La Lettre de la
La SFED vous souhaite une bonne annee 2002
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Le conseil d'administration de la SFED reuni les 14 et 15 septembre 2001.
De gauche
a
droite:premier rang: Thierry PONCHON (President), Jean BOYER, Jean ESCOURROU, Bernard MARCHETTI,Michel GREFF (Secretaire aux Affaires Internationales), Bertrand NAPOLEON.
Deuxieme rang de gauche
a
droite:Denis SAUTEREAU, Jean-Marc CANARD (Secretaire General), Pierre DALBIES, Jean-Christophe LETARD, Laurent PALAZZO.Suite page 2
• Nouveaux membres de la SFED elus en novembre 2001 P. 8
• le programme de la 4ejournee de reflexion sur I'endoscopie digestive en France Ie samedi 26 janvier 2002
a
Paris P.7• le compte rendu de la3ejournee de reflexion sur I'endoscopie digestive en France organisee par la SFED Ie 27 janvier 2001
i.-P.LAGARRIGUE,lyon P.3
•~ditorial
Thierry PONCHON,
President de fa SFED . .. .. .. .... P. 1
a SFED est actuellement engagee sur 3 gros chantiers : I'analyse et les dis- cussions ulterieures sur la CCAM, les travaux avec la DGS et I'AFSSAPS sur la desinfection des endoscopes et des accessoires, la mise en place d'une procedure de recommandation sur la pratique de la sedation en I'absence d'un anesthesiste. Un quatrieme chantier s'ouvre: la redaction urgente mais argumentee de recommandations pour I'ensemble des gestes endosco- piques.
President T. PONCHON
H6pital Edouard Herriot Place d'Arsonval 69437 lYON CEDEX 3 Tel. 04.72. 11.01.46 Fax 04.72.11.01.47
e-mail: thierry.ponchonOchu·lyon.fr Vice-President
G.GAY
Centre Hospitalier Universitaire de Nancy Rue du Morvan
54511 VANDCEUVRE CEDEX Tel. 03.83.15.43.66/40.60 Fax 03.83.15.40.12 e-mail: g.gayOchu-nancy.fr Secretaire General J.M.CANARD 96, bd du Montparnasse 75014 PARIS
Tel. 01.43.21.51.31 Fax 01.40.47.69.81
e-mail: jm.canardOwanadoo.fr Secreta ire aux Affaires Internationales M. GREFF
Institut Arnault Tzanck
116, avenue Commandant Cahuzac 06700 ST LAURENT DU VAR Tel. 04.92.27.38.88 Fax 04.93.07.81.92 e-mail: [email protected] Tresorier
J. LAPUEllE Clinique St-Jean 20. route de Revel 31077 TOULOUSE CEDEX Tel. 05.61.54.92.48 Fax 05.61.54.94.48
e-mail: [email protected] Membres du Conseil d'Administration J. BOYER,Angers
P.A. DAlBIES,Beziers J. ESCOURROU.Toulouse M. GIOVANNINI,Marseille J.C. lETARD,Poitiers B. MARCHETII,Marseille B. NAPOLEON,Lron l. PALAZZO,PartS J.F. REV.St Laurent du Var D. SAUTEREAU,Limoges Commissions
• Communication J.M.CANARD
• Epidemiologie et sante publique J. ESCOURROU - H6pital Rangueil 1. avenue Jean Poulhes 31054 TOULOUSE CEDEX Tel. 05.61.32.27.63 Fax 05.31.32.21.76
e-mail: escourrou.jOchu-toulouse.fr
• Formation J. BOYER CHU Angers 4, rue larrey
49033 ANGERS CEDEX 01 Tel. 02.41.35.34.04 Fax 02.41.35.53.86
e-mail: JeBoyerOChu-angers.lr
• Hygiene et securite B. MARCHETII 156. rue de Paradis 13006 MARSEillE Tel. 04.91.81.97.73 Fax 04.91.57.1 1.64
e-mail: bmarchettiOinlonie.fr
• Recherche et developpement T. PONCHON
• Recommandations G.GAY
• Techniques d'imagerie J.-C.lETARD
Clinique les Hospitalieres 42, rue saint Simplicien 86000 POITIERS Tel. 05.49.54.33.87 Fax 05.49.54.33.17
e-mail: jean-christophe.letardOwanadoo.lr
• Site internet de la SFED D. SAUTEREAU H6pital Dupuytren 87042 LIMOGES CEDEX Tel. 05.55.05.66.32120 Fax 05.55.05.66.30
e-mail: denis.sautereauOunilim.fr
Numero 15 • Janvier 2002
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Suite de la page 1
En effet:
1. Certaines affaires juridiques recentes ont fait apparaitre que les recommandations issues de societes savantes ont un poids considerable et peuvent avoir un effet favorable quand elles sont bien redigees ou un effet nefaste dans Ie cas contra ire.
