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Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository

Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Groenen, M. (1994). Diachronie et synchronie dans l'approche du paléolithique, des origines de la science préhistorique au milieu du XXème siècle:

analyse interne des méthodes et concepts fondamentaux (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et Lettres, Bruxelles.

Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/212663/2/332a8207-b685-4415-93c8-584bd5dd30b3.txt

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DIACHRONIE ET SYNCHRONIE

DANS L’APPROCHE DU PALEOLITHIQUE,

DES ORIGINES DE LA SCIENCE PREHISTORIQUE AU MILIEU DU XXème SIECLE

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ANALYSE INTERNE DES METHODES ET

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UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES

(3)

DES ORIGINES DE LA SCIENCE PREHISTORIQUE AU MILIEU DU XXème SIECLE

ANALYSE INTERNE DES METHODES ET

CONCEPTS FONDAMENTAUX

Marc Groenen

Thèse présentée VOLUME II

en vue de l’obtention DOCUMENTATION

du titre de docteur ---

en Philosophie et Lettres j

Directeur :

Monsieur le Professeur 674.315

P. Bonenfant y_2

UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES

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Cinquième partie

DOCUMENTATION

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GALERIE DE PORTRAITS

Biographie des principaux archéologues et préhistoriens mentionnés dans le texte'

Ernest d’ACY (1827 - Paris 01.01.1905)

Préhistorien français. Il étudie les gisements paléolithiques de la Somme, de la Seine et de la Marne et montre que le grattoir est apparu dès le Paléolithique et que le Chelléen et l’Acheuléen sont une seule et même période. Membre e.a. de la Société des Antiquaires de Picardie, de la Société d’Anthropologie de Paris, de la Société normande d’études préhistoriques. Peu avant sa mort, il lègue au MAN ses considérables collections, fruit de 30 ans de recherches menées avec un remarquable esprit critique.

Principaux travaux ; Le limon des plateaux du nord de la France et les silex taillés qu ’il renferme, Paris, 1878 ; Les crânes de Canstadt, de Neanderthal et de l’Olmo, Paris, 1889 ; Défense de mammouth trouvée dans Ut vallée de la Dranse, Paris, 1885 ; Notes sur les patines des silex taillés des alluvions de Saint-Acheul et sur l’ordre de leurs superpositions, Paris, 1880 ; + nombreux articles ; [1], [2], [3].

Réf. : * DBF, 1933, I, col. 366-367.

* L’Anthropologie, XV, 1904, p. 735.

* Bulletin de la société normande d’études préhistoriques, 1905, pp. 235-237.

* Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1900, p. 46 (leg de la collection d’E. d’Acy).

Adrien ARCELIN

(Fuissé, Saône-et-Loire 30.11.1838 - Saint-Sorlin 21.12.1904)

Erudit. Bachelier ès Lettres et ès Sciences du Lycée de Mâcon. En 1860, il entre à l’Ecole des Chartes de Paris, soutient, en 1864, une thèse sur les institutions parlementaires de Charlemagne et est nommé archiviste du département de la Haute-Marne. En 1869, il est chargé de mission en Orient par le Ministère de l’Instruction Publique. Rentré en France, il collabore à la réalisation de la carte géologique détaillée de la France. Dès 1866, il fouille Solutré et se consacre désormais essentiellement à la préhistoire. En 1876, il est nommé conservateur des collections d’archéologie et d’histoire du Musée de la ville de Mâcon. Il fut membre de nombreuses sociétés. Sa littérature

Les numéros entre crochets repris dans la rubrique "Principaux travaux" renvoient aux études analysées dans ce travail et figurant dans la bibliographie générale. Les travaux de cette même rubrique dont la référence figure en entier n’ont pas fait l’objet d’une analyse dans le corps de l’ouvrage, mais doivent être mentionnés comme oeuvre importante dans la production scientifique de l’auteur.

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Galerie de portraits

comprend pas moins de 250 articles.

Principaux travaux : voir liste in Annales de l’Académie de Mâcon, Illème série, XI, 1906, pp. 506 sq. ; L’âge de pierre et la classification préhistorique d’après les sources égyptiennes, 1873 ; La chronologie préhistorique d’après l ’étude des berges de la Saône, 1874 ; Essai de classification des stations préhistoriques du département Saône-et-Loire, ainsi que plusieurs articles sur l’homme préhistorique en Saône-et-Loire et la station de Solutré. Sous le pseudonyme d’Adrien Grande ; Solutré ou les chasseurs de rennes de la France centrale (roman préhistorique) ; [14], [15], [16], [17].

Réf. ; * 1866 : l’invention de Solutré. Adrien Arcelin-Henri de Ferry. Exposition organisée par le Musée départemental de préhistoire de Solutré (19 juin-17 septembre 1989) (portrait p. 18 ; bibliographie des oeuvres d’Arcelin pp. 21-27).

* DBF, 1939, III, col. 323-324.

* L’Anthropologie, XV, 1904, p. 734.

* C. OINDRIEZ, Adrien Arcelin, 1906.

François-Georges AUDIERNE (Sarlat 04.01.1798 - Paris 23.10.1891)

Erudit. Audieme s’intéresse aux études historiques sous l’influence de Jouannet. Ordonné prêtre à 22 ans, son ascension vers l’évêché semble toute tracée, mais il est évincé à la mort de l’évêque et ne conserve que le titre de chanoine de Saint-Front, titre qui lui sera même retiré ensuite. Sa vie s’en trouve bouleversée, et il se lance dans le monde et la politique. Il se retire à Paris en 1860 pour ne plus s’occuper que de travaux historiques. En 1835, il est nommé inspecteur des monuments historiques de Dordogne, et fait classer et restaurer plusieurs édifices (tour de Vésone, amphithéâtre de Périgueux). Il s’intéresse à l’histoire de son pays depuis l’âge de la pierre, et on lui doit d’avoir retrouvé - ou empêché la destruction de - bien des écrits.

Principaux travaux ; Le Périgord illustré, guide monumental, statistique, pittoresque et historique de la Dordogne, 1851 ; Epigraphie de l’antique Vésone, 1858 ; [18], [19] (a attiré l’attention particulière des savants de l’époque désireux de découvrir dans le Périgord la solution aux problèmes de l’origine et de l’antiquité de l’homme) ; [18], [19].

Réf. : * DBF, 1948, IV, coll. 380-381.

* Dujarric-Descombes, L ’ahbé Audieme, archéologue et historien, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1892.

Nikolaï Constantinovitch AUERBACH (1892-1930)

Préhistorien soviétique, spécialiste de la préhistoire sibérienne pour la période du Paléolithique et du Néolithique.

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Réf. ; * A. Mongaït, L’archéologie en U.R.S.S., Académie des Sciences de TU.R.S.S., Institut d’Histoire de la Culture Matérielle, Moscou, Ed. en Langues Etrangères, 1959, p. 398.

Geoffroy d’AULT DU MESNIL (1844-1921)

Passionné d’archéologie et de paléontologie, il s’est tout particulièrement intéressé aux recherches faites dans la vallée de la Somme et s’est constitué une très riche collection de matériel archéologique et paléontologique.

Principaux travaux : [23].

Auguste AYMARD (Puy 1808 - 26.06.1889)

Erudit. A 16 ans, il est appelé à travailler à l’arrangement des collections du musée du Puy. En 1840, il est nommé archiviste du département. Membre, secrétaire, vice-président, président (1872- 1876) puis président honoraire et doyen de la Société d’agriculture du Puy. 11 s’est intéressé à la géologie, aux débuts de la vie sur terre, aux antiquités préhistoriques, gauloises et gallo-romaines.

Il a voulu continuer l’oeuvre de Cuvier dont il ftit l’élève. Il est l’auteur de nombreux articles et communications, dont divers articles sur l’homme fossile de Denise.

Principaux travaux ; Antiquités gallo-romaines de la ville du Puy, 1856 ; Antiquités préhistoriques, gauloises et gallo-romaines du Cheylnounet, 1874 ; Découvertes d’antiquités effectuées à la cathédrale du Puy en 1865-1866, 1868 ; Fouilles au Puy et recherches historiques sur cette ville,

1867 ; [24], [25], [26].

Réf. : * DBF, 1948, IV, col. 941-942.

* Mémoires et Procès-verbaux de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire, VI, 1889-1990, pp. 201-204.

* J. VILLAIN, La France moderne. Haute-Loire, pp. 20-21.

* Bulletin de l’académie de Clermont-Ferrand, 1890, p. 150.

