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Remarques sur les chaleurs spécifiques des vapeurs

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237379

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237379

Submitted on 1 Jan 1878

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Remarques sur les chaleurs spécifiques des vapeurs

H. Pellat

To cite this version:

H. Pellat. Remarques sur les chaleurs spécifiques des vapeurs. J. Phys. Theor. Appl., 1878, 7 (1),

pp.117-123. �10.1051/jphystap:018780070011701�. �jpa-00237379�

(2)

tions sonores sur un

cylindre

en fer ductile de

Norwége,

et

qu’il

a

reproduit

à l’aide de ces

impressions

les vibrations sonores

qui

en étaient la cause.

REMARQUES SUR LES CHALEURS SPÉCIFIQUES DES VAPEURS;

PAR M. H. PELLAT,

Professeur au Collége Rollin.

1.

La chaleur

spécifique

d’une vapeur sous

pression

constante dé-

pend

non-seulement de la

température,

mais encore de la

pression

dans le

voisinage

de son

point

de saturation.

C’est ce

qui

résulte nettement de la considération du

cycle

suivant :

io Prenons i

kilogramme

d’un

liquide

à zéro sous la

pression

P1;

portons-le

à la

température

minima

(t1)

de la vapeur pour la

pression

pi et transformons-le en vapeur saturée.

Il faudra lui fournir une

quantité

de chaleur

Li (chaleur

totale

de

vaporisation).

1

Fig. f.

Surchauffons la vapeur sous la

pression

constante p

i de t1

à T;

il faudra fournir une

quantité

de chaleur

égale

à

Ci représentant

la chaleur

spécifique

de la vapeur sous la

pression

constante P1.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018780070011701

(3)

II8

Le travail extérieur effectué

pendant

ces deux

premières phases

est

égal à

ai et S1 étant les volumes

spécifiques

de la vapeur à T et du

liquide

à zéro sous la

pression

P1.

Gomprimons

la vapeur

de p1

à p2, il faudra fournir

Désignons

par

(- 0)

le travail extérieur.

4° Refroidissons la vapeur de T à la

température minima t2

pour la

pression

P2, en maintenant celle-ci constante.

Il faudra fournir

C2

étant la chaleur

spécifique

de la vapeur sous la

pression

P2.

50 Condensons la vapeur et refroidissons le

liquide de 12

à zéro

sous la

pression

P2. Il faudra fournir

2013 L2.

Le travail extérieur effectué dans ces deux dernières transforma- tions est

égal

à

car les volumes

spécifiques

du

liquide

à zéro sont sensiblement les mêmes sous les

pressions

P1 et P2.

6° Dilatons le

liquide

de P2 à P1, ce

qui

nous ramène au

point

de

départ ;

la

quantité de

chaleur nécessaire à cette dernière trans-

formation et le travail extérieur sont absolument

négligables.

En

appliquant

le

principe d’équivalence

à ce

cycle,

nous avons

A

désignant l’équivalent calorifique

du travail.

Prenons T

très-grand,

la vapeur pourra être considérée comme

un gaz

parfait

dans la troisième

phase.

(4)

L’équation (I)

se

simplifie ;

en vertu de la loi de

Mariotte,

on a

Dans un gaz

parfait

évoluant le

long

d’une

ligne isotherme,

la varia-

tion

d’énergie

interne est

nulle,

d’où

L’équation (I) simplifiée devient,

en faisant T - oo ,

Si l’on admet que la chaleur

spécifique

d’une vapeur ne

dépend

pa s de la

pression,

on a

et

l’équation

devient

Cette dernière relation ne se vérifie pas avec une exactitude suffisante.

Ainsi, pour l’eau,

prenons

d’aprés Regnault,

Le il, membre de la formule

(3)

donne .

Le 2e » » »

Pour l’ é ther ,

(5)

I20

d’après Regnault,

d’après

M.

Wiedemann ,

Le ter membre de la formule

(3)

donne.

Pour le

chloroforme,

d’après Regnault ,

d’après

M.

Wiedemann,

Le Ier membre de la formule

(3)

donne .

La

différence,

au moins pour les deux

premiers liquides,

est en

dehors des erreurs

expérimentales possibles ;

on ne peut donc pas admettre

Ci

-

C2,

c’est-à-dire que la chaleur

spécifique

d’une

vapeur à

pression

constante soit

indépendante

de cette

pression :

les trois

exemples précédents

prouvent que C croît.

L’équation (2)

montre,

du reste,

que la chaleur

spécifique

est in-

dépendante

de la

pression,

pour des

températures

suffisamment

éloignées

de celle de la

saturation ;

en effet pour que

l’expression

r (G2 2013 G1)dt reste finie,

il faut que

(C2-C1)

tende vers zéro

tAs

t2

quand

la

température

s’élève.

