Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services
Bulletin des médecins suisses
Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung
Editorial 1841
Objectifs de formation: «nice to have»
ou «need to have»?
FMH 1843
L’ISFM est bien positionné
Tribune 1865
Inländisches Fachkräftepotential in Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitutionen
Horizons 1869
Mandela: histoire extraordinaire d’une guerre civile évitée
«Et encore…» par Isabel Zwyssig 1876
L’artisan de la réconciliation
49
3.12. 2014E d i t o r i a l
F M H
1841
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49 Ravivées dès que le débat
porte sur l’école, les études et la formation postgraduée, les discussions sur les catalogues des objectifs de formation se concentrent la plupart du temps sur deux aspects:
– Comment formuler les objectifs de formation?
Doivent-ils détailler les connaissances et les diffé- rentes aptitudes à acquérir ou devraient-ils aller da- vantage dans le sens d’une définition élargie des com- pétences?
– Dans quelle mesure un catalogue des objectifs de forma- tion doit-il être exhaustif? S’agit-il de sélectionner parmi ce qui est important ou, si possible, de n’oublier aucun objectif?
Dans un tout autre domaine que la médecine, le débat qui fait rage en Suisse alémanique autour du «Lehrplan 21» pour l’école obligatoire livre en ce moment un exemple éloquent des enjeux: l’«ancien» concept didactique d’un ensemble concret de matières à étudier est opposé à un concept «pro- gressiste» axé en priorité sur les compétences. Ce change- ment est loin d’être incontesté. Dans sa prise de position, la Haute école pédagogique de Zurich tente de balayer les
doutes selon lesquels «demain, seules des compétences de bases globalisées et généralisées compteront au grand dam des connaissances spécialisées, ancrées dans nos cursus et prim ordiales pour la vie professionnelle.»
En matière de formation médicale, nous sommes au- jourd’hui également confrontés à l’importante question de savoir comment les objectifs de formation de demain devront être formulés, et avec quel degré de détail:
– L’actualisation du catalogue suisse des objectifs d’appren- tissage (SCLO) que tout étudiant doit avoir atteints au terme de ses études de médecine vient juste de commen- cer. Un des premiers enjeux consistera à savoir comment incorporer, dans la liste actualisée des objectifs essentiels, des compétences intégrant connaissances et capacités.
Par ailleurs, comment agir avec une liste d’objectifs déjà beaucoup trop longue, dans laquelle pourtant de nom- breuses spécialisations estiment ne pas toujours être suffi- samment bien représentées.
– Le logbook électronique sera la norme pour les demandes de titres de spécialiste à partir de l’été 2015. Lors de sa mise au point, les responsables du projet à l’ISFM ont cependant constaté que la formulation des objectifs de formation dans les différents programmes ne répondait à aucune systématique commune. Si les uns comptent le nombre d’interventions, les autres octroient des points alors que d’autres encore parlent d’«objectif accompli», mais tous vont très loin dans le détail et l’exhaustivité.
A l’avenir, les catalogues d’objectifs devront partager une structure uniforme, au moins jusqu’à un certain point, pour satisfaire au traitement électronique et à la recon- naissance internationale des diplômes.
– Les programmes de formation suisses doivent être accré- dités par la Confédération tous les sept ans, la prochaine fois en 2018. Il s’agit donc déjà d’employer les deux prochaines années à créer les conditions requises dans les sociétés de discipline, et notamment à porter la réflexion sur quelles compétences le médecin doit avoir acquises au cours de sa formation postgraduée et comment les défi nir – toujours dans la continuation de la formation universitaire de base, sans oublier les changements de méthodes et l’évolution de l’image de la profession.
– Une enquête de l’EPFZ auprès des médecins qui ont ter- miné leur formation depuis quelques années seulement a mis en évidence dans toutes les disciplines une impres- sion de «pas assez» dans des domaines comme la commu- nication, les fondamentaux économiques, l’analyse des erreurs et la détermination de la capacité de travail. Il s’agit ici d’objectifs généraux qui concernent toutes les spécialisations et qui font partie des compétences de chaque médecin. Leur formulation est toutefois moins difficile que leur mise en application quotidienne.
Le compte rendu de la séance plénière de l’ISFM et l’exposé du Professeur P. Berberat, de Munich, (par ex. à la page 1843 de ce numéro du Bulletin des médecins suisses) reviennent en résumé sur certains aspects de cette problématique. Conjoin- tement avec les facultés de médecine et les sociétés de disci- pline médicale, l’ISFM est donc hautement sollicité: il s’agit de choisir et de formuler de manière pertinente les objectifs de formation de demain mais aussi de valider les méthodes nécessaires à leur évaluation.
Dr Werner Bauer, président de l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM)
Objectifs de formation: «nice to have»
ou «need to have»?
We expect too much of the student and we try to teach him too much (W. Osler).
La formation médicale doit aussi inté-
grer davantage d’objectifs de formation
supradisciplinaires.
1847
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Personalien
Praxiseröffnung /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
BE
Eberhard Menne,
Praktischer Arzt, Praxis am Mühlebach, Bahnhofstrasse 50, 3127 Mühlethurnen Katharina Bieri,
Fachärztin für Kinder- und Jugendpsychiatrie und -psychotherapie, Aarbergergasse 8, 3011 Bern
GE
Laurence Caviezel-Meyer,
Spécialiste en anesthésiologie, 16, chemin de Clé-des-Champs, 1234 Vessy ZH
Haiko Sprott,
Facharzt für Rheumatologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Hottingerstrasse 44, 8032 Zürich
Michael Michelsen,
Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie des Bewegungsapparates, Seestrasse 117, 8810 Horgen
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:
Petra Sorgenfrey, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie FMH, Giessereiweg 9, 3007 Bern Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied in leitender Funktion hat sich angemeldet:
Christoph Juli, Facharzt für Radiologie, Spital Netz Bern AG, Spital Tiefenau, Tiefenaustrasse 112, 3004 Bern
Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio einge- reicht werden.
Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.
Todesfälle / Décès / Decessi Alfred Schläpfer (1929), † 16. 11. 2014, Facharzt für Kinder- und Jugendmedizin, 1212 Grand-Lancy
Aurelio Pasi (1938), † 14. 11. 2014, Facharzt für Rechtsmedizin, 8044 Zürich Franz Xaver Isenegger (1941), † 11. 11. 2014, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 6110 Wolhusen
Hans-Rudolf Wacker (1948), † 8. 9. 2014, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, 4102 Binningen
Ulrich Gabathuler (1953), † 6. 11. 2014, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8049 Zürich
Bündner Ärzteverein
Zur Aufnahme in den Bündner Ärzteverein haben sich angemeldet:
Thomas Fehr, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Kantonsspital Graubünden, Loëstrasse 170, 7000 Chur
Christoph Weiss, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Leitender Arzt Ospedal Scuol, Ospedal, 7550 Scuol
Pamela Christin Wuss, Fachärztin für Kinder- und Jugendpsychiatrie FMH, Via Rondo 3, 7504 Pontresina
Anja Gajewski, Fachärztin für Allgemeine In- nere Medizin FMH, Promenade 9, 7270 Davos Platz
Hans-Werner Duchna, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin und Facharzt für Pneumologie FMH, Ärztlicher Direktor Hochgebirgsklinik Davos, Herman-B-Str. 1, 7265 Davos Wolfgang
Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz
Zur Aufnahme in die Ärztegesellschaft des Kan- tons Schwyz haben sich angemeldet:
Uwe de Groot, Praktischer Arzt, Hühnerkamp 1, D-29353 Ahnsbeck. Übernahme der Praxis von Dr. med. Rudolf Völkle in 6442 Gersau per 1. Januar 2015.
