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Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository

Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Demonte, J.-P. (1984). Diversité conformationnelle de l'enképhaline en solution aqueuse. Approche théorique (Unpublished doctoral dissertation).

Université libre de Bruxelles, Faculté des sciences, Bruxelles.

Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/213733/1/c2a1c329-b5d4-4fef-864b-ff12506c3812.txt

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Laboratoire de Chimie Générale I

DIVERSITE CONFORMATIONNELLE DE L ’ ENKEPHALINE

EN SOLUTION AQUEUSE Approche théorique

Thèse présentée pour l’obtention du grade de Docteur en Sciences

DEMONTE Jean-Paul

Année Académique 1983-1984

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DIVERSITE CONFORMATIONNELLE DE L ’ ENKEPHALINE

EN SOLUTION AQUEUSE Approche théorique

These présentée pour l’obtention du grade de Docteur en Sciences

DEMONTE Jean-Paul

Année Académique 1983-1984

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FACULTE DES SCIENCES

L'épreuve publique pour l’obtention du grade légal de Docteur en Sciences de Monsieur DEMDNTE, Jean-Paul, Licencié en Sciences, pour le groupe des sciences chimiques, aura lieu le :

MERCREDI 30 MAI 1964 A 15,30 HEURES dans le Local 203, Bâtiment -Préfabriqué III, 2e étage, 50, avenue Roosevelt à 1050 - Bruxelles.

Monsieur DEMONTE présentera et défendra publiquement une dissertation originale intitulée ;

"Diversité conformationnelle de 1'enKéphaline en solution aqueuse.

Approche théorique”;

et une thèse annexe intitulée :

"L'introduction de nouveaux paramètres physico-chimiques pour établir

les relations quantitatives structure-activité (QSAR) permettrait

d'améliorer la prédiction de l’activité biologique des peptides".

(5)

L’introduction de nouveaux paramètres physico-chimiques pour établir les relations quantitatives structure - activité (QSAR) permettrait d'améliorer la prédiction de l'activité biologique des peptides.

e

(6)

TABLE DES MATIERES

Résumé

I Introduction II But du travail

III Application du calcul conformationnel à l'étude des enképhalines en solution aqueuse

IIIA Méthodes

#1 Géométrie et potentiel

#2 Méthode statistique

#3 Calcul des propriétés liées au transfert d'énergie non radiatif

#4 Calcul des constantes de couplage IIIB Analogues de l'enképhaline étudiés

IIIC Résultats

#1 Influence de la séquence

#2 Fiabilité et limites de la méthode

#3 Modèles représentant un "tournant flexible"

#4 Enképhalines Noi-méthylées

#5 Evolution des propriétés moyennes en fonction de la longueur du peptide

#6 Modèle non perturbé

#7 Enképhalines dansylées IIID Discussion

IV Etude de l'hydratation du tétrapeptide TYR-GLY-6LY—PHE IVA Méthodes

#1 Méthode de Monte Carlo et grandeurs calculées

#2 L'eau> géométrie et potentiel IVB Choix des conformations

IVC Résultats

#1 Eau pure

#la Propriétés thermodynamiques

#lb Propriétés structurales

#2 Hydratation du tétrapeptide

#2a Propriétés thermodynamiques

#2b Propriétés structurales

#2c Première couche d'hydratation

#2d Structure du solvant IVD Discussion

#1 Reproductibilité des résultats

#2 Influence des conditions opératoires

#3 Pour conclure V Conclusions générales Bibliographie

Annexes

3 5 9 12

13

20 24

40 45 46 54

64

89

97

111

(7)

Je tiens à exprimer tous mes remerciements le Professeur J. Léonis pour son accueil et son des demandes de mandat qui ont permis de mener à thèse de doctorat.

à Monsieur soutien lors bien cette

Qu'il me soit permis d'exprimer ma reconnaissance au Professeur A. Englert qui a proposé et dirigé ce travail avec compétence et gentillesse^ tout en laissant une grande liberté d'action dans son organisation et en encourageant des collabo­

rations fructueuses avec divers groupes étrangers» en particu­

lier ceux des professeurs B. P. Roques» Université René Descartes» Paris» M. C. Fournie - Zaluski» Université Marie Curie» Paris» et ceux des docteurs A. T. Hagler» The Agouron Institute» La Jolla» USA» S. Premilat» Université de Nancy I»

et J. M. Garcia Anton» Instituto de Tecnologia Quimica»

Barcelone. Qu'ils en soient eux et leurs collaborateurs remerciés.

Je tiens particulièrement à exprimer ma reconnaissance au professeur Roques pour avoir mis à notre disposition les résultats expérimentaux obtenus dans son équipe» pour les discussions enrichissantes que j'ai pu avoir avec lui et avec M. C. Fournie - Zaluski» et pour 1'intérêt qu'il a témoigné à

l'élaboration des modèles des enképhalines.

Que les deux autres mousquetaires “théoriciens”» Claire Debever et Roger Guillard qui m'ont épaulé au cours de ce travail sachent que leur aide» leurs conseils et leur bonne humeur ont toujours été appréciés. Que ceci soit le témoignage (tardif) de l'existence passée d'une équipe aujourd'hui dissé­

minée au gré de vents.

Je remercie particulièrement G. Destrée pour son intérêt» ses conseils et ses “coups de pouce”. Que les

“théoriciens” de l'équipe de J. L. De Coen et S. Wodak» les membres du service de Chimie Générale I et plus particu­

lièrement C.

remerciements suscités.

Enfin»

technique à la Cette 1 'IRSIA.

Renneboog trouvent ici l'expression de mes pour la sympathie et les échanges qu'ils ont

je remercie J. Vanophalvens pour son apport réalisation de ce travail.

thèse n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de

(8)

H amie t a.i

Résumé

Notre travail est consacré à l'étude théorique de la conformation des enképhalines> pentapeptides opioïdes endogè­

nes# en solution aqueuse. Dans la première partie# nous avons calculé les propriétés moyennes de plusieurs analogues des enképhalines en partant de l'hypothèse que ces molécules sont flexibles et# par conséquent# existent en solution sous forme d'un ensemble de conformères. Cette hypothèse# basée sur un certain nombre d'observations rapportées dans la littérature#

privilégie le mode d'interaction avec le récepteur décrit par une succession d'étapes et appelé mécanisme "zipper".

Le calcul est basé sur une approche statistique# la méthode de Monte Carlo - Métropolis qui permet de construire#

sans sélection préalable# un échantillon représentatif des conformations par évaluation de l'énergie conformationnelle exprimée grâce aux fonctions potentielles semi-empiriques.

Les propriétés calculées# à savoir l'efficience du transfert non radiatif d'énergie d'excitation électronique entre deux luminophores et les constantes de couplage ">J/^

hch

,

c

>

sont comparées aux propriétés mesurées par fluorescence et par résonance magnétique nucléaire par les groupes du Dr. P.W.

Schiller <Montréal) et du professeur B. P. Roques (Paris) principalement.

L'accord entre les résultats expérimentaux et nos résultats théoriques est en faveur de l'hypothèse selon la­

quelle la conformation des enképhalines et de leurs analogues étudiés# comprenant notamment des composés ou la glycine—2 est remplacée par une alanine D ou L et des composés N-méthylés en position 4 et 5# est# en solution aqueuse# caractérisée par un équilibre dynamique entre de nombreux conformères ayant des structures spatiales très variées. Celles-ci s'étendent des conformations reployées aux conformations étendues# les pre­

mières représentant une fraction plus importante de l'ensemble que les secondes. Nous avons aussi montré que les tournants p qui sont souvent cités dans la littérature en tant que conformations représentatives des enképhalines# ne forment pas un ensemble prépondérant de cette population.

