• Aucun résultat trouvé

Présentation du Docteur Vincent Renaud

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Présentation du Docteur Vincent Renaud"

Copied!
30
0
0

Texte intégral

(1)

Le 22 juin 2021

(2)

1

Présentation du Docteur Vincent Renaud

Le docteur Vincent Renaud est médecin généraliste depuis plus de trente ans. Fort de cette expérience, il est

également expert en médecine fonctionnelle et en médecine anti-âge. Il est également formé en phyto- aromathérapie, en micronutrition et en physionutrition.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence, notamment « Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie »

paru aux édition Leduc. Toujours à l’écoute de ses patients le Dr Renaud se tient au courant des découvertes

scientifiques et des dernières études qui pourraient

soulager ses patients.

(3)

2

(4)

3

Votre système endocrinien est-il endommagé ?

Sommaire

Vision générale du système endocrinien

Le livre du Docteur Renaud p.4

Bilan général de toutes les glandes endocriniennes p.5

La symphonie hormonale p.5

Le vieillissement

La DHEA, hormone baromètre p.7

La thyroïde en détail p.8

Les perturbateurs endocriniens p.10

La détox des perturbateurs endocriniens p.13

Les traitements hormonaux

Les examens hormonaux à faire p.14

Les TSH (traitements hormonaux substitutifs) p.15 Les controverses et effets secondaires des TSH p.17

TSH et traitements naturels p.18

Comment passer d’un TSH à un traitement naturel p.20

Anti-aging

Les hormones anti-âge p.22

Booster ses surrénales et prévenir la sarcopénie p.24 L’influence de la glycémie sur la thyroïde p.26

(5)

4 Joséphine : Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue sur cette rencontre en direct avec le docteur Renaud. Vous êtes sur Planète anti-âge, votre rendez-vous mensuel. C’est la 4ème fois qu’on se retrouve en direct pour parler d’un sujet, vous pouvez poser votre question sur le chat comme d’habitude. Docteur Renaud, comment est-ce que vous allez depuis la dernière fois et notre consultation sur le surpoids le mois passé ?

Dr Renaud : Moi, ça va très très bien. Je reviens de vacances donc je suis frais, reposé et prêt à entendre vos questions. Le sujet sur les hormones est un sujet que je ne connais pas trop mal on va dire, on ne va pas trop se lancer des fleurs, on va voir à la fin de la soirée si les auditeurs ont été contents. En tous cas, c’est un sujet qui me passionne, qui est déjà bien connu des professionnels de santé et de plus en plus du grand public, même s’il n’a pas toujours bonne réputation. En effet il y a eu quelques soucis avec les hormones de sang contaminé, les hormones de croissance, etc. C’est pour ça que c’est bien de faire une soirée ce soir sur le sujet pour réhabiliter ces hormones qui nous sont si chères pour la prévention de la santé et le vieillissement entre autres.

J : On pourra en reparler à la fin mais vous avez écrit tout un livre sur le sujet.

Dr R : Si vous n’arrivez pas à tout comprendre dans cette conférence, vous avez cet excellent livre « Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie ! » que j’ai écrit avec mon amie Véronique Liesse qui est diététicienne nutritionniste et qui m’a aidé sur la partie nutrition pure, c’est-à-dire : que mettre dans l’assiette pour maintenir un système hormonal optimal. Et moi j’ai fait plutôt la partie biochimie, sur la phyto, les plantes, les composés phyto-actifs qui permettent de booster nos hormones et ce livre est plein de surprises, vous avez à l’intérieur un questionnaire qui permet d’évaluer votre statut hormonal. Et ça c’est important parce qu’aujourd’hui on est souvent un petit peu perdu. La biologie hormonale est assez mal faite en particulier en France. Les endocrinologues ont une vision purement médicale de l’hormonologie.

Nous, les nutritionnistes, nous avons plutôt une vision fonctionnelle.

C’est-à-dire qu’une hormone elle ne fonctionne pas tout le temps de la même manière, c’est comme nous, nous ne sommes pas toujours en forme tous les matins et ça, c’est lié à nos hormones et à leur activité fonctionnelle qui n’est pas toujours optimale et peut être défaillante. L’endocrinologie va plutôt s’intéresser aux maladies liées

(6)

5 aux troubles hormonaux sur le plan de la pathologie. Que ce soit la glande surrénale, la glande thyroïde, les glandes sexuelles (ovaires et testicules), le pancréas et l’insuline, le thymus … Donc ce soir, nous allons parler d’hormonologie fonctionnelle et de phyto-nutrition.

Puisqu’on sait aujourd’hui qu’on a des composés phyto-actifs qui permettent de maintenir, de booster ce statut hormonal de manière à se sentir en forme et prévenir les mécanismes du vieillissement.

J : Il y a Christelle du Luxembourg qui nous dit « Oui super livre, déjà lu, à lire absolument ». Effectivement le sujet de ce soir, ce sont les hormones. On va faire le bilan général avant d’aller creuser dans d’autres webinaires plus en profondeur des pathologies ou des grands moments de bouleversements hormonaux des personnes qui sont en pré ménopause, ménopause ou andropause. Mais aujourd’hui, on va voir comment ça fonctionne, quel est ce système endocrinien, comment fonctionnent les baisses hormonales. On va faire un tour d’horizon, on va voir que c’est très complexe et que certains dérèglements peuvent avoir des conséquences lourdes, c’est un peu l’effet papillon : « petite cause, grande conséquence ». En tous cas, je voulais rebondir sur une abonnée qui est depuis 13 ans au Levothyrox et ils n’ont toujours pas trouvé le bon dosage, c’est très très précis. Et c’est très pesant pour les gens qui vivent ça au quotidien, ils sont dans une errance. Avant de vraiment commencer, je vous rappelle quelques petites règles pour être sûre que vous profitiez bien du webinaire et de toutes les informations. Comme d’habitude, n’oubliez pas de vous connecter en filaire, de vous rapprocher de votre box et surtout d’ouvrir le lien avec le serveur Google Chrome. Comme chaque fois, je vous invite à poser vos questions, dans l’onglet question, tout au long de la conférence : c’est pour cela qu’on est là.

Nous avons déjà pas mal de questions qui nous ont été envoyées en amont sur les sujets qui vont être abordés ce soir mais n’hésitez pas, nous sommes là aussi pour prendre les questions. Si jamais vous arrivez plus tard, ou devez partir plus tôt, il y aura un replay et une retranscription que vous recevrez dans votre boîte mail. C’est Natalène, notre backstage qui s’en occupe. Et puis maintenant on peut rentrer dans ce système endocrinien avec toutes ses glandes : pancréas, surrénales, thyroïde, parathyroïde, thymus, hypophyse, hypothalamus, épiphyse et puis ovaires et testicules.

Dr R : Quasiment ! Après, savoir la position anatomique de chaque glande, ce n’est pas le plus important.

J : Non.

(7)

6 Dr R : Le plus important, c’est de savoir comment elles interagissent entre elles, que c’est une belle symphonie hormonale. D’ailleurs, au début, je voulais baptiser mon livre « la symphonie hormonale » mais ça n’a pas plu à mon éditeur. Mais c’est vrai que pour moi, il y a vraiment un chef d’orchestre, la thyroïde (on verra pendant la soirée pourquoi elle est importante à réguler, pourquoi c’est un pilier du système hormonal), c’est elle qui donne le LA pour accorder tous les autres instruments. Et on peut considérer qu’il y a les violons qui vont être les hormones sexuelles, les bassons, les cuivres, d’autres instruments. Et pour qu’ils jouent en harmonie, il faut qu’ils soient bien accordés pour faire une belle mélodie agréable à entendre et surtout agréable à vivre.

J : Quand vous dites « c’est surtout la thyroïde », est ce que c’est surtout elle qui va être impactée par le déclin lié à l’âge ou est-ce que c’est toutes les glandes ? Est-ce qu’elles peuvent toutes se dérégler ?

Dr R : Il y a plusieurs baromètres. On sait que le vieillissement hormonal il est dépendant de quelques hormones qui vont être des marqueurs physiologiques du vieillissement hormonal. Il y a notamment une hormone très importante c’est la DHEA qui est une hormone produite par les glandes surrénales en grande partie. C’est une hormone androgénique qui est précurseur de la testostérone et qui fait partie de la grande famille des hormones stéroïdiennes. Et pour pouvoir expliquer mieux à nos patients, il faut expliquer déjà les grandes familles d’hormones. Il y a les hormones stéroïdiennes qui sont issues d’un précurseur commun qui est le cholestérol. Et on le sait ce cholestérol il est précieux pour fabriquer les hormones stéroïdes. Et toute cette grande famille des hormones stéroïdiennes, les plus connues sont bien sûr : les œstrogènes, le cholestérol, la testostérone, le cortisol. Et il y a une petite à part qui est moins connue qui est la DHEA. Elle a été étudiée dans les années 80-90 par le Pr Beaulieu qui a sorti de la poussière cette hormone peu connue des endocrinologues et peu étudiée. Et finalement il s’est aperçu qu’elle avait des fonctions très importantes en particulier au niveau des fonctions cognitives, de l’immunité et bien d’autres fonctions encore mais surtout il s’est aperçu que plus cette DHEA diminuait rapidement plus elle était liée à un vieillissement rapide et prématuré. Donc c’est un indice c’est un marqueur du vieillissement.

