• Aucun résultat trouvé

Disponible à / Available at permalink :

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Disponible à / Available at permalink :"

Copied!
136
0
0

Texte intégral

(1)

- - -

- - -

Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository

Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Maeck, M. (1974). Synthèse et réactivité de quelques précurseurs potentiels de la 2,3-didéshydropyrazine (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté des sciences, Bruxelles.

Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/214605/1/e02610da-b2eb-4aed-a309-dd41f6bb8b73.txt

(English version below)

Cette thèse de doctorat a été numérisée par l’Université libre de Bruxelles. L’auteur qui s’opposerait à sa mise en ligne dans DI-fusion est invité à prendre contact avec l’Université ([email protected]).

Dans le cas où une version électronique native de la thèse existe, l’Université ne peut garantir que la présente version numérisée soit identique à la version électronique native, ni qu’elle soit la version officielle définitive de la thèse.

DI-fusion, le Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles, recueille la production scientifique de l’Université, mise à disposition en libre accès autant que possible. Les œuvres accessibles dans DI-fusion sont protégées par la législation belge relative aux droits d'auteur et aux droits voisins. Toute personne peut, sans avoir à demander l’autorisation de l’auteur ou de l’ayant-droit, à des fins d’usage privé ou à des fins d’illustration de l’enseignement ou de recherche scientifique, dans la mesure justifiée par le but non lucratif poursuivi, lire, télécharger ou reproduire sur papier ou sur tout autre support, les articles ou des fragments d’autres œuvres, disponibles dans DI-fusion, pour autant que :

Le nom des auteurs, le titre et la référence bibliographique complète soient cités;

L’identifiant unique attribué aux métadonnées dans DI-fusion (permalink) soit indiqué;

Le contenu ne soit pas modifié.

L’œuvre ne peut être stockée dans une autre base de données dans le but d’y donner accès ; l’identifiant unique (permalink) indiqué ci-dessus doit toujours être utilisé pour donner accès à l’œuvre. Toute autre utilisation non mentionnée ci-dessus nécessite l’autorisation de l’auteur de l’œuvre ou de l’ayant droit.

--- English Version ---

This Ph.D. thesis has been digitized by Université libre de Bruxelles. The author who would disagree on its online availability in DI-fusion is invited to contact the University ([email protected]).

If a native electronic version of the thesis exists, the University can guarantee neither that the present digitized version is identical to the native electronic version, nor that it is the definitive official version of the thesis.

DI-fusion is the Institutional Repository of Université libre de Bruxelles; it collects the research output of the University, available on open access as much as possible. The works included in DI-fusion are protected by the Belgian legislation relating to authors’ rights and neighbouring rights.

Any user may, without prior permission from the authors or copyright owners, for private usage or for educational or scientific research purposes, to the extent justified by the non-profit activity, read, download or reproduce on paper or on any other media, the articles or fragments of other works, available in DI-fusion, provided:

The authors, title and full bibliographic details are credited in any copy;

The unique identifier (permalink) for the original metadata page in DI-fusion is indicated;

The content is not changed in any way.

It is not permitted to store the work in another database in order to provide access to it; the unique identifier (permalink) indicated above must always be used to provide access to the work. Any other use not mentioned above requires the authors’ or copyright owners’ permission.

(2)

UNIVERSITE ilBRE DE BRUXELLES Faculté des Sciences

... .... -

Service de Chimie Organique

SYNTHESE ET REACTIVITE DE QUELQUES PRECURSEURS POTENTIELS DE LA

2,3- DIDESHYDROPYRAZINE

Thèse présentée pour l'obtention du grade de Docteur en Sciences chimiques

Maurice

19 74

MAECK

(3)

Service de Chimie Organique

REÇU le 2 -I AVR. 1974

Sépr...

SYNTHESE ET REACTIVITE DE QUELQUES PRECURSEURS POTENTIELS DE LA

2,3- DIDESHYDROPYRAZINE

Thèse présentée pour l'obtention du grade de Docteur en Sciences chimiques

Maurice MAECK

19 74

(4)

transitions en H.M.N. du proton .•

(5)

qu*il nous a dispensé et l'accueil qu'il nous a réservé dans ses laboratoires.

Ce travail a été réalisé sous la direction de Monsieur R. PROMEL. Nous tenons à lui exprimer toute notre gratitude pour 1 * indépendance qu'il nous a accordée et pour la confiance qu'il nous a témoignée au cours du développement de ce travail ; son habilité à concilier des points de vue pctrfois très diverge nts restera pour nous un modèle de diplomatie éclairée.

C'est avec un réel plaisir que nous remercions les chercheurs du groupe de chimie hétérocyclique qui ont travaillé en même temps que nous au laboratoire. Ils ont su y créer \in climat de sympathie dont nous conserverons le meilleur souvenir.

Nous adressons nos remerciements à toutes les personnes qui, à titres divers, nous ont permis de mener ce travail à bien.

Nous exprimons enfin notre reconnaissance au

Ponds Nationaa de la Recherche Scientifique qui nous a

accordé son appui.

(6)

Nous avons étudié quatre méthodes de formation possibles de la 2,3 - didéshydropyrazine :

1) la décomposition thermique d*un benzènediazonium-caorboxylate, méthode préconisée par FRIEDMAN et LOGULLO, ne put être

véritablement mise à profit dans le cas de la pyrazine du fait de l'instabilité du sel de diazonium. Nous n'avons pu isoler pratiquement que le produit d'hydrolyse : l'acide 3-hydroxy- pyrazinoxque •

Col ' COOH -- --- HNO i R- ONO

OH

COOH

(90%)

2) l'oxydation de la 1-amino-v-triazolo[4,5-1^ pyrazine devrait conduire à la 2,3-didéhydropyrazine, tout comme l'oxydation de 1-amino-v-triazolopyridines conduit aux 2,3- ou 3,4-didéshydro- pyridines* De nombreux obstacles d'ordre expérimentad nous

empêchèrent de mener à bien la préparation du précurseur.

En élargissant la gamme connue des tétrazolofl,5-a]pyrazines, nous avons cependamt pu mettre au point une synthèse tout à fait nouvelle, et fort commode de surcroît, d'une 2-phényl-v- triazolO[4,5-b3pyrazine. L'extention de ce procédé à la

synthèse de v-triazolo (4,5-1^ pyrazines diversément substituées en position 2 a été abordée.

Nous avons également formé un nouveau système hétérocyclique d'une remarquable stabilité , la ditétrazolofl,5-az5’tl*-c pyrazin^.

fsj— N Kl— N

N —N H-N

(7)

restées infructueuses, du l,2,3-thiadiazolo[4,5-l3 pyrazine-1,1- dioxyde. Un résultat intéressant, obtenu au cours de l*étude d*un des schémas, est la formation d*un chlorure de sulfènyle

(Ar-SCl), composé dont le groupement fonctionnel n* avait

jamais été fixé, semble-t-il, sur un système N-hétéroaromatique Nous avons entamé l*étude de la réactivité de ce composé.

4) la possibilité d’une élimination photochimique de deux atomes d’iode aux dépens de la 2,3-diiodopyrazine retint finalement notre attention. L’expérience ne fut mcuLheureusement pas favorable : un seul atome d’iode se détache par irradiation ultraviolette.

