MPSI B Année 2017-2018. Corrigé DM 8 le 15/12/17 29 juin 2019
Problème 1
Partie I
1. a. Sig est strictement croissante,E=]a, b[.
b. Sia=−1,b= 1etg(t) = 1−t2 alorsE=]−1,0[. c. Sia= 0,b= 2πet g(t) =sin(t), alorsE=]0,π2[∪]π,2π[.
d. On calcule la dérivée :g0(x) = 2x(−2x2+1). On en déduit les variations et l'allure du graphe (gure ??) de la fonction dénie parg(t) =−t4+t2. On en tire
Fig. 1: Question I.1.d.
E=
−1,− 1
√2
∪
− 1
√2, 1
√2
2. En choisissant les points où la dérivée change de signe on choisit les extrema locaux.
Prenons par exemple la fonction dont la dérivée est t→(t−0.7)(t−1.5) dans l'intervalle[0,2](graphe en gure ??).
Fig. 2: question I.2E contient un maximum local.
Pour une telle fonction,E= ]0,2[et contient le maximum local en0.7car ce n'est pas le maximum global de la fonction.
3. Une fonction strictement décroissante dans]a, b]ne l'est pas forcément dans[a, b]car la valeur de f(a) peut être quelconque. Si on suppose en plus la continuité en a, la valeur de f(a) est alors la limite à droite en a soit sup]a,b]f. La fonction f est alors décroissante dans[a, b].
Cette décroissance est stricte car, sif(a) =f(c)pour uncde]a, b], la fonctionf serait alors constante sur]a, c].
4. a. L'ensembleE est vide si et seulement si
∀x∈]a, b[,∀y∈]x, b] :g(x)≤g(y)
Ceci traduit exactement la décroissance deg dans]a, b]. Commeg est continue dans[a, b], c'est équivalent à la décroissance deg dans[a, b].
b. La fonction continueg atteint sa borne supérieureM sur le segment [a, b]en un pointxmax. Il est clair quexmax∈/ E doncxmax∈ {a, b} etM ∈ {g(a), g(b)}. Les deux cas possibles sontg(a)< g(b) =M etg(a) =g(b) =M.
Ils sont illustrés par les graphes des fonctions1+(t−0.4)2(gure ??) et1−(t−0.5)2 (gure ?? ) sur[0,1].
Fig. 3: Cas 2.g(a)< M =g(b)
Fig. 4: Cas 1.M =g(a) =g(b)
La réciproque n'est pas vraie. Une relationM =g(a)oug(b)n'empêche pas que le maximum puisse être atteint en un autre point à l'intérieur du segment. Dans ce casEne sera pas]a, b[. On peut choisir par exemple la fonctioncossur[0,4π].
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
1 Rémy Nicolai M1708C
MPSI B Année 2017-2018. Corrigé DM 8 le 15/12/17 29 juin 2019
Fig. 5: Cas oùg(a) =M =g(B)et E n'est pas]a, b[.
Partie II
1. Quandxaugmente, l'intervalle[x, b]se réduit. La fonctionΨest donc décroissante.
Pour étudier la continuité deΨ, deux méthodes sont possibles.
La première consiste en une étude locale autour d'un pointxde[a, b[.
Remarquons d'abord que la fonction continueg atteint sa borne supérieure sur[x, b]. Il existe doncm∈[x, b]tel que Ψ(x) =g(m). Distinguons deux cas.
Cas 1. Ψ(x) =g(m)> g(x).
Alorsm∈]x, b]et par continuité enx, il existeα >0tel que
∀t∈[x−α, x] :g(t)< g(m)
On en déduit queΨ(y) = Ψ(x) lorsque y ∈ [x−α, m]. Ainsi, la fonction Ψ est non seulement continue mais constante au voisinage dex.
Cas 2. Ψ(x) =g(m) =g(x).