Comte Henri BEGOUËN

(Châteauroux 1863 - Montesquieu-A vantés 04.11.1956)

Préhistorien français, érudit et poète, il étudie le droit et les sciences politiques. Il s’intéresse tout particulièrement aux problèmes politiques de l’Europe d’alors. Lors d’un séjour en Tunisie, il commence à se passionner pour l’archéologie et se met à la préhistoire sous l’influence de Cartailhac. Il découvre avec ses trois fils les célèbres bisons d’argile du Tuc-d’Audoubert et les gravures des Trois-Frères, grottes situées sur sa propriété. En 1922, il succède à Cartailhac comme conservateur du Musée d’Histoire naturelle, et reprend la chaire d’archéologie préhistorique à l’Université de Toulouse. Il trouve sa pleine dimension en tant que pédagogue ; l’enseignement lui

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Galerie de portraits

permet, en effet, de transmettre le mieux son enthousiasme pour la préhistoire et l’homme. Durant la seconde guerre mondiale, il fonde le mouvement de résistance de 40. 11 a écrit près de 250 articles.

Principaux travaux ; voir liste in Mélanges Bégouën ; |32], |33|.

Réf. ; * B.S.P.F., LUI, 1956, p. 696 ; 759-765 (+ photos) ; 166-161.

* MEPPE, 1, p. 98, s.v.

* GLU, II, p. 1135, s.v.

Père BERNARDIN

(Bruges 27.05.1817 - Melle 30.08.1889)

De son vrai nom, Joannes Jacobus De Waele, Bernardin entre chez les Pères Joséphites en 1838.

Dès 1847, il est nommé professeur au collège des Pères Joséphites de Melle. A partir de 1871, il fonde le Musée commercial et industriel, le Musée d’Histoire naturelle et le Musée d’Ethnographie.

11 était avant tout spécialiste dans les produits de négoce et il a effectué de nombreux voyages.

Principaux travaux : Notices sur les collections de la Maison de Melle, 1871 ; Classification de 250 matières tannantes, 1972 ; Les richesses naturelles du globe et l’Exposition de Vienne, 1873 ; [35].

Réf. : Renseignements aimablement communiqués par A. De Baets et J. Olsen du Musée communal de Melle (lettre du 21.02.1992).

Alexandre BERTRAND

(Paris 17 ou 21.06.1820 - Saint-Germain-en-Laye 08.12.1902)

Archéologue français. Agrégé en lettres en 1848, il devient, en 1849, membre de l’Ecole d’Athènes. 11 est nommé professeur à Rennes puis second secrétaire d’une commission instaurée par Napoléon III pour l’établissement d’une carte de la Gaule et des itinéraires de César. Co­

fondateur du Musée d’Antiquités Nationales à Saint-Germain-en-Laye, il en devient le premier conservateur en 1865 et le restera pendant 35 ans. En 1883, il inaugure le cours d’archéologie nationale à l’Ecole du Louvre. Bertrand s’est interrogé sur l’origine de la diffusion de la civilisation dans l’antiquité (et celle des langues aryennes) qui était due, d’après lui, à l’existence d’écoles ambulantes et non pas à des invasions. Il a dirigé la Revue Archéologique. A la fin de sa vie, il se lance dans la politique et devient président des Bleus de Bretagne.

Principaux travaux : Essai sur les dieux protecteurs des héros grecs et troyens dans l'Iliade, 1857 ; Etudes de mythologie et d’archéologie grecque, 1858 ; Les voies romaines en Gaule, Paris, 1864 ; Cours d’archéologie nationale, la Gaule avant les Gaulois, 1884-1886 ; La religion des Gaulois, 1897 ; La Gaule avant les Gaulois, 1884 et 1891 ; Les Celtes dans les vallées du Pô et du Danube, 1894 ; [36].

Réf. ; * DBF, 1951, VI, col. 264.

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* L'Anthropologie, XIII, 1902, p. 776.

* L’Anthropologie, XIV, 1903, pp. 100-103.

* GLU, II, p. 1207, s.v.

Assien BOHMERS

(Né à Zuften, Pays-Bas, le 16.11.1912)

Il étudie la géologie et la paléontologie à Amsterdam et passe sa thèse de doctorat à Vienne chez O. Menghin. Il travaille à l’Institut de Biologie et d’Archéologie de la Rijksuniversiteit de Groningen. Il étudie particulièrement le Paléolithique et le.Mésolithique, les méthodes statistiques, la typométrie et l’évolution culturelle de l’homme. Il fait de nombreuses fouilles aux Pays-Bas et en Europe centrale.

Principaux travaux : Die Hôhlen von Mauem, in Palaeohistoria, I, 1952 ; Vorgeschichte und Evolution, in Palaeohistoria, VIII, 1961 ; Statistics and graphs in the study offlint assemblages, I VI -f plusieurs articles in Palaeohistoria et Antiquités Nationales ; [45], [46], [47],

Réf. : * MEPPE, I, s.v.

Frû/iço/5-Louis-Henri BORDES

(Rives, Lot-et-Garonne 30.12.1919 - Tucson, Arizona 30.04.1981)

Géologue, préhistorien français et auteur de science-fiction (sous le pseudonyme de Francis Carsac). Il fait des études à Toulouse, Bordeaux et Paris. De 1945 à 1955, il est chercheur au C.N.R.S. A partir de 1956, il est nommé professeur de préhistoire à la Faculté des Sciences de l’Université de Bordeaux. Il devient directeur des Antiquités Préhistoriques d’Aquitaine de 1957 à 1975 et dirige l’Institut du Quaternaire de l’Université de Bordeaux dès 1969 (géologie du Quaternaire et préhistoire). Ses travaux en typologie lui ont donné une réputation internationale, il a donné des cours dans de nombreuses universités étrangères : Chicago (1959), Berkeley (1965), Arizona (1969 et 1975), Montreal (1970), Canberra (1974), Albuquerque (1976). De 1958 à 1978, il est membre du Conseil supérieur de la recherche archéologique et vice-président de l’Union internationale pour l’étude du Quaternaire (Inqua) à partir de 1968. En outre, il a effectué des fouilles de première importance au Pech-de-l’Azé (1948, 1953, 1967-), à Combe-Grenal (1953- 1967), à Corbiac (1963-1967) et dans de nombreux sites paléolithiques périgourdins. Bordes s’est intéressé tout particulièrement à l’étude du Quaternaire et du Paléolithique. Il a introduit les méthodes d’analyse quantitative en préhistoire et proposé une typologie lithique pour le Paléolithique ancien et moyen qui sera rapidement adoptée par de nombreux chercheurs européens.

Il a laissé 200 publications sur la géologie du Quaternaire et la préhistoire paléolithique.

Principaux travaux ; Leçons sur le Paléolithique, Bordeaux, Institut du Quaternaire, 1984, 3 vol. ; A Taie oftwo Caves, 1972 ; [51], [52], [53], [54], [55], [56], [57], [58], [59], [60], [61], [62], [63], [64], [65], [66], [67], [741]. Sous le pseudonyme de F. Carsac : Ceux de nulle part, 1954 ; Les Robinsons du Cosmos, 1955 ; Terre en Juite, 1960 ; Ce monde est nôtre, 1962 ; Pour patrie l’espace, 1962 ; La Vermine du Lion, 1967.

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Galerie de portraits

Réf. : * MEPPE, I, p. 146, s.v.

* GLU, 1991, 11, p. 1358, s.v.

* WWF, 1979-1980, p. 197.

Pave! lossifovitch BORISKOVSKI

(Saint-Pétersbourg 14 ou 27.05.1911 - Saint-Pétersbourg 27.09.1991)

Archéologue soviétique spécialisé en archéologie paléolithique et en préhistoire. Elève de P.P.

Efimenko, il est le fondateur de l’école paléolithique en U.R.S.S. Dès les années 30, il enseigne à l’Université de Saint-Pétersbourg. En 1934, il est candidat ès sciences historiques à l’Académie de l’Histoire de la Culture matérielle. En 1951, il soutient sa thèse de doctorat d’état consacré au Paléolithique d’Ukraine et est nommé professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg en 1959. Outre ses fouilles archéologiques en Union Soviétique (Luka-Vrublevetskaja, Pouchkari I, plusieurs sites de Kostienki), Boriskovski a également entrepris des fouilles au Viêt-nam (1960-1961) et enseigné à l’Université de Hanoï. 11 est l’auteur d’une production scientifique importante comprenant pas moins de 200 articles et 10 monographies.

Principaux travaux : Liudyna kam’ianogo viku na Ukraina, Kiev, 1940 ; Paleolit Ukrainy (Paléolithique d’Ukraine), Moscou-Leningrad, 1953 ; Drevneisher proshloe chelovechetsva, Moscou-Leningrad, 1957 ; Ocherki po paleolitu basseina Dona, Moscou-Leningrad, 1963 ; Pervobytnor proshloe V’etnama (La préhistoire du Viêt-nam), Moscou-Leningrad, 1966 ; [68].

