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Le modèle statistique et les distributions angulaires

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HAL Id: jpa-00234729

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00234729

Submitted on 1 Jan 1953

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Le modèle statistique et les distributions angulaires

Otto Hittmair

To cite this version:

(2)

270

LETTRES

A LA

RÉDACTION

LE

MODÈLE STATISTIQUE

ET LES DISTRIBUTIONS ANGULAIRES Par Otto HITTMAIR,

Institut Henri Poincaré, Paris.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 14, AVRIL

1953,

Le modèle

statistique [1]

donne de

premiers

rensei-gnements

sur les sections efficaces de la diffusion

élastique

ou

inélastique.

Mais l’accord avec

l’expé-rience n’est

qu’approché [2],

car on fait des

hypo-thèses

trop

spécifiques

et

trop

simplifiées

sur la

dépendance

radiale de la fonction d’onde de la

parti-cule à l’intérieur du noyau

composé.

Il est

cependant

probable

que

l’hypothèse

fondamentale du modèle

statistique,

l’existence d’un continuum des niveaux nucléaires est, en

général,

réalisée pour les noyaux et les

énergies

dont on

s’occupe.

Une méthode d’examen de ce

problème

est fournie par l’étude des distributions

angulaires

des

particules

diffusées ou des rayons y

qui

suivent la diffusion

inélastique.

Considérons le cas où

l’hypothèse

statis-tique

est valable non seulement pour le noyau

composé,

mais aussi pour le noyau cible et le noyau

résiduel

[3].

Dans ce cas, la section efficace

diffé-rentielle de la diffusion

inélastique

des

particules

de

spin 1

est donnée par ;

E est

l’énergie

de la

particule

incidente,

î, est la

lon-gueur d’onde de de

Broglie.

E est

l’énergie

de la

particule

émise. Les moments

cinétiques

orbitaux

respectifs

sont

l1

et

I2,

leurs

composantes

sur l’axe

des z.

M1

et

M2

2 i

représente

les

spins

des

niveaux

et j

les canaux

correspondants.

Leurs nombres

quantiques magnétiques

sont

désignés

par m.

Les

Tl (E)

sont les coefficients de transmission. La somme du dénominateur est à effectuer par

rap-port

à tous les niveaux

qui

peuvent

être atteints à

partir

de

i2. D(E -E)

est la distance entre les niveaux du noyau résiduel pour une

énergie

d’excitation

de E-E. L’axe des r coïncide avec le ravon incident.

On

peut

effectuer la somme par

rapport à f:3,

nz et M et l’on obtient

dans ce cas, la distribution

angulaire

des

particules

diffusées est donc

isotrope. Cependant,

ce résultat

n’est valable pour les noyaux intermédiaires que si

l’excitation du noyau résiduel est suffisamment

grande.

Si tel n’est pas le cas et si

l’hypothèse

statis-tique

n’est valable que pour le noyau

composé,

tandis que le noyau cible et le noyau résiduel ont des

résonances

discrètes,

la distribution

angulaire

sera

généralement anisotrope

et

dépendra

des coefficients

de transmission.

Néanmoins,

il existe aussi dans ce cas des méthodes pour

éprouver

la validité de

l’hypo-thèse

statistique

pour le noyau

composé

sans avoir

recours à des

hypothèses trop spécifiques

pour les

fonctions d’onde du noyau.

Si le noyau résiduel retombe à son état fondamental

uniquement

par

émission y [4],

la distribution angu-laire de cette radiation sans observation des

particules

diffusées est donnée par

où a est le coefhcient total de conversion

interne;

les W sont les coefficients de Racah

[51

introduits dans la sommation des coefficients de

Clebsch-Gordan;

L3

est l’ordre

multipolaire

du rayon y.

Supposons

que le

spin

de l’état fondamental

soit

zéro,

ce

qui

est réalisé pour tous les noyaux

pairs-pairs,

et que seul son

premier

niveau soit excité par

la

diffusion

inélastique.

Si nous choisissons

main-tenant

l’énergie

de la

particule

incidente de

façon

que

soit

égal

à

zéro,

a

(3,

E)

ne

dépend plus

des

coefficients de transmission et, par

conséquent,

seule

l’hypothèse

du continuum des niveaux du noyau

composé

entre dans le calcul.

L’efhcacité cle cette méthode se fonde sur le fait

(3)

271

que la radiation diffusée non observée ne limite pas

l’anisotropie

de la distribution

angulaire,

cette limitation étant donnée par

(propriétés

des coefficients de

Racah).

14I

o~~)

est alors

indépendant

de n et l’on

obtient dans ce cas :

Cette distribution sera

généralement anisotrope.