Par continuité deg enx, pour toutε >0, il existe unα >0 tel que
∀t∈[x−α, x+α] : Ψ(x)−ε≤g(t)≤Ψ(x) +ε On va alors chercher à encadrerΨ(y)pour y∈[x−α, x+α]. Utilisons d'abord décroissance deΨ:
∀y∈[x−α, x+α] : Ψ(x+α)≤Ψ(y)≤Ψ(x−α) D'un côté :
∀t∈[x−α, x] : g(t)≤Ψ(x) +ε
∀t∈[x, b] : g(t)≤Ψ(x)
ce qui entraîneΨ(x−α)≤Ψ(x) +ε. De l'autre
Ψ(x)−ε≤g(x+α)≤Ψ(x+α)
ce qui entraîneΨ(x)−ε≤Ψ(x+α). Finalement on a donc
∀y∈[x−α, x+α] : Ψ(x)−ε≤Ψ(x+α)≤Ψ(y)≤Ψ(x−α)≤Ψ(x) +ε ce qui assure la continuité deΨenx.
Une deuxième méthode possible consiste à utiliser un résultat de cours sur les fonctions monotones. Si f est une fonction monotone dénie sur un intervalle I et si f(I)est un intervalle, alors f est continue dans I. Ce résultat repose sur l'étude des limites des fonctions monotones. Il sert en particulier à prouver la continuité de la bijection réciproque d'une fonction bijective, monotone et continue sur un intervalle.
Il faudrait alors montrer que l'image parψde l'intervalle[a, b]est un intervalle.
La fonctiong est continue sur un segment donc bornée. Notons M =g(xm) = max
[a,b]
g
Il est clair queΨest à valeurs dans [M, g(b)]. On doit montrer que, pour touty dans [M, g(b)], il existe unx∈[a, b]tel queΨ(x) =y. Cette méthode ne sera pas développée davantage.
2. a. Un élémentxde]a, b[est dansE si et seulement sig(x)<Ψ(x). b. Six∈E, on sait que
Ψ(x)−g(x) 2 >0
En prenant cette quantité commeεet en écrivant la dénition des continuités de get de Ψenx, on obtient facilement l'inclusion demandée.
3. a. NotonsMx la partie deRdont s(x)est la borne inférieure : Mx={ξ∈]x, b] tqg(x)< g(ξ)}.
C'est une partie non vide (carx∈E) de]x, b], sa borne inférieures(x)est donc un élément de[x, b].
Il est impossible ques(x) =b. En eet on aurait alorsMx={b}doncg(x)< g(b). Dans ce cas, la continuité degenb entraîneraitg(x)< g(y)poury assez proche deb. Ceci serait en contradiction avecMx={b}.
On doit donc avoirs(x)∈[x, b[.
Si y ∈[x, s(x)[, par dénition d'une borne inférieure, y n'est pas un élément de Mx doncg(y)≤g(x).
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
2 Rémy Nicolai M1708C
MPSI B Année 2017-2018. Corrigé DM 8 le 15/12/17 29 juin 2019
b. Commeg est continue en s(x), la limite deg(y)quand y →s(x)dans [x, s(x)[
estg(s(x)). Par passage à la limite dans une inégalité : g(s(x))≤g(x)
Lorsquenest assez petit pour ques(x) +n1 < b, le nombres(x) +1n n'est pas un minorant deMx, il existe doncξn∈Mxtel que
s(x)≤ξn< s(x) + 1 n
La suite des ξn converge vers s(x) en vériant g(x) < g(ξn). Par passage à la limite :
g(x)≤g(s(x)) et nalement
g(x) =g(s(x))
Pour touty∈[x, s(x)[,y n'est pas un élément deMx, donc g(y)≤g(x)
De plus pour tous lesξ∈Mx:
g(x)< g(ξ)
On a donc prouvé l'existence d'unξtel que :
y < s(x)≤ξ≤b, g(y)≤g(x)< g(ξ).
Ce qui assure quey est un élément deE.
Problème 2
1. La fonctionϕest obtenue à partir de f en ajoutant une fonction polynomiale. Elle a donc les mêmes propriétés de dérivabilité et de continuité que f. En particulier, les régularités requises pour appliquer deux fois le théorème de Rolle sont vériées.
