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Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services

Organ ufficial da la FMH e da la FMH Services

39 2 3. 9 . 2 02 0

1208 Editorial de Michel Matter Un impératif:

la sécurité au travail

1213 FMH

Qui a conservé des numéros du Bulletin des médecins suisses?

1246 «Et encore…»

par Daniel Schröpfer

Ce qui est possible n’est pas toujours pertinent et indispensable

1209 FMH

Quid des préoccupations pour les primes en Suisse

Published under the copyright license “Attribution – Non-Commercial – NoDerivatives 4.0”. No commercial reuse without permission. See: http://emh.ch/en/services/permissions.html

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2_Inserat_Revigo_210x64mm.indd 1 31.08.2020 13:17:22

SOMMAIRE 1205

Rédaction

Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur en chef);

biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);

Julia Rippstein (Rédactrice version imprimée et en ligne);

Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr oec. Urs Brügger;

Prof. Dr méd. Samia Hurst; Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH;

Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH;

Dr méd. Daniel Schröpfer, membre de la FMH;

Charlotte Schweizer, cheffe de la communication de la FMH;

Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;

Rédaction Ethique

Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.;

Prof phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.

Rédaction Histoire de la médecine

Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Santé publique, épidémiologie, biostatistique Prof. Dr méd. Milo Puhan

Rédaction Droit

Dr iur. Ursina Pally, cheffe du Service juridique de la FMH

FMH

EDITORIAL: Michel Matter

1208 Un impératif: la sécurité au travail  ACTUEL: Nora Wille, Jürg Schlup

1209 Quid des préoccupations pour les primes en Suisse ACTUEL: Jeanine Glarner

1213 Qui a conservé des numéros du Bulletin des médecins suisses? 

COACH MY CAREER: Mirjam Benaiah

1214 Nouveaux conseils aux jeunes médecins depuis le 1er septembre 1215 Nouvelles du corps médical 

Nécrologie

1217 In memoriam André Spahr (1922–2020)

Autres groupements et institutions

ASSM: Valérie Clerc

1220 Mise à jour de la Charte Interprofessionnalité de l’ASSM BIHAM: Anna-Katharina Ansorg, Sven Streit

1222 Interprofessionalität in der Grundversorgung bei Diabetes Typ 2

Courrier / Communications

1223 Courrier au BMS

1223 Examens de spécialiste / Communications

FMH Services

1226 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)

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Unterhaltung und Spannung aus der Feder von Ärzten

Kalte Allianz

von Telemachos Hatziisaak

Sabotageakt

von Telemachos Hatziisaak

Rosas Blut von Peter Hänni

Der Kardinal hinkt von Marc Gertsch

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FELMY

SOMMAIRE 1206

Impressum

Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services

Adresse de la rédaction: Nina Abbühl, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,

[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, www.emh.ch

Annonces:

Markus Süess, Key Account Manager EMH, tél. +41 (0)61 467 85 04, [email protected]

«Offres et demandes d’emploi/

Immeubles/Divers»:

tél. +41 (0)61 467 86 08, [email protected]

«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,

fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:

FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,

fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, [email protected] Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.

ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi

© FMH

Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons

«Attribution – Pas d’utilisation com- merciale – Pas de modification 4.0 International», le droit, non limité dans le temps, de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public.

Le nom de l’auteur doit dans tous les cas être indiqué de manière claire et transparente. L’utilisation à des fins commerciales peut être possible uniquement après obtention explicite de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.

Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.

Impression: Vogt-Schild Druck AG, https://www.vsdruck.ch/

Tribune

COVID-19: Steve Pascolo

1234 Sichere und effiziente mRNA-Impfstoffe gegen SARS-CoV-2

COMPTE RENDU DE CONFERENCE: Ana Rosca, Tanja Krones, Nikola Biller-Andorno, Christoph A. Meier, Sabina Hunziker 1239 Gemeinsame Entscheidungsfindung: keine Modeerscheinung

Horizons

SOUS UN AUTRE ANGLE: Dominik Heim 1243 M wie «Mare»

VITRINE: André Simon 1244 Medicus

CRITIQUES DE LIVRES: Jean Martin 1245 Tranches de vie en Amérique latine

Et encore…

Daniel Schröpfer

1246 Ce qui est possible n’est pas toujours pertinent et indispensable

Photo de couverture:

© Jacek Dudzinski | Dreamstime.com Published under the copyright license “Attribution – Non-Commercial – NoDerivatives 4.0”. No commercial reuse without permission. See: http://emh.ch/en/services/permissions.html

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BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1208

FMH Editorial 1208

Un impératif: la sécurité au travail

Michel Matter

Dr, vice-président de la FMH, responsable du département Prestations et développement professionnel

L’année 2020 restera longtemps dans la mémoire col- lective. A l’heure d’écrire ces lignes, nul ne sait com- ment et quand se terminera la crise sanitaire, sociale et économique liée au coronavirus. Tout a été bouleversé, chamboulé et les certitudes se sont envolées. Chacune et chacun est impacté dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée. Les professionnels de la santé ont été chaleureusement applaudis pendant de nombreux soirs, comme une reconnaissance du travail considé- rable accompli. Nous n’oublierons pas leur volonté et leur détermination face à l’invisible ennemi. En pre- mière ligne face à la pandémie, les heures n’ont pas compté et beaucoup se sont vu attribuer de nouvelles tâches et ont dû s’adapter à leur nouvel environne- ment professionnel en raison de l’urgence sanitaire.

La notion de sécurité au travail a pris une dimension plus importante.

Au jour d’aujourd’hui, le nombre de cas positifs aug- mente constamment et le nombre de dépistages ne va cesser de croître. La grippe saisonnière va arriver, seule inlassable certitude, avec la hausse des primes d’assu- rance-maladie et les feuilles mortes, de nos automnes, et avec elle une symptomatologie identique à celle du coronavirus. Une deuxième vague de la force de la première frapperait terriblement les équipes. Tout doit être organisé pour protéger physiquement et psychiquement l’ensemble des professionnels de la santé et leurs administrations, que ce soit en milieu hospitalier, en ambulatoire ou dans les centres et les cabinets médicaux.

En janvier 2019, la FMH a été interpellée par plusieurs sociétés cantonales de médecine au sujet de la sécurité au travail. La demande, précise, consiste en la recherche

d’une solution de branche au niveau national. Il est vrai que les exigences imposées par la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail nécessitent une réponse au niveau de l’ensemble des cabinets médicaux, sous une forme commune qui puisse répondre aux normes médicales de chaque can- ton. Les hôpitaux, membres de H+, possèdent déjà une solution de branche. Le département Prestations et développement professionnel, sur décision du Comité central de la FMH et sous l’égide de ma collaboratrice Mme Sonia Barbosa, dont je salue ici la haute qualité du travail effectué, s’est mis immédiatement au travail pour pouvoir concrétiser le projet de solution de branche pour les cabinets médicaux non seulement en termes professionnels, mais aussi pour répondre à la complexité et aux particularités de chaque domaine de spécialités en évitant les contraintes et les frais super- flus. Un groupe interprofessionnel d’experts, représen- tatif des spécialités médico-chirurgicales et de toutes les régions du pays, a été mis sur pied. Seule une vision interprofessionnelle permet de comprendre et connaître au mieux la réalité du terrain, les habitudes et exigences quotidiennes de chacune et de chacun. La protection de la santé dans les cabinets médicaux tant pour le corps médical, paramédical, administratif que pour l’ensemble des patientes, des patients et de leurs proches, est essentielle.

