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Quelques études infrarouges
H.W. Thompson
To cite this version:
ce
qui
démontre la valeur des méthodesphoto-métriques
utilisées. Les anomalies constatée pour la loi de Boltzmanns’aggravent.
La courbe ~’ n’estFi g. 6.
une
droite
qu’au
delà de P 13. Deplus
la branche Rest au-dessous de la branche
P;
il faudraitmultiplier
toutes les intensités R par le facteur
~,3 5
pour vérifier larègle
de Honl etLondon;
l’écart est absolumenten dehors des erreurs de mesures
photométriques.
Les
parties
rectilignes
de R et P sontparal-lèles et donnent une
température
de 2800~ Cpour une
première
série de mesures et 27700 C pour la deuxième. Ribaudindique
pour cechalumeau
275oO
C6).
Conclusions. --~ Lespremières
raies Pcorres-pondent
aux états moléculaires dontl’énergie
deformation. est la
plus
grande;
auxtempératures
élevées que nous avons
étudiées,
il sepeut
que semanifeste la dissociation de la
molécule,
qui
affec-teraitd’abord
les moléculesayant
laplus
grande
énergie
de formation. De même l’émission d’une raie P faisant passer lequantum
de rotation de m à m + I, c’est-à-dire donnant une moléculed’énergie
de formation moins
grande,
serait favorisée parrapport
à l’émission d’une raie R pourlaquelle
la transition se fait de m à m - I.La
disparition
despremières
raies P nepeut
être attribuée à un
phénomène d’auto-absorption
ou de renversement par une coucheplus
froide;
car les raies -lesplus
intenses,
auvoisinage
de P 10 à P 12 ont une intensité normale.Lochte-Holtgreven
et Maecker(5)
ontmontré,
en discutant un tel effet sur une bande de
CN,
que les raies telles que P 1 et P 2 ne seraient pas
affectées par
l’absorption
ou le renversement.On ne
peut
nonplus
penserqu’au voisinage
del’origine
de la bande les raiesdisparaissent
parempiètement
mutuel,
car leur écart est de l’ordrede 3 À
et lepouvoir
séparateur
deo,3
Â.~b) LOCHTE, HOLTGREVEN et MAECKER, Z. für Phys.,
193~, 105, p. 1.
QUELQUES ÉTUDES
INFRAROUGES(1)
Par H. W. THOMPSON.(Oxford.)
Sommaire. 2014 Bref
rapport relatif aux recherches faites sur les spectres infrarouge et Raman au Laboratoire d’Oxford : Étude des spectres d’un grand nombre de carbures d’hydrogène, des dérivés
de la cellulose, des résines et des substances d’intérêt biologique : pénicilline, protéines, amides, substances
carcinogènes. Détermination des fréquences de vibration de substances contenant la liaison C2014F. Étude
des variations d’intensité et des déplacements par substitution de la bande 671 cm-1 du benzène.
Comparaison des spectres d’une même substance prise dans les différents états. Études en lumière
infra-rouge polarisée.
.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. ~ SÉRIE VIII~ TOME IX; MAI 1948.
Je vais vous faire un
rapport
assez bref ausujet
des recherches que nous avons faites à Oxford pen-dant les dernières années sur les
spectres infrarouges.
(1) Communication présentée au Colloque de Spectroscopie
moléculaire, Paris, mai
Pendant la guerre il était nécessaire pour nous
d’approfondir
lesquestions
relatives àl’analyse
desmélanges
deshydrocarbures,
et deplusieurs
autrestypes
de substanceschimiques.
Pour cesétudes nous avons construit des
spectromètres
enre-gistreurs
degrande
vitesse et degrande
dispersion,
qui
utilisaient desrécepteurs
sensiblesdivers,
tels lapile
thermoélectrique
deSchwarz,
les bolomètres et desrécepteurs
spéciaux
comme parexemple
celui au sulfure de
plomb.
Comme résultat nous pouvons maintenant mesurer,
avec un
spectromètre
à un seul rayon et unprisme
de
quartz,
de sel gemme, ou de bromure depotassium,
la courbe del’absorption
entre1-~5;.~
en 3o minutesenviron. Malheureusement la courbe ainsi obtenue
n’est pas entièrement satisfaisante parce que les
pourcentages
del’absorption.
ne se montrent pasdirectement,
et doivent être calculés sur la courbe elle-même.D’ailleurs,
laprésence
de l’eau ou d’autres gaz del’atmosphère
rendent très difficiles à déchiffrer les bandesd’absorption
dans certainesrégions.
