HAL Id: jpa-00200776
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00200776
Submitted on 1 Jan 1921
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of
sci-entific research documents, whether they are
pub-lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d’enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Chaleurs spécifiques des vapeurs
A. Leduc
To cite this version:
CHALEURS
SPÉCIFIQUES
DES VAPEURSPar A. LEDUC.
1. Dans un Mémoire sur la détente des vapeurs et leurs chaleurs
spécifiques,
paru dans les Annales de Chiniie et dePhysique
en 1913,
j’ai
décrit une méthodequi
permet
de calculer les chaleursspécifiques
principales
C et c des vapeurs et leurrapport
y, tant auvoisinage
immé-diat ’de la saturationqu’à
l’état de surchauffe.Ayant principalement
en vue la détente ou lacompression
adiabati-ques,
j’ai
pris
pourpremier
objectif
l’exposant
de v dans la formule deLaplace
(y)
ou dans celle de Rankine(n).
A cet
effet,
j’ai
faitparcourir,
à l’unité de masse du fluide. uncycle
obtenu en
ajoutant
aucycle
de Rankine unprolongement
convenable ;
° d’où le nom de « Méthode desCycles
».Combinant ensuite la formule obtenue avec la formule
classique
on obtient aisément C et c.
Or,
d’unepart,
certainsphysiciens
ou mécaniciens attachent uneimportance
prépondérante
à la connaissance deC,
spécialement
pour lesvapeurs
surchauffées,.
d’autrepart,
ledéveloppement
des calculs setrouve.
sensiblement diminué cncommençant
par C au lieu de y, et ensupposant
bien connue la chaleurspécifique
c" de la val)eu)- saturée.c’est-à-dire maintenue à saturation par- une
compression
convenable(1).
On sait que, si l’on
désigne
par c’ la chaleurspécifique
duliquide
sousla
pression
de sa vapeur saturante et parLI
la chaleur latente devapori-sation,
on a : % rQ
désignant
la chaleur totale deRegnault,
Je vais
reprendre
lesdémonstrations
des formules donnant C et-"201320132013.
On en déduira aisément y et c.v
(1) Il n’y a pas lieu, en particulier, de distinguer deux cas suivant que (-" est positif ou négatif, si l’on fait usage de la représenta lion entropique, comme nous le ferons
ci-après.
25
Je réduiras
d’ailleurs,
au strict minimum les détails des calculs.Cependant,
pour faciliter la lecture de cetexposé, je
crois bon derappeler.
certaines de mes formules relatives à
Je
remplace
les formules d’étatclassiques
de Van derWaals,
Clausiuset autres,
qui
ontl’avantage
de lagénéralité,
maisInanqllent
deprécision,
par une formulequi
représente
les faitsbeaucoup plus
exactement à toute temérature,
à condition c ue la ession ne clé asseas
/
ou 1
température,
à conditionque la pression ne dépasse
pas F.( ou
même )
eInpera ure, a COll 1 Ion que a presslol1 lIe epasse pas
20 011
0
de,
lapression
critique
...
M
désigne
la masse moléculaire du corps ;R,
la constante universelle dontj’ai
déterminéexpérimentalement
la valeur(8319.
101. C. G.S.)
le volume moléculaire relatif de la vapeur parrapport
au gazparfait,
c’est-à-dire le
rapport
entre le volumespécifique
expérimenta
et celui que l’oncalculerait au moyen de la loi
d’Avogadro jointe
à celles de Mariette et deGay-Lussac ,
*L/expérience
prouve que c se réduit à l’unitési p
tend vers0,
et onpeut
lereprésenter
avecprécision,
dans les limites depression
indiquées
ci-dessus,
par la formuleempirique
dérivée de celle deRegnault
«
m et n étant des fonctions de T’ que
j’ai
étudiéesexpérimentalement.
Je
rappelle,
enfin,
quej’ai
pu calculer m et îi au moyen de certainesformules fondées sur l’idée d’étects
correspondants qu’il
n’est pas nécessaire derappeler
ici(1).
’
.
De la formule
(3),
on tire aisément lesexpressions
suivantes dont nous aurons besoin(z) ,
(1) de Physique, 3e série, t. VII, p. 189; Annales de Chimie et de
Physiqtte,
8· série, t. xix, p. 441(2) On trouve aisément que
et
On constate d’ailleurs que les parenthèses sont négatiyes et que, pour les pressions
envisagées, ~’ diffère fort peu do E.
’
26
II. Calcul de C pour les vapeurs surchauffées. - On se
propose de
calculer C à T° sous une
pression
p
Soit Y- la courbe de saturation dans le
système
entropique,
et AA’un élément de cette courbe(’).