Roland Kracht, Facharzt für Kinder- und Jugend- medizin, Am Dorfanger 31, D-16278 Mark Lan- din. Tätigkeit in der Praxis für Kinder und Ju- gendliche, Bahnhofstrasse 15, 6440 Brunnen, ab 1. Januar 2015.
Ameneh Seidel-Keivan Jah, Fachärztin für Kin- der- und Jugendmedizin, Embracherstrasse 16, 8185 Winkel. Eröffnung einer Praxis für Kinder- und Jugendmedizin in den Räumlichkeiten des Spitals Schwyz.
Einsprachen gegen diese Aufnahmen richten Sie schriftlich innert 20 Tagen an Dr. med.
Hugo Brunner, Dorfstrasse 14, 6417 Sattel.
F M H
Nouvelles du corps médical
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1848
N o u ve l l e s d u c o r p s m é d i c a l F M H
Preise / Prix / Premi
Cloëtta-Preis 2014/ Prix Cloëtta 2014 Die Professoren Marc Y. Donath von Univer- sität und Universitätsspital Basel und Henrik Kaess mann von der Universität Lausanne wur- den mit dem Cloëtta-Preis 2014 ausgezeichnet.
Als hervorragender Kliniker und Forscher erhielt Prof. Donath den Preis für seine Pionier- leistung bei der Erforschung des Entstehungs- mechanismus des Typ-2-Diabetes («Alters- diabetes»), gegen den er neue therapeutische Ansätze entwickelt hat. Prof. Kaessmann wurde als Grundlagenforscher für seine funda- mental neuen Entdeckungen im Bereich der Molekulargenetik ausgezeichnet.
Le prix scientifique de la Fondation Professeur Dr Max Cloëtta a été attribué aux professeurs Marc Y. Donath, professeur d’endocrinologie à l’Univer- sité de Bâle, et Henrik Kaessmann, professeur au Centre intégratif de génomique de l’Université de Lausanne. En recherche fondamentale, le Prof. Hen- rik Kaessmann est distingué pour ses nouvelles découvertes fondamentales dans le domaine de la génétique moléculaire. En sa qualité de remar- quable clinicien et chercheur, le Prof. Marc Donath de l’Université et de l’Hôpital universitaire de Bâle reçoit le prix pour ses travaux de pionnier dans la recherche sur les mécanismes pathogéniques du diabète de type 2 («diabète de l’adulte»), contre lequel il a développé de nouvelles approches théra- peutiques.
Anlässlich der gemeinsamen Jahrestagung SGI / SNG / SGNR / SGNOR / SHG Ende Okto- ber 2014 wurden folgende Preise verliehen:
A l’occasion de la réunion annuelle commune SSMI / SSN / SSNR / SSMUS / SCS qui a eu lieu en octobre 2014, les prix suivants ont été attribués:
Schweizerische Gesellschaft für Intensiv- medizin (SGI) / Société Suisse de Médecine Intensive (SSMI):
Den SGI-Preis 2014 für die beste klinische Ar- beit erhielt Frau Dr. med. G. Lurati Buse, Uni-
versitätsspital Basel, für ihre Arbeit: «Troponin T and Brain Natriuretic Peptide after On-Pump Cardiac Surgery: Prognostic Impact on 12- month Mortality and Major Cardiac Events after Adjustment for Postoperative Complica- tions».
Der SGI-Förderungsbeitrag wurde an Frau Dr.
med. Lise Piquilloud Imboden und an Herrn Dr. med. David Thévoz, CHUV Lausanne, ver- liehen für die Arbeit: «Impact de la mobilisa- tion précoce sur la durée de ventilation méca- nique des patients intubés hospitalisés aux soins intensifs: Etude multicentrique randomi- sée».
Le prix SSMI 2014 pour le meilleur travail clinique a été attribué à Madame la doctoresse G. Lurati Buse, Hôpital Universitaire de Bâle, pour son tra- vail:«Troponin T and Brain Natriuretic Peptide after On-Pump Cardiac Surgery: Prognostic Impact on 12-month Mortality and Major Cardiac Events after Adjustment for Postoperative Complications».
Le Subside de recherche SSMI a été décerné à Madame la doctoresse Lise Piquilloud Imboden et à Monsieur le docteur David Thévoz, CHUV Lau- sanne, pour leur travail: «Impact de la mobilisa- tion précoce sur la durée de ventilation mécanique des patients intubés hospitalisés aux soins inten- sifs: Etude multicentrique randomisée».
Schweizerische Neurologische Gesellschaft (SNG) / Société Suisse de Neurologie (SSN):
Den SNG-Preis 2014 erhielt Herr Dr. med.
Arseny Sokolov, CHUV Lausanne, für seine Ar- beit: «Structural Loop between the Cerebellum and the Superior Temporal Sulcus: Evidence from Diffusion Tensor Imaging».
Das SNG-Stipendium erhielt Herr Dr. med. Flo- rian Brugger, Kantonsspital St. Gallen, für seine Arbeit: «Sensorimotor integration in primary dystonia – its relevance for the sensory trick».
Den Déjérine-Dubois-Preis für das beste Poster erhielt die Arbeit «Detection of Intraneural Ganglia with Nerve Sonography as cause for Painful Peroneal Palsy: a case series and review of the literature» von A. Feldbecker, L. Schlig, S. Hägele-Link, B. Gers, J. Weber, B. Tettenborn, T. Hundsberger.
Den Déjérine-Dubois-Preis für die beste freie Mitteilung erhielt die Arbeit «Dynamic Ultra- sound of the optic nerve sheath diameter in spontaneous intracranial hypotension: a new diagnostic tool in patients with orthostatic headaches» von J. Fichtner, C.T. Ulrich, C.
Fung, J. Gralla, P. Schucht, A. Jilch, A. Raabe, J. Beck.
Le Prix SSN 2014 a été attribué à Monsieur le doc- teur Arseny Sokolov, CHUV Lausanne, pour son travail: «Structural Loop between the Cerebellum and the Superior Temporal Sulcus: Evidence from Diffusion Tensor Imaging».
La bourse d’encouragement SSN a été décernée à Monsieur le docteur Florian Brugger, Hôpital canto- nal de St-Gall, pour son travail: «Sensorimotor integration in primary dystonia – its relevance for the sensory trick».
Le prix Déjérine Dubois pour le meilleur Poster a été attribué au travail «Detection of Intraneural Ganglia with Nerve Sonography as cause for Pain- ful Peroneal Palsy: a case series and review of the li- terature» de A. Feldbecker, L. Schlig, S. Hägele-Link, B. Gers, J. Weber, B. Tettenborn, T. Hundsberger.
Le prix Déjérine Dubois pour la meilleure commu- nication libre a été attribué au travail «Dynamic Ultrasound of the optic nerve sheath diameter in spontaneous intracranial hypotension: a new dia- gnostic tool in patients with orthostatic head- aches» écrit par J. Fichtner, C.T. Ulrich, C. Fung, J.
Gralla, P. Schucht, A. Jilch, A. Raabe, J. Beck.
