Neuvième Année.— N
u21.
Prix du numéro 10 centimes
Dimanche 10 Mars 1895. •;•
Bureaux: Rue de la Serre, 27.
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Suisse . . . . Fi-. 6»— Fr. 3»—
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» de l'étranger 25' » » Minimum d'une annonce 30 cent.
Les annonces se paient d'avance.
O r g ' i m e «le I » S o c i é t é i i i t c r c n i i t o i m l e d e » IiidiihitrieM t i n J u r a » , d e s t ' h a m l t r c s d e c o m m e r c e , d e « I t m - c a i i x «le c o n t r ô l e e t de** S y n d i c a t » * |>Ι-ΟΙ<;Μ·»ΙΟΜΙΙΟ1Μ.
La question des apprentissages et les ouvriers graveurs
On suit que les syndicats ouvriers ont, de
puis quelque temps, entrepris de restreindre le nombre des apprentis, en édictant des règles destinées à proportionner leur nombre aux besoins réels de l'Industrie et en interdisant l'accès, des ateliers syndiqués, aux apprentis l'ormésjanr des patrons mis à l'interdit.
.Jusqu'ici, on avait respecté les apprentis sortant des éeoles professionnelles, envisa- gent sans doute et avec-raison-,··qu'ils eonsti- tuaien t, des éléments de force pour une indu- strie.
Dans une assemblée de délégués de la F é - dération des ouvriers graveurs et guillocbeurs, UIUÎ proposition, accentuant les mesures pro- tectionnistes prises par les syndicats, d a n s j e domaine de l'apprentissage, a été déposée:
en voici le texte :
« Les apprentis sortant des éeoles de gra- vure doivent être traités de la même façon que les ateliers interdits» (c'est à dire frappés d'une amende de 100 IV.).
La «Solidarité horlogère», organe ouvrier, publie s u r cette question, une intéressante correspondance, dont l'auteur s'élève avec force contre l'ostracisme que l'on voudrait faire peser s u r les élèves sortant des écoles de g r a v u r e . Nous jugeons utile de la repro- duire.
«Du cherche à motiver cette proposition par une statistique à laquelle il a été récem- ment procédé d a n s les sections, statistique dont les chiffres démontrent que le nombre des ouvriers graveurs et guillocheurs est de I)(VUiCOU]) trop grand pour le travail qu'il y a à faire. Soit à peu près 3 : 2. Malheureuse- ment la chose est vraie. J e suis également d'accord avec la suspension, pendant un cer- tain temps, et pour tous les ateliers, de la liberté d'engager de nouveaux appentis, ne serait-ce déjà que pour le motif que peu de patrons pourraient g a r a n t i r aujourd'hui un bon apprentissage a leurs apprentis.
Mais on pourrait stigmatiser d'erreur ma- nifeste, que de vouloir empêcher de procurer de nouvelles forces à notre métier, qui en a cependant autant besoin que le poisson a besoin d'eau fraîche. Il va de soi que j ' e n - tends par (.«nouvelles forces» de jeunes gens formés à fond et artistiquement, qui feraient honneur à notre métier, ce qui du reste est le
but de toutes les écoles de ce genre. Depuis bien des années on ne peut obtenir ce résul- tat que tout A fait exceptionnellement dans nos ateliers modernes. C'est Ie contraire poul- ies écoles de g r a v u r e , ou des régents de la partie possédant des connaissances étendues et artistiques, enseignent l'indispensable des- sin outre Ia gravure pratique.
Il est suffisamment établi, par la concur- rence dangereuse pour ainsi dire, que les ou- vriers du métier formés à l'école font à ceux qui ne l'on pas fréquentée, que les premiers sont, aptes à produire davantage, qu'ils oui donc appris davantage -et que eonséqucm- tnent ils peuvent compter sur un salaire plus élevé. Voulons nous nous retrancher derrière le découragement, eu égard aux nombreuses écoles professionnelles qui se créent chaque année autour de notis? Sommes-nous donc si opposés au progrès? Nous sentons bien com- bien il est dur de devoir diviser entre un aussi grand nombre d'ouvriers le travail qui diminue sans cesse. Personne n'en voudra aux g r a v e u r s s'ils luttent désespérément pour l'obtention d'une meilleure existence. Mais n'oublions pus que malgré l'interdiction et l'amende, des jeunes gens seront confiés à l'école, qui, pour se soustraire ;'i l'amende, s'en iront simplement à Genève ou à !'étran- ger, où ils trouveront d'aussi bonne occupa- tion, d a n s tous les cas, que chez nous. Ou, ce qui serait encore pire, les apprentis sor-.
lants seraient engagés au fur et à mesure par les ateliers interdits.