M?me si le solvant influence manifestement la conforma­

tion des hormones peptidiques comme les enképhalines# sa

présence n'est prise en compte dans les calculs mentionnés

ci-dessus que d'une manière très globale par l'intermédiaire

des fonctions potentielles représentant l'énergie intramolécu-

(9)

laire du peptide. C'est pourquoi» dans la seconde partie du travail» nous avons introduit explicitement les molécules du solvant» en comparant les énergies d'hydratation relatives et l'hydratation» au niveau microscopique» des trois conformères du tétrapeptide N—terminal des enképhalines TYR—GLY-GLY-PHE.

Pour ces trois modèles» chacun des conformères du soluté» pris sous forme zuiittérionique» est entouré de plus de trois cents molécules d'eau» ce qui correspond à une double couche de molécules du solvant autour d'une molécule du soluté.

La simulation de l'ensemble solvant-soluté est réalisée par une méthode de Monte Carlo - Métropolis qui permet de calculer les caractéristiques de la structure du solvant autour du soluté.

On obtient ainsi une représentation du solvant au voisinage du soluté au niveau microscopique» représentation qui n'est acces­

sible expérimentalement que pour des cristaux hydratés.

La conformation la plus étendue du tétrapeptide <Et) qui a ainsi été étudiée a une énergie d'hydratation plus favorable que celle des deux autres conformations envisagées»

celle stabilisée par un lien H intramoléculaire déterminée par rayons-X dans le cristal <Rx) et celle reproduisant le mieux les caractéristiques géométriques des opiacés rigides proposée dans la littérature comme étant la conformation active sur le récepteur morphinique y <Mu).

Nous avons aussi examiné l'organisation des molécules du solvant dans la première couche de solvatation des trois conformations du peptide par l'intermédiaire des fonctions de distribution radiale des atomes du solvant et des atomes du soluté. Ces fonctions permettent de calculer» par intégration»

le nombre moyen de molécules d'eau dans la première couche d'hydratation des atomes do peptide et le nombre moyen de molécules d'eau liées par un lien H aux atomes polaires du peptide. A partir d'un critère de distance entre le groupe donneur du proton et le groupe accepteur de celui-ci» on obtient qu'en moyenne 15.7 <Et)» 14.2 (Mu) et 13. 1 <Rx) liens H sont formés entre les molécules d'eau et les atomes du soluté.

Parmi ces liens H» les plus nombreux sont ceux formés avec les groupes chargés terminaux du peptide et l'hydroxyle de la tyrosine. La structure du solvant ainsi obtenue est visualisée par 1 'intermédiaire d'une configuration instantanée du solvant autour de chacun des conformères étudiés.

Pour les deux méthodes utilisées pour simuler le comportement des enképhalines et du tétrapeptide TYR-GLY-GLY—

PHE en solution aqueuse» l'influence des divers paramètres intervenant dans les calculs et la reproductibilité des résul­

tats obtenus sont examinés. Finalement» les résultats de cette étude suggérant la présence de conformations multiples des enképhalines en solution aqueuse» sont examinés du point de vue biologique» en relation avec l'existence de différents récep­

teurs des peptides opioïdes.

(10)

Than are dreamt of in your philosophy.

Uamlet 1.5

I INTRODUCTION

s 1 ' un L'opium et douleur et produire n'est que depuis entrevoir le mécanisme quand< indépendamment couverte dans les tiss de sites stéréospéci ans plus tardj quand 1 confirmée <4-6). C' identifièrent ce ligan peptides»

es dérivés s euphorie depu e dizaine d de leur a

> trois lab us du cerveau fiques morph 'existence d' est Hugues e d comme étant

ont utilisés po is la Grèce ant 'années que 1' ction. D'abor oratoires annon de mammifères inophiles (1—3) un ligand end t coll. (7) qui

un mélange de

ur apaiser la ique mais ce on commence à d» en 1973, cèrent la dé—

(porc, rat. . . ) Puis, deux ogène a été les premiers deux penta—

Tyr - Gly — Gly — Phe - Met et Tyr - Gly - Gly — Phe — Leu

qu'ils nommèrent Met-enképhaline et Leu-enképhaline. Depuis, cette découverte suscite annuellement des centaines de travaux recencés régulièrement (8,9), qui touchent à de nombreux domaines, chimie des peptides, biochimie, neurobiologie...

Cette découverte a également entraTné celle de l'existence dans de nombreux tissus d'un réseau de peptides contenant la séquence des enképhalines, peptides qui résultent de la convei—

sion d'au moins trois protéines précurseurs génétiquement distinctes (10 et références citées). Nous nous limiterons ici à indiquer les grands axes qui permettront de situer notre travail.

L'activité analgésique des peptides morphinomimétiques se manifeste, in vitro, dans des bioétalonnages classiques (inhibition de la libération de neurotransmetteur par le vas deferent de souris ou le muscle longitudinal de l'iléon de cobaye stimulé électriquement) aussi bien que par leur affinité spécifique pour les récepteurs des opiacés situés dans les membranes du cerveau. Elle se manifeste, in vivo, par l'inhi­

bition des réactions à la douleur (pincement de la queue chez le rat ou la souris, test de la plaque chauffante). Cependant, l'activité analgésique des enképhalines administrées par voie intraveineuse est faible et de courte durée à cause de la dégradation enzymatique.

Le caractère analgésique endogène des enképhalines a

(11)

ouvert une nouvelle voie pour la recherche de l'analgésique idéal qui ne provoquerait ni la tolérance ni la dépendance qu'entraînent opiacés et enképhalines. Aussif des centaines d'analogues ont-ils été synthétisés» puis testés» en modifiant systématiquement et empiriquement les pentapeptides naturels pour en optimiser les propriétés (11). Cette méthode permit de découvrir que le remplacement de la Gly-2 par une D-Alanine augmente la résistance contre la dégradation enzymatique (12»

13) et élève l'activité morphinomimétique par incorporation d'autres éléments structuraux (14-16). Malheureusement» le problème de la morphinomanie n'a pas encore été éliminé.

L'approche empirique de la conception de nouveaux analogues a pu être améliorée par l'étude des relations structure—activité (11»17) et par une meilleure connaissance du comportement des enképhalines et de leur récepteur.

Malheureusement» la structure du récepteur reste» jus­

qu'à présent» inconnue» malgré les efforts entrepris pour le solubiliser (18-22) et le purifier (23). Aussi s'est-on limité à définir la topographie du récepteur complémentairement à ses ligands rigides» la morphine et ses dérivés» en s'inspirant du vieux paradigme selon lequel un ligand s'adapte à son récepteur comme une clé à sa serrure. Les modèles du récepteur morphino—

phile ainsi obtenus (24»25) ne facilitent cependant pas l'éla­

boration de nouveaux analogues car le mécanisme moléculaire de l'interaction ligand-récepteur est mal connu» et parce que les problèmes qui se posent sont nombreux.

En effet vraisemblab1ement posant ainsi à récepteur» ce qui tranSConformation

le ligand endogène» un flexible» doit d'abord être des altérations. Ensuite» i peut nécessiter un ou des

du ligand ou encore une dynamique du ligand et du récepteur» avan biologique ne soit induite. Les enképhalin sujettes à l'action d'enzymes spécifiques qu (aminopeptidases» carboxypeptidases et autre réf : 12»26-36 ). Enfin» le récepteur des en pas unique mais multiple l'existence de différents a en effet été déduite de nombre (37-41) et par l'activité spécifique de certai un site particulier. Ces récepteurs sont dis trois lettres ja > h et \C.

peptide linéaire transporté» s'ex- 1 doit se lier au cofacteurs» une transeonformation t qu'une action es sont également i les dégradent s enképhalinases»

képhalines n'est trois récepteurs uses expériences ns analogues pour tingués par les

La modélisation d'un récepteur» complémentairement à son ligand implique la connaissance de la structure du ligand.