Ah je vois Maria, qui revient du Portugal dans le chat. Maria, j’adore le Portugal, j’adore les Portugais c’est un magnifique pays !

(8)

7 Je reviens sur ma démonstration. La DHEA ça a été un déclic pour beaucoup de professionnels de santé qui font de la médecine antiâge.

Car on s’est aperçu que dès 40 ans elle commence à décliner et plus elle décline vite, plus on sait qu’on aura un vieillissement accéléré, prématuré. C’est un élément prédictif. Donc au départ, il faut la doser.

Parce qu’elle est rarement dosée par les médecins, elle est peu analysée parce qu’on ne sait pas très bien l’analyser. Donc je vous recommande de voir des endocrinologues qui sont bien pointus en hormonologie, des andrologues pour les hommes ou des gynécologues pour les femmes. Et puis après, vous parliez de la thyroïde, elle décline avec l’âge. Toutes nos hormones déclinent avec l’âge mais ce n’est pas celle qui décline le plus vite, ça va dépendre du contexte environnemental, de notre alimentation, et de beaucoup d’autres facteurs qui vont faire que cette hormone thyroïdienne va être mise à mal. Donc je dirai DHEA, c’est le baromètre et les hormones thyroïdiennes oui mais pas seulement. On peut avoir une hypothyroïdite à 27 ou 30 ans et on n’est pas forcément dans l’anti- aging, on est encore jeune. Par contre il est évident que si vous avez une maladie thyroïdienne qui démarre relativement tôt, il va falloir vraiment la prendre en charge de manière completement globale et pas uniquement par du Levothyrox, de la thyroxine ou autres molécules qui sont des hormones de substitution. Il va falloir la prendre en charge dans sa globalité. Parce qu’une glande ou une hormone de manière générale, elle a besoin de précurseur, elle n’arrive pas la par hasard. Les hormones stéroïdiennes, on l’a dit, le précurseur commun c’est le cholestérol. Les hormones thyroïdiennes elles ont 2 précurseurs indispensables, c’est l’iode et la L-tyrosine qui est un acide aminé qui rentre dans la composition des produits protéinés comme la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers. Et avec ces 2 constituants, on va fabriquer une hormone. Et pour cela, il faut que tous les paramètres physiologiques de la cellule du patient soient optimaux. C’est sûr que si vous avez du stress oxydatif, un terrain acide, de l’inflammation, un foie qui détoxifie, une alimentation déséquilibrée, des perturbateurs endocriniens, etc., forcément ça va être un peu plus compliqué de la fabriquer. Mais une fois qu’elle est fabriquée, ça ne suffit pas, il va falloir la transporter vers les tissus cibles. Vous allez avoir de l’iode et de la L-tyrosine. Tout cela va migrer vers la glande thyroïdienne. Et il y a plusieurs réactions biochimiques complexes que je ne vais pas détaillées ici. Et puis là, vont sortir plusieurs hormones, la T4 qui est l’hormone de réserve, qui n’est pas active, et la T3 qui est l’hormone active et qui est la plus importante et qui malheureusement, n’est quasiment jamais dosée par les médecins et les endocrinologues. Alors pourquoi ils ne dosent pas ? Il y a plusieurs raisons. D’abord, c’est une raison purement administrative.

(9)

8 Les hautes autorités de santé contraignent les médecins à ne doser que la TSH qui est une hormone hypophysaire (qui n’est pas une hormone thyroïdienne) qui est juste le lanceur d’alerte au niveau du cerveau qui va dire à la thyroïde « fabrique-moi des hormones thyroïdiennes ! » donc le seul moyen qu’ont les médecins aujourd’hui pour surveiller une déficience thyroïdienne chez un patient c’est surveiller la TSH or c’est un très mauvais examen. Il varie toutes les 50 minutes, c’est une hormone pulsative qui fait ça. Sur 3-4 jours, on peut passer de 0,1 à 4 à 6 et descendre très rapidement selon votre état nutritionnel, émotionnel ou neuroendocrinien, c’est-à-dire avec les perturbateurs endocriniens. Donc c’est pour ça qu’on parle beaucoup de la TSH car c’est l’examen de référence des médecins mais on oublie que derrière, il faut doser la T4 et la T3. Et là on est plusieurs médecins à avoir écrit au ministère déjà pour que l’analyse de la T3 et T4 soit remboursée pour tout le monde et soit casi systématique quand on fait un bilan thyroïdien. Aujourd’hui malheureusement les autorités freinent, bloquent. Pourquoi ? On n’en sait rien. Soi-disant ça couterait cher. Personnellement, je pense que ça coute beaucoup plus cher de laisser un patient dans son errance médicale au Levothyrox par exemple qui n’est pas un bon traitement pour moi parce que ce n’est que de la T4. On les laisse dans l’errance médicale simplement parce que les médecins sont frileux, ont peur de se faire taper sur les doigts en dosant la T4 et la T3. Et du coup vous avez les patients qui vont couter chers en consultations, en soins, en arrêts de travail, parce qu’ils ne vont pas bien. Donc on a écrit plusieurs fois avec un de mes amis médecin et endocrinologue ici sur la région PACA aux hautes autorités de santé. Pas de réponses. Ni non ni oui. Pas de réponses.

On voit bien qu’il y a, aujourd’hui, une espèce de flou artistique dans le domaine des hormones en général, ce n’est pas que les hormones thyroïdiennes. La T4 et la T3, on nous dit il faut de l’iode. Mais après il faut les véhiculer de la thyroïde vers les organes périphériques. Pour cela il faut des protéines de transport qui s’appelle la TBG pour la thyroïde qui va pouvoir véhiculer vos hormones vers les tissus cibles.

Mais si vous êtes une personne dénutrie. Vous mangez peu de protéines et qui avez une sarcopénie (une fonte musculaire) vous allez avoir des transporteurs qui sont inefficaces donc déjà vous pouvez avoir une T3 ou T4 normale, mais que vous êtes dénutri, la protéine na va pas arriver à son tissu cible, elle ne va pas arriver aux muscles, aux os de manière efficace. Et ce n’est pas terminé, une fois qu’elle est arrivée notre hormone thyroïdienne, il faut aussi qu’elle s’ancre à un récepteur. Il faut qu’il y ait une sensibilité par rapport à ces récepteurs pour pouvoir activer évidemment la fonction hormonale. Et puis pour pouvoir transformer la T4 en T3, ça se passe dans le foie, il faut que la T4 passe de la thyroïde dans le foie et qu’elle se transforme

(10)

9 en T3. Pour cela, il faut des enzymes. Il faut une enzyme importante qu’est la désiodase. Et la désiodase il lui faut du fer, du zinc, des Oligo éléments pour pouvoir fabriquer, transformer la T4 en T3, etc etc. On pourrait comme ça en parler toute la soirée. Mais on voit aujourd’hui en France, on a une méconnaissance des professionnels de santé des principaux nutriments qui pourraient aider les patients alors qu’on a aujourd’hui des laboratoires de compléments alimentaires qui développent des formules tout à fait intéressantes qui permettent de booster les hormones thyroïdiennes sans prendre d’hormones de substitution. Alors certes, ça n’a qu’un temps mais ça permet quand même de protéger la glande thyroïde et d’éviter qu’elle vieillisse trop vite. Quand vous donnez du Levothyrox, c’est comme donner un traitement d’hormone de substitution. A la ménopause vous remplacez une hormone naturelle par une hormone de synthèse. Mais finalement est-ce que vous rendez service à la thyroïde ? elle ne travaille plus et elle va peut-être vieillir plus vite. C’est pour ça, il faut prendre des substituts comme le Levothyrox, il n’est bien sûr pas question de les arrêter de manière sauvage sauf si votre thyroïde se remet à fonctionner normalement ce qui peut arriver. Il faut prendre le traitement que vous donne votre endocrinologue ou votre médecin généraliste. Mais il faut aussi accompagner cette médication par des compléments nutritionnels : de l’iode, de la l-tyrosine, du zinc, du fer, du sélénium, de la vitamine, tous les cofacteurs qui vont permettre à nos hormones de bien fonctionner, d’être à un rendement optimal et du coup, votre thyroïde elle ira beaucoup mieux. Elle va se sentir protégée épaulée et elle va arriver à une fonction satisfaisante par rapport à nos besoins.