---

CH^OH ( env. 30% )

(8)

Chap. I ; Introduction et but du travail 1 Chap, II : Choix des méthodes de formation

de la pyrazyne 21

Chap. III ; Décomposition thermique d'un sel de l'acide pyrazine-3-

diazonium-2-carboxylique 18 et 76 Chap, IV : Oxydation de la 1-amino-v-

triazolo[4,5-bjpyrazine 30 et 32

Chap, V : La décomposition du 1,2,3-thia- diazolo [4,5-^ pyrazine-1,1-

dioxyde 60

Chap, VI ; La photolyse de la 2,3-

diiodopyrazine 72 et 113

Partie expérimentale : 76

acide 5-amino-l-benzyl-v-triazole-4carboxylique 100

acide 3-chloropyrazinoïque 79

acide 3-hydrazinopyrazinoîque 80

acide 3-hydroxypyrazinoïque 79

5-amino-l-benzyl-v-triazole 101

5-amino-l-benzyl-v-triazole-4-carboxamide 100

2-amino-3-chloropyrazine 83

2-amino-3,5-dibromopyrazine 88

éiminomcilonate d'éthyle 78

aminomcilondiamide 79

2-araino-3-mercaptopyrazine 86

(9)

2-p-aminophényltriazolo[4,5-^ pyrazine 99

2-aminopyrazine 83

2-benzylaraino-3-benzylidènehydrazinopyrazine 8 5 1- benzyl-5t6-diméthyl-v-triazolo [4,5-^ pyrazine 102 2- benzylidènehydrazino-3-chloropyrazine 84 8-benzylidènehydrazinotétrazolo[^l, 5-â[| pyrazine 90

2-benzylthio-3-chloropyrazine 108

2-benzylthiopyrazine 107

8-benzylthiotétrazolo[l,5-^ pyrazine 109

2-carbamoyl-3-hydroxypyrazine 79

2-chloro-3-hydrazinopyrazine 84

2-chloro-3-mercaptopyrazine 103

2-chloropyrazine 82

(3-chloro-2-pyrazinesulfènyl)hydrazine 111 N-(3-chloro-2-pyrazinesulfènyl)morpholine 110

8~chlorotétrazolo ^1,5-^ pyrazine 88

chlorure de 3-chloro-2-pyrazinesulfènyle 109

2,3~dichloropyrazine 83

1,4-diformyl-2,3,5,6-tétrahydroxypipérazine 82

2,3-diiodop3rrazine 113

disulfure de 3-chloro-2-pyrazinyle 104

ditétrazolo[l,5~a:5 *,1pyrazine 91

8-( 2-éthoxycarbonylhydrazino ) tétrazolof 1,5-^ pyrazine 93

(10)

2-hydroxy-3-méthylthiopyrazine 106 8-p-hydroxyphénylazotétrazolo j^l, 5-â] pyrazine 95 2-p-hydroxyphényl-v-triazolo [4,5-3 pyrazine 95

8-hydroxytétrazolo{l,5-a]pyrazine 102

nitromaüLonate d‘éthyle 78

2-p-nitrophényl-v-triazolo|4,5-1^ pyrazine 98 2-phényl-v-triazolo ^,5-b] pyrazine 97

l»4,6,9-tétraazathianthrène 112

2,3,5 f 6-tétrachloro-l,4-diformylpipérazine 82

8-(2-p-tolylsul£onylhydrazino)tétrazolo|^l,5-cQpyrazine 94

(11)

CHAPITRE I : INTRODUCTION ET BUT DU TRAVAIL .

I) AT3mes, hétarynes : L'imposante somme de travaux, tant ... expérimentaux que théoriques, déjà consacrée aux arynes rend certainement superflue toute présentation détaillée de cette classe d'intermédiaires réactionnels (1) (2) «

Il nous suffira de rappeler certaines conventions d'écriture :

La structure (A) présente de 1,2-didéshydrobenzène (î= benzyne) comme un biradicaü. à orbitales demi-pleines situées dans le plan du cycle aromatique. Les structures (Ba) et (Bb)

introduisent un raffinement; la multiplicité de l'intermédiaire.

Cette notion rend compte de 1'interaction qui prend naissance entre deux électrons localisés dans deux orbitales dont le recouvrement n'est pas négligeable. Une telle interaction favorise très généralement la forme à multiplicité la plus

faible, soit (Bb), ce qui, en adoptant le graphisme conventionnel habituel en Chimie Organique, conduit à la représentation (Ca) ou (Cb) du benzyne selon l'importance accordée à 1'interaction liante évoquée plus haut.

Des deux formes mésomères (Ce) et (Cd), la dernière seule

justifie le terme générique "aryne" de par la présence d'une

triple liaison (souvent appelée "pseudo-triple liaison").

(12)

Quelques didéshydroarènes étudiés : (l) (2) (didéshydroarènes » homo-êirynes » arynes)

F

Quelques didéshydrohétarènes étudiés s (l) (3)

%

(didéshydrohétarènes » hétéro->arynes » hétarynes)

V

(13)

II) Etat de la littérature : Six allusions plus ou moins

explicites à la 2 , 3 -didéshydro-

pyrazine (= pyrazyne) peuvent être relevées dêins la littérature.

Pour les besoins de la discussion, nous grouperons ces travatix selon deux catégories.

bes études expérimentales :

Le dépouillement du spectre de masse de l*anhydride phtalique faisant apparaître un signal de masse égale à celle du benzyne

(dû à la perte de CO et CO2), certains auteurs se sont attachés à l'étude détaillée de la pyrolyse en phase gazeuse de divers anhydrides d*o-diacides (4) (5)* Le cas de l'anhydride

phtatlique se révèle relativement simple à interpréter si on se reraérore le comportement habituel du benzyne vis-à-vis du benzène et si on tient compte des hautes températures

atteintes au cours de la pyrolyse (600 à 900 ®C) (4) (6) ,

divers

hydrocéirbures

(855^ , 690°)

(Ro/ 400 >

La formation du biphényle ^ '

et du benzocyclooctatétraène (suite à une réaction de cyclo-

éuidition) n'est pas sans rappeler le comportement d'un

(14)

intermédiaire carbénoide (2), tandis que le dernier hydro­

carbure isolé à 40 ®C permet de ranger le benzyne parmi les diènophiles les plus puissants.»

Deux études de la pyrolyse de l’amhydride 2,3-pyrazine- dicarboxylique furent publiées la même année :

a) Pyrolysé seul , sous pression réduite, cet anhydride conduit à un mélange sensiblement équimolaire de maléonitrile et de fumeuranitrile (7) •

L'intervention de la pyrazyne, bien que non étayée expérimenta­

lement, s'impose à l'esprit par l'aisance avec laquelle elle permet de justifier la composition du mélange réactionnel.

Les étapes (a) et (b) de la transformation sont à

rapprocher des résultats obtenus par GAVA et BRAVO (8) :

b) Pyrolysé en présence de benzène, l'anhydride 2,3-pyrazine- dicarboxylique fournit une faible quantité du produit

d'insertion, à savoir la 2-phénylpyrazine (4) :

(15)

de la présente éventuelle des dicyanoéthylènes (cf page 4)«

Deuis ces conditions, la conclusion suivante nous paraît fort hâtive :

" Pyrazine-2,3-dicarboxylic euihydride gave ••••• a small but definite amount of phenylpyrazine vith benzene,

est2Ü3lishing the formation of pyrazyne "•

Au cours de l'étude quantitative de substitutions nucléophiles effectuées sur la 2-fluoropyrazine (9) RUTNER et SPOBRRI

n'excluent pas à priori la participation éventuelle de la pyrazyne.

F hillL H CW3OH

NUH s NH3 , CH3NH2 , C5H3-^H2NH2 , NaN3 ...

2-fiuoropyrazine 1,07 N 2-chloropyrazine NaOH 1,07 N

temps de l/2 vie 26 ®C 42,7 minutes 24 ®C env. 19 jours Ils ne retiendront cependant pas cette hypothèse.

L'argumentation présentée est fondée sur le tableau ci-dessus,

obtenu lors de l'hydrolyse comparée des 2-fluoro- et 2-chloro-

pyrazines. La plus greuide mobilité de l'atome de fluor est

associée, deins l'esprit des auteurs, à une première étape

réactionnelle déterminante constituée par l'addition du

nucléophile :

(16)

AEn - addition élimination normale

( 10 )

AEa s addition élimination anormale

Or, le mécanisme habituellement responsable de la formation d’une (hét)eœyne débute paœ l’arrachement d’un proton au

cycle aromatique ( * réaction d’élimination - addition =s EA) i

De cette étude, nous préférerons retenir, plutôt que des spéculations d’ordre méceuiistique, le choix des solvants utilisés par les auteurs : l’eau ou le méthanol* Ces deux

solvants reprotonnent très efficacement les carbanions usuels et plusieurs exemples d’inhibition totale d’un mécanisme EA par l’éthanol sont signcaés dans la littérature (11) (12),

B) Les études théoriques t

L’étude théorique des didéshydro(di)azines en générêil, et de la pyrazyne en particulier, se heurte au délicat problème de

l’évaluation quantitative des énergies mises en jeu lors de 1’interaction de plusieurs orbitales non liantes adjacentes.