Elle se fonde sur

l’hypothèse

statistique

pour le noyau

composé,

mais

uniquement

sur le

concept

fonda-mental du continuum des niveaux.

Si l’on excite le niveau

3711

heV de 204Pb avec des neutrons

d’énergie

3go keV,

les neutrons diffusés ont un moment

cinétique

orbital

égal

à zéro. L’état

fondamental a le

spin

zéro et la

parité « plus

». Le niveau excité a le

spin

2 et aussi la

parité

«

plus

». Par

conséquent, t2

doit être

égal

à 2. Le rayon y

est un

quadrupôle électrique.

La section efficace totale

du processus à cette

énergie

est,

d’après

le modèle

statistique,

ce

qui

donne

plutôt

un ordre de

grandeur qu’un

résul-tat exact.

Cependant,

la distribution

angulaire

des rayons y

n’utilisant que le

concept

fondamental est donnée par

[1] FESHBACH H. et WEISSKOPF V. F. - Phys.

Rev., 1949, 76, i550. [2] Phys. Rev., 1952, 88, 562. [3] .V. Y. 0., 1951, N° 636. [4] HITT?VTAIR O. - Phys. Rev., 1952, 87, 3~5. [5] Phys. Reu., Ig!~2, 62, 438.

Manuscrit reçu le i 2 février 19 5 3.

COMPTEURS DE GEIGER-MULLER A CATHODE EXTERNE

REMPLIS DE METHYLAL

PUR,

POUR IRRADIATION INTENSE

Par Daniel

BLANC,

Laboratoire de Physique atomique

et moléculaire du Collège de France.

Les

compteurs

de

Geiger-:IB1 uller

à cathode externe du

type

Maze

[1]

à

remplissages

classiques

(vapeur

polyatomique

et gaz

rare)

deviennent inutilisables

pour une forte

irradiation,

quelle

que soit leur

cons-truction

[2].

La surface interne du verre sert de cathode, et tout

se passe comme s’il

existait,

entre l’intérieur et la masse, un

système

de résistance

R,

capacité C ( fcg. 1).

Soient e

l’épaisseur

du verre, A la surface

graphitée

placée

à la masse, la résistivité du verre utilisé

(ohms

par centimètre

cuhe), i

:,- sa constante

diélec-trique

(u.e,s.)

D’où la constante de

temps

du circuit :

Elle ne

dépend

pas des dimcnsions du

compteur

[3].

Pour le verre

type

« novo » utilisé pour construire

ces

compteurs, ?

est de l’ordre de 1012D.cm 8 la

température

ambiante et s de l’ordre de 6. 0 est de l’ordre de

o,5

s. f3 n’étant pas

négligeable,

sous une forte

irradiation,

le courant à travers le

compteur

devient

important

et la surface interne du verre se

charge;

son

potentiel

augmente

et il en résulte une

élévation du seuil de

Geiger

d’autant

plus grande

que l’irradiation est

plus

intense.

Donc,

pour une

Fig. ~, - Circuit

équivalent

à un compteur du type Maze

[3].

surtension donnée par

rapport

à la valeur du seuil

correspondant

à une irradiation

modérée,

il existe une intensité I traversant le

compteur,

pour

laquelle

l’élévation du seuil atteint cette surtension : le

comp-teur cesse alors de fonctionner.

Ce raisonnement

explique également pourquoi

les

compteurs

Maze n’entrent pas en

décharge

continue au-dessus du

palier.

Les vapeurs

organiques

pures n’ont

jusqu’ici

trouvé une

application

intéressante que dans la

région proportionnelle

ou

semi-proportionnelle [4].

Leur

emploi

nous a paru très intéressant en

région

de

Geiger,

pour les

compteurs

Maze. Les

photons

de

l’avalanche initiale étant très fortement absorbés par la vapeur

[5],

la

décharge peut

ne pas se

propager

tout le

long

du fil et la taille moyenne des

impulsions

est

plus

faible que pour des

remplissages classiques;

un nombre donné

d’impulsions

produira

un courant

plus

faible et l’intensité limite 7 sera atteinte pour un taux de

comptage

plus

élevé.

Nous avons choisi le

méthylal,

très facile à

purifier,

et que l’on

peut

introduire sous des

pressions

rela-tivement

élevées

(pression

maximum de l’ordre

de 90 cm de mei cure à la

température

ambiante).

Les

compteurs

sont d’un

type

déjà

décrit

[6].

Nos

expériences,

effectuées avec irradiation y, confirment

ces

prévisions,

Par

exemple,

un

compteur

(diamètre

intérieur,

2 cm,

longueur, 8 cm) rempli

de

méthylal,

sous une

pression

de 2 cm de mercure

possède

un seul de

1300

V,

un

plateau

de joo Y avec une

pente

relative

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