J : Vous avez en partie répondu à Francine qui nous disait et je pense que c’est le cas de beaucoup de personnes, qu’elle avait fait doser cette TSH, que c’était normal selon son médecin mais qu’elle avait énormément de symptômes (troubles du sommeil et fatigue). Donc en fait, on voit avec ce que vous venez d’expliquer, que ce n’est pas tout d’avoir une TSH normale …

Dr R : Et moi je répète à mes parents, «je ne soigne pas une prise de sang. » C’est-à-dire qu’un patient qui a tous les symptômes d’une hypothyroïdie même si la TSH est normale, je vais la soigner. Ce qu’on ne fait plus d’ailleurs en médecine allopathique. En médecine biomédicale, on ne se base que sur la biologie, les radios, les IRMS, on oublie le patient, on ne soigne que la maladie. Alors que le patient il a des plaintes parce qu’il se dit « je ne comprends il ne m’écoute pas, je vois bien que j’ai de la frilosité, que je prends du poids, je suis constipé, j’ai le cheveu cassant etc » et les symptômes de

(11)

10 l’hypothyroïdie il y en a plein. Donc aujourd’hui on a vraiment un vrai travail de formation et d’information. Ce qui est dommage aujourd’hui, c’est que c’est un webinar qui s’adresse au grand public. J’aimerais bien aussi qu’il y ait des médecins qui viennent écouter cette conférence pour s’ouvrir à quelque chose. Maintenant je ne sais pas si les médecins ont le temps de s’ouvrir à cette médecine fonctionnelle. J’aimerais bien sur qu’on crée des disciples qui suivent nos formations et qui viennent à ces conférences et qui prennent le temps de lire et voir ce qui se passe ailleurs. Et ils verront quand France, ce n’est pas encore ça au niveau de la thyroïde. Beaucoup de gens maintenant vont chez nos amis belges en particulier. Parce qu’en Belgique ils ont des études scientifiques qui travaillent beaucoup sur la thyroïde. Donc je sais que beaucoup de patients traversent la frontière pour aller se faire soigner là-bas. Parce qu’en France ils ne sont pas satisfaits de ce que proposent les médecins.

J : Si on veut revenir par exemple à une vision un peu générale sur le système endocrinien, quelles seraient les causes majoritaires du déclin hormonal ? Est-ce qu’aujourd’hui on peut parler du mode de vie qui serait une cause de ce déclin ? les perturbateurs endocriniens ? J’imagine que c’est tout ça qui fait qu’on a ces dysfonctions ou ces déclins hormonaux, est-ce qu’il y a d’autres causes ?

Dr R : Alors il y a des causes majeures. Il y a bien sur la nutrition et l’alimentation. Pour fabriquer des hormones il faut des matières premières. Et les matières premières on les a dans l’assiette. L’iode on l’a dans les algues : la laitue de mer, la dulse, le wakame, etc.

essayez d’en manger un peu plus ? C’est la première chose à faire même si les endocrinologues vous disent « Attention danger ». Et si vous avez le malheur d’avoir fait une allergie à l’iode …

J : Patricia nous dit qu’elle est allergique à l’iode.

Dr : L’allergie à l’iode n’existe pas ! Vous êtes allergique aux produits de contraste. Quand vous faites une radio on vous injecte de l’iode radioactif et c’est cet iode-là qui va déclencher des réactions anaphylactiques voire des réactions assez graves. Mais l’iode en lui- même on en mange tous les jours et heureusement sinon on mourrait : on ne peut pas vivre sans iode. Pour vous donner un exemple tout simple, la transformation du petit têtard en grenouille, c’est un développement important du fœtus se fait grâce à l’iode. C’est l’iode qui permet de booster les hormones thyroïdiennes et de fabriquer une grenouille à partir d’un têtard. Donc quand on a fait des études en supprimant l’iode du têtard, il n’a jamais évolué. Donc sans iode on

(12)

11 n’aurait pas pu devenir des êtres évolués avec un cerveau qui fonctionne, des os qui grandissent, des muscles qui se développent, etc. Donc l’iode est indispensable à la vie, on ne peut pas être allergique à une substance indispensable à la vie. Donc j’insiste, il en faut 150microgrammes par jour. Il suffit de faire des tartares ou des salades d’algues. Pas tous les jours mais une ou deux fois par semaine. Par n’importe quelle algue car certaines sont trop riches en iode mais la dulse, le wakame, le fucus, ou les plantes qu’on trouve facilement dans les cuisines modernes sont bonnes. Ce n’est pas très courant dans nos cuisines occidentales, moi je n’en mange pas tous les jours. Vous avez les sushis avec un peu d’algues et donc d’iode.

Vous trouverez un petit peu d’iode dans les légumes, certains légumes verts, ça dépend du sol dans lequel ils poussent. S’ils ont poussé en bretagne, vous aurez un peu d’iode dans les légumes. L’iode ça se cherche dans les fruits de mer, dans les légumes, dans les salades, et bien sûr dans le sel. Vous avez 15 microgrammes d’iode par gramme de sel. Pour avoir les 150microgrammes d’iode, il faut 10g de sel faites le calcul. Vous n’allez par mettre 10g de sel par jours dans votre alimentation, vous allez avoir de l’hypertension. Donc c’est effectivement important de savoir que cet iode on le trouve dans le sel.

Pas dans le sel naturel. Il faut savoir que le sel de Guérande par exemple qui est obtenu par une évaporation de l’eau, vous allez avoir évidemment un sel qui n’est pas du tout iodé. L’iode est volatile, il s’évapore en 2 jours. En 48h, il n’y a plus un pet’ d’iode sur les marais salants de Guérande ou de Camargue. Les seuls sels qui sont enrichis en iode sont des sels cérébros et les sels Palet mais là aussi il ne faut pas en consommer des tonnes et des tonnes. Donc 150 microgrammes par jour, ce n’est pas beaucoup mais on en est très très loin dans notre alimentation occidentale. Apportez tous les cofacteurs du fer, du zinc, du sélénium. Je rappelle le sélénium c’est une noix du brésil par jour. Le fer c’est plus les protéines animales, etc etc. Déjà on puise dans l’assiette les matières premières. Le deuxième élément qui est important à comprendre, qui fait que le déclin hormonal va être plus ou moins rapide ce sont bien sûr les perturbateurs endocriniens, qui sont toxiques, les plastiques, les bisphénols, les phtalates, les retardateurs de flamme, les dérivés à base de brome. Pour ceux qui ont regardé cette magnifique émission qui est passée sur Arte il y a un peu plus de 1 an animée par Barbara Demeneix, une éminente spécialiste de la thyroïde et des perturbateurs endocriniens, qui est chercheuse au CNRS, l’émission s’appelle « demain tous crétins » et ses livres s’appellent « cocktail toxique » et « cerveau endommagé ». Quand vous lisez ça, vous avez vite compris que les perturbateurs endocriniens sont une cause majeure de vieillissement prématuré. Comment se prémunir de ces

(13)

12 perturbateurs endocriniens ? il faut faire de la detox et se protéger en achetant uniquement des récipients en verre, en n’achetant pas de produits chimiques pour l’entretien de la maison, dans les cosmétiques, crèmes, déodorants, dans les laques, les colles, etc.

