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MPSI B Année 2018-2019. DS 9 le 05/04/19 29 juin 2019

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Texte intégral

(1)

MPSI B Année 2018-2019. DS 9 le 05/04/19 29 juin 2019

Exercice 1

Soit E = (e

1

, e

2

, e

3

) une base d'un R-espace vectoriel E . On dénit trois vecteurs a

1

, a

2

, a

3

de E par :

 

 

a

1

= e

1

+ e

2

+ e

3

a

2

= e

1

+ e

3

a

3

= −e

1

+ e

2

+ 2e

3

1. Montrer que

A = (a

1

, a

2

, a

3

), A

1

= (e

1

, a

2

, a

3

), A

2

= (a

1

, e

2

, a

3

) sont des bases. Préciser les matrices de passage

P

AE

, P

A1E

, P

A2E

2. On note p

1

le projecteur sur Vect(e

2

, e

3

) parallèlement à Vect(e

1

) . Calculer : Mat

E

p

1

, Mat

A

p

1

, Mat

EA

p

1

, Mat

AE

p

1

3. On note p

2

le projecteur sur Vect(e

2

, e

3

) parallèlement à Vect(a

1

) . Calculer : Mat

E

p

2

, Mat

A

p

2

, Mat

EA

p

2

, Mat

AE

p

2

Problème

Dans ce problème, K désigne R ou C.

On rappelle les dénitions des valeurs propres et des vecteurs propres d'un endomorphisme.

Soit E un K -espace vectoriel et f ∈ L(E) .

Une valeur propre de f est un élément λ de K pour lequel il existe un vecteur non nul x de E tel que f (x) = λx . Le spectre de f est l'ensemble de ses valeurs propres.

Un vecteur propre de f est un vecteur non nul x de E pour lequel il existe un λ ∈ K tel que f (x) = λx .

L'objet de ce problème

1

est d'étudier les vecteurs propres communs à deux endomor- phismes. Par dénition, un vecteur x est un vecteur propre commun aux endomorphismes f et g si et seulement il est non nul et s'il existe λ et µ dans K tels que f(x) = λx et g(x) = µx .

On utilise aussi le crochet : [f, g] = f ◦ g − g ◦ f de deux endomorphismes f et g de L(E) ou de deux matrices carrées [A, B] = AB − BA .

1d'après CCP 2013 MP maths1

Partie I. Exemple.

Dans cette partie, K = R, on considère les matrices suivantes : A =

0 −1 −1

−1 0 −1

−1 −1 0

 , B =

3 −3 −1

0 2 0

1 −3 1

 ,

C =

−5 3 −1

−2 6 2

−5 3 −1

 , D =

0 0 0

0 6 0

0 0 −6

 ,

U

1

=

 1 0

−1

 , U

2

=

 0 1

−1

 , U

3

=

 1 1 1

 , U

4

=

 1 0 1

 , U

5

=

 1 1

−2

 .

On considère aussi un R-espace vectoriel E muni d'une base E = (e

1

, e

2

, e

3

) . On dénit les endomorphismes a , b , c , d dans L(E) et les vecteurs u

1

, u

2

, u

3

, u

4

, u

5

par les relations

Mat

E

(a) = A, Mat

E

(b) = B, Mat

E

(c) = C, Mat

E

(d) = D, Mat

E

(u

1

) = U

1

, · · · , Mat

E

(u

5

) = U

5

. On note F = (u

1

, u

2

, u

3

) .

1. En discutant selon λ ∈ R du rang de A − λI

3

puis de B − λI

3

, déterminer les spectres de a et de b .

2. Vérier que la famille F est une base de E formée de vecteurs propres de a . Montrer qu'aucun élément de F n'est un vecteur propre commun à a et b .

3. Montrer que Im(b − 2 Id

E

) = Vect(u

4

) et que dim(ker(b − 2 Id

E

)) = 2 .

4. Montrer que ker(a − Id

E

) ∩ ker(b − 2 Id

E

) = Vect(u

5

) et déterminer tous les vecteurs propres communs à a et b .

Partie II. Exemple avec des polynômes.

Dans cette partie E = C

2n

[X ] . On dénit des applications a et b par :

∀P ∈ C

2n

[X ], a(P ) = P

0

, b(P ) = X

2n

P b ( 1 X ).

Ces applications sont des endomorphismes de E , on ne demande pas de le vérier.

1. Dans le cas particulier n = 1 .

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1

Rémy Nicolai S1809E

(2)

MPSI B Année 2018-2019. DS 9 le 05/04/19 29 juin 2019

a. Former les matrices A et B des endomorphismes a et b dans la base canonique (1, X, X

2

) .

b. Calculer [A, B] et [A

2

, B] puis leurs rangs.

2. Valeurs propres et vecteurs propres de a .

a. Montrer que a admet une unique valeur propre λ à déterminer. Quels sont les vecteurs propres de a ?

b. Soit i entier entre 2 et 2n . Quels sont les valeurs propres et les vecteurs propres de a

i

= a ◦ · · · ◦ a ?

3. Valeurs propres et vecteurs propres de b .

a. Que vaut b ◦ b ? Que peut-on en déduire pour les valeurs propres de b ? b. Montrer que si P est un vecteur propre de b alors deg(P) ≥ n .

c. Calculer les images par b de X

n

et des polynômes X

n−k

+X

n+k

et −X

n−k

+X

n+k

pour k entier entre 1 et n .