2. L'organisation debutante du depistage de masse du cancer coloreetal a demontre qu'il etait urgent de dis- poser de recommandations sur la pratique d'un geste qui parait aussi bien connu que ... la coloscopie, et ceci dans Ie cadre du depistage. II en est de meme pour la toute aussi bien connue gastroscopie.
3. Le projet de loi relatif aux droits des malades et
a
la qualite du systeme de sante, adopte en premiere lec- turea
l'Assemblee Nationale en octobre 2001 stipule (article 1, L1111-6) que «toute personne a accesa
I'en- semble des informations concernant sa sante detenues par les professionnels et etablissements de soins.» Les articles2, 3et4confirment que compte-tenu des missions qui leur sont confiees, d'autres medecins aient accesa
des donnees normalement couvertes par Ie secret medical: medecins conseils de I'assurance-maladie, mais aussi medecins experts de I'ANAES et medecins de I'inspection generale des affaires sociales. Le texte est au Senat: il n'y aura pas d'aller-retour entre les2 chambres et la publication officielle est prevue en fevrier.Les recommandations doivent donc porter sur la pratique du geste, les indications, les modalites de surveillance par I'endoscopie mais aussi sur la redaction des compte-rendus d'endoscopie. Le recueil des images comme controle de la qualite de I'endoscopie a toujours ete discute. L'ESGE dans une publication recente d'Endoscopy (J.F.Rey, R. Lambert, 2001 ; 33 : 901-903) conseille Ie recueil des images selon un protocole precis. II faudra tres certainement se referer
a
ce protocole. II sera egalement discute de mettrea
la disposition des patients un car- net de suivi pour certaines pathologies (Barrett, maladies inflammatoires, polypes).Meme si les textes en general, les recommandations en particulier, rebute un grand nombre, il est preferable que la profession edicte ses propres regles sur des bases scientifiques et tenant compte des possibilites natio- nales et du contexte europeen. G. Gayest Ie redaeteur en chef de ces recommandations. La mission est de publier en 2002 I'ensemble des recommandations.
Pour ce qui concerne la CCAM, nous avons dit lors d'une reunion (courtoise mais musclee) de 6 heures au pole nomenclature que la hierarchisation interspecialites n'a pas permis de rattraper les defauts de la hierarchisa- tion au sein des specialites, defauts qui ont ete particulierement penalisantes en hepatogastroenterologie pour la gastroscopie et la coloscopie. La pression pour recoter les aetes dont la valeur travail est incoherente conti- nue
a
s'exercer.L'annee 2002 risque d'etre decisive pour la specialite. • ThierryPONCHON
President de la sFED
Jean-MarcCANARD Secreta ire General de la sFED
COURRIER DES LECTEURS
Ecrivez-nous:
Lettre de fa SFED -J.-M. CANARD, 96, bd du Montparnasse, 75014 Paris www.sfed.org
Vos souhaits, vos critiques, vos encouragements seront publies.
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Volume32 - 0J-2002 AC/Q •Jldoscopica
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de r flexion sur I'endoscopie digestive fran aise organis e par la SFED le 27 janvier 2001
J.P. LAGARRIGUE (Lyon)
En preambule, L. Palazzo rap- pelle les objectifs et les engage- ments de la SFED comme 1'61abora- tion de rEfErentiels sur les bonnes pratiques de I'endoscopie digestive haute, la participation ~ la reunion de consensus sur la pancrEatite aigu~ et la mise au point de proto- coles multicentriques.
Au travers du partenariat entre I'industrie et ies praticiens, la SFED se doit d'interpreter et de decliner au sein de commissions spEcialisEes, la nouvelle circulaire ministErielle concernant les procedures d'inacti- vation des agents transmissibles non conventionnels (ATNC) pour les dispositifs mEdicaux recyclables.
Comme chaque annEe, J.-M.
Canard prEsente les rEsultats de I'enqu~te prospective sur les 2 jours d'endoscopie en novembre 2000.
L'objectif de cette annEe Etait cen- tre sur la prevention et la detection des cancers colorectaux. La partici- pation fut de 50 %. Trois mille deux cent cinquante-sept dossiers patients furent analyses. L'Echan- tillon fut corrigE sur le sexe, I'~ge, la region et le type d'exercice, puis les rEsultats furent extrapolEs sur une base de 2 858 mEdecins, sur I'annee et sur le nombre de jours travailles.
