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Paraissant le Jeudi et le Dimanche à la Chanx-de-Fonds.

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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.

pa

Neuvième Année.— N" 28::· ' - P r i x d u n u m é r o 1 0 c e n t i m e s

Jeudi 4 Avril 1895.

B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 2 7 .

l'n a n : Six mois:

Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—

Union postale » 12»— » (>»—

(Ju s'abonne a tous les bureaux de poste

Paraissant le Jeudi et le Dimanche à la Chanx-de-Fonds.

A N N 0 N 6 E S

Provenant de la Suisse 20 cl. la ligne

» de l'étranger 2o » » Minimum d'une annonce oO cent.

Les annonces se paient d'avance.

O r g a n e «le lai S o c i é t é i i i t c i ' c n i i t o u n l c «les 1ιιι!ιι*ΐι·ΐ<·. «lu .lui·», «le* Climiil>i»c<4 «le c o m u i c r o c , «lex B u r e a u x «le C o n t r ô l e e t «IeM Syii«liesi<N pi-uIcMMÏouncl*.

Grèves ouvrières

Le Comité de la grève de Oranges publie une proclamation dans la([iielle, après avoir l'ail un pressant appel aux ouvriers de la Suisse entière el de l'étranger pour en obtenir des seeours.

il adresse quelques ainénilés à « la presse adversaire » nous eilons :

.. La presse adversaire déblalère natu- rellement sur tous les tons s u r les or- ganisations o u v r i è r e s : quelques men- songes el vilenies de plus ne la gênent guère.

« C'est ainsi (pi'un correspondant écril à la /''('-(1(''1(1Ii(IH horlogère Suisse.i\\\e les l'eninies en (pieslion avaient ollerl de payer 10 IV. mais (pie cela avait été refusé.

.«Cela esl complèlemenl faux: si une lelle proposition avait élé l'aile, jamais aucune grève n'aurait éclaté: lundi der- nier encore, avant q u e la grève générale éclate, les délégués de la Fédération ou- vrière horlogère sont entrés en pour- parlers avec les maris des dites ouvrières:

ils déclarèrent catégoriquement ne rien vouloir payer du tout.

..Si M. Kummer. ainsi qu'il l'avait promis, avait quelque |κ·ιι engagé ses deux visiteurs, ils n'auraient pas mis aulant d'enlèlemenl.

.< D'après les dires des m e n e u r s ou-

« ν tiers, on a commencé à Helllach pour Kallaquer ensuite toutes les fabriques

« l ' u n e après l'autre» écrit plus loin l'or- gane des fabricants.

.(C'est là un cynisme révoltant (pie nous repoussons éncrgiquemenl. Les ouvriers de Beltlacli oui élé contraints à faire grève, il s'agissait de l'existence ou non de l'organisation, el la grève générale de Granges était la seule ré- ponse à d o n n e r à la provocation brutale ('es patrons.

<< Nous al tendons de la loyauté de la rédaction de Ia Fédération hpi'logère.

une reclilication des communications qu'elle a publiées. >>

Nous voilà donc accusés de déblatérer sur les associations ouvrières, de pro- pager des mensonges, des vilenies et d'y aller d'un cynisme révoltant, parce que nous avons accueilli une correspondance donnant, sur les origines de la grève solcuroise, des renseignements q u e le comité de la grève ne trouve pas tous exacts.

Voilà de bien gros mois el nous ne pensons pas q u e ces grossièretés el ces injures puissent l'aire avancer les all'aires des grévistes el hâter la solution de la (pieslion sociale! Mais passons.

Dans tout eonllit, il esl l'orl dillicile de connaître, dès le début. Ie fond des choses et, jusqu'à ce q u e la lumière soil faite, on en esl réduit à enregistrer, au jour le jour, les renseignements commu-

niqués aux journaux. Ln ce qui nous c o n c e r n e , nous n'avons pas attendu l'appel l'ail à noire loyauté par le Comité de (!ranges el notre numéro de dimanche donne un court résumé des motifs de la grève, d'après l'exposé de la Solidarité horlogère.

Lh bien, à l'heure qu'il esl, la lumière n'est pas encore l'aile. De tout ce qui se dégage des exposés plus ou moins con- cordants ou contradictoires présentés de pari et d'autre, on peut conclure ceci : 1" La Fédération ouvrière a frappé d'une amende de grève deux ouvrières, conformément à ses statuts.

2u Les ouvrières se sont refusées à payer ces amendes.

3" La Fédération ouvrière, considérant (pic le patron de ces deux ouvrières, soit M. K u m m e r . avait l'ail cette all'aire sienne, par sa lettre d u ï février ISiKi, l'avertit

d'avoir à payer les amendes ou à ren- voyer de suite les dites ouvrières.

