Correction du devoir surveillé 7
Exercice — The Matrix Reprogrammed
1. Rappelons qu’une matrice A est antisymétrique si et seulement si tA=−A. La fonction suivante prend en argument une matriceA, renvoieTruesi la matrice A est antisymétrique et False sinon.
import numpy as np def antisymetrique(A):
"""
Argument : une matrice A, sous forme de tableau numpy.
Sortie : True si A est antisymétrique , False sinon.
"""
(n, p) = np.shape(A) if n != p:
# La matrice A n'est pas carrée.
return False else:
for i in range(n):
for j in range(n):
if A[j][i] != -A[i][j]:
return False return True
• Remarquons tout d’abord que si une matrice A n’est pas carrée, alors la transposée de A n’a même pas la même taille que A, donc la matrice A ne peut pas être antisymétrique.
• Pour déterminer si une matrice A∈Mn(R) est antisymétrique, on vérifie si pour tout(i, j)∈J1;nK
2,Aj,i=−Ai,j.
Pour ce faire, on parcourt tous les coefficients de la matrice A, à l’aide de deux bouclesfor.
? Si l’on rencontre un coefficient tel que Aj,i soit différent de Ai,j, on renvoie False, ce qui fait sortir de la fonction.
? Si à la sortie de la boucle, on n’a pas rencontré de tel coefficient, alors la matrice A est bien antisymétrique et la fonction renvoie True.
2. (a) Rappelons que le produitAB de deux matrices AetB est défini si et seule- ment si le nombre de colonnes deA est égal au nombre de lignes de B. De plus, siA∈Mn,p(R)et siB ∈Mp,q(R), alors le produitABest la matrice deMn,q(R) définie par
∀(i, j)∈J1;nK]×J1;qK,(AB)i,j =
p
X
k=1
Ai,kBk,j.
Lycée Pierre-Gilles de Gennes 1 Adriane Kaïchouh
La fonction suivante prend alors en arguments deux matricesAetB, renvoie le produitAB s’il est bien défini, un message d’erreur sinon.
import numpy as np def produit(A, B):
"""
Arguments : deux matrices A et B.
Sortie : la matrice AB si AB est bien défini , un message d'erreur sinon.
"""
(n, p) = np.shape(A) (m, q) = np.shape(B) if p != m:
return "Le produit n'est pas défini !"
else:
C = np.zeros((n, q)) # C sera la matrice produit.
for i in range(n):
for j in range(q):
# On calcule le coefficient (AB)_{i, j}.
somme = 0
for k in range(p):
somme = somme + A[i][k] * B[k][j]
# On remplace C[i][j] par ce coefficient.
C[i][j] = somme return C
(b) Pour calculer les puissances d’une matrice carrée A, on part de la matrice A0, qui est la matrice identité. Puis on multiplie successivement A à notre résultat à l’aide de la fonction produitde la question précédente.
Pour créer la matrice identité de taille n, on peut utiliser la commande np.eye(n)
mais on peut aussi la créer à la main avec la fonction suivante.
def identite(n):
"""
Argument : un entier n.
Sortie : la matrice identité de taille n.
"""
I = np.zeros((n, n))
# On commence avec une matrice nulle.
# Puis on remplace les coefficients diagonaux par 1.
for k in range(n):
I[k][k] = 1 return I
La fonction suivante prend alors en arguments une matrice carrée A et un entier naturel m, et renvoie la matrice Am.
def puissance(A, m):
"""
Arguments : une matrice A et un entier m.
Sortie : la matrice A^m si A est carrée , un message d'erreur sinon.
"""
(n, p) = np.shape(A) if n != p:
return "La matrice A n'est pas carrée !"
else:
B = identite(n) # B sera le résultat.
for k in range(m):
# k va de 0 à m
# On fait donc m multiplications par A.
B = produit(A, B) return B
Problème 1 — La diagonale du carré
Partie I : Diagonalisation
1. Montrons que la matrice P est inversible et calculer son inverse.
Soit Y =
a b c
∈M3,1(R).
Résolvons le système P X =Y, d’inconnue X ∈M3,1(R).
Soit X =
x y z
∈M3,1(R). Alors on a l’équivalence suivante :
P X =Y ⇐⇒
x − z = a
−2x + y + z = b 2x + y − 2z = c
⇐⇒
x − z = a
y − z = 2a+b L2 ←−L2+ 2L1 y = −2a+c L3 ←−L3−2L1
⇐⇒
x − z = a
y = −2a+c L2 ←→L3 y − z = 2a+b
P X =Y ⇐⇒
x − z = a
y = −2a+c
−z = 4a+b−c L3 ←−L3−L2
⇐⇒
x = −3a − b + c
y = −2a + c
z = −4a − b + c
⇐⇒X =
−3 −1 1
−2 0 1
−4 −1 1
Y.
