• Aucun résultat trouvé

(1)MPSI B Année 2016-2017

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "(1)MPSI B Année 2016-2017"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

MPSI B Année 2016-2017. Corrigé DM 16 le 9/06/17 29 juin 2019

Partie 1 : Opérateurs de Volterra

1. Soitf E. La continuité de V(f)et deV def vient du théorème fondamental du calcul intégral. La linéarité de l'intégrale assure la linéarité deV etV.

2. Soient f, gE. Pour toutx[0, π/2]:V(f)0(x) =f(x)et (V)0(x) =−f(x). Ainsi en intégrant par parties :

hV(f), gi= Z π/2

0

V(f)(t)g(t)dt= [V(f)V(g)]π/20 Z π/2

0

f(t)(−V(g)(t)dt.

CommeV(f)(0) = 0 etV(g)(π/2) = 0, on en déduit que : hV(f), gi=

Z π/2

0

f(t)V(g)(t)dt=hf, V(g)i>0.

3. Soientf, gE. D'après la question précédente,

h(VV)(f), gi=hV(f), V(g)i=hf,(V V)(g)i. De plus, sif 6= 0, alors :

h(VV)(f), fi=hV(f), V(f)i=kV(f)k2>0.

Commef 6= 0, une primitive def est non nulle doncV(f)6= 0, donckV(f)k>0. Soitλune valeur propre deVV et f un vecteur propre associé. Alors

(VV)(f) =λf 0<h(VV)(f), fi=λhf, fi=λkfk2

λ= hVV(f), fi kfk2 >0.

4. Par dénition d'un vecteur propre :(VV)(fλ) =fλ. La fonctionV(fλ)est de classe C1, doncV(fλ)est de classeC2. De plus,V(V(fλ))0 =−V(fλ)et V(fλ)0=f, donc (VV(fλ))00=−fλ. Comme(VV)(fλ) =λfλ, en dérivant on obtient :

fλ00=1 λfλ.

Les conditionsfλ(π/2) =fλ0(0) = 0viennent du fait que, par la dénition des opéra- teurs avec des intégrales

∀f E, V(f)(0) = 0etV(f)(π/2) = 0.

5. Soit λ une valeur propre de VV et fλ une valeur propre associée. En résolvant l'équation diérentielle dont elle est solution :

∃(a, b)R2 tels que∀x[0, π/2], fλ(x) =acos x

λ

+bsin

x

λ

.

La conditionfλ0(0) = 0 donneb= 0. La conditionfλ(π/2) = 0donne :

∃nN, π 2

λ =+π

2 λ= 1

(2n+ 1)2. Toute valeur propre est donc de la forme indiquée par l'énoncé.

Réciproquement, on vérie par le calcul que la fonction dénie dans[0,π2]par

x7→sin((2n+ 1)x) est un vecteur propre de valeur propre (2n+1)1 2.

Partie 2 : Equations diérentielles de type Sturm-Liouville

1. SoitnN. On a pour toutx[0, π/2]:

Vn)(x) = Z x

0

cos((2n+ 1)t)dt= 1

2n+ 1sin((2n+ 1)x).

2. Pour tout n N, d'après la question I.5., ϕn est un vecteur propre de VV de valeur propre (2n+1)1 2. On peut donc prendre le produit scalaire contre une fonction quelconque deE

(VV)(ϕn) = 1 (2n+ 1)2ϕn

⇒ ∀f E, h(VV)(f), ϕni=hf,(VV)(ϕn)i= 1

(2n+ 1)2hf, ϕni 3. Supposons queg=λVV(g) +VV(h). Alorsg est de classe C2car (VV)(g)

et (VV)(h) le sont aussi. En dérivant deux fois, on trouve g00 = −λgh d'où g00+λg+h= 0.

De plus, commeV(f)(π/2) =V(f)0(0) = 0 pour toute fonctionf E, les conditions g(π/2) =g0(0) = 0sont bien vériées.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1 Rémy Nicolai M1616C

(2)

MPSI B Année 2016-2017. Corrigé DM 16 le 9/06/17 29 juin 2019

Réciproquement, supposonsg solution deS. En intégrantg00+λg+h= 0entre0et x[0, π/2], on obtient (avecg(0) = 0)

g0(x)g0(0) +λV(g)(x) +V(h)(x) = 0g0(x) +λV(g)(x) +V(h)(x) = 0 En intégrant une nouvelle fois entrexetπ/2, on obtient (avecg(π2 = 0) :

g(π

2)g(x) +λ(VV)(g) + (VV)(h)(x) = 0g=λ(VV)(g) + (VV)(h) 4. Soitgune solution de l'équation diérentielle, formons le produit scalaire de la relation

précédente contreϕn, puis utilisons la question 2. avec ϕn ethà la place def :

hg, ϕni=λh(VV)(g), ϕni+h(VV)(h), ϕni

⇒ hg, ϕni= λ

(2n+ 1)2hg, ϕni+ 1

(2n+ 1)2hh, ϕni. Le résultat s'en déduit. Il est valable pour tous lesnN.