Schweizerische Gesellschaft für Neuro- radiologie (SGNR) / Société Suisse de Neuro radiologie (SSNR):
Den Peter Huber Preis 2014 erhielt Herr Dr.
med. Pascal Gratz, Inselspital Bern, für seine Arbeit: «Preexisting Cerebral Microbleeds on Susceptibility-Weighted Magnetic Resonance, Imaging and Post-Thrombolysis Bleeding Risk in 392 Patients».
Le prix Peter Huber 2014 a été décerné à Monsieur le docteur Pascal Gratz, Inselspital Berne, pour son travail «Preexisting Cerebral Microbleeds on Sus- ceptibility-Weighted Magnetic Resonance, Imaging and Post-Thrombolysis Bleeding Risk in 392 Pa- tients».
1849
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
Appel à projets «Overdiagnosis»
Eviter les surdiagnostics et les examens inutiles et coûteux sans bénéfices concrets pour les patients, tel est le thème de l’appel à projets de la SGIM-Foundation cette année.
La SGIM-Foundation est une fondation de la Société Suisse de Médecine Interne Générale (SSMI), dont l’objec- tif est de promouvoir et de soutenir des projets de for- mation et de recherche dans le domaine de la médecine interne générale (MIG). Pour 2014/2015, la SGIM-Foun- dation a lancé un appel à projets sur le thème «Overdiag- nosis». L’objectif est d’améliorer la qualité de traitement des patients de médecine interne générale et d’éviter les surdiagnostics, potentiellement préjudiciables.
La Société Suisse de Médecine Interne Générale (SSMI) s’emploie à encourager la prise de décision partagée, résultat d’une étroite collaboration entre patients et prestataires de santé, afin que seuls les examens et les traitements apportant une valeur ajoutée aux patients soient prescrits. A l’occasion du
«European and Swiss Congress» (ESCIM) organisé en mai 2014 à Genève, elle a fait œuvre de pionnier en lançant la campagne «Smarter Medicine», qui vise à promouvoir le bien-être du patient et la qualité des soins dans le domaine de la santé en Suisse, www.
smartermedicine.ch. Les thèmes et les activités de la campagne de la SSMI seront étoffés et développés en permanence. L’appel à projets 2014/2015 sur le thème
«Overdiagnosis» s’inscrit dans la même logique, puisqu’il met également l’accent sur les patients: dès le diagnostic – et non plus seulement lors du traite- ment – en médecine, moins peut aussi être un plus!
A l’instar du précédent appel à projets «Choosing wisely» de la SGIM-Foundation, les résultats de l’ap- pel à projets 2014/2015 viendront enrichir la cam- pagne «Smarter Medicine» de la SSMI et de ses parte- naires.
Thèmes et exigences relatifs à l’appel à projets «Overdiagnosis» pour 2014/2015 Au travers de son appel à projets «Overdiagnosis»
2014/2015, la SGIM-Foundation entend soutenir pour 2014/2015 des projets axés sur les probléma- tiques suivantes de la médecine interne générale (MIG), en milieu ambulatoire ou hospitalier:
Le surdiagnostic est la procédure identifiant, chez une personne asymptomatique, une «maladie»
qui n’aboutira jamais à l’apparition de symptômes ou au décès. Il entraîne souvent des examens et des traitements coûteux et inutiles, sans bénéfice concret pour le patient. Pour mieux comprendre le phéno- mène du surdiagnostic, la SGIM-Foundation lance l’appel à projets «Overdiagnosis» doté de trois prix de 50 000 francs chacun. Seront soutenus des projets de recherche étudiant les aspects suivants du sur- diag nostic en médecine interne générale (MIG) sta- tionnaire et ambulatoire:
– Prévalence des surdiagnostics dans divers sec- teurs, tels que le screening, la recherche en labo- ratoire, l’imagerie médicale et l’abaissement des valeurs seuils pathologiques;
– Conséquences des surdiagnostics (examens de suivi, traitements, coûts mais aussi réaction des pa- tients, tels que la peur, etc.);
– Interventions qui réduisent le risque de surdiag- nostic.
L’appel à projets de cette année vise à améliorer la qualité de la prise en charge des patients de méde- cine interne générale et à éviter des surdiagnostics potentiellement dommageables.
Les propositions de projet rédigées en anglais devront parvenir à la SGIM-Foundation, Solothur- nerstrasse 68, case postale, 4002 Bâle, d’ici au 31 jan- vier 2015. Un comité d’experts indépendant les étu- diera et sélectionnera au maximum trois projets, qui seront soutenus à hauteur de 50 000 francs chacun.
Il devra s’agir de projets de recherche liés au thème annuel choisi.
Les prix de l’appel à projets 2014/2015 de la SGIM-Foundation seront remis à l’occasion de la 83e Assemblée annuelle de la SGIM 2015 sur le thème
«Healthy Medicine» de la Société Suisse de Médecine Interne Générale, qui aura lieu du 20 au 22 mai 2015 au Congress Center de Bâle, www.sgim.ch/francais/
manifestations
Les informations détaillées pour le dépôt d’un projet figurent sur le site www.sgim.ch/francais/
recherche Société Suisse de Médecine
Interne Générale (SSMI)
Correspondance:
Société Suisse de Médecine Interne Générale (SSMI) Solothurnerstrasse 68 CH-4002 Bâle Tél. 061 225 93 30 Fax 061 225 93 31 info[at]sgim.ch
S S M I
O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L
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Sécurité des préparations d’immunoglobulines par voie intraveineuse
Introduction
Au cours des dernières années, une augmentation des réactions hémolytiques associées aux immuno- globulines administrées par voie intraveineuse (IgIV) a été observée [1–5]. Les connaissances issues de la surveillance du marché montrent que les propriétés individuelles des préparations actuellement dispo- nibles sont associées à des profils de sécurité diffé- rents [6], en particulier en ce qui concerne les risques d’hémolyse et de défaillance rénale. Afin de minimi- ser ces risques, il est nécessaire de choisir le produit le plus approprié pour chaque patient individuel et d’adapter l’administration à sa situation clinique.
Hémolyse
L’administration d’une dose cumulée de ≥2 g/kg d’une IgIV avec un titre d’isoagglutinines Anti-A
≥1:32 chez un patient du groupe sanguin A ou AB expose le patient à un risque plus élevé d’hémolyse sévère. Les titres d’isoagglutinines mesurés avant la libération des lots peuvent être obtenus auprès des producteurs pour les produits disponibles sur le mar- ché.
Pour les patients du groupe sanguin A ou AB re- cevant une dose cumulée de ≥(1–)2 g/kg d’une IgIV, le risque d’hémolyse peut être réduit en choisissant un produit ou un lot avec un titre d’isoagglutinine Anti-A bas (≤1:16). Le risque pour les patients de groupe sanguin B est moindre. Par ailleurs, chez les patients de groupe sanguin 0, cette mesure n’amé- liore pas la sécurité. Comme la demi-vie des immu- noglobulines est d’environ 3 à 4 semaines, leur ad- ministration fractionnée en plusieurs doses n’est pas appropriée et ne permet pas de prévenir une éven- tuelle hémolyse.
Défaillance rénale
Indépendamment du risque possible d’hémolyse, les IgIV contenant du saccharose ou d’autres hydrates de carbone comme stabilisateurs ne doivent être uti- lisées qu’avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d’insuffisance rénale. Chez ces
patients, il est important de contrôler la fonction ré- nale, d’assurer une hydratation suffisante et de choi- sir une IgIV sans saccharose et si possible sans hydrates de carbone. Si une IgIV contenant des hy- drates de carbone doit être administrée à un patient avec des facteurs de risque d’insuffisance rénale, la préparation devrait être perfusée à vitesse réduite et en doses fractionnées sur une durée prolongée [7].