La crise liée au coronavirus aura eu l’effet d’un cataly- seur et nous aura rappelé nos obligations légales natio- nales et cantonales. Pour toutes et pour tous, la solu- tion de branche permettra de répondre à une évidence:

la sécurité au travail est une priorité absolue tant sur le plan physique que psychique.

Seule une vision interprofessionnelle permet de comprendre la réalité du terrain et les habitudes quotidiennes de chacune et de chacun.

La sécurité au travail est une priorité absolue tant sur le plan physique que psychique.

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Quid des préoccupations pour les primes en Suisse

Nora Willea, Jürg Schlupb

a Dre phil., collaboratrice scientifique du président; b Dr méd., président de la FMH

Quand il s’agit de déterminer les préoccupations des Suisses, on se tourne généralement vers le «Baromètre des préoccupations». Depuis 1988, cette enquête met en lumière les principaux problèmes aux yeux de la popu- lation. La question de la santé et des caisses-maladie est prise en compte depuis 1993 et, y apparaît comme une préoccupation parfois rare, parfois fréquente. Début 2000, près de deux tiers (64%) des sondés considéraient cette question comme une préoccupation majeure, dix ans plus tard, cette part a chuté de plus de la moitié à 30%. A partir de 2013, ce pourcentage est passé pendant quelques années à un peu plus de 20%. Ce chiffre a en- suite doublé pour passer à 41% au cours des deux der-

nières années (fig. 1). Le dernier Baromètre des préoccu- pations publié en décembre 2019 place la santé et les primes en hausse en deuxième position [1].

La «deuxième préoccupation la plus importante»

ne figure pas dans le Top 5 de la majorité

Etre la «deuxième préoccupation la plus importante»

ne signifie pas qu’un grand nombre de sondés la citent spontanément. Dans une enquête ouverte, c.-à-d. sans proposer le choix de thèmes, la prévoyance vieillesse arrive en tête (41%), suivie du changement climatique (31%) et de la question européenne (30%). La question de la santé et des caisses-maladie apparaît à la deuxième

Dans les statistiques sur les préoccupations de la population suisse, les primes d’assu rance-maladie figurent souvent en tête de liste, aux côtés d’autres thèmes comme l’AVS, l’immigration et l’environnement. Mais pourquoi ce sont parfois 9%

et parfois 70% des sondés qui considèrent les primes comme le problème le plus ur- gent? Leurs préoccupations générales sont-elles liées au poids des primes? Jetons un coup d’œil sur les chiffres.

Figure 1: Les points principaux du Baromètre des préoccupations du Credit Suisse 1993–2019 en % [1].

FMH Actuel 1209

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1209–1212

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place uniquement si les sondés doivent choisir «les cinq problèmes les plus importants en Suisse» parmi une liste de thèmes: 47% pour la prévoyance vieillesse, 41%

pour la santé et les caisses-maladie et 30% pour la ques- tion des étrangers. Dans ce contexte, être la «deuxième préoccupation la plus importante» signifie que 41% de la population la considèrent comme un des cinq pro- blèmes les plus importants en Suisse, alors que 59%

sont d’avis que ce thème n’appartient pas au Top 5 des préoccupations en Suisse [1].

Le résultat est encore différent si on demande lequel des cinq problèmes choisis doit être résolu «en priorité».

Dans ce cas, la santé et les caisses-maladie n’occupent que la troisième place avec 9% de réponse, loin derrière l’AVS / prévoyance vieillesse (16%) et la protection de l’en- vironnement / le changement climatique (12%) [1].

Pour 9%, le problème le plus urgent; pour 70%, un des (nombreux) problèmes pressants

D’autres sondages récents montrent cependant que les primes d’assurance-maladie sont une préoccupation bien plus importante pour la population. Ainsi, le son- dage postélectoral de Tamedia réalisé en octobre 2019 a montré que les coûts de la santé étaient la principale in- quiétude [2]. Ce sondage proposait 20 thèmes pour les- quels les personnes interrogées pouvaient indiquer par oui ou par non si elles considèrent que les problèmes les plus pressants se situent dans ce domaine. Les coûts de la santé ont obtenu 62% des réponses (tab. 1). Un mois plus tôt, ce chiffre atteignait même 70% [3]. De manière générale, chaque sondé a indiqué des «problèmes les plus pressants» dans plusieurs domaines, si bien que dans l’ensemble, la part de oui atteint 508% [2].

Un autre sondage représentatif du service comparatif moneyland.ch a également identifié les primes d’assu- rance-maladie comme le «principal souci» [4]. Sur une échelle de 1 («absolument aucun souci») à 10 («énormé- ment de soucis»), 74% des sondés ont attribué 7 à 10  points aux primes. Les problèmes environnemen- taux (70%), la prévoyance vieillesse en général (66%), le changement climatique (66%) et l’AVS (65%) ont suscité une inquiétude comparable.

Les inquiétudes concernant les primes d’assurance-ma- ladie et les coûts de la santé sont plus marquées quand l’enquête demande d’évaluer individuellement les dif- férents thèmes. Si, par contre, il s’agit de hiérarchiser les priorités, comme dans le Baromètre des préoccupa- tions, ces sujets perdent en importance.

Les primes et la santé préoccupent davantage les personnes âgées et les Suisses romands Les résultats de tous les sondages cités jusqu’ici sont co- hérents sur un point: les personnes âgées se montrent

davantage préoccupées par le thème de la santé et des caisses-maladie. Ainsi, le sondage moneyland a mon- tré que 52% des 18 à 25 ans sont préoccupés par ce sujet, alors que ce chiffre grimpe à 82% chez les 50 à 74 ans [4].

Les régions linguistiques jouent aussi un rôle: 80% des Romands se soucient des primes de l’assurance obliga- toire des soins (AOS), alors que chez les Alémaniques, ce chiffre atteint 70%. En ce qui concerne la santé per- sonnelle, les Romands (79%) sont nettement plus in- quiets que les Alémaniques (45%).

Les problèmes persistants avec les primes ne sont pas rares, et pourtant plus rares que jamais Alors que les sondages mentionnés jusqu’ici inter- rogent d’une manière très générale la population suisse sur ces préoccupations, le moniteur de la santé annuel de gfs.bern se penche concrètement sur l’impact des primes de l’AOS sur la situation financière personnelle.

Il passe en revue différentes catégories de dépenses d’un ménage et demande lesquelles constituent «un problème continu ou occasionnel» [5]. Bien que les im- pôts représentent objectivement des montants plus importants que les primes AOS, ces dernières sont plus souvent considérées comme problématiques. A la fin des années nonante, les personnes indiquant avoir des Tableau 1: Question «à votre avis, dans quel/s domaine/s se situent les problèmes les plus urgents? (Plusieurs réponses possibles)» du sondage postélectoral de Tamedia, 17 au 20 octobre 2019; n = 33 474 [2].