Réf. ; * GSE, 1973, III, p. 467.

* B.S.P.F., LXXXVIII, 1991, p. 262 {+ photo).

* MEPPE, I, p. 147, s.v.

Jacques BOUCHER de CRÈVECOEUR de PERTHES (Rethel 1788 - Abbeville 02.08.1868)

Fondateur de la préhistoire. Il entre en 1802 dans les bureaux de son père, directeur des douanes à Abbeville où, après de nombreux voyages surtout en Italie il devient lui-même directeur en 1825.

De là, sa vie se partage entre l’administration et l’étude. Il a l’idée de rechercher les souvenirs des premiers hommes et découvre, aux environs d’Abbeville, dans des couches d’alluvions de la Somme, des instruments en silex (bifaces) présentant des traces indiscutables de travail humain. De là est née sa théorie de la très haute antiquité de l’homme. Dans son ouvrage Antiquités celtiques et antédiluviennes, résultat de quelque vingt ans de recherches, il a établi que l’homme était contemporain des grandes espèces animales disparues et ayant vécu, selon lui, avant le dernier déluge relaté par la Bible. Sa théorie, d’abord refusée par l’Académie (et particulièrement son secrétaire perpétuel Léonce Elie de Beaumont*), sera soutenue par les géologues et paléontologues britanniques (J. Prestwich*, J. Evans*, C. Lyell*). Nous devons encore à ce fondateur de la préhistoire la première distinction entre Paléolithique ("antédiluvien") et Néolithique ("celtique").

Ses nombreux voyages lui ont permis de constituer un fonds d’antiquités préhistoriques ou romaines qu’il accumula et exposa chez lui, avec l’espoir de pouvoir les exposer à Paris. Il légua ses collections à Saint-Germain-en-Laye. Bienfaiteur dans divers domaines (littéraire, scientifique ...),

(11)

il rêvait de paix universelle et d’égalité sociale.

Principaux travaux ; De l’homme antédiluvien et de ses oeuvres, 1860 ; De la génération spontanée, avons-nous eu père et mère, 1862 ; etc. + oeuvres littéraires et tragédies ; |711, [72],

1731, 1741, [751, [761.

Réf. : * DBF, 1951, VI, col. 1219-1220.

* DSB, 1970, II, pp. 341.

* L. AUFRERE, Figures de préhistoriens. I. Boucher de Perthes, in Préhistoire, VII, 1940, pp. 1-134.

* C. COHEN et J.-J. HUBLIN, Boucher de Perthes. Les origines romantiques de la préhistoire, Paris, Belin, 1989, 272 p., ill.

* Matériaux, IV, 1868, pp. 265-161.

* J.-J. CLEYET-MERLE, Boucher de Perthes et le Musée des Antiquités nationales, in Antiquités nationales, XVIII-XIX, 1986-1987, pp. 39-45.

* J.-J. CLEYET-MERLE, Boucher de Perthes, in J.-P. MOHEN, Le temps de la préhistoire, Paris, Archeologia, 1989, I, pp. 14-15.

^ MEPPE, I, p. 153, s.v.

* GLU, II, p. 1380, s.v. (+ portrait).

Amédée dit

Ami

BOUÉ

(Hambourg 16.03.1794 - Bad Vôslau 21.11.1881)

Géologue autrichien. Orphelin à 11 ans, il interrompt ses études de droit à 20 ans lorsqu’il fait un héritage et décide (1814-1817) d’étudier la médecine à l’Université d’Edimbourg et d’apprendre l’anglais. Il s’intéresse à la géologie et à la botanique qu’il étudie en voyageant à travers l’Ecosse.

Entre 1817 et 1826, il présente sa thèse en médecine. Il complète ses études de médecine à Paris, Berlin et Vienne. Il décide toutefois de se consacrer entièrement à la géologie et à la botanique qui l’attirent davantage. En 1830, il co-fonde la Société géologique de France dont il devient président en 1835. En 1830-31, il publie le Journal de Géologie, puis les Mémoires de géologie et de paléontologie en 1832. D’un naturel franc, il n’hésite pas à critiquer les autorités (Cuvier*, Elie de Beaumont*). Il effectue de nombreux voyages à travers l’Europe. En 1849, il est élu membre de l’Académie des Sciences de Vienne. Boué fut l’un des pionniers de la collaboration scientifique internationale. On lui doit de nombreuses études géologiques, résultats de ses multiples voyages à travers l’Europe, ainsi que des études de géologie comparée (Ecosse/Allemagne).

Principaux travaux ; voir liste dans DSB, II, 1970, pp. 341-342 ; Essai géologique sur l’Ecosse, Paris, s.d. ; Mémoire géologique sur l’Allemagne, in Journal de physique, de chimie et d’histoire naturelle, XCIV, 1822, pp. 297-312, 345-378 ; XCV, 1822, pp. 31-48, 88-112, 173-200, 275- 304 ; Allgemeine geologische Beobachtungen über die Entstehung der Gebirge Schottland, in Taschenbusch jür die gesammte Minéralogie von Karl Casar Leonhard, Frankfurt, 1823, pp. 239- 362 ; [78].

Réf. ; * DSB, 1970, II, pp. 341-342.

* ADB, 1903, XLVII (suppl.), pp. 153-154, s.v.

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Galerie de portraits

* F. RITTÉR von HAUER, Zur Erinnerung von Dr. Ami Boué, in Jahrbuch der Kaiserlich- Kôniglichen geoligischen Bundesanstalt, Vienna, XXXII, 1882, pp. 1-6.

* BG, 1855, VI, col. 897.

* GLU, II, p. 1389, s.v.

* Ôsterreichisches Biographisches Lexikon, 1815-1950, I, 1957, p. 104, s.v.

* Autobiographie du Docteur Ami Boué, Vienne, 1879.

* Ost-Ôsterreichisches Heimaîbulletin, IV, 1950.

* Almanach Wien, 1851 et 1852.

Marcellin BOULE

(Montsalvy, Cantal 01.01.1861 - Montsalvy, Cantal 04.07.1942)

Naturaliste français, créateur de rhistoire naturelle de l’homme. Il reçoit le goût des sciences et de la terre par J.B. Rames, le pharmacien d’Aurillac. Licencié en sciences naturelles et en sciences physiques en 1884, il travaille dans les laboratoires de pétrographie de Fouqué (Collège de France) et de paléontologie d’A. Gaudry* (Muséum d’histoire naturelle) et obtient son agrégation en sciences naturelles en 1887. Il présente une brillante thèse de doctorat en 1892 et devient préparateur puis assistant (1894) au laboratoire de paléontologie du Muséum. Il succède à A. Gaudry dans la chaire de paléontologie du Muséum (1902-1936). Son oeuvre touche aux trois domaines de la géologie, de la paléontologie et de l’anthropologie. En géologie, ses recherches portent sur les phénomènes volcaniques ou glaciaires du plateau central, d’Amérique du Nord, de Grande-Bretagne ; il étudie également la géologie et la paléontologie de Madagascar, de Tunisie et d’Algérie. En paléontologie animale, il reconstitue des espèces disparues, recrée leur milieu ambiant, s’attache à la "biologie du passé" ; il crée et réorganise la galerie de paléontologie du Muséum. En paléontologie humaine, il utilise les méthodes géologiques de stratigraphie pour étudier le passé de l’homme. En 1911, il publie son ouvrage fondamental : L’homme fossile de la Chapelle-aux-Saints qui constitue la première description complète et exacte de l’homme de Néandertal. Dès lors, le Prince de Monaco lui confie la création de l’Institut de Paléontologie Humaine qui sera inauguré en 1920. En 1921, il publie Les hommes fossiles. On doit à Boule de nombreuses autres monographies sur les hommes fossiles des différentes régions du monde. En 1926, il fonde les Annales de Paléontologie et en 1927 les Archives de l’Institut de Paléontologie Humaine. Il dirige l’Anthropologie de 1893 à 1940. Il crée la Commission des monuments préhistoriques.

Principaux travaux ; Découverte de puits préhistoriques d'extraction du silex, 1884 ; Essai de paléontologie stratigraphique de l’homme, 1888-1889 ; Malamaud, 1887 ; Homme fossile de Chancelade, 1890 ; Homme paléolithique d’Amérique du Nord, 1893 ; L’âge des squelettes humains des grottes de Menton, 1904 ; L’âge des squelettes humains des Baoussé-Roussé, 1904 ; L'âge des squelettes humains de Grimaldi, 1905 ; L'âge des squelettes humains des grottes du Prince et des enfants, 1907 ; [79], [80], [81], [83], [84], [85], [86].

Réf. ; * DBF, 1954, VI, col. 1356-1358.

* DSB, 1970, II, pp. 346-347.