Ainsi, le système P X = Y, d’inconnue X ∈ M3,1(R), est de Cramer, donc la matrice P est inversible .
De plus, son inverse est la matrice suivante :
P−1 =
−3 −1 1
−2 0 1
−4 −1 1
.
2. Trouvons tous les réels λ tels que la matrice A−λI3 ne soit pas inversible.
Soit λ ∈R.
Alors on a l’équivalence suivante :
A−λI3 ∈GL3(R)⇐⇒rg(A−λI3) = 3. Calculons donc le rang de la matrice A−λI3 :
rg(A−λI3) =rg
16−λ 4 −4
−18 −4−λ 5
30 8 −7−λ
=rg
30 8 −7−λ
−18 −4−λ 5
16−λ 4 −4
L1 ←→L3
=rg
30 8 −7−λ
0 4−5λ 4−3λ 0 8(λ−1) (λ−1)(8−λ)
L2 ←−5L2+ 3L1
L3 ←−30L3 −(16−λ)L1. Calcul du dernier coefficient :
30×(−4)−(16−λ)(−7−λ) =−120−(−112−16λ+ 7λ+λ2)
=−8 + 9λ−λ2
=−(λ2−9λ+ 8)
=−(λ−1)(λ−8)
• Premier cas : λ= 1
Dans ce cas, la dernière ligne de la matrice obtenue est nulle, donc rg(A−λI3)<3.
• Second cas :λ 6= 1 Dans ce cas, on a :
rg(A−λI3) =rg
30 8 −7−λ
0 8 8−λ
0 4−5λ 4−3λ
L2 ←→ 1 λ−1L3
=rg
30 8 −7−λ 0 8 8−λ 0 0 5λ(4−λ)
L3 ←−8L3−(4−5λ)L2. Calcul du dernier coefficient :
8(4−3λ)−(4−5λ)(8−λ) = 32−24λ−(32−4λ−40λ+ 5λ2)
= 20λ−5λ2
= 5λ(4−λ).
Ainsi, dans ce cas, on a l’équivalence suivante :
rg(A−λI3) = 3⇐⇒5λ(4−λ)6= 0 ⇐⇒ λ6= 0 et λ6= 4.
Finalement, l’ensemble des réels λ tels que la matrice A−λI3 ne soit pas inversible est {0; 1; 4}.
3. Calculons la matriceD : D=P−1AP
=
−3 −1 1
−2 0 1
−4 −1 1
16 4 −4
−18 −4 5 30 8 −7
P
=
0 0 0
−2 0 1
−16 −4 4
1 0 −1
−2 1 1 2 1 −2
=
0 0 0 0 1 0 0 0 4
= Diag(0,1,4).
4. (a) On a D0 =I3 et comme la matriceDest diagonale, on a : pour toutn ∈N∗, Dn =Diag(0n,1n,4n)
=Diag(0,1,4n) (comme n>1, on a bien 0n = 0)
=
0 0 0 0 1 0 0 0 4n
.
(b) Déduisons-en les puissances de la matrice A.
• Tout d’abord, comme D=P−1AP, on a A=P DP−1 .
• Montrons alors par récurrence que pour tout n∈N, An=P DnP−1.
? Initialisation
On a : (
A0 =I3
P D0P−1 =P I3P−1 =P P−1 =I3, donc A0 =P D0P−1.
? Hérédité
Soit n∈N. Supposons que An =P DnP−1. Alors on a :
An+1 =AnA
= (P DnP−1)(P DP−1)
=P Dn(P−1P)DP−1
=P DnI3DP−1
=P Dn+1P−1.
? Conclusion
Par le principe de récurrence, pour tout n ∈N, on a An =P DnP−1 .
• D’après la question précédente, on obtient alors que pour tout n∈N∗, An=P DnP−1
=P
0 0 0 0 1 0 0 0 4n
−3 −1 1
−2 0 1
−4 −1 1
=
1 0 −1
−2 1 1 2 1 −2
0 0 0
−2 0 1
−4n+1 −4n 4n
=
4n+1 4n −4n
−2−4n −4n 1 + 4n 2(4n+1−1) 2×4n+1 1−2×4n
et A0 =I3 .