Domaine Part de «oui»

Coûts de la santé 62%

Prévoyance vieillesse / rentes 59%

Changement climatique / destruction de l’ environnement

52%

Rapport avec l’UE 42%

Migration / immigration 41%

Asile 32%

Education 27%

Situation économique 21%

Infrastructure de transport 21%

Criminalité 19%

Répartition des richesses 19%

Chômage 18%

Terrorisme islamiste 18%

Prix des loyers et de l’immobilier 18%

Sécurité / armée 14%

Evolution démographique 13%

Fondamentalisme religieux 13%

Situation politique à l’étranger 12%

Abus de drogues 4%

Dans un autre domaine 3%

Aucun / ne sait pas 1%

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FMH Actuel 1210

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problèmes de primes continus ou occasionnels repré- sentaient environ un tiers, et dès 2003 même la moitié de la population. Depuis 2011, leur part a continuelle- ment baissé. Au cours des trois dernières années, seu- lement 5 à 11% des personnes interrogées ont rapporté un problème persistant avec le paiement des primes – des valeurs aussi basses n’avaient jamais été atteintes auparavant (fig. 2).

Les préoccupations générales ne reflètent pas forcément les problèmes personnels

La fréquence à laquelle les primes sont perçues comme problématiques pour certaines personnes semble ce- pendant peu liée à la perception générale de la ques- tion (fig. 3). Ainsi, entre 2003 et 2011, une part plus ou moins constante d’environ 50% des personnes interro- gées a mentionné des problèmes occasionnels en rap- port avec les primes de l’AOS. Pourtant, la question de la santé et des caisses-maladie a fortement perdu en importance sur la même période dans le Baromètre des préoccupations. La part de personnes qualifiant cette question de préoccupation importante est pas- sée de 63 à 30%. Dans les années 2013 à 2016, elle a at- teint les valeurs les plus basses depuis 20 ans même si, parallèlement, une part constante d’environ 40% des sondés indiquaient des problèmes au moins occasion- nels avec le paiement des primes. En 2018 et 2019, ce pourcentage a de nouveau doublé, tandis que le nombre de personnes qui considéraient les primes comme une charge pour leur budget a diminué. Lors-

qu’en 2019, environ 70% des personnes interrogées par Tamedia et moneyland considéraient les primes comme une des préoccupations les plus urgentes, 65%

des sondés répondaient en même temps à gfs.bern ne même pas avoir occasionnellement des problèmes avec le paiement des primes.

Primes: aucun lien clair entre inquiétudes et évolution

L’évolution objective des primes ne semble pas non plus se répercuter directement dans les statistiques relatives aux préoccupations (fig. 3). Entre 1998 et 2017, la part des primes dans le budget des ménages a continuellement augmenté de 4,3 à 6,5% [6]. Les inquiétudes générales et  personnelles liées aux primes n’ont cependant pas connu d’augmentation constante, mais étaient parfois plus rares et parfois plus fréquentes. Dans les années 2000 et 2001, lorsque la prime moyenne a augmenté de 3,2 et 3,6%, le Baromètre des préoccupations affichait en- viron 60%, et ce pourcentage est resté le même les an- nées suivantes, alors que l’augmentation des primes a été nettement plus marquée (jusqu’à 9%). En 2010, la prime moyenne a augmenté de près de 9% et le baro- mètre affichait des inquiétudes nettement moins mar- quées (environ 40%) mais égales à celles de 2008, alors que la prime moyenne avait même baissé cette an- née-là. Evidemment, on pourrait interpréter la baisse à long terme du Baromètre des préoccupations comme une réaction aux hausses de primes moins importantes.

Cela serait toutefois en contradiction avec la forte aug- Figure 2: Part de la population (%) qui considère les primes d’assurance-maladie comme un problème continu ou occasionnel.

Résultats du moniteur de la santé gfs 1997 à 2019 [5].

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1209–1212

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mentation des valeurs du Baromètre des préoccupa- tions à nouveau en registrées en 2018 et 2019.

Les inquiétudes reflètent de réels problèmes et bien plus encore

Un regard sur les statistiques montre que l’ampleur des inquiétudes liées aux primes ne dépend pas seulement de la question de savoir qui est interrogé mais aussi quelles questions sont posées et comment. Si on de- mande simplement dans quelle mesure les primes de l’AOS sont un motif d’inquiétude, on obtiendra plusieurs majorités indiquant un problème. S’il s’agit par contre de hiérarchiser les thèmes présentés, le nombre de per- sonnes citant les primes comme inquiétude importante sera moins élevé. Enfin, si on pose des questions ou- vertes sur les principaux problèmes, le thème «santé et caisses- maladie» ne joue pas un rôle déterminant.

Une comparaison entre différentes séries chronolo- giques montre que l’évolution de la fréquence des préoc- cupations ne peut pas ou pas uniquement être expliquée par l’évolution réelle des primes. Pourtant, les inquié- tudes concernant les primes de l’AOS sont probablement motivées par des problèmes réels dans les ménages du quintile financièrement le plus faible. Dans ces ménages, le poids des primes de l’AOS est élevé [7] et a sensiblement augmenté [6]. En même temps, les chiffres montrent aussi que les personnes qui n’ont pas de difficultés à payer leurs primes d’assurance-maladie les considèrent quand même comme un sujet de préoccupation. Les métaphores menaçantes telles que l’«explosion des primes» et parfois même des affirmations erronées (pour des exemples, cf.

[6] et [8]), véhiculées depuis de nombreuses années dans le débat public, n’y sont peut-être pas étrangères. A cela s’ajoute que même les développements positifs sont in- terprétés négativement comme des «phases de répit».

Le tableau complet des chiffres laisse donc entrevoir que les statistiques relatives aux préoccupations re-

flètent d’une part les inquiétudes fondées sur des pro- blèmes réels, mais englobent aussi des soucis suscités par un débat public déstabilisant. Par ailleurs, les chiffres montrent que les inquiétudes se relativisent vite, dès qu’il s’agit de définir des priorités. Enfin, au- cun des chiffres quantifiant les préoccupations ne tient compte du conflit suscité par les objectifs visant, d’une part, les primes basses et, d’autre part, un accès à une médecine de qualité élevée. Les statistiques ne font donc que confirmer la nécessité de trouver de bons compromis pour résoudre ce conflit, sans pour autant dire à quoi ils devraient ressembler.

Références

1 Golder L, et al. Credit Suisse Sorgenbarometer 2019. Aufgabe nicht erfüllt? Reformstau, Führungslosigkeit und die Erwartung einer Wirtschaftskrise hinterlassen Spuren. gfs.bern, décembre 2019.

