HAL Id: jpa-00236088
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Submitted on 1 Jan 1959
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Coefficient de conversion interne du rayonnement de 92 keV du 234Pa
R. Foucher
To cite this version:
R. Foucher. Coefficient de conversion interne du rayonnement de 92 keV du 234Pa. J. Phys. Radium,
1959, 20 (4), pp.508-509. �10.1051/jphysrad:01959002004050800�. �jpa-00236088�
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COEFFICIENT DE CONVERSION INTERNE DU RAYONNEMENT DE 92 keV DU 234Pa
Par R. FOUCHER,
Laboratoires de Physique Nucléaire d’Orsay (Seine-et-Oise).
La mise en évidence d’effets de la structure nucléaire
sur les coefficients de conversion interne [1], [2] peut être favorisée dans. les noyaux lourds impair-impair
déformés possédant des rayonnements Ml interdits
dont l’énergie est inférieure à 150 keV pour lesquels un mélange M1 + E2 ne peut expliquer une conversion trop faible.
Dans cette optique, nous avons repris en spectro- métrie y l’étude du 234Pa (UX2). Les premières esti-
mations du coefficient 03B2L1 de conversion L apparaissent
effectivement faibles par rapport aux prévisions de
Sliv et Rose [3].
Du schéma de désintégration de l’UX1 (fig. 1) est
tirée l’équation (1) donnant 03B2L1 en fonction du nombre
de photons XL, 63 keV, 92 keV émis dans l’angle
solide utilisé et-déduits de l’analyse du spectre (fig. 2)
aL(29), a(29), «L(63), oc(63) sont les coefficients de conversion L et L + M -f-
...des rayonnements électriques de 29 et 63 keV [4], [5], [6], [7] : 03C9 (Ml),
W (El) sont les coefficients de fluorescence ,globaux
des couches L excités par conversion interne M1 et El.
Il faudra évidemment déduire du spectre figure 2, les photons XL, Xk, Compton, de freinage, de la tran-
sition UX,-234U.
Conditions expérimentales.
-Les sources de 1 à 6 03BCC
ont été extraites d’un minerai nouvellement traité par MM. Muxart et Conte, de l’Institut du Radium. Les
détecteurs y sont des cristaux de INa(Tl) dont l’un
a 35 mm de diamètre, 7 mm de hauteur et est recou-
vert d’une feuille d’aluminium de 20 y rendue diffu-
sante par 500 03BCg/cm2 de magnésie. Les photomulti- plicateurs dont des EMI 5914
-les analyseurs et
circuits de coïncidences seront publiés par ailleurs.
Nous avons utilisé également un analyseur RIDL à,
256 canaux et un analyseur 100 canaux du même type ;
afin d’éviter les additions XL-63 les angles solides sont
de 2 à 5 %. Pour arrêter les g de 2 MeV de l’UX2 des
écrans de 5 ou 7 mm de bérylium sont interposés.
Étalonnage du spectre. Corrections.
-L’étalonnage
en énergie a été réalisé avec des raies de 18 ; 22 ; 24;
34 ; 47 ; 88,5 ; 140 keV. Les largeurs à mi-hauteur de
ces raies suivent très bien la relation :
Les largeurs relatives des raies complexes XL
du Ra D et 234Pa s’écartent très nettement de cette relation. Leur forme a été déterminée avec précision ;
elle est donnée par l’addition des raies La, L03B2, Ly de
fluorescence L. En admettant qu’elle est formée pour l’essentiel de 50 % de photon d’énergie 13 keV et 50 % d’énergie 17 keV, on peut calculer l’absorption dans
les écrans. Pour le bérylium Y on trouve a = I ° I = 1,50, »
l’expérience donne 1,54. Le pourcentage des raies La, L03B2, Ly a été pris d’après les résultats de Hoff-Olsen- Mann sur les XL émis lors de la capture L du 235Np [8],
En tenant compte des autres facteurs d’absorption, d’efficacité, d’addition XL-63 on trouve :
L’absorption dans la source qui n’était pas tota- lement dépourvue de matière a été étudiée en mesurant des sources d’intensité et de dimension variées.
Les rapports pic d’échappement/pic photoélectrique
ont été déterminés expérimentalement sur les y
de l’UX1 et celui de 88,5 keV du 99Tc.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01959002004050800
509 Enfin les proportions de raies Xz et XR (234U) con-
tenues dans le spectre ont été déterminées par coïnci- dences p-spectre et XL-spectre. Nous trouvons N(XL) - N(Xz) - 15 % du 92 keV. On voit sur l’équation 1 qu’une erreur de 30 % sur ce chiffre fait varier p§ de quelques pour cent.
Valeurs de ocL ; W utilisées.
-Pour ocL(29), les
valeurs 10 ou 11 ont été proposées [4], [6]. Nous avons
remesuré ce coefficient en effectuant les coïncidences 63-29 keV, 63-X, nous trouvons ocL N 60. Nous revien- drons ailleurs sur eette divergence qui fait peu varier le rapport
Pour OCL(63) les mêmes auteurs trouvent 0,45 et 0,42 ; notre mesure qui peut également être sures-
timée donne 0,39 (pour aL = 0,46). Nous prendrons
donc la valeur théorique de Rose et Sliv pour un El
pur : oez = 0,31
-alors oc(63) sera voisin de 0,40.
Enfin pour w , qui est la grandeur la plus importante,
nous prendrons une limite inférieure. D’après les
valeurs de Kinsey [9] qui ne sont pas en contradiction
avec les résultats expérimentaux récents [10], on
aurait wL = 0,41 pour une excitation Ml, (ÙL = 0,46
pour une excitation’E 1 ; en prenant
nous sommes certains de ne pas minorer gl,.
Analyse du spectre.
-Les formes des raies XL, 63, 92 keV sont bien établies. L’imprécision de l’ana- lyse provient de l’évaluation du fond continu. Une
mesure effectuée en arrêtant les rayonnements directs d’énergie inférieure à 100 keV donne une limite infé- rieure. La connaissance de la forme et de la largeur à
mi-hauteur des raies permet d’évaluer un maximum
de ce fond. Dans ces conditions pour 5 mesures nous
obtenons pour le premier terme de l’équation (1) les
valeurs limites 3,85 et 4,20, pour le deuxième terme 1,36 et 1,53, donc :
Étant donné les valeurs prises pour ’ÙL, le sens des
corrections, et comme nous ne trouvons pas de déficit de photons X dans les mesures parallèles de oc(29)
et a(63) [11] au contraire
-la valeur maximum obtenue nous semble être bien une limite. Ce résultat n’est pas en contradiction avec les estimations anté- rieures qui sont de l’ordre ou inférieures à 2, [4],[6],[7].
Une détermination plus directe de i est évidemment
souhaitable. Une mesure du rapport LI/LII/LIII est
actuellement en cours.
COMPARAISON AVEC LES RÉSULTATS THEORIQUES
Ainsi, le coefficient de conversion expérimental de
cette transition Ml interdite du noyau impair-impair
déformé 234Pa serait nettement inférieur aux valeurs
théoriques, ce qui indiquerait un important effet de la
structure nucléaire sur ce coefficient de conversion.
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