ChoisissonsK pour queϕ(b) = 0. C'est possible car cela revient à résoudre une équa- tion du premier degré. Il n'est pas utile de préciser la valeur. Le point important est que
f(b) =f(a) + (b−a)f0(a) +K(b−a)2
Commeϕ(a) = 0, on peut appliquer le théorème de Rolle entre aet b. Il existe alors c∈]a, b[ tel queϕ0(c) = 0. Or
ϕ0(t) =f0(t)−f0(a)−2K(t−a)⇒ϕ0(a) = 0
On peut encore appliquer le théorème de Rolle ; cette fois à ϕ0 entre aet c. Il existe donc und∈]a, c[⊂]a, b[tel que ϕ00(d) = 0. Or
ϕ00(t) =f00(t)−2K⇒K= 1 2f00(d)
En remplaçantKdans la relation caractérisantϕ(b) = 0, on déduit la formule annoncée f(b) =f(a) + (b−a)f0(a) +(b−a)2
2 f00(d)
2. a. Notonsτla première fonction proposée qui est le taux d'accroissement deGentre 0et x
τ(x) =G(x)−G(0) x−0 Par dénition de la dérivabilité deGen0,τ −→0 G0(0). On peut aussi utiliserτ pour exprimer la deuxième fonction
G(x2)−G(0)
x =x τ(x2)−→0 0×G0(0) = 0
b. Pour toutx >0, la fonctiongest continue enxpar les théorèmes sur les opérations sur les fonctions admettant des limites doncgest continue dans]0,+∞[. Le point important est de montrer quegest continue en0c'est à dire qu'elle converge vers
−G0(0)en0. On utilise la question a. Pour toutx >0, écrivons :
g(x) =G(x2)−G(0) +G(0)−G(x) x
= x
|{z}→0
G(x2)−G(0) x2
| {z }
→G0(0)
−G(x)−G(0) x
| {z }
→G0(0)
→ −G0(0)
c. Traduction du résultat la question 1. entre0 etx:
∃cx∈]0, x[ tqG(x) =G(0) + (x−0)G0(0) + x2 2 G00(cx)
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
3 Rémy Nicolai M1708C
MPSI B Année 2017-2018. Corrigé DM 8 le 15/12/17 29 juin 2019
Traduction du résultat la question 1. entre0etx2 :
∃dx∈
0, x2 tqG(x2) =G(0) + (x2−0)G0(0) +x4 2 G00(dx)
d. La fonctiongestC1dans]0,+∞[par les théorèmes usuels sur les opérations fonc- tionnelles. En0se posent deux problèmes : la dérivabilité de get la convergence deg0 versg0(0).
On montre d'abord queg0 converge versG0(0)−12G00(0)strictement à droite de 0.
Exprimons g0(x)pour x > 0 puis remplaçons G(x)et G(x2) par les expressions de la question précédente
g0(x) =−1
x2 G(x2)−G(x)
+ 2G0(x2)−1 xG0(x)
=−G0(0)−x2
2 G00(dx) + 1
xG0(0) +1
2G00(cx) + 2G0(x2)−1 xG0(x) Quandxtend vers0,cxetdxtendent aussi vers0. CommeG0etG00sont continues en0,
x2
2 G00(dx)→0, 1
2G00(cx)→1
2G00(0), 2G0(x2)→2G0(0) CommeG0 est dérivable en0,
1
xG0(0)−1
xG0(x) =−G0(x)−G0(0)
x → −G00(0) On en déduit que
g0(x)→ −G0(0)−G00(0) + 1
2G00(0) + 2G0(0) =G0(0)−1 2G00(0) Le théorème de limite de la dérivée prouve alors quegest dérivable en0 avec
g0(0) =G0(0)−1 2G00(0) et queg0 est continue en0donc quegest C1dans[0,+∞[.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
4 Rémy Nicolai M1708C