2 Leeman L, et al. Tamedia-Nachwahlumfrage 2019. LeeWas GmbH und Tamedia AG, 2019.

3 Leeman L, et al. Tamedia-Wahlumfrage 2019, 6. Welle, septembre 2019. LeeWas GmbH und Tamedia AG, 2019.

4 Moneyland.ch. Baromètre des préoccupations: les plus grands sou- cis des Suisses, article en ligne du 4.9.2019; URL: https://www.mo- neyland.ch/fr/barometre-preoccupations-soucis-suisse-2019 5 Bieri U, et al. L’essentiel en bref sur le Moniteur de la santé 2019. La

qualité avant les coûts, moins de disposition à renoncer. gfs.bern.

Interpharma, 2019, Bâle.

6 Wille N, Schlup J. Comment évolue la charge des primes pour les ménages? Bull Med Suisses. 2020;101(38):1075–80.

7 Wille N, Schlup J. Que dépensons-nous pour les primes d’assu- rance-maladie? Bull Med Suisses. 2020;101(36):1057–60.

8 Wille N, Schlup J. Le poids des primes dans le budget des ménages – un bilan chiffré. Caisses-maladie: qui paie combien en Suisse?

Bull Med Suisses. 2019;100(37):1212–5.

9 Revenus et dépenses de tous les ménages par année, T20.02.01.00.01; ou évolution des revenus et dépenses des mé- nages, T20.2.1.1; https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statis- tiques/situation-economique-sociale-population/reve- nus-consommation-et-fortune/budget-des-menages.

assetdetail.10867220.html

10 Office fédéral de la santé publique, T 1.01 Assurance-maladie obli- gatoire dès 1996: principaux indicateurs; URL: https://www.bag.

admin.ch/bag/fr/home/zahlen-und-statistiken/statistiken- zur- krankenversicherung/statistik-der-obligatorischen-krankenversi- cherung.html

Dre phil. Nora Wille Nussbaumstrasse 29 Case postale 300 CH-3000 Berne 15

Figure 3: Evolution des primes comparativement à l’évolution des préoccupations (données de [1, 5, 9, 10]).

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1209–1212

FMH Actuel 1212

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Avez-vous le bon numéro?

Qui a conservé des numéros du Bulletin des médecins suisses?

Jeanine Glarner

Spécialiste en communication, division Communication de la FMH?

Le Bulletin des médecins suisses est la revue officielle de la FMH. Il existe depuis maintenant 100 ans et relate non seulement l’histoire de la fédération mais aussi celle de la politique de la santé en Suisse. Il revêt donc une valeur importante pour notre organisation et mérite d’être archivé de la manière la plus complète possible.

A partir de 2002, les numéros existent tous sous forme numérique mais certains numéros de la version imprimée font défaut.

Les archives de la FMH se composent de la Corres- pondenzblatt für die Schweizer Ärzte (de 1872 à 1919) et du Bulletin des médecins suisses (à partir de 1920). Jusqu’en 2001, les différents numéros du Bulletin des médecins suisses ont été reliés en livres d’archive. Depuis 2002, les numéros peuvent être consultés en ligne mais chaque numéro est aussi archivé en version imprimée. Depuis 2006, les revues paraissent en deux versions linguis- tiques distinctes avec le Schweizerische Ärztezeitung et le Bulletin des médecins suisses. Il est dés ormais aussi prévu de relier les numéros du Schweizerische Ärztezei- tung (à partir de 2002) et du Bulletin des médecins suisses (à partir de 2006) pour les archi ver.

Suite à un inventaire, il est apparu qu’aucun exem- plaire papier de l’année 2004 (édition allemande) n’avait été conservé et que d’autres numéros de diffé- rentes années manquaient également. C’est pour cette raison que nous lançons un appel à tous les membres:

si vous avez l’intention de vous séparer de votre collec- tion de bulletins jaunes et que vous avez l’un ou l’autre des numéros du Bulletin des médecins suisses ou du Schweizerische Ärztezeitung mentionnés ci-dessous, nous vous serions extrêmement reconnaissants de nous les mettre à disposition et d’envoyer ces exem- plaires à l’adresse de correspondance indiquée en marge.

Jeanine Glarner FMH

Nussbaumstrasse 29 Case postale CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 kommunikation[at]fmh.ch

Les numéros qui manquent

Bulletin des médecins suisses Schweizerische Ärztezeitung

année numéro année numéro

2006 1 2004 1 à 51–52

2006 2 2006 40 à 51–52

2006 47 2007 42

2007 42 2007 43

2007 43 2008 43

2009 23 2009 12

2010 3 2009 23

2010 28–29 2009 24

2010 30–31 2010 44

2010 51–52 2010 50

2011 12 2010 51

2011 35 2011 12

2011 36 2011 35

2012 24 2011 36

2012 41 2012 34

2013 19–20 2012 41

2014 22–23 2014 22–23 © Jeanine Glarner

FMH Actuel 1213

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1213

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Reprise du projet Coach my Career

Nouveaux conseils aux jeunes

médecins depuis le 1 er septembre

Mirjam Benaiah

Spécialiste en communication, FMH

Au moment de planifier sa carrière, tout jeune médecin doit compter avec un cer- tain nombre d’imprévus: stage à l’étranger, déménagement ou envie de fonder une famille. Mais qui aurait pu prévoir l’arrivée du coronavirus? Les professionnels im- pliqués dans le projet Coach my Career sont conscients qu’en raison de la pandémie, de nombreux jeunes médecins ont dû revoir leur plan de carrière, ce qui a poussé à relancer le programme de mentorat à partir du 1

er

septembre 2020.

Le virus a pris tout le monde de court. Soudain, il était omniprésent, chamboulant totalement nos habitudes de vie. Alors que planifier sa carrière n’avait déjà rien d’évident avant la pandémie, de nouveaux défis se sont posés. Des étapes prévues ont dû être repoussées ou annulées ou d’importantes sessions de formation postgraduée n’ont pas pu avoir lieu.

S’y sont ajoutées des peurs inconnues auparavant que les étudiants et étudiantes en médecine et les jeunes médecins ont dû affronter. Les médecins expérimen- tés ont eux aussi été confrontés à de nouvelles situa- tions. Le projet Coach my Career a donc repris son cours après plusieurs mois de pause et, depuis le 1er sep- tembre 2020, il propose à nouveau des séances de coaching à toutes les personnes intéressées.

Les coachs expérimentés choisis par Coach my Career mettent leurs connaissances et leurs compétences à

disposition de jeunes médecins en quête de soutien.

Dans le cadre d’entretiens en privé, ils les aident à planifier ou réorienter leur carrière. Le but de ces discussions étant de les orienter pour qu’ils trouvent leur voie et puissent exprimer leurs inquiétudes.

Les quelque quarante coachs qui s’engagent bénévole- ment dans le projet se réjouissent des prochaines séances de coaching et seraient également très heu- reux d’accueillir de nouveaux coachs dans leur équipe (les personnes intéressées peuvent s’inscrire via le site internet de l’Association des médecins cadres des hôpi- taux suisses, AMDHS: www.vlss.ch).