4. Vecteurs propres communs. Pour quel entiers i entre 1 et 2n , les endomorphismes a

i

et b ont-ils des vecteurs propres communs ?

Partie III. Condition nécessaire. Conditions susantes.

On pourra utiliser sans démonstration que tout endomorphisme d'un C-espace vectoriel de dimension nie admet au moins une valeur propre.

Dans toute cette partie (sauf dans la question 1), E désigne un C-espace vectoriel de dimension nie.

On dit que le couple (a, b) ∈ L(E)

2

vérie la propriété H si et seulement si il existe une valeur propre λ de a telle que ker(a − λ Id

E

) ⊂ ker([a, b]) .

Pour tout naturel non nul k , on note P

k

la proposition suivante :

Pour tout C-espace vectoriel V tel que dim(V ) ≤ k et tout couple d'endo- morphismes (ϕ, ψ) ∈ L(V )

2

tels que rg([ϕ, ψ]) ≤ 1 , il existe un vecteur propre commun à ϕ et ψ .

1. Dans cette question, E un K -espace vectoriel de dimension nie (avec K égal R ou C) et (a, b) ∈ L(E)

2

. Montrer que si a et b admettent un vecteur propre commun alors rg([a, b]) < dim(E) . Que penser de la réciproque ?

2. Soit a et b deux endomorphismes de E .

a. Montrer que si [a, b] = 0

L(E)

, alors (a, b) vérie la propriété H .

b. On suppose ici que (a, b) vérie la propriété H avec ker(a − λ Id

E

) ⊂ ker([a, b]) . Montrer que ker(a − λ Id

E

) est stable pour b . En déduire l'existence d'un vecteur propre commun à a et b .

3. Démontrer la proposition P

1

.

4. Dans cette question, on considère (a, b) ∈ L(E)

2

qui ne vérie pas la propriété H . On note c = [a, b] , on suppose que rg(c) = 1 et on considère une valeur propre λ ∈ C de a .

a. Justier l'existence d'un u ∈ E tel que a(u) = λu et c(u) 6= 0 .

b. Montrer que Im(c) = Vect(v) où v = c(u) . En déduire que Im(c) ⊂ Im(a− λ Id

E

) . c. Montrer que Im(a − λ Id

E

) est stable par a et b .

5. Montrer que la propriété P

n

est vraie pour tous les naturels non nuls n .

Si deux endomorphismes ont un vecteur propre commun, leur crochet est-il de rang au plus 1 ?

Exercice 2

On rappelle que le symbole de Kronecker δ

ij

vaut 1 si i = j et 0 sinon.

L'objet de ce problème est de démontrer le Lemme de Hochschild (question 1) et d'en déduire une application.

Soit X un ensemble quelconque et V un sous espace vectoriel de dimension p de l'espace de toutes les fonctions de X dans R.

1. a. Montrer qu'il existe x

1

∈ X et une base (a

1

, a

2

, · · · , a

p

) de V telle que

∀i ∈ {1, · · · , p} : a

i

(x

1

) = δ

i1

.

b. Soit k < p , on suppose qu'il existe une famille (x

1

, x

2

, · · · , x

k

) d'éléments de X et une base (u

1

, · · · , u

p

) de V telle que

∀i ∈ {1, · · · , p}, ∀j ∈ {1, · · · , k} : u

i

(x

j

) = δ

ij

.

Montrer qu'il existe un élément x

k+1

de X et une base (v

1

, · · · , v

p

) de V telle que

∀i ∈ {1, · · · , p}, ∀j ∈ {1, · · · , k + 1} : v

i

(x

j

) = δ

ij

.

c. Montrer qu'il existe une base (w

1

, · · · , w

p

) de V et une famille (x

1

, · · · , x

p

) d'élé- ments de X vériant

∀(i, j) ∈ {1, . . . , p}

2

: w

i

(x

j

) = δ

ij

.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

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Rémy Nicolai S1809E

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MPSI B Année 2018-2019. DS 9 le 05/04/19 29 juin 2019

2. Application. Soit f une fonction dérivable de R dans R telle que l'espace engendré par ses translatées soit de dimension nie. On va montrer qu'elle vérie une équation diérentielle linéaire à coecients constants.

Pour tout réel a , on note f

a

l'application dénie par f

a

(t) = f (a + t) pour tout t réel.

On pose

V = Vect(f

a

, a ∈ R )

et on suppose que V (sous-espace de l'espace de toutes les applications dérivables de R dans R) est de dimension nie p .

a. Montrer qu'il existe une base (v

1

, · · · , v

p

) de V et des réels (x

1

, · · · , x

p

) tels que

∀(a, b) ∈ R

2

, f(a + b) = X

i∈{1,...,p}

f (a + x

i

)v

i

(b).

b. Montrer que f est indéniment dérivable, que f

0

est dans V et qu'il existe des réels a

0

, a

1

, · · · a

p

tels que

a

p

f

(p)

+ a

p−1

f

(p−1)

+ · · · + a

1

f

0

+ a

0

f = 0.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

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Rémy Nicolai S1809E

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