• Aucun résultat trouvé

Correction du devoir surveillé 7

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Correction du devoir surveillé 7"

Copied!
17
0
0

Texte intégral

(1)

Correction du devoir surveillé 7

Exercice — The Matrix Reprogrammed

1. Rappelons qu’une matrice A est antisymétrique si et seulement si tA=−A. La fonction suivante prend en argument une matriceA, renvoieTruesi la matrice A est antisymétrique et False sinon.

import numpy as np def antisymetrique(A):

"""

Argument : une matrice A, sous forme de tableau numpy.

Sortie : True si A est antisymétrique , False sinon.

"""

(n, p) = np.shape(A) if n != p:

# La matrice A n'est pas carrée.

return False else:

for i in range(n):

for j in range(n):

if A[j][i] != -A[i][j]:

return False return True

• Remarquons tout d’abord que si une matrice A n’est pas carrée, alors la transposée de A n’a même pas la même taille que A, donc la matrice A ne peut pas être antisymétrique.

• Pour déterminer si une matrice A∈Mn(R) est antisymétrique, on vérifie si pour tout(i, j)∈J1;nK

2,Aj,i=−Ai,j.

Pour ce faire, on parcourt tous les coefficients de la matrice A, à l’aide de deux bouclesfor.

? Si l’on rencontre un coefficient tel que Aj,i soit différent de Ai,j, on renvoie False, ce qui fait sortir de la fonction.

? Si à la sortie de la boucle, on n’a pas rencontré de tel coefficient, alors la matrice A est bien antisymétrique et la fonction renvoie True.

2. (a) Rappelons que le produitAB de deux matrices AetB est défini si et seule- ment si le nombre de colonnes deA est égal au nombre de lignes de B. De plus, siA∈Mn,p(R)et siB ∈Mp,q(R), alors le produitABest la matrice deMn,q(R) définie par

∀(i, j)∈J1;nK]×J1;qK,(AB)i,j =

p

X

k=1

Ai,kBk,j.

Lycée Pierre-Gilles de Gennes 1 Adriane Kaïchouh

(2)

La fonction suivante prend alors en arguments deux matricesAetB, renvoie le produitAB s’il est bien défini, un message d’erreur sinon.

import numpy as np def produit(A, B):

"""

Arguments : deux matrices A et B.

Sortie : la matrice AB si AB est bien défini , un message d'erreur sinon.

"""

(n, p) = np.shape(A) (m, q) = np.shape(B) if p != m:

return "Le produit n'est pas défini !"

else:

C = np.zeros((n, q)) # C sera la matrice produit.

for i in range(n):

for j in range(q):

# On calcule le coefficient (AB)_{i, j}.

somme = 0

for k in range(p):

somme = somme + A[i][k] * B[k][j]

# On remplace C[i][j] par ce coefficient.

C[i][j] = somme return C

(b) Pour calculer les puissances d’une matrice carrée A, on part de la matrice A0, qui est la matrice identité. Puis on multiplie successivement A à notre résultat à l’aide de la fonction produitde la question précédente.

Pour créer la matrice identité de taille n, on peut utiliser la commande np.eye(n)

mais on peut aussi la créer à la main avec la fonction suivante.

def identite(n):

"""

Argument : un entier n.

Sortie : la matrice identité de taille n.

"""

I = np.zeros((n, n))

# On commence avec une matrice nulle.

# Puis on remplace les coefficients diagonaux par 1.

for k in range(n):

I[k][k] = 1 return I

(3)

La fonction suivante prend alors en arguments une matrice carrée A et un entier naturel m, et renvoie la matrice Am.

def puissance(A, m):

"""

Arguments : une matrice A et un entier m.

Sortie : la matrice A^m si A est carrée , un message d'erreur sinon.

"""

(n, p) = np.shape(A) if n != p:

return "La matrice A n'est pas carrée !"

else:

B = identite(n) # B sera le résultat.

for k in range(m):

# k va de 0 à m

# On fait donc m multiplications par A.

B = produit(A, B) return B

Problème 1 — La diagonale du carré

Partie I : Diagonalisation

1. Montrons que la matrice P est inversible et calculer son inverse.

Soit Y =

 a b c

∈M3,1(R).

Résolvons le système P X =Y, d’inconnue X ∈M3,1(R).