Donc on en est entourés. Il ne s’agit pas de vivre dans une bulle mais il faut le savoir. Il n’y a pas moyen de les analyser dans le sang, il faut juste faire appel à des médecins qui soient ouverts à ce genre de réflexions et malheureusement tous ne le sont pas. Et on le voit bien depuis cette crise du covid où vous avez une espèce d’omerta de cette médecine scientiste, j’allais dire scientologiste, qui vous impose des choses, qui vous martèle des chiffres. La médecine a 4000 ans, elle a très bien marché jusqu’ici. Les études randomisées, en double aveugle etc ça ne sert à rien. Et on le voit qu’il y a une distance qui se crée entre les médecins qui s’accrochent à cette médecine scientiste et nous les médecins fonctionnels qui font plus confiance aux patients, à la nature et surtout à l’écoute du patient. C’est ça être médecin, c’est l’écoute, c’est la médecine de terrain, c’est ça la bonne santé. Ce n’est pas juste analyser des prises de sang et regarder les radios. Il faut être curieux, et oser faire des analyses qu’on ne nous a pas appris à faire durant nos études ou qui ne sont pas remboursées. Ce n’est pas pour ça que ce sont des mauvaises analyses. J’insiste ! Des fois des patients reviennent me voir en me disant « le laboratoire m’a dit de ne pas faire cette analyse car elle n’était pas remboursée et qu’elle ne servait à rien ». Mais c’est faux ! Qui a dit ça ? Une analyse pas remboursée veut juste dire que les hautes autorités de santé ont déclaré qu’elle n’était pas dans la bonne conduite d’un traitement allopathique. Ça ne veut pas dire qu’elle ne sert à rien. Effectivement, lorsqu’on prescrit ce genre d’analyse, ce n’est pas pour prescrire du Levothyrox et engraisser Big Pharma, on fait ça pour dire à nos patients « Mangez plus d’iode » ou mangez plus de ça ou faites ça dans votre quotidien. C’est sûr que ce n’est pas rentable sur le plan du chiffre d’affaires. Donc la sécu a décidé de ne rembourser la iodurie. Ça ne coûte pas très cher, ça coûte 20 euros. Il y a plein d’examens qu’on peut faire sur la thyroïde. Souvent, les clients que je récupère ont des analyses qui sont insuffisantes par rapport aux connaissances scientifiques actuelles. Je rappelle le serment d’Hippocrate « on n’a pas l’obligation de résultat mais on a l’obligation de moyens ». Mais aujourd’hui on voit que ces moyens qu’on met en place dans la santé sont insuffisants et pas assez bien répartis au niveau des dépenses. Quand on voit ce qu’on a dépensé pour des PCR qui sont une fois sur 2 des faux positifs alors qu’on aurait pu mettre de l’argent dans la recherche, dans la prise en charge des perturbateurs endocriniens, comment les évaluer, comment les contrôler. Il existe des entités dont une à Montpellier de médecine

(14)

13 environnementale. Mais lorsqu’ils ont demandé un vrai contrôle des perturbateurs endocriniens, on leur a dit « oh… non ». Déjà qu’on ne sait pas si un jour, le glyphosate sera contrôlé et supprimé. Donc on voit bien qu’entre ce qu’on voit sur le terrain et les décisions prises au- dessus, il va se passer des années et des années. Et dernière chose, il y a quand même la génétique et l’épigénétique. Le caractère héréditaire peut faire que vous allez vieillir plus ou moins vite. Il y a aussi l’exposition aux pro-oxydants : tabac, alcool qui sont des facteurs de vieillissement important et qui seront à prendre en compte dans le vieillissement hormonal.

J : Justement, pour revenir sur les perturbateurs endocriniens, vous disiez qu’il faut détoxifier pour faire en sorte de s’en débarrasser, est- ce qu’il y a quelques éléments qu’on peut mettre en place rapidement ?

Dr Renaud : Oui, je pense qu’on va faire bientôt un webinaire sur la détox.

J : Oui.

Dr R : Il faut savoir que la détox ne se passe pas que dans le foie. Il faut drainer la fonction rénale, il faut agir au niveau de la peau, il faut traiter au niveau de l’intestin. La première chose à traiter si vous avez un client à risque au niveau thyroïdien ou surrénalien, il faut commencer par traiter sa perméabilité intestinale. Puisque que c’est là que vont rentrer la plupart des polluants (avec la peau et les voies respiratoires ensuite). La plus grande surface d’échange reste l’intestin qui est l’équivalent d’un terrain de tennis et demi. J’encourage donc les patients qui ont des problèmes hormonaux, c’est de travailler sur un intestin qui ne doit pas être une passoire laissant pénétrer les polluants et perturbateurs endocriniens dans l’organisme. Ensuite il va falloir faire de la détoxication. On peut faire des chélations, de la phytothérapie avec du chardon marie, du chrysantélium, de l’artichaut, du curcuma, de la fumeterre, des plantes tout à fait intéressantes qui permettent de drainer et d’éliminer. Puis vous avez aussi certains minéraux comme le zinc, le sélénium, le magnésium qui sont d’excellents chélateurs. Les perturbateurs endocriniens c’est le principal problème parce qu’il rentre en compétition avec l’iode. Le brome, le fluor en particulier vont bloquer les récepteurs à l’iode et l’iode ne pourra pas activer la production des hormones thyroïdiennes.

Dans l’assiette, est-ce qu’on a une carence en iode ? il suffit d’augmenter l’apport pour que les fonctions hormonales se mettent à mieux fonctionner.

(15)

14 Vous pouvez faire faire une détox tous les 3 mois ou tous les 2 mois si vous êtes très exposé. Il faudra traiter la porosité intestinale et l’équilibre acidobasique car on sait que les hormones fonctionnent moins bien en terrain acide. Si vous avez des pathologies inflammatoires ou oxydatives en rapport avec le vieillissement (diabète, surpoids, obésité, syndrome métabolique, troubles neurodégénératifs, maladies auto-immunes) il faudra aussi les traiter parce que forcément le corps ne peut pas fonctionner correctement en temps de guerre donc les hormones ne fonctionneront pas bien.

Sur le plan génétique on peut difficilement agir sur le milieu hormonal donc on utilisera des complémentations un peu plus franches, des médications qui permettent de mieux équilibrer le dosage T3 T4 et TSH.

J : Je réponds juste à Elizabeth qui dit « comment on fait pour avoir un intestin qui ne soit pas une passoire ? ». Il faut regarder ou lire la retranscription du 2ème webinaire de Planète Anti-âge. Et j’en profite pour placer la question de Anne qui demandait quels étaient les tests hormonaux à demander ? Et quand est-ce qu’il est bon de s’inquiéter ? est-ce que c’est quand on a des symptômes ou est-ce qu’il y a un âge où il faut faire certains examens ? Parce qu’on a aussi fait un petit sondage avant cette conférence et 58% des personnes qui ont répondu n’avoir jamais fait de test hormonal.

Dr R : Alors dans le bouquin, j’explique que c’est la clinique qui prime, pas la biologie. SI vous n’avez aucun symptôme, que vous vous portez bien, y’a pas d’urgence à se précipiter chez votre médecin pour doser la T4, T3, TSH, mon sélénium etc. Si vous êtes d’un naturel inquiet et que vous voulez faire un bilan pour vous rassurer, déjà c’est TSH, T3 libre, T4 libre. C’est la base, et ça normalement c’est remboursé. Faut insister lourdement auprès des médecins car ils ont tendance à freiner car la sécu les surveille. Si vous voulez aller plus loin, faites un iodure des 24h. Vous dosez l’iode avec un recueil d’urine, c’est environ 20euros selon les labos. Il faut être entre 100 et 150microgrammes par litre d’urine. Plus de 80% de la population a une iodurie inférieure à 100microgrammes. On observe que la région Bretagne est plus protégée grâce à l’air iodée et grâce à son alimentation. Cet air iodé vous booste, si vous faites de la thalassothérapie en bord de mer, vous serez booster.

Et puis après, il faut avoir des médecins un peu plus préparés qui font de la micronutrition, de la phyto-nutrition, etc qui sont un peu plus ouverts qui vous permettent de pouvoir faire des analyses plus poussées. Vous allez demander une T3 urinaire sur les urines de 24h, la T3 reverse (qui est une hormone T3 mais inactive et si elle est trop

(16)

15 élevée ça peut expliquer des symptômes d’hypothyroïdie). Ces analyses, votre généraliste ne vous les prescrira pas. Vous pouvez passer par des naturos qui font de la médecine, il y en a de plus en plus qui travaillent avec des laboratoires Barbier à Metz, Zamaria, à Paris, etc.

J’en profite pour répondre à une question de Barbara qui demande

« où acheter le livre du docteur Renaud ? » : vous le trouverez partout, à la Fnac ou sur les sites connus qui vendent des livres.

J : Donc si on a aucun symptôme on n’a pas de raison de s’affoler.

Dr R : Non il faut rester à l’écoute de son corps et ne rentrez pas dans une psychose de la santé. Si vous gardez la forme malgré vos 60-70 ans, vous n’avez pas besoin de vous jeter chez un endocrinologue pour faire toute une batterie d’examens.

J : Quels sont les symptômes qui peuvent alerter ?

Dr R : Fatigue, dépression, prise de poids inexpliquée ou résistance à la perte de poids, frilosité, constipation …

J : Oui c’est ça, parce qu’il peut y avoir des conséquences sur la sphère intestinale ?

Dr Renaud : Oui tout à fait la thyroïde est liée à la motricité digestive.

J : D’accord. Et puis il y a aussi plein de traitements hormonaux dits anti-âges qui sont controversés, sur le fait notamment sur la DHEA est cancérigène. Jean-Claude demandait votre avis sur ce point. Qu’est- ce qu’on fait de ces controverses ?