Une tentative de rationêilisation de la réaction de Chichibabin motivera la première étude en ce domaine (13) :

NaNHz NHj (85%)

N T>MF 0

(17)

L‘intervention d*une hétaryne pourrait rendre compte de l'absence complète des 3- et 4-amino-pyridineso Citons les auteurs :

" A unique situation occurs in the formation of 2,3-dehydro- pyridine. Here the sp carbon orbitals are coplaneir with the O sp2 hybrid orbital containing the nitrogen lone pair, and a deloccilized MO System may be formed by alloving the three sp2 orbitals to interact. This leads to a stabilized

reaction intermediate in which the lowest électron density of the aryne-sp System occurs at the position adjacent to the O nitrogen atom

( les quatre électrons du système £œyne-sp2 sont répartis selon les valeurs mises entre parenthèses) La 2,3-pyridyne serait le siège d'une interaction lieuite

(évaluée à 0,4 ) évidemment absente dans la 3,4-pyrid3aie.

La formation exclusive de la 2,3-pyridyne justifierait l'absence de 4-aminopyridine dans le mélange réactionnel tandis que la répartition électronique au sein de l'intermédiaire serait responsable de l'attaque exclusive de l'amidure (ou de

l'ammoniac) sur la position la plus proche de l'atome d'azoteo La méthode de Ccilcul utilisée peir JONES et BEVERIDGE (ci-dessus) présente un grave défaut : elle se concentre exclusivement sur l'interaction entre trois orbitales et néglige les

réarrangements inévitables des systèmes if et O" de la molécule parente, résultant du départ formel de deux atomes

d'hydrogène. Un calcul mené par la méthode E.HoT. (14) conduit aux valeurs reproduites ci-dessous :

( les valeurs portées dans la troisième colonne

représentent la perturbation énergétique subie par la molécule parente suite à la formation d'une pseudo­

triple liaison, la formation du benzyne étant prise

comme référence )

(18)

énergie totale (eV) énergie totale (eV) A

( (H,20) - 492,58 0 - 527,06 0,000

, (^2?)

(3,77) - 499,77 —

f39îJ>

<‘^55) - 500,60 — —

S N

(330

(3,98) - 506,74 û - 545,55 4,33

S 1 Ü (Vil) (V^ii) - 507,55 «Ü - 545,55 3,52

Il

(5 5-5) - 507,87 ] - 546,61 4,26

10 - 505,43 0:) - 546,24 6,33

( les densités électroniques totales sont reproduites entre parenthèses )

^ réf, (15)

(19)

Il s’ensuit que, dans la série des diazines, la déstabilisation subie par la molécule paurente augmente lorsqu’un atome d’azote cyclique se trouve à proximité immédiate de la pseudo-triple liaison* Les distributions électroniques calculées pour la 2,3- et la 3,4-pyridyne recoupent qualitativonent les veaeurs présentées par JONES et BBVBRIDGE (cf* page 7)* Ces mêmes distributions électroniques sont confirmées par YONEZAWA et coll. (16) à l'aide d'une méthode du type SCP MO* D'autre part,selon ces auteurs, l'interaction entre le doublet non liant et la pseudo-triple liadson serait responsable de l'augmentation de l’énergie de la transition n-ff^ prise

comparativement à celle de la mono- ou diauzine correspondante*

L'augmentation est plus importante pour la 2,3-pyridyne que pour la 3,4-pyridyne* En conclusion de leur étude, YONEZAWA et coll* prévoient, en accord avec HOFFMANN (méthode EHT), un contenu énergétique moindre pour la 3,4-pyridyne que pour la 2,3-pyridyne ce qui, loin de les réjouir, motive partiellement une révision de leurs hypothèses de traved.1 I

( note 32 en fin d'article)*

Si l'influence d'im atome d'azote intranucléaLire sxu* la

polarisation d'une pseudo-triple liadson ne donne guère lieu à discussion, le problème de la déstabilisation

éventuelle d'un intermédiaire aryne par l'interaction de la pseudo-triple liaison avec un doublet non liant reste

confus et la ferme prise de position de HOFFMANN ne semble pas à l'abri de tout critique î (17)

*» The extended Huckel method (EHT) is obviously open to ail the criticisms ^plying to the usual HMO method; it is therefore not surprising that it gives hopelessly inaccurate resiüts, the C€CLculated beats of atomisation being in error by huge amounts and the predicted charge distributions being entirely unrealistic* Such a

calculation

o***«

is worthless as a procedure for

predicting the structures or Chemical behavior of

molécules, and the résulta of such calculations, many

of wich hâve unfortunately found their way into print,

must be regarded eis meaningless ”o

(20)

III) But du travail :

Bien que relativement nombreux, les résultats des études expérimentales consacrées à la

réactivité des hétar3mes ne permettent pas d'adopter \ine position trcinchée dans le débat théorique exposé au cours du paragraphe précédent. Les faibles rendements obtenus

lors de l'interception des 2,3-pyrid3nie et 2,3-quinoléyne (l) peuvent refléter soit une greinde instabilité (et t3?ès faiible sélectivité) de l'intermédiaire hétaryne, soit une grande énergie d'activation exigée lors d'une étape réactionnelle antérieure à la formation de l'aryne*. Ce dernier point sera repris et discuté lors du choix des méthodes de formation de la 2,3-didéshydropyrazine,

Au cours du présent travail, nous nous sommes attachés à produire la 2,3-didéshydropyrazine. Celle-ci, de part la présence de deux doublets non liauits capables d'interactions fortes avec la pseudo-triple liaison, se trouve placée à l'une des extrémités de toute séquence de stabilité

établie pour la série des didéshydrodiazines. De ce fait même, l'étude expérimentale de la 2,3-didéshydropyrazine

est susceptible de fournir la réponse la plus nette.

L'autre extrémité de la séquence est occupée par la

4,5-didéshydropyridazine et un travedl sirailedre au nôtre, centré sur cet intermédiaire, est poursuivi actuellement dans notre laboratoire.

voir cependant (18) pour un résultat expérimental en

faveur de la première alternative.

(21)

CHAPITRE II : CHOIX DBS METHODES DE FORMATION DE LA PYRAZYNB .

L'éventail des méthodes de formation d'arynes (l) (2) permet de fedre un choix critique sans que celui<-ci se

réduise à une ou deux possibilités*

Four les besoins de la cause nous distinguerons deux grandes catégories de réactions basées respectivement

• sur l'élimination en 1»2 de substituants indépendants - sur la dégradation de systèmes cycliq[ues condensés «

I) Les éliminations en 1,2 :

f X-—X

A,B conditions

x--y Réf.

a, H base forte (19)

Br, F magnési\un (20)

1

1

•V

1

--- -

1

photolyse

I-I (21)

Nf, CO® chauffage (40®) N, , CO, (22)

®I0,COf chauffage (i80®) 0l*CO^ (23)

(le tableau ci<»dessus ne présente que

quelles aspects de la vaste gamme de

possibilités offertes par ce type

de réactions )

(22)

+

CO conditions '■—% —' 1 «

Réf.

0C> NH«. têtraacétate

de plomb iNj (24)

chauffage

(25 ®C) Nj * 50^ (25)

0

OQ' chauffage (700 ®C) CO + co^ (26)

chauffàge

(600 ®C ) 3 CO (27)

chauffage

(500 - 1000 ®C) co^ + SO^ (5b)

oCs O a) photolyse b) chauffage

(600 ®C)

iCO^ (28)

chauffage (800 ®C)

4 CO (29)

CC! chauffage (450 «C) HCN+ (30)

( le tat>leau ci-dessus reprend prati^ement tous les

types de systèmes bicycliques utilisés avec quelque

succès )♦

(23)

III) Un critère de choix : Portant tout d*abord notre

, attention sur la structure

électronique des intermédiaires formés le long du chemin réactionnel conduiseuit à l'aryne, nous en retirons un premier critère de choix .