Des informations supplémentaires seront publiées dans une édition spéciale du Journal «Transfusion» à paraître en avril 2015. Les données concernant la fré- quence des annonces d’hémolyse selon les diffé- rentes préparations d’IgIV et leur titre en isoaggluti- nines y seront notamment présentées.
Références
1 CSL Behring C, Canada H. Public Communication- Health Canada Endorsed Important Safety Informa- tion on Privigen, Immune Globulin Intravenous (Human). DHPC 2012.
2 Funk M, Lohmann A, Keller-Stanislawski B. Erhöhte Melderate von schweren hämolytischen Reaktionen nach der intravenösen Gabe von Immunglobulinen.
3 Daw Z, Padmore R, Neurath D, Cober N, Tokessy M, Desjardins D, Olberg B, Tinmouth A, Giulivi A.
Hemolytic transfusion reactions after administration of intravenous immune (gamma) globulin: a case series analysis. Transfusion. 2008;48:1598–601.
4 Berard R, Whittemore B, Scuccimarri R. Hemolytic anemia following intravenous immunoglobulin therapy in patients treated for Kawasaki disease: a report of 4 cases. Pediatr Rheumatol Online J.
2012;10:10.
5 Markvardsen LH, Christiansen I, Harbo T, Jakobsen J.
Hemolytic anemia following high dose intravenous immunoglobulin in patients with chronic neurologi- cal disorders. Eur J Neurol; 2013.
6 Bellac CL, Polatti D, Hottiger T, Girard P, Sanger M, Gilgen M. Anti-A and anti-B haemagglutinin levels in intravenous immunoglobulins: Are they on the rise? A comparison of four different analysis methods and six products. Biologicals. 2014;42: 57–64.
7 Dantal J. Intravenous immunoglobulins: in-depth review of excipients and acute kidney injury risk.
Am J Nephrol. 2013;38:275–84.
Markus Jutzi
Clinical Reviewer, Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques
Correspondance:
Dr Markus Jutzi Swissmedic
Institut suisse des produits thérapeutiques
Division Sécurité des médicaments Hallerstrasse 7 CH-3000 Berne 9 Tél. 058 462 04 93
markus.jutzi[at]swissmedic.ch
S w i s s m e d i c
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
Briefe an die SÄZ
ten, anhand derer die Mortalitätsstatistik be- rechnet wird, werden mehrfach auditiert: ei- nerseits von den Versicherern, andererseits im Rahmen der jährlichen Kodierrevision und vom BAG. Es gibt keinen materiellen Anreiz, die Fälle, die als Myokardinfarkt diagnostiziert werden könnten, nicht als solche zu dokumen- tieren. Offensichtlich fälschlicherweise als Myokardinfarkt kodierte Fälle werden von den Versicherern beanstandet, systematisches Upco- ding zieht finanzielle Sanktionen für die Spitä- ler nach sich. Die verlässliche Datengrundlage sehen wir als wesentlichen Vorteil der BAG- Methode an.
Sie gehen weiterhin auf mögliche Fehlanzreize ein: So wäre es denkbar, dass Schwerstkranke mit einem hohen Mortalitätsrisiko eher nicht in das Spital eingeliefert werden würden. Hier vertrauen wir weiterhin auf die starke medizini- sche Ethik des ärztlichen Berufsstandes und sind überzeugt, dass die Kollegen ihrem Beruf verantwortungsbewusst nachgehen. Das Bei- spiel des schwerstkranken Patienten mit einem metastasiertem Pankreaskarzinom ist etwas irreführend: die Mortalitätskennzahl für Fälle mit Herzinfarkt berücksichtigt nur solche, bei denen ein Myokardinfarkt als Hauptdiagnose kodiert wurde. Die Hauptdiagnose, welche i. d. R. die Diagnose mit dem grössten medizi- nischen Aufwand ist, wird wahrscheinlich bei einem palliativ behandelten, onkologischen Patienten nicht der Herzinfarkt, sondern das Pankreaskarzinom sein. Sicher sind die vom BAG veröffentlichten Qualitätsindikatoren nicht perfekt. Sie sind jedoch aus unserer Sicht me- thodologisch richtig. Sie bieten den Spitälern eine Chance, die eigenen Prozesse zu hinter- fragen, und den Patienten eine gewisse Trans- parenz. Eine Transparenz, die wir ihnen aus unserer Sicht schuldig sind.
Dr. med. Tarun Mehra, Dr. med. Jörk Volbracht Ärztliche Direktion, UniversitätsSpital Zürich 1 Cuculi F, Kaufmann T, Schüpfer G. Schweiz
Ärztezeitung. 2014;95(36):1344−7.
Standardized Mortality Ratio
Zum Artikel «Irrungen und Wirrungen in der Erfassung der Myokardinfarkt-Mortalität in der Schweiz» [1]
Liebe Kolleginnen und Kollegen, sehr geehrte Damen und Herren
Vielen Dank für Ihren Artikel zum Indikator Mortalität bei Myokardinfarkt. Auch aus unse- rer Sicht ist die Auswertungsmethodik nicht perfekt. Wir würden gerne ergänzend die Sachlage etwas differenzieren. Nicht die reinen Mortalitätskennzahlen, sondern das anhand von Alter und Geschlecht risikoadaptierte Ver- hältnis zwischen beobachteter und erwarteter Mortalitätsrate, die SMR (Standardized Morta- lity Ratio), sollte zum Vergleich herangezogen werden; ist diese grösser als 1, könnte das ein Hinweis auf Verbesserungspotential sein. Ein Vergleich der reinen Mortalitätsraten zwischen 2 Spitälern, da stimmen wir Ihnen zu, ist nicht sinnvoll.
Das patientenspezifische Mortalitätsrisiko bei Myokardinfarkt im Einzugsgebiet zweier Schwei- zer Spitäler dürfte sich nicht wesentlich unter- schieden: Unterschiede im PCCL-Score und Case Weight deuten unserer Ansicht nach eher auf Unterschiede des Kodierverhaltens hin.
Dar über hinaus sind die selektierten Kollektive nicht mit denen des BAG vergleichbar: die Lu- zerner Kollegen haben hier alle Fälle mit einer ICD-10-Diagnose I21.- herangezogen und nicht nur solche mit einer Hauptdiagnose I21.-.
Die vom BAG angewandte Systematik zielt auf eine Beschreibung von vergleichbaren Kollekti- ven ab; vergleichbar heisst jedoch nicht gleich.
Wir sehen die Vergleichbarkeit als durchaus ge- geben an. Die vom BAG publizierten Quaitäts- indikatoren der Schweizer Akutspitäler ermög- lichen eine differenzierte Betrachtung nach Typ (STEMI und Non-STEMI) und auch nach Altersklasse.
Wir trauen den klinisch tätigen Kollegen zu, in fast allen Fällen einen Myokardinfarkt auch als solchen zu erkennen und zu behandeln. Sicher gibt es einen Grenzbereich, innerhalb dessen die Unterscheidung zwischen Infarkt und in- stabiler Angina pectoris nicht eindeutig ist.