Dr R : Ecoutez moi je suis très intéressé par la controverse. Ça fait évoluer le débat. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sur le fait que les traitements hormonaux soient cancérigènes. Que ce soit pour la ménopause, l’andropause ou autre. Aujourd’hui on a plusieurs écoles qui s’affrontent, maintenant on commence à rentrer dans un consensus. J’ai des amis andrologues qui dès 50 ans donnent de la testostérone pour remonter les statuts androgéniques. Ils donnent de la DHEA, elle n’est pas cancérigène. Potentiellement elle est androgénique, elle peut booster la testostérone et encore, ça dépend si on a les bonnes enzymes pour la convertir. Elle a un seul effet secondaire chez la femme, c’est la pilosité. Donc chez les femmes, il faut bien faire les dosages. On fait toujours des analyses avant de donner de la DHEA car on la donne uniquement lorsque la personne

(17)

16 est en déficit. Et on fait prescrire par un spécialiste en hormonologie ou un andrologue ou un gynécologue qui pourra juger si oui ou non la personne peut prendre de la DHEA. La testostérone c’est pareil même si aujourd’hui elle est moins controversée. On sait qu’elle est protectrice, elle n’a pas d’effet potentialisateur du cancer de la prostate. Elle a des effets cardioprotecteurs, bénéfiques pour la santé.

Personnellement, je prends un peu de testostérone sous forme de gel qui s’appelle Androgel. Vous avez aussi un labo en Allemagne qui propose de la DHEA. Beaucoup de mes clients avant de venir me voir achetaient de la testostérone ou de la DHEA en ligne. Alors attention de ne pas jouer à l’apprenti-sorcier. Attention à la testostérone qu’on vous propose en salle de sport et en particulier la testostérone injectable. On est dans un produit dopant qu’on va utiliser que dans des formes de déficit extrêmes. Dans le DNPA, le Déficit Naturel Physiologique Androgénique de l’homme, on va essentiellement utiliser soit des précurseurs en termes de phytothérapie (ashwaganda, maca, fenugrec, etc), soit on peut passer à l’option hormone. Dans l’cole belge, il y a un monsieur appelé Thierry Hertoghe, qui a fait beaucoup couler d’encre car il a suivi l’héritage de son père, un éminent spécialiste en hormonologie. Il est parti du postulat que vous freiner le vieillissement, il fallait maintenir les statuts hormonaux de manière constante. C’est-à-dire que globalement votre testostérone si à 25 ans elle est à 25 microgrammes par litre de sang (je dis n’importe quoi), il faut qu’à 50 ans ce soit la même. On va rajouter ce qui manque pour maintenir votre statut hormonal. Pour les surrénales c’est pareil, on va donner de l’hydrocortansil pour maintenir le statut homéostatique d’une personne de 25-30 ans jusqu’à 70 ans pour pouvoir maintenir un état de santé et prévenir le vieillissement. Il y a eu beaucoup de controverses sur ce point. Moi je n’en suis pas un adepte de ce raisonnement, je suis peut-être un peu plus frileux, le jeunisme ne fait pas parti de mes principes, je dis qu’il faut avoir l’âge de ses artères. Par contre avec 70 ans, une libido dans les chaussettes, faire 10 ans de plus que son âge, ne pas être résistant dès que vous faites une randonnée, ça, ça me gêne un peu plus. Je vais donc me supplémenter avec des hormones soit naturelles soit de substitution, mais juste pour passer un cap et maintenir un bon taux physiologique mais pas pour revenir au taux hormonal de mes 30 ans.

La jeunesse elle était là et j’ai bien profité, aujourd’hui j’en ai plus, et je pense que donner des hormones en permanence, ce n’est pas la solution. Prendre 10 types d’hormones pour se maintenir comme selon la théorie de M. Hertoghe ça peut se défendre mais ce n’est pas ma philosophie. Je préfère booster avec des solutions naturelles et par l’assiette. Les femmes peuvent aussi prendre de la testostérone.

Ça fait du bien sur la libido et ça peut aider à la prise de décision. Un

(18)

17 manque d’engagement et de prise de décision, du mal à faire des choix peut être lié à un manque de testostérone. Faites un dosage et une prescription avec un médecin. On ne peut pas s’automédiquer sans faire un minimum attention. Donc il est bien important que l’hormonologie même si elle est fonctionnelle et naturelle, elle est bien réelle en tant que médicament, ça doit se faire faire par un professionnel de santé qui va vous faire faire tout un bilan pour pouvoir développer cette médecine anti-âge.

J : Une question de Christine qui demande si on pouvait faire un petit focus sur les surrénales et le lien avec le cerveau. Et comment la booster ? Il y a des glandes dont on parle peu donc c’est l’occasion ici de faire ça.

Dr R : Je suis tout à fait partant. Les glandes surrénales sont des petites glandes qui sont situées au-dessus des reins. Elles sécrètent plusieurs hormones : la principale qu’on connaît ; c’est le cortisol, qu’on appelle glucocorticoïde, c’est une hormone catabolisante. Elle vous donne de l’énergie mais en même temps elle détruit les tissus et l’humus/ Donc la journée, en général on a un pic de cortisol le matin à 8h, ça décline dans la journée et ça remonte vers 17h-18h puis ça diminue le soir pour laisser la place à la mélatonine qui est une hormone de croissance. C’est une hormone aussi très importante dans le vieillissement sur laquelle on se concentrera plus tard, car c’est une hormone anti-âge essentielle.

Donc le cortisol est actif la journée et doit diminuer le plus bas possible pendant la nuit sinon on ne dort pas puisque le cortisol est une hormone stimulante, excitante, psychostimulante et catabolisante.

Donc de l’autre côté il y a l’aldostérone, une autre hormone minéralocorticoïde, elle est aussi sécrétée par les glandes surrénales.

Elle contrôle les volumes hydriques, elle va contrôler les échanges minéraux entre le potassium et le sodium. Elle retient un peu l’eau et permet de faire monter la pression artérielle. C’est grâce à elle que nous sommes devenus des individus bipèdes par ce que grâce à l’aldostérone on maintient une pression artérielle suffisante et qu’on tient debout. Pour simuler l’aldostérone, on prend de la réglisse ou du cassis qui est aldostérone-like et qui va jouer sur le cortisol et les surrénales. Ces 2 plantes sont surrénalomimétiques et permettent de booster les glandes surrénales. Attention à la réglisse à ne pas prendre en cas d’hypertension, c’est plutôt pour les gens qui ont des tensions très basses.

Puis il y a une autre hormone c’est la DHEA, une hormone avec un effet antagoniste par rapport au cortisol. En général quand on est très stressé, on fait un pic de cortisol et on consomme de la DHEA qui va

(19)

18 permettre de protéger notre système neuroendocrinien. Le cortisol est neurotoxique. C’est pour ça que les gens très stressés vieillissent plus vite font de l’Alzheimer. Tout simplement parce que le stress ça use, ça fatigue les neurones. Et c’est grâce à l’étude de la DHEA qu’on s’est aperçu qu’elle préservait les dégénérescences liées au stress.

Quand vous faites des analyses de sang, vous dosez le cortisol et la DHEA le matin et vous faites le rapport DHEA/cortisol. SI vous avez une DHEA effondrée et un cortisol au plafond, c’est que vous n’êtes pas loin du Burn out. Dans ces cas-là, il faut soit prendre des vacances soit changer de boulot, en tous cas changer de contexte car sinon vous allez vieillir très vite. C’est 10 ans dans les dents ! fatigue apparente, fonte musculaire, relâchement cutané, rétention d’eau. Je ne sais pas si ça vous ait déjà arrivé Joséphine de faire une cure de corticoïdes quand on a une rage de dents ou une angine, ou une sinusite, vous prenez 5 jours de cortisol, vous avez la pêche ! par contre vous ave de la rétention d’eau, donc attention à ne pas trop jouer à l’apprenti sorcier. Nos voisins belges en donnent, mais à dose infinitésimales, très faibles. Je n’ai pas cette approche mais elle est défendable.

Pour booster les surrénales, j’utilise le phyto : réglisse, cassis, ashwaganda (adaptogène), ginseng, rodiola, etc.

J : Il y a Jeanine qui disait qu’il y a l’huile essentielle d’épinette noire était efficace.

Dr R : Tout à fait, il y a les huiles essentielles. En les appliquant localement au-dessus des reins.

J : Merci pour ce passage sur les surrénales. Et il y a beaucoup de questions qui reviennent sur les personnes qui ont un traitement hormonal substitutif donc de synthèse et qui se demandent si elles peuvent s’en passer ? Est-ce que c’est souhaitable de se passer de ce traitement ? Il y a eu une diabolisation sur ces questions d’hormones donc est-ce qu’on doit forcément passer à quelque chose de naturel ou si on a trouvé quelque chose qui nous convenait privilégier ça ? Et si c’est souhaitable de changer, comment et avec qui ? C’est une grosse question.

