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Compteurs à paroi de verre et à cathode externe
Roland Maze
To cite this version:
164
au moins en
envisageant
les causes de fluctuationsconsidérées,
aux fonctions derépartition
deLaplace-Gauss. On
peut
obtenir desamplitudes qui
fluctuenttrès peu autour de leur valeur moyenne et des
phases qui
varient très lentement si l’on admet que les fluctuations en intensité et enposition
des chocs sont faibles. Bien
plus,
si ces fluctuationsen intensité et
position
sontimposées,
onpeut
réduire leurs effets en réduisant l’amortissement
[relations
(27)
ou~~~ 2 - x2 d 2~.
Comme pour lespremières
fluctuations,
plus
l’amortissement estfaible
etplus
la bande est étroite.BIBLIOGRAPHIE.
[1] WIENER, Acta Mathematica, 1930, vol. 55, p. 117.
[2] CRAMER, Archives de l’Académie des Sciences suédoises (Mathématiques), 1942, vol 28.
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physiques,Paris, 1944 (Masson, éditeur).
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[20] WEISSKOPF, Physikalische Zeitschrift, 1933, 34, p. 1. [21] P. LÉVY, American Journal of Mathematics, 1940,
vol. LXII, 3, p. 487.
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juillet 1939, série 1, 59, 2e fasc., p. 145.
COMPTEURS A PAROI DE VERRE ET A CATHODE EXTERNE
Par ROLAND MAZE.
Sommaire. 2014 La cathode de ces
compteurs est constituée d’un tube de verre mince recouvert exté-rieurement d’une couche conductrice. Par suite des faibles effets secondaires du verre, on obtient sans
difficultés un rendement de fabrication de 100 pour 100. Comportement du compteur en fonction du
régime de comptage.
En l’étude de la fabrication de comp-teurs à
hydrogène
en verre, dont la cathode était constituée d’une couche degraphite
colloïdaldéposé
à l’intérieur dutube,
avait conduit auxconstatations suivantes :
En recouvrant
également
la surface extérieure de la même substance onpouvait
obtenir uncomptage
en utilisant cettepartie
conductrice commecathode,
les
charges
traversant le verre par la résistancerépartie
entre les deux couches.Le tube utilisé étant du
Pyrex
assezépais,
lecomptage
apparaissait
pour unetempérature
supé-rieure à 6oo pour
laquelle
la conductibilité devenaitassez faible.
L’adoption
dé verre hlanc ordinaireplus
conduc-teur,
d’épaisseur comprise
entre 0,6 et 0,8 mm et lasuppression
de toute coucheinterne,
permettaient
decompter
lerayonnement
cosmique
à latempé-rature ambiante sans
pertes
autres que celles dues autemps
mort interne habituel et montraientqu’il
étaitpossible
d’atteindre une extrêmesimplicité
de fabrication.
1,’remploi
de verresspéciaux plus
conducteurs nes’est pas
imposé
pour nos besoins.Sur ces bases une
vingtaine
de tubes àhydrogène
furent construits.
Ce
procédé
estappliqué
maintenant
auxcompteurs
auto-coupeurs.
165
Un des faits les
plus
marquants
en faveur decette
technique
est l’extrêmerégularité
des résultatsobtenus
après
pompage et lasupériorité
apparente
du verre sur les métaux et legraphite
aupoint
de vue des effets secondaires.On note l’extension notable du
palier,
l’absencedu
régime
intense c~edécharge
dans larégion
desurvoltage
et dedécharges
parasites
résiduelles,
après
retour aupotentiel
normaly.
F.ig. i .
Il suffit de recouvrir la surface interne de
graphite
oudépôt métallique
pour obtenir dans les mêmes conditions les résultats inconstants etcaracté-ristiques
de latechnique
courante.Nous pensons que les
photons
ultraviolets émisprès
de la coque par la neutralisation et l’excitationdes ions
positifs
et non absorbés parl’alcool,
pénètrent
dans le cas du verre, enprofondeur,
cequi
réduit laprobabilité
de sortie des électrons secondaires. Parailleurs,
le verreét int un élec’ rolyte
exclut l’existenc3 d’électrons libres.
L’expérience
montre
également
quel’étuvage
dont le rôleprincipal
est l’extraction de l’eau
adsorbée,
est néfaste.Fig. 2.
_
Nous ne croyons pas que la
perte
de lalégère
conductibilité de surface suffise àexpliquer
lefait,
observé par ailleurs avec les cathodesmétalliques (1).
Quoi
qu’il
ensoit,
unlavage
à l’eau sufplt pourrégénérer
lecompteur.
