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MPSI B DS 9 29 juin 2019

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Texte intégral

(1)

MPSI B DS 9 29 juin 2019

Problème I.

L'objet de ce problème

1

est de donner quelques applications géométriques des matrices de Gram. On se place dans un R-espace vectoriel euclidien de dimension n ≥ 2 noté E . Son produit scalaire est noté ( | ) et la norme associée est notée || || .

Si x

1

, x

2

, . . . , x

p

sont p vecteurs de E , on appelle matrice de Gram de x

1

, x

2

, . . . , x

p

, notée G(x

1

, x

2

, . . . , x

p

)

la matrice de M

p

( R ) de terme général (x

i

|x

j

) pour 1 ≤ i ≤ p et 1 ≤ j ≤ p .

G(x

1

, x

2

, . . . , x

p

) =

(x

1

|x

1

) (x

1

|x

2

) . . . (x

1

|x

p

) (x

2

|x

1

) . . . . .

... . . . . ...

(x

p

|x

1

) . . . . (x

p

|x

p

)

Son déterminant est noté

Γ(x

1

, x

2

, . . . , x

p

) = det (G(x

1

, x

2

, . . . , x

p

)) Si A est une matrice de M

p,q

( R ) , le noyau de A est par dénition,

ker(A) = {X ∈ M

q,1

( R ), AX = 0}

Pour n entier supérieur ou égal à 2 , on note E

n

l'espace R

n

muni du produit scalaire canonique à la fois considéré comme espace vectoriel euclidien et espace ane euclidien.

I. Généralités

1. Résultat préliminaire

a. Que peut-on dire d'une matrice Y ∈ M

n,1

( R ) vériant

t

Y Y = 0 ?

b. Si A ∈ M

n,p

( R ) , montrer que ker(

t

A A) ⊂ ker A . En déduire rg(

t

A A) = rg A . 2. On se donne une famille de p vecteurs x

1

, x

2

, . . . , x

p

de E dont la matrice dans une

base orthonormale B = (e

1

, e

2

, . . . , e

n

) est notée A .

Montrer que G(x

1

, x

2

, . . . , x

p

) =

t

AA . Quel est le lien entre le rang de la matrice G(x

1

, x

2

, . . . , x

p

) et celui de la famille de vecteurs (x

1

, x

2

, . . . , x

p

) ?

3. Dans toute cette question, on suppose p = n .

1d'après concours commune polytechnique lière MP 2006

a. Caractériser à l'aide du déterminant Γ(x

1

, x

2

, . . . , x

n

) le fait que la famille (x

1

, . . . , x

n

) est liée.

b. Montrer que (x

1

, x

2

, . . . , x

n

) est libre si et seulement si, Γ(x

1

, x

2

, . . . , x

n

) > 0 . 4. Application.

L'angle géométrique d'un couple (u, v) de vecteurs non nuls de E

n

est le réel α ∈ [0, π]

vériant : cos α =

||u||||v||(u,v)

.

Si A , B , et C sont trois points de E

3

situés sur la sphère de centre O et de rayon 1, si on désigne par α , β , et γ l'angle géométrique des couples respectifs ( −→

OA, − − → OB) , ( − − →

OB, − − →

OC ) et ( −→

OA, − − →

OC ) , montrer en utilisant une matrice de GRAM que : 1 + 2 cos α cos β cos γ ≥ cos

2

α + cos

2

β + cos

2

γ.

Que se passe-t-il si les points A , B et C sont sur un même cercle de centre O ? 5. Interprétation géométrique de la matrice de Gram.

a. Si a, b et y sont trois vecteurs de E tels que le vecteur a soit orthogonal à la fois au vecteur b et au vecteur y , trouver une relation entre les déterminants Γ(a + b, y) , Γ(a, y) et Γ(b, y) .

b. Si (x, y) est une famille libre de deux vecteurs de E

2

, si F = vect {y} et si z est le projeté orthogonal du vecteur x sur F , montrer que Γ(x, y) = Γ(x − z, y) . c. En déduire que si A , B et C sont trois points non alignés de E

2

,

12

q

Γ( − − → AB, −→

AC) est l'aire du triangle ABC (donc q

Γ( − − → AB, −→

AC) est l'aire du parallélogramme "formé par A , B et C ").

II. Points équidistants sur une sphère euclidienne

Dans cette partie, m est un entier naturel, m ≥ 2 , et t est un réel, t 6= 1 .

La famille de m vecteurs distincts (x

1

, x

2

, . . . , x

m

) de l'espace E , de dimension n ≥ 2 , est solution du problème P(m, t) si :

tous les vecteurs x

1

, x

2

, . . . , x

m

sont de norme 1

pour tout couple (i, j) d'entiers distincts entre et 1 et m, (x

i

, x

j

) = t.

1. Résultats préliminaires

a. Montrer que si (x

1

, x

2

, . . . , x

m

) est solution du problème P(m, t) alors, pour tout couple (i, j) d'entiers distincts entre 1 et m , ||x

i

− x

j

|| est constant.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1

Rémy Nicolai S0610E

(2)

MPSI B DS 9 29 juin 2019

b. Calculer le déterminant de la matrice J + xI

m

(où J est le matrice carrée de taille m qui ne contient que des 1)

c. En déduire que si (x

1

, x

2

, . . . , x

m

) est solution du problème P (m, t) , alors Γ(x

1

, x

2

, . . . , x

m

) = (1 − t)

m−1

(1 + (m − 1)t).