Dr R : On refera une soirée spéciale sur l’hormonologie féminine pour répondre à la question de votre auditrice. Oui pour moi, le traitement hormonal substitutif est valable tant qu’il n’y a pas de contre- indications absolues. C’est-à-dire un antécédent de cancer du sein.

Ensuite on va faire un bilan, voir s’il y a un terrain génétique et s’il y a des facteurs de risque dans la famille, on ne le fait pas. Si on est dans

(20)

19 un terrain sans exposition à un cancer hormonodépendant, il est évident que le traitement est intéressant au minimum 5 ans et jusqu’à 10 ans. Les études ont montré qu’à partir de 5 ans on commençait à voir un effet positif sur le vieillissement cérébral, cutanée, osseux, vasculaire, etc. Il n’y a pas d’inconvénient, il n’y a pas photo ! Dans ma patientèle, j’ai des patientes qui sont des jumelles homozygotes, un a pris le traitement l’autre ne l’a pas pris et on voit la différence aujourd’hui alors qu’elles ont passé la soixantaine. Le traitement a eu des effets positifs.

Maintenant si c’est une crainte, et que des personnes ne veulent que du naturel et pas d’hormones de synthèse, il n’y a absolument aucun souci. Il y a aujourd’hui des naturopathes, des phytothérapeutes qui sont formés pour vous aider. Il y a des plantes œstrogènes-like, des phyto-œstrogènes comme on les appelle. Aussi bien le soja, le houblon, la sauge sclarée, l’igname. Il y a des plantes progestérone- like et des plantes œstrogènes-like. Il faut aller voir des spécialistes pour savoir quelles sont les bonnes plantes à utiliser, quelles sont les durées de traitement, etc. en particulier les bouffées de chaleur, il ne faut pas s’attendre à un effet miraculeux. Pour cette problématique, c’est important de travailler sur le plan neuro-émotionnel et la sérotonine, il faut donner des oméga3. Il faut travailler sur plusieurs axes. Les bouffées de chaleur, c’est un sujet très vaste.

Oui je suis favorable aux traitements hormonaux substitutifs si on le fait au moins 5 ou 10 ans et s’il est bien fait avec un suivi par un médecin ou un gynécologue avec des mammographies, des dosages sanguins etc. Et c’est un des avantages du THS (traitement hormonal substitutif), c’est qu’on est obligé d’aller voir son médecin pour se le faire renouveler. Ça incite à un suivi médical qui est plus stricte qu’avec un traitement naturel où on peut rester 5 ans sans voir un médecin ou faire d’examens, ce qui peut retarder un diagnostic.

Je reviens sur une dame qui parlait de mon débit de TGV. Oui effectivement je suis obligé d’aller vite parce que le sujet est très vaste.

Mais ne vous inquiétez pas, tout est dans le livre.

J : Oui ne vous inquiétez pas, c’est une séance introductive donc on reviendra sur le sujet, il y a aussi un replay et la retranscription où les noms des plantes, des molécules sont donnés. C’est aussi pour avoir une base et répondre à beaucoup de questions et pouvoir ensuite faire des webinaires focalisés sur la ménopause, la phytothérapie et avoir un protocole clair. C’est aujourd’hui pour avoir des bases, donc on va un peu vite parfois. Vous serez content d’avoir cette base à disposition pour bien comprendre les prochains webinaires aussi.

(21)

20 Dr R : Juste, je rebondis sur 2-3 petites questions. Est-ce que le TSH c’est toute la vie ? Non, après 65-70 ans, ça ne sert plus à rien. Il y a des gens qui ne veulent pas l’arrêter car elles se sentent très très bien avec. Ma mère l’a pris jusqu’à ses 84 ans. Elle en a 90 aujourd’hui et elle se porte très bien. Il n’y a pas de contre-indications mais en général c’est 10-15 ans. Et autre question je réponds : Non, on ne donne pas d’Androgel après un cancer hormonodépendant (prostate ou sein). De toutes façons vous allez avoir des anti-aromatases donc on n’utilise pas cette médication.

J : Si on arrête au bout de 5 ans ce TSH ou si on veut passer à quelque chose de plus naturel, comment est-ce qu’on doit procéder ? j’imagine que ça ne se fait pas du jour au lendemain ?

Dr R : Moi je fais faire ça sur 15 jours- 3 semaines. C’est-à-dire que vous allez commencer à prescrire du soja ou du houblon et vous allez diminuer votre médication, vous allez prendre 1 dose au lieu de 2 doses par exemple. Et puis progressivement vous allez commencer votre produit phyto-œstrogènes au bout de 8-10 jours. Si les bouffées de chaleur ne réapparaissent pas et que ça a l’air d’être pas trop mal, vous pouvez continuer. Vous continuer à réduire, une demi-dose puis un jour sur 2. Vous réduisez tous les 15 jours jusqu’à arrêter complètement et en parallèle vous allez monter progressivement en charge avec le produit soit soja soit houblon soit sauge, etc qu’on détaillera lors d’un prochain webinaire.

J : Et une autre question : Que pensez-vous de la gugul ? Que pensez-vous du traitement à base de potentille blanche pour réguler la thyroïde ?

Dr R : Oui alors je ne suis pas convaincue de cette plante là en particulier car je n’ai pas eu de très bons résultats avec elle, j’ai arrêté de l’utiliser. Ça doit dépendre certainement des dosages.

J : Toutes ces personnes qui ont des effets secondaires, qui n’ont pas trouvé les dosages qui leur conviennent. Est-ce qu’on peut agir là- dessus quand on a un traitement qui ne convient pas trop mais qu’on n’a pas envie de l’arrêter. Est-ce qu’on peut prendre en charge les effets secondaires de TSH ?

Dr R : Alors le TSH chez la femme, les seuls effets secondaires chez la femme, ce sont les bouffées de chaleur c’est soit que c’est mal dosé et sous dosé en œstrogènes et il faut augmenter un peu la dose. Soit on a des spottings et des saignements et dans ce cas-là il faut

(22)

21 consulter un gynécologue pour vérifier qu’il n’y ait pas un fibrome qui saigne. Tout saignement anormal même à la ménopause doit faire consulter pour vérifier l’état du col utérin. A part ça, effectivement, les effets secondaires il n’y en a pas. Il faut éviter de prendre le TSH de manière séquentielle. Moi je donne l’oestreva ou l’oestrodose en continu tous les jours, idem pour la progestérone. SI vous faites des arrêts comme le conseillent certains gynécologues comme la pilule, vous risquez d’avoir des spottings, des saignements comme si vous avez des vraies règles. Ce n’est pas l’idéal il vaut mieux garder un traitement en continu pour éviter les effets secondaires.

Les seuls effets secondaires sont dus à un surdosage ou sous dosage.

Si vous avez des douleurs dans les seins, dans le bas ventre des douleurs ovariennes, c’est que vous êtes en surdosage d’œstrogènes.

Pour la progestérone, c’est rare d’être en surdosage. On peut se passer de progestérone si la patiente a eu une hystérectomie totale.

La progestérone est là pour empêcher la prolifération des tissus de l’utérus, de l’endomètre pour éviter tout saignement.

J : Et une question de Renée, qui nous dit que à 75 ans, elle n’a aucun problème ni traitement mais que sa mère a un problème de thyroïde et elle se demandait s’il fallait faire des contrôles en anticipation. Et Christine se posait la même question, quand on sait qu’on va bien mais qu’il y a des antécédents.

Dr R : Quand on va bien, il faut faire confiance à la nature. La génétique propose mais le phénotype dispose. C’est-à-dire que selon la vie que vous allez mener, vous pouvez avoir une mauvaise génétique et n’être jamais malade de votre vie parce que vous avez réglé beaucoup de problèmes autour de vous aussi bien au niveau nutritionnel, émotionnel, environnemental. Vous avez eu une vie équilibrée pleine de joie et de bonheur qui vous a comblée. Et bien du coup, les maladies ne se développeront pas chez vous. On sait très bien que le mental fait tout dans la santé. Et on peut avoir des antécédents désastreux dans la famille et n’être jamais jamais malade. Donc on peut faire un contrôle thyroïdien à 75 ans, pourquoi pas ? Il faut faire doser la T3, TSH et T4 et puis faites faire une échographie de la thyroïde. On trouvera peut-être quelques nodules, une thyroïde un peu flétrie. Mais de toutes façons, on ne lui donnera pas de traitement si elle va bien et qu’elle est en plein santé.

J : Et par contre, si on veut jouer sur cet effet anti-âge, est-ce qu’il y a des hormones clés qu’on peut recommander : les « x hormones anti- âge », est-ce qu’on peut attendre des effets incroyables ?