Plus d'un million d'endoscopies basses furent rEalisEes, ce nombre Etant en baisse de 2,5 % par rap- port ~ 1999. La polypectomie reprE- sentait 90 % des 220 000 gestes thE- rapeutiques. La pratique de la mucosectomie progressait de mEme que 1'61ectrocoagulation au Plasma d'argon. Pour ce qui concer- nait les indications, la coloscopie de dEpistage arrivait en 2 e position (20,1%) apr~s les rectorragies mais devant les douleurs abdominales et la surveillance apr~s polypectomie.
Dans le detail, I'HEmoccult positif ne reprEsentait que 9,8 % des colo-
scopies de depistage soit seulement 2 % du nombre total de colosco- pies. Plus de la moiti6 des endosco- pies furent pathologiques. Les polypes reprEsentaient 51,3 % des endoscopies pathologiques, la diverticulose simple 32 % et les tumeurs malignes 6%. Sur le mil- lion d'examens, le taux de compli- cations fut de 0,48 %. La coloscopie
~tait pratiquEe majoritairement en hospitalisation privEe alors que la recto-sigmo'(doscopie I'Etait plus I'hEpital public. Le nombre d'exa- mens faits au moyen de video- endoscopes progressait encore : 94 % en 2000 contre 78 % en 1999.
Le materiel ~ usage unique Etait utilise plus souvent en 2000 qu'en 1999 (22% contre 14%). Le taux d'equipement en lave-endoscopes restait stable. Sur le plan histolo- gique, 64 % des polypes Etaient des adEnomes. Trois quarts des tumeurs malignes 6taient des adEnocarci- nomes. En conclusion, le nombre total d'examens diminua IEg~re- ment en 2000. PrEs de 500 000 polypes furent resEquEs et 32 000 tumeurs malignes furent diagnos- tiquEes. L'augmentation des colo- scopies de dEpistage n'entra~na pas d'augmentation du nombre d'exa- mens.
N o u v e a u t E s en mati~re de petit materiel
La socidtd Microvasive Boston Scientific dEveloppe son partena- riat avecla 5FED au travers de 4 Etudes sur les stents duodEnaux, coliques, biliaires mEtalliques cou- verts et hilaires, et du soutien de I'enseignement de I'endoscopie interventionnelle (DIU). La nou- velle gEnEration de Wall Stent entEral est mise sur le march6 avec un catheter de 10 Fr Unistep plus. II
s'agit d'une prothEse reposition- nable a 79% munie d'une gaine renforcEe mais avec une extrEmit6 assouplie permettant de forcer plus au travers des stEnoses. De mEme, un nouveau stent biliaire couvert avec son catheter de 8 Fr, reposi- tionnable a 87 %, est disponible. Le Rapid Exchange permet une meilleure s~curit6 dans les gestes biliaires puisque le fil guide court de 2,6 m est bloqu6 ~ la sortie du canal opErateur. Microvasive pro- posera en 2001 un ballonnet de dilatation, une anse de Dormia sans ou avec Rapid Exchange et une anse rotative.
La sociEt6 Olympus Endotherapy rdpond b la diversitE de la demande des utilisateurs. L'alliance Olympus Bard qui prend effet des 2001 permet d'offrir une nouvelle gamme de pinces a biopsies usage unique pour gastroscope et coloscope, des pinces chaudes usage unique, des ballons de dila- tations pour I'cesophage, te pylore, le cEIon et la vole biliaire, des fils guides angulEs et rotatifs, des sphincterotomes a usage unique 2 ou 3 voies et des catheters usage unique ~ 2 ou 3 voles. Ces materiels disponibles jusqu'alors aux I~tats-Unis le seront en Europe.
En synergie avec la nouvelle gamme Exera, un kit de mucosec- tomie permettant des colorations est disponible. Des porte-clips usage unique seront mis sur le marchE.
La sociEt6 Erbe expose les nou- veaut~s concernant la chirurgie haute fr~quence en endoscopie comme la polypectomie, la sphinc- tErotomie et la coagulation par plasma d'argon. Le D r Schrimpf de T0bingen rappelle les services ren- dus par I'injection sous-muqueuse et I'Endocoupe au cours de la poly-
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L e t t r e d e l a S F E D . ~ . ~
pectomie. Ces r~sultats ont ~te exposes I'an dernier. La coagulation par plasma d'argon est largement repandue. Les diff~rentes sondes permettent une application axiale ou latErale du plasma d'argon. Le dEveloppement d'une sonde d'ap- plication circulaire est en cours.
La sociEt~ Cook France n'a pas realisEe de presentations.
Perspectives de
I'endoscopie diagnostique et th~rapeutique
Th. Ponchon redEfinit I'endosco- pie comme toute manceuvre r~ali- see ~ I'int~rieur du tube digestif telles que I'endoscopie classique, I'Echoendoscopie, I'endo-IRM et la capsule, le gastro-entErologue devant garder la maTtrise de toutes ces techniques.