Soit X =

 x y z

∈M3,1(R). Alors on a l’équivalence suivante :

P X =Y ⇐⇒

x − z = a

−2x + y + z = b 2x + y − 2z = c

⇐⇒

x − z = a

y − z = 2a+b L2 ←−L2+ 2L1 y = −2a+c L3 ←−L3−2L1

⇐⇒

x − z = a

y = −2a+c L2 ←→L3 y − z = 2a+b

(4)

P X =Y ⇐⇒

x − z = a

y = −2a+c

−z = 4a+b−c L3 ←−L3−L2

⇐⇒

x = −3a − b + c

y = −2a + c

z = −4a − b + c

⇐⇒X =

−3 −1 1

−2 0 1

−4 −1 1

Y.

Ainsi, le système P X = Y, d’inconnue X ∈ M3,1(R), est de Cramer, donc la matrice P est inversible .

De plus, son inverse est la matrice suivante :

P−1 =

−3 −1 1

−2 0 1

−4 −1 1

.

2. Trouvons tous les réels λ tels que la matrice A−λI3 ne soit pas inversible.

Soit λ ∈R.

Alors on a l’équivalence suivante :

A−λI3 ∈GL3(R)⇐⇒rg(A−λI3) = 3. Calculons donc le rang de la matrice A−λI3 :

rg(A−λI3) =rg

16−λ 4 −4

−18 −4−λ 5

30 8 −7−λ

=rg

30 8 −7−λ

−18 −4−λ 5

16−λ 4 −4

L1 ←→L3

=rg

30 8 −7−λ

0 4−5λ 4−3λ 0 8(λ−1) (λ−1)(8−λ)

L2 ←−5L2+ 3L1

L3 ←−30L3 −(16−λ)L1. Calcul du dernier coefficient :

30×(−4)−(16−λ)(−7−λ) =−120−(−112−16λ+ 7λ+λ2)

=−8 + 9λ−λ2

=−(λ2−9λ+ 8)

=−(λ−1)(λ−8)

(5)

Premier cas : λ= 1

Dans ce cas, la dernière ligne de la matrice obtenue est nulle, donc rg(A−λI3)<3.

Second cas :λ 6= 1 Dans ce cas, on a :

rg(A−λI3) =rg

30 8 −7−λ

0 8 8−λ

0 4−5λ 4−3λ

L2 ←→ 1 λ−1L3

=rg

30 8 −7−λ 0 8 8−λ 0 0 5λ(4−λ)

L3 ←−8L3−(4−5λ)L2. Calcul du dernier coefficient :

8(4−3λ)−(4−5λ)(8−λ) = 32−24λ−(32−4λ−40λ+ 5λ2)

= 20λ−5λ2

= 5λ(4−λ).

Ainsi, dans ce cas, on a l’équivalence suivante :

rg(A−λI3) = 3⇐⇒5λ(4−λ)6= 0 ⇐⇒ λ6= 0 et λ6= 4.

Finalement, l’ensemble des réels λ tels que la matrice A−λI3 ne soit pas inversible est {0; 1; 4}.

3. Calculons la matriceD : D=P−1AP

=

−3 −1 1

−2 0 1

−4 −1 1

16 4 −4

−18 −4 5 30 8 −7

P

=

0 0 0

−2 0 1

−16 −4 4

1 0 −1

−2 1 1 2 1 −2

=

0 0 0 0 1 0 0 0 4

= Diag(0,1,4).

(6)

4. (a) On a D0 =I3 et comme la matriceDest diagonale, on a : pour toutn ∈N, Dn =Diag(0n,1n,4n)

=Diag(0,1,4n) (comme n>1, on a bien 0n = 0)

=

0 0 0 0 1 0 0 0 4n

.

(b) Déduisons-en les puissances de la matrice A.

• Tout d’abord, comme D=P−1AP, on a A=P DP−1 .

• Montrons alors par récurrence que pour tout n∈N, An=P DnP−1.

? Initialisation

On a : (

A0 =I3

P D0P−1 =P I3P−1 =P P−1 =I3, donc A0 =P D0P−1.