2. Conditions nécessaires

a. Montrer que, pour que (x

1

, x

2

, . . . , x

m

) soit une famille libre de vecteurs solution du problème P (m, t) , il est nécessaire que t ∈ i

−1 m−1

, 1 h

et que m ≤ n .

b. Montrer que, pour que (x

1

, x

2

, . . . , x

m

) soit une famille liée de vecteurs solution du problème P (m, t) , il est nécessaire que t =

m−1−1

et que m ≤ n + 1 .

(on pourra montrer qu'alors, la famille (x

1

, x

2

, . . . , x

m−1

) est libre).

c. Application. Existe-t-il dans E

3

cinq vecteurs distincts qui deux à deux forment un même angle θ ?

3. Exemple du cas n = 2

Déterminer pour m ≥ 3 , s'il existe une famille (A

1

, A

2

, . . . , A

m

) de points de E

2

, telle que la famille de vecteurs ( −−→

OA

1

, −−→

OA

2

, . . . , −−−→

OA

m

) soit solution du problème P(m, t) en précisant le couple (m, t) . Lorsqu'une telle famille (A

1

, A

2

, . . . , A

m

) existe, placer ces points sur une gure.

4. Exemple du cas n = 3

On suppose que n = 3 et t ∈

12

, 1 . On pose a = q

2−2t

3

et b = q

2t+1 3

.

a. Soit u un vecteur unitaire de R

3

et H le sous espace supplémentaire orthogonal de vect {u} dans R

3

, justier qu'il existe une famille (y

1

, y

2

, y

3

) de vecteurs de H solution du problème P(3, −

12

) .

b. Si on pose alors, pour tout i ∈ {1, 2, 3} , x

i

= ay

i

+ bu , montrer que (x

1

, x

2

, x

3

) est une famille libre de vecteurs solution au problème P (3, t) .

c. Former une condition portant sur α ∈]0, π[ , vériée lorsqu'il existe trois points A

1

, A

2

, A

3

de la sphère de centre O et de rayon 1 de E

3

tels que les trois angles géométriques des couples ( −−→

OA

1

, −−→

OA

2

) , ( −−→

OA

1

, −−→

OA

3

) et ( −−→

OA

2

, −−→

OA

3

) soient égaux à α ? (on demande de ne pas utiliser le résultat de la question 4 de la partie I)

Problème II.

Ce problème porte sur des propriétés de R

n

(ϕ) déni par : ϕ

2 = sin ϕ − 1

2 sin(2ϕ) + 1

3 sin(3ϕ) + · · · + (−1)

n+1

n sin(nϕ) + R

n

(ϕ)

où n est un entier naturel non nul et ϕ ∈ [−

π2

,

π2

] .

Partie I. Aspect euclidien.

On dénit un produit scalaire (./.) dans E = C(I, R ) avec I = [−π, π] en posant :

∀(f, g) ∈ E

2

: (f /g) = Z

π

−π

f (t)g(t) dt

La démonstration qu'il s'agit bien d'un produit scalaire n'est pas demandée.

On dénit les fonctions u et (pour tout entier naturel n ) c

n

, s

n

en posant :

∀t ∈ I : u(t) = t

2 , c

n

(t) = cos(nt), s

n

(t) = sin(nt) 1. Calculer, pour tout couple (m, n) d'entiers naturels

(c

m

/c

n

), (c

n

/s

m

), (s

n

/s

m

)

Soit n naturel xé, que peut-on conclure pour la famille formée par toutes les fonctions c

k

et s

k

pour k entre 0 et n ?

2. Calculer (u/c

0

) et, pour tout entier k non nul, (u/c

k

)

kc

k

k

2

, (u/s

k

) ks

k

k

2

, Que peut-on en conclure pour la fonction R

n

?

Partie II. Reste intégral.

Dans cette partie, n ∈ N

, x est un réel strictement positif et

ϕ = arctan 1

x , y = x + p 1 + x

2

1. a. Montrer que

arctan

(n)

(x) = (−1)

n−1

(n − 1)! (sin nϕ)(sin ϕ)

n

b. Former (en le démontrant) le développement limité de arctan en 0 à l'ordre n . En déduire arctan

(n)

(0) .

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

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Rémy Nicolai S0610E

(3)

MPSI B DS 9 29 juin 2019

2. a. Exprimer arctan x en fonction de ϕ . b. Exprimer arctan y en fonction de ϕ .

c. Exprimer y − x en fonction de ϕ .

3. Former le développement de Taylor avec reste intégral de la fonction arctan entre x et y à l'ordre n .

4. Montrer que

R

n

(ϕ) = Z

y

x

(y − t)

n

n! arctan

(n+1)

t dt

5. Eectuez le changement de variable θ = arctan

1t

dans l'expression intégrale de R

n

.

Partie III. Reste de Lagrange et convergence.

Les relations entre x , y et ϕ sont les mêmes que pour la partie II. On se propose de montrer que la suite (R

n

(ϕ))

n∈N

converge vers 0 .

1. Montrer que pour tout n naturel, il existe un z

n

(ϕ) ∈ [x, y] tel que

R

n

(ϕ) = (y − x)

n+1

(n + 1)! arctan

(n+1)

z

n

(ϕ) 2. Montrer qu'il existe un θ

ϕ

∈ [

ϕ2

, ϕ] tel que

R

n

(ϕ) = (−1)

n

(n + 1)

(sin(n + 1)θ

ϕ

)(sin θ

ϕ

)

n+1

(sin ϕ)

n+1

3. Montrer que la suite (R

n

(ϕ))

n∈N

converge vers 0 .

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

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