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Théorie de la diffusion de la lumière par un cristal cubique

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Academic year: 2021

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Submitted on 1 Jan 1954

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Théorie de la diffusion de la lumière par un cristal

cubique

J. Barriol, J. Chapelle

To cite this version:

(2)

334

triples,

la

disparition

de leur structure aux

pressions

élevées à la

température

ordinaire,

alors

qu’elles

ont

été observées avec

l’oxygène liquide [12],

laisse

prévoir

un effet

important

de la

température

confor-mément aux récentes observations de

Herzog

et

Wieland

[6] (2).

Une discussion

plus complète

pourra

être faite seulement

lorsque

les études actuellement en cours

(effet

de

température

et des gaz

étrangers,

étude des bandes du

premier

groupe et de

l’absorp-tion continue

qui

s’étend dans l’ultraviolet de

Schu-nian)

seront suffisamment avancées.

(2) Ceci est conforme aux observations effectuées sur les

bandes induites dans CO, au laboratoire du Professeur Kete-laar et qui ont fait l’objet d’une Communication à ce Congrès.

BIBLIOGRAPHIE.

[1]

FINKELNBURG W. et STEINER W. 2014 Z. Physik, I932,

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[2]

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[7]

COULON R., OKSENGORN B., ROBIN S. et VODAR B.

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[8] ROBIN J. et ROBIN S. - C. R. Acad.

Sc., I953, 236, 793.

[9]

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[11] HERMAN L. - Ann.

Phys., I939, 11, 548. [12] CIECHOMSKI L. -

Thèse, Fribourg, I9I0.

THÉORIE

DE LA DIFFUSION DE LA

LUMIÈRE

PAR UN CRISTAL

CUBIQUE

Par J. BARRIOL et J.

CHAPELLE,

Centre d’Études

Cristallographiques,

Nancy (France).

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME

’1~~

AVRIL

1954,

Nous nous proposons d’étudier la diffusion de la lumière par un cristal

parfait

sous l’influence des ondes

d’agitation thermique qui

le sillonnent. Afin d’éliminer la difficultés dues à la

biréfringence,

nous

n’envisagerons

que le cas des cristaux

cubiques.

Nous avons

repris

ce

problème,

examiné par de

nombreux

chercheurs,

en

particulier

par

Motu-levich

[1],

car il né semble pas,

jusqu’à

présent,

avoir été traité assez

rigoureusement.

1.

Hypothèses

de base. - Pour

alléger

les

calculs,

nous

n’envisagerons

que la diffusion

antistokes,

déterminée par l’onde

élastique progressive :

, , +

où r est la distance à

l’origine

des

coordonnées, y

le

vecteur

d’onde, j

la

fréquence

du mouvement. Les déformations liées à cette onde sont du

type :

Le cristal devient

légèrement anisotrope,

et admet un tenseur des

susceptibilités [k]

de la forme :

ko représente

la

susceptibilité

du cristal non déformé.

Lorsque

la

longueur

d’onde

acoustique

est assez

grande

vis-à-vis des dimensions de la maille cristalline pour

qu’on puisse

assimiler les déforma-tions à des déformadéforma-tions

statiques,

les

composantes

de

[-,ri]

sont données par des

expressions

du

type

(2) :

Il est alors

possible

de traiter la diffusion de la lumière dans le cristal en étudiant la

propagation

d’une onde

électromagnétique

dans le milieu que nous venons de caractériser par son tenseur des

susceptibilités.

2. Théorie

électromagnétique

de la diffusion par une onde

élastique.

- Les

équations

de

Maxwell

s’écrivent,

en

posa.nt 1 +

L’idée fondamentale

(3)

consiste à considérer les

(3)

335

-divers

champs

comme la

superposition

du

champ Eo,

-Ho

existant dans le cristal non

déformé,

et d’un

-

-champ

El, Hi qui

rend

compte

des

phénomènes

de diffusion. On a alors :

Lorsqu’on

se borne aux termes du

premier

ordre par

rapport

aux

déformations,

on obtient :

Si l’on suppose l’onde incidente

plane

et

monochro-matique,

soit

-Les

équations

de Maxwell s’écrivent finalement : -.

~ 1

Ces

équations

sont celles

qui apparaissent

lorsqu’on

étudie le

champ

qui provient

d’une distribution connue de

polarisation

soit :

Fig. ~. - Conditions d’éclairement et d’observation.

Nous nous

placerons

dans le cas de la diffusion

parallèle.