Nous avons sélectionné deux réactions d*un emploi fort commode en synthèse organique du fait de la simplicité des produits de départo Toutes deux débutent par l*élimination d'un proton« Ecrivons la même séquence d'étapes en vue de produire la pyraz3me (cf. page 6) :

La formation du carbanion implique maintenant la coexistence de deux doublets non liants très proches l'un de l'autre.

Similaire, en apparence au moins, au problème soulevé p£u*

l'étude théorique des didéshydroazines (cf. page 6), le problème de l'interaction de deux doublets non lieints

adjacents a déjà fëd.t l'objet de plusieurs travaux. Toutes les méthodes de calcul convergent vers tme même

prédiction * l'interaction est fortement déstabilisante (14) (31); ce que confirment plusieurs observations expérimentales parmi lesquelles nous en relèverons deux particulièrement

suggestives.

(24)

a) La comparaison des vitesses relatives d*échange hydrogène^

deutérium , échange catalysé par une base, dans la série des diazines, permet à ZOLTBVICZ et coll* (32) de dégager ime relation liant 1*acidité d'un site à sa position

par rapport aux atomes d'azote cycliques.

vitesses relatives d'échange :

N

Co" ■'*

Dans les conditions e3q>érimenteü.es utilisées, l'échange est supposé se réaliser via un carbanion. La faible vitesse d'échange mesurée pour le proton en position 2 de la

pyrimidine, par exemple, traduit dès lors une forte désta­

bilisation du carbanion correspondant.

Est-il possible de lever cette interaction ’ non liante aifin de rendre -à*l'hydrogène en et de l'atome d'azote toute la mobilité attendue sur base des travaux antérieurs de

CHAPMAN (33a) et de BüNKETT (33b) : en première approximation, en effet, un atome d'azote intracyclique perturbe le

système iF , comparativement au benzène, de la même manière qu'un groupement -NO2 ?

Les expériences d'échange effectuées successivement sur la pyridine, la pyridine N-o:yde et l'ion l>Hîiéthyl-pyridinitim par ZOLTEWICZ et coll. (34) (35) (36) permettent de

répondre 2iffirraativement à cette question • vitesses relatives d'échange :

(CHjOH/CHjO"*)

I

(DgPO^-/bPO^“)

(25)

énergie totale des carbanion» correspondants (obtenue par la méthode EHT) (14) :

( - 536»04 eV ) ( - 536,18 eV ) ( - 536,06 eV )

Ces prédictions théoriques ne recoupent pas l'expérience.

Deux résultats au moins demeurent inexpliqués :

-> les valeurs de l'énergie totale obtenues pour les anions de l'ion pyridiniiun présentent une faible dispersion, peu compatible avec les très grandes variations de vitesses relatives.

- le calcul EHT prévoit toujours une plus grande

stabilité pour l'anion formé eny3 de l'atome d'azote.

Or, l'échange ne se fait .jamais préférentiellement à ce niveau.

" We hâve no explanation for this artifact of the EHT results, unless ylide-carbene résonance stabilisation in the

pyridinium ion is inadequately acoounted for by our

calculations ”.

(26)

Le même calcul reproduit cependant d*une manière satisfaisante la séquence observée par ZOLTEWICZ dans la série des diazines

(37) • b) un autre champ d*application du concept que nous avons retenu pour orienter notre choix est celui de l'étude des équilibres tautomères t

Dans la série des mono- et des poly-azines» le sens dominant des équilibres mentionnés ci-dessus est l£u:*gement

indépendant de la nature des substituants (38), Cependant s

(39)

(40)

L'acceptation de la notion d'une forte interaction entre

doublets non liants (au sein de la liaison -NsN-) permet ici

encore luie rationalisation aisée des résultats expérimentaux.

(27)

IV) Conclusions i En vertu du principe selon lequel il est préférable d*accéder à une substance (par ailleurs très instable) via le précurseur le moins riche en énergie possible, nous avons rejeté a priori les méthodes de formation d*arynes comportant l'arrachement d'un proton (ou de toute particule chargée positivement) du cycle aromatique car cette élimination conduirait infailliblement, dans notre cas, à un anion fort instable. Beaucoup de réactions cleissées dans la catégorie ” les éliminations en 1,2 " (cf, page 11) seront ainsi délibérément ignorées dans le présent travail.

Par contre, toutes les réactions de " dégradation de systèmes cycliques condensés ” connues actuellement demeurent, à nos yeux, dignes d'intérêt.

La possibilité d'obtenir les précurseurs d'arynes par voie commerciale ou le plus souvent par synthèses de laboratoire, nous guida ensuite dans la sélection des méthodes.

Les méthodes retenues s

page (chap,) 1* La décomposition d'un sel de l'acide

pyrasine->3-diazonium->2-carboxylique 18 (III) 2, L'o^dation de la l->amino»v-triazolo-

[ 4 ,5-1^ -pyrasine obtenue : par synthèse au départ de

pyrazines 2,3*-disubstituées ... . 33 (IV),40 (iv)

» par synthèse au départ de

v-triazoles di*ou tri-substitués ... . 52 (IV),54 (P/)

3, La décomposition du |l,2,^-thia->

diazolo-*[ 4 , 5 **^ *pyrazine l,l-dio3<yde $0 (V)

4, La photolyse de la 2,3-diiodopyrazine... 72 (VI)

(28)

CBAPITRB III J DECOMPOSITION D*ÜN SEL DE L*ACIDE PYRAZINE»3“DIAZONIüM»-2^CARBOXyLIQDE •

I) La diaeotation de l*acide 3<-aminopyrazinof(iue«

^troduction s En rendant superflu 1* isolement du benzène- diazoniunt-o-K:arboxylâte» FRIEDMAN et

LOGRJLLO ( 41 ) ouvrirent au procédé de STIL 6 S et coll* (42) (diazotation de l'acide anthranilique en milieu aprotique) un vaste diamp d'applications en synthèse organique*

La décomposition thermique du benzâne-»diazonium*o<-ceü?boxylate n'est certainement pas un processus simple» au vu de la

dépendance des vitesses de réaction et de la valeur du

rapport N 2 dégagé/C 02 dégagé vis-à-vis de divers solvants (43) 2

solvant vitesse N 2 /CO 2

benzène 1,00 1,7

1 y 2 -dichloroéthane 22 > 1 , 0 ^

1,0

t-butanol »1 3

eau - 00

* en l'abs ence d'anthracène en présence d'anthracène

Il est cependant possible d'écrire» a priori» trois voies

de décomposition hétérolytique pour la bétaïne? la possibilité d'une décomposition reidicalaire est envisagée dans la

référence (44) :

(29)

voie (a) : aucun résultat expérimental n’étaye à ce

jour cette séquence de réactions qui ne figure ici que dans un but de généralité «

voie (b) s la mise en évidence du départ simultané de deux particules indépendantes présente toujours de grandes difficultés non résolues dans le cas présent* La variation importante de la valeur du rapport Na dégagé/COa dégagé en fonction de la nature du solvamt exclut de manière définitive la formation de l’aryne selon un mécanisme

unique et concerté.

voie (c) X l’intervention d’un carbocation est quasi certaine.

Si elle permet d’expliquer la formation de

certains produits secondaires» elle repose surtout sur le

résultat d’expériences d’interception au moyen de réactifs

appropriés : (45) (46)

(30)

L»observation, fort ancienne (47), de la formation d’acide salicylique par diazotation en milieu aqueux de l’acide

anthranilique donna lieu à une étude de marquage isotopique, malheureusement non publiée (48), dont les résultats

impliquent nettement la participation d’\m carbocation ;

B) Résultats et discussion : La diazotation d’une fonction amino- par l’acide nitrosyl- sulfurique (Na NO 2 + H 2 SO 4 conc*) permet d’obtenir les

hydroxypyrazines correspondantes avec de bons rendements ( 49 ) ( 50)0 L’acide 3 -aminop 3 rrazinorque se conforme totalement

à cette règle,

a$ Essais préliminaires : FRIEDMAN et LOGÜLLO ( 41 ) préconisent l’emploi d’un solvant aprotique, le dichloroéthane de

préférence, lors de la foimation du benzyne. L’acide S-amino- pyrazinoique s’est révélé rigoureusement insoluble dans ce type de solvants.