5. Supposons queλsoit de la forme(2p+1)2et queSpossède une solutiong. En utilisant la relation précédente pourn=p, il vient

1

2p+ 1 2p+ 1

2!

hg, ϕni= 1

(2n+ 1)2hh, ϕni Une condion nécessaire est donc l'orthogonalitéhh, ϕpi= 0.

Partie 3 : Solutions approchées de S

1. Montrons que pour tout nN, la fonction t 7→cosn(t) appartient àFn. Il s'agit de linéarisercosn(t). D'une part :

(2 cos(t))n= eit+e−itn

=

n

X

k=0

n k

eikte−i(n−k)t=

n

X

k=0

n k

ei(2k−n)t

D'autre part :

(2 cos(t))n= eit+e−itn

=

n

X

k=0

n k

e−iktei(n−k)t=

n

X

k=0

n k

ei(n−2k)t

Ainsi :

2n+1cosn(t) =

n

X

k=0

n k

ei(n−2k)t+e−i(n−2k)t

= 2

n

X

k=0

n k

cos((n2k)t).

Par parité ducos, pour tout k J0, nK, cos((n2k)t) = cos(|n2k|t) =c|n−2k|(t) avec|n2k| ≤n. Ainsi, la fonctiont7→cosn(t)appartient àFn.

Comme Fn est un sous-espace vectoriel de G, pour toute fonction polynomiale p, la fonctiont7→p(cos(t))appartient àFn.

2. Soientn, mN:

Supposonsn6=m. Alorsn+m, nm6= 0donc :

hcn, cmiG= Z π

0

cos(nt) cos(mt)dt= 1 2

Z π

0

cos((n+m)t) + cos((nm)t)dt

= 1

(2n+m)[sin((n+m)t]π0 + 1

2(nm)[sin((nm)t)]π0 = 0.

Sin=m= 0 : kc0k2G =Rπ

0 1dt=π.

Sin=m >0 :

kcnk2G= Z π

0

cos(nt) cos(mt)dt= 1 2

Z π

0

cos((n+m)t) + cos((nm)t)dt

= 1

2(n+m)[sin((n+m)t]π0+1 2

Z pi

0

1dt= π 2. Ainsi, pour tousn, mN:

ncn, αmcmiG=αnαmhcn, cmiG =δn,m. La famillencn)est orthonormale.

3. SoitgGet posonsf =garccos. Alorsf est continue dans[−1,1]et

∀t[0, π], g(t) =f(cos(t))

D'après le théorème admis de Weirstrass, pour tout ε > 0, il existe une fonction polynomialeptelle que

∀u[−1,1], |f(u)p(u)| ≤ ε

π

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

2 Rémy Nicolai M1616C

(3)

MPSI B Année 2016-2017. Corrigé DM 16 le 9/06/17 29 juin 2019

Ainsi, pour toutt[0, π], commecos(t)[−1,1],

|f(cos(t))p(cos(t))| ≤ ε

π ⇒ |g(t)p(cos(t))| ≤ ε

π.

Notonshla restriction à[0, π]depcos. On a :

kf hk2G= Z π

0

|f(t)h(t)|2 dtπε2

π ⇒ kfhkGε.

SoitN le degré de la fonction polynomialep. CommehFN, on peut écrire : kfPFN(f)kG≤ kfhkG ε

car la projection sur un sous espace minimise la distance à ce sous-espace. Pour conclure, remarquons que (kfPFn(f)kG)n∈

N est décroissante car Fn Fn+1 pour toutnN. D'où :

fPFn+1(f)

G= inf

y∈Fn+1kfykG inf

y∈FnkfykG=kfPFn(f)kG. Ainsi, pour toutnN,kfPFn(f)kGε. La suite tend bien vers0.

4. Pour toutnN,PFn(f)Fn donc il existe des réelsa0, ..., an tels que PFn(f) =a0c0+...+ancn

La question précédente permet de conclure.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

3 Rémy Nicolai M1616C

Références

Documents relatifs

2 Dans le cas où comme ici l'espace vectoriel est constitué de fonctions, un endomorphisme est souvent appelé un opérateur.. Cette création est mise à disposition selon

Comme le trinôme change cette fois de signe, l'équation associée admet deux solutions réelles donc le discriminant doit être strictement positif.. Dans tous les cas, l'inégalité

Montrer qu'une fonction somme d'une fonction croissante et d'une fonction dé- croissante est à variations bornées.. On suppose que V f ([a, b]) contient un

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/.. 1 Rémy

On se donne une matrice M ∈ GL n ( R ) dont tous les coecients sont des entiers naturels et telle que l'ensemble formé par tous les coecients de toutes les puissances successives de

Représenter, dans un plan rapporté à un repère avec les i en abscisses et les j en ordonnées l'ensemble des points de coordonnées (i, j) pour les couples d'indices de la somme..

Vous devrez en particulier utiliser plusieurs lignes aectées de coecients (comme dans le cours) et veiller à ce que tout calcul tienne sur une seule page.. Les résultats doivent

On cherche d'abord à montrer que, si le réseau est assez dense, c'est à dire si un point quel- conque du plan est toujours relativement proche d'un point du réseau ; alors