Ί·" Le patron s'y refusa.

La (pieslion esl donc de savoir si M.

Kummer a réellement fait sienne celle all'aire.

La Solidarité horlogère, se basant s u r la lettre d u Ί février 18!Ki, — reproduite dans noire numéro de dimanche — el après avoir rappelé q u e i'amende avait été réduite à IV. 80 el (pie de nouvelles concessions auraient été consenties, dit : (( Malgré ces avances courtoises de notre part. .1/. Kiminier ne JLl rien pour mettre à exécution sa parole donnée, sa parole d'honneur. »

Dans la proelamalion du Comité de (!ranges, nous lisons :

« .SV .1/. Kummer, ainsi qu'il l'avait promis, avait quelque peu engagé ses visileuis. ils n'auraient pas mis autant d'enlèlemenl. »

On doil conclure de ces déclarations de la Solidarité horlogère el du Comité de la grève.

Que M. Kummer avait promis d'en- gager les deux ouvrières frappées d'une indemnité de grève — ou leurs maris qui sont visiteurs dans sa fabrique, — a s'entendre avec le Comité ouvrier, pour le chiffre el le paiement de celle

indemnité el qu'il n'aurait pas tenu sa promesse, ou qu'il n'aurait pas réussi, à l'aire pression sur les deux ouvrières en cause ou sur leurs maris.

Telle serait la cause déterminante de la grève de Helllach.

Un mol encore.

L'un de nos correspondants, parlant des amendes de grève, dil : — v o i r notre numéro de dimanche. —

(2)

13« LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE Les ouvrières refusèrent de payer et

furent traduites devant le tribunal qui les libéra complètement de tonte indem- nité.

Nous ne trouvons pas trace de ce l'ait, qui est, on en conviendra, d'une certaine , importance, dans l'exposé pourtant très

étendu que publie l'organe ouvrier.

Puisque le Comité de la grève a cru devoir nous prendre à partie et nous oblige ainsi à entrer, en conversation avec lui. nous en profiterons pour lui demander de vouloir bien nous dire si celle allirmation de notre correspondant est oui ou non exacte.

L'union franco-suisse et les Chambres de commerce

M. Haguel, secrétaire de l'Union franco- suisse, nous adresse, avec prière de l'insérer, une communication que sa longueur ne nous permet pas de publier dans son entier. En voici la conclusion :

Un le voit, c'est toute la France, y compris le Midi, qui soutient l'oeuvre de l'Union, qui transmet ses veaux au gouvernement, au mo- ment même où la diplomatie des deux pays est en pourparlers, assure-t-on, pour déter- miner les conditions d'un accord. Cette opi- nion unanime ne peut que .faciliter et hâter la solution tant désirée. 11 suffit pour cela que notre ministre des affaires étrangère, après avoir consulté les chefs de nos principales in- dustries, donne des instructions précises à notre représentant diplomatique à Berne. Nous n'ignorons pas que la tâche est difficile: mais les résultats désastreux de l'application du régime cher à M. Méline ont bien modifié le courant d'idées créé autrefois par les partisans du protectionnisme.

Nous sommes loin des recettes promises, et les conquêtes qu'on nous a fait entrevoir se changent tous les jours en défaites, non seu- lement sur les marcliés étrangers, mais encore sur notre propre marché. Si nous joignons à ces revers l'opinion des représentants immé- diats de notre industrie française, celte élite des chambres de commerce qui, dans chaque région du pays, forme un Parlement écono- mique, opinion que nous avons donnée plus haut. M. le ministre des affaires étrangères et son collègue du commerce peuvent, dans ces circonstances, aborder la question de haut.

Les résistances deviennent faciles à vaincre lorsqu'elles ne s'appuient plus sur l'intérêt général. CeI intérêt général, invoqué si sou- vent autrefois, nous croyons en avoir large- ment entamé l'autorité et le prestige, en citant l'opinion de près de la moitié des chambres de commerce de France, en faveur d'une con- vention commerciale avec la Suisse. Mainte- nant, c'esl à nos gouvernants qu'il appartient d'agir en conséquence.

H A G I K T .

Secrétaire de l'Union franco-suisse.

Exposition internationale de Bordeaux en 1895

Le département soussigné rappelle aux personnes qui ont l'intention de participer comme exposants à l'Exposition internationale de Bordeaux qu'il met à leur disposition le règlement général de cette exposition et des formulaires d'inscription. 11 les invite en outre à faire parvenir sans plus de retard leur adhésion au Comité de l'Exposition.

Neuehàtel, le 1" avril 18t>5.

Département de l'Industrie et de l'Agriculture.