Crédit photo

© Chernetskaya | Dreamstime.com (scène fictive) Dr Jürg Unger-Köppel

Membre du Comité central Médecine et tarifs hospitaliers Nussbaumstrasse 29 Case postale 300 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 juerg.unger[at]fmh.ch

FMH Coach my Career 1214

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1214

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Todesfälle / Décès / Decessi

Cornel Fürst (1931), † 17.5.2020, Facharzt für Physikalische Medizin und Rehabilitation und Facharzt für Rheumatologie, 8808 Pfäffikon SZ

Alex Ohlenschläger (1947), † 4.7.2020, Praktischer Arzt, 9500 Wil SG

Denise Kissling-Dinkel (1956), † 19.7.2020, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, 8125 Zollikerberg

Max Geiser (1926), † 31.7.2020, Facharzt für Chirurgie und Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie des Bewegungsapparates, 3084 Wabern

André Assimacopoulos (1944), † 14.8.2020, 1228 Plan-les-Ouates

Roland Weil (1949), † 16.8.2020,

Spécialiste en médecine interne générale, 1227 Carouge GE

Olga Alberte (1956), † 18.8.2020,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents et Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 1260 Nyon

Anton Nanzer (1931), † 5.9.2020,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 3930 Visp

Société Médicale du Valais / Walliser Ärztegesellschaft Se sont annoncés comme candidats à l’admission à la Société Médicale du Valais:

Zur Aufnahme in die Walliser Ärztegesellschaft haben sich angemeldet:

Membres ordinaires / ordentliche Mitglieder

Alicia Bardet, 1987,

Spécialiste en pédiatrie, FMH, Sembrancher

Stefan Beck, 1964,

Spécialiste en radiologie, FMH, Brig

Anne-Dominique Cassidy, 1976,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, FMH, Bramois

Jan Charvat, 1958,

Spécialiste en médecine interne générale, FMH, Visp

Géraldine Cuendet, 1987,

Spécialiste en médecine interne générale, FMH, Vouvry

Thierry Dantoine, 1967,

Spécialiste en néphrologie, Monthey

David Delgado, 1973, Médecin praticien, Verbier

Jean Dieudonné, 1966, Médecin praticien, Sion

Gérard Dorsaz, 1955,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, FMH, Le Châble

Luca Duc, 1985,

Spécialiste en radiologie, Sion

Céline Duyck, 1985,

Spécialiste en gynécologie et obstétrique, FMH, Sion

Nathalie Fauchère, 1986,

Spécialiste en médecine interne générale, Sion

Bernard Fontanille, 1970, Médecin praticien, Verbier

Andrea Galova, 1985, Médecin praticien, Grimisuat

Isabelle Hagon-Traub, 1960,

Spécialiste en médecine interne générale et Spécialiste en endocrinologie/ diabétologie, FMH, Sion

Dirk Hendricks, 1962, Spécialiste en urologie, Visp

France Joris, 1985,

Spécialiste en gynécologie et obstétrique, Sion

Süleyman Baris Karpuz, 1987, Spécialiste en cardiologie, Sion

Virgilijus Klevecka, 1967, Spécialiste en urologie, Visp

Marian Kouzuchowski, 1977,

Spécialiste en médecine interne générale, St. Niklaus

Alena Lehmann, 1972, Spécialiste en radiologie, Brig

Nicolas Loosli, 1983,

Spécialiste en médecine interne générale, FMH, Sion

Belen Mallo Muniz, 1990,

Spécialiste en ophtalmologie, Martigny

Sandra Martiz Aguilar, 1985,

Spécialiste en médecine interne générale, FMH, Sion

Georgios Michas, 1979,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, Sion

Catherine Michellod-Barben, 1983, Spécialiste en gynécologie et obstétrique, FMH, Sierre

Cédric Petit-Le Manach, 1974, Médecin praticien, Verbier

Marta Ruman-Colombier, 1983, Spécialiste en pédiatrie, FMH, Monthey

Oana Gabriella Simionescu, 1983, Spécialiste en neurologie, Sion

Aphrodite Syrogiannopoulou, 1976, Spécialiste en radiologie, Sion

FMH Nouvelles du corps médical 1215

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1215–1216

Nouvelles du corps médical

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Simona Tivadar, 1961, Spécialiste en endo- crinologie/diabétologie, Monthey

Anna Wefers, 1984,

Spécialiste en pédiatrie et médecine de la jeunesse, Visp

Benoît Wicki, 1982,

Spécialiste en neurologie, Sion

Membres extraordinaires / ausserordent- liche Mitglieder

Jean René Blanchard, 1957,

Spécialiste en anesthésiologie, FMH, Verbier

Amir Daneshpour, 1966,

Spécialiste en urologie, FMH, Brig

Thorsten Franke, 1972

Spécialiste en médecine interne générale, FMH, Sion

Philippe Mayer, 1952,

Spécialiste en gynécologie-obstétrique, FMH, Crans-Montana

Karim Oughlis, 1962,

Spécialiste en radiologie, FMH, Collombey

Françoise Roulez, 1963,

Spécialiste en ophtalmologie, Visp

Frédéric Schneeberger, 1979,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, FMH, Sion

Les avis opposés à l’une ou l’autre admission sont à adresser au Secrétariat de la Société Médicale du Valais (Route de Vissigen 70, 1950 Sion) dans un délai de 10 jours après publication.

Einsprachen gegen diese Aufnahmen sind innerhalb von 10 Tagen seit der Publikation schriftlich an das Sekretariat der VSÄG (Route de Vissigen 70, 1950 Sitten) einzureichen.

Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug Zur Aufnahme in die Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Simon Feldhaus, Praktischer Arzt, FMH, Paramed AG, Haldenstrasse 1, 6340 Baar Einsprachen gegen diese Kandidatur müssen innerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Sekretariat der Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet der Vorstand über Gesuch und allfällige Einsprachen.

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1215–1216

FMH Nouvelles du corps médical 1216

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In memoriam André Spahr (1922–2020)

Après une formation à Zurich chez le professeur Guido Fanconi et à Paris chez les professeurs Robert Debré et Pierre Royer, André Spahr débute sa carrière de pédia­

tre en Valais en 1956. A cette époque, la pédiatrie n’est pas une spécialité présente dans ce canton, où la mor­

talité infantile est plus élevée que dans le restant de la Suisse. André Spahr sera l’un des pionniers qui va per­

mettre le développement de la médecine de l’enfance:

très vite il va créer le premier service de pédiatrie du Valais, dont il sera le médecin chef de 1957 à 1987. Vi­

sionnaire, il s’est impliqué fortement dans les batailles concernant l’organisation hospitalière et la construc­

tion d’un nouvel hôpital à Sion. Dès 1969, il accueille dans son service de nombreux médecins assistants, contribuant de façon déterminante à leur formation.

André Spahr a fait preuve d’un savoir étendu, ainsi que d’une grande rigueur scientifique. Par son exemple, il a engendré de nombreuses vocations de pédiatres.