Les molécules peuvent Ftre observées par l'intermédiaire de la cristallographie aux rayons-X» mais si la molécule possède une certaine flexibilité» les conformations ainsi observées (42»43) peuvent ©tre très différentes de celle existant sur le récep­

teur. Donc» on doit recourir à une combinaison de techniques

spectroscopiques et théoriques et à la comparaison avec d'

autres molécules actives ou inactives» pour déterminer les

caractéristiques conformationnelles du ligand impliquées dans

(12)

le processus de reconnaissance du récepteur.

La comparaison de la structure des opiacés et des enképhalines permit rapidement de déterminer les éléments structuraux nécessaires (mais non suffisants.' ) pour conférer aux enképhalines leurs propriétés analgésiques la tyrosine N-terminale et plus particulièrement ses groupes amine et phénol que 1 ■'on retrouve dans la plupart des opiacés est indispensable à l'activité (44»45) (voir schéma ci-dessous).

C'est pourquoi la tentation est grande d'attribuer à la tyrosine la conformation qui reproduit le mieux celle de la tyramine de la morphine» alors que cette conformation possède une énergie défavorable (46). En l'absence de similitude structurelle évidente entre le ligand endogène et les opiacés»

les méthodes spectroscopiques et théoriques ont été utilisées pour déterminer la conformation des enképhalines et de ses divers analogues» afin de préciser les caractéristiques struc­

turelles générales de ces peptides» étant donné que l'étude du processus de reconnaissance hormone (neurotransmetteur) récep­

teur ainsi que les relations entre la structure et 1'activité nécessite une connaissance préliminaire de la conformation des molécules peptidiques impliquées.

Met

Morphine Enképhalines

Différentes conformations ont été suggérées à la suite de l'analyse conformationnelle expérimentale en solution» mais les résultats obtenus dépendent appréciab1ement de la méthode utilisée et du solvant considéré. Dans le diméthylsulfoxyde (DMSO)» un tournant pi sur les résidus Gly-3 et Phe-4 a été mis en évidence par des mesures de résonance magnétique nucléaire du proton (47» 48) et du C (49) et par des mesures de dichroïsme circulaire (50). Cette conformation doit sa stabi­

lité à la présence d'un lien hydrogène et d'une interaction

favorable entre les groupes chargés terminaux. Deux types de

(13)

conformations ont été mis en évidence à l'état cristallini en fonction du solvant utilisé lors de la cristallisation. Dans un cas> on observe un tournant impliquant les deux glycines (42) ce qui confère au peptide une similitude conformationnelle avec la morphine (44). tandis que dans l'autre (43) deux molécules forment un feuillet plissé, la t§te de l'une intera­

gissant avec la queue de l'autre, et ne forment que des liens H intermoléculaires.

Les méthodes théoriques basées sur l'évaluation de l'énergie conformationnelle au départ de fonctions potentielles semi-empiriques arrivèrent également à des conclusions diver­

gentes : soit qu'une conformation ( tournant jBII' 5-2) est prépondérante (51). soit qu'il existe un équilibre entre conformations reployées et étendues (52). Finalement. en solution aqueuse. la flexibilité des enképhalines fut mise en évidence par des mesures de dichroïsme circulaire (53). de résonance magnétique nucléaire (54-56) et par spectroscopie Raman (57).

Ces résultats apparemment contradictoires soulignent l'importance de la détermination de nombreux paramètres struc­

turaux. le besoin de combiner un ensemble de techniques et la nécessité de comparer les résultats obtenus pour un ensemble d'analogues, actifs et inactifs, pour arriver à une représenta­

tion de la réalité dans toute sa complexité. Il faut insister sur le fait qu'une méthode expérimentale, quelle qu'elle soit, ne peut fournir des informations sur la conformation du peptide que pour autant que la conformation soit définie à l'échelle de temps propre à la méthode. Un peptide flexible pourrait fournir des paramètres spectroscopiques qui ne reflètent aucune des conformations présentes mais simplement une moyenne pondé­

rée des populations présentes. Il est indéniable, qu'une étude exhaustive d'analogues contraints (58) et d'analogues cycliques actifs (59—61). voire d'analogues spécifiques à un récepteur (60—63) permettrait de mieux cerner la conformation active des enképhalines sur un récepteur particulier ainsi que de. in fine. sélectionner parmi les modèles obtenus ceux qui tolèrent l'ensemble des contraintes et des paramètres définis.

L'importance de la connaissance du comportement et de la conformation des enképhalines. et plus généralement de toute molécule ayant un rôle biologique, vient d'Çtre montrée et les problèmes que ces études rencontrent ont été soulignés.

C'est à étendre et améliorer cette connaissance que. bien

modestement, ce travail veut contribuer.

(14)

II BUT DU TRAVAIL

vouloir préci- analogues en l'analyse conforma- performances des Nous nous sommes volontairement limité à

ser le comportement des enképhalines et de leurs solution aqueuse par l'intermédiaire de

tionnelle théorique rendue possible par les

ordinateurs actuels. Ce solvant a été privilégié car aucune méthode expérimentale ne peut fournir des indications suffisan­

tes sur le type de conformations et le comportement qu'adopte une molécule peptidique en solution dans l'eau et parce qu'il existe dans la littérature un grand nombre de données expéri­

mentales concernant ce solvant. D'autre part, l'eau est aussi le constituant principal des systèmes biologiques, et la solution aqueuse est probablement le solvant le plus proche de l'environnement du peptide avant qu'il ne se lie à son récepteur. Enfin, malgré sa complexité et ses propriétés physiques inhabituelles, l'eau est le solvant le plus étudié et par conséquent le mieux connu.

Dans la première partie de ce travail, nous nous sommes proposé de développer un modèle théorique destiné à Ftre confronté avec l'ensemble des propriétés expérimentales mesu­

rées en solution aqueuse, celles mesurées par le transfert d'énergie d'excitation électronique (P.W. Schiller et collabo­

rateurs, 64-68) et par la résonance magnétique nucléaire.

Nous avons admis comme hypothèse de départ que les enképhalines se présentent sous forme d'un ensemble de confor—

mères. Les propriétés de cette population ont été calculées par l'intermédiaire d'une méthode de Monte Carlo, ce qui nous a permis, contrairement à la plupart des travaux antérieurs, de tenir compte de tous les états conformationnels des résidus isolés de poids statistique supérieur à 0.0001. Dans les calculs, les interactions entre tous les atomes ont été prises en considération. La comparaison des propriétés expérimentales et calculées permet de juger de la validité du modèle théorique de départ.

La capacité de calcul d'envisager les propriétés d d'une molécule de la taille de solvant. C'est pourquoi dans le solvant n'est pas repré intervient par l'intermédiaire

des ordinateurs actuels ne permet

'une population de conformères

s enképhalines qu'en l'absence du

la première partie de ce travail

senté de manière explicite mais

des fonctions potentielles inte—

(15)

ratomi ques.