Les termineurs

L'article de l'un de nos correspondants sur les termineurs, paru dans notre numéro du 28 mars, a suggéré à un ouvrier quelques ré- flexions qu'il nous demande de publier: nous le faisons avec plaisir:

Oui, sus aux termineurs (mieux dit exler- mineurs), ce sont des vers rongeurs. Ils se sont introduite dans l'élément horloger et ne manqueront pas d'eu faire écrouler tout l'édi- fice.

Qui leur a facilité cette introduction, qui a mis le ver dans la pomme? Si ce n'est ces fa- meux grands acheteurs de montres de la place, ces mêmes qui, de temps à autre, font des krachs, non pas de quelques centaines de mille, mais se comptant par millions de francs, jetant dans la misère d'honnêtes familles, en- traînant dans la catastrophe leurs fidèles four- nisseurs, les termineurs.

Commercialement, ils ont bien compris qu'il élail dans leur intérêt de se soustraire aux frais généraux qu'une fabrication entraine néces- sairement, et ils ont passé ces tracas et ces frais à d'autres en ne faisant s u b i r a leurs bé- néfices aucun changement si ce n'est de l'aug- menter.

Hélas! tant que le monde sera et qu'il y aura des souris, tin morceau de fromage dans la trappe aura toujours de l'appât.

Malheureusement, ce mode de procéder s'est si bien ancré chez nous, qu'actuellement les ouvriers aussi en demandent de ces termi- nages, seulement remarquons-le bien, jamais au grand jour, pour adresse jamais de nom, ni de l'un ni de l'autre, toujours des initiales, qui vous représentent quelques fois de vrais chevaliers d'industrie, et les yeux bouchés on donne son adresse à des gens de cette trempe- là !

Non, discontinuons ce mode de faire. Du commerce honnête, voilà ce qu'il nous faut.

Pourquoi se cache-t-on derrière l'anonyme?

Parce que l'on n'ose pas se faire connaître.

Et pourquoi n'ose-t-on pas se faire connaître?

Termineurs et ceux qui les occupent, ré- pondez !

Or, nous ne voyou-; qu'un moyen de remé- dier peut-être à cette triste habitude, c'est que ces offres et demandes dans les j o u r n a u x qui donnent trop souvent l'idée de fabriquer de l'horlogerie à des pauvres diables qui n'y pensaient peut-être pas el qui n'en ont pas les aptitudes, soient refusées sans merci par les rédacteurs de nos journaux locaux toujours

Oui, ce sont les acheteurs qui ont inventé ce mode de terminaison de la montre à bon compte, nullement l'ouvrier.

Au commencement, ces offres se faisaient discrètement, l'ouvrier comme le commerçant sentait peut-être que ce trafic n'était pas très loyal, mais pourvu que l'on puisse fabriquer à plus bas prix <|ue son concurrent, le rouler, n'importe la manière d'agir pour certains.

Puis, vinrent les offres dans les journaux.

Nous avons eu la curiosité de savoir au juste ce que c'était que ces lerminages. Il fallait arriver à un prix de revient à vous faire dres- ser les cheveux sur la tète pour qu'il reste "2(1 centimes de bénéfice par montre et encore en éreintant l'ouvrier.

si dévoués au bien el au développement de notre chère industrie.

Nous sommes persuadés que moins il y aura de pièges tendus, moins il y aura d'oiseaux pris. l'n ouvrier horloger.

Postes

Le service direct des paquebots-poste rapides de la «Compagnie des Messageries hambour- geoises-américaines » sera repris régulière- ment sur la ligne d'Hambourg à Southampton

et New-York à compter du 11 avril prochain.

Ces paquebots emporteront des dépèches di- rectes en lettres à expédier au bureau de New-York, dès le IU, soif le 11 du mois pro- chain, jusqu'à nouvel avis, par les bureaux ci-après désignés: Ambulant Genève-Culoz, train 452, départ le jeudi à 4 h. 15 : Bàle- Belfort, train 1(58/194, Th. 17, Bàle-ville, 7 h.

V7, Bàle-succ. I (S. C. B.). K) h. 27, Zurich, mercredi D h. 40 et St. OaIl '.) h. 07.

Les départs des paquebots de Southampton ont lieu le vendredi après-midi. La traversée dure régulièrement 7 j o u r s .

P a r exception, l'expédition des dépèches susindiquées ne devra pas avoir lieu les 17, soit 18 avril et 20, soit 27 juin prochains pour cause de suppression des départs respectifs des paquebots.

11 n'est a p p o r t é ' a u c u n e modification dans l'expédition des dépèches qui existent déjà entre la Suisse el l'Amérique.

— On peut tlès maintenant accepter à l'ex- pédition des colis postaux jusqu'au poids de 5 k g . , sans valeur déclarée el sans rembour- sement, à destination des fies Sandwich.