Von dieser Restunsicherheit sind unserer An- sicht nach alle Spitäler im ähnlichen Ausmass betroffen. Wir glauben nicht, dass das BAG hier normativ eingreifen muss. Die Abrechungsda-
SMB
–
danke dass es dich gibtIn regelmässigen Abständen wird das Swiss Medi- cal Board scharf kritisiert, so auch im Zusam- menhang mit dem Mammographiescreening durch Cerny, et al. [1]. Von dieser Kritik bin ich sehr enttäuscht: Sie geht praktisch nicht auf die wissenschaftlichen Grundlagen ein, son- dern spricht einfach generell dem SMB die Fä- higkeit ab, an dieser Diskussion teilzunehmen.
Weil es keine neuen wissenschaftlichen Daten gibt? Und die alten tatsächlich zeigen, dass bei einem Screening minim Nutzen gegen viel Schaden entsteht? Bezüglich Nutzen hat das SMB in der gleichen Ausgabe Stellung bezogen [2]. Bezüglich Schaden empfehle ich die Lek- türe der Untersuchungen von John Brodersen, der in Dänemark umfangreiche Befragungen von Patientinnen nach falsch diagnostizierten Mammakarzinomen in der Mammographie durchgeführt hat: keine dieser vielen Frauen stellt sich je wieder einer Untersuchung, und die Mehrzahl durchläuft ähnliche psychische Belastungen wie Patientinnen, die tatsächlich an einem Mammakarzinom erkranken. Ist das keine Beeinträchtigung der Lebensqualität?
Dr. med. Philippe Luchsinger, Affoltern am Albis 1 Cerny T, Passweg J, Noseda G. Swiss Medical
Board: cui bono? Schweiz Ärztezeitung.
2014;95(46):1726–8.
2 Jüni P, Erlanger T, Zwahlen M. Replik zum vorangegangenen Beitrag «Swiss Medical Board – cui bono?». Schweiz Ärztezeitung.
2014;95(46):1729–31.
LScE avertit de l’obligation aux génériques
La Ligue Suisse contre l’Epilepsie (LScE) a pris connaissance des intentions du conseiller fédé- ral Berset et de l’OFSP qui souhaitent obliger prochainement les caisses-maladie à ne plus rembourser que les génériques et les patients désireux de prendre malgré tout une prépara- tion originale, à régler eux-mêmes la différence de prix.
Outre des réserves d’ordre général sur le fait de continuer à encourager une médecine à deux Lettres de lecteurs
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CO U R R I E R
Courrier au BMS
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
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CO U R R I E R / CO M M U N I C AT I O N S
vitesses, la LScE souhaite une nouvelle fois sou- ligner de manière pressante que des raisons médicales et techniques, et spécifiquement épi- leptologiques, s’opposent à ce qu’une telle ré- glementation s’applique aux antiépileptiques.
En tant qu’association professionnelle médi- cale, la LScE s’engage en faveur d’un examen et d’un suivi médical optimal et sûr, ainsi que de l’information des personnes épileptiques en Suisse.
Les génériques peuvent sans aucun problème être utilisés pour la prise en charge médica- menteuse d’une épilepsie non encore traitée ou non encore stabilisée (persistance de crises).
Par contre, la LScE a déjà attiré l’attention à plusieurs reprises (et pour la dernière fois en 2011), sur le fait que chez la majorité des pa- tients épileptiques, à savoir les 60 à 70 % qui ne connaissent plus de crises sous traitement mé- dicamenteux, un changement d’antiépilep- tique obtenu par la contrainte économique peut avoir des conséquences graves, voire catas- trophiques pour le patient et son entourage.
Les coûts de ces conséquences peuvent nette- ment excéder les économies prévues grâce à la stricte prescription de génériques :
En raison de la réglementation sur la bioéqui- valence de 80 à 125 %, le changement de prépa- ration peut, du point de vue pharmacologique, entraîner une baisse allant jusqu’à 36 % ou une hausse allant jusqu’à 56 % de la concentration efficace. Chez beaucoup de patients épilep- tiques, les crises ne sont pas faciles à réprimer et des fluctuations mêmes minimes peuvent
avoir des effets secondaires invalidants (varia- tions à la hausse) ou déclencher de nouvelles crises (variations à la baisse). Accidents, bles- sures, absentéisme professionnel, perte d’em- ploi ou de la capacité à conduire et, dans le pire des cas, décès du patient, peuvent en être les conséquences.
Deux bons tiers des patients épileptiques ne connaissent plus de crises sous traitement mé- dicamenteux. De l’avis de la LScE, mais aussi de nombreuses autres sociétés nationales et inter- nationales spécialistes de l’épilepsie, tous ces patients ne devraient pas changer de traitement, que ce soit pour passer d’un original à un gé- nérique, d’un générique à un original ou d’un générique à un autre.
C’est pourquoi la LScE insiste par anticipation sur le fait que la réglementation de rembourse- ment prévue ne doit pas être appliquée aux pa- tients épileptiques dont la prise en charge mé- dicamenteuse a éliminé les crises et demande par conséquent au conseiller fédéral Alain Ber- set et à l’OFSP d’intégrer une exception idoine à ladite réglementation.
La LScE est convaincue que l’OFSP reconnaît les faits exposés et accédera à sa demande pour le bien et la sécurité des patients épileptiques en Suisse.
Nous restons à votre entière disposition pour toute question ou tout renseignement complé- mentaire.
Dr Günter Krämer PD, Président de la LScE Dr Stephan Rüegg, Vice-président de la LScE
Communications
Ligue contre l’Epilepsie Mise au concours – Promotion de la recherche scientifique dans le domaine de l’épilepsie (surtout sous forme d’aide initiale)
La Ligue contre l’Epilepsie soutient les projets scientifiques dans le domaine de l’épileptologie par un montant total de 25 000 CHF par an, la priorité étant accordée aux projets cherchant à élucider les causes et à mettre au point des trai- tements de l’épilepsie. Aucune bourse ne sera octroyée pour la formation de base ou continue ou pour des séjours à l’étranger. En revanche, la prise en charge de frais de voyage et de séjour (sans salaire) est possible pour les séjours de courte durée (quelques semaines au maximum) lorsque ces séjours servent à apprendre des méthodes appliquées dans le cadre d’un projet bénéficiant de soutien en Suisse. Si le requérant a déjà fait une demande de soutien ailleurs, il faut nous en informer en spécifiant où et avec quel résultat.
Délai de remise des demandes: 31 décembre 2014 Les formulaires, ainsi que le guide pour les can- didats peuvent être demandés à l’adresse sui- vante: Ligue Suisse contre l’Epilepsie, Seefeld- strasse 84, Case postale 1084, 8034 Zurich, Tél.
043 488 67 77, Fax 043 488 67 78, info[at]epi.ch
Sujets actuels de forum
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Dr Beat Sottas, consultant indépendant, chercheur et auteur, directeur de la société formative works
Pourrait-on envisager des études de médecine moins longues et moins chères?
Deux recommandations qui nous viennent des Etats-Unis pourraient bien renforcer la médecine de famille
Prof. Dr méd. Sevgi Tercanli,
professeure titulaire de gynécologie et obstétrique à l’université de Bâle
Dépistage prénatal non invasif (DPNI)
Le DPNI remplace-t-il les procédés de dépistage utilisés jusqu’à présent?
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
Eine Einschätzung
Inländisches Fachkräftepotential in Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitutionen
Das Gesundheitswesen leidet unter akutem Fachkräftemangel und muss deshalb mehr inländische Fach- kräfte mobilisieren. Die Annahme der Volksinitiative «Gegen Masseneinwanderung» verschärft die Situation zusätzlich.