La concurrence que nous nous attirerions de cette manière conduirait de beaucoup plus rapidement notre métier vers sa ruine que la formation de collègues vraiment à la h a u t e u r . Contentons-nous de la limitation sur toute la ligne des apprentis, à l'exception de ceux des écoles de g r a v u r e .
Nous avons des exemples frappants qui nous prouvent quelle grande influence les écoles professionnelles et autres exercent s u r la profession et surtout la profession artistique.
Grâce à une bonne école, les mécaniciens de F u r t w a n g e n (Allemagne) sont partout recher- chés. F u r t w a n g e n est universellement connu.
Les écoles de sculpture bavaroises eurent pour conséquence que notre sculpture oberlanilaise fut éloignée du marché (depuis quelques an- nées il existe également deux de ces institu- tions dans l'Oberland). Les éeoles profession- nelles artistiques pour la bijouterie, la m a n i - pulation du métal, etc.. donnèrent une telle impulsion à ces branches d'industrie qu'elle
leur assure une place prépondérante sur le m a r c h é du monde.
A Saint-Gall une école de broderie a été récemment créée grâce à l'initiative de quel- ques hommes avisés; non pas qu'il m a n q u e des brodeurs, mais bien pour venir en aide à l'industrie de la broderie, si cruellement éprouvée, nu moyen de nouvelles forces.
L'école des arts industriels et ses succès sont bien connus. Si enfin nous jetons un coup d'uni autour de nous, nous devons être frappés du grand nombre de ces institutions créées et sur le point de l'être. J e ne citerai pour exemple que l'école des/ chemins de fer à Bienne. On pourrait supposer, cependant, que les employés de chemins de fer ne doivent pas manquer. Mais il est un fait reconnu que les élèves de cette institution sont préférés aux employés « f e r r u g i n e u x » ordinaires.
Nous en sommes nrrivés tout par hasard au point pour lequel la"généralion actuelle des graveurs et guillocheurs défend si crain- tivement ses intérêts. Laissons faire tranquil- lement les écoles de g r a v u r e , soutenons-les plutôt: le temps viendra certainement où on nous approuvera. Ne nous laissons pus in- fluencer par un égoïsme étroit, ce que nous semons sera récolté par nos enfants. Mais nous autres, anciens ouvriers, devons aussi aller de l'avant en cherchant à bénéficier des avantages de l'école de g r a v u r e . Evitons, comme parti du progrés, de lutter contre le c o u r a n t ! Si l'on ne trouve pas les écoles ac- tuelles suffisamment propres à relever notre profession, qu'on demande des réformes, mais qu'on ne jette pas le tout par-dessus bord.
J e termine en e x p r i m a n t la conviction ferme ([ue les élèves des écoles de g r a v u r e ne sont non-seulement point un danger pour nous, mais qu'au contraire notre g r a v u r e reprendra la place honorable à laquelle elle a droit.
Le travail
U n p u b l i c i s t e f r a n ç a i s , M. D e v i l l e p u - b l i e l ' a r t i c l e s u i v a n t , d o n t l e s c o n c l u s i o n s p e u v e n t s ' a p p l i q u e r à p l u s d ' u n p a y s .
L c travail esl l ' â m e îles s o c i é t é s m o d e r n e s , c a r n o n s e u l e m e n t il r e p r é - s e n t e u n e force d ' a c t i o n d o n t la v a l e u r e s t m u l t i p l i é e à l'infini p a r l ' é m u l a t i o n i n d i v i d u e l l e , e t s o n e s s o r a l i m e n t e la f o r t u n e p u b l i q u e , m a i s e n c o r e il i n s p i r e
.