Dans cette première partie^ l'influence sur les pro­

priétés conformationnelles de la substitution d'un acide aminé par un autre» celle de la variation du nombre total d'acides aminés et celle produite par une contrainte due à la présence d'un acide aminé Noc-méthylé ainsi que l'influence de l'intro­

duction d'un groupe dansylé <qui confère aux enképhalines des propriétés intéressantes, 68-70) a pu §tre déterminée.

Il s'avère en vertu de l'étude décrite ci-dessus que la présence en solution aqueuse d'une population de conformères est en accord avec les valeurs de l'ensemble des propriétés déterminées expérimentalement. La population de conformères est composée de conformations qui vont des formes très re—

ployées jusqu'aux formes étendues.

Afin de préciser l'influence de l'hydratation sur cette population, nous avons développé dans la seconde partie de ce travail un modèle théorique dans lequel les molécules du solvant sont représentées explicitement. Nous nous sommes plus particulièrement proposé d'examiner l'effet de l'hydratation sur les formes reployées et étendues du peptide. La méthode de Monte Carlo qui permet de déterminer les positions d'équilibre moyennes des molécules d'eau autour d'un soluté sera mise à profit pour obtenir une image microscopique de l'ensemble eau-peptide.

Les performances des calculateurs accessibles imposent une limite sur la taille du système à considérer et ne permettent que le calcul de la structure de l'eau autour d'un peptide figé dans une conformation déterminée. Notre choix s'est porté sur le tétrapeptide N-terminal des enképhalines

Tyr - Sly - Gly - Phe

qui est le plus petit fragment doté d'une activité biologique, m?me si elle est très faible. Cette molécule sous forme

zwittérionique a été étudiée à l'état cristallin par rayons-x et par RMN en solution aqueuse dans les laboratoires du professeur Roques <71-73). Nous avons choisi trois conforma­

tions de ce tétrapeptide : une forme reployée identique à la forme cristalline <71), une forme étendue choisie dans une population de conformères obtenue par calcul et une forme reployée proposée par B. P. Roques et ses collaborateurs comme étant la conformation active sur le récepteur morphinique

^ <168).

Dutre l'évaluation de l'énergie d'interaction entre le

peptide et l'eau, le modèle fournit une image microscopique du

solvant autour du peptide, image qui n'est pas accessible

expérimentalement. Elle peut néanmoins Ftre confrontée avec

les résultats expérimentaux ou comparée aux résultats obtenus

par cristallographie des cristaux hydratés montrant les inte—

(16)

ractions entre le peptide et les molécules d'eau.

La seconde partie du travail est un complément indis­

pensable de la première» car pour les peptides l'hydratation

des groupes polaires et apolaires est un déterminant essentiel

de la conformation» et parce que la fixation d'un ligand sur

son récepteur» comme le reploiement de la protéine» est dirigé

par les forces hydrophobes.

(17)

III APPLICATION DU CALCUL CONFORMATIONNEL A L'ETUDE DES ENKEPHALINES EN SOLUTION

Les méthodes expérimentales qui permettent d'étudier la structure spatiale d'un peptide en solution fournissent tantôt une description détaillée d'éléments structuraux distincts <les valeurs des angles de torsion déterminées grâce aux constantes de couplage en résonance magnétique nucléaire par exemple)<

tantôt une description globale de la structure secondaire de la molécule sans détails essentiels (dichroïsme circulaire). Le problème de la détermination de la conformation de la molécule n'est donc pas entièrement résolu ainsi et se complique encore si les grandeurs mesurées correspondent à une moyenne sur un ensemble de conformations et non à une seule et unique conformation.

Ces difficultés engagent à s'aider de l'analyse confor­

mationnelle pour obtenir une image plus exacte et mieux détaillée de<s) la conformation(s) accessib le<s) au peptide.

Le but de telles études sera soit de déterminer une conforma­

tion active sur le récepteur <25*52>74-76) soit de proposer une interprétation des résultats expérimentaux (51*77—79). Dans ce dernier cas* l'analyse peut ?tre faite en faisant l'une des deux hypothèses suivantes* à savoir qu'il existe une seule conformation de basse énergie ou bien une distribution de conformations. Nous avons retenu cette dernière hypothèse et nous l'avons vérifiée en comparant les résultats obtenus à l'ensemble des résultats expérimentaux obtenus par fluorescence et RMN. Ces deux méthodes expérimentales fournissent en effet des renseignements complémentaires sur la conformation. La RMN permet de relier les constantes de couplage l'angle de torsion autour de la liaison N-Coc*^ bien que de manière non univoque. Les résultats de fluorescence complètent cette détermination en précisant la distance entre deux chaînes latérales* distance qui est elle-mâme fonction de la conforma­

tion du squelette peptidique.

(18)

Hamlel t.

IIIA METHODES

Le calcul de 1 •'énergie d'un peptide dans une conforma­

tion particulière nécessite la connaissance de la géométrie de la molécule et celle de l'expression de l'énergie intramolécu- laire (#1). A l'aide de ces paramètres on peuti en principe»

générer autant de conformations que l'on désire et sélectionner les conformations les plus probables. En pratique cependant»

le calcul nécessiterait plusieurs milliers d'années d' un puissant ordinateur pour explorer l'espace conformationnel accessible à un pentapeptide. Aussi est-on obligé de recourir à une stratégie <#2> pour approcher au plus près le milliard de milliards de conformations que peut théoriquement prendre le pentapeptide. Un ensemble représentatif de ces conformations peut alors servir au calcul des propriétés de la molécule dépendant de la conformation l'efficience du transfert d'énergie non radiatif (#3) et les constantes de couplage de la RMN (#4).

#1 Géométrie et potentiel

La conformation d'un peptide est obtenue à partir de la valeur précise des longueurs de liaison et des angles de valence. Ces valeurs varient quelque peu d'un composé à l'autre et oscillent légèrement autour de valeurs moyennes.

Les paramètres utilisés ici <SO) sont obtenus à partir des cristaux d'acides aminés et font maintenant l'objet d'un large consensus. Ils permettent de calculer les coordonnées carté­

siennes de tous les atomes de la chaîne pour des angles de rotation donnés.

L'énergie intramoléculaire d'une conformation est scin­

dée en quatres contributions : les interactions de Van der Waals» les interactions électrostatiques entre atomes non liés»

les liens hydrogène et l'énergie de torsion autour des liaisons simples» ce qui donne

E vw + E + E

LH ^ T

Cette décomposition de l'énergie intramoléculaire rend possible

la paramètrisation de l'énergie. mais elle représente une

approximation car les quatre termes dépendent dans une certaine

(19)

mesure les uns des autres. L'énergie potentielle de la molécule est représentée par un ensemble de contributions additives des paires d'atomes présentes dans la molécule. Les paramètres utilisés ici sont dérivés de l'étude des propriétés thermodynamiques de molécules modèles (80). Les fonctions potentielles obtenues selon ces principes sont qualifiées de semi-empiriques.

L'énergie de Van der Maals et du lien hydrogène sont calculées grâce à un potentiel du type Lennard — Jones:

"v V = - a. / r + b 1

/ r li

chaque atome est caractérisé par un couple de paramètres au >

bu et les paramètres a^x

j

bu' sont obtenus par une combi­

naison des paramètres a ' et b; > b;; (80).

n

L' énergie électrostatique coulombienne entre monopoles:

résulte de 1' interaction

= D.r,-

les charges des atomes et la constante diélectrique (3.5) sont données dans (SI). La constante diélectrique caractérise le solvant» la valeur utilisée ici représente l'environnement d'un peptide (d'une protéine) en solution aqueuse.