(23)

22 Dr R : Alors dans le vieillissement, il y a un des grands maitres en médecine anti-âge. J’ai parlé de Thierry Hertog et François Résimont et il y en a un autre très connu sur paris spécialiste de la médecine anti-âge, son nom va me revenir. Il fait de l’hormonologie anti-âge.

Dans sa conférence, il cite 3 hormones clés : la DHEA, la thyroïde avec des petites doses de thyral, vous prenez ¼ de comprimés tous les matins même si votre thyroïde va bien, et lutter contre la résistance à l’insuline avec la metformine qui est un médicament allopathique.

Moi je donne à la place de la berbérine qui a les mêmes effets que la metformine sans les effets secondaires. Et effectivement si vous contrôlez le taux de sucre dans le sang, vous ralentissez le vieillissement. Vous faites baisser la glycémie pour éviter les excédents de sucre qui oxydent trop vite les protéines et vous vieillissez plus vite et vos hormones fonctionnent moins bien. Et avec ça déjà vous avez les 3 hormone clés du vieillissement.

Ah ! on a retrouvé c’est le docteur Dalle. Merci ! J : Bravo ! On voit que c’est une communauté active !

Dr R : Oui ! Claude Dalle ! Il faut que je prenne ma DHEA (rires).

J : Justement, Bruno demandait : peut-on commencer à prendre de la DHEA sans risque après 70 ans ?

Dr R : Oui par contre il faut la faire doser avant. Parce que si vous avez des niveaux normaux ou subnormaux, vous n’aurez aucun bénéfice à vous supplémenter.

J : Quels conseils avez-vous pour une femme de 33 ans qui a trop de testostérone ?

Dr R : Alors, de 33 ans ? ce n’est plus la médecine anti-âge ! Alors une hyperandrogénie, ce qu’on appelle le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ça se manifeste par un excès de testostérone est associé à de l’acné, un excès de pilosité et donc dans ces cas-là, on va traiter l’hyperandrogénie par de la progestérone. On va bloquer une enzyme qui s’appelle la 5-alpha-réductase. On va empêcher la transformation de la testostérone en di-hydro-testostérone et on va favoriser l’aromatisation. C’est-à-dire qu’on va faire en sorte que la testostérone aille davantage vers une voie oestrogénique, c’est-à-dire avec des plantes comme le houblon en particulier.

Il faut savoir qu’il y a 3 types de ménopause, il y a des ménopauses très réussies sans effet secondaire. Dans ces cas-là, il ne faut pas embêter les patientes. Ensuite vous avez les patientes qui vont avoir

(24)

23 un profil avec une mauvaise aromatisation, une ménopause avec une hyperandrogénique avec des soucis d’alopécie, de chutes de cheveux, la peau grasse et la pilosité qui augmente. Dans ces cas-là on va leur donner du houblon ou de la sauge. Et pour les femmes qui n’aromatisent pas et qui ont un taux de progestérone très bas et de testostérone relativement bas, ce sont des petites femmes un petit peu sèches et longilignes qui n’ont pas de tissus adipeux qui vont faire beaucoup plus d’accident au niveau de l’ostéoporose, d’accidents cardiovasculaires et de troubles cognitifs, celles là il vaut mieux les supplémenter quand même, même si elles vont bien, elles ont souvent beaucoup de bouffées de chaleur. Alors que les femmes un peu rondes, et qui ont gardé un embonpoint à al ménopause, elles ont moins de bouffées de chaleur car les œstrogènes sont produits par le tissu adipeux à la ménopause car les ovaires ne sont plus fonctionnels. Ce sont les surrénales et le tissu adipeux qui prennent le relais des ovaires et qui vont produire ce qu’on appelle des œstrones.

Vous avec 3 types d’œstrogènes : l’oestriol (œstrogènes produites par la femme enceinte), l’œstradiol (produit par la femme durant sa vie génital), et ensuite l’œstrone, qu’on appelle E3 qui est produit par la femme a la ménopause et par la jeune fille avant la puberté. Cette œstrone est donc produite par le tissu adipeux et c’est là qu’il va y avoir une petite imprégnation hormonale qui va limiter les risques de bouffées de chaleur, d’ostéoporose et qui aura un effet cardioprotecteur. Donc ces femmes-là, il ne vaut pas mieux trop les traiter car elles ont déjà une bonne activité hormonale.

Les femmes qu’il faut absolument traiter avec le TSH c’est celles qui sont à risque d’Alzheimer et d’ostéoporose, minces longilignes, sans réserve adipeuse, avec une fonte musculaire importante, qui ont perdu du poids et fatiguent vite à l’effort.

J : Au niveau des surrénales, on a une personne qui demandait à quelle fréquence maximum on peut espérer booster ses surrénales ?

Dr R : Il n’y a pas de limite d’âge. Les surrénales c’est très important.

Le premier symptôme c’est la fatigue. Aujourd’hui on parle de fatigue surrénalienne. Les personnes qui sont tout le temps fatiguées ont de mauvaises surrénales. On peut commencer à 20 ans à être en insuffisance surrénalienne comme on peut avoir 60 ans et avoir des surrénales en pleine forme parce qu’on a su adopter un rythme de vie plutôt zen, une bonne activité physique et un entourage plutôt zen aussi. Ça n’a pas été facile pendant le covid, mais maintenant on espère que les gens vont ressortir et recréer des liens et donc prendre soin de leurs surrénales parce que c’est une hormone qui est extrêmement liées aux émotions et a la fragilité émotionnelle. Donc il

(25)

24 faut absolument se supplémenter dès qu’on sent une fatigue au réveil.

Dès qu’on a des envies de sel ou de sucre, qu’on a un mauvais sommeil, qu’on est fatigué, qu’on a des douleurs articulaires un petit peu de partout, qu’on a de l’inflammation chronique, des douleurs tendineuses, l’esprit embrumés, des maux de tête, etc. Il faut prendre de l’ashwaganda, de la rodiola, les plantes dont j’ai parlé plus tôt et faire une cure de 3 à 6 mois. Il y a un produit que j’ai formulé pour le laboratoire copmed qui s’appelle le corti régul que je recommande à tout âge. On peut les booster de 7 à 77 ans j’allais dire. Mais bon à 7 ans, ce n’est pas le souci, on sera dans des maladies endocriniennes et là on va voir un endocrinologue. Si jamais vous avez des petits enfants et que ça vous intéresse. N’en donnez pas à tort. Il faut savoir que quand on prend trop d’hormones … c’est pour ça que le débat avec nos amis belges qui donnent des extraits thyroïdiens, des extraits surrénaliens (ce sont des extraits issus des porcs ou des animaux) qu’on va donner à petite dose, qu’on va donner tous les jours des extraits d’hormones de croissance qui est aussi une hormone très importante dans le vieillissement, on en a pas parlé, puisque c’est elle qui tient les tissus, les muscles et qui prévient la sarcopénie, la fonte musculaire. Il y a des moyens de booster cette « growth hormone » aussi (hormone de croissance). On sait que de toutes façons le fait d’avoir pris des corticoïdes au long cours ça va complètement détruire les surrénales et ça c’est une catastrophe. Donc c’est pour ça que je suis toujours un peu hésitant à dire aux gens « prenez un peu d’hydro Cortancyl ». Alors il y a des études qui montrent que à toute petite dose, 5 ou 10 microgrammes par jour, il n’y a pas d’effet rebond sur les glandes surrénales. C’est fort possible, c’est peut-être moi qui suis trop frileux. Mais comme j’ai des bons résultats avec ma pratique en hormono-nutrition, je continue dans cette voie la et j’ai plutôt d’excellents résultats.

J : Et justement, vous parliez pour prévenir la sarcopénie, comment la prévenir et la prendre en charge ?

Dr R : On va parler ici de la growth hormone qui est très importante qui est une hormone hypophysaire. Qui va agir sur les tissus périphériques directement et aussi au niveau du foie où elle active une autre hormone qui s’appelle Insuline Growth Factor : IGF. C’est une hormone produite en grande partie par le foie sous l’effet de la growth hormone. C’est l’hormone de l’anabolisme c’est l’hormone de la réparation. La journée on fait du catabolisme avec le cortisol et la nuit on répare c’est l’hormone de croissance. Donc si vous avez une sarcopénie, c’est que vous avez un catabolisme supérieur à votre anabolisme, à votre capacité de réparation. C’est toujours cette

(26)

25 balance : je détruis et je répare. Donc il va falloir reprendre du poids, c’est assez difficile de faire regrossir des personnes passé 50 ans, car ils ont moins d’envie de manger des protéines animales. On a moins de source de protéines disponible pour maintenir le muscle et que la growth hormone diminue. Il existe aujourd’hui des composés naturels issus des animaux, vous vous rappellerez le scandale de la vache folle qui a interdit l’utilisation de l’hormone de croissance des vaches.