114 LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE
à la créature de notre temps une vertuignorée des civilisai ions anciennes.
C'est le go fit du métier, plus peut-être que les besoins de la vie, qui confine à son établi le praticien chargé d'une pari de responsabilité dans l'œuvre qui l'Oc- c u p e ; c'est la recherche d'un problème, l'expérimentation d'un principe, qui re- tiennent le savant au laboratoire, le penseur à l'élude. C'est l'habitude, de- venant p r e s q u e du d é v o u e m e n t , qui ramène à la fabrique ' d e s journaliers astreints à des kilomètres de roule pour venir à l'ouvrage, en dépit d'un sort précaire que rien ne semble devoir amé- liorer.
De ce côté, c e p e n d a n t , — e l plus l'on approche de la grande industrie, plus le l'ail est flagrant, — il est à remarquer que l'attachement au travail se montre moins inné chez le travailleur, car ce dernier voit son concours infériorisé par l'agent mécanique, et son rôle, que la produc- tion réduit à l'étal d'auxiliaire passif: il
devient une chose humaine au lieu d'être un outil conscient.
Celle face du problème économique esl Ja plus complexe à résoudre, la plus pénible à envisager. Elle obsède le cer- veau du juste, qui voit lanl d'observa- tions et de génie dépensés depuis les âges nouveaux, aboutir à l'effacement de l'être dans ce qu'il a de plus initial et de suprêmement beau, ses aptitudes el sa volonté.
Toutefois, il esl incontestable que si le travail n'est p a s , suivant certains experts, le lot de l'humanité.; si les dé- couvertes scientifiques doivent dégrever l'homme de sa contribution comme force physique, il esl incontestable que dans l'étal actuel de la société le travail est la dominante par excellence.
Le marché du inonde semble un im- mense champ d'entraînement où le plus ardent stceple-chase se livre sans relâche entre les activités de toutes origines.
Or, si giande soit la place ouverte à l'échange, il vient un j o u r où l'encom- brement devient obstacle, une heure où les produits accumulés débordent la de- m a n d e raréfiée: c'est alors que les ex- pédients rationnels s'imposenl impérieu- sement. Il faut étendre le cercle des opérations, non point par une croisade de torpilleurs, mais par de larges encou- ragements offerts à des explorateurs tels (pie Hrazza, des services plus pratiques r e n d u s p a r l e corps consulaire: de m ê m e , dans un ordre parallèle, par la colonisa- lion à l'intérieur, ce qui révélerait notre agriculture. Il y a lieu de constater que l'initiative privée a donné sans arrière- pensée d a n s la mêlée des intérêts engagés et qu'elle déploie hardiment l'étendard du patriotisme industriel : écoles com- merciales, cours professionnels, concours de mains-d'œuvre conférences utilitaires, etc. Il y a sur ce terrain un m o u v e m e n t d'union, une entente de bons vouloirs
qui caractérisent les tendance d'une élite dévouée.
P o u r q u o i faut-il (pic l'esprit politique qui absorbe tant de place dans notre pays réponde si peu aux nécessités de la situation?
Quelle que soil la forme gouverne- mentale appropriée aux besoins d'un peuple, il faut avant tout que ce peuple vive. Or, l'on vil d'affaires, el non pas d'une abstraction de principes. Tant que dans notre France éprise d'égalité on entretiendra des classements par caté- gories d'opinion, au lieu de laisser aux citoyens, pris en masse, la plénitude de leurs droits, comme ils ont leur charge de devoirs, nous ne sortirons pas de l'ornière où nous sommes enrayés.
Démocratiquement cl commerciale- ment, nous croyons indispensable ({n'en toute occasion, en toute circonstance, nos vœux, nos suffrages, notre propa- gande n'aient d'autre objectif, en leurs diverses manifestations, que de choisir des mandataires issus de l'industrie, du commerce et du travail manuel, el le vieux distique aura raison :
Ne taisons plus de politique Kt nous ferons œuvre pratique.
