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Texte intégral

(1)

M1 MEEF 2nd degr´ e, CAPES de Math´ ematiques Ecrit blanc du 17 novembre 2014 ´

Dur´ ee : 5h

Une attention particuli`ere sera port´ee lors de la correction `a la lisibilit´e de la copie et `a la qualit´e de la r´edaction. Par ailleurs, si un(e) candidat(e) d´etecte ce qu’il/elle pense ˆetre une erreur d’´enonc´e, il/elle le signale tr`es clairement sur sa copie, propose une correction et poursuit l’´epreuve en cons´e- quence.

Ce sujet comporte 5 pages num´erot´ees de 1 `a 5.

Questions de cours

1. Citer deux crit`eres (portant sur les coefficients (an) de la s´erie) permettant de d´eterminer le rayon de convergence d’une s´erie enti`ere.

Donner l’exemple d’une fonction de classe C qui n’est pas d´eveloppable en s´erie enti`ere.

2. ´Enoncer la d´efinition de la convergence simple, puis de la convergence uniforme et enfin de la convergence normale d’une s´erie de fonctions sur un intervalle r´eel I. Existe-t-il des implications entre ces diff´erents mode de convergence ?

3. A quelle condition une variable al´eatoire X de densit´e f est-elle positive ?

4. Donner l’expression de la loi d’une variable al´eatoire X de loi g´eom´etrique de param`etre p ∈]0, 1[

et de celle d’une variable al´eatoire Y de loi exponentielle de param`etre λ > 0. Donner un exemple de ph´enom`ene que chacune de ces lois peut mod´eliser.

Premier probl` eme

Les deux parties de ce probl`eme sont ind´ependantes.

Partie 1

Soit λ un r´eel strictement positif. Pour tout entier n > λ, on d´efinit une variable al´eatoire Tn de loi binomiale de param`etres (n, λ/n).

1. Donner, pour tout k ∈ N, la valeur de P(Tn = k). Indiquer ´egalement les valeurs de l’esp´erance et de la variance de Tn.

2. Montrer que, pour tout entier k fix´e, on a les limites suivantes : limn

n!

(n − k)! nk = 1 et lim

n

 1 −λ

n

n−k

= e−λ.

3. En d´eduire, pour tout entier naturel k fix´e, la limite lorsque n tend vers +∞ de P(Tn = k) existe. D´eterminer cette limite que l’on notera pk.

4. V´erifier que la famille (pk)k≥0 permet de d´efinir une probabilit´e sur N.

5. On consid`ere une variable al´eatoire T `a valeurs enti`eres, v´erifiant pour tout entier naturel k, P(T = k) = pk. D´eterminer E(T ), E(T (T −1)) puis E(T2). Comparer avec les limites lorsqu’elles existent de, respectivement, E(Tn), E(Tn(Tn− 1)) et E(Tn2).

Partie 2

Soit X une variable al´eatoire de loi normale centr´ee r´eduite. On d´efinit deux variables al´eatoires Y et Z par

−X 2

(2)

2. Pour tout r´eel λ, montrer que E(eλX) = eλ2/2, par exemple en proc´edant `a un changement de variable affine.

3. `A l’aide du r´esultat de la question pr´ec´edente, d´eterminer E(Y ), E(Y2) et var (Y ).

4. D´eterminer la densit´e de Y .

5. Calculer, pour tout r´eel α positif, E(e−αX2).

6. D´eterminer, par la m´ethode de votre choix, la densit´e de la variable al´eatoire Z.

7. Calculer E(Z) et E(Z2).

Deuxi` eme probl` eme

Partie A

On se donne deux suites finies de nombres complexes (αn)n≤N et (βn)n≤N et on consid`ere le polynˆome trigonom´etrique

P (x) = α0

2 +

N

X

n=1

ncos(nx) + βnsin(nx))

1. Rappeler, pour tous r´eels θ et φ, les formules de lin´earisation de cos2θ, sin2θ, cos θ cos φ, sin θ sin φ et cos θ sin φ.