Pour ces raisons nous avons construit un
spectro-mètre à deux faisceaux. Dans cet
appareil
deux faisceaux issus de la même source, traversent le mêmesystème dispersif
pour tomber sur deuxpiles
thermoélectriques.
On met la substance à examinersur l’un des faisceaux. La
proportion
des deux tensions(ou courants)
ainsiproduites
est mesurée par unpotentiomêtre
enregistreur
degrande
vitesse. Dans ce cas, la vapeurprésente
dansl’atmosphère
n’invalidera pas les résultats
puisque
la même quan-tité estprésente
danschaque
faisceau. Cespectro-mètre,
qui
utilise pour le domaine5-9 p
unprisme
de
fluorine,
a été très utile pour l’étude desspectres
des substances contenant les groupesN-H,
0-H,
C=0,
etqui
ont des bandesimportantes
dans cetterégion.
Nous sommes en ce moment en train de construire
un nouvel
appareil qui
sera, nousl’espérons,
supérieur
auprécédent.
Ici on fait passer le mêmefaisceau alternativement par des cellules vides et
pleines
et lerécepteur
est un bolomètre. Le courant du bolomètre estemployé
pour obtenir une courbe directe dupourcentage
del’absorption
pour lesdifférentes
longueurs
d’onde.Nous avons aussi construit un
spectromètre
avecenregistrement
oscillographique,
où nous avonsutilisé un bolomètre « thermistor » avec une vitesse
de 5. io-3 s, et nous pouvons
enregistrer
une assezlarge
étendue duspectre
en Io.-I5 s. Ainsi nous avons pu, suivre des transitionsphysiques
ou desréactions
chimiques,
en observant les bandes infra-rouges del’absorption
ou de l’émission.Quant
au travailanalytique
des substanceschimiques,
nous en avonsétudié
plusieurs.
Parexemple,
nous avonsanalysé
desmélanges
d’hydro-carbures,
des isomères tels que les dérivésortho,
méta,
para du benzène[1].
Un casspécialement
intéressant
fut lemélange
dequatre
stéréoisomères du nouvel insecticide « gammexane oC,H,CI, [2],
qu’on peut
analyser rapidement
au moyen desdifférences des
longueurs
d’onde des bandesinfra-rouges des isomères.
Les autres recherches
importantes
visaient ladécouverte des
fréquences caractéristiques
degrou-pements
atomiques spécifiques qu’on
pouvait
employer
pour laprédiction
structurelle avec lesmolécules
complexes
comme lespolymères,
le caoutchouc ou dans la chimiesynthétique
orga-nique.
Dans ce but nous avons mesuré lesspectres
deplusieurs
séries demolécules,
et nous avonsdécouvert des
fréquences
utiles à l’identification desgroupes
[3].
Parexemple,
dans leshydrocarbures,
les groupes suivants ont des bandes dans lespositions
déterminées :Quand
onajoute
ces groupes aux groupespolaires
d’autres
molécules,
on trouve unléger
déplacement
des
fréquences,
dont nous commencons àcomprendre
l’explication.
Les
hydrocarbures
aromatiques
ont aussi desfréquences
caractéristiques.
Enoutre,
quand
onattache les groupes au noyau du benzène il y a
certaines
fréquences
de lapremière importance qui
résultent de la.position
des substituants dans le noyau et non pas de la naturechimique
de ces substituants. Ainsi nous pouvons caractériser lesortho, méta,
paraisomères,
ou les dérivés dubenzène-1.2.3,
1.2.4.
ou r . 3 .5. Nous connaissons aussi lesfréquences
caractéristiques
d’autres groupescomme
(CH3 CO).
Nous avons étudié
plusieurs
moléculescomplexes
et lespolymères
de cettefaçon
[4].
Ainsi,
quand
le 1. 3-butadiène se condense pour former un
caout-chouc,
nous pouvons obtenir ou une condensation 1.4
ou 1.2,
et
laproportion
dechaque type
de laconden-sation
peut
être déterminée. Des études intéressantes ont été faites sur les dérivés de lacellulose,
desrésines,
etc. Dansquelques-unes
de ces substances un examen des liaisonshydrogènes
au moyendes bandes situées
près
de3 li.
a révélé des relations très intéressantes[5].
