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La machine parlante de M. Edison

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237378

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237378

Submitted on 1 Jan 1878

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La machine parlante de M. Edison

Alfred M. Mayer

To cite this version:

Alfred M. Mayer. La machine parlante de M. Edison. J. Phys. Theor. Appl., 1878, 7 (1), pp.113-117.

�10.1051/jphystap:018780070011301�. �jpa-00237378�

(2)

II3

celle du

phonographe.

On

supprimerait

ainsi un intermédiaire et

l’effet serait

plus satisfaisant;

mais nous n’avons pas encore eu le temps de faire cette

expérience.

Sera-t-il

possible

de faire

l’inverse,

de

parler

à Paris dans un

téléphone,

et de faire écrire dans un

téléphonographe

à Saint-Cloud les sons

prononcés

à Paris ? On n’ose

plus

prononcer le mot

inipos- sible ; mais,

si

l’on y réussit,

ce sera, pour les gens

compétents

et

sincères,

un nouvel et immense

étonnement;

car les vibrations de la membrane du

téléphone récepteur

sont d’une

amplitude

extra-

ordinairement

petite.

LA MACHINE PARLANTE DE M. EDISON;

PAR M. ALFRED M.

MAYER,

Ph. Dr., Stevens Institute of Technology, Hoboken, New-Jersey (1).

On

peut

réduire toutes les machines

parlantes

à deux

types :

celle du

professeur Faber,

de

Vienne,

est

l’exemple

le

plus parfait

de

l’un ;

celle de M. Edison est le seul

exemple

de l’autre.

Faber a étudié la source des sons

articulés,

et a construit un or-

gane vocal

artificiel,

dont les diverses

parties remplissent

à peu

près

les mêmes fonctions que les organes

correspondants

de notre

appareil

vocal. Une anche en

ivoire,

vibrant d’une hauteur

variable,

tient lieu de cordes vocales. Il y a une cavité orale dont on

peut

changer rapidement

les dimensions au moyen des touches d’un clavier. Une

langue

et des lèvres en gomme

élastique

font les

consonnes ; un

petit

moulin

à vent,

tournant dans la gorge de l’in- strumenta articule la lettre

R ;

et l’on attache un tube à son nez

lorsqu’il parle français.

Voilà l’anatomie de ce mécanisme véri- tablement merveilleux.

Faber a

attaqué

le

problème

du côté

physiologique.

M. Edison

s’y

est

pris

tout autrement : il

attaque

le

problème,

non à la source

des vibrations

qui

constituent la voix

articulée,

mais

en

considé-

(1) Le Mémoire de M. Niaudet était imprimé lorsque nous avons reçu de M. Mayer

le Mémoire suivant. Nous le ,publions, en supprimant toutefois la description du phonographe de M. Edison, et quelques autres passages qui feraient double emploi.

(Note de la Rédaction.)

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018780070011301

(3)

II4

rant ces vibrations comme

déjà faites, n’importe

comment il les

dispose

de manière

qu’elles s’impriment

sur une feuille de

métal,

et il

reproduit,

en suite de ces

impressions,

les vibrations sonores

qui

les ont faites.

Faber a résolu le

problème

en

reproduisant

les causes méca-

niques

des vibrations de la

voix ;

Edison l’a résolu en obtenant les

effets mécaniques

de ces vibrations. Faber a

reproduit

les

mouvements de notre organe

vocal ;

Edison a

reproduit

les mou-

vements que fait la membrane du

tympan

de

l’oreille, lorsque

cet

organe

reçoit

des vibrations causées par les mouvements de l’or-

gane vocal. ,

...

... Au moyen du

procédé

que nous allons

décrire,

nous venons

d’obtenir sur du verre noirci de fumée

plusieurs

tracés

grossis

du contour ou du

profil

des élévations et des

dépressions

faites

dans la feuille d’étain du

phonographe

de M. Edison par la

poin te

nlise en mouvement

par les

vibrations sonores. Une

pointe pareille

à la

pointe S (1),

sous la membrane de fer P est atta-

chée au côté inférieur du bras court d’un levier délicat. Le bras

long

de ce levier

porte

un morceau

poin tu

d’une feuille

de cuivre effleurant

légèrement

la surface verticale d’une

plaque

en verre noirci. La

pointe

du bras court du levier suit les éléva- tions et les creux dans les sillons faits dans la feuille sur le

cylin-

dre. En faisant tourner le

cylindre

d’un mouvement lent et

uniforme

pendant

que la

plaque

de verre

s’avançait,

la

pointe

de la

plaque

de cuivre

traçait

le

profil grossi

des creux et des élé-

vations de la feuille sur le

cylindre.

Je dis

exprès

des

élévcz- tions,

parce que le sillon

disparaît

souvent tout à fait et dilninue

toujours

en

profondeur pendant

la

phase

de retour de la

pointe

vibrante. Sans examen

spécial

du caractère des

impressions

du

phonographe,

et

en j ugean t

seulement de leur apparence à

l’oeil,

on les eût

désignées

comme de

simples points

et traits semblables à

l’alphabet

de Morse.

Un autre méthode pour obtenir le

profil

des

impressions

sur la

feuille consiste à la renforcer d’une substance facile à fondre et à couper les sillons au milieu.

(’ ) Voir fig. 2 de l’article précéden t.

(4)

II5 L’instrument n’a pas été dans ma

possession

assez

longtemps

pour

l’employer

dans une suite

d’expériences

aussi

soigneuses

et

nombreuses

qu’il

mérite. J’ai

cependant

obtenu

plusieurs tracés,

et

j’ai

étudié

particulièrement

le tracé des caractères du son bat

(mot anglais).