Le tableau ci-dessous résume les essais que nous avons effectués tant du point de vue de la solubilité que de la possibilité de former la bétaïne par réaction avec le

nitrite de n-amyle (le degré d’avancement de la diazotation

est évalué par copulation avec le/i-naphtol) :

(31)

SOlVcUlt

solubilité - de 1 5È + de 1 %

diazotation - coloration jaune + précipité coloré

CH2CI2 , CHCI3 -

dioxanne - coloration se

acétonitrile - ^ développe

méthanol ■f

en tredtant le /3 -naphtol

DMF , DMSO + - pêo’ du

pyridine + ^ nitrite de

eau / HCl +

Lorsque la diazotation est menée dans l'acétonitrile» elle fournit 1*acide 3-hydroxypyrazinoïque ( même si le solvant est soigneusement desséché ) :

H

Zt N COOH

n,. f\m ON0 CH CN

La décomposition spontanée du nitrite de n-amyle» appréciable déjà à la température ordineiire, conduit à la formation,

entre autres, d*eau et d’alcool amylique (51). Ceux-ci sont susceptibles de réagir avec le carbocation résultant du dépeœt d’une molécule d’azote.

Notre choix s’est finalement fixé sur le diméthylformamide, bien que ce solvant ne présente pas lors de la diazotation de l’acide anthranilique toute l’inertie voulue (cf. page 19).

Afin de préciser les conditions expérimentales nécessaires

pour éliminer le dioxyde de carbone, nous avons effectué la

diazotation de l’acide 3-aminopyrazinorque en mesurant les

quantités d’azote et de dioxyde de carbone dégagées :

(32)

70 ® ; azote + dioxyde de ceirbone 49 ® î azote + dio^Qrde de carbone 49 ® azote seul

b O Diazotation en présence d^un capteur d*aryne : Bien que l'analyse des gaz formés au cours de la diazotation de l'acide 3-amlnop3rrazinoîque ne laissât pas beaucoup d'espoir en ce qui concerne la formation de la pyrazyne, nous menâmes quelques essais en ajoutant au mélange réactionnel de la tétracyclone

(2,3,4,5-tétraphénylcyclopentadiènone)J du furanne ou de l'iode* L'affinité de ces substances pour les intermédiaires du type "ciryne” a été exploitée avec succès tant en série homo- que hétéroaromatique (52)*

A une solution de tétracyclone ( 3 éq* ), de furanne

(20 éq*) ou d'iode (3 éq* ) dans du DHP^ portée à

70-80 ®, on ajoute, goutte à goutte, simiatanément,

(33)

les solutions de nitrite d*amyle (2 éq. dans du DMF) et d*acide 3-aminopyrazinoïque (l éq. dans le même solvant). Après 24 heiires de chauffage, l’évaporation du DMF conduit à un résidu foncé que l’on extrait soigneusement au benzène bouillant. Le produit restant est l’acide 3-hydroxypyrazinorque, obtenu ainsi à l’état presque pur.

Les extraits benzèniques se révèlent fort complexes et, après évaporation, peu consistants dans le cas du furanne et de l’iode (env. 5 % du poids d’acide engagé). Le fractionnement de la solution benzènique provenant de la diazotation menée en présence de tétracyclone permit d’obtenir des ** tétracy^- clones modifiées ". Cette expression s’applique à un méleinge d’au moins deux substances mauves, à peine distinguables

en chromatographie sur couche mince de silice (éluant : éther de pétrole - benzène 1:1), ces substances possèdent toutes les principales caractéristiques spectrales de la tétracyclone elle-même (cf. page 78)» Diverses données nous amènent à

suggérer les structures suivemtes qui résulteraient de l’attaque du carbocation intermédiaire sur l’un des noyaux aromatiques de la tétracyclone :

II) L’oxydation de l’acide 3-hydrazinopyrazinoîque .

» L’oxydation de la phénylhydrazine, étudiée

par FISCHER (53) au siècle dernier, fut à

l’origine de nombreux travaux, La grande variété d’oxydants

(34)

utilisés (sulfate de cuivre(II), hexacyanoferrate(III) de potassium, divers oxydes métcilliques, • • • ) sema rapidement une certeàne confusion dans la littérature.

Suite aux travaux de CHATTAWAY (54), HARDIE et THOMPSON (55), AYLWARD (56), il est désormaâs possible de rendre compte

des divers produits formés lors de l'oxydation des hydrazines aromatiques primaires :

La libération, à la température ordinaire, d'un radical phényle fut fréquemment utilisée en vue de l'arylation de divers substrats (56)* L'oxydation à très basse température ne présente, par contre, qu'un intérêt fort restreint en synthèse orgeinique.

Les résultats présentés ci-dessus permettent d'envisager la formation d'une (hét)aryne au dépetrt d'un acide o-hydra- zinoceœboxylique aromatique. Par exemple :

>ioo

(35)

A notre connaissance, il n’existe dans la littérature qu’xme seule cillusion concernant une suite de réactions semblable (57)

B) S3mthêses de l’acide S-hydrazinopyrazinoïque ; a. méthode classicrue” : dans un premier temps, la

synthèse de cette nouvelle molécule fut menée à bien selon une séquence de réactions fort bien documentée (58) (59) (60) :

■iO, CO.OC Hç

c

CO--<^' 5

NH.

t

CO MH.

H M CH^

’^CONH,,

- à l’habituelle et capricieuse nitrosation du raêdonate d’éthyle, décrite par SCHIPPER et DAY (61 ) et peu?

TARASlEJKA (62), nous avons préféré la nitration du même ester au moyen d’acide nitrique fumant (63)» Cette

modification eut pour résultat, outre une plus greinde

facilité de manipulation, \me très sensible amélioration

du rendement globea de passage du malonate d’éthyle à

l’aminomalonate d’éthyle»

(36)

- la fedble énergie d*activation de la réaction de

décarboxylation de l’acide 3—chloropyrazinoîque exigea de notre part un adoucissement des conditions expérimentêiles adoptées antérieurement pour la chloration par l’oxychlorure de phosphore du 3-hydroxypyrazinoate de méthyle (64)*

- la substitution nucléophile aromatique activée qui, finalement, conduit à l’acide 3-hydrazinop3rrazinoïque fut pour nous l’occasion de nous soumettre aux règles empiriques gouvernant le choix des conditions expérimentales dans le domedne des P3rrazines« Cet acide revêt l’aspect d’une poudre blanche microcristalline, très soluble dans l’eau,

b, diazotation de l’acide 3~aminopvrazinoîque ; si la diazotation des aminopyrazines ne fournit jamais un sel de diazonium

isolable, le carbocation qui résulte de l’élimination d’une molécule d’azote se prête quant à lui à de nombreuses

synthèses telles les réactions d’halogénation reprises ci-dessous (9) (65) :

Conduite en milieu aprotique (éther anhydre), en présence d’amidure de sodium, la diazotation donne des diazotates relativement stables dont le comportement est assez

particulier! ces dérivés régénèrent, par réduction, l’amine

de dépeu?t (66) :

(37)

En appliquant avec succès la méthode de Craig au 3-amino- pyrazinoate de méthyle (cf, réaction II page 26), ELLINGSON et HENEY (65) ouvrirent la voie, à notre profit, à ïine

synthèse simple et rapide de 1*acide 3-hydrazinopyrazinoïque.

Nous savons» en effet (cf. page 21), que le sel de diazonium formé aux dépens de l'acide 3-aminopyrazinoïque perd

rapidement une molécule d’azote et que le cation résultant attaque efficacement les nucléophiles :

O N

Hâr/Si

N&NO.

CO ^

I OH

(rendement global : 37 5^)

O N OM

I ^

N

!

OH

A ® 8r

O.