Le diagnostic endoscopique repose sur les 3 piliers que sont I'opErateur, le materiel et la muqueuse. L'amElioration de l'ana- lyse de la muqueuse passe par une meilleure tolerance de I'examen ce qui est en contradiction avec le sou- halt de s'affranchir de la sedation et de I'anesthEsie grace au nasovi- dEofibroscope, au coloscope ~ rigi- dite variable, au Iocalisateur Elec- tromagnEtique et ~ la capsule. La chromoscopie dolt ~tre plus utili- see. Le materiel dolt permettre d'accomplir les 3 missions de I'en- doscopie : la detection par exemple du Barrett ou des polypes plans, le diagnostic de nature (adEnome ou polype hyperplasique) et I'appre- ciation de I'extension en surface et en profondeur par I'Echoendosco- pie. L'endoscope du futur remplira au moins 2 de ces missions. II per- mettra de passer de I'~chelle macroscopique a I'Echelle subcellu- laire puis biochimique, avec toute- fois le problEme de la focalisation et de I'Echantillonnage. Le dia- gnostic de nature reposera sur le grossissement optique notamment et sur la fluoroscopie induite ou diagnostic photodynamique par le 5 ALA par exemple.
L'interfErometrie par difference de phase ou tomographie par coherence optique (OCT en anglais) remplacera peut-~tre I'Echoendo-
scopie par minisonde. En fin d'ex- posE, Th. Ponchon pr~sente les Etudes en cours. Coordonnees par M me Pignard, assistante de recherche clinique temps plein de la SFED ~ I'h6pital Edouard Herriot, elles Evaluent par exemple la detection des lesions nEoplasiques de I'oesophage par le Lugol, celle des lesions nEoplasiques du c61on, la capsule versus I'entEroscopie, le co0t-efficacitE de la coloscopie, la comparaison de diff~rentes pro- theses, le traitement endoscopique du RGO et le suivi du Barrett court sur 8 ans.
J.-C. Letard dEveloppe les pers- pectives de I'endoscopie thErapeu- tique h I'exception du cathEte- risme bilio-pancreatique.
L'endoscopie therapeutique a rEvolutionnE la prise en charge de I'hEmostase comme le montre la chute desindications de la chirur- gie. Toutefois, la nature des pro- duits injectEs n'a pas changE. Les colles biologiques restent d'un maniement dElicat et sont reservEes aux varices sous-cardiales. En cas d'hemorragie diffuse, les tech- niques emploient des sondes bipo- laires aux Etats-Unis, monopolaires en France avec la coagulation par plasma d'argon. La ligature ~las- tique s'est tr~s largement rEpan- due. Elle concerne les varices mais aussi les lesions de type Dieulafoy,
les hEmorroides rEcidivantes hEmorragiques en r~trovision. En plus de son r61e h~mostatique, le clip devra permettre de suturer des perforations coliques ou cesopha- giennes. Le traitement endosco- pique du RGO ne pourra pas concerner celui de la hernie hiatale.
Plusieurs mEthodes d'injection de collagEne ont EtE EvaluEes chez I'animal sans emporter la convic- tion. Certaines mEthodes utilisent un biopolymEre (EntEryx), d'autres I'effet thermique de la radiofrE- quence. Enfin, Swain propose un traitement par une double suture au niveau du cardia. Les premiers rEsultats montrent une amEliora- tion clinique chez 60 % des patients traitEs h 6 mois. La profondeur de la suture serait de 2,8 mm.
La resection repose sur I'analyse la plus complete du tissu, par
~choendoscopie ou tomographie par coherence optique. La muco- sectomie colique est aussi large- ment rEpandue. La mucosectomie c~sophagienne reste reservEe a des Equipes spEcialisEes. Elle s'effectue au moyen de capuchon, d'anses de diamEtre et de forme variables. Des mucosectomies circulaires totales ont Ete pratiquEes sur le cochon au moyen d'un fin bistouri. La rEsec- tion par un endoscope a double canal est interessante si des pinces moins traumatiques sont raises au point.
L'Echoendoscopie reste une mEthode fiable pour guider le drai- nage des pseudo-kystes pancrEa- tiques et la ponction ganglionnaire.
Les Etudes concernant la thErapie photodynamique doivent ~tre poursuivies. Son utilisation demeure peu rEpandue. La dilata- tion continue d'utiliser des bougies stErilisables et des ballonnets de diamEtre croissant avec la pression et passant dans le canal op~rateur.
Les prothEses qui ont vu de nou- velles indications dans le duodE- num et le rectum doivent ~tre amE- liorEes surtout pour ce qui concerne leur tolerance et leurs complica- tions ~ type d'obstruction (environ 50 % dans certaines series). Des pro- theses thermosensibles, bioabsor- babies ont ~te Evaluees chez I'ani- mal. Des endoscopes ~ double canal, rEtractiles, t~lescopiques pourraient voir le jour. Enfin, dans le futur, J.-C. Letard imagine un accEs transgastrique E la cavite abdominale aprEs la creation d'un pneumopEritoine par traction.