2. Calculer, pour tout entier naturel k, les int´egrales suivantes : Z π

−π

P (x) cos(kx) dx et

Z π

−π

P (x) sin(kx) dx

3. Calculer ´egalement

Z π

−π

|P (x)|2 dx

4. Soit maintenant f : R → C une fonction 2π-p´eriodique. On note (an)n≥0et (bn)n≥1ses coefficients de Fourier trigonom´etriques. On rappelle que

∀n ≥ 0, an= 1 π

Z π

−π

f (x) cos(nx) dx et, ∀n ≥ 1, bn= 1 π

Z π

−π

f (x) sin(nx) dx, puis, pour tout N ≥ 1, on note PN le polynˆome trigonom´etrique

PN(x) = a0

2 +

N

X

n=1

(ancos(nx) + bnsin(nx))

(a) ´Enoncer une condition assurant la convergence normale de (PN) vers f . (b) Sous cette condition, montrer l’´egalit´e de Parseval :

1 2π

Z π

−π

|f (x)|2 dx = |a0|2 4 +1

2 X

n≥1

|an|2+ |bn|2

puis, pour tout N ≥ 1, 1 2π

Z π

−π

|PN(x) − f (x)|2 dx = 1 2

X

n>N

|an|2+ |bn|2

2/5 Tournez SVP

(3)

Partie B

On consid`ere la fonction f de p´eriode 2π et d´efinie pour tout r´eel x l’intervalle [−π, π[ par f (x) = x2. 1. Tracer l’allure de la courbe repr´esentative de f sur l’intervalle [−3π, 3π[.

2. Expliciter les coefficients de Fourier trigonom´etriques de f , not´es (an)n≥0 et (bn)n≥1. 3. ´Etudier la nature de la convergence de la s´erie de Fourier

Sf(x) = a0

2 +X

n≥1

(ancos(nx) + bnsin(nx)).

4. D´eduire des r´esultats pr´ec´edents les valeurs des s´eries : X

n≥1

1

n2, X

n≥1

(−1)n

n2 , X

n≥1

1 n4.

Troisi` eme probl` eme Partie I

On note f la fonction d´efinie pour tout x r´eel par f (x) =

Z x 0

e−t2 dt

1. ´Etude de la fonction f (a) Montrer que f est impaire.

(b) Montrer que f est d´erivable sur R et expliciter sa d´eriv´ee.

(c) Montrer que f est ind´efiniment d´erivable sur R. On note, pour tout n ≥ 0, f(n) sa d´eriv´ee n-i`eme. Montrer que, pour tout n ≥ 1, il existe une fonction polynˆome pndont on pr´ecisera le degr´e, telle que, pour tout x ∈ R,

f(n)(x) = pn(x)e−x2 (d) Que peut-on dire de la parit´e de pn?

(e) Justifier que, pour tout x ≥ 1, e−x2 ≤ e−x et en d´eduire que f admet une limite en +∞.

On notera ∆ cette limite, que l’on ne cherchera pas `a expliciter.

2. D´eveloppement en s´erie enti`ere de f .

(a) Rappeler le d´eveloppement en s´erie enti`ere de la fonction t 7→ e−t; en d´eduire celui de f0 et indiquer son rayon de convergence.

(b) Montrer que, pour tout x dans R, on a

f (x) =

+∞

X

n=0

(−1)n x2n+1 n! (2n + 1) (c) En d´eduire, pour tout n ∈ N, la valeur de pn(0).

3. Calcul de ∆. Pour tout entier n, on note

Wn= Z π/2

cosn(x) dx

(4)

(b) Soit n un entier naturel. Montrer que

 (1 − u)n≤ e−nu si u ≤ 1 e−nu≤ (1 + u)−n si u > −1 (c) D´emontrer que pour tout entier n non nul, on a

Z 1 0

(1 − x2)n dx ≤ Z +∞

0

e−nx2 dx ≤ Z +∞

0

dx (1 + x2)n (d) ComparerR1

0(1 − x2)n dx et W2n+1, puis R+∞

0

dx

(1+x2)n et W2n−2. (e) En d´eduire un encadrement de ∆/√

n.