? Hérédité

Soit n∈N. Supposons que An =P DnP−1. Alors on a :

An+1 =AnA

= (P DnP−1)(P DP−1)

=P Dn(P−1P)DP−1

=P DnI3DP−1

=P Dn+1P−1.

? Conclusion

Par le principe de récurrence, pour tout n ∈N, on a An =P DnP−1 .

• D’après la question précédente, on obtient alors que pour tout n∈N, An=P DnP−1

=P

0 0 0 0 1 0 0 0 4n

−3 −1 1

−2 0 1

−4 −1 1

=

1 0 −1

−2 1 1 2 1 −2

0 0 0

−2 0 1

−4n+1 −4n 4n

=

4n+1 4n −4n

−2−4n −4n 1 + 4n 2(4n+1−1) 2×4n+1 1−2×4n

et A0 =I3 .

(7)

5. SoitM =

a b c d e f g h i

∈M3(R). Calculons les produits M D etDM :

M D =

a b c d e f g h i

0 0 0 0 1 0 0 0 4

=

0 b 4c 0 e 4f 0 h 4i

et

DM =

0 0 0 0 1 0 0 0 4

a b c d e f g h i

 =

0 0 0

d e f

4g 4h 4i

. On a alors l’équivalence suivante :

M D =DM ⇐⇒

0 b 4c 0 e 4f 0 h 4i

=

0 0 0

d e f

4g 4h 4i

⇐⇒































 0 = 0 b= 0 4c= 0 0 =d e=e 4f =f 0 = 4g h= 4h 4i= 4i

⇐⇒

















 b= 0 c= 0 d= 0 f = 0 g = 0 h= 0

⇐⇒M =

a 0 0 0 e 0 0 0 i

⇐⇒M =Diag(a, e, i).

Ainsi, les matrices M et D commutent si et seulement si la matrice M est diagonale .

(8)

Partie II : Racines carrées de la matrice 6. (a) Calculons B2 :

B2 = (P−1M P)2

=P−1M(P P−1)M P

=P−1M2P

=P−1AP car M2 =A

= D .

(b) D’après la question précédente, D=B2 donc on a : BD=BB2 =B3 =B2B =DB, donc les matrices B etD commutent .

(c) • D’après la question précédente, les matrices B etD commutent.

La question 5 assure alors que la matrice B est diagonale . Soit donc (a, b, c)∈R3 tel que B =Diag(a, b, c).

• Alors on a :

B2 =Diag(a, b, c)2 =Diag(a2, b2, c2).

Or d’après la question 6.a), B2 =D, donc on a : Diag(a2, b2, c2) = Diag(0,1,4),

donc 



 a2 = 0 b2 = 1 c2 = 4

donc 



 a= 0

b=−1 oub= 1 c=−2 ouc= 2 donc il existe un couple (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que



 a= 0 b=γ c= 2δ.

Ainsi, il existe un couple (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que

B =

0 0 0 0 γ 0 0 0 2δ

.

(9)

7. Calculons le carré de la matriceM :

M2 = (P BP−1)2

=P B(P−1P)BP−1

=P B2P−1

=P DP−1 car B2 =D

= A ,

donc la matrice M est solution de l’équation M2 =A . 8. Résolvons l’équationM2 =A, d’inconnue M ∈M3(R).

• Tout d’abord, les questions 6.a) et 7 donnent, par double implication, que pour toute matrice M ∈M3(R), on a l’équivalence suivante :

M2 =A⇐⇒(P−1M P)2 =D .

• Trouvons alors, par analyse-synthèse, toutes les matricesB ∈M3,1(R)telles que B2 =D.

? Analyse

Soit B ∈M3,1(R) telle que B2 =D.

Alors d’après les questions 6.b) et 6.c), qui n’utilisent que l’hypothèse que B2 =D, il existe (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que B =

0 0 0 0 γ 0 0 0 2δ

.

? Synthèse

Soit B ∈M3,1(R).

Supposons qu’il existe (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que B =

0 0 0 0 γ 0 0 0 2δ

. Soit (γ, δ)un tel couple.

Alors on a :

B2 =Diag(0, γ,2δ)2

=Diag(0, γ2,22δ2)

=Diag(0,1,4) car γ ∈ {−1,1}donc γ2 = 1, et de même pour δ

=D, donc B2 =D .