V. Fontenay de la sociEta Olym- pus souhaite proposer aux prati- ciens de meilleurs outils pour I'endoscopie. L'amElioration de I'endoscopie diagnostique passe par une meilleure qualitE d'image et une plus grande compliance du malade. L'endoscopie th~rapeu- tique dolt rEpondre a des critEres de securitE gr,Sce ~ des outils speci- fiques et de coQt-efficacitE grace une procedure diagnostique et thE- rapeutique en un temps. De nou- veaux endoscopes seront bientOt plus largement disponibles tels qu'un coloscope ~ rigiditE variable, un vid~ocholangioscope CCD cou-
Volume 32 - N ~ 1 - 2002 ~ A c t a Endoscopica
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leur de 2,9 mm de diamEtre avec un canal o p E r a t e u r de 0,5 mm, un vidEoduodEnoscope pEdiatrique de 7 mm. Dans la gamme Evis Exera 160, seront mis sur le march6 un gastroscope double canal opera- teur de 2,8/3,7 mm et un coloscope double canal opErateur de 3,2 mm/
3,7 mm assurant une meilleure sEcuritE au cours des gestes thera- peutiques ou bien par exemple la possibilit6 d'aspirer ou de laver et de faire un examen par minisonde avec le mEme endoscope au cours d'une mucosectomie. De plus, le zoom optique offrira un grossisse- ment de 80 fois sur un gastroscope et de 100 fois sur un coloscope.
M. Giraud nous assure que la soci6t6 Pentax continue de tra- vailler sur le cCD monochrome et sur le CCD couleur 116 de pouce de la sErie 40K sortie en septembre 2000. La bague distale amovible dont elle est 6quipEe permet I'ac- cEs a tous les canaux de I'endo- scope. Un vidEocoloscope avec zoom sera aussi disponible ainsi qu'un vidEocoloscope avec un canal opErateur de 5,6 mm. Un prototype de coloscope ~ double canal de 8 mm et 4,8 mm sera 6valu6. Pour le CCD couleur de la serie K (pro- cesseur EPKT00), le traitement du signal est numErique avec une fonction de rehaussement du pic et de I'image plein 6cran. Une gamme complete d'endoscopes et d'entE- roscopes s'adapte sur cette sErie.
Enfin un prototype d'Echoendo- scope radial 61ectronique sans ponction possible avec Doppler Energy est 6tudi6.
J.-F. Rochette de la sociEt6 Fujinon illustre au travers d'un film les qualitEs de la haute resolution du CCD ~ 850000 pixels. Les endo- scopes munis de ce type de CCD offrent un grossissement optique de 35 fois et 61ectronique de 2 fois, soit de 70 fois au total. Les images sont rendues sans systEme de rehaussement s u p p l E m e n t a i r e . Toutefois, les images doivent 6tre transmises sur un moniteur numE- rique disposant de la norme XVGA.
Le film s'est revEIE particuliErement dEmonstratif.
F. Dumerain prEsente le nouveau site web de la SFED i n t i t u l 6
www.sfed.org. Le site permet, par exemple, I'accEs ~ la lettre de la SFED, au journal fax6, aux recom- mandations publiees dans Endos- copy, aux conseils juridiques et aux liens commentEs. Les fichiers sont disponibles sous forme html ou pdf. Un espace patients sera aussi accessible.
Hygiene et s6curit6 en endoscopie
En prEambule de son expose sur la circulaire ministErielle concer- nant les procedures d'inactivation des ATNC pour les dispositifs mEdi- caux recyclables, R.Systchenko fait quelques rappels sur les encEpha- Iopathies subaiguEs spongiformes transmissibles (ESST) chez I'homme.
Quatre ESST sont d6crites : la mala- die de Creutzfeldt-Jakob, le syn- drome de Gerstmann et Stroessler, I'insomnie familiale et le kuru. II y a plusieurs formes d'ESST :
- la forme sporadique,
- la forme familiale correspon- dant ~ une mutation du gEne Prnp du chromosome 20 codant pour un acide amine la valine ou la mEthio- nine (80 % des malades ayant une forme familiale sont homozygotes pour la mEthionine),
- la forme iatrogEne (par I'hor- mone de croissance extractive, les antEcEdents d'interventions neuro- chirurgicales avec ouverture de la dure-mEre ou d'explorations inva- sires avant 1995) et, enfin,
- la forme du nouveau variant qui serait liee ~ I'encEphalopathie spongiforme bovine o0 100 % des malades sont homozygotes pour la mEthionine.