A. NAAVUN et juillet 7,
p. 530.
L’étude des conditions de fonctionnement du tube à c it110d’ externe montre que le verre se
charge
àl’intérieur aussi uniformément que s’il existait une couche
conductrice,
de sorte que le schémaéquivalent
est celai d’un tube normal d.ont lacathode est reliée à la masse par une résistance élevée R et une
capacité
2).
On mesure facilement R et C en
reinplissant
untube
témoin
d’eau conductrice.A titre
d’exemple :
un tube de verre blancordi-naire de 0,7 mm
d’épaisseur,
3~
cm delong
et 25 mu de diamètreprésente
unecapacité
de 3ooo cm, unerésistance transversale à de I,~ . io8 Q. Pour un
survoltage
donné, 200 V, lacharge q
libérée au passage d’un rayon est de l’ordre
de 2 .10 -a
Cb,
de sorte que la surface internereçoit
une
impulsion d’amplitude
inférieure à i V et lefil compte
tenu de la faiblecapacité
fil masse,
environ I o cm, uneimpulsion
de 200 v.Étant
donné la constante detemps
pour un
régime
moyen dedécharges
N par seconde,le
potentiel
interne vprendra
une certaine valeurpositive
parrapport
à la masseégale
àsujette a
la fluctuationstatistique
relative’
Il est par ailleurs établi que la
charge
varielinéairement en fonction du
survoltage,
de sorteque
E étant le
survoltage
extérieur parrapport
auseuil et k un coefficient
dépendant
des dimensionsgéométriques
ducompteur
et de la nature du gaz.D’où
La valeur de v
correspondant
aurégime
de 100 chocs : s
permet
parexemple
de déterminer ket par
conséquent
q pour un chocisolé,
d’où le(~) La grandeur de l’impulsion est égale à q,’c tant que Rc est grand par rapport au temps de décharge T, (égal à i o-6 s). Soit un fil de capacité C = o-l’ F’, une résistance de fuite R = ohm.
Admettons q constant pendant, T.
La décharge s’écrit U =
"$ ( i-e 1/C’)
et atteint la%’
valeur maximum pour T = 1. Mais T/RC
=0,1; développant
le terme exponentiel on a Via. =
q C.
166
tableau suivant :
Un tel
compteur
dont le mouvement propre auniveau de la mer est de l’ordre de 200 chocs : mn suffit
largement
auxexigences
ducomptage
cosmique
à très haute altitude et
permet
de considérer sansinquiétude
la courbe de la variation de R avec latempérature (fig.
3).
Fig. 3.
Nous avons vérifié par ailleurs
qu’il
n’existe pasde différence sensible entre les tubes à cathode externe
,et c~ux à cathode iinterr,.e au
point
de vue du rendement et des fluctuations detemps
de latence.Par suite du
temps
dedécharge plus rapide
etstable obtenu avec les vapeurs
organiques,
lepouvoir séparateur
dusystème
de coïncidencequi
était avec
l’hydrogène
peut
être amené à o, 5 . s, pour un diamètre de 3o mm.Notons que la réduction de
longueur
de moitié double R etrédrtit q
de moitié de sorte que lescaractéristiques
du tube restent sensiblement les mêmes.Sur ces bases nous avons pu faire des
compteurs
de
types
très variés et notamment du diamètred’un crayon en verre très mince étiré en souwant.
Sur la
figuie Q, représentant
lecompteur
à cathode externe, on notera l’isolement dufil,
du côtéqueusot
par un crin d.enylon
lui-mêmenoué sur une
petite pièce
formée d’un fil de cuivreplié
en formed’U.
Le tout estpréparé
à l’extérieur et enfilé dans le tubejusqu’à
ce que lapièce
en Uvienne buter contre
l’épaississement
duqueusot
prévu
à cet effet.Cette
précaution
d’isolementpermet
de recouvrirde
graphite
toute lapartie
de droite.Il est utile de
graphiter
extérieurement àproximité
du passage en reliant cettepartie
au fil sortant, et deparaffiner
l’espace
intermédiaireaprès
séchage
pour éviter la conductibilité de surface.Fig. 4.
Le tube est lavé à l’acide
acétique
dilué,
rincéet séché sur
trompe
à eau.Le pompage ne
comporte
pasd’étuvage
etdure 15 mn.
En
présence
delong
tubes ou d’ungrand
nombrede tubes
pompés 9
lafois,
on doit attendre un certaintemps l’équilibre
des seuilsaprès
introduction dumélange alcool-argon.
Ces