5. SoitM =
a b c d e f g h i
∈M3(R). Calculons les produits M D etDM :
M D =
a b c d e f g h i
0 0 0 0 1 0 0 0 4
=
0 b 4c 0 e 4f 0 h 4i
et
DM =
0 0 0 0 1 0 0 0 4
a b c d e f g h i
=
0 0 0
d e f
4g 4h 4i
. On a alors l’équivalence suivante :
M D =DM ⇐⇒
0 b 4c 0 e 4f 0 h 4i
=
0 0 0
d e f
4g 4h 4i
⇐⇒
0 = 0 b= 0 4c= 0 0 =d e=e 4f =f 0 = 4g h= 4h 4i= 4i
⇐⇒
b= 0 c= 0 d= 0 f = 0 g = 0 h= 0
⇐⇒M =
a 0 0 0 e 0 0 0 i
⇐⇒M =Diag(a, e, i).
Ainsi, les matrices M et D commutent si et seulement si la matrice M est diagonale .
Partie II : Racines carrées de la matrice 6. (a) Calculons B2 :
B2 = (P−1M P)2
=P−1M(P P−1)M P
=P−1M2P
=P−1AP car M2 =A
= D .
(b) D’après la question précédente, D=B2 donc on a : BD=BB2 =B3 =B2B =DB, donc les matrices B etD commutent .
(c) • D’après la question précédente, les matrices B etD commutent.
La question 5 assure alors que la matrice B est diagonale . Soit donc (a, b, c)∈R3 tel que B =Diag(a, b, c).
• Alors on a :
B2 =Diag(a, b, c)2 =Diag(a2, b2, c2).
Or d’après la question 6.a), B2 =D, donc on a : Diag(a2, b2, c2) = Diag(0,1,4),
donc
a2 = 0 b2 = 1 c2 = 4
donc
a= 0
b=−1 oub= 1 c=−2 ouc= 2 donc il existe un couple (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que
a= 0 b=γ c= 2δ.
Ainsi, il existe un couple (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que
B =
0 0 0 0 γ 0 0 0 2δ
.
7. Calculons le carré de la matriceM :
M2 = (P BP−1)2
=P B(P−1P)BP−1
=P B2P−1
=P DP−1 car B2 =D
= A ,
donc la matrice M est solution de l’équation M2 =A . 8. Résolvons l’équationM2 =A, d’inconnue M ∈M3(R).
• Tout d’abord, les questions 6.a) et 7 donnent, par double implication, que pour toute matrice M ∈M3(R), on a l’équivalence suivante :
M2 =A⇐⇒(P−1M P)2 =D .
• Trouvons alors, par analyse-synthèse, toutes les matricesB ∈M3,1(R)telles que B2 =D.
? Analyse
Soit B ∈M3,1(R) telle que B2 =D.
Alors d’après les questions 6.b) et 6.c), qui n’utilisent que l’hypothèse que B2 =D, il existe (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que B =
0 0 0 0 γ 0 0 0 2δ
.
? Synthèse
Soit B ∈M3,1(R).
Supposons qu’il existe (γ, δ)∈ {−1; 1}2 tel que B =
0 0 0 0 γ 0 0 0 2δ
. Soit (γ, δ)un tel couple.
Alors on a :
B2 =Diag(0, γ,2δ)2
=Diag(0, γ2,22δ2)
=Diag(0,1,4) car γ ∈ {−1,1}donc γ2 = 1, et de même pour δ
=D, donc B2 =D .
? Conclusion
Ainsi, pour toute matrice B ∈M3,1(R), on a l’équivalence suivante : B2 =D⇐⇒ ∃(γ, δ)∈ {−1; 1}2, B =Diag(0, γ,2δ).
Autrement dit, l’ensemble des solutions de l’équation B2 = D, d’in- connue B ∈M3,1(R), est
0 0 0 0 1 0 0 0 2
;
0 0 0
0 −1 0 0 0 −2
;
0 0 0 0 1 0 0 0 −2
;
0 0 0 0 −1 0 0 0 2
.
• Ainsi, pour toute matrice M ∈M3,1(R), on a l’équivalence suivante : M2 =A⇐⇒(P−1M P)2 =D
⇐⇒ ∃(γ, δ)∈ {−1; 1}2, P−1M P =Diag(0, γ,2δ)
⇐⇒ ∃(γ, δ)∈ {−1; 1}2, M =P Diag(0, γ,2δ)P−1 .
