil et la taille moyenne desimpulsions
est
plus
faible que pour desremplissages classiques;
un nombre donné
d’impulsions
produira
un courantplus
faible et l’intensité limite 7 sera atteinte pour un taux decomptage
plus
élevé.Nous avons choisi le
méthylal,
très facile àpurifier,
et que l’on
peut
introduire sous despressions
rela-tivement
élevées(pression
maximum de l’ordre de 90 cm de mei cure à latempérature
ambiante).
Lescompteurs
sont d’untype
déjà
décrit[6].
Nosexpériences,
effectuées avec irradiation y, confirmentces
prévisions,
Par
exemple,
uncompteur
(diamètre
intérieur,
2 cm,
longueur, 8 cm) rempli
deméthylal,
sous unepression
de 2 cm de mercurepossède
un seul de 1300V,
unplateau
de joo Y avec unepente
relative de -) pour 100 pour r cao Y en son millev et une272
pente
norinalisée de0,25
(taux
decomptage :
20 ooo parminute).
Pour la mêmesurtension,
ilparvient
à suivre une irradiation yplusieurs
foisplus
intense quelorsqu’il
estrempli
d’unmélange classique.
Son fonctionnement est excellent au-dessus de + 50.L’utilisation de verre
plus
conducteuraugmenterait
la valeur de l’intensité limiteI,
maispermettrait
l’inconvénient dedécharges
continues au-dessus duplateau.
~
Nous
préciserons,
dans un articleultérieur,
le méca-nisme et lescaractéristiques
fondamentales de cescompteurs.
[1] MAZE R. - J.
Physique Rad., î946, 6, I G4. [2] LLOYD J. T. - J. Sc.
Instr., 1949, 26, 2G.
BLANC D. et SCHERER M. - C. R. Acad.
Sc., 1949, 228, 2018.
MAC KNIGHT M. L. et CHAssow R. L. - Rev. Sc.
Instr., igsi, 22,
[3] COCKROFT A. L. et VALENTINE J. 1Z. - J. Sc.
i95o, 27, ~62.
[4] FUNFER E. et NEUERT H. - Helv.
Phgs. Acta, 1950, 23, suppl. 3, 142; Z. Angew. Phys., 1950,2, 2 4 ~ .
[51 WEISZ P. -
Phys. Rev., 1942, 62, 477. [6] BLANC D. -=- J. Physique Rad., 1952, 11, 588.
Manuscrit reçu le g février 1 9 5 3 .
CONTRIBUTION A
L’ÉTUDE
DE LA DISPERSION DES ULTRASONS DANS LES GAZCOMPRIMÉS
Par MM. A. LACAM et J.
NOURY,
Laboratoire des Hautes Pressions (Bellevue).
Nous avons effectué des mesures de la vitesse des
ultrasons de différentes
fréquences
dans les gazcom-prîmes
suivants :10 Dans
l’argon
à 600 et goo kHz pour un domainede
pression
allantjusqu’à
800 atm à latempérature
de 240 C;2° Dans l’éthane à
960, 690,
416kHz,
pour undomaine de
pression
s’étendant de 80 à I5o atm pour latempérature
de 3o,~o C(température critique).
Jusqu’à présent,
il nous avait étéimpossible
d’inter-préter
les courbes de vitesse des ultrasons dansl’argon
à desfréquences
différentes( fig.
i),
étant donnéqu’en
dépit
de la bonneprécision apportée
à ces mesures(supérieure
à 1 pour100),
l’écart entre lespoints
correspondant
aux différentesfréquences
restait inférieur au domaine deprécision.
Les mesures de vitesse
[1]
nous ontpermis
de calculer lerapport
yC
des chaleursspécifiques
en fonction de la
pression [2].
Les résultats obtenus ont été
comparés
à ceux de Michels et ses collaborateurs[3]
qui
avaient déduit lerapport
’Y de mesurespurement
thermodynamiques.
La connaissance du
rapport
ypermet
d’obtenir la valeur de la vitesse et inversement. Il est donc pos-sible d’assimiler les résultats obtenus par des moyensthermodynamiques
à ceux que donne la mesure de la vitesse des ondes sonores de bassefréquence.
La concordance entre les deux séries de résultats exclut
donc,
dans nos conditionsexpérimentales,
tout
phénomène
dedispersion
dansl’argon,
mêmeaux