Information

A la s u i t e d e la faillite d e l ' u n e d e n o s i m p o r t a n t e s m a i s o n s d ' h o r l o g e r i e — d o n t le siège a é t é p e n d a n t d e l o n g u e s a n n é e s à B a r c e l o n e el à G e n è v e — cl d e l ' a r r e s - t a t i o n d e s e s c h e f s , u n e m a i s o n d e b a n - q u e d e n o t r e place a s u s p e n d u s e s paie- m e n t s .

C e s é v é n e m e n t s a y a n t p r o v o q u e u n e c e r t a i n e é m o t i o n , a u d e h o r s p r i n c i p a l e - m e n t , n o u s s o m m e s e n m e s u r e d e d é - c l a r e r <pie le c r é d i t g é n é r a l d e la place d e la C h a u x - d c - E o n d s n ' e n esl n u l l e m e n t a t t e i n t .

Grève soleuroise

Nous donnons dans l'ordre ou ils se s o n passés depuis notre dernier numéro, les faits saillants relatifs aux grèves soleuroises, tels qu'ils nous sont donnés par un correspondant.

— Les ouvriers de la fabrique d'horlogerie de Langeridorf ont décidé de ne passe joindre à leurs camarades de Beltlach el de Oranges dans le mouvement de grève et de continuer à travailler malgré la quinzaine qui leur a été donnée. Un groupe important d'ouvriers se- rait partisan de la grève immédiate.

— Mardi a eu lieu à Granges, une assem- blée extraordinaire de la commune politique.

La municipalité proposait un secours hebdo- madaire de f'r. -"3UU en nature aux familles des grévistes. Les représentants ouvriers propo- saient fr. 2UUU. Le chiffre de IV. 500 a été admis comme maximum et pour être afleclé à des secours en nature, destinés spécialement aux enfants des grévistes.

Une proposition présentée par un ouvrier, tendant à la création d'une fabrique d'horlo- gerie par la commune, a été renvoyée à l'élude d'une commission.

En ce qui concerne Ia grève elle-même, les patrons auraient refusé d'entrer en matière sur un projet des ouvriers, renfermant les conditions de la cessation du conflit.

(3)

Ί

LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 157

Nouvelles diverses

France et Suisse. — M. Lebon, ministre

du commerce, assistait liior au banquet du syndicat g é n é r a l . d e l'iuduslrie des cuirs et peaux. Dans son discours, le président a ex- primé le regret que les nouveaux tarifs aient provoqué une rupture avec plusieurs nations

<Ί en particulier avec la Suisse II a insisté s u r la nécessité de revenir a u x traités de commerce.

M. Lebon a répondu qu'il serait heureux de voir les relations commerciales rétablies aven· la Suisse, niais il a insisté en môme temps sur les difficultés que présente la réali- sation de ce V(LHi et s u r la position délicate du ministère, obligé de tenir la balance égale outre des intérêts souvent opposés.

Dans le cas. et dans l'intérêt de la France comme du notre, il conviendra de se hâter, car chaque semaine qui s'écoule, en consoli- d a n t les situations acquises, en en créant de nouvelles, rend le retour à l'ancien système plus difficile à obtenir.

Ne voyons-nous pas en ce moment même les j o u r n a u x italiens les mieux dispssés en faveur de la reprise des relations commerciales avec la France constater avec tristesse que cette idée rencontre aujourd'hui dans l'ensem- ble du pays nioins d'écho qu'elle n'en aurait trouvé quelques mois après la rupture '. C'est fine le commerce s'habitue à tout, qu'il s'a- dapte aux circonstances et que rien ne lui est plus antipathique que les changements trop fréquents du régime économique qui le dé- routent et lui font perdre de l'argent.

Si donc la France est résolue à revenir sur les e r r e u r s commises il y a un peu plus de 2

ans, il ne faudrait pas laisser se créer sur la route trop de faits accomplis.

P o u d r e d ' o r ? Nous avons eu l'occasion de signaler à nos lecteurs, les explois d'escrocs russes, qui offraient de la prétendue poudre d'or. On lit à ce sujet dans un j o u r n a l pari- sien :

— La police a arrêté aujourd'hui à P a r i s deux Russes qui avaient escroqué environ un million de francs à des négociants parisiens.

Les escrocs envoyaient de Kiew des circu- laires dans lesquelles ils (Proposaient de vendre de la poudre d'or. Les négociants qui accep- taient se rendaient en Russie, et on leur li- vrait contre IiO à 80,000 fr. de la poudre de cuivre. Les escrocs, qui étaient venus à Paris, ont été découverts et arrêtés.

L e s p r u d ' h o m m e s à B i e n n e . — L'intro- duction des tribunaux de prud'hommes a été votée par 593 oui contre 29 non.

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Références

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