Ainsi, l’ensemble des solutions de l’équation M2 = A, d’inconnue M ∈ M3,1(R), est :
P
0 0 0 0 1 0 0 0 2
P−1;P
0 0 0
0 −1 0 0 0 −2
P−1;P
0 0 0 0 1 0 0 0 −2
P−1;P
0 0 0 0 −1 0 0 0 2
P−1
.
Calculons ces matrices :
P
0 0 0 0 1 0 0 0 2
P−1 =
1 0 −1
−2 1 1 2 1 −2
0 0 0 0 1 0 0 0 2
P−1
=
0 0 −2 0 1 2 0 1 −4
−3 −1 1
−2 0 1
−4 −1 1
=
8 2 −2
−10 −2 3 14 4 −3
donc
P
0 0 0
0 −1 0 0 0 −2
P−1 =−P
0 0 0 0 1 0 0 0 2
P−1
=
−8 −2 2 10 2 −3
−14 −4 3
,
et
P
0 0 0 0 1 0 0 0 −2
P−1 =
1 0 −1
−2 1 1 2 1 −2
0 0 0 0 1 0 0 0 −2
P−1
=
0 0 2 0 1 −2 0 1 4
−3 −1 1
−2 0 1
−4 −1 1
=
−8 −2 2
6 2 −1
−18 −4 5
donc
P
0 0 0 0 −1 0 0 0 2
P−1 =−P
0 0 0 0 1 0 0 0 −2
P−1 =
8 2 −2
−6 −2 1 18 4 −5
.
Finalement, l’ensemble des racines carrées de la matrice A est :
8 2 −2
−10 −2 3 14 4 −3
;
−8 −2 2 10 2 −3
−14 −4 3
;
−8 −2 2
6 2 −1
−18 −4 5
;
8 2 −2
−6 −2 1 18 4 −5
.
Problème 2 — Les paramètres en éventail
1. (a) Donnons une équation cartésienne du plan Pt qui passe par le point At et qui est normal au vecteur−→nt.
Soit M(x, y, z)un point de l’espace.
Alors on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt ⇐⇒−−→
AtM ⊥ −→nt
⇐⇒D−−→
AtM
−
→ntE
= 0
⇐⇒
*
x−1 y+ 1 z−t
1 1 t
+
= 0
⇐⇒(x−1) + (y+ 1) +t(z−t) = 0
⇐⇒ x+y+tz =t2 .
Ainsi, le plan Pt admet pour équation cartésienne x+y+tz =t2 .
(b) Déduisons-en une représentation paramétrique du plan Pt. Soit M(x, y, z)un point de l’espace.
Alors, d’après la question précédente, on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt⇐⇒x+y+tz =t2
⇐⇒x=−y−tz+t2
⇐⇒ ∃(λ, µ)∈R2,
x = −λ − tµ + t2
y = λ
z = µ.
Ainsi, le planPt passe par le point Ct(t2,0,0) et a pour base(−→u ,−→vt), avec−→u =
−1 1 0
et−→vt =
−t 0 1
(qui sont bien non colinéaires).
(c) Déterminons les coordonnées du projeté orthogonal du point B(1,1,1) sur le planPt.
Soit H(x, y, z)un point de l’espace.
Alors on a l’équivalence suivante :
H est le projeté orthogonal du point B sur le plan Pt
⇐⇒
H ∈ Pt
−−→BH ⊥ −→u
−−→BH ⊥ −→vt
⇐⇒
x+y+tz =t2 d’après la première question D−−→
BH
−
→uE
= 0 D−−→
BH
−
→vtE
= 0
⇐⇒
x+y+tz =t2
−(x−1) + (y−1) + 0×(z−1) = 0
−t(x−1) + 0×(y−1) + (z−1) = 0
⇐⇒
x + y + tz = t2
−x + y = 0
−tx + z = 1−t
⇐⇒
x + y + tz = t2
2y + tz = t2 L2 ←−L2+L1 ty + (t2+ 1)z = t3−t+ 1 L3 ←−L3+tL1
H est le projeté orthogonal du pointB sur le plan Pt
⇐⇒
x + y + tz = t2
2y + tz = t2
(t2+ 2)z = t3−2t+ 2 L3 ←−2L3−tL2
⇐⇒
x = t2−tz− 1
2(t2−tz) y = 1
2(t2−tz) z = t3−2t+ 2
t2+ 2
car t2+ 2>2>0
⇐⇒
x = 1
2(t2−tz) y = 1
2(t2−tz) z = t3−2t+ 2
t2+ 2
⇐⇒
x = y y = t2
2 − t
2 × t3−2t+ 2 t2+ 2 z = t3−2t+ 2
t2+ 2
⇐⇒
x = y
y = t2(t2+ 2)−t(t3−2t+ 2) 2(t2+ 2)
z = t3−2t+ 2 t2+ 2
⇐⇒
x = y
y = t4+ 2t2−t4+ 2t2−2t 2(t2+ 2)
z = t3−2t+ 2 t2+ 2
⇐⇒
x = t(2t−1) t2+ 2 y = t(2t−1)
t2+ 2 z = t3−2t+ 2
t2+ 2 .