A la rotation autour d'une liaison simple entre deux atomes i et j est associée une fonction potentielle de torsion du type

E = (V/2H1+ c- cos ( dô ))

ou Ç est l'angle de torsion» d est l'ordre de l'axe de symétrie» V est la barrière de rotation et Ci^vaut +1.

Les paramètres géométriques sont considérés comme cons­

tants (80) et par conséquent l'expression de l'énergie confor­

mationnelle ne tient pas compte de la variation des longueurs de liaison et des angles de valence. Les paramètres utilisés ici ont été revus en 1975 et 1983 (82)» mais ces nouvelles fonctions sont plus difficiles à utiliser car les interactions ne sont pas toutes traitées de la mâme manière (82).

Tous les atomes des chaînes latérales des acides aminés sont représentés individuellement» à l'exception du groupe méthyle qui est remplacé par un atome composite (83). L'éner­

gie des liens H est négligée car on considère qu'en solution aqueuse les liens H intramoléculaires ne sont ni plus probables ni plus favorables que les liens H intermoléculaires avec les molécules du solvant. Les charges du groupe dansyle et des bouts de chaTnes chargés et CDD”* ont été précédemment calculées par des méthodes quantiques (CNDO) (Oth» communica­

tion privée et M. Leclerc (thèse»1977) et R. Guillard

(20)

<thèse»1982))» les charges nettes des groupes ionisés sont divisées par 2 pour tenir compte de l'hydratation de ces groupes et de 1'effet des contre-ions.

#2 Méthode statistique

Devant l'impossibilité de générer l'ensemble des con­

formations» une première approche serait de négliger les conformations qui» au niveau de l'unité peptidique indépendante de chacun des acides aminés» ont une énergie élevée et ne peuvent par conséquent mener à des structures de basse énergie.

On risque alors de négliger des conformations qui au niveau local ont un faible poids statistique mais qui par des interactions à longue distance peuvent donner des structures de basse énergie. De plus» m^me si on se limite aux conformations dans un intervalle d'énergie raisonnable» de 3 à 4 Kcal/mole»

plusieurs jours seraient nécessaires pour calculer les pro­

priétés d'un tel ensemble.

Nous avons choisi d'effectuer nos calculs à l'aide de l'algorithme de Monte Carlo do à Metropolis et al. mis au point pour l'étude de l'équation d'état des liquides (84) et appliqué ensuite à l'étude des chaînes polypeptidiques (85) qui permet d'obtenir un échantillon boltzmannien de conformations tenant compte des interactions entre tous les atomes de la chaîne.

Le principe de la méthode est le suivant:

a) on construit N chaînes en choisissant au hasard la séquence des angles 'f» H

t

' et qui déterminent la conformation de ces chaînes»

b) chacune de ces N chaînes est ensuite modifiée M fois» par un choix aléatoire des angles de rotation correspon­

dant à un acide aminé tiré au hasard»

c) la nouvelle conformation est acceptée ou rejetée selon un critère énergétique basé sur la différence d'énergie 4E entre les deux dernières conformations. Si est négatif ou nul» la dernière structure plus stable que la précédente est définie comme la nouvelle. Si ÛE est positif» la dernière structure est la nouvelle avec une probabilité égale au facteur de Boltzmann exp-<ÛE/kT). Si ce facteur est plus grand qu'un nombre aléatoire X compris entre O et 1» la dernière structure est choisie comme la nouvelle. Dans le cas contraire» la précédente est prise à nouveau comme la nouvelle.

On peut montrer (84) que cet algorithme permet d'obte­

nir NxM chaînes dont la distribution déterminée par la probabi­

lité de présence de chaînes ayant respectivement les énergie E^

et E/ tend vers la distribution de Boltzmann é

P. / P - =exp-( (E: -E. )/kT)

■3 6

lorsque le nombre de chaînes NxM est grand.

(21)

Pour améliorer la convergence de ce processus» les chaTnes aléatoires sont construites par un choix au hasard des angles -f et ^ dans l'espace conformationnel de basse énergie

<E^3. 75 kcal du minimum) de l'unité peptidique correspondante.

Les angles de torsion des chaTnes latérales sont choisis au hasard parmi les multiples de 30"»à l'exception des angles des résidus aromatiques qui sont limités à +90'* (86). De plus»

les N chaTnes de départ ne peuvent avoir une énergie défavora­

ble due à un (ou plusieurs) contacts courts.

Les propriétés moyennes sont calculées à partir de l'échantillon de 10x1000 chaTnes ainsi obtenues. La valeur d'une propriété <X> est calculée à partir des valeurs X de cette propriété associée à chaque conformation i:

<X> = < 1/NxM) 51 X- L ^

Nous montrerons que la taille de l'échantillon est suffisante pour obtenir une bonne reproductibilité des propriétés étudiées et qu'ainsi la dispersion des résultats peut gtre négligée.

#3 Calcul des propriétés liées au transfert d'énergie non radiatif

L'efficience du transfert non radiatif de l'énergie d'excitation électronique entre deux luminophores fixés sur une m§me chaTne est une fonction de la distance qui les sépare. La mesure de cette grandeur permet donc de déterminer les dimen­

sions moyennes de molécules biologiques.

Ce type de transfert est un cas particulier de couplage entre deux dipoles de transition et correspond au couplage très faible (87). Si un luminophore excité se trouve au voisinage d'un second luminophore à l'état fondamental» la vitesse de désexcitation du premier résulte de trois modes : 1' émission de fluorescence (constante cinétique kp )» l'extinction de fluorescence (quenching k«, ) et le transfert non radiatif

(k-r).

Si la molécule est rigide» l'efficience du transfert (T) est décrite par le rapport

T = k^/(k,+k +k^ )

T T Q F

La relation (88)

9 K^(lnlO) 1

k = --- X X --- —

128 7ir^n''N' Tl' - FD r^ I

relie k.^. à la distance séparant les centres des luminophores(r^ )

(22)

avec intégra donneur n = indice

n

; = nombre temps d

du spectre d^émission du de 1 'accepteur

= facteur d'orientation déterminé par l'orientation relative des moments de transition des luminophores donneur et accepteur.

On appelle distance critique distance pour laquelle l'efficience vaut

de Forster (R

q

) la 1/2 c'est-à-dire que + k.

Cette distance permet d'exprimer k.j- sous la forme 't X ( R

q

/ r^

où T = durée de vie de l'état excité du donneur en l'absence de transfert. Ceci nous permet d'exprimer l'efficience sous la forme

T =

6 t,

1+ Rc/T'e

qui autorise le calcul de à partir de l'efficience et de Rg.

Cependant le facteur d'orientation inclus dans l'expression de Rp n'est généralement pas déterminé par l'expérience et peut varier de O (moments de transition perpendiculaires) à 4

(moments colinéaires>î aussi introduit-on (89) la notation

pour séparer le facteur dépendent de la nature des

k î b

R«= K

d'orientation (K^) des facteurs qui luminophores et du solvant regroupés dans la "constante

maintenant s'écrire

spectroscopique" L'efficience peut

T =

(K^/rJ )

1 + )

Pour des molécules du transfert est 1'ensemble des conformations de

flexibles» la valeur mesurée de une valeur moyenne <T> qui distances Vg

la molécule.

caractérisant les Le type de moyenne à

1 'efficience résulte de différentes considérer est déterminé par la

entre les luminophores excité

chaTne.

qui résulte des

valeur de la variation de la distance 'p durant le temps de vie dans l'état mouvements de diffusion des bouts de

Pour tous les exemples traités ici» la variation de la

distance entre les luminophores pendant le transfert (^r^ ) est»

(23)

au maximum! de l'ordre de 1 Â. En effet» on a <90) A r^ =

ou D» le coefficient de diffusion des bouts de chaTne l'un par rapport à l'autre et la durée de vie du luminophore donneur peuvent ^tre respectivement estimés à 10"^ cm*/sec (valeur pour une molécule comparable à un hexapeptide» 91) et 1.8 10"®sec pour le luminophore tyrosine (92).