Récompenses de l'exposition universelle de Chicago
Les demandes réitérées qui nous sont adressées au sujol de l'époque de la remise des diplômes et des médailles aux maisons suisses qui ont participé à cette exposition el qui y ont obtenu des récompenses, nous en- gagent à rappeler l'avis publié dans le n°tide la Feuille du 8 janvier de cette année, suivant, lequel les autorités de l'exposition ont fait savoir que les diplômes et médailles ne pour- raient pas être délivrés avant un certain temps encore.
L'impression des diplômes, ajoutions-nous, ne sera pas terminée avant quelques semaines el comme l'adminislr îlion aura alors à y ins- crire les noms des exposants primés et les appréciations du jury, celte opération, qui porte sur un chiffre de 2-5,000 diplômes, né- cessitera un nouveau délai. Quant aux mé- dailles, elles pourront, pense-t-on, être déli- vrées pour le mois de mai ou de juin de Panne courante.
Aucune communication plus précise n'a encore pu être oblenue depuis lors. Nous aurons soin, du reste, de maintenir nos lec- teurs au courant des informations qui nous parviendront sur la suite de cette affaire.
Exposition
Ainsi que le savent nos lecteurs*), il se tiendra à Amsterdam, du i"' mai au I0'' no- vembre de cette année, une exposition univer- selle de tout ce qui se rapporte à l'hôtel et au voyageur dans le sens le plus large du mot.
Pour les exposants de la Suisse, le délai d'ins- cription a été prolongé jusqu'au 31 mars prochain.
Les intéressés peuvent se procure des for- mulaires d'inscription et le règlement de l'ex- position auprès de la Chancellerie fédérale du commerce, à Berne.
(Feuille off. suisse du commerce).
Le résultat général du commerce anglais pour 1894
a présenté, il vaut bien la peine de le répéter, comme le fait YEconomist, une augmentation en quantité, de 9,55 °/o pour l'importation et de 3,35% pour l'exportation. Depuis 1881), on n'avait pas constaté un progrès aussi con- sidérable.
L'augmentation de l'importation a consisté surtout en articles alimentaires et en matières premières de l'industrie. L'augmentation de l'exportation il surtout porté sur les charbons, les cotonnades et la machinerie. Evidemment, il y a eu un gain considérable, malgré la baisse des prix. Le pays a payé plus de 30 millions de livres de moins pour son importation qu'il n'aurait payé d'après les prix de 1803. Pour les seuls articles alimentaires, ce qu'il a payé en moins dépasse 15 millions. Pour toute son exportation, au contraire, la diminution des recettes n'est que de !(,(i millions. Les indus- tries textiles ont payé il.270.000 de moins, alors que l'affaiblissement des recettes n'a été que de 5 millions.
Il est vrai que cet accroissement de profit a tourné à l'avantage des ouvriers plus que des maîtres. Pour ceux-ci, la baisse des prix a été la cause de difficultés sérieuses. Les ouvriers ont eu plus de travail parce qu'il a été fabri- qué davantage, et ils ont payé beaucoup moins pour leur consommation. Ils ont aussi acheté beaucoup plus de llié et de tabac, par exem- ple. Il en a été de môme pour la bière el Î'alcool, mais dans une moindre mesure, peut- être parce que les droits ont été augmentés sur ces articles.
La situation économique du Chili
La situation économique du Chili, dit le Nouveau Times, peut être considérée comme satisfaisante, comparée à celle d'autres répu- bliques sud-américaines : mais elle laisse encore beaucoup à désirer. Le système d'édu- cation est défectueux: les roules cl les autres moyens de transport sont primitifs et bien de grands districts en sont absolument dépour- vus : le service de la police, en dehors des plus grandes villes, esl insuffisant pour la protection de la vie et de la propriété : l'admi- nistration des chemins de fer d'Etat demande à être entièrement réorganisée dans tous les déparlements: les lignes télégraphiques de l'Etat font l'objet de réclamations incessantes.On remarque, cependant, une tendance loua- ble de la part du gouvernement à faire de réels efforts pour modifier cet état de choses.