Il a œuvré pour mettre en place en Valais une pédiatrie englobant aussi bien la pédiatrie hospitalière et extra­

hospitalière que la pédiatrie sociale. Cette pédiatrie prend en compte non seulement l’enfant malade ou à l’hôpital, les enfants des populations en situation de vulnérabilité, mais également l’enfant en bonne santé dans son lieu de vie. Il a créé des consultations de nour­

rissons jusque dans les villages les plus reculés du Valais central et a établi un service de santé scolaire intégrant pédiatres, pédopsychiatres, psychologues et logopédis­

tes. Il a reçu en 1996, avec la doctoresse Emmanuelle de Wolff, le Prix de la Ville de Sion, honorant leur engage­

ment social au service des enfants.

Parallèlement, reconnu par ses collègues universi­

taires, il a longtemps dirigé la consultation des mala­

dies métaboliques pédiatriques à Lausanne.

En plus de toutes ses activités, il s’est engagé pour la Socié té suisse de pédiatrie en organisant en 1975 à Sion le congrès suisse de pédiatrie, puis en la présidant de 1978–1979. Il en a été nommé membre d’honneur.

Bien qu’il se fût promis de ne jamais «faire de poli­

tique», il n’a pas craint de s’exposer pour défendre et concrétiser ses idées, en s’opposant souvent à des forces conservatrices et réactionnaires. Témoignage de son ouverture d’esprit, sa collaboration à la création d’un nouveau journal, le Journal du Valais, afin d’offrir de ce canton une vision différente de la presse locale.

Soutenu efficacement sur le plan professionnel par son épouse Inès il a pratiqué avec talent divers sports:

escrime (champion suisse par équipe en 1956) , course à pied, ski de fond. Il n’a cessé de montrer ses intérêts multiples pour les voyages au long cours, les arts et tout ce qui touche à la culture et à la place de l’homme dans la société.

Il a enchanté tous ses proches par sa fidélité et la ri­

chesse de son amitié.

Nous garderons de lui l’image d’un grand humaniste et d’un grand pédiatre.

Guy Délèze, Henri Kuchler, Jean-Pierre Marcoz, René Tabin

Tabin[at]hin.ch

André Spahr

NÉCROLOGIE 1217

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1217

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Mise à jour de la Charte

Interprofessionnalité de l’ASSM

Valérie Clerc

Secrétaire générale de l’ASSM

Depuis la publication de la Charte en 2014, de nombreux projets et initiatives de collaboration interprofessionnelle et de formation interprofessionnelle ont été lancés et mis en œuvre avec succès en Suisse. Afin de soutenir cette évo- lution réjouissante, un groupe de travail dirigé par la Prof.

Manuela Eicher et le Dr Peter Berchtold a révisé la Charte et l’a adaptée aux nouvelles connaissances ainsi qu’à l’évolu- tion des pratiques. La pandémie de Covid-19 a montré de manière éclatante que la collaboration interprofession- nelle est essentielle et doit être encouragée de manière dif- férenciée en fonction du contexte.

Comme la première version, la Charte 2.0 est le résultat d’un consensus. Il ne s’agit pas d’une directive, mais plu- tôt d’une déclaration d’intention ou d’une orientation destinée aux professionnels de la santé. Ainsi, le docu- ment décrit la compréhension actuelle de la CIP, énonce des principes, des éléments clés et les engagements de tous les participants pour une collaboration interpro- fessionnelle réussie. Il s’adresse aux professionnels, aux associations et aux institutions du système de santé.

Extrait de la Charte 2.0:

Eléments clés et engagements

1. Les personnes concernées et leurs proches sont associés à la collaboration interprofession- nelle en tant que partenaires.

Le cadre juridique en vigueur (en particulier le droit de la protection de l’adulte) exige le consentement éclairé des personnes concernées à toutes les mesures

médicales. Les patientes et les patients ou, le cas échéant, leurs proches ont donc un rôle actif à jouer au sein du système de santé et participent aux dé- cisions concernant le traitement et la prise en charge médicale. En tant qu’«experts de soi-même», ils peuvent, dans la mesure où ils en ont la capacité et la compétence, influencer la qualité des soins et le résul- tat global.

2. La collaboration interprofessionnelle vise l’intérêt des personnes concernées et de leurs proches.

La collaboration interprofessionnelle va de pair avec un surplus de travail pour tous les professionnels concernés. Celui-ci est justifié lorsque la qualité de la prise en charge peut être améliorée. A cet égard, les PREMs (Patient-Reported Experience Measures) et les PROMs (Patient-Reported Outcome Measures) peuvent s’avérer utiles; ils permettent d’accéder aux expérien- ces des patients et à l’auto-évaluation de leur état de  santé comme retour d’informations et possibilité d’amélioration des processus.

3. La prise de décision interprofessionnelle fait partie intégrante de la collaboration interprofes- sionnelle. Elle permet une prise en charge intégrative et est coordonnée dans ce sens.

Dans les situations  cliniques complexes, la prise de décision conjointe est incontournable. L’accès plus in- tégratif à toutes les informations – par exemple grâce à des documents  et des aides à la  décision numé- riques – contribue à développer une compréhension commune de la situation d’un patient et de ses proches. Seule  cette compréhension commune per- met la planification et la mise en œuvre d’actions in- terprofessionnelles coordonnées.

Convaincue qu’une collaboration interprofessionnelle (CIP) réussie est de plus en plus un facteur de succès dans le système de santé, l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) encourage cette évolution de diverses manières. En 2014, elle a publié la Charte «Collaboration entre les professionnels de la santé», dont elle pré- sente aujourd’hui une version actualisée, la Charte 2.0.

La Charte s’adresse aux professionnels, aux associations et aux institutions du système de santé.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS ASSM 1220

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(15)

4. La prise de responsabilité est orientée selon les besoins des patients et de leurs proches et selon les compétences professionnelles requises.

Les professionnels de la santé interviennent en fonc- tion de leurs compétences et de leurs capacités et assu- ment la responsabilité de leurs actes. La prise de res- ponsabilité par différents professionnels de la santé exige plus d’organisation et des descriptions claires des rôles qui définissent le champ d’action.

5. La collaboration interprofessionnelle s’oriente selon le contexte du traitement et de la prise en charge.

La collaboration interprofessionnelle est une solution à des problèmes spécifiques au traitement et à la prise en charge et complète la pratique professionnelle. Elle peut revêtir une multitude de formes qui dépendent principalement du contexte des soins et du type de maladie ou de trouble. Ces différences doivent être prises en compte pour une collaboration interprofes- sionnelle concrète.

6. Les associations professionnelles

encouragent une culture de la collaboration interprofessionnelle.

Les recommandations pratiques (sous forme de direc- tives, par exemple), la formation, la recherche et les prises de position politiques encouragent le dévelop- pement et donc la culture de la collaboration interpro- fessionnelle. Les associations professionnelles jouent un rôle important en organisant des manifestations communes, en se réunissant au sein de comités d’ex- perts interprofessionnels et en coordonnant les pro- cessus de consultation au niveau interprofessionnel.

7. Une collaboration interprofessionnelle réussie est basée sur l’enseignement des compétences

interprofessionnelles dans les formations prégraduée, postgraduée et continue.