* Jubilé de M. Marcellin Boule, in L’Anthropologie, XLVII, 1937, pp. 583-648 (bibliographie complète 1937).

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* H.V. VALLOIS, Marcellin Boule, in L’Anthropologie, L, 1941-1946, pp. 203-210 (photo).

* MEPPE, 1, p. 154, s.v.

* GLU, II, p. 1396-1397, s.v.

Louis-PAcnis BOURGEOIS

(Artins en Loir-et-Cher 1819 - Pont-Levoy 20.06.1878)

Géologue français. Il est nommé professeur de philosophie au grand séminaire de Blois, puis, dès 1851, au collège de Pont-Levoy. Il en devient le directeur à partir de 1869 et le restera jusqu’à sa mort. Il se consacre à l’archéologie et à la géologie préhistorique et émet l’hypothèse de l’homme tertiaire. Son nom est associé aux découvertes de silex, qu’il croyait avoir été travaillés par l’homme, dans les couches tertiaires des environs de Thenay en Loir-et-Cher. 11 a collaboré à de nombreuses revues et possédait une importante collection d’instruments préhistoriques.

Principaux travaux ; La question de l’homme tertiaire, Louvain, 1877 (= ± son testament scientifique) ; [87], [88], [89].

Réf. : * DBF, 1954, VI, col. 1476.

* P.-G. MAHOUDEAU & L. CAPITAN, La question de l’homme tertiaire à Thenay, in R.E.A., XI, 1901, p. 143, note 2, fig. 40 (photo de Bourgeois).

* Matériaux, XIII, 1878, p. 387.

* ÆF./l.S., XXIV, p. 1061.

* Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, XVII, pp. 206-207 ; XVIII, pp. 17- 18.

Abbé Jean BOUYSSONIE (Brive 31.08.1877 - 1965)

Très jeune, il est attiré par la préhistoire. Professeur au Séminaire de Brive, il explore les grottes de la région (Bouïtou, Lacoste, Pré-Aubert, Font-Robert, Font-Yves, Noailles, Bos-del-Ser, Dufour) dont il publie les études minutieuses. Sa découverte, en 1908, d’une sépulture néandertalienne à la Chapelle-aux-Saints le rend célèbre dans le monde des préhistoriens. Il étudie encore les Vachons, Limeuil, Chancelade, Valle (Espagne), Chez-Bourré, Jolivet. Dessinateur hors pair, il a illustré de nombreux ouvrages. Il a été président de la Société historique et archéologique de la Corrèze et président d’honneur de la Société préhistorique française. On lui doit de nombreuses publications.

Principaux travaux : [29], [30], [91], [95], [96], [97], [98], [99].

Réf. ; * B.S.P.F., 1965-1965, C.R.S.M., pp. CCLIX-CCLX.

* MEPPE, I, p. 154, s.v.

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Galerie de portraits

Abbé A/enn-Édouard-Prosper BREUIL

(Mortain, Manche 28.02.1877 - L’Isle-d’Adam, Seine-et-Oise 14.08.1961)

Ecclésiastique et préhistorien français. Il entre au Séminaire de Saint-Sulpice en 1897 et est ordonné prêtre en 1990. Depuis tout jeune, il s’intéresse à l’histoire naturelle et surtout à la géologie et à la paléontologie humaine. De 1905 à 1906, il est professeur de préhistoire et d’ethnologie à l’Université de Fribourg, puis en 1910 professeur d’ethnologie préhistorique à l’Institut de Paléontologie Humaine à Paris. De 1929 à 1947, il occupe la chaire de préhistoire au Collège de France. En 1938, il est nommé membre de l’Institut de France. Il étudie le Paléolithique d’Europe, de Chine et d’Afrique du Sud. Il est présent en Dordogne lors de la découverte des Combarelles et de Font-de-Gaume et participe à l’authentification de l’art paléolithique à La Mouthe. Il est associé de près à la découverte du Tuc-d’Audoubert en 1912 et des Trois-Frères en 1916 et est le premier archéologue à visiter et à décrire Lascaux en 1940. On lui doit la définition et la situation chronologique de plusieurs faciès (...) et la reclassification des industries paléolithiques. Son ouvrage, 400 siècles d’art pariétal, présente ses recherches d’une chronologie de l’art pariétal du Paléolithique supérieur. Sa contribution à l’archéologie s’est également exprimée par les innombrables relevés de peintures pariétales (France, Espagne, Afrique du Sud) qu’il a patiemment effectués et par une analyse systématique de l’art rupestre paléolithique.

Principaux travaux : Les peintures rupestres de la péninsule ibérique, 1929-1935 ; L’Afrique préhistorique, 1931 ; Les hommes de la pierre ancienne, 1951 ; [101], [102], [103], [104], [105], [106], [107], [108], [109], [110], [111], [112], [113], [114], [115], [116], [117], [118], [119], [120], [121], [122], [123], [124], [125], [126], [127], [128], [129], [130], [166], [167], [168], [169], [170], [171], [181].

Réf. : * DSB, 1970, II, pp. 450-451.

* Hommage à l’abbé Henri Breuil pour son 80ème anniversaire, Paris, 1957 (bibliographie complète).

* M. BOYLE et al.. Recollections of the Abbé Breuil, in Antiquity, XII, 1963.

* A.H. BRODRICK, The Abbé Breuil, Prehistorian, Londres, 1963.

* N. SKROTZKY, L’Abbé Breuil, Paris, 1964.

* H. BREUIL, Discours de M. l’Abbé Breuil, Président entrant, in B.S.P.F., XXXIII, 1936, pp. 55-58.

* H. BREUIL, Discours de M. l’Abbé Breuil, Président sortant, in B.S.P.F., XXXIV, 1937, pp. 52-67.

* N. SKROTZKY, L’Abbé Breuil et la préhistoire, Paris, Seghers, 1964, 192 p.

* F.M. BERGOUNIOUX, Un maître de la préhistoire : l’Abbé H. Breuil (1877-1961), in Bulletin de littérature ecclésiastique, LXII, 1961, pp. 297-300.

* Henri Breuil (1877-1961), Catalogue d’exposition organisée par les soins de la Fondation Singer-Polignac (29 octobre 1966-31 mars 1967), 72 p.

* C. ANSART, L’Abbé Breuil (1877-1961). Hommage clermontois pour le centenaire de sa naissance, in Comptes rendus et mémoires de la Société archéologique de Clermont en Beauvaisis, XXXIV, 1972-1977, pp. 150-162.

* G. GAUCHER, Henri Breuil, abbé, in B.S.P.F., XC, 1993, pp. 104-112.

* MEPPE, I, pp. 164-165, s.v.

* GLU, III, p. 1499, s.v. (+ photo N/B).

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Paul BROCA

(Sainte-Foy-la-Grande 28.06.1824 - Paris 07.07.1880)

Chirurgien et anthropologue français. Docteur en médecine en 1849, il est nommé professeur de pathologie chirurgicale à la Faculté de Médecine et chirurgien. Il fait le cours de médecine opératoire et est le premier à s’engager dans des recherches microscopiques. Son intérêt va tout spécialement à l’étude du cerveau. Fondateur de la Société, de la Revue (1875) et de l’Ecole d’Anthropologie (1876) - dont il inaugure les travaux en 1863 -, il est l’initiateur de l’anthropologie physique moderne, en particulier par ses travaux sur la craniologie. Il est également l’un des fondateurs de la Société pour l’Avancement des Sciences. En 1867, il est nommé à la chaire de pathologie externe (publication de travaux sur les primates et la morphologie du cerveau) ; en 1870, il se rallie au transformisme et succède à A. Richet dans la chaire de clinique chirurgicale à la Pitié. Dans ses recherches anthropologiques, Broca soutenait que la fusion des dogmes religieux et des doctrines scientifiques était contraire au dogme de l’unité humaine. Ses mémoires sur le monogénisme, le polygénisme et l’hybridité unilatérale lui faisaient ramener les races humaines à cinq types ethniques : caucasique, mongolique, éthiopique, américaine et malayo-polynésienne.

Broca a étudié tout particulièrement la question des origines et défini tout spécialement les Celtes et les Aquitains avec acuité. En outre, afin de pouvoir soumettre le crâne à une analyse rigoureuse et systématique, il a inventé nombre d’appareils de mesure anthropologique.

Principaux travaux : L'ethnographie de la Bretagne ; Les Celtes et l'origine des races de l'Europe, 1864 ; La race celtique ancienne et moderne : Arvemes et Armoricains, Auvergnats et Bretons ; Mémoire sur la topographie cranio-cérébrale ; Traitement des anévrismes, 1853-1854 ; Mémoires d'Anthropologie, Paris, 1871-1888, 5 vol. ; Recherches sur l'ethnologie de France, Paris, 1860 ; [133], [134], [135], [136], [137], [138], [139].