Comme cette variation est pe distance observée (9-14 &)» l'efficience talement correspond à un régime statique valeur la plus probable du facteur d'ori l'un des luminophores (indole» dansy faible (94) et quand les luminophor orientations relatives liées aux rotati les» la valeur de l'efficience moyenne l'expression

tite par rapport à la déterminée expérimen- (93). Enfin» comme la entation est 2/3 quand le) a une polarisation es prennent plusieurs ons des chaTnes latéra—

est alors donnée par

< T >

1 + (R, /T^ .f / i

qui nous servira pour tous les analogues de réorientation des lum réorientation des ch rotamères observées e

calculer l'efficienc 1'enképhaline étudié nophores faite ici Tnes latérales et la périmentalement (48»

du transfert pour L'hypothèse de la e justifie par la présence de tous les par exemple).

#4 Calcul des constantes de couplage

Bien souvent» l'application de la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire pour élucider la conformation d'un peptide se base sur la mesure des constantes de couplage H-N-Co(^ -Hot . C'est Karplus (95) qui» le premier» a proposé la relation

J = A cos 2€ - B cos'O + C

pour exprimer la constante de couplage J en fonction de l'angle dièdre ^ qui est relié à l'angle de rotation par la relation

€ = -f - 60° pour un résidu L et

■0 = f + 60 pour un résidu D.

Plusieurs triplets de coefficients ont été proposés (96-98) qui satisfont cette équation.

Nous avons utilisé les coefficients établis par Cung et

coll. (98) pour représenter le comportement des acides aminés.

(24)

Pour tous les acides aminés possédant une chaîne latérale» ces coefficients sont

A=4. 3 B=2. 9 C=4. 3 et pour la glycine»

A=4. 45 B=3. 0 C=4. 45

Si les deux hydrogènes de la glycine sont magné tiq^uement

équivalents» la constante de couplage est moyennée sur les deux

hydrogènes. Il est facile de calculer les valeurs moyennes des

constantes de couplage J par la méthode décrite ci—dessus à

partir de la valeur moyenne do cosinus de l'angle dièdre» en se

basant sur l'équation de Karplus. L'erreur estimée sur ces

coefficients peut conduire à une erreur de ±0.7 Hz sur les

constantes de couplage calculées <9S).

(25)

IIIB ANALOeUES DE L'ENKEPHALINE ETUDIES

Comme indiqué précédemment» ce sont des centaines d'analogues de 1'enképhaline qui ont été synthétisés et testés»

mais une vingtaine d'entre eux seulement ont été étudiés du point de vue conformationnel et ce n'est que pour une dizaine d'analogues qu'on dispose des mesures de constante de couplage et de l'efficience de transfert déterminée par la fluorescence.

Les analogues étudiés ici ainsi que leur activité sont repris au tableau I» pour chacun d'eux nous passerons en revue les résultats publiés dans la littérature relatifs à la conforma­

tion et au comportement du peptide en solution.

Pour rendre possible une mesure du transfert d'énergie non radiatif» la phénylalanine doit Ftre remplacée par un tryptophane. Les propriétés conformationnelles d'une unité peptidique isolée de Tyr ou de Trp étant voisines» on considère généralement que la substitution de Tyr par Trp dans un peptide ne modifie pas les propriétés conformationnelles de ce dernier.

Les analogues des deux types portent le m2me numéro et ceux avec un tryptophane sont distingués par un L'activité de ces derniers est du m?me ordre de grandeur que celle des analogues avec une phénylalanine m^me s'ils sont le plus souvent un peu moins actifs (Tableau I).

La Met—enképhaline <C. I) et la Leu—enképhaline <C. II) ont évidemment été les plus étudiées et serviront donc souvent de référence dans les pages qui suivent. A présent» il semble bien établi que la Met-enképhaline existe sous différentes formes conformationnelles selon le solvant et le pH considéré (55»59). L'interprétation des mesures de dichroïsme circulaire (53) et de résonance magnétique nucléaire (55»59) établit que la Met-enképhaline existe en solution aqueuse à pH < 7 sous la forme d'un équilibre dynamique entre des conformations très variées. Par conséquent» la solvatation de l'ensemble de la molécule est uniforme (99) ce que confirment les mesures de fluorescence» rendement quantique et position du maximum d'é­

mission de fluorescence des luminophores (66). De plus» les liens H et l'interaction t§te—queue entre les groupes chargés sont absents (99). La plupart des travaux théoriques anté­

rieurs utilisant les méthodes de minimisation (52»79) ou de Monte Carlo (77»78) confirment ces résultats» m^me si d'autres auteurs arrivent par minimisation à la conclusion inverse l'existence d'une conformation privilégiée» un tournant pil' sur les résidus 3 et 4 par exemple (51). La flexibilité de la molécule peut s'expliquer par son faible poids moléculaire et la flexibilité du segment Oly - Gly (53). Cet ensemble de faits récuse l'hypothèse (100) de la rigidité du squelette peptidique en solution aqueuse,

le DMSO» la Met-enképhaline adopte giée» probablement un tournant pi

Par contre» en solution dans une conformation privilé—

sur les résidus 3—4 (47»48).

(26)

Tableau I : Numérotation et activité relative --- des analogues étudiés

ACTIVITE REF.

GPI MVD BIN

I TYR - GLY - GLY - PHE - MET 100 100 100 65-67

I ' TRP 27 27 129 65» 66

II PHE LEU 24 38 67

II ' TRP 10 32 67

III D-ALA PHE MET 54 66

III ' TRP 34 66

IV L-ALA PHE 5 66

IV' TRP 2 66

V D-MET PHE PRO-NHj 900 111

V' TRP 300 111

VI GLY (N^CHj )PHE MET 18 18 67

VI ' (N^CHa )TRP 39 46 67

VII PHE (N^CH3)LEU 70 44 67

VII ' TRP 4 31 67

VIII PHE

2 66

VIII ' TRP

2 66

IX PHE MET - THR 84 66

IX ' TRP 59 66

X PHE MET - CDNS ACTIF 69

XI D-ALA ACTIF 69

XII GLY CDNS FAIBLEMENT ACTIF

GPI=guinea pig ileum^ MVD=mouse vase deferens» BIN=binding CDNS= NH-<CHj)j-NH-Dansyle

Le changement de conformation lors du passage d^un solvant è l'autre a d'ailleurs été mis en évidence récemment <99).

Pour la Leu-enképhaline^ l'ensemble des résultats con­

verge vers les mWmes conclusions. Ajoutons que la flexibilité du segment Gly — Gly a été mise en évidence par l'étude d'isomères isotopiques du peptide synthétisé à partir de glycines stéréochimiquement deutériées <ce qui permet de mesu­

rer les constantes de couplage individuelles des deux protons en oc et pas leur somme) (54) et que des mesures de spectrosco- pie Raman témoignent qu'en solution aqueuse la molécule est sous forme ”d'un ensemble de nombreuses conformations différen­

tes” parmi lesquelles "les tournants ne sont pas présents de manière significative" (57). Rappelons également que dans le cristal» la molécule se trouve sous forme d'un tournant stabilisé par deux liens hydrogène antiparallèles (42) ou sous forme d'un feuillet plissé sans liens H intramoléculaires (43).