? Conclusion

Ainsi, pour toute matrice B ∈M3,1(R), on a l’équivalence suivante : B2 =D⇐⇒ ∃(γ, δ)∈ {−1; 1}2, B =Diag(0, γ,2δ).

(10)

Autrement dit, l’ensemble des solutions de l’équation B2 = D, d’in- connue B ∈M3,1(R), est

0 0 0 0 1 0 0 0 2

;

0 0 0

0 −1 0 0 0 −2

;

0 0 0 0 1 0 0 0 −2

;

0 0 0 0 −1 0 0 0 2

 .

• Ainsi, pour toute matrice M ∈M3,1(R), on a l’équivalence suivante : M2 =A⇐⇒(P−1M P)2 =D

⇐⇒ ∃(γ, δ)∈ {−1; 1}2, P−1M P =Diag(0, γ,2δ)

⇐⇒ ∃(γ, δ)∈ {−1; 1}2, M =P Diag(0, γ,2δ)P−1 .

Ainsi, l’ensemble des solutions de l’équation M2 = A, d’inconnue M ∈ M3,1(R), est :

 P

0 0 0 0 1 0 0 0 2

P−1;P

0 0 0

0 −1 0 0 0 −2

P−1;P

0 0 0 0 1 0 0 0 −2

P−1;P

0 0 0 0 −1 0 0 0 2

P−1

 .

Calculons ces matrices :

P

0 0 0 0 1 0 0 0 2

P−1 =

1 0 −1

−2 1 1 2 1 −2

0 0 0 0 1 0 0 0 2

P−1

=

0 0 −2 0 1 2 0 1 −4

−3 −1 1

−2 0 1

−4 −1 1

=

8 2 −2

−10 −2 3 14 4 −3

donc

P

0 0 0

0 −1 0 0 0 −2

P−1 =−P

0 0 0 0 1 0 0 0 2

P−1

=

−8 −2 2 10 2 −3

−14 −4 3

,

(11)

et

P

0 0 0 0 1 0 0 0 −2

P−1 =

1 0 −1

−2 1 1 2 1 −2

0 0 0 0 1 0 0 0 −2

P−1

=

0 0 2 0 1 −2 0 1 4

−3 −1 1

−2 0 1

−4 −1 1

=

−8 −2 2

6 2 −1

−18 −4 5

donc

P

0 0 0 0 −1 0 0 0 2

P−1 =−P

0 0 0 0 1 0 0 0 −2

P−1 =

8 2 −2

−6 −2 1 18 4 −5

.

Finalement, l’ensemble des racines carrées de la matrice A est :

8 2 −2

−10 −2 3 14 4 −3

;

−8 −2 2 10 2 −3

−14 −4 3

;

−8 −2 2

6 2 −1

−18 −4 5

;

8 2 −2

−6 −2 1 18 4 −5

 .

Problème 2 — Les paramètres en éventail

1. (a) Donnons une équation cartésienne du plan Pt qui passe par le point At et qui est normal au vecteur−→nt.

Soit M(x, y, z)un point de l’espace.

Alors on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt ⇐⇒−−→

AtM ⊥ −→nt

⇐⇒D−−→

AtM

→ntE

= 0

⇐⇒

*

 x−1 y+ 1 z−t

 1 1 t

 +

= 0

⇐⇒(x−1) + (y+ 1) +t(z−t) = 0

⇐⇒ x+y+tz =t2 .

Ainsi, le plan Pt admet pour équation cartésienne x+y+tz =t2 .

(12)

(b) Déduisons-en une représentation paramétrique du plan Pt. Soit M(x, y, z)un point de l’espace.

Alors, d’après la question précédente, on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt⇐⇒x+y+tz =t2

⇐⇒x=−y−tz+t2

⇐⇒ ∃(λ, µ)∈R2,

x = −λ − tµ + t2

y = λ

z = µ.

Ainsi, le planPt passe par le point Ct(t2,0,0) et a pour base(−→u ,−→vt), avec−→u =

−1 1 0

 et−→vt =

−t 0 1

(qui sont bien non colinéaires).

(c) Déterminons les coordonnées du projeté orthogonal du point B(1,1,1) sur le planPt.

Soit H(x, y, z)un point de l’espace.