Réf. : * DBF, VII, 1954, col. 383-384.

* Revue d'Anthropologie, octobre 1880.

* Bulletin de la Société de Chirurgie, 1883.

* C. MONOD, Eloge de Paul Broca.

* E. DALLY, Eloge de Paul Broca, 1885.

* Panthéon scientifique de la tour Eiffel, pp. 68-72.

* M. GENTY, Paul Broca.

* GLU, III, p. 1517, s.v. (-H buste).

William BUCKLAND

(Axminster, Angleterre 12.03.1784 - Islip, Angleterre 14 ou 15.08.1856)

Célèbre géologue anglais. Tout jeune, il s’intéresse déjà à l’histoire naturelle (il collectionnait les fossiles de roches et de coquillages). Il étudie la théologie à Oxford. En 1813, il devient professeur de minéralogie et est nommé membre de la Geological Society of London dont il sera président en 1824-25 et en 1840-41. En 1818, il est nommé professeur de géologie. De 1808 à 1816, il effectue de nombreux voyages géologiques dans les Iles Britanniques d’abord, en Europe ensuite. En 1832, il préside le 2ème Congrès de la British Association for the Advancement of Science et en 1845 est nommé doyen de Faculté à Westminster. Homme d’une grande énergie, toute sa vie était organisée

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Galerie de portraits

autour (le la géologie (sa femme l’aidait dans la rédaction de ses manuscrits et les illustrait de dessins). 11 a contribué à redéfinir la nature et la méthode d’une explication géologique. Il veut constituer une histoire géologique, période par période, et une géologie comparative, et pour ce faire travaille par analogies (stratigraphiques, pétrologiques, dynamiques et paléontologiques en ajoutant les témoignages fossiles) du monde existant qu’il transpose aux événements du passé.

Excellent pédagogue, il a laissé nombre de publications de premier plan dont Reliquae diluvianae (1824), ouvrage fondamental consacré à l’étude des cavernes d’Angleterre, dans lequel se trouvent consignées ses conclusions sur la "Red Lady", d’Allemagne et d’Italie et où il démontre l’existence géologique d’un déluge ainsi que d’un climat tropical dans nos régions (existence antédiluvienne dans le Nord de l’Europe d’animaux vivant aujourd’hui dans des régions tropicales), et Geology and mineralogy, considered with reference to natural theology (1836).

Principaux travaux : v. DSB, 1970, II, pp. 571-572 ; [152].

Réf. ; * BG, 1855, VII, col. 712-713.

* DNB, 1886, VII, pp. 206-208.

* DSB, 1970, II, pp. 566-572.

François-Xavier BURTIN, chevalier de (Maestricht 15.12.1743 - Bruxelles 09.08.1818)

Médecin et naturaliste. Il étudie la philosophie et la médecine à Louvain et obtient son doctorat en médecine en 1767. Il est nommé premier médecin du prince Charles de Lorrame, gouverneur des Pays-Bas. Toutefois, il est attiré par des études scientifiques. Il occupe une place éminente dans la création, en 1772, de l’Académie impériale des sciences et belles-lettres de Bruxelles dont il est élu membre en 1784 et membre de la Classe des Sciences en 1816. En 1781, il publie un ouvrage sur les bois fossiles aux Pays-Bas et en 1784 son oeuvre maîtresse, dans laquelle il évoque (déjà) la question des espèces perdues, Oryaographie de Bruxelles, ou description des fossiles tant naturels qu 'accidentels découverts jusqu 'à ce jour dans les environs de cette ville. En 1785, il fait de nombreux voyages en Europe pendant lesquels il s’intéresse aux beaux-arts. A la révolution belge, il consacre le reste de sa vie à la culture des sciences et des lettres. Il possède une grande connaissance et un goût prononcé pour les tableaux.

Principaux travaux : voir liste des publications dans BN, col. 175-176 ; [155].

Réf. : * BG, 1855, VII, col. 871-872.

* BN, 1872, III, col. 169-176.

* Annuaire, 1877, p. 247 (4- portrait gravé).

* IB, 1984, p. 40 s.v.

Joseph-Louis CAPITAN

(Paris 19.04.1854 - Paris 01.09.1929)

Médecin et anthropologue français. Elève du laboratoire de Claude Bernard (1874), puis interne

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des hôpitaux de Paris (1878), et chef du laboratoire de pathologie et thérapeutique générale créé par lui à la Faculté de Médecine de Paris (1880), il passe sa thèse de doctorat en 1883 et devient chef de clinique méd. Germain Sée à l’Hôtel-Dieu en 1885 et assistant d’Albert Rollin puis médecin consultant à la Pitié de 1894 à 1898. 11 est élu membre (1887), secrétaire puis vice-président de la Société de Biologie, et membre à l’Académie de Médecine en 1909. Ses études médicales portent sur le tétanos, la morve, la fièvre typhoïde, le microbe du pus bleu. Il est l’élève de G. de Mortillet. Elu membre de la Société d’Anthropologie en 1883, il est chargé de conférence d’anthropologie pathologique à l’Ecole d’Anthropologie en 1892, puis du cours de géographie médicale de 1894 à 1897. Dès 1898, il donne un cours d’anthropologie préhistorique. Il fonde l’Institut International d’Anthropologie. A partir de 1908, il occupe la chaire des antiquités américaines au Collège de France. Membre et/ou collaborateur d’une multitude de commissions, sociétés savantes, congrès ..., il a fouillé de très nombreux sites, dont Laugerie-Haute (1899), Teyjat (1903), La Calévie, Saint-Acheul (1904), Font-de-Gaume (1905). Ses collections ont été léguées au M.A.N.

Principaux travaux : Le travail en Amérique avant Colomb, 1914 ; La préhistoire, Paris, Payot, 1923, 193F ; L’humanité préhistorique dans la vallée de la Vézère, 1924 + d’importantes études sur l’art pariétal en collaboration avec H. Breuil et D. Peyrony (Combarelles, Font-de-Gaume, Teyjat) ; [484], [164], [165], [166], [167], [168], [169], [170], [171], [172], [173], [174].

Réf. ; * DBF, 1956, VII, col. 1066-1067.

* B.S.H.A.P., 1929, p. 313.

* Bulletin de la Société archéologique champenoise, 1929, p. 92.

* B.S.P.F., XXVI, 1929, p. 483.

* GLU, III, p. 1757, s.v.

Edouard-Philippe-Ewi/e CARTAILHAC (Marseille 15.02.1845 - Genève 26.11.1921)

Archéologue et préhistorien français. Issu d’une famille calviniste. Il fait des études de droit, mais tout jeune déjà, est attiré vers la préhistoire. En 1867, il est désigné pour aménager la section de préhistoire de l’Exposition universelle de Paris. En 1869, il achète les Matériaux pour l’histoire naturelle et primitive de l’homme à de Mortillet (devenue L’Anthropologie en 1890). De 1884 à 1888, il aménage le musée Saint-Raymond à Saint-Semin à Toulouse, dont il deviendra directeur en 1912, et organise la rédaction des 25 volumes Documents modernes sur la linguistique du Languedoc. Entre 1886 et 1888, il effectue de nombreux voyages d’études en Europe méditerranéenne et en Egypte. A partir de 1889 et 1912 respectivement, et quoique simple bachelier, il donne un cours libre d’archéologie préhistorique à la Faculté des sciences puis des lettres de Toulouse. Il étudie de nombreuses grottes : Baoussé-Roussé (1895), Marsoulas (1902), Chaffaud (1903), Altamira (qu’il a tout d’abord méconnue) et Niaux (19C16), Gargas (1910), Chabot et Montesquieu-Avantès (1920). Co-fondateur (1867) des Congrès Internationaux d’Anthropologie et de Préhistoire, il a travaillé à la création (1920) de l’Institut de Paléontologie Humaine.

Principaux travaux : L’Age de Pierre en Asie, 1880 ; La grotte de Grimaldi, 1912 ; [501], [502], [175], [176], [177], [178], [179], [180], [181], [182].

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Galerie de portraits

Réf. ; * DBF, 1956, Vil, col. 1267-1268.

* S. REINACH, in Revue Archéologique, 1922, p. 149.

* M. BOULE, \n L'Anthropologie, XXXI.

* Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre, 1922.

* Bulletin de la Société des Etudes scientifiques de l’Aude, 1923, pp. 51-63.

* Mémoire de la Société des lettres de l’Aveyron, 1920-1924, p. 168.

* Revue de Comminges, 1921, p. 290.

* Mémoire de l’Académie de Toulouse, 1924, p. 397.

* Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1926, pp. 3-24 (bibliographie).

* C. JULLIAN, in Revue des études anciennes, 1922.