La mesure du transfert d'énergie non radiatif sur les composés

I' et II' montre que la distance entre les luminophores est

(27)

identique pour les deux composés <é>é>) ce qui tend à établir l'analogie de structure entre les deux peptides.

Les analogues III et IV habilitent l'analgse de l'in­

fluence du remplacement de la glycine-2 par une alanine. S'il s'agit d'une L-alanine (C. IV)» la substitution diminue l'acti­

vité. A l'opposé» s'il s'agit d'une D-alanine <C.III) l'acti­

vité augmente» soit par addition d'une interaction favorable entre le méthyle du résidu et le récepteur» soit par une stabilisation de la conformation sur le récepteur ou encore par un accroissement de la résistance vis-à-vis des aminopeptida- ses. Ce dernier facteur est vraisemblablement le plus impor­

tant car cet analogue n'est que très lentement dégradé (30

, 102 ).

Au point de vue conformationnel. l'analogue III se comporte de la m§me manière que les analogues naturels selon les mesures de fluorescence en solution aqueuse (composés l'.II' et III') (60) et celles de RMN dans le DMSO qui suggèrent l'existence d'un squelette rigide du type tournant m§me si elles ne le prouvent pas (103). Cette rigidité du squelette tolère néanmoins une large mobilité des chaTnes latérales mise en évidence par la mesure du taux de relaxation des protons en RMN (103). Les conformations obtenues par minimisation par Momany et ai. (76) témoignent de l'existence de plusieurs classes de conformations communes aux analogues I»II et III» et corroborent ainsi les résultats expérimentaux.

Par contre» l'analogue IV a un comportement quelque peu différent car les mesures de fluorescence (66) montrent que la distance entre les luminophores est un peu plus courte que celle des trois autres analogues (8.2 A au lieu de 9. 1-9.3 A).

Mgme si ce seul résultat disponible est insuffisant pour tirer une conclusion» il peut ?tre intéressant de mettre le comporte­

ment conformationnel de l'analogue IV en parallèle avec sa faible activité.

Le composé V est l'un des analogues les plus actifs» il est plus actif que la morphine et la p-endorphine (15). Il est protégé de la dégradation enzymatique par la présence d'une D-méthionine en seconde position et par une prolinamide termi­

nale. Son spectre de dichroïsme circulaire en solution aqueuse (pH < 7) est le mgme que celui de la Met-enképhaline (105).

L'hydrophobicité des chaînes latérales favorise la rigidité de la molécule et des conformations plus reployées que celles des enképhalines naturelles (106). Cette rigidité peut augmenter la vitesse d'association de la molécule et de son récepteur en limitant la perte d'entropie lors de l'association avec le récepteur. L'action conjuguée de la rigidité et de la résis­

tance à la dégradation enzymatique peut expliquer le potentiel analgésique de cet analogue.

Les deux composés suivants se distinguent de la Met-en-

képhaline et de la Leu-enképhal ine par la Noc-méthy lation de la

phénylalanine (C. VI) ou de la leucine (C.VII). Ils conservent

(28)

une partie de l''activité de leur analogue apparenté bien qu''ils empgchent la formation des liens H qui stabilisent les confoi—

mations en tournant p. De plus» l'activité du composé VI établit la dissemblance entre la conformation cristalline de la Leu-enképhaline et la conformation sur le récepteur. En effet»

VI ne peut prendre une conformation analogue à celle qu'on observe dans un des cristaux (42)» car l'espace conformationnel occupé par la phénylalanine de ce cristal est inaccessible à une phény lalanine Not-méthylée et le lien H entre l'oxygène do CO de la tyrosine et l'hydrogène du NH de la phénylalanine observé dans le cristal ne peut ?tre présent dans le composé VI

(42» 78).

Nous nous intéresserons également au comportement du tétrapeptide N-terminal des enképhalines (C. VIII) et de l'hexa- peptide correspondant au fragment 61-66 de la p—endorphine (C.IX) le tétrapeptide parce qu'il est souvent considéré comme le fragment minimum gardant une certaine activité (11) et 1'hexapeptide car un allongement de la partie C-terminale des enképhalines n'altère pas l'activité biologique (66) bien qu'il puisse modifier les propriétés conformationnelles. Les résul­

tats expérimentaux montrent que le tétrapeptide en solution aqueuse est déployé quelque soit l'état d'ionisation (71»72) et suggèrent l'existence d'une conformation étendue moyennée (73).

A nouveau» dans le DMSG» une conformation reployée semble privilégiée (73). Dans le cristal» les trois liens peptidiques forment une hélice qui rejette les deux cycles aromatiques vers l'extérieur (71)»ce qui est pour le moins inattendu pour un petit peptide.

Enfin» trois analogues dansylés seront considérés (C.X»

XI» XII). L'addition do groupe dansyle à la partie C-terminale des enképhalines fournit des peptides fluorescents qui conseï—

vent les propriétés biologiques des composés apparentés (69).

Ces analogues peuvent par conséquent servir à la visualisation des récepteurs opiacés comme cela a été fait grâce à un composé enképhaline — rhodamine (107). Le composé X a permis de mesurer l'activité d'une aminopeptidase spécifique des enképha—

lines par une méthode fluorométrique (70). Ces propriétés font

des enképhalines dansylées des sondes utilisables pour l'étude

des interactions peptide — récepteur et/ou peptide—enzyme par

des méthodes déjà mises au point pour les récepteurs choliner-

gique (108»109) et adrénergique (110) à la condition que le(s)

récepteur(s) et les peptidases soient isolés.

(29)

IIIC RESULTATS

Pour faciliter la seront groupés suivant chimique des analogues de

présentation des résultatsj ceux-ci des critères relatifs à la structure 1'enképhaline étudiés : les composés I à V <#!}> les composés Nolméthglés (#4)> les composés VIII et IX (#5) et les composés dansylés (#7). Cette façon de procéder nécessitera un certain nombre de répétitions dans la présenta­

tion des résultats mais aidera appréciablement le lecteur dans sa tâche.

#1 Influence de la séquence <composés I à V).

a) Fluorescence

Les P gie non radiat II. La distan déduite des va radiatif en seule conforma les composés luminophores s en excellent a tion de la dis l'autre est ég

ropriétés moyennes relatives au transfert d'éner—

if des composés I' à V' sont reprises au tableau ce entre les luminophores tyrosine et tryptophane leurs expérimentales du transfert d'énergie non solution aqueuse en supposant l'existence d'une tion est comprise entre 9. 0 et 9. 4 A pour tous à l'exception du composé IV' pour lequel les ont plus proches. Les efficiences calculées sont ccord avec les données expérimentales et 1'évolu- tance entre les luminophores d'un composé à alement bien reproduite.

La comparai

<Tg> éclaire mieux molécules (Tableau composé III' qui ré une D-alanine> ce sensiblement égales distance moyenne conformément aux ré entre les carbones-

son des distances moyennes calculées <r^> et le comportement conformationnel de ces II). Dans les peptides I' et II' et dans le suite de la substitution de la glycine-2 par s distances sont, pour les trois peptides.

Comparativement, pour le composé IV', la

entre les luminophores est plus petite,

sultats expérimentaux (66). tandis que celle

Oi^terminaux est plus grande.

(30)

Tableau II Propriétés moyennes relatives au transfert d'énergie non radiatif des composés I'—V'.