Aujourd’hui, on donne donc des hormones de synthèse aux personnes qui ont des problèmes d’hormones de croissance. C’est prescrit uniquement par les médecins et un endocrinologue. Nous en médecine fonctionnelle, nous avons des alternatives. J’utilise les acides aminés qui vont rentrer dans la composition du muscle : lysine, glutamine, cystéine, l’ornithine. Vous avez des produits vendus sur le marché par l’industrie pharmaceutique pour les personnes dénutries (âgées ou post-cancer), ce sont des boissons protéinées à base de ces acides aminés dont l’ornithine qui est très utilisée dans les services de réanimation pour prévenir la fonte musculaire. J’utilisais à une époque le Stimol. La petite anecdote, c’est que le délégué médical qui me visitait me disait « Stimol, ça stimule les molles » … Bon …il n’était pas très drôle mais c’était sa blague à chaque fois. J’en ai prescrit pas mal sur les sportifs et les personnes âgées et ça les requinquait bien. On avait beaucoup de fortifiants à base d’acides aminés, notamment l’arginine Veron qu’on utilisait beaucoup chez les personnes âgées très efficaces et pas cher qui permet de prévenir et lutter contre la sarcopénie. Et puis sinon vous avez les formules toutes faites qu’utilisent certains laboratoires de nutrition à base de ces acides aminés. Il y a enfin une source intéressante pour booster l’hormone de croissance qu’est l’HMB (hydroxyl méthyl butyrate) qui est un dérivé glutyrate qu’on ne trouve pas forcément naturellement dans l’alimentation que les sportifs utilisent pour prendre un peu de biscotto. Mais il s’utilise aussi de plus en plus dans les services de gériatrie pour prévenir les fontes musculaires.

Alors là on n’est plus dans la médecine anti-âge on est dans des âges très avancés. Donc on en trouve dans les salles de sport mais aussi dans des laboratoires notamment le SCC nutrition qui fait un produit à base de HMB qui est au départ réservé pour les sportifs mais que moi j’utilise chez les personnes âgées ou les personnes qui souffrent de dénutrition ou sarcopénie. Ils ont un produit appelé GHnat qui contient tous ces constituants, c’est une poudre qu’on dilue, qu’on prend le soir et ça permet de réduire la sarcopénie.

J : Et il y a encore quelques questions sur la thyroïde avant de se quitter. Paul demandait si la thyroïde avait une influence mécanique

(27)

26 sur l’œsophage de la même manière que la prostate pouvait en avoir sur les voies urinaires. Donc si on a des problèmes de déglutition.

Dr R : Effectivement si vous avez un goitre plongeant, qui part derrière la trachée… mais ce n’est quand même pas fréquent. Ou alors faut que le goitre plongeant contourne la trachée pour aller comprimer l’œsophage mais c’est quasiment impossible. Le seul examen c’est l’échographie et scanner de la thyroïde et s’il y a un problème avéré ce sera l’opération. Et je rebondis sur votre question parce qu’aujourd’hui on sait très bien que les ORL ont souvent le bistouri entre les dents. J’ne parle en connaissance de cause parce que j’ai une fille qui finit son internat et qui est future ORL. J’essaye de la sensibiliser à l’importance de la glande thyroïde. Et ce n’est pas parce qu’il y a 2-3 nodules qui se baladent qu’il faut la retirer parce que sinon toute votre vie, ça va être difficile de l’équilibrer. Une personne qui a eu une thyroïdectomie totale va se supplémenter toute sa vie. Donc pour équilibrer le Levothyrox, il faut apporter toutes les hormones ça peut être un vrai casse tête et donc j’insiste, si votre ORL vous propose tout de suite l’ablation de la thyroïde, je vous conseille d’aller chercher un 2eme avis avant d’aller la faire tout de suite retirer, sauf si c’est un cancer de la thyroïde bien sûr. Il y a différentes approches et techniques bien sûr mais allez voir un ORL avant d’enlever la thyroïde parce qu’il y a 3-4 nodules qui se baladent.

J : Josiane demandait : elle n’a qu’un lobe thyroïdien depuis 10 ans, elle n’a pas de problème, mais elle demandait si elle allait vieillir plus vite ?

Dr R : Non pas forcément si son lobe thyroïdien compense bien, qu’elle a une bonne hygiène de vie, qu’elle se supplémente avec de l’iode, du zinc, du sélénium, des complexes de plante, qu’elle gère son stress etc. elle pourra vieillir sereinement. C’est comme les reins, si vous en perdez un, le deuxième compense. Alors souvent, le lobe thyroïdien qui reste, qui a été sauvé, va surcompenser.

Jeanine demande : est-ce que la thyroïde a une influence sur la glycémie ? La réponse est oui. Effectivement on peut avoir des problèmes de contrôle de la glycémie à partir du moment où la thyroïde ne fonctionne pas bien. Ça peut avoir des effets au niveau du cortisol qui est un glucocorticoïde. On sait qu’en hypothyroïdie on va avoir un corticisme compensateur et qu’on va se mettre en hyperglycémie chronique à cause des surrénales qui compensent la thyroïde qui ne fonctionne pas assez vite ou pas assez bien.

(28)

27 J : On voit que ce rôle de chef d’orchestre est primordial. Il y a avait une question qui m’a intrigué sur le lien potentiel entre vitiligo et hypothyroïdie, s’il y en a un ?

Dr R : Je n’ai pas cette notion, pour moi le vitiligo c’est un stress oxydatif causé par le soleil au niveau des mélanocytes. C’est une maladie de la mélanine qui a un précurseur commun avec la thyroïde.

C’est une question intéressante. C’est la L-tyrosine qu’on retrouve dans les produits animaux qui est précurseur de la dopamine. La fatigue c’est le premier symptôme de l’hypothyroïdie mais qui va donner aussi un déficit en dopamine. C’est un précurseur des hormones thyroïdienne, de la mélanine qui est sécrétée par les mélanocytes. Alors l’hypothyroïdie n’a pas de lien direct avec le vitiligo. Mais cependant s’il y a un déficit en mélanine et une déficience des mélanocytes, on pourra aider un peu les patients en donnant un peu de L-tyrosine mais je crains que ce ne soit pas suffisant comme c’est une maladie très oxydante, il faut prendre de l’acide lipoïque, de le resvératrol, etc. il faut protéger la peau surtout.

J : Tout ça est un vaste champ qui s’ouvre. Il y a beaucoup de questions sur la thyroïde évidement mais on va refaire des webinaires consacrés à un sujet en particulier : pancréas, thyroïde, ovaires, etc.

Tout ça va être détaillé.

Dr R : On va faire un webinaire sur la thyroïde je pense.

J : Oui oui.

Dr R : Je prends une question : Après l’ablation de l’utérus et des ovaires, est-ce qu’on vieillit plus vite ? grande question ! en théorie non. Ça dépend à quel âge vous avez eu cette opération. Si c’est après la ménopause, pas de soucis. Si vous avez eu une hystérectomie ou ovariectomie à 35 ans, oui vous allez avoir moins d’hormones donc vous allez avoir une ménopause précoce, accélérée et un vieillissement un peu plus rapide donc ne vous faites retirer l’utérus et les ovaires si ce n’est pas une nécessité absolue.

J : Il y a aussi ça dans la question de la ménopause : c’est qu’il y a des gens qui la font très très jeunes.

Dr R : Exactement, il y a plein de facteurs : génétiques, émotionnels, si on a pris la pilule pendant longtemps, le nombre de grossesses.

Plus on a une ménopause précoce, plus le vieillissement sera moins

Références

Documents relatifs

[r]

On poursuit le processus aussi longtemps qu'il y a au moins un nombre négatif parmi les cinq nombres.. Prouver si oui ou non le processus se termine en un nombre

Donc, dans l'enseignement universel, la principale mission du maître est de faire naître et d'entretenir constamment cette volonté dans les élèves ; car l'attention

Il faut donc avec k=0 que n

[r]

Nous pouvons décrire une procédure permettant d’échanger « gratuitement » les cartes numéro n et n+a(k+1), pour a Z donné, par sauts successifs de longueur k de la carte n

Exprimer B A C en fonction de B A et déduire de la période de demi-vie du carbone 14 ( le nombre d’années après la mort d’un organisme à partir duquel la quantité de

Les auteurs de ce livre ont pour ambition de vous proposer une nou- velle vision marketing en vous incitant à adopter ces deux démarches complémentaires : l’Inbound Marketing