* GLU, III, p. 1822, s.v.

Pfltt/ Louis CAZALIS de FONDOUCE (Montpellier 11.06.1835 - 10.04.1931)

Ingénieur des Arts et Manufactures. Il suit les cours de l’Ecole centrale à Paris, puis retourne en Languedoc étudier la géologie sous la direction de Marcel de Serres. Il reconnaît et définit la nature volcanique de l’Hérault. En 1865, il est délégué au Canal de Suez où il étudie la géologie de la Palestine et de l’Egypte. A son retour, il se consacre à l’anthropologie préhistorique (Durfort, Gard ; La Coquille ; La Roque ; La Salpêtrière ; Bize). Il inventorie également les monuments mégalithiques, les dolmens et les allées couvertes. Il est arrivé à la conclusion qu’il n’existait pas de hiatus entre les différents âges, que les civilisations successives s’interpénétraient, que le bronze avait été importé par les littoraux et le fer par l’Europe centrale.

Principaux travaux : voir liste dans L. PERIER, Paul Cazalis de Fondouce, 1934 ; Les derniers temps de la pierre polie en Aveyron, 1867 ; L’homme dans la vallée inférieure du Gardon, 1872 ; Les temps préhistoriques dans le sud-est de la France, 3 mém., 1872-1878 ; L’Hérault aux temps préhistoriques, 1900 ; [184], [185], [186], [187].

Réf. ; * DBF, 1959, VIII, col. 8.

* B.S.P.F., XXVIII, 1931, p. 194.

* Mémoire de la Société archéologique de Montpellier, 2ème série, VIII,

p.

LXXXV.

* L. PERIER, Paul Cazalis de Fondouce, 1934.

Inocenc Ladislav CERVINKA

(01.02.1869-03.10.1952)

%

Archéologue tchèque. Conservateur puis directeur du département archéologique du Musée d’Etat de Moravie de Bmo (Brünn). Fondateur et éditeur de la revue Pravek (1909-1913).

Principaux travaux : Morava za praveka (La Moravie au temps de la préhistoire), Bmo, 1902 ; Kultura popelnicovych poil na Morave (La culture des champs d’umes en Moravie) , Bmo, 1911 ; Slované na Morave a lise Velkomoravskâ (Les Slaves en Moravie et le royaume de la Grande

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Moravie), Brno, 1928 ; Germàni na Morave (Les Germains en Moravie), in Anthropologie, Prague, 14/1936, 1938 + nombreuses contributions dans diverses revues.

Réf. ; * MEPPE, I, p. 220 (+ portrait).

* Pamâtky archeologické, Prague, XLIV, 1953, pp. 390-393.

Louis-Jacques-Gasrave CHAUVET (Pérignac 17.02.1840 - Poitiers 03.04.1933)

11 fait des études de droit à Paris, où il subit l’influence des saint-simoniens, devient clerc de notaire à Pons en 1867 puis acquiert une étude. Dès 1867, il commence des fouilles préhistoriques et archéologiques. Il explore une infinité de sites : dolmen de Maijolane (1870), grottes de Ménieux et La Gélie (1872), tumuli de la Forêt de Boixe (1877), La Quina (1881) où il découvre le premier squelette complet de l’homme de Néandertal, la cachette de Venat (1894), La Micoque (1896), Germanicomagnus (1902), l’étant de Nesmy (1915), Chaffaud (1919). Les restes qu’il a découverts étaient pour lui des vestiges de culte ; il pensait que les civilisations de jadis avaient subi une influence orientale, et que les matières premières ou les objets, tels que les bolas, avaient été importés. Il s’intéressait également à l’archéologie romaine et gauloise. Ses importantes collections ont été cédées aux musées d’Angoulême et à l’Institut de Préhistoire de l’Université de Poitiers dont il fut le fondateur.

Principaux travaux : voir liste de ses articles dans Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1933, p. 759 ; Catalogue de sa collection, 1887 ; Cachette d’objets en bronze découverte à Venat, 1895 ; Une ville gallo-romaine près de S.-Cybardeaux : Sermanicomagnus ou Germanicomagnus, 1902 ; Petites notes d’archéologie charentaise, 1905-, 2 vol ; [191].

Réf. ; * DBF, 1959, VIII, col. 912-913.

* Curinier, IV, 306.

* B.S.P.F., XXX, 1933, pp. 274 et 401-416.

* Revue de Saintonge et de l’Aunis, XLV, p. 59.

* St. LE TOURNEUR, in Bulletin et Mémoire de la Société archéologique et historique de la Charente, 1933, p. LVII.

André CHEYNIER

(Donzenac, Corrèze 18.07.1893 - Montgeron, Essone 23.11.1968)

Docteur en médecine en 1919, il professera jusqu’à sa retraite. En 1924, il rencontre les abbés Bouyssonie qui lui font connaître la préhistoire, puis Breuil dont il deviendra le médecin personnel et auquel il succédera comme président de la Société préhistorique française en 1955. Il fouille divers gisements, dont Badegoule, l’abri Lachaud, Peyrat, le Cirque de la Patrie ; ses observations minutieuses ont contribué à préciser divers faciès du Paléolithique. Il a laissé de nombreuses publications. On lui doit la première définition objective de la raclette. Ses fouilles lui ont permis d’amasser un matériel considérable qu’il a légué au M.A.N. et au Musée de Brive.

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Galerie de portraits

Principaux travaux ; voir liste in B.S.P.F., LXVI, 1969, pp. 35-37 ; I194|, |195|.

Réf. ; * B.S.P.F., LXVI, 1969, pp. 34-37.

Walderaar CHMIELEWSKI

(Né à Lddz, le 17.06.1929)

Directeur du département du Paléolithique à l’Institut pour l’Histoire et la Culture matérielle de Varsovie dès 1956. De 1948 à 1963, il est collaborateur scientifique au Musée de Lddz (situé, depuis le 01.09.1963, à Varsovie). En 1963, il est nommé professeur à l’Université de Lddz. Il travaille particulièrement sur le Paléolithique et le Mésolithique et a fait des fouilles à Samavo, Jerzmanowice et au Soudan. Il a également effectué des missions d’étude en U.R.S.S., en Chine et en Grande-Bretagne.

Principaux travaux : Zagadnienie grobowcôw kujawskich (Le problème des sépultures de Cuyavie à la lumière d’études récentes), Lddz , 1962 ; Dzieje grup ludkich zamieskujçicych ziemie Polski w pleistoceniu, 1964 ; [200].

Réf ; * MEPPE, I, pp. 228-229.

Jules de CHRISTOL

(Montpellier 25.08.1802 - Montpellier 25.06.1861)

Paléontologue français. Il est nommé docteur ès sciences à Montpellier en 1834 et professeur de géologie à la Faculté des sciences de Dijon en 1837 où il deviendra successivement secrétaire puis doyen de Faculté en 1853. Géologue plutôt médiocre, il était avant tout un ostéologue compétent (il a corrigé certaines erreurs de Cuvier). Disciple de M. de Serres* et de W. Buckland*, il s’est spécialisé dans l’étude des mammifères des cavernes et brèches osseuses du sud de la France. On lui doit l’identification du genre Hipparion, famille des Equidés. Il est l’un des fondateurs de la préhistoire, car il déclare courageusement en 1829 que les ossements humains découverts dans la grotte de Poudres sont contemporains des races d’animaux éteints (l’existence de cet homme fossile avait déjà été soulevée par Buckland et par L.A. d’Hombres-Firmas).

Principaux travaux : Notice sur les ossements humains fossiles ...du Gard, présentée à l'Académie des Sciences, Montpellier, 1829 ; [201], [202],

Réf ; * DSB, 1971, III, p. 264.

* Mémoire de l’Académie des sciences de Montpellier, V, 1861, pp. 75-79.

* Royal Society of London, Catalogue ofScientific Papers, I.

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Henri CHRISTY (26.07.1810 - 04.05.1865)

Ethnologue britannique. Très tôt, Christy quitte le monde des affaires pour se consacrer à l’étude des sciences naturelles. Dès 1830, il effectue de nombreux voyages (Syrie, Suède, Danemark, Algérie, Etats-Unis, Canada, Cuba, Mexique ...) d’où il rapporte de merveilleuses collections qui se trouvent aujourd’hui au British Muséum. Fortement impressionné par l’exposition universelle de 1851, il commence à étudier les moeurs des archaïques. Il est passionné par la collection d’objets utilisés par les archaïques d’aujourd’hui et d’hier. Au moment de l’établissement en 1858 de la haute antiquité de l’homme par la découverte d’outils en silex en France, il rejoint la Geological Society de Londres, et s’oriente alors avec passion vers l’archéologie préhistorique. Il entame d’inlassables recherches dans les cavernes pyrénéennes et périgourdines en compagnie de son ami E. Lartet*. Toujours avec E. Lartet, il commence la longue préparation de leur grand ouvrage, Reliquiae Aquitanicae, dont il ne connaîtra malheureusement jamais la publication.

