• Aucun résultat trouvé

On dit que m est de a-torsionsi a.m= 0 et que m est divisible para s’il existe n∈M tel que m=a.n

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "On dit que m est de a-torsionsi a.m= 0 et que m est divisible para s’il existe n∈M tel que m=a.n"

Copied!
1
0
0

Texte intégral

(1)

Universit´e Paris 7-Denis Diderot Alg`ebre – Ann´ee 2007-08

M1 math´ematiques R. Mneimn´e - L. Merel

Devoir `a rendre le 9 novembre 2007

SoientK un corps,E unK-espace vectoriel etuun endomorphisme deE. On s’int´eresse `a d´eterminer S={v∈End(E)/vu−uv= 1}, en ´etudiantE commeK[X]-module.

On note 1 l’´el´ement identit´e de End(E), u1u2 la compos´ee de deux endomorphismes u1 et u2, vx l’image par un endomorphisme v d’un ´el´ement x de E et on pose, dans la K-alg`ebre End(E), P(v) = a01 +a1v+...+anvn (o`uP(X) =a0+a1X+...+anXn∈K[X]).

SoitA un anneau int`egre. SoitM un A-module. Soient a ∈A, a 6= 0 et m∈ M. On dit que m est de a-torsionsi a.m= 0 et que m est divisible para s’il existe n∈M tel que m=a.n. On dit que m est de torsions’il existe a∈ A, a6= 0 et mde a-torsion. On dit que m est divisible s’il est divisible par tout

´

el´ement non nul deA.

Rappelons que siA est principal et siM est un A-module de type fini, il existe des entiersr,s≥0 et des id´eaux d´ecroissantsI1, ...,IsdeAtels que M est isomorphe `aAr×A/I1×...×A/Is.

I

1. Montrer que l’applicationK[X]×E→E qui `a (P, x) associe P(u)xfait deE unK[X]-module.

2. Montrer que l’ensemble T des ´el´ements de torsion et l’ensembleD des ´el´ements divisibles de E sont des sous-K[X]-modules deE.

3. SoientP∈K[X] etx∈E deP-torsion. Montrer quexest divisible par toutQ∈K[X] premier `aP. 4. D´eterminerT etDlorsqueEest l’un desK[X]-modules suivant : K[X],K(X),K[X]/(P) (o`uP ∈K[X], P 6= 0),K(X)/K[X]. Dans quels cas a-t-onT ⊂D ?

5. Supposons E de type fini comme K[X]-module. Montrer que D ={0}. (On pourra utiliser queE est isomorphe `aK[X]r×K[X]/(P1)×...×K[X]/(Ps) avecr,s entiers≥0 etP1,...,Ps∈K[X]− {0}avec les relations de divisibilit´eP1|P2...|Ps.) En d´eduire queT ⊂Dsi, et seulement si, Eest unK[X]-module libre.

II On suppose que le corpsK est de caract´eristique 0.

1. Montrer quevP(u)−P(u)v=P0(u) (P∈K[X],v∈S) (on pourra commencer parP(X) =Xk).

2. Supposons S6=∅. SoientP ∈K[X] etx∈E deP-torsion. Montrer que xest divisible parP0, puis que xest divisible parP, puis quexest divisible. En d´eduire la relation T ⊂D.

3. Supposons encore queS6=∅. Si leK[X]-moduleEest de type fini, montrer qu’il est libre. (En particulier, E est unK-espace vectoriel nul ou de dimension infinie ; retrouver ce dernier point en consid´erant la trace deuv−vu= 1.)

4. Si E =K[X], montrer que l’application P 7→P0 est dansS. En d´eduire que siE est un K[X]-module libre,S est non vide.

5. SiE=K(X), montrer que la d´erivation fournit encore un ´el´ement deS. Montrer que siE=K(X)/K[X], S est non vide.

III

Supposons queKest de caract´eristique non nullepet queEest de dimension finied. NotonsM le polynˆome minimal deu.

1. Montrer que K[Xp] co¨ıncide avec l’ensemble des polynˆomes de K[X] de d´eriv´ee nulle. Montrer que si Q∈K[X] est de d´eriv´ee nulle, l’applicationK[X]/(Q)→K[X]/(Q) qui `a la classe ¯P deP associe la classe deP0 est bien d´efinie.

2. Montrer que siS6=∅, on ap|d(on pourra consid´erer la trace deuv−vu).

3. Montrer que siv∈S, on a vP(u)−P(u)v=P0(u) (P ∈K[X]). En d´eduire queM0= 0.

4. En d´eduire que siS6=∅, il existe un entiers≥0 et des polynˆomes non nulsP1,...,Ps∈K[Xp]− {0} tels queE est isomorphe commeK[X]-module `a K[X]/(P1)×...×K[X]/(Ps).

5. R´eciproquement, si E =K[X]/(P1)×...×K[X]/(Ps), avec P1,...,Ps ∈K[Xp] des polynˆomes non nuls v´erifiant les relations de divisibilit´e P1|P2|...|Ps, montrer que l’application ( ¯Q1, ...,Q¯s) 7→ ( ¯Q01, ...,Q¯0s) est dansS.

Références

Documents relatifs

Montrer que toute partie finie de E est ferm´ ee et d’int´ erieur vide.. Trouver une partie infinie de E qui est ferm´ ee et d’int´

[r]

Comme les espaces de départ et d'arrivée ont la même diension, elle est aussi injective : c'est un isomorphisme.. L'existence et l'unicité du polynôme interpolateur P vient de ce

D´ eterminer une base orthogonale qui diagonalise A... a) Un endomorphisme orthogonal est-il une similitude ? Si oui, quel est son rapport ??. b) Donner un exemple de similitude

Ceci est d'autant plus important que, souvent, les enfants qui me sont proposés ont établi une mauvaise relation avec leur corps du fait d'une histoire

Egalité que nous établissons « tranquillement » par

[r]

[r]