En France, I'incidence de la mala- die de C r e u t z f e l d t - J a k o b est de 1,4 cas par million d ' h a b i t a n t s . En 2000, 2 cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob nouveau variant ont 6t6 confirmEs sur 827 cas d'ESST au total.
Selon I'OMS, la definition de I'ESST repose sur I ' a p p a r i t i o n rEcente et progressive de troubles intellectuels ou psychiatriques et d'un signe clinique neurologique (ataxie, myoclonies, t r o u b l e s visuels, chorEe) avec dans le cas du nouveau variant un signal post-tha-
lamique sur I'IRM, aprEs avoir Eli- mine t o u t autre diagnostic.
L'examen anatomo-pathologique montre une accumulation de la protEine du prion entrainant une spongiose, une mort neuronale, une gliose et dans le cas du nou- veau variant, des plaques amy- Iol'des florides.
II existe 3 niveaux de risque : lie au patient, lie a I'infectiosit6 du tissu e t a I'acte rEalis& Le patient standard n'a pas de facteur de risque. Le patient ~ risque 61ev6 est celui qui a re~u de I'hormone de croissance extractive, celui qui a dans ses antEcEdents familiaux des cas d'ESST ou bien celui qui a subi une intervention neurochirurgicale avant 1995 en France ou aprEs 1995 en cas d ' i n t e r v e n t i o n hors de France. Enfin, le patient a risque trEs 61ev6 est suspect ou atteint d'une maladie de Creutzfeldt- Jakob. Les tissus considErEs comme infectieux par ordre dEcroissant d'infectiosit6 sont le systEme ner- veux central, I'oeil et le nerf optique et les formations lym- phofdes organisEes comprenant des centres germinatifs tels que la rate, les ganglions lymphatiques, amygdales, a p p e n d i c e et les plaques de Peyer. Un acte est dEfini comme ~ risque Iorsque les disposi- tifs mEdicaux entrent en contact avec un tissu considEr6 comme infectieux soit par effraction ou contact avec une ulceration, soit par contact prolonge de plus d'une heure. La coloscopie devient alors un acte ~ risque.
AprEs une endoscopie chez un patient suspect ou atteint, la double detergence manuelle est obligatoire avant sequestration.
Chez les patients a risque 61evE, la desinfection manuelle est prEfE- ree a la desinfection automatique.
II faut utiliser un detergent sans aldehyde change aprEs chaque uti- lisation. Dans le cas de la dEsinfec- tion automatique, la solution de nettoyage et de dEsinfection ne doit pas Etre recyclEe. Les liquides de nettoyage, une fois utilisEs, doi- vent Etre traitEs in situ avant leur Evacuation.
L'usage unique est souhaitable des Iors qu'il existe, ~ dEfaut le
m
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materiel est autoclave. Une tra~a- bilit~ est assur~e pour tout materiel recyclable. Concernant le materiel, il est s~questr~ quand le patient est suspect. Lorsque le patient est reconnu atteint d'ESST, le materiel est detruit.
Chez le patient sans facteur de risque, le protocole habituel de d~sinfection est maintenu s'il n'y a pas eu de biopsie. En cas d'effrac- tion tissulaire, il faut alors proc~der un double nettoyage de 15 mi- nutes pour ~liminer les prot~ines, puis ~ la d~sinfection par I'acide perac~tique.
Chez le patient ~ risque ~lev~
avec ou sans effraction au cours du geste, le double nettoyage est indi- qu~ suivi de la d~sinfection par I'acide peracetique.
En conclusion, les connaissances actuelles ~voquent une infectiosit~
par le prion, possible mais faible de certains segments du tube digestif.
L'effraction des muqueuses conduit des procedures de base avec un double nettoyage et I'utilisation de I'acide perac~tique. Le materiel usage unique est souhaitable.
L'interrogatoire des patients doit
~tre systematique pour d~tecter les patients a risque. Enfin, la circulaire cadre, d'application non imme- diate, laisse la possibilit~ de r~viser certains de ses points, selon I'~vo- lution des dispositifs et des pro- duits. II faudra toutefois pr~ciser dans I'avenir les liens entre la pre- sence de la prot~ine du prion et son infectiosite, ameliorer le travail sur les d~tergents et renforcer les moyens financiers allou~s ~ la d~sinfection.