Philanthrope chaleureux, sa vie fut émaillée de bienfaits envers les moins fortunés. Il voulait montrer l’unité de l’homme à travers le temps, en établissant la proximité entre les races archaïques d’autrefois et les peuples archaïques d’aujourd’hui.

Principaux travaux : [425], [426], [427].

Réf. : * Matériaux, I, 1864-1865, pp. 389-390.

* DNB, 1887, X, pp. 295-296.

Victor COMMONT

(Buire-Courcelles, Somme 28.06.1866 - Abbeville 04.04.1918)

Instituteur, professeur de sciences naturelles puis directeur de l’Ecole Annexe à l’Ecole Normale d’Amiens jusqu’à sa mort. Il se consacre d’abord à la botanique, puis à la géologie et à l’archéologie des carrières de Saint-Acheul et Montières, et étudie ensuite la vallée de la Somme et celle de l’Oise. Il démontre, e.a., que l’Oise empruntait jadis le lit de la Somme. Homme d’une précision et d’une méticulosité rares, il nous a laissé des études très soignées ; on lui doit la première étude stratigraphique rigoureuse de la vallée de la Somme. Ses études de terrain le mettent en contact avec les terrassiers qui lui cèdent les bifaces qu’ils trouvent. Il accumulera ainsi une très belle collection de matériel préhistorique que Vayson de Pradenne acquerra à sa mort.

Principaux travaux : [229], [230], [231], [232], [233], [234], [235], [236], [237].

Réf. : * DBF, 1961, IX, col. 402-403.

* L. de LAMOTHE, 'm Bulletin de la Société Géologique de France, 4ème série, XIX, 1919, pp. 124-128.

* F. BORDES, 'm L'Anthropologie, LVII, 1953-1954, pp. 2-7.

* Bulletin de la Société Géologique de France, 1920, XIX, pp. 124-127.

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Galerie de portraits

Yves Jean COPPENS

(Né à Vannes, Morbihan, le 09.08.1934)

11 fait ses études à la Faculté des sciences et lettres de Rennes et de Paris-Sorbonne. Stagiaire, attaché puis chargé de recherche (1956-1969) au C.N.R.S ; maître de conférence, sous-directeur (1969) puis professeur, directeur (1980) du Laboratoire d’Anthropologie du Muséum national d’histoire naturelle et du Musée de l’homme ; professeur au Collège de France (depuis 1983).

Membre de l’Institut (Académie des Sciences) depuis 1985, de l’Académie nationale de Médecine (depuis 1991), du Conseil supérieur de la recherche et de la technologie (depuis 1989). Il a publié environ 400 travaux scientifiques sur la paléontologie humaine, la paléontologie des vertébrés, la préhistoire et l’archéologie. Dr h.c. de l’Université de Bologne (1988).

Principaux travaux ; Le singe, l’Afrique et l’homme, Paris, Fayard, 1983 ; [11], [12], [239], [240], [241], [753], [377].

Réf. : * V/ho’s Who in France, 1991-1992, p. 475, s.v.

Jacques-Guillaume CRAHAY

(Maestricht 03.04.1789 - Louvain 22.10.1856)

Physicien belge. Il entre à 18 ans dans un bureau de notaire (durant 10 ans). Il suit les cours de Minkelers, professeur de physique et chimie, et se passionne pour les sciences naturelles. U se met alors à étudier les mathématiques, la physique et la chimie. En 1817, il est nommé professeur de physique et chimie à l’athénée de Maestricht. Il est l’un des fondateurs de la Société des amis des sciences de Maestricht. En 1834, il est nommé professeur de physique et d’astronomie à l’université de Malines où il professera pendant 20 ans. Il est élu membre de l’Académie royale de Belgique en 1835 (classe sciences). On lui doit de très belles observations météorologiques. D’une habileté rare, il perfectionna ou inventa des instruments nouveaux.

Principaux travaux : Mémoire sur la météorologie de la ville de Maestricht, 1818 à 1833, 1837 ; Mémoire sur les oscillations diurnes du baromètre, 1843 ; Résumé général des observations météorologiques faites à Louvain, depuis 1836jusqu ’à 1848 inclusivement (t. XXV des Mémoires de l’Académie) ; [243].

Réf. ; * BN, 1873, IV, col. 479-483.

* Annuaire, 1856, p. 117 (-1- portrait).

* Notices, 1854, p. 14.

* DBSLAB, 1935, I, p. 172 (-1- portrait).

Jean-Léopold-Nicolas-Frédéric, dit

Georges

CUVIER (Montbéliard, Wûrtemberg 23.08.1769 - Paris 13.05.1832)

Zoologue, paléontologue et historien des sciences doué d’une mémoire prodigieuse ; issu d’une famille protestante. Tout jeune, il se passionne pour les sciences naturelles et le dessin (il lisait et

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recopiait les dessins de Buffon et complétait les dessins manquants d’après les descriptions de l’auteur). De 1774-1788, il étudie la science des finances à Stuttgart, et en particulier l’allemand et le droit. 11 étudie en détail les oiseaux, les poissons, les mollusques, les insectes qu’il dissèque et dessine. Il commence sa carrière comme précepteur puis rencontre l’abbé Tessier qui deviendra son bienfaiteur et auquel il doit la notoriété. C’est grâce à lui que Cuvier est nommé membre de la Commission des arts puis le 20.03.1795 professeur d’histoire naturelle aux Ecoles centrales. En décembre 1795, il donne le premier cours d’anatomie comparée au Jardin des Plantes. Il est nommé membre résident (1795), secrétaire (1800) puis secrétaire perpétuel (1803) de la section d’anatomie et de zoologie de l’Institut. En 1800, il succède à Daubenton à la chaire d’histoire naturelle générale au Collège de France, et en 1802 est nommé titulaire de la chaire d’anatomie comparée au Muséum et inspecteur général des études. Il participe, en oute, activement à l’administration du pays. En 1818, il entre à l’Académie française et en 1820 est créé baron. En 1822, il est nommé grand maître des facultés de théologie protestante et en 1827 chargé de l’administration des cultes non catholiques au Ministère de l’Intérieur. Cuvier est le fondateur de l’anatomie comparée ; on lui doit la découverte de la loi de la subordination des organes et de la corrélation des formes. En zoologie, il fusionna l’anatomie et la classification, sciences jusque là séparées. Il fit progresser considérablement la paléontologie. Il était hostile au transformisme et s’opposa à Lamarck. En tant que secrétaire de l’Institut, il lui échut de s’intéresser à l’histoire des sciences pour son époque.

Principaux travaux : voir liste dans BU, 1836, LXI, pp. 604-605 ; Tableau élémentaire de l’histoire naturelle des animaux, 1798 ; Leçons d’anatomie comparée, 1800-1805 ; Le règne animal distribué d’après son organisation, 1817 ; Histoire naturelle des poissons, 1828 (en collaboration avec Valenciennes) ; Recherche historique sur les progrès des sciences naturelles depuis 1789 et sur leur état actuel, 1810 ; [143], [245], [246], [247].

Réf. ; * DBF, IX, 1961, coll. 1438-1442.

* DSB, III, 1971, pp. 521-528.

* BU, 1836, LXI, pp. 588-605.

* P. FLOURENS, Eloge historique de G. Cuvier, 1834.

* G.-L. DUVERNOY, Notice historique sur les ouvrages et la vie de M. le baron Cuvier, 1833.

* J. VIENOT, G. Cuvier, 1769-1832, 1932.

* G.-F. DOLLFUS, Le séjour de G. Cuvier en Normandie, 1926.

* DAUDIN, Cuvier et Lamarck.

* W. COLEMAN, Georges Cuvier Zoologist, Cambridge, Mass., 1964.

* Bicentenaire de la naissance de Georges Cuvier, Montbéliard, 1969.

* DUJARRIC de LA RIVIERE, Cuvier, sa vie, son oeuvre. Pages choisies, Paris, 1969.

* Cuvier und Württemberg, Stuttgart, 1969.

* MEPPE, I, p. 256, s.v.

* GLU, IV, p. 2852, s.v. (+ portrait).