Verschärfter Fachkräftemangel
Patienten in Schweizer Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitutionen dürfen sich glücklich schätzen, denn das Schweizerische Gesundheitssystem gehört zu den qualitativ besten der Welt. Kaum ein anderes Land verfügt über eine so hohe Dichte an Pflegeper
sonal pro Patient(in) wie die Schweiz. Das gleiche gilt für die Ärzte und das medizinisch technische und therapeutische Personal. Doch aufgrund demo
graphisch bedingter A lterung, des Rückgangs der arbeitenden Bevölkerung und der Zunahme an
spruchsvoller Patienten leiden Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen am akuten Fachkräftemangel.
Die am 9. Februar 2014 vom Schweizer Stimm
volk angenommene Volksinitiative «Gegen Massen
einwanderung» wirkt sich negativ auf Spitäler, Kli
niken und Pflegeinstitutionen aus. Bereits heute gelingt es den Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitu
tionen nicht, den Fachkräftebedarf zu decken. Die Initiative will die Zuwanderung beschränken und durch eine gesteigerte Rekrutierung von inländi
schen Arbeitskräften den Rückgang der Zuwande
rung kompensieren. Eine restriktive Umsetzung des Verfassungsartikels 121 a würde den Fachkräfteman
gel zusätzlich verstärken.
Ausländisches Pflegepersonal in
Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitutionen Gemäss Bundesamt für Statistik arbeiten in Schwei
zer Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitutionen 2013 rund 185 000 Personen. 32 % oder 59 000 davon sind ausländischer Herkunft. Aktuelle Beobachtungen und Schätzungen zeigen, dass auch ausländisches Personal von demographischen Entwicklungen und einer durchschnittlichen, jährlichen Dropout und Fluktuationsrate von ca. 16 % betroffen ist. Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen benötigen zur Schliessung dieser Lücke jährlich rund 10 000 zusätz
liche ausländische Gesundheitsfachkräfte.
Schlummerndes Potential
Um auf die aktuell auf Spitäler, Kliniken und Pflege
institutionen einwirkenden soziopolitischen Her
ausforderungen zu reagieren, schätzte H+, der
Schweizerische Spitzenverband der Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen, mittels fakten und erfah
rungsbasierten Überlegungen das Potential an inlän
dischen Fachkräften ab.
Gemäss Bundesamt für Statistik lebten 2013 in der Schweiz 5,4 Millionen Menschen, die zwischen David Schürch a,
Jürg Winkler b
a Master PMP, Praktikant Politik bei H+ Die Spitäler der Schweiz
b H+ Die Spitäler der Schweiz, Projektleiter Personal und Bildungspolitik
Korrespondenz:
David Schürch
Jürg Winkler (ab 20. 1. 2015) H+ Die Spitäler der Schweiz Lorrainestrasse 4 A CH3013 Bern Tel. 031 335 11 35 Fax 031 335 11 70
david.schuerch[at]hplus.ch juerg.winkler[at]hplus.ch
Potentiel de main d’œuvre indi- gène pour le secteur de la santé
La pénurie aiguë de spécialistes que l’on connaît actuellement met en péril la qualité élevée des soins de notre pays. L’initiative populaire «Contre l’immi- gration de masse» du 9 février 2014 conduira à limi- ter l’immigration, et ainsi à aggraver la situation. Les hôpitaux doivent donc agir de toute urgence et mo- biliser davantage de main d’œuvre indigène. Sur les 185 000 salariés des hôpitaux, cliniques et institu- tions de soins, 32 % sont d’origine étrangère. Selon les estimations actuelles, nous aurons besoin à l’ave- nir d’environ 10 000 spécialistes étrangers supplé- mentaires chaque année. D’après l’Office fédéral de la statistique, 6,8 millions d’habitants étaient aptes au travail en 2013, dont 204 000 étaient sans emploi.
Si l’on y ajoute les 904 000 personnes qui ne font pas partie de la population active, la main d’œuvre po- tentielle se monte à 1,108 million de personnes. Le secteur hospitalier a cependant besoin de spécia- listes formés et expérimentés, disponibles immédia- tement. Compte tenu des critères spécifiques à la profession et au secteur, H+ évalue le potentiel pour les hôpitaux entre 1000 et 3000 personnes, même si les modalités du recours unique à ce potentiel ne sont pas encore définies et que celui-ci ne permettra pas de couvrir le besoin annuel.
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
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15 und 64 Jahre alt sind und somit unter die erwerbs
fähige Bevölkerung fallen. Davon sind 4,46 Millionen erwerbstätig und 204 000 erwerbslos. In den 204 000 Erwerbslosen und 904 000 Nichterwerbspersonen (Hausfrauen/Hausmänner und Personen in Ausbil
dung) schlummert ein inländisches Arbeitskräfte
potential von 1,108 Millionen. Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen sind jedoch nur ein kleiner Teil der Gesamtwirtschaft und benötigt ausgebildete Fachkräfte mit Gesundheitsberufen und Pra xis
erfahrung. Die folgenden Faktoren brechen das ur
sprüng liche BruttoPotential auf das NettoPotential für Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen herunter:
Alterskategorie
Von den 1,108 Millionen betrachten wir nur die Al
terskategorien der 25 bis 54Jährigen. Das ist eine Modellannahme und begründet sich wie folgt: Ab 25 ist die Zielgruppe fertig ausgebildet, hat bereits et
was Berufserfahrung und ist somit sofort einsetzbar.
Die Obergrenze von 54 setzen wir dort, wo wir heute einen vermehrter Berufsausstieg (Dropouts) beob
achten und es für Nichterwerbstätige alters und ge
sundheitsbedingt schwierig wird, sich in den belas
tenden Berufsalltag einzugliedern.
Ausbildungsstufe
Zur Bekämpfung des Fachkräftemangels brauchen Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen zweck
mässig qualifizierte Arbeitskräfte. Der Bedarf an Aus
bildungen auf Sekundarstufe II und Tertiärstufen A und B ist dabei besonders hoch. Es handelt sich hier
bei primär um Fachper sonen Gesundheit, diplomierte Pflegefachpersonen und spezialisiertes Pflegefach
personal. Ungelernte und Akademiker haben wir in diesen Überlegungen bewusst ausgeschlossen, da kaum Bedarf an Ungelernten vorhanden ist und die Anzahl erwerbsloser Akademiker vernachlässigbar gering ist.
Gemäss Bundesamt für Statistik waren 2013 in der Schweiz demnach nach Anwendung der zwei oben genannten Kriterien rund 371 000 Personen entweder erwerbslos oder fielen unter die Kategorie Nichter
werbspersonen und verfügen über eine Ausbildung auf Sekundarstufe II oder eine Tertiärausbildung. Die
ses Potential wird im nächsten Schritt weiter auf Spi
täler, Kliniken und Pflegeinstitutionen reduziert.
Branchenanteil
Die oben erwähnten Inländerpotential (371 000 Per
sonen) verteilt sich auf alle Branchen und Berufs
gruppen. Die rund 185 000 Erwerbstätigen der Spi
täler, Kliniken und Pflegeinstitutionen stehen ge
mäss Krankenhausstatistik 2013 des Bundesamts für Statistik zur Gesamtzahl Erwerbstätiger in der Schweiz von 4,65 Millionen im Verhältnis von 1:25 zueinander. Das heisst, dass eine von 25 Personen in der Schweiz in einem Spital, einer Klinik oder Pflege
institution arbeitet. Der Einfachheit halber und mit der Absicht, keine Branche zu diskriminieren, wird angenommen, dass sich das Inländerpotential pro
portional zur Beschäftigtenzahl auf alle Sektoren, Branchen und Berufsgruppen gleichmässig verteilt.