OM

(38)

C) Oxydation de l’acide 3-hydrazinop3n?azinoî'que : une petite

cet acide» ajoutée à une solution aqueuse acide de molybdate d’ammonium, développe en surface iine intense coloration

rouge* Le même comportement, observé avec la phénylhydrazine, sert de base à un test classique en chimie analytique minér«û.e visant à détecter l’ion Mo (VI) (67)* Dans ce dernier cas, la coloration est interprétée comme étant due à la

copulation de l’ion benzènediazonium avec l'excès de phényl­

hydrazine présent en solution*

Port de cette information, nous nous sommes penchés sur le problème de l’os^dation par le tétraacétate de plomb d'une suspension chloroformique de l'acide 3-hydrazinop3n:*azinoïque.

Le degré d'avancement de la réaction a été déterminé par la mesure du volume d’azote dégagé au cours du temps :

(le calcul est basé sur la stoechiométrie présentée au bas de la page 24) «

Par un titrage potentiométrique, nous avons confirmé la grande résistance à l'oxydation du groupement hydrazino-, le mélange final renfermant plus de 95 % de la quantité d'acide 3-hydrazinopyrazinoïque mise en oeuvre*

En toute rigueur, l'échec de la tentative d'oxydation pouvait être attribué à l'insolubilité quasi toteLLe de l'acide dans le chloroforme* Le peu d'incidence de ce facteur fut apprécié moyennant un nouvel essai effectué cette fois sur une

solution chloroformique du sel de triéthylainmoniiun de l’acide S-hydrazinopyrazinoiquee Dans ce cas également, le tétra­

acétate de plomb ( de même que le dioxyde de plomb et les o:jQrdes de mercure (il) et d'argent ) est sans effet

appréciable sur l’hydrazine hétéroaromatique*

quantité de

- 75 ® / 8 heures + 62 ® / 2 heures

aucun dégagement gazeux

moins de 5 54 de réaction

(39)

III) Cîonclusions :

A. Il s*est avéré impossible de former la 2,3-didéshydro- pyrazine par la méthode de FRIEDMAN et LOGüLLO. Deux raisons concourent à cet échec :

1) les conditions e3q>érimenteüLes nécessaires, relati­

vement vigoureuses, ne permettent pas d*éviter la formation de produits qui soient suceptibles de réagir avec le carbocation provenant de la

diazotation de l'acide 3—aminopyrazinoîque.

2) Ce même carbocation ne se décarboxyle pas aisément.

B* Nos tentatives en vue de former en milieu ap2X>tique le

2-diazonium-3-P3rrazine-carboxylate aux dépens de l’acide

S-hydrausinopyrëizinorque ou de son sel de triéthyl ammonium

furent tenues en échec par l’inertie de ces molécules

vis-à-vis de divers agents oxydants.

(40)

CHAPITRE IV : OXYDATION DE LA 1-AMINO--V-TRIAZOLO PYRAZINE .

I) Introduction : Récemment, CAMPBELL et REES (73) ont

...—--- développé tine nouvelle méthode de formation du benzyne basée sur la rapide fragmentation du 1-imènobenzo- triazole. Ce dernier intermédiaire peut prendre naissance dans des conditions expérimentades très variées :

Cette voie d'accès aux intermédiaires du type "au:‘yne" fut

étendue aux systèmes hétérocycliques par PLBBT et FLEMING (77), puis par REES et coll. (78), qui purent ainsi intercepter,

à l'aide de tétracyclone ou de furanne, les hétarynes correspondantes :

le 5 té trac,'/cl ont

(41)

9b(o^<ih

"O

Y

O

(7«7J

V'î

Les rendements observés en produits de cycloaddition se comparent favorablement, tant en série benzénique qu®hétéro­

cyclique, à ceux obtenus lors de la mise en oeuvre de nombreuses autres méthodes de formation d*(hét)arynes.

La fragmentation du 1-iménobenzotriazole se présenterait dès lors comme la méthode de choix si la S3mthèse des divers précurseurs possibles ne soulevait tant de difficultés.

Ce sont, en effet, des problèmes de cet ordre qui empêchèrent,

par exemple, FLEBT et FLEMING (77) d®étendre leurs travaux

à la série des P3rrimidines :

(42)

Les diverses voies que nous avons suivies en vue d'obtenir la 1-amino-v-triazolo(4,5-bJ pyrazine seront rapportées au cours du présent chapitre. Celui-ci est subdivisé de la manière suivante ;

s}mthèses au départ de pyrazines

substituées

NH, » ^ . ’H

(2-araino-3-

hydrazinopyrazine)

CO) N 'N

I ■ ' amina-

\ tion

i

] électro-

I phile

(ï)

synthèses au départ de v-

triazoles substitués

H

(v-triazolo

5-b} pyrazine )

2,A. = synthèses au départ de pyrazines substituées, via la 2-amino-3-hydrazinopyrazine

2, B. = s3mthèses au départ de pyrazines substituées, via une 2-R-v-triazolof4,5-b] pyrazine

3. B. SS synthèses au départ d'un v-triazole substitué, via la 2-R-v-triazolo £4,5-1^ pyrazine correspondante

3.C. SS synthèses au d^art d'un v-triazole substitué, via la

1-R-v-triazolo (4,5-10 pyrazine correspondante •

(43)

A. Par Tzne double substitution nucléophile : on rencontre dans la littératiire de très nombreux exemples de substitutions nucléophiles aromatiques activées réalisées aux dépens d*une halogénopyrazine (79) ;

aussi nous a-t—il semblé normal de fonder la synthèse de la 2-amino-3-hydrazinopyrazine sur une double application de ce type de réaction, le dérivé halogéné étant la 2,3—dichloro- pyrazine. Celle-ci est habituellement préparée selon l*une des deux voies suivantes :

D)'.

A CH^C ûo H

VOCL:

O a so,.aa

CO-CONHé

OCW3

HN

CO-COCI., H- OCH3

ÛCH:

lüL

20

(COüC..\

-{•

CH COCHj)^

L’élégance et la fiabilité du procédé de PALAMIDESSI (81) ne justifiant pas son prix de revient élevé, la quasi totalité de la 2,3-dichloropyrazine utilisée au cours du présent travail provient d’une condensation initiale entre le glyoxal et

le formamide (80). Cette prépciration, qui est basée sur une observation fortuite concernant la dégradation de la

2^3,5»6-tétrachloro-l,4-diformylpipérazine, est exploitée

(44)

industriellement (80). Nous n*y avons apporté, pour les besoins du laboratoire, que des modifications mineures.

Deux possibilités existent à ce stade selon la séquence d*introduction des groupes amino— et hydrazino— t

voie (a) : Cette alternative semblait a priori la plus satisfaisante. En effet, la fixation d*une fonction amino- ou hydrazino- sur un hétérocycle diminuant sa tendance à subir une réaction de substitution nucléophile aromatique activée, il était raisonnable de tenir compte du fait que l'hydrazine présente d’habitude une plus grande nucléopliiüe,vis-à-vis d*un atome de carbone hétéroaromatique, que l’ammoniac.

La 2-amino-3-chloropyrazine s’obtient aisément au dépêirt de la 2,3-dichloropyrazine pêir chauffage à 140° dans

l’ammoniaque ou par réaction avec de l’ammoniac liquéfié (cf. voie (b) page 36).

Les conditions de substitution du deuxième atome de chlore par l’ammoniaque (plus de 24 heures à 140°), pour former la 2,3-diêiminopyrazine, nous servirent de guide dcins l’étude de la réaction d’hydrazinolyse. Les très nombreux essais que nous réalisâmes sont condensés dans le tableau

suivant :

(45)

Réactifs Temps Température Observations I

N2H4.H2O à 10 %

dans H2O ou EtOH 20 heures 150®

(aiitoclave)

solution limpide jaune

idem 15 heiires 130® idem

idem 20 heures reflux liquide rouge

liquide jaune

idem 48 heures 0 0

solide + liquide rouge

hydrate d’hydrazine

pure 15 heures 130®

(autoclave)

forte surpression en fin de réaction (odeur d’ammoniac) liq. jaune lirapide|

idem 20 heures reflux liquide rouge

liquide jacune ^ | N2H4 anhydre

(xxx) 3 heures reflux liquide jaune brun

X une agitation efficace doit être maintenue tout

au long de la réaction sous peine de voir apparaître une couche de matières carbonisées sur les parois

du récipient»

XX lorsque la réaction est menée sous azote

XXX ce sont les conditions utilisées par CASTLE et coll»

(82) pour obtenir la 4-amino-5-hydrazinopyridazine»

Dans tous les cas, excepté l‘essai mené à la température ordinaire (pour lequel il suffit de filtrer le mélange

réactionnel afin de récupérer presque toute la 2-amino-3-chloro- pyrazine engagée), le mélange réactionnel est évaporé (30®/

10-15 torr.), soit tel quel, soit après traitement par un large excès d’acétone. Les spectres de RMN, relevés chaque fois sur le résidu huileux mélangé à son propre Volume de diméthylsulfoxyde anhydre, n*ont .jamais présenté d’absorption entre 6,5 et 10 ppm (sans traitement par l’acétone) ou entre 6 et 10 ppm (après traitement par l’acétone),

L’abscence totale de signaux attribuables à un noyau hétéroaromati que H-déficient (entre 7 et 9 ppm)pour les pyrazines substituées) nous fit abandonner cette voie de

synthèse de la 2-amino-3-hydrazinopyrazine,

(46)

reflux du mélange, un atome de chlore de la 2,3-dichloro- pyrazine (la même réaction, menée en milieu éthanolique, conduit curieusement à des résultats peu reproductibles).