Le volume diffusant sera

supposé

un cube de côté a

et le cristal un cube de côté L

( fig.

i).

Nous nous proposons d’évaluer l’intensité de la lumière diffusée dans la direction définie par le vecteur

unitaire n à une distance R du cristal

pratiquement

infinie

(fig. 2).

Fig. 2.

Quel

que soit le

procédé

utilisé,

(calcul

du vecteur

de Hertz ou utilisation des résultats connus sur le

rayonnement

du

dipole),

on est conduit à calculer le moment

électrique

total induit dans le

cristal,

soit :

On voit ainsi

apparaître

la

fréquence

de diffusion

v’ = v 0 + v

et le vecteur d’onde de diffusion

Lorsqu’on

pose

on obtient :

avec

Pour un volume diffusant constitué par un cube de

côté x,

on trouve :

Mi, Ma) M3

étant les

composantes

de M sur

0 ~,

1j,

~.

Cette

expression

passe par un maximum très accentué

+

,

lorsque

la condition

classique

M = o est vérifiée. On obtient alors :

avec .

I’,

intensité de la lumière diffusée par une onde

acoustique;

e

VE0

A2

de la lumière

incidente ;

8 x .

(4)

336

3.

Étude

de l’intensité diffusée par un faisceau de lumière

parallèle.

- Il convient de sommer

l’expression précédente

pour toutes les ondes

élas-tiques qui

sillonnent le cristal. Nous tiendrons

compte

du fait que les ondes

pratiquement

actives s’écartent

-peu de la condition M = o. Nous supposerons que

[n]

garde

une valeur constante

égale

à celle que fournit la

+ relation M == o.

On aura

donc,

en

appelant

1 l’intensité de difiusion :

La relation

(3)

montre

qu’il n’y

a pas de difficultés

à former £ J2 pour toutes les ondes

qui

sillonnent le

cristal,

au lieu de se limiter à l’étroit domaine d’ondes

+

acoustiques

actives satisfaisant à la condition

-7-Les vecteurs de

propagation Z

X2’

A3)

corres-pondant

aux diverses ondes

acoustiques

ne sont pas

-

quelconques.

Il semble donc

logique

de ne retenir

que les ondes

qui

correspondent

à un

système

d’ondes

stationnaires dans le cristal. Si celui-ci est assimilé

à un cube de côté

L,

on obtient les conditions :

nl, n2, n3 sont trois nombres entiers

positifs.

Les extrémités de ces divers vecteurs d’onde constituent

un réseau

cubique simple

de côté

2 L ,

ce

qui

corres-2L

pond

à une

maille 8v

en

posant

L3 = V = volume

du cristal.

, Il est

toujours possible

de choisir L assez

grand

pour

qu’une

onde

élastique

existant réellement soit

, , , , +

aussi voisine que l’on veut de la condition M = o.

pour valeur

approchée

On obtient ainsi

L’expression (4)

devient :

4. Détermination de

l’amplitude

des ondes

d’agitation

thermique. - L’énergie

associée à

chaque

onde

acoustique

est très sensiblement

égale

kT

aux

températures

usuelles. On a donc :

où ?

représente

la densité du cristal.

Les termes du

type xuo

interviennent dans le tenseur

[r,].

On voit ainsi que le volume V du cristal s’élimine et que l’intensité diffusée est

proportionnelle

au volume a3 de cristal éclairé.

Lorsqu’on applique

les formules établies

précédem-ment au cas

particulier

examiné par Leontowich

et Mandelstram

[2]

sur le chlorure de

sodium,

on

tombe sur les résultats obtenus par ces auteurs.

5. Influence de la

longueur

d’onde sur l’inten-sité diffusée. -

L’analyse

que nous venons de faire

montre

qu’il

serait faux de supposer une sorte de

« diffusion sélective » de la lumière par les ondes

d’agitation thermique,

comme

pourrait

le laisser penser la théorie

quantique simplifiée

du

phéno-mène. Toutes les

longueurs

d’onde

correspondant

à un étroit intervalle

spectral

sont

également

dif-fusées,

de sorte que la diffusion moléculaire suit bien la loi

en I.

° A4 BIBLIOGRAPHIE. [1] MOTULEVICH. - C. R. Acad. Sc. U.S.S.R., I947, 2, 390. [2] LEONTCTWICH et MANDELSTRAM. - Physik Z. Sowiet

Union, I932, 1, 3I7.

[3] BRILLOUIN. - Actualités

Références

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