Lesegment
AB de l’isotherme à T° s’étend de lapression
maximum F â lapi?ession p j
A B va demême de
(F + d F) à ( 1> + d p) .
Soit q
la’quantité
de cha-leur absorbée par l’unité de masse de la vapeurquand
elle
subit la détenteisothermique
AB,
et écrivons que la variationd"entropie
es[ 111111o lelong
ducycle
fermé parcouru d’une manière réversible :’
ou
Or
On
explicite
à- T
conformément à la formule(4) ;
mais,
au lieu deà T .
remplacer
e sous lesigne
somme par sonexpression
en fonction dep, il
suffit de lui attribuez la vcclet 2o m â T° sous h, p On ade lui attribuer la e,, à To sous la
pression-
2 donc:
(1) 1 et l’ sont les points d’inversion de la chaleur spécifique c". Pour la vapeur d’eau AA’ est au-dessous de 1 ; il est au-dessus (aux températures moyennes) pour la vapeurs d’éther qui se condense partiellement par compression et non par détente adiabatique.
27
et
Par suite
Portant cette valeur dans
l’équation
(6),
on obtient :D’autre
part,
la détenteadiabatique
élémentaire BB’ nous donneEp
désignant
mla valeur de e à T et p.Remplaçant
dp
par sa valeur(10),
on ohtient :p
()
dans
laquelle
c" a la valeur(2).
.III.
Vapeur
auvoisinage
immédiat de la saturation. --en, se confond
-avec ep, et l’on a
simplement
-IV. Calcul du
rapport
y et de c. -Remplaçant
dansl’éqllatioll (9 )
à va
7., et
0 T
par leurs valeurs(4)
et(5),
Oll a28
et la combinaison de
(12)
et donne immédiatementd’où
l’ondédait
y. Connaissallt C et y, on a c parsimple
division,
à moinsqu’on
nepréfère
retrancher de(13)
si l’on ne s’intéresse pasà y,
cequi
donne :V. Résultats. - Je
me bornerai à
reproduire
iciquelclues-uns
desnombres relatifs à la vapeur
d’eau,
tant à l’état saturantqu’à
l’état desurchauffe,
et à confronter ces nombres avec ceux desexpérimentateurs
modernes.
I. -
Vapeur
saturante.Bien que les troisièmes décimales ne
puissent
pas êtregaranties,
il. semble certain que y, passe par un maximum vers 1400.
Quoi
qu’il
ensoïl,
il varie peu entre 100°
et 00°,
et se trouveplus
voisinde 1, 10
quede , 33
valeurqu’on
admet souvent pour lestriatomiques.
Les valeurs de C et de c
augmentent
deplus
enplus
vite àpartir
de ~ 00°
jusqu’à
~100°.Il. -
Vapeur
non saturante.Notons que les variations ci-dessus sont la résultante de deux effets. Nous-allons voir que l’élévation de
température
seule,
c’est-à-dire àpression
constante, a pour effet d’abaisser y et d’élever C et c, tandis que ces trois
29
l’inter,Talle des
températures
considérées. C’est cequi
ressort des tableauxci-après.
Il est bien entendu que ces résultats ne valent
qu’autant~que
les30
dans ces nombres semble
justifiée.
Quant
aux erreurs introduites dans le calcul des a par la considération d’étatscorrespondants;
elles nepeuvent
être que très faibles.
Tout
compte
fait,
il semble bien que l’errellr sur ces différents nombrene
peut
pas atteindre une demi unité sur la seconde décimale. C’est bience
qui
ressort de la confrontation avec les résultats desexpérimentateurs
modernes à lapression atmosphérique,
c’est-à-dire dans les conditions oitr expérience
est laplus
facile.
’
A 150’ par
exemple,
sous cettepression;
Holborn etHenning
trou-vent C =0,460,
et Knoblauch et Jakob0,459.
Ces deux nombres doivent être considérés commeidentiques
au mien. Mais la difficulté desexpé-riences
augmente
singulièrement
avec lapression,
et c’est certainementpour cette raison que Knoblauch et Austin trouvent, dès la
pression
de 2atmosphères,
des nombres assez différents des miens :0,506
au lieude
0,~~’~
à~20°,
et0,488
au lieu de0,468
à 150° parexemple.
,D’après
ces auteurs, C sous unepression
constantepasserait
par unminimum à une certaine
température (Bers
250° pour 2atm).
Je n’hésite~
pas à affirmer que ce minimum n’existe pas et que C
augmente
toujours
avec la