Alors on a l’équivalence suivante :

H est le projeté orthogonal du point B sur le plan Pt

⇐⇒





H ∈ Pt

−−→BH ⊥ −→u

−−→BH ⊥ −→vt

⇐⇒









x+y+tz =t2 d’après la première question D−−→

BH

→uE

= 0 D−−→

BH

→vtE

= 0

⇐⇒





x+y+tz =t2

−(x−1) + (y−1) + 0×(z−1) = 0

−t(x−1) + 0×(y−1) + (z−1) = 0

⇐⇒

x + y + tz = t2

−x + y = 0

−tx + z = 1−t

⇐⇒

x + y + tz = t2

2y + tz = t2 L2 ←−L2+L1 ty + (t2+ 1)z = t3−t+ 1 L3 ←−L3+tL1

(13)

H est le projeté orthogonal du pointB sur le plan Pt

⇐⇒

x + y + tz = t2

2y + tz = t2

(t2+ 2)z = t3−2t+ 2 L3 ←−2L3−tL2

⇐⇒









x = t2−tz− 1

2(t2−tz) y = 1

2(t2−tz) z = t3−2t+ 2

t2+ 2

car t2+ 2>2>0

⇐⇒









x = 1

2(t2−tz) y = 1

2(t2−tz) z = t3−2t+ 2

t2+ 2

⇐⇒









x = y y = t2

2 − t

2 × t3−2t+ 2 t2+ 2 z = t3−2t+ 2

t2+ 2

⇐⇒









x = y

y = t2(t2+ 2)−t(t3−2t+ 2) 2(t2+ 2)

z = t3−2t+ 2 t2+ 2

⇐⇒









x = y

y = t4+ 2t2−t4+ 2t2−2t 2(t2+ 2)

z = t3−2t+ 2 t2+ 2

⇐⇒













x = t(2t−1) t2+ 2 y = t(2t−1)

t2+ 2 z = t3−2t+ 2

t2+ 2 .

Ainsi, le projeté orthogonal du pointB(1,1,1)sur le plan Pt est le point

H

t(2t−1)

t2+ 2 ,t(2t−1)

t2+ 2 ,t3−2t+ 2 t2+ 2

.

(14)

2. SoitM(x, y, z) un point de l’espace.

Alors on a l’équivalence suivante : M ∈ Et⇐⇒

tx + y + z = 1 x + ty + z = t

⇐⇒

x + ty + z = t tx + y + z = 1

⇐⇒

x + ty + z = t

(1−t)(1 +t)y + (1−t)z = (1−t)(1 +t) L2 ←−L2−tL1. Procédons alors par disjonction de cas sur la valeur de t.

Premier cas : t= 1.

Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Et⇐⇒

x + y + z = 1 0 = 0

⇐⇒x+y+z = 1

⇐⇒x=−y−z+ 1

⇐⇒ ∃(λ, µ)∈R2,

x = −λ − µ + 1

y = λ

z = µ.

Ainsi, E1 est le plan passant par le point D(1,0,0)et de base(−→u ,−→v ), avec−→u =

−1 1 0

 et−→v1 =

−1 0 1

 (comme à la question 1.a)).

Second cas :t 6= 1.

Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Et ⇐⇒

x + ty + z = t

(1−t)(1 +t)y + (1−t)z = (1−t)(1 +t)

⇐⇒

( x + ty + z = t

(1 +t)y + z = (1 +t) L2 ←− 1 1−t

⇐⇒

x = y − 1

y = y

z = −(1 +t)y + (1 +t)

⇐⇒ ∃λ ∈R,

x = λ − 1

y = λ

z = −(1 +t)λ + (1 +t).

(15)

Ainsi,Etest la droite passant par le pointE(−1,0,1 +t)et dirigée par le vecteur −→w =

 1 1

−(1 +t)

.

3. Déterminons l’intersection du plan Pt et de l’ensemble Et. Pour cela, procédons par disjonction de cas sur la valeur de t.

Premier cas : t= 1.

D’après la question précédente, l’ensembleE1 est le plan passant par le point D(1,0,0)et de base (−→u ,−→v1).

De plus, d’après la question 1.b), le planP1 est le plan passant par le point C(12,0,0), c’est-à-dire par le point D, et de base(−→u ,−→v1).