C'est dans la partie méridionale du Chili que s'opère le plus grand développement de la nation. Ce fait esl dû à l'immigration alle- mande. Les premiers colons sont venus s'éta- blir, vers 1818, aux environs de Valdivia : aujourd'hui la colonie allemande s'étend du rivage de la mer aux pieds de la Cordillère des Andes. Les forêts d'autrefois sont trans- formées en fermes riantes et le pays est cou- vert de bourgades prospères. Le système d'éducation germanique, s'inspirant du carac- tère essentiellement travailleur de l'Allemand, a fondé au Chili une race forte, chilienne de cœur uutant que d'origine et de nom, dont l'influence se fait sentir dans toute la contrée et qui est destinée à jouer un rôle important dans l'histoire de la nation.
De tous les produits du Chili, le plus im- portant en quantité et en valeur est le nitrate de soude. Il suffit de dire que l'exportation du nitrate s'est élevée en 1893 à 931,032 tonnes, d'une valeur de 6,150,000 liv. st.
L'agriculture a fait de grands progrès au Chili, depuis quelques années, grâce surtout aux colonies allemandes établies dans le midi. L'espace ne lui manque pas pour prendre une extension nouvelle. I! ν a notamment
1,500,000 acres de terrains fiscaux propres à la colonisation dans les provinces d'Arauco.
Malleco el Gautin.
L'élevage des bestiaux a beaucoup de pro- grès à faire. Le Chili n'a pas assez de bœufs ni de moulons pour sa propre consommation.
Il en importe annuellement pour 300.000 Hv.
st. de l'Argentine. Le gouvernement pense stimuler efficacement colle industrie par l'irri- gation de plaines et de plateaux susceptibles d'être transformés en gras pâturages et en terres fertiles.
L'industrie vinicole occupe un certain r a n g au Chili, mais produit tout au plus pour la consommation intérieure. Il y a peu de manu- factures au vrai sens du mot. Après les bras- series, les distilleries, les tanneries et quelques autres industries de peu d'importance, il n'y a rien. Mais ceci peut c h a n g e r , car le Chili possède tous les éléments d'un pays m a n u - facturier : charbon, main-d'œuvre à bon m a r - ché, une longue cote offrant toutes les facilités pour l'exportation, etc.
Nouvelles diverses
Exposition de P a r i s , en 1 9 0 0 . — L'Estafette annonce que le gouvernement allemand a décidé de prendre part à l'exposi- tion universelle de Paris en Li)OO. La note formulant cette décision qui date du 28 février n'est pas encore parvenue à M. l l a u o t a u x , niais la résolution esl néanmoins définitive.
L ' é m i g r a t i o n a l l e m a n d e . — L'adminis- tration impériale vient de publier le mouve- ment de l'émigration par les ports allemands pendant l'année 1894. Le nombre total des
émigranls s'est élevé à S(i,3:2(>, dont 33,5(36 de nationalité allemande. Sur ce total, 47,41Ji1
personnes ont pris la voie de Brème, contre 100,400 en 1803, et 38,8-27 celle de H a m b o u r g , contre 08,872 on 1803. Les principaux pays de destination ont été les Etals-Unis(2S,773), le Canada (1302), le Brésil (1282), l'Afrique, la République argentine, le Chili, l'Australie.
Procédés industriels
Moulage d e s p i è c e s d e fonte. — C'est
tout une affaire dans les fonderies, que de trouver du sable convenable pour le moulage des pièces de fonte et on le paye en consé- quence fort cher.Voici, sous réserves du tour de main très important en pareille matière, une formule usitée par les practiciens anglais et qui donne, parait-il, do bons r é s u l t a t s :
On prend du sable quelconque, bien lavé el bien sécbé et on mélange intimement avec lui une certaine quantité de goudron de bouille; les proportions du mélange varient suivant la nature du sable et les dimensions des objets qu'on se propose de mouler.
Le sable goudronné esl assez poreux pour laisser passer l'air et les g a z : il est malléable cl n'exige pas que les moules soient saupoud- rés de charbon comme on le fait actuellement.
Il peut servir plusieurs fois à la condition d'être pulvérisé de nouveau et rechargé de goudron. Si ce programme est réalisé complètement comme semblent l'établir les attestations qui lui ont été données par d'im- portantes usines belges et allemandes, nos fondeurs feront bien d'en essayer.
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