L*étude de l’action ultérieure de l’ammoniac (en solution

aqueuse ou éthanolique, à température élevée et sous pression) fut calquée sur l’étude de l’hydrazinolyse décrite précédemment.

De cette mêuaière, nous fumes rapidement en possession d’un grand nombre de mélanges réactionnels diversement colorés (jaunes, rouges, noirs ...) dont les méthodes d'analyse (R.M.N., I.R., chromatographies ...) révélèrent la grande complexité. Le souci d’éliminer les réactions secondaires nous poussa ensuite à tenter la substitution nucléophile au moyen d’ammoniac liquéfié. Bien que relevant généralement des procédés industriels, ces conditions furent utiliseés dans la série de la pyrazine (83).

La 2-chlorop3n:*azine et la 2,3-dichloropyrazine servirent de substrat dans quelques essais préliminaires :

env. 'iooo p.yi. /'!Sh.

(^ 00 %)

CJXV'. 'IQOOp.S.L./'fsk.

NHj/'fiO ____

!■ —I—i — ti I——PI iwmmi .1 ■ I

env. 1000

C o-p

%

En ce qui concerne l’ammonolyse de la 2-chloro-3-hydrazino—

pyrazine, le rendement est nul. Après 48 hetires de chauffage

déms l’ammoniac liquide, il est encore possible d'extraire de

la masse résiduelle noire une quantité appréciable (env. 10 %)

de produit initial.

(47)

Signalons, pour terminer, l‘inertie (l'emarquable eu égard aux récents travaux de VAN DER PLAS et coll. (84)) de la 2-chloro- 3-hydrazinopyrazine vis-à-vis de 1*amidure de sodium :

NH,

Les conditions expérimentales utilisées (une suspension d’amidure de sodium dans 1‘éther est chauffée à reflux pendant 1 heure) suffisent largement à déprotoner une aminopyrazine (85), ce qui, deins le cas présent, gêne certainement l'approche d'un ion amidure.

deux variantes : les échecs encourus lors de l'application des schémas de synthèse "raisonnables" nous incitèrent à

améliorer la mobilité du groupe partant lors de 1'hydrazinolyse.

Notre choix, basé sur de nombreux travaux (86) (87) (88), se fixa sur les ions bromure (Br"’) et méthylsulfinate (CH2S02*)<i

Le comportement vis-à-vis de l'hydrazine de la 2-amino-3-méthyl- sulfonylpyrazine et de la 2-amino-3,5-dibromopyrazine ne

diffère malheureusement guère de celui de la 2-amino-3-hydra- zinopyrazine et ce malgré la mise en évidence dans le

second cas (rendue délicate par le grand excès d'hydrazine)

d'ions bromures dès les premières minutes de chauffage en

milieu éthêmolique.

(48)

Par une hydrogénolyse : dans le but de favoriser l’isolement de la 2-amino~3- hydrazinopyrazine, substance caractérisée peu? la présence

en positions ortho de deux groupes amino- (l’oxydation à l’air des polyaminobenzènes est bien connue), nous avons envisagé de préparer ce dérivé de telle sorte que l’étape finale soit réalisée en milieu fortement réducteur :

N

N,

W h - nh

voie (a) : parmi la multitude des méthodes de formation d’amines primaires, la réduction des groupes azido- pcir le borohydrure de sodium se distingue tant par sa généralité que pam sa grande simplicité d’exécution (89) •

Les raisons de l’échec observé dans ce cas-ci se dégagent de l’examen des spectres I.R. et R*M,N, du produit de dépairt, à savoir la 2-azido-3-hydrazinopyrazine, Cette molécule présente en effet les caractéristiques spectrales d’une

tétrazolo|jL,5-^P3nrazine, système peu sensible aux agents réducteurs selon les travaux de CARBONI et coll, (90)*

les valeurs spectrales sont discutées dans la partie expérimentcile

(cf. page 90) •

(49)

L*isomérisation ”azido-tétrazole" est bien connue en chimie hétérocyclique (91) (92)o La position de 1‘équilibre est fortement influencée par la nature des substituants et la nature du solvant utilisé pour les observations : en général»

les groupes capteurs d‘électrons et les solvants non polaires favorisent la forme monocyclique "azido-"»

Signalions que 1*action prolongée du borohydrure (dans

1‘isopropanol à 85® durant 8 heures), sur la 8-hydrazinotétra- zolo fl » 5-^ Pi^^azine réduit partiellement le noyau aromatique ainsi qu*en témoigne l’examen des spectres de R«M«Ne

relevés de façon intermittente»

voie (^) : comme il est indiqué sur le schéma de la page 38»

la 2-benzylamino-3-hydrazinopyrazine ne peut s'obtenir

directement par réaction de la benzylamine sur la 2-chloro- 3-hydrazinopyrazine» Le seul composé isolable dams ces

conditions» encore est-ce à grand peine» est la 2-benzylamino- 3-benzylidènehydrazinopyrazine; le mélcinge réactionnel» très complexe, dégage une forte odeiir de benzaldéhyde. Une

quauitité appréciable de benzaldéhyde apparaît également au cours de la réaction de la benzyl amine sur la 2-chloro- pyrazine (93)« Aussi, plutôt que de chercher à limiter la formation de l'hydrazone, nous avons préféré bloquer

totalement la fonction hydrazino- avant de déplacer l'atome de chlore :

Une solution de 2-benzylamino-3-benzylidènehydrazinop3nrazine dans l'acide chlorhydrique aqueux, chauffée en vue de

régénérer l'hydrazine primaire, libère rapidement une très faible queuitité de benzaldéhyde (détectée à l'odorat). En poursuivant l*éb\illition, nous avons observé malheureusement une destruction appréciable du cycle aromatique. Ce fait nous

contraignit à tenter la réduction selon le schéma suivant

(50)

en ayant présent à 1'esprit la possibilité d'une compétition entre la rupture des liaisons -N-C$ et celle de la liaison

iN-Nc (après réduction partielle) :

Le sodium en solution dêins l'eunraoniac liquide d'une part, l'hydrogène en présence de palladium sur carbone (à 5%) d'autre p«irt, satisfont aux conditions de sélectivité

précisées cis-dessus (94) (96). Ces réactifs furent utilisés selon la mëinière habituelle. Cette fois encore, ce fut le noyau aromatique qui accepta la plus grande partie de

l'hydrogène absorbé tcindis que la réduction de Birch conduit à un mélange très complexe. La sensibilité peu courante, mais pas exceptionnelle (95) (97) du noyau pyrazinique vis-à-vis I des agents réducteurs nous fit alors envisager d'autres voies de synthèse de la l-amino-v-triazolo|[4,5-b| pyrazine (x) •

2oB.) Synthèses via une 2-R-v-triazolo [4,5-b] pyrazine :

Cette partie de notre travail fut menée parallèlement à celle décrite dans le paragraphe 3»B.

Une présentation séparée s'imposait néanmoins de part les sources d'inspiration très différentes auxquelles nous nous sommes référés pour l'élaboration des schémas de synthèse.