L. Pineau du groupe Germande expose les probl/~mes li~s ~ la phase de d~tersion. Dans le projet de norme europ~enne de laveur-d~sin- fecteur, le nettoyage est d~fini par I'~limination de la contamination d'un dispositif m~dical jusqu'au niveau requis pour I'utilisation laquelle il est destin~. La d~tersion doit ~liminer les souillures orga- niques et amorphes : les protides, les lipides, les structures souill~es telles que le biofilm, les dep6ts min~raux et une pattie de la popu- lation microbienne. Elle facilite
ainsi I'action ult~rieure des d~sin- fectants. L'activit~ d@tersive est ~va- lu~e selon plusieurs tests qui ne sont toutefois pas encore standar- dis~s mais qui sont proposes pour definir la norme des laveurs-desin- fecteurs. Ces tests mettent en ~vi- dence des r~sidus prot~iques ~ la surface d'un dispositif m~dical avec une sensibilit~ du microgramme au cm 2. Pour chacune des sp@cialit~s, les souillures utilisees sont diff~- rentes. Par exemple pour les endo- scopes souples, 3 m~thodes ont ~t~
retenues pour tester la phase de d~tersion des laveurs-d~sinfecteurs.
La m@thode propos~e par la France est fond~e sur les biofilm bact~rien r e p r o d u i t en laboratoire sur un tube plastique ~ I'int~rieur duquel circule la solution de d~tersion
I'aide d'une pompe externe ou de la pompe du laveur. Le r@sultat est juge selon ce qui reste sur le bio- film, bact~ries, proteines ou poly- saccharides. II est donc recom- mand~ de demander au fabricant des donn~es precises sur I'action detersive de son produit. Parmi les produits testes, Salvanios pH 10, Alkazyme 0,5 % 40 ~ et Phagolyse ND pH 8,5 0,4 % 20 ~ offrent une trOs bonne activit~ d~tachante sur l'~volution des bact~ries adh~rees, le nombre de b a c t ~ r i e s viables d~croch~es, le taux de prot~ines, de polysaccharides. Des projets concer- nant plus sp~cifiquement le prion sont ~ I'etude.
B. M a r c h e t t i du groupe Ger- mande precise les crit~res d'effica- cit~ et de securit~ des laveurs- desinfecteurs. Les textes actuels sont remis en question par la nou- velle circulaire minist~rielle sur le prion. Trois niveaux de d~sinfection sont d~finis comme bas, interm~- diaire et haut. Aux I~tats-Unis, la st~rilisation peut ~tre obtenue par I'autoclave, comme en France, ou par m~thode chimique. En France, le niveau de d~sinfection des endo- scopes qualifies de dispositifs semi- critiques est interm~diaire. Les param~tres d'efficacit~ sont ~va- lugs en fonction de la conception du laveur-desinfecteur, de I'~tat d'usure et d'entretien et du couple machine-produit. Le produit d~sin-
fectant doit ~tre teste dans ses conditions d'utilisation ~ I'int~rieur de la machine en fonction du temps, de la concentration, de la temperature et de la qualite de I'eau. Le cycle court, ~tant le plus utilise en routine, doit ~tre evalue.
Avec les laveurs d~sinfecteurs et les produits disponibles, la sporicidie est atteinte dans certaines condi- tions, ce qui ne I'est pas en desin- fection manuelle. La s@curite passe par le contrOle de la circulation des fluides et du cycle d'auto-d~sinfec- tion si la machine se contamine.
L'~valuation d'un laveur-d~sinfec- teur repose donc selon les normes harmonis~es sur des tests d'effica- cite du detergent et du desinfec- tant, sur la qualit~ du cycle de desinfection et d'auto-desinfection et enfin, la circulation des fluides.
La nouvelle circulaire sur le prion insiste sur la n~cessit~ de s~parer les endoscopes en fonction des organes ~ risque explores, de cr@er un cycle sp~cifique avec double nettoyage et de s'assurer de I'@li- mination des prot~ines apr~s chaque rinr de ne plus recycler les produits et de supprimer les ald@hydes. Le cycle de d~asinfection devrait alors ~tre ~valu~ sur le prion. Or le seul produit efficace sur le prion et evaluable est I'hypo- chlorite de sodium ~ 2 % de chlore actif pendant 1 heure. Le parc exis- tant de laveurs desinfecteurs est donc ~ adapter.
Alkapharm, pr@sent sur le mar- che des produits d'hygi~ne et de desinfection depuis 10 ans, propo- sera prochainement un automate de nettoyage utilisant le produit Alkazyme.
Olympus assure que ses ma- chines evolueront vers le double nettoyage et I'utilisation de I'aide perac~tique pour les r~f~rences ETD2 et ETD2 plus, d'ici la fin de I'ann~e 2001.