La formation des professionnels de la santé prévoit la transmission des principaux éléments coopératifs. En complément aux enseignements spécifiques à chaque profession, des connaissances de base interprofession- nelles sont transmises à tous les professionnels de la santé dans des modules communs avec des séquences d’appren- tissage interactives. Il s’agit, par exemple, de communica- tion, d’éthique, d’économie et de politique de la santé ainsi que des principes de la collaboration interprofessionnelle tels que l’orientation sur le patient, l’identification des limi tes spécifiques à la profession ou l’amélioration de la coordination de la prise en charge. Dans le sens d’un ap- prentissage tout au long de la vie, tous les professionnels de la santé sont invités à participer régulièrement à des événements qui nourrissent la réflexion sur ces questions.

8. La collaboration interprofessionnelle va de pair avec une prise en charge et des traitements intégrés.

De nombreux facteurs qui favorisent une collaboration interprofessionnelle réussie contribuent en même temps au succès d’une prise en charge intégrée: commu- nication ouverte, confiance et respect mutuels, connais- sance de toutes les personnes impliquées dans le proces- sus de soins et de leurs rôles, clarification des rapports de pouvoir et des pouvoirs de décision, environnement professionnel axé sur la collaboration, orientation systé- matique sur des soins centrés sur l’individu, etc.

9. L’encouragement de l’interprofessionnalité est une mission qui revient à la direction.

Les dirigeants des institutions de la santé sont respon- sables du changement de culture souhaité. Ils en- couragent une culture de l’interprofessionnalité et la mettent en œuvre dans le cadre de leurs décisions stra- tégiques, financières et en matière de ressources hu- maines. Pour ce faire, ils exploitent au mieux les condi- tions juridiques, financières et tarifaires.

10. Les associations professionnelles s’engagent pour l’instauration de conditions cadres juri- diques et d’incitations adaptées à la promotion de l’interprofessionnalité.

Aussi bien la formation prégraduée et postgraduée que la collaboration interprofessionnelle dans la pratique quoti- dienne devraient reposer sur des bases juridiques et être soutenues par des incitations financières. On peut garantir ainsi que l’interprofessionnalité ne dépend pas unique- ment de la bonne volonté des acteurs concernés. Les ses- sions de formations sont basées sur des données pro- bantes et obéissent aux normes didactiques actuelles.

L’essentiel en bref:

• Une collaboration interprofessionnelle (CIP) réussie est considérée comme un facteur de succès dans le système de santé.

• Ces dernières années, de nombreux projets et initiatives ont été mis en œuvre en Suisse; la Charte 2.0 actualisée de l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) est basée sur ces développements.

• Le document propose une orientation aux professionnels de la santé et constitue la base du virage culturel souhaité.

• Vous trouvez des informations détaillées sur ce thème sous assm.ch/in- terprofessionnalite

Valérie Clerc Secrétaire générale de l’ASSM Laupenstrasse 7 CH-3001 Berne v.clerc[at]samw.ch

La Charte est disponible gratuitement sous forme de brochure imprimée en français, en allemand et en italien ou en ligne sous: assm.ch/recommandations

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AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS ASSM 1221

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Querschnittsstudie mit 160 Patienten gestartet

Interprofessionalität in der Grund- versorgung bei Diabetes Typ 2

Anna-Katharina Ansorga, Sven Streitb

a Dipl. Ärztin, Wissenschaftliche Mitarbeiterin, BIHAM; b Prof. Dr. med. Dr. phil., Ausserordentlicher Professor Grundversorgung Medizin, BIHAM

Menschen mit Typ-2-Diabetes optimal betreuen und be- raten heisst Blutzuckerwerte, Gewicht und Blutdruck kontrollieren und verbessern, heisst Fussuntersuchun- gen durchführen, Endorganschäden suchen, heisst Ko- ordination mit dem Augenarzt und heisst Motivation des Patienten bezüglich Ernährung und Bewegung. Und dies sind nur ein paar Aufgaben für den Hausarzt. In Zu- kunft werden diese Aufgaben noch zunehmen und die Koordination zwischen Praxis und Spezialisten intensi- ver werden, denn auch die Therapien werden umfangrei- cher. Kann uns hier eine MPK unterstützen? Wie verbes- sert sich dadurch die Diabetesbehandlung, und wie ist die Zufriedenheit der Patienten mit ihrer Krankheit un- ter der interprofessionellen Betreuung? Häufige Hypo- glykämien beeinträchtigen das Leben von Diabetikern erheblich. Kann das Auftreten von Hypoglykämien ver- mindert werden durch eine engere medizinische Betreu- ung durch eine MPK? Was benötigen die Patienten zu- dem, um besser mit ihrer Erkrankung leben zu können?

Die MPK-Studie vergleicht Praxen mit und ohne MPK. Ein- geschlossen werden über 18-jährige Patienten mit Diabetes Typ 2, welche seit mindestens einem Jahr in Betreuung bei einem Hausarzt ohne MPK oder bei einer MPK sind.

Die Patienten werden über ihre MPK oder ihren Haus- arzt rekrutiert. Zur Qualitätssicherung müssen die MPKs seit mindestens einem Jahr ihre Ausbildung mit klini- scher Fachrichtung abgeschlossen haben. Geleitet wird die Studie von einer interprofessionellen Projektgruppe, welche sich vor der COVID-19-Pandemie noch persönlich treffen durfte, wobei ein Patientenvertreter, selbst von Diabetes betroffen, nicht fehlen durfte. Finanziell wird die Studie grosszügig von der Schweizerischen Diabetes-

Stiftung, der Ärztegesellschaft des Kantons Bern (BE- KAG), den Versicherungen KPT und VISANA und der FMH unterstützt. Die Studie wird im engen Austausch mit dem Schweizerischen Verband für Medizinische Pra- xis-Fachpersonen (SVA), der Patientenorganisation dia- betesschweiz und dem unabhängigen Forschungsunter- nehmen INFRAS organisiert.

Mit der MPK-Studie wird ein weiterer wichtiger Schritt unternommen, die interprofessionelle Zusammenarbeit in der Grundversorgung zu beleuchten und zu stärken.

Die MPK stellt eine wichtige professionelle Ressource dar, welche die komplexe Betreuung chronisch Erkrank- ter in der Grundversorgung verbessern kann. Die MPK- Studie möchte diese wichtige Arbeit mit Hilfe von messba ren Qualitätswerkzeugen (Treatment Burden Questionnaire, Diabetes Treatment Satisfaction Ques- tionnaire, SGED-Kriterien) ablichten. Damit kommt die Studie auch der Forderung nach, vermehrt Patient-re- ported outcome measures (PROMs) bzw. Patient-reported experience measures (PREMs) zu verwenden [1].

Die Studie konnte im August 2020 erfolgreich starten, da sich viele Praxen mit MPKs zur Verfügung gestellt haben.

Entsprechend dem Verlauf der COVID-19-Pandemie und den BAG-Empfehlungen wird die Studie nun möglichst rasch durchgeführt, um auch Ergebnisse zu liefern, welch e gerade für PROMs auch gefordert wurden [2]. Es werden individuelle Lösungen gesucht, damit eine Teil- nahme unter optimalen Bedingungen stattfinden kann und der Schutz der Risikogruppen gewährleistet ist.