I'cationique I ' II ' III ' IV' V' I '

expérimental 66 66 66 66 111 64

E 0. 71 0. 70 0. 62 0. 81 0. 80 0. 70 Ro 10. 5 10. 7 10. 2 10. 4 11. 5 10. 7 9. 1 9. 3 9. 4 8. 2 9. 0 9. 3 théorique

< E > 0. 64 0. 64 0. 57 0. 78 0. 77 0. 76

< 9. 3 9. 5 9. 6 7. 8 8. 5 8. 4

< > 6. 6 6. 6 6. 3 8. 0 7. 7 7. 6 E efficience du transfert» facteur spectroscopique rç distance <A> entre les luminophores»

distance (A) entre les Cot-terminaux

Cette diffé molécules l'-IV' s'e interactions locale peptides. La carte te de la L-alanine trouvent au voisinag étendues. Par con dans une chaîne d'ac la chaîne principe squelette peptidiqu luminophores à terminaux correspond courte. Cette rel apparente quand on c distances f<r^) et

rence dans les dimensions moyennes des xplique par les différences au niveau des s des acides aminés qui constituent ces d'énergie de l'unité peptidique indépendan—

montre que les états les plus probables se e de la région qui favorise les structures tre» une glycine ou une D—alanine incluse ides aminés L contribue à un reploiement de le. Il apparaît ici que ce comportement du e entraîne un comportement inverse des une distance accrue entre les carbones—oc

une distance entre les luminophores plus ation entre les deux distances est très ompare les fonctions de distribution des la structure des con

et IV' représentés à

f<r£> (Figure 1) et est aussi illustrée par formères de basse énergie des composés III'

la figure 2.

La figure lA obtenus» les conforma de l'ensemble pour II'» ce pourcentage s conformations étendue

<!')» 9*/. (II') et 13*/.

suggèrent que l'éta solution peut §tre dé structures étendues préférence pour ce de moyennes de r^.

révèle que dans l'ensemble des conformères tions reployées (

t

^< SA) représentent 70X le composé III' . Pour les composés I' et 'élève à 71% et 757. respectivement. Les s (r^> lOÂ) représentent pour leur part SX (III') de l'ensemble. Ces résultats t conformationnel de ces molécules en crit comme un équilibre dynamique entre et structures reployées avec une nette rnier type comme l'indiquent les valeurs

Ces résultats confirment ceux obtenus par Humblet et De

Coen par une procédure de minimisation de l'énergie conforma-

(31)

tionnelle pour la Met-eoképhaline (79) la distance moyenne entre les Co6-terminaux obtenue pour les familles de conformè- res ^tendus et reployés est de 6.0 A. Cette distance est de 6.6 A selon nos calculs. La distancg entre les cycles aromatiques est selon ces auteurs de 9. 3 A (79) en accord avec nos calculs.

Figure 1 Fonction de distribution f(r<^) (a) et f(r^) composés III' <--- ) et IV' <--- ).

(b} des

La présence d'une proline dans la séquence des composés V et V' entraîne la présence en solution de deux types de conformations : l'une qui correspond à la proline trans et l'autre à la proline cis. Cependant< comme la conformation trans est selon les mesures de RMN (105) largement prépondéran—

tei soit égale à 30V. en solution aqueuse (105)> nous nous sommes limité à cette seule conformation, la conformation cis ne pouvant que faiblement modifier les résultats obtenus pour la conformation trans. Il faudrait en effet que la distance entre les luminophores des conformations cis atteigne 16 ^ (ce qui correspond à une efficience de 0.4) pour que les résultats calculés pondérés pour les deux types de conformations soient affectés de manière ^^si gni ficative. Or. une distance entre les luminophores de 16 A ne peut pas §tre atteinte par deux chromophores séparés par seulement deux acides aminés.

Les distances calculées pour le composé V' sont compri—

(32)

Figure 2 : Conformères de basse énergie de III'' et IV' --- montrant la relation inverse entre r^ et rj^

la chaîne latérale de la méthionine est remplacée par un méthyle.

ses entre celles des composés l'-III' et celles du composé IV'.

Cependant! les cinq analogues ne sont pas directement compara­

bles vu la présence d'une amide terminale dans V'. Ce dernier est plus proche de la forme cationique de la Met—enképhaline du fait de l'absence de l'interaction favorable entre les groupes ionisés terminaux par contre présente dans le ziuittérion. Si l'on compare les distances moyennes du composé V' et celles de la Met—enképhaline dans la forme cationique (Tableau II)» la similitude des résultats pour les deux peptides est flagrante.

Comme on pouvait s'y attendre» l'absence d'interaction élec­

trostatique entre groupes chargés favorise des conformations plus étendues du squelette peptidique» m^me si cette influence est moins sensible que celle due à la présence d'une L—alanine.

A nouveau» on remarquera l'évolution inverse des ^rg>.

Les conformations reployées représentent 55% (V') et 61% <I' cationique) de l'ensemble et les conformations étendues 16% et 15% respectivement. La conformation moyennée du composé V' n'est donc pas plus compacte que celle de la Met-enképhali- ne» alors que l'analogue zuii t tér i on i que sans la fonction amide»

de V semble 1'§tre (105).

La comparaison des résultats théoriques obtenus pour la

(33)

Met-enképhaline dans la forme (Tableau II) est également pert distance expérimentale entre fait conclure à Schiller que les line existent sous deux types tion reployée (64). Or nous semblables (correspondant à des deux ensembles de conformations constatation nous rappelle les tion des mesures expérimentales non radiatif de l'énergie d' Guillard) Thèse).

cationique et ziuittérionique inente l'invariance de la les luminophores selon le pH a

deux formes de la Met—enképha—

très similaires d'une conforma—

voyons que deux efficiences Ro voisins) peuvent résulter de sensiblement différents. Cette problèmes liés à 1'interpréta- de l'efficience du transfert excitation électronique ( R.

Plus récemment» la mesure du radiatif entre la phénylalanine et pour la Met - enképhaline et la Leu - distance entre les luminophores ainsi et 8.4 (II) Â si l'on considère la fl et de 7.5 (I) et 7.6 (II) A pour sont sensiblement plus courtes que c composés I' et II' (voir tableau expérimentale sur les mesures de tran nine et la tyrosine est plus grande c limite de sensibilité de l'appareilla

transfert d'én la tyrosine a é enképhaline (1 déterminée est uorescence de 1 le donneur. Ces elles mesurées

II). Cependan sfert entre la ar il faut trava ge.

ergie non té mesurée lia). La de 8. 3 (I) 'accepteur distances pour les t 1 'erreur phénylala—

iller à la

b) Résonance magnétique nucléaire.

Les résultats relatifs à la résonance magnétique nu­

cléaire sont généralement plus difficiles à interpréter que ceux relatifs à la fluorescence car les résultats expérimen­

taux» plus nombreux et parfois divergents» correspondent souvent à des conditions expérimentales différentes de celles qui sont simulées théor.^iquement. Les constantes de couplage expérimentales et calculées pour les analogues I-V sont repri­

ses au tableau III. Pour faciliter la comparaison des résul­

tats et évaluer la valeur des constantes calculées» la racine carrée de la déviation quadratique moyenne est calculée selon la formule (78)

D = ( 1 / N ^ ( J. - )* )'^'^*

où N est le nombre de constantes de couplage correspondant à un composé donné» D est une mesure de 1'"écart" entre les résultats théoriques et expérimentaux. En moyenne» cet écart est de +0.6 Hz c'est à dire du m^me ordre de grandeur que l'erreur maximale estimée pour le calcul des constantes de couplage (0.7 Hz» 98) et que l'erreur estimée sur la détermina­

tion expérimentale des constantes de couplage (0.5 Hz)» alors

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