Introduction : De nombreux systèmes hétérocycliques, en particulier des dérivés du benzotriazole substitués en position 2, furent préparés par cyclisation

(x) la décomposition, catalysée par l'acide bromhydrique, de la 8-aminotétrazolo [1,5-^pyrazine et de la 8-hydrazino- tétrazolo|l,5-a3pyrazine, susceptible de conduire à la 2,3- diaminopyrazine et à la 2-amino-3-hydrazinopyrazine (99)

fournit dans les deux cas la 8-hydroxytétrazolo[l,5-^ pyrazine.

(51)

d’azidobenzènes convenablement substitués (98) (99) (100) :

2-phényl-azido-

benzène carbazole

2-(2-thiényl) azidobenzène

-ISOO

decoLine

thiophéno 03,2-b]]

indole

2-phénylsulfonyl- azidobenzène

2-benzoyl- azidobenzène

•180 ""

décûilin e

phéno thiazine S,S-dioxyde

(5-3%)

3-phényl êm thranile

2-nitro-

azidobenzène benzofuroxane

2-azido- azobenzène

2-phényl-

benzotriazole

(52)

2,2*-diazido- azobenzène benzotriazolo

[2,l-â}benzo- triazole

(907

o

)

2-(2-azidophényl) benzotriazole

...J

Les réactions ci -dessus se regroupent naturellement en deux catégories selon leurs exigeances thermiques, reflet de leurs énergies d*activation. Afin de faciliter la discussion, nous reproduisons un tableau comparant les températures de

décomposition telles que : 0,001^ k ^ 0,01 min.“^

R-N3 --- --- - R-l^ + Ng

Nature de R Températures

alkyl - CO - N3 25 - 45 °

CgH5 - CO - N3

3-X- et 4-X-CgH4 - CO - N3 50 - 80 ° CgH^ - SOg - N3 et alkyl - SOg - N3 120 - 150 ®

C6H5 - N3

3-X- et 4-X-C5H4-N3 140 - 170 ®

alkyl - N3 180 - 200 ®

Au vu du tableau, les conditions nécessaires pour effectuer les trois premières cyclisations (cf« page 41) sont

conformes à la demande énergétique habituelle d'un

azidobenzène (140-170®), et la réaction se déroule certainement

de la manière suivante :

(53)

•gsm»

r C*est à DYALL et KEMP (lOO) que revient principalement le mérite d*avoir donné une assise quantitative aux

discussions concernant le mécanisme réactionnel de la pyrolyse des azido-azobenzènes. Comme la comparaison des entropies d'activation ne laisse pas apparaître de tendance bien marquée, nous nous limiterons à l'examen des valeurs des const antes de décomposition monomoléculaire :

1V.A na-

ture (dpcî)

valeurs des constantes relativement à k(R=H)= 0,00025 sec.*"^ à 161°

ture ( des )

valeurs des constcintes relativement à k(R=H) =0,00025 sec.""^ à 161®

substitucuat(s) substituant(s)

H 1,000 4-OCH3 4,4

4 - C6H5 2,3

- 2 - C6H5 1,7

4 - CO - CH3 2,1 ! 2-CO-CH3 254

4 - NO2

1

1,4 j 2-NO2 537

2 - CH2 - C6H5 45,1 2-NO2,4-CH3 323

2 - COOCH3 1,3 2-NO2 » 3-CH3 47,6

2 - CH2OH 0,82 2-NOg , 6-CH3 7,0

2 - SO - C6H5 3,4 2 - N=îN - C6H5 6680

L'influence marquée de certains groupes (les auteurs parlent d'"assistance anchimérique") se rationalise aisément en

termes de mécanisme concerté :

Z a CgHc-P doublet non

^ liant .«ô X = C , N , N-»0, ...

Y = N , 0 # • •

(54)

De tous les substituants étudiés, le groupe azo- (-N=N-) se prête le mieux à la cyclisation, ce qui rejoignait fort

heureusement notre souci de synthétiser une v-triazolo |4,5-lJ pyrazine substituée en position 2 .

La mise en oeuvre de ce projet nécessita cependant encore la prise en considération d’un point particulier aux

hétérocycles azotés : l’isomérie "azido-tétrazole" déjà rencontrée précédemment (cf* page 39)«

Le problème peut se formuler de la manière suivante; “compte tenu du fait que les réactions de cyclisation décrites plus haut se réalisent au départ de groupes azido, est-il

possible de déplacer efficacement l'équilibre "azido- tétrazole", la forme prépondérante étant en général la forme bicyclique dans la série des mono- et des diazines ?"

N==N

Une réponse affirmative, basée sur les réactions suivantes, peut être donnée à cette question.

Bien qu'à notre connaissance, aucun exemple de cyclisation n'ait été rapporté au départ d'un o-(R-azo)-azido-(ou-tétra-

zolo)hétérocycle azoté, la forte assistance induite par le groupe -N=N- en série benzénique nous encouragea dans la

recherche de ce nouveau mode de synthèse de v-triazolo(4,5-1^

pyrazines substituées en position 2 :

(55)

2) Synthèse de tétrazolofl,3-.{)pyra^ines : au début de notre travail, la famille des tétrazolo Cl » 5-e] pyrazines ne comportait que deux membres :

tétrazolo [l, 5-a3 pyrazine 5,6-diphényl tétrazolo fl » S-aJ pyrazine

Ces deux molécules sont obtenues «oit par une substitution nucléophile effectuée sur les lérivés halogénés

correspondcints, soit par 1 •app.ication d*une autre méthode classique de formation du grouie azido- ; la diazotation d*une hydrazine monosubstituée.

Les deux procédés furent mis à nontribution au cours de nos synthèses :

NuH (Nu“)= NH3 , H2O

(56)

a» 8-chlorotétrazoloCl,5-^pyrazine ; ce composé, bien

cristallisé, a constitué la base de nos synthèses ultérieures en vertu de la grande mobilité de 1*atome de chlore* Nous aurons à réexaminer cette intéressante propriété lors de la discussion du choix du groupe R- (cf« page 48)

b. " 2,3-diazidopyrazine " : au vu des spectres d‘absorption I.R, (cf* page 92 ) et de R*M.N. (cf. page 92 ), les deux_

fonctions azido- ont cyclisé sur les atomes d*azote nucléaires adjacents et il convient dès lors de reconnaître en cette

molécule une structure ditétrazoloj^l,5-a;5*»1’-c^pyrazine, inconnue jusqu*ici : -

H-:==N

L‘originalité de cette structure se dégage d*une comparaison avec un certain nombre de diazidohétérocycles déjà décrits (91) pour lesquels la forme tricyclique est ^ou4PHî'^ fortement

défavorisée* Ainsi,

Références

Documents relatifs

Hormis les principales fibres de synthèse utilisées actuellement, les fibres de chrysotile présentent, de par leurs caractéristiques mé- caniques, un potentiel important d'agents

oeuvre commune. C'est la pratique surtout qui a suggéré l'idée et le fond du manuel. Là, sont réunies des remarques personnelles ti­ rées de l'expérience, rédigées sous forme

enfant ou un adolescent sur ses loisirs, il ne pensera pas à l'école, qui lui semble le plus souvent comme une contrainte, mais bien au temps dont il dispose librement après

lignes; mais on doit tenir compte du gonflement extraordinaire de la paroi anté- rieure du vajçin et du col de la vessie, qui avait disparu en grande partie après la délivrance et

résista pas longtemps à ces secousses nouvelles et sou- vent répétées, et il fut bientôt affect é du délire des ivre-.. Sa femme le fit contenir par plusieurs hommes;

Les il;l3tances I~2~4-&#34;5-6 sont beaucoup plus importantes dans le crâno ratle que dans le crâne femelle ; le gorille mâle possède donc une face plus développée que la femelle ;

L’œuvre ne peut être stockée dans une autre base de données dans le but d’y donner accès ; l’identifiant unique (permalink) indiqué ci-dessus doit toujours être utilisé

° Parallèlement, l'érosion des forces classiques des partemires de l'Alliance s'est poursuivie sans discontinuer pour des raisons diverses, de nature économique, de