Ainsi, les plansE1 etP1 sont égaux. Leur intersection est donc E1 ∩ P1 =E1 =P1.

Second cas :t 6= 1.

Soit M(x, y, z)un point de l’espace.

Alors on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et

⇐⇒

(M ∈ Pt

M ∈ Et

⇐⇒

x + y + tz = t2 tx + y + z = 1

x + ty + z = t

⇐⇒

x + y + tz = t2

(1−t)y + (1−t)(1 +t)z = 1−t3 L2 ←−L2−tL1 (t−1)y + (1−t)z = t(1−t) L3 ←−L3−L1

⇐⇒

x + y + tz = t2

(1−t)y + (1−t)(1 +t)z = 1−t3

(1−t)(2 +t)z = (1−t)(1 +t)2 L3 ←−L3+L2. Calcul du dernier coefficient :

t(1−t) + (1−t3) = t(1−t) + (1−t)(1 +t+t2)

= (1−t)(1 + 2t+t2)

= (1−t)(1 +t)2.

(16)

Commet 6= 1 donc 1−t 6= 0, on obtient alors l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et⇐⇒

x + y + tz = t2

(1−t)y + (1−t)(1 +t)z = (1−t)(1 +t+t2) (1−t)(2 +t)z = (1−t)(1 +t)2

⇐⇒









x + y + tz = t2

y + (1 +t)z = 1 +t+t2 L2 ←− 1 1−tL2 (2 +t)z = (1 +t)2 L3 ←− 1

1−tL3.

? Premier sous-cas : t=−2.

Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et⇐⇒

x + y − 2z = 4 y − z = 3 0 = 1.

Ainsi, l’intersection du plan P−2 et de la droite E−2 est vide.

La droite E2 est donc parallèle au plan P−2.

En effet, elle est dirigée par le vecteur −−→w−2, qui est combinaison linéaire des vecteurs −→u et −→v−2 formant une base du plan P−2 :

−−→w−2 =

 1 1 1

=

−1 1 0

+

 2 0 1

=−→u +−→v−2.

? Second sous-cas : t6=−2.

Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et⇐⇒

x + y + tz = t2

y + (1 +t)z = 1 +t+t2 (2 +t)z = (1 +t)2

⇐⇒













x = t2 −y−t(1 +t)2 2 +t y = 1 +t+t2− (1 +t)3

2 +t z = (1 +t)2

2 +t

⇐⇒













x = t[t(2 +t)−(1 +t)2] 2 +t −y y = (2 +t)(1 +t+t2)−(1 +t)3

2 +t z = (1 +t)2

2 +t

(17)

M ∈ Pt∩ Et ⇐⇒













x = t(2t+t2−1−2t−t2)

2 +t −y

y = (2 +t+ 2t+t2+ 2t2+t3)−(1 + 3t+ 3t3+t3) 2 +t

z = (1 +t)2 2 +t

⇐⇒









x = −t 2 +t −y

y = 1

2 +t z = (1 +t)2

2 +t

⇐⇒









x = −1 +t 2 +t

y = 1

2 +t z = (1 +t)2

2 +t .

Ainsi, le plan Pt et la droite Et s’intersectent en un unique point, qui a pour coordonnées

−1 +t 2 +t, 1

2 +t,(1 +t)2 2 +t

.

Références

Documents relatifs

[r]

Saisir ce programme sur la calculatrice et trouver les valeurs affichées en sortie pour une précision P valant 0,001 (et si possible, en fonction de la capacité de la calculatrice

→ En 1949, Erdös montra le joli résultat suivant : pour tout entier k &gt;1 donné, il existe une infinité de nombres 2-pseudo-premiers qui sont chacun produit de k facteurs

Les matrices A et B jouant des rôles symétriques, on peut se contenter d’établir l’une ou l’autre de

Un nombre décimal admet plusieurs écritures sous la forme de produit d’un décimal par une puissance de 10..

Donner un exemple de matrice dans M 3 ( R ) qui est inversible et semblable à son inverse mais qui n'est pas semblable à une matrice de la forme de la question 42. Cette création

Soit β &gt; 0 irrationnel, montrer que les valeurs de la suite des parties fractionnaires ({nβ}) n∈ N sont deux à deux distinctes.. On dira que la suite

Montrer que toute partie non vide admet un plus petit