Literatur

1 https://saez.ch/article/doi/saez.2018.17187 2 https://saez.ch/article/doi/saez.2018.17285

Das Berner Institut für Hausarztmedizin (BIHAM) hat eine breit unterstützte Stu- die zum Thema Interprofessionalität in der Grundversorgung gestartet. Sie trägt den Titel «Vergleich von Praxen mit und ohne Medizinische Praxiskoordinatorin (MPK) in der Versorgung von Patienten mit Typ-2-Diabetes». Untersucht werden unter anderem die Behandlungslast (Treatment Burden), die Patientenzufrieden- heit mit der Betreuung durch eine MPK, die hierunter vorgekommenen Häufigkei- ten von aufgetretenen Hypoglykämien und die Qualität der Diabetes-Therapie (SGED-Kriterien). Die Querschnittsstudie wird 160 Patienten einschliessen.

Anna-Katharina.Ansorg[at]

biham.unibe.ch.

sven.streit[at]

biham.unibe.ch

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS BIHAM 1222

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1222

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(17)

Hat Swissmedic einen Interessen­

konflikt? (avec réplique)

Brief zu: Wullimann E. Neuwahlen der Swissmedic Medicines Expert Committees. Schweiz Ärzteztg. 2020;101(35):1020–4.

Als Internist mit jahrelanger Erfahrung in der Pharmakovigilanz in einem bedeutenden pharmazeutischen Unternehmen bin ich bis- her immer davon ausgegangen, dass die Zu- lassungs- und Aufsichtsbehörden für Arznei- mittel und Medizinprodukte ihre Entscheide unabhängig von Finanzströmen treffen. Des- halb irritiert es mich sehr, wenn ich erfahre, dass Swissmedic regelmässig erhebliche Geld- summen von der Bill & Melinda Gates Foun- dation erhält [1, 2]. Dies umso mehr, als Bill Gate s gleichzeitig als Hauptinvestor im Impf- business tätig ist und sich offen in einem In- terview mit dem Sender CNBC [3] dazu be- kennt, dass er im Impfbusiness einen phänomenalen Return On Investment (ROI) von 20:1 erzielt.

Bin ich in unserer Ärzteschaft und unter den Politikern der Einzige, der hier einen Inter- essenkonflikt sieht?

Dr. med. Walter Siegrist, Innere Medizin, Riehen

Literatur

1 https://www.swissmedic.ch/swissmedic/de/home/

news/mitteilungen/swissmedic_bmgf_zusammen- arbeit.html

2 https://www.zeitpunkt.ch/der-groesste-impfstoff- investor-schenkt-der-swissmedic-900000-dollar 3 https://www.cnbc.com/2019/01/23/bill-gates-turns-

10-billion-into-200-billion-worth-of-economic- benefit.html

Réplique à «Hat Swissmedic einen Interessenkonflikt?»

Das Schweizerische Heilmittelinstitut Swiss- medic unterstützt seit 2015 ressourcenarme Länder südlich der Sahara beim Zugang zu wichtigen Arzneimitteln. Die Entwicklungs- zusammenarbeit im Rahmen der Schweize- rischen Gesundheitsaussenpolitik (GAP) darf nicht aus den ordentlichen Einnahmen (Ver- fahrensgebühren, Aufsichtsabgaben und Bun- desbeitrag) finanziert werden. Die auf der Swissmedic-Website transparent publizierten Beiträge der Bill & Melinda Gates Foundation werden zweckgebunden für konkrete Pro- jekte eingesetzt. Namentlich führt Swiss- medic Trainings und Schulungen für Zulas- sungsbehörden aus Ländern mit niedrigen und mittleren Einkommen durch, unterstützt

Examen de spécialiste

En vue de l’obtention du titre de spécia­

liste en chirurgie Date:

De mercredi à vendredi, du 5 au 7 mai 2021 De mercredi à vendredi, du 3 au 5 novembre 2021

Lieu:

Lindenhofspital Bremgartenstrasse 117 Case postale, 3001 Berne Délai d’inscription:

– le jeudi 21 janvier 2021 pour les examens de mai 2021

– le jeudi 22 juillet 2021 pour les examens de novembre 2021

regionale Harmonisierungsinitiativen in Af- rika und bietet mit dem MAGHP-Verfahren (Marketing Authorisation for Global Health Products) wissenschaftliche Beratung und Zu- lassung von globalen Gesundheitsprodukten an (Details siehe www.swissmedic.ch/bmgf).

Die Unabhängigkeit des Schweizerischen Heilmittelinstituts und die Erfüllung des gesetz lichen Auftrags zum Schutz der Ge- sundheit von Mensch und Tier in der Schweiz werden durch diese Entwicklungszusammen- arbeit nicht tangiert.

Lukas Jaggi, Mediensprecher Swissmedic

SGGG­Bayer­Forschungs­Grant für Nachwuchsforschende

Die SGGG gynécologie suisse schreibt zum zweiten Mal den SGGG-Bayer-Forschungs- Grant aus. Der Grant ist mit 80 000 Franken dotiert und soll alle zwei Jahre vergeben wer- den. Er richtet sich an Ärztinnen und Ärzte in der Schweiz, welche sich in Weiterbildung zum Facharzttitel Gynäkologie und Geburts- hilfe befinden oder diesen bereits haben und

eine wissenschaftliche/akademische Karriere anstreben. Sie sollen das 40. Altersjahr noch nicht überschritten und sich bereits durch wissenschaftliche Leistungen (Nachweis be- reits erbrachter Leistungen in der Forschung) ausgezeichnet haben. Bereits Habilitierte sind nicht zugelassen.

Dieser Forschungs-Grant soll explizit für die Förderung einzelner Personen eingesetzt wer- den und diesen ermöglichen, Freiräume für die eigene Forschungstätigkeit zu schaffen. Er ist daher nicht als Projektförderung gedacht.

Der vollständige Ausschreibungstext und das Gesuchsformular sind auf der Homepage un- ter www.sggg.ch abrufbar.

Der Antrag muss bis am 12. März 2021 beim Sekretariat der SGGG, Altenbergstr. 29, Post- fach 686, 3000 Bern 8, eingereicht werden.

Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch → formation postgraduée → Titres de spécia- liste et formations approfondies → chirurgie

Les courriers des lecteurs publiés reflètent l’opinion de l’auteur. La sélection, les éven- tuelles coupures et la date de publication sont du ressort exclusif de la rédaction. Il n’y a pas de correspondance à ce sujet. Les contenus dif- famatoires, discriminatoires ou illégaux ne se- ront pas publiés. Chaque auteur est personnel- lement responsable de ses déclarations.

COURRIER / COMMUNICATIONS 1223

BULLETIN DES MÉDECINS SUISSES – SCHWEIZERISCHE ÄRZTEZEITUNG – BOLLETTINO DEI MEDICI SVIZZERI 2020;101(39):1223

Courrier au BMS

Communications

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