Für die Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen wären das dann 371 000 · 1/25 = 14 840 Personen.
Dieses Bruttopotential wird in einem letzten Schritt zusätzlich verfeinert.
Weitere Kriterien
Das mögliche Potential an inländischen Fachkräften vermindert sich zusätzlich nach Anwendung von sechs technischen oder individuellen Kriterien:
– Rekrutierungsprozess: Hier scheiden ungeeignete Gesundheitsfachleute aus.
– Aus- und Weiterbildung: Es ist anzunehmen, dass Personen erneut eine Aus oder Weiterbildung angetreten haben und für den Berufseinsatz mo
mentan wegfallen.
– Gesundheit: einige der Personen können aus ge
sundheitlichen Gründen nicht in Spitälern, Kli
niken und Pflegeinstitutionenarbeiten arbeiten.
Inländisches Potential ist unzureichend Die erste, grobe Schätzung des inländischen Fachkräftepotentials durch H+ verdeutlicht, dass im Inland ein gewisses Potential an Fach- kräften vorhanden ist. Unter den aktuellen politischen und tariflichen Verhältnissen kön- nen 1000 bis höchstens 3000 Fachkräfte aus dem Inland gewonnen werden. Die Mobilisie- rung dieses Fachkräftepotentials selbst bedeu- tet finanziellen und organisatorischen Mehr- aufwand. Eine ernüchternde Tatsache ist, dass dieses Potential le diglich einmalig ausge- schöpft werden kann und nicht einmal ein Drittel der be nötigten Fachkräfte eines Jahres deckt. Schweizer Spi täler, Kliniken und Pfle- geinstitutionen sind des halb weiterhin auf die ungehinderte Zuwanderung ausländischer Ar- beitskräfte angewiesen.
«Schweizer Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen sind weiterhin auf
die ungehinderte Zuwanderung ausländischer Arbeitskräfte angewiesen.»
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
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– Freiwilliger Verzicht auf Erwerbstätigkeit: Einige Gesundheitsfachpersonen nehmen eine Rolle als Hausfrau/mann wahr und verzichten deshalb bewusst auf eine Erwerbstätigkeit.
– Andere Verwirklichung: Gesundheitsfachperso
nen, die eine andere, persönlich oder beruflich bedingte Verwirklichung ausserhalb von Spitä
lern, Kliniken und Pflegeinstitutionen anstre
ben, fallen ebenfalls weg.
– Kinderpause: Gesundheitsfachleute, die eine Kin
derpause einlegen, bleiben dem Arbeitsmarkt er
fahrungsgemäss im Alter von 30 bis 40 Jahren während mehreren Jahren fern.
Auf der Grundlage von mehrjährigen branchenspe
zifischen Erfahrungen erwarten wir, dass nach An
wendung der zuvor dargelegten Kriterien mindes
tens 4 von 5 Personen nochmals wegfallen.
Lediglich 10 %–20 % der verbleibenden 14 840 Personen können also effektiv für Spitäler, Kliniken und Pflegeinstitutionen gewonnen werden. Je nach Szenario bewegt sich dieses Potential zwischen 1484 (10 %) oder 2968 (20 %) Personen.
Die Abbildung 1 illustriert die einzelnen Schritte zur Schätzung und Berechnung des inländischen Fachkräftepotentials.
Aussicht
Mit der vorliegenden Schätzung des mobilisierbaren inländischen Fachkräftepotentials beabsichtigt H+, erste konkrete Überlegungen aufzuzeigen, um zu
künftige personelle und gesetzliche Herausforderun
gen anzugehen. Weitere Möglichkeiten, Fachkräfte im Inland zu gewinnen, bestünden zum Beispiel da
rin, bereits Teilzeit arbeitende Fachkräfte zu höheren Arbeitspensa zu motivieren. Diese und weitere Mög
lichkeiten, das Inländerpotential besser zu nutzen, werden in der vorliegender Berechnung bewusst nicht mitberücksichtigt, weil dafür zu wenig Zahlen
material vorliegt.
Referenzen
– Bundesamt für Statistik BFS 2014. Ausbildungsstufen der ständigen Wohnbevölkerung nach Arbeitsmarkt
status und Altersgruppe 2013.
Abbildung 1
Inländisches Fachkräftepotential in Spitälern, Kliniken und Pflegeinstitutionen (Quelle: H+ und Bundesamt für Statistik, BFS; 2014).
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1 108 000
– 630 000 = 478000
– 107 000 = 371000
– 356160 = 14840
–
11872=
2968
Total schlummerndes inländisches Poten�al
• Erwerbslose
• Nichterwerbspersonen
• 15–64 Jahre Faktor Alterskategorie
• Unmi�elbar einsetzbare Fachkrä�e
• 25–54 Jahre Faktor Ausbildungsstufe
• Sekundarstufe II
• Ter�ärstufe A + B Faktor Branchenanteil
• 185000 Arbeitsverhältnisse in Spitälern, Kliniken und Pflegeins�tu�onen
• 1/25 der erwerbstä�gen Bevölkerung Weitere Ausschlusskriterien
• Rekru�erungsprozess
• Aus-‐ und Weiterbildung
• Gesundheit
• Usw.
Maximal mobilisierbares inländisches Fachkrä�epoten�al
• Zwischen 10 % und 20 % des Totals je nach Gewichtung
Minusfaktoren
Bru�o-‐ poten�al
Ne�o-‐ poten�al
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S p e c t r u m
T R I B U N E
Une histoire de la Rega
Les avions-ambulance et les hélicop- tères de sauvetage de la Rega trans- portent chaque année jusqu’à 300 nouveau-nés et prématurés. Le petit Daris est le premier patient trans- porté dans le nouvel incubateur.
L’acquisition d’un incubateur de transport est un projet aussi fasti- dieux que complexe. En effet, l’ap- pareil doit pouvoir être installé à bord des trois types d’aéronefs de la Rega. Il faut en outre tenir compte des besoins des divers partenaires d’intervention, tels que les hôpitaux et les services ambulanciers. Ceux-ci utilisent des systèmes qui ne sont que partiellement voire pas du tout compatibles entre eux. Or, la Rega est tenue de garantir un degré suffi- sant de compatibilité.
(Rega)
14. SWISS BRIDGE Award SWISS BRIDGE hat entschieden, dieses Jahr Forschungsprojekte zum Thema Immuntherapie in der On- kologie zu unterstützen.
Ausgezeichnet für ihre hervorragen- den Projekte in diesem Bereich wer- den die Wissenschaftlerin Professo- rin Laurence Zitvogel von Gustave Roussy in Frankreich und der Wissen- schaftler Professor Adrian Ochsen- bein vom Inselspital in der Schweiz.
Die beiden Forschenden teilen sich den mit 500 000 Franken dotierten SWISS BRIDGE Award, der zum 14. Mal vergeben wird. Ihre For- schungsprojekte aus dem vielver- sprechenden Forschungsbereich der Immuntherapie haben die Jury durch ihre Relevanz und ihre Quali- tät überzeugt.
(Krebsliga)
Des pesticides stockés et enfouis
Plus d’un million de tonnes de pesticides résiduels et leurs déchets de production menaceraient notre planète. En outre, jusqu’à 98 % des pesti-
cides qui atterrissent dans les sols et les cours d’eau sont liés à une utilisation ou un stockage inappropriés. Tous les pesticides POP (polluants organiques persistants) conservent leur toxicité durant des décennies voire des siècles puisqu’ils ne peuvent se dégrader dans l’environnement.