Ainsi, le projeté orthogonal du pointB(1,1,1)sur le plan Pt est le point
H
t(2t−1)
t2+ 2 ,t(2t−1)
t2+ 2 ,t3−2t+ 2 t2+ 2
.
2. SoitM(x, y, z) un point de l’espace.
Alors on a l’équivalence suivante : M ∈ Et⇐⇒
tx + y + z = 1 x + ty + z = t
⇐⇒
x + ty + z = t tx + y + z = 1
⇐⇒
x + ty + z = t
(1−t)(1 +t)y + (1−t)z = (1−t)(1 +t) L2 ←−L2−tL1. Procédons alors par disjonction de cas sur la valeur de t.
• Premier cas : t= 1.
Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Et⇐⇒
x + y + z = 1 0 = 0
⇐⇒x+y+z = 1
⇐⇒x=−y−z+ 1
⇐⇒ ∃(λ, µ)∈R2,
x = −λ − µ + 1
y = λ
z = µ.
Ainsi, E1 est le plan passant par le point D(1,0,0)et de base(−→u ,−→v ), avec−→u =
−1 1 0
et−→v1 =
−1 0 1
(comme à la question 1.a)).
• Second cas :t 6= 1.
Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Et ⇐⇒
x + ty + z = t
(1−t)(1 +t)y + (1−t)z = (1−t)(1 +t)
⇐⇒
( x + ty + z = t
(1 +t)y + z = (1 +t) L2 ←− 1 1−t
⇐⇒
x = y − 1
y = y
z = −(1 +t)y + (1 +t)
⇐⇒ ∃λ ∈R,
x = λ − 1
y = λ
z = −(1 +t)λ + (1 +t).
Ainsi,Etest la droite passant par le pointE(−1,0,1 +t)et dirigée par le vecteur −→w =
1 1
−(1 +t)
.
3. Déterminons l’intersection du plan Pt et de l’ensemble Et. Pour cela, procédons par disjonction de cas sur la valeur de t.
• Premier cas : t= 1.
D’après la question précédente, l’ensembleE1 est le plan passant par le point D(1,0,0)et de base (−→u ,−→v1).
De plus, d’après la question 1.b), le planP1 est le plan passant par le point C(12,0,0), c’est-à-dire par le point D, et de base(−→u ,−→v1).
Ainsi, les plansE1 etP1 sont égaux. Leur intersection est donc E1 ∩ P1 =E1 =P1.
• Second cas :t 6= 1.
Soit M(x, y, z)un point de l’espace.
Alors on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et
⇐⇒
(M ∈ Pt
M ∈ Et
⇐⇒
x + y + tz = t2 tx + y + z = 1
x + ty + z = t
⇐⇒
x + y + tz = t2
(1−t)y + (1−t)(1 +t)z = 1−t3 L2 ←−L2−tL1 (t−1)y + (1−t)z = t(1−t) L3 ←−L3−L1
⇐⇒
x + y + tz = t2
(1−t)y + (1−t)(1 +t)z = 1−t3
(1−t)(2 +t)z = (1−t)(1 +t)2 L3 ←−L3+L2. Calcul du dernier coefficient :
t(1−t) + (1−t3) = t(1−t) + (1−t)(1 +t+t2)
= (1−t)(1 + 2t+t2)
= (1−t)(1 +t)2.
Commet 6= 1 donc 1−t 6= 0, on obtient alors l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et⇐⇒
x + y + tz = t2
(1−t)y + (1−t)(1 +t)z = (1−t)(1 +t+t2) (1−t)(2 +t)z = (1−t)(1 +t)2
⇐⇒
x + y + tz = t2
y + (1 +t)z = 1 +t+t2 L2 ←− 1 1−tL2 (2 +t)z = (1 +t)2 L3 ←− 1
1−tL3.
? Premier sous-cas : t=−2.
Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et⇐⇒
x + y − 2z = 4 y − z = 3 0 = 1.
Ainsi, l’intersection du plan P−2 et de la droite E−2 est vide.
La droite E2 est donc parallèle au plan P−2.
En effet, elle est dirigée par