Steris presente les r~sultats pr~- liminaires de I'action neutralisante de I'acide perac~tique in vitro sur la proteine du prion de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Dr J.-R LAGARRIGUE, Lyon
Volume 32 - N ~ 1 - 2002 ~ Acta Endoscopica
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J L e t t r e d e l a S F E D . ~ . I
QUATRli::ME JOURNI E DE REFLEXION SUR L'ENDOSCOPIE DIGESTIVE EN FRANCE LE SAMEDI 26 JANVlER 2002 DE 8 H 00 A 17 H 00
Lieu de la R~union :
Salon Hoche - Avenue Hoche - 75008 PARIS 8 h 00 : Accueil des participants
8 h 30-10 h 30 :
M o d ~ r a t e u r s : Jean-Marc CANARD - Thierry PONCHON
9 Politique de la SFED par le President (nomencla- ture, circulaire 138...) : Thierry PONCHON (10 mn) 9 R~sultats provisoires en avant-premi~re des deux
jours d'endoscopie en France en 2001 : Jean-Marc CANARD (15 mn)
9 Nouveautes en mati~re de petit materiel et en par- ticulier traitement endoscopique du reflux, mate- riel de mucosectomie, pince coupante, filet pour ramasser les fragments de polype, anse ~ picot, anse ~ crochet, anse largable, prothese (couverte, biodegradable, radio-active, d~livrant des m~dica- ments, metallique expansive), sphinct~rotome, ballon de dilatation, pinces ~ biopsies et divers...
Jean-Christophe LETARD. Commission Imagerie et de materiel de la SFED.
9 Presentation par les differentes firmes: COOK, MICROVASIVE, OLYMPUS, PENTAX (7 mn)...
9 Recommandations concernant I'utilisation des bis- touris ~lectriques en endoscopie digestive : ERBE (7 mn)
9 Discussion
9 Remerciements et actions respectives des diff~rents laboratoires pharmaceutiques qui soutiennent la SFED avec qualit~ et importance du sponsoring : Astra Zeneca, Beaufour, Byk, Ferring, Janssen Cilag, Mayoly Spindler, Takeda et propositions vis-a-vis de ceux qui ne soutiennent plus ou pas (Schering, Aventis Pharma, Aventis Houde, Solvay Pharma, Glaxo Wellcome...).
10 h 30 - 11 h 00 : Pause 11 h 00 - 13 h 00 : ENDOSCOPE
M o d e r a t e u r s : Jean-Marc CANARD - Thierry PONCHON
9 Procedures d'inclusion de nouveaux actes dans la n o m e n c l a t u r e ( t r a i t e m e n t e n d o s c o p i q u e du
R.G.O., video-capsule...). M me Annie ALIES PATIN.
P61e nomenclature de la CNAMTS (10 mn).
9 Quelles sont les procedures en France pour valider un produit : marquage CE, tipsage, A.MoM. pour le materiel. B.R. DURAND. Droits et dispositifs m~di- caux (15 mn).
9 Place de la SFED dans I'evaluation des nouvelles techniques et nouveaux materiaux avant utilisa- tion en routine et ~tat des lieux des programmes de recherche de la S.RE.D. Thierry PONCHON.
Commission Recherche et developpement de la S.F.E.D. 10 mn.
9 Presentation par les diff~rentes firmes des nou- veaut~s en mati~re d'endoscopie future diagnos- tique et th~rapeutique :
FUJINON, M. Jean-Francois ROCHETTE (7 mn) OLYMPUS, M. Jean-Marc MISPOULET (7 mn) PENTAX, M. Roland ROMAIN (7 mn)
9 Discussion
13 h 00 - 14 h 30 : D ~ j e u n e r
14 h 30 - 17 h 00 : HYGIENE EN ENDOSCOPIE M o d ~ r a t e u r s : Jean-Marc CANARD, Philippe DUNETON (AFSSAPS)
9 L'Agence Fran~aise de S~curite Sanitaire des pro- duits de sante, le point apr~s plusieurs mois de fonctionnement : Philippe DUNETON (10 mn).
Prion et endoscopie. Etat d'avancement des tra- vaux des diff~rentes commissions qui declinent la circulaire 138: R~mi SYSTCHENKO. Commission Hygiene et securite de la SFED. (10 mn).
R~sistance des endoscopes aux d~sinfectants (acide p~rac~tique...). Lionel PINEAU (10 mn).
Quelle machine ~ laver utiliser en 2002 ? Bernard MARCHETTI. Commission Hygiene et s~curit~ de la SFED (10 mn).
Interventions des firmes et laboratoires : ALKA- PHARM, ANIOS, B.H.T., LANCER, MEDLOR, OLYM- PUS, RIVADIS, STERIS.
Discussion
Presentation du site internet r~actualis~ de la SFED : Franck DUMEIRAIN
17 h 00 : CI6ture des travaux O r g a n i s a t i o n :
MI~DICONGRI~S
18, rue d'Armenonville - 92200 Neuilly-sur-Seine Telephone : 01.47.22.90.79
T~l~copie : 01.47.45.15.45
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A c t a E n d o s c o p i c a ~ V o l u m e 3 2 - N ~ 1 - 2 0 0 2
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