Nous avons aussi
appliqué
ce travaildiagnostic
à des substancesd’importance
biologique,
comme lapénicilline,
les amides[6]
et lesprotéines,
et les substancescarcinogènes.
Je ne peux pas les décrire ici en détail.plusieurs
autresquestions
queje
veux brièvementénumérer.
1. Nous avons commencé une étude sur la
question
de l’attribution à certaines molécules desfréquences
de vibrationcaractéristiques,
en mesurant leursspectres infrarouges
etRaman,
et en examinant les contours des bandesinfrarouges.
Pour ce travailnous
employons
unspectromètre
àgrand
réseau. Nous avons récemment mesuré lesspectres
d’ungroupe de substances contenant du
fluor,
parexemple
CCl3
F,
CCI, F2,
C CIF3
et deplusieurs
fluorures de carbures. Dans certains de ces cas
nous avons pu faire une attribution
complète
desfréquences
d’oscillation et établir la corrélationentre les
spectres
et la structure. Les substances contenant la liaison C-F donnent des résultatsremarquables.
Une autre série de substances quenous avons aussi étudiées dans cette connexion est
Nous avons fait aussi une
analyse
complète
duspectre
de l’acétone. Dansplusieurs
de ces casnous avons calculé les constantes de
rappel
et les constantes moléculairesthermodynamiques.
2. Une autre
question
que nous étudions est celle des intensités de certaines bandes. On sait bienqu’il
y a une intense vibration du benzène à671
cm-’,
de
laquelle
la forme estindiquée
Avec un substituant attaché au noyau, cette
fréquence
de vibration sedéplace
versenvi-ron
730
cm-1. Avec deuxsubstituants,
lafréquence
de la même vibration de déformation
dépend
de la
position
desgroupes, ortho,
méta ou para(750,
780,
810).
Avec M. Bell et MlleVago
nous avons calculé etexpliqué
cesdéplacements
et aussiles
fréquences
des benzènes avec trois groupes r . 2 . 3,i. 2. ~
et 1.3.5. Nous avons calculé lesampli-tudes relatives des atomes
pendant
lesvibrations,
ainsi que les
changements
dudipôle
moléculairequi
s’ensuivent.Alors,
nous avonscomparé
lesintensités calculées et mesurées. Les résultats sont bien intéressants. Un
point
degrande
importance
estqu’on
trouvequ’il
est nécessaire que dans ledipôle
de la liaison C-H l’atomed’hydrogène
doit êtrepositif [7].
3. Un autre
problème
assezimportant
est laquestion
des différences entre lesspectres d’une
substance dans les étatsliquide,
solide ou gazeux,dont nous avons
déjà plusieurs exemples.
Lesdiffé-rences
qu’on
trouve entre les états différents ne seconfinent pas aux substances
polaires,
car nousavons trouvé des différences bien
marquées
avec leshydrocarbures.
Ainsi nousespérons
trouverquelque
information sur les forces intramoléculaires.4. Récemment nous avons découvert un effet très
important
avec les rayonsinfrarouges
pola-risés
[8].
Lapolarisation
est obtenue par réflexion sur des miroirs de sélénium et nous avons fait desmesures entre
Quand
on étudie ainsi dessubstances cristallines et orientées ou des
poly-mères à chaînes
longues,
on trouve que lespectre
change
suivant l’orientation du vecteur lumineuxpar
rapport
à la substance. Cet effet est très accentuéavec
plusieurs
solidessimples
tels que ledibenzyle,
le
benzyle,
lediphényle acétylène,
maisparticu-lièrement intéressant avec les amides. En ce cas, on suppose que les molécules s’attachent par les
liaisons
hydrogène
de la formeOn trouve en effet que les bandes des
fréquences
de valence des groupes C=0 et N-H d’environ 1655 et 3250 cm-1 sont assez faiblequand
la bandede la
fréquence
de déformation dugroupe
N-H a15115
cm-1 est forte. Nousdisposons
là d’unebelle nouvelle méthode pour l’examen des
protéines.