Ces pesticides qui ont des conséquences graves sur la santé sont utilisés depuis des dizaines d’an- nées dans l’agriculture et la lutte contre les mala- dies tropicales. L’entrée en vigueur de la Conven- tion de Stockholm, qui interdit depuis 2004 les pesticides POP les plus toxiques, a permis de dé- ployer des mesures pour repérer ces pesticides rési- duels et procéder à leur élimination sécurisée.
(Green Cross Suisse)
Sport von Menschen mit Behinderung
«Sport für alle» ist eines der Ziele der Schweizer Sportförderung. Seit Frühling 2011 bemüht sich die Interessengemeinschaft (IG) Sport & Handicap um die Förderung der sportlichen Betätigung von Men- schen mit Behinderung. Speziell bei der Zugäng- lichkeit von Sportanlagen und der J+S-Ausbildung gibt es grosse Fortschritte. Laut dem Behinderten- gleichstellungsgesetz (BehiG) müssen alle bewilli- gungspflichtigen Neu- und Umbauten öffentlich zugänglicher Sportanlagen für Menschen mit Be- hinderung benutzbar sein. Doch wie sind diese Vorschriften konkret umzusetzen? Was sind die spezifischen Bedürfnisse des Behindertensports an die Sportstätten? Die Richtlinien «Hindernisfreie Sportanlagen», welche von Procap Bauen in Zu- sammenarbeit mit der IG Sport & Handicap erar- beitet wurden, beantworten solche Fragen.
(Procap)
«Hilfe schenken»
Wie wäre es zum Beispiel mit einem Betonmi- scher, 30 Enten oder einem Komposthaufen als Weihnachtsgeschenk? Mit der Aktion «Hilfe schenken» offeriert HEKS eine Fülle origineller Geschenkideen, mit denen gleich doppelt Freude bereitet werden kann: Die Beschenkten erhalten eine edel gestaltete Geschenkurkunde – und be- dürftige Menschen in der ganzen Welt bekom- men ganz konkrete Unterstützung. Ein Betonmi- scher hilft zum Beispiel armen Roma-Familien in Osteuropa, ihre baufälligen Häuser und Hütten zu reparieren und so ihre Lebensumstände aus eige- ner Kraft zu verbessern. Der bezahlte Preis ge- langt – je nach Geschenk – in einen von sechs Fonds. Auf diese Weise kann HEKS immer gerade dort helfen, wo die Not am grössten ist. Die Geschenkideen für jedes Budget finden Sie auf www.hilfe-schenken.ch.
(HEKS)
30 Enten als Weihnachtsgeschenk – die Aktion
«Hilfe schenken» macht’s möglich.
Gemeinsam Sport treiben: Sportanlagen sollten für Behinderte und Nichtbehinderte zugänglich sein.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49 Jusqu’à 300 nouveau-nés et préma-
turés sont transportés chaque année par la Rega. Photo: Rega
Les pesticides POP conservent leur toxicité durant des décennies voire des siècles.
Stangot/Dreamstime.ch
Toa555/Dreamstime.ch Procap
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 49
Mandela: histoire extraordinaire d’une guerre civile évitée
S’intéressant à l’Afrique du Sud de la fin du XXe siècle, on voit que les ressorts étaient montés pour une guerre civile qui aurait été terrible. Dans un contexte d’op- pression majeure et de révolte, et grâce aussi à la luci- dité de responsables blancs, Nelson Mandela a réussi à faire en sorte que cette guerre n’ait pas lieu. Les guerres évitées sont vite oubliées… leur histoire pourtant de- vrait vivement retenir l’attention. On aurait de l’em- ploi aujourd’hui pour des géants de ce calibre alors que dans nombre d’endroits se perpétuent les antago- nismes, crises, guerres – civiles ou pas, des abcès qui laissent désarmé. Quelques miracles du type Mandela seraient les bienvenus.
La bibliographie et les biographies le concernant sont riches. Je viens de lire un recueil de près de 500 pages publié par le Centre pour la mémoire de la Fon- dation Nelson Mandela [1]. La plupart des citations qui suivent sont des années 1990 (après 27 ans de pri- son, il en est sorti en février 1990) jusqu’à 2008 (né en 1918, il est mort en décembre 2013). Quelques-unes sont antérieures, notamment de l’époque des procès contre lui en 1962 et 1964. Je les ordonne en plusieurs registres.
Lutte contre l’oppression
«Même si nos espérances ne se réalisent pas, nous de- vons garder à l’esprit que dans la vie le plus glorieux
n’est pas de ne jamais tomber, mais de toujours se rele- ver.»
«J’ai appris que le courage n’était pas de ne pas avoir peur, mais d’en triompher. L’homme courageux est celui qui apprivoise la peur»
«Il y a une contradiction inhérente aux organisa- tions politiques: le leader doit maintenir vives les forces qui ont permis à l’organisation d’exister mais il ne peut le faire qu’en autorisant les dissensions.» Mais il dit ail- leurs: «Les divergences théoriques entre combattants de l’oppression sont un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre...»
«Nous ne voulons pas la liberté sans le pain, de même que nous ne voulons pas le pain sans la liberté.»
«L’oppression déshumanise l’oppresseur autant qu’elle fait souffrir l’opprimé. […] Je savais d’ores et déjà que l’oppresseur doit être libéré, comme l’op- primé. Un homme qui enlève à un autre sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés.»
Politique
«L’arme la plus puissante n’est pas la violence, mais la discussion.»
«J’ai appris qu’humilier quelqu’un c’est lui faire subir un sort cruel. Déjà enfant, je battais mes adver- saires sans les déshonorer.»
«Une partie de la grandeur de ce pays réside dans la manière dont nous identifions, admettons et discu- tons les problèmes et les défis qui se présentent à nous […] Nous avons choisi la route de la négociation et du compromis. Les Sud-Africains sont passés par-dessus des divisions vieilles de plusieurs siècles et ont évité le bain de sang que la plupart des observateurs jugeaient inévitable.»
«Pour réaliser la transition, nous n’avons rien dé- truit ou brisé sans raison. Nous avons dans bien des cas repris les anciennes formes en y ajoutant les nou- velles valeurs d’humanité et de solidarité.»
«Les êtres humains ont des côtés forts et des points faibles. Notre devoir est d’œuvrer avec eux tels qu’ils sont, et non parce qu’on les prend pour des anges.
L’important est de se souvenir qu’aucune personne ne peut tout faire toute seule.»
«Il est crucial de s’entourer, à la fois dans les struc- tures et dans le travail individuel, de gens qui sont forts et qui résisteront si vous vous trompez.» Ce qui me rappelle (J.M.) la phrase d’un Conseiller d’Etat sous lequel j’ai servi, disant qu’on ne peut s’appuyer que sur ce qui résiste.
«S’il y a une chose que je répète, c’est que les gens ne devraient pas entretenir des espérances exagérées, Jean Martin
1 Mandela N. Pensées pour moi-même – Le livre autorisé de citations. Publié sous la direction de Sello Hatang et Sahm Venter. Editions de la Martinière, 2011.
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Le président Nelson Mandela et son prédécesseur Frederik De Klerk se serrent la main à la réunion annuelle du World Economic Forum à Davos, en 1992.
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