(6)

Il serait très-intéressant de connaître comment les chaleurs

spé- cifiques

des vapeurs varient avec la

pression.

La méthode

employée

par 1B1. Eilhard

wiedemann,

pour la recherche de la variation de la chaleur

spécifique

avec la

température (Journ.

de

Phys.,

t.

VII,

p.

9)),

me

paraît

éminemment propre à cette

étude,

au moins pour de faibles

pressions.

II.

La chaleur

spécifique

sous

pression

constante

(C)

et le volume

spécifique (J)

d’une vapeur sont des fonctions de la

pression (p)

et de la

température

absolue

(T).

La détermination

expérimen-

tale de ces deux

fonctions, qui

ne

paraît

pas devoir offrir de très-

grandes

difficultés

(1),

fournirait toutes les données nécessaires à l’étude

thermique

des vapeurs.

On a, en

effet, (dQ) représentant

la

quantité

de chaleur néces- saire à une transformation

élémentaire,

or la

quantité (h)

peut se déduire de la connaissance de

(C).

A cet

effet,

considérons un

cycle

formé de deux

lignes d’égale pression (p)

et

(p + dp),

limitées par deux isothermes

(T)

et

(T’), où T’>T;

soit

(C)

la chaleur

spécifique

sous la

pression

constante

(p),

et

(C+C P dp)

cette

quantité

pour la

pression

(p + dp ). Appliquons

à

ce cycle

fermé réversible le second

prin- cipe

de la

Thermodynamique dQ T

= o; nous aurons

ou,

après

avoir réduit et divisé par la constante

(dp),

(1) M. Herwig a déterminé le volume spécifique ((j) de quelques vapeurs sous diffé- rentes pressions et pour différentes températures.

(7)

I22

Prenons

(T’)

assez

grand

pour

pouvoir

considérer la vapeur

comme un gaz

parfaite

nous aurons

(03BC)

étant la densité de ce gaz

parfait

par

rapport

à

l’air,

c’est-à-

dire la densité

théorique

de la vapeur ; d’où

Substituons dans

(2), remplaçons (T’)

par

l’infini,

il vient

La . Ar

La

quantite a

les valeurs suivantes : f1-

Le calcul du second terme

exige

la connaissance de la fonc- tion

(C).

On peut

seulement,

dès

maintenant,

connaître une

limite

supérieure

à sa

valeur ;

car, en supposant, ce

qui

est vrai-

semblable

que

(C P )

conserve le même

signe (positif),

on a

d (p )

(T1)

étant la

température

inininia pour la

pression (p).

L’équation (2)

du

Chapitre précédent

détermine cette der-

nière

quantité :

il suffit de faire dans cette formule

(8)

elle donne alors

En faisant le

calcul,

on trouve :

Cette limite

supérieure

du second terme est de même ordre de

grandeur

que

lui

car la

quantité dC

doit décroître

rapidement;

on

voit par

qu’il

n’est pas

négligeable

devant le

premier

terme.

EMPLOI DU CHLORURE DE MÉTHYLE COMME AGENT FRIGORIFIQUE;

PAR M. CAMILLE VINCENT.

Le chlorure de

méthyle

peut être

appliqué j udicieusement

à la

production

du froid dans les laboratoires. Je crois

utile,

avant

d’examiner cette

application,

de

rappeler quelques-unes

des pro-

priétés physiques

de ce corps, et

d’exposer

sommairement un pro- cédé nouveau de

préparation qui

permet de l’obtenir en abondance industriellement.

Le chlorure de

méthyle,

dont la

composition

est

représentée

par la formule

C2 H3 C1,

est gazeux à la

température ordinaire;

il est

incolore,

et

possède

une odeur douce et une saveur sucrée rappe- lant celle du chloroforme. Soumis à la

compr ession,

il se résout

facilement en un

liquide

incolore et

très-mobile,

dont la tension de vapeur est de

3m,

13 de mercure à la

température

de I5°. Ce

liquide

entre en ébullition à 201323° sous la

pression

de

om, 76

de

mercure.

Le chlorure de

méthyle

a été découvert en 183 5 par MM. Dumas

e t

lPeligo t, qui

le

préparaient

en traitant l’al cool

méthylique

par

un

mélange

de sel marin et d’acide

sulfurique. Il y

a eu

jusqu’ici

peu

d’applications

de ce corps, en raison de son

prix

élevé et de la

difficulté de sa

préparation

industrielle à l’état de

pureté.

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