5. Un autre
problème
dont nous avonsengagé
l’étude concerne l’influence sur la
fréquence
dugroupe C=0 des autres groupes que l’on y attache. La
fréquence
de cegroupe
possède
des valeurs entre 1800-1600 cm-1 suivant que l’on attache des groupes différents. Nous avons maintenantbeaucoup
de résultatsqui
nouspermettent
d’utiliserces corrélations pour le
diagnostic
et nous avonscomparé
lesfréquences
particulières
avecla_structure
électronique
de la liaison.Il est
impossible
pour moi en cette occasion deparler
de tous les autresproblèmes
que nouspour-suivons,
maisj’espère
que cesquelques
remarquesvous donneront une idée
générale
de ce que nousessayons de faire. Vous pouvez
peut-être
voirqu’on
BIBLIOGRAPHIE.
[1] WHIFFEN et THOMPSON, J. Chem. Soc., 1945, p. 268.
[2] WHIFFEN, TORKINGTON et THOMPSON, Trans. Far. Soc.,
41, p. 206. 2014
THOMPSON, The Analyst., 1945, 70, p. 448
2014 WHIFFEN et
THOMPSON, J. Chem. Soc., 1947.
[3] TORKINGTON et THOMPSON, Proc. Roy. Soc., 1945, A 184,
p. 3, 21; Trans. Far. Soc., 1945, 41, p. 246; J. Chem. Soc., 1945, p. 640. 2014
THOMPSON, J. Chem. Soc., 1947, p. 289; 1944, P. 1833.
[4] THOMPSON, J. Chem. Soc., 1947, p. 289.
[5] RICHARDS et THOMPSON, J. Chem. Soc., 1947, p. 1248. [6] RICHARDS et THOMPSON, J. Chem. Soc., 1947, p. 1260.
[7] BELL, THOMPSON et VAGO, Proc. Roy. Soc., 1948, 192 A, p. 498.
[8] MANN et THOMPSON, Nature, 1947,160, p. 17; Proc. Roy. Soc., 1948, 192 A, p. 489.
DÉTERMINATION
D’INDICES DERÉFRACTION
DE SOLIDES ET DELIQUIDES
DANS L’INFRAROUGEAU MOYEN D’UNE
MÉTHODE
DERÉFLEXION
TOTALE(1)
Par Mme J. VINCENT-GEISSE.Laboratoire des Recherches
Physiques,
Sorbonne.Sommaire. 2014
Principe de la méthode, déjà utilisée par Seegert dans le cas des liquides. Application à la mesure des indices principaux, relatifs à l’infrarouge jusqu’à 2,5 03BC, d’un échantillon de mica.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. SÉRIE VIII, TOME IX, MAI 1948.
Nous avons mesuré les indices de réfraction de différents corps dans
l’infrarouge
au moyen d’une méthode de réflexion totaledéjà
utilisée parSeegert
dans le cas desliquides
(Thèse,
Berlin,
Igo8).
Principe.
- Entre deuxprismes rectangles
identiques
d’indice N accolés par leurshypote-nuses
( fig.
1)
estplacée
une mince lame de micau v
Fig. r .
en forme de V
qui
permet
de recevoir leliquide
étudié d’indice n. Soient ocl’angle
d’incidence surla face AB du
prisme
l’angle
deréfraction,
yl’angle
d’incidence sur la face AC. Il y a réflexion totale àpartir
del’angle
y tel quesin y
= n,
sin p
et~y ---- ~3 ~ G~.
Si oc, m et N sontconnus on en déduit n..
(1) Communication présentée au Colloque de Spectroscopie
moléculaire, Paris, mai ~g4~.
Pour mesurer
l’angle
«correspondant
à laréflexion totale on
place
lesystème
des deuxprismes
dans un faisceauparallèle
de radiationsmono-chromatiques.
On les fait tourner et l’on établitla courbe donnant l’intensité transmise en fonction
de
l’angle
d’incidence.Fig. z.
Pour un
liquide
nonabsorbant,
on obtiendrait lacourbe
théorique
I( fig. 2)
avec unpoint anguleux
au début de la réflexiontotale,
on aboutit en réalitéà la courbe II avec un
point
d’inflexion. Des travaux récents(Arzeliès,
Thése; Paris,
1945)
ont montréqu’au
point
d’inflexion on avait sans erreurappré-ciable sin y =
~, ")
étant lapartie
réelle de l’indiceimaginaire
n, à condition que l’indice d’extinctionn’ait pas une