Si le

petit

nombre de ces

expériences justifie

une

expression d’opinion,

il y a

beaucoup

de ressemblance entre le

profil

des

expressions

sur le

phonographe

et les contours des

flammes de

Koenig produites

par le même son

composé.

La

figure ci-jointe représente

en A

l’apparence

à l’oeil des im-

pressions

sur la feuille de fer-blanc

produites

en chantant a

(de

Fig. 4.

bat)

contre la membrane de fer du

phonographe;

en B le

profil grossi

de ces

impressions

obtenu sur du verre noirci

d’après

la mé-

thode décrite

ci-dessus;

et en C

l’apparence

des flammes de

Koenig quand

on chante le même son bien

près

de la membrane. Je dis bien

près,

parce que la forme du tracé obtenu d’une

pointe

attachée

à une membrane en vibration sous l’influence d’un son

composé dépend

de la distance de la source du son à la membrane. Le même son

composé

formera un nombre infini de tracés si l’on augmente peu à peu la distance de son

point d’origine

à la mem-

brane ;

car, en augmentant cette

distance,

les ondes des com-

posants du son tombent sur la membrane à des

phases

différentes de leur oscillation.

Si,

par

exemple,

le son

composé

consiste en six

harmoniques, l’éloignement

de la source de la vibration sonore à une distance

égale à 1 4

d’une

longueur

d’onde

correspondant

au

premier

har-

monique équivaudra

à un

éloignement

des 2e,

3% 4e,

5e et 6e har-

moniques

à des distances

correspondant à 1 2, 3 4, I, I 1 4

et

i 2

(5)

II6

longueurs

d’onde

respectivement.

Il en résulte évidemment que l’onde résultante est entièrement

changée

par ce mouvement de la source du son, bien que la sensation du son

composé

reste

inaltérée.

Il est facile de démontrer ces faits par

l’expéricnce

en trans-

mettant un son

composé

dans le cône de

l’appareil

de

Koenig pendant qu’on allonge

le tube entre le cône et la

membrane,

au

moyen du

glissement

d’un tube dans un autre, comme dans un trombone. Ces

expériences,

que

j’ai

faites dernièrement avec un

succès

complet, expliquent

la discussion entre divers observateurs

sur

l’analyse

de sons

composés

et surtout articulés au moyen des flammes vibrantes de

Koenig.

On

n’espérera

donc

jamais

liie les

impressions

et les tracés

des

phonographes,

parce que ces tracés

varieront,

non-seulement

comme le timbre de la

voix,

mais aussi avec la relation des

temps

d’origine

des

harmoniques

de ces voix et avec les intensités rela- tives de ces

harmoniques.

Des

expériences

récentes démontrent que,

plus

le

diaphragme

P ressemble à la construction de la membrane du

tympan

de

notre

oreille,

le marteau amortit les sons,

plus

il devient ca-

pable d’enregistrer

et de

répéter

les vibrations sonores, car le

mouvement d’une membrane ainsi pourvue n’obéit

qu’aux

vibra-

tions aériennes

qui

la

frappent.

M. Edison vient de

m’envoyer

les notes suivantes sur les résul-

tats de ses

expériences

récentes :

« La

grandeur

du trou par

lequel

on

parle

affecte

beaucoup l’articulation; quand

on

parle

contre le

diaphragme entier,

les

sons sibilants

(comme

dans

shall, fleece, last)

se

perdent,

pen- dant

qu’un petit

trou à vive arête

produit

un renforcement de ces mots et

permet

leur

enregistrement.

Une fente munie de

dents,

au

lieu d’un trou

rond,

renforce aussi les mots.

» On

peut

mieux entendre si l’on couvre l’embouchure E

(fig. 2

de l’article

précédent)

de

plusieurs

couches de

drap

pour étouffer le

pétillement

de la feuille.

» Je vous envoie une feuille en cuivre sur

laquelle j’ai

fait des

impressions

à Ansonia

(Connecticut), qu’on

a pu entendre de

275 pieds

en

plein air,

et

peut-être plus

loin. »

lkI. Edison m’a aussi dit

qu’il

a fit des

impressions

de vibra-

(6)

II7 tions sonores sur un

cylindre

en fer ductile de

Norwége,

et

qu’il

a

reproduit

à l’aide de ces

impressions

les vibrations sonores

qui

en étaient la cause.

REMARQUES SUR LES CHALEURS SPÉCIFIQUES DES

VAPEURS;

PAR M. H.

PELLAT,

Professeur au Collége Rollin.

1.

La chaleur

spécifique

d’une vapeur sous

pression

constante dé-

pend

non-seulement de la

température,

mais encore de la

pression

dans le

voisinage

de son

point

de saturation.

C’est ce

qui

résulte nettement de la considération du

cycle

suivant :

io Prenons i

kilogramme

d’un

liquide

à zéro sous la

pression

P1;

portons-le

à la

température

minima

(t1)

de la vapeur pour la

pression

pi et transformons-le en vapeur saturée.

Il faudra lui fournir une

quantité

de chaleur

Li (chaleur

totale

de

vaporisation).

1

Fig. f.

Surchauffons la vapeur sous la

pression constante p i de t1

à

T;

il faudra fournir une

quantité

de chaleur

égale

à

Ci représentant

la chaleur

spécifique

de la vapeur sous la

pression

constante P1.

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