C.-H.-François

DALEAU

(Bourg-sur-Gironde 11.07.1845 - Bourg 16.11.1927)

Fils de notaire. Sous l’influence de Cartailhac*, de Mortillet* et Gassiès (conservateur au musée

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Galerie de portraits

de Bordeaux), il s’oriente vers la préhistoire. En 1874, il touille à Marcamps : Jolias, Grotte des Fées, abri sous roche de Marmisson (1875) ; en 1881 à Pair-non-Pair pendant 15 ans où il trouve e.a. des gravures rupestres ; en 1878 à Lacanau et en 1895 la caverne de Boucaud. 11 dresse une carte préhistorique de la Gironde. Grand collectionneur, il réunit les 15.000 pièces de ses collections dans un musée personnel d’abord, puis les légua au musée de Bordeaux. 11 s’intéressait également à l’histoire, à l’ethnographie et au folklore. 11 n’a malheureusement laissé que des notes éparses.

Principaux travaux : voir liste complète dans ; Aux origines de l'archéologie en Gironde : François Daleau (1845-1927), Bordeaux, Société archéologique de Bordeaux, 1990; pp. 126-134 ; [248].

Réf. : * DBF, 1961, IX, col. 1518.

* B.M.S.A.B.,XLW,p.ll.

* A. COFFYN dir.. Aux origines de l’archéologie en Gironde : François Daleau (1845- 1927), Bordeaux, Conseil général de la Gironde et Société archéologique de Bordeaux, 1990, 223 p., nbr. ill.

Charles Robert DARWIN

(Shrewsbury, Shropshire 12.02.1809 - Down, Beckenham (= London) 19.04.1882)

Naturaliste anglais. De 1831 à 1836, il voyage sur le Beagle jusqu’en Amérique du Sud, les Iles Galapagos, Tahiti, Nouvelle-Zélande, Australie, l’Ile Maurice et l’Afrique du Sud, voyage dont il ramène une foule de documents et d’observations, base de son oeuvre gigantesque. Les années 1840 à 1843 voient la parution de ses notes de voyage (Zoology ofthe Voyage ofthe "Beagle").

En 1851, il publie une monographie sur les cirripèdes, et en 1859 son ouvrage majeur Ofthe origin ofSpecies by means ofNatural Sélection.

Principaux travaux ; De la fécondation des orchidées par les insectes et des bons effets du croisement, 1862 ; De la variation des animaux et des plantes sous l’action de la domestication, 1868 , La descendance de l’homme et la sélection sexuelle, 1871 ; L’expression des émotions chez l’homme et les animaux, 1872 ; Les mouvements et les habitudes des plantes grimpantes, 1875 ; Les effets de la fécondation directe et de la fécondation croisée dans le règne végétal, 1877 ; [258],

[259].

Réf. : * Meyers, II, p. 282 (+ photo n/b).

* GLU, V, pp. 2954-2955 (-1- portrait).

* Le Darwinisme aujourd’hui, Paris, Le Seuil, 1979.

* Le dossier Darwin, Copernic, 1982.

* M. PRENANT, Darwin, Ed. d’Hier et d’Aujourd’hui, 1946.

* J. ROSTAND, Charles Darwin, Gallimard, 1947.

* J.F. LEROY, Charles Darwin, Seghers, 1946.

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Henri DELPORTE

(Né à Tourcoing, Nord, le 05.03.1920)

Préhistorien français. De 1960 à 1966, il est attaché au C.N.R.S. En 1966, il est nommé conservateur des musées naüonaux, conservateur du Musée des Antiquités nationales de Saint- Germain-en-Laye et professeur à l’Ecole du Louvre. De 1965 à 1976, il est directeur des Antiquités préhistoriques des régions Auvergne et Limousin. Paléolithicien avant tout, Delporte s’est particulièrement penché sur l’art mobilier ; il a également effectué de nouvelles fouilles dans plusieurs des grands gisements de référence (Brassempouy, Châtelperron, La Ferrassie, etc.), ce qui lui a permis de repenser le problème du Périgordien. Il l’auteur du concept de Gravettien. Il a, en outre, joué un rôle très actif au sein de la Société préhistorique française, où il s’est attaché à l’instauration d’une politique de plus grande ouverture. Membre de très nombreuses sociétés archéologiques françaises et étrangères, Delporte est actuellement inspecteur général des musées de France.

Principaux travaux : L’objet d’art préhistorique, Paris, Ed. de la Réunion des Musées nationaux, 1981 ; (dir.). Le grand abri de La Ferrassie, Université de Provence, 1994 ; L’image de la femme dans l’art préhistorique, Paris, Picard, 1979 (1993^) ; L’image des animaux dans l’art préhistorique, Paris, Picard, 1990 ; [6121, [268], [269], [270], [271], [272], [273], [274], [275],

[276].

Réf. : * MEPPE, I, p. 275, s.v.

* WWF, 1979-1980, pp. 470-471, s.v. ; 1985-1986, s.v.

Waldémar DEONNA

(Cannes 24.09.1880 - Genève 03.05.1959)

Archéologue suisse. Elève de l’Ecole française d’Athènes. Directeur du Musée d’Art et d’Histoire de Genève de 1921 à 1951. Professeur d’archéologie à l’Université de Genève de 1920 à 1955. Il a écrit de nombreuses publications relatives à la pré- et à la protohistoire.

Principaux travaux : Les statues de terre cuite en Grèce, 1906 ; Les statues de terre cuite dans l’antiquité, 1907 ; Les Apollons archaïques, 1909 ; L’archéologie, son domaine, son but, 1922 ; Dédale ou la statue de la Grèce archaïque, 2 vol., 1930-1931 ; Les cuirasses halstatiennes de Fillinges au Musée d’Art et d’Histoire, 1934 ; L'art romain en Suisse, 1940 ; L’art national de la Suisse romaine, 1941, etc. ; Du miracle grec au miracle chrétien, 3 vol., 1945-1948 ; [279], [280], [281], [282], [283], [284].

Réf. : * Ogam, XI, 1959.

* Bulletin des Beaux-Arts, Genève, 1959, p. 90 (G. de Schoutheete de Tervarent).

* IB, 1984, p. 70 s.v.

* MEPPE, I, pp. 276-277, s.v.

* Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, Neuchâtel, Admin. du Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, 1924, II, p. 658, s.v. Deonna.

* GLU, V, p. 3113, s.v.

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Galerie de portraits

Eugène DUBOIS

(Eisden 28.01.1858 - Halen 16.12.1940)

Médecin et paléontologue néerlandais. De 1889 à 1895, médecin militaire aux Indes néerlandaises, il est chargé de recherches paléontologiques à Sumatra et Java. En 1891, il découvre à Trinil une calotte crânienne, deux molaires et un fémur d’un être qu’il croyait intermédiaire entre les grands singes et les hommes et qu’il a appelé "Pithécanthrope" {Homo erectus). Cette découverte lui permet d’initier une nouvelle recherche sur les hominidés orientée sur la trouvaille de fossiles. De 1898 à 1928, il enseigne la géologie, la paléontologie et la minéralogie à l’Université d’Amsterdam.

Principaux travaux : [290].

Réf. : * MEL, 1973, VII, p. 278.

Edouard-François DUPONT (Dinant 31.01.1841 - Cannes 31.03.1911)

Géologue et naturaliste belge. Directeur du Musée royal d’Histoire naturelle. Correspondant de la Classe des Sciences de l’Académie royale de Belgique en 1866, membre en 1869, président en 1884 et directeur de sa classe en 1884 et 1898, Dupont a entrepris de fouiller méthodiquement les grottes des vallées de là Meuse et de la Lesse. Ses travaux soignés lui ont permis de proposer dès 1872 une séquence stratigraphique très correcte pour le Paléolithique de la Belgique.

Principaux travaux ; voir liste in Notices, 1907-1909, pp. 899-909 ; Les populations préhistoriques de la Belgique, et Orologie de la Belgique, in Patria Belgica, I, 1873 + de nombreux comptes rendus, notes et rapports ; [294], [295], [296], [297], [298].

Réf. : * IB, 1984, p. 81 s.v.

* BN, XXXVII, col. 255.

* Annuaire, 1965, p. 3 (-1- photo).

* DBSLAB, 1935, I, p. 424.

Piotr Petrovitch EFIMENKO

(Kharkov 06, 09 ou 21.11.1884 - Leningrad 15.04.1969)

Archéologue soviétique, spécialiste du Paléolithique et du Mésolithique, membre de l’Académie des Sciences d’U.R.S.S. à partir de 1945. Il a conduit des fouilles de 1900 à 1902 sur les bords de rOskob et du Danube (Donetz) et a participé aux fouilles de Mézine (1909). A partir de 1923 et jusqu’en 1936, il a dirigé de nombreuses expéditions archéologiques qui ont fouillé sur le Don.

11 a mis au point une nouvelle méthode de fouille des habitats paléolithiques.

Principaux travaux ; Pretribal society, 1934, devient Primitive society, 1953^ ; Riazanskie mogil’nild, in Materialypo etnografii, III, 1, Leningrad, \926 ; Drevnerusskieposeleniia na Donu,

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