(f) On admet que Wn∼pπ/(2n). Calculer ∆.

Partie II

On rappelle les th´eor`emes suivants de continuit´e et d´erivation sous une int´egrale. Soient I et J deux intervalles r´eels et f : I × J → R, une fonction.

– Si la fonction f est continue et s’il existe une fonction φ, d´efinie et int´egrable sur J telle que, pour tout (x, y) ∈ I × J , |f (x, y)| ≤ φ(y), alors la fonction x 7→R

Jf (x, y) dy est continue sur I.

– Si la fonction f est continue et v´erifie – ∂f /∂x est continue sur I × J

– Il existe une fonction φ d´efinie et int´egrable sur J telle que

∀(x, y) ∈ I × J,

∂f

∂x(x, y)

≤ φ(y),

alors la fonction x 7→R

Jf (x, y) dy est d´erivable, de d´eriv´ee x 7→R

J

∂f

∂x(x, y) dy.

1. On d´efinit la fonction h par, pour tout x ∈ R, h(x) =

Z +∞

0

e−y2cos(2xy) dy.

(a) Montrer que h est bien d´efinie.

(b) Montrer que h est d´erivable sur R, et que, pour tout x ∈ R,

h0(x) = Z +∞

0

−2ye−y2sin(2xy) dy.

(c) Montrer maintenant `a l’aide d’une int´egration par parties que h est solution de l’´equation diff´erentielle h0(x) = −2xh(x).

(d) En d´eduire que, pour tout r´eel x, h(x) = ∆ e−x2. 2. On d´efinit une fonction φ par : pour tout x ∈ R,

φ(x) = Z +∞

0

e

 y2+x2

y2



dy.

(a) Montrer que φ est une fonction continue sur R et de classe C1 sur ]0, +∞[.

(b) Montrer que, pour tout x ∈]0, +∞[, φ0(x) = −2φ(x).

(c) En d´eduire l’expression de φ sur ]0, +∞[, puis sur R.

4/5 Tournez SVP

(5)

Partie III

On d´efinit la fonction ψ par : pour tout x ∈ R, ψ(x) =

Z +∞

0

cos(2xt) 1 + t2 dt.

1. ´Etude de ψ.

(a) V´erifier que ψ est bien d´efinie, continue et paire.

(b) Calculer ψ(0).

2. Pour tout p ∈ N, on d´efinit la fonction jp par : pour tout x ∈ R, jp(x) =

Z p 0

ye−(1+x2)y2 dy

Calculer jp(x) pour tout p ∈ N et tout x ∈ R. En d´eduire que (jp) est une suite de fonctions continues et que cette suite converge simplement sur R. Expliciter cette limite. La convergence est-elle uniforme sur R ?

3. Pour cette question et les suivantes, on fixe un r´eel a, et on d´efinit, pour tout n ∈ N, la fonction kn par : pour tout y ∈ R,

kn(y) = Z n

0

ye−y2x2cos(2ax) dx.

Montrer que (kn) est une suite de fonctions continues qui converge simplement sur R lorsque n tend vers +∞ et expliciter sa limite en fonction de h. La convergence est-elle uniforme sur R ? 4. On note, pour tout (n, p) ∈ (N)2,

un,p= Z n

0

jp(x) cos(2ax) dx

(a) Pour tout n ∈ N, justifier l’existence de la limite limp→∞un,p, que l’on notera un,∞, et l’expliciter sous la forme d’une int´egrale.

(b) Montrer que, pour tout (n, p) ∈ (N)2, on a un,p=

Z p 0

kn(y) e−y2 dy.

5. Justifier, pour tout n ∈ N, l’int´egrabilit´e sur [0, +∞[ de la fonction y 7→ kn(y)e−y2 et en d´eduire une autre ´ecriture de un,∞.

6. Montrer que la fonction (x, y) 7→ ye−y2(1+x2)cos(2ax) est int´egrable sur (R+)2. 7. En d´eduire que la suite (un,∞) converge versR+∞

0 k(y)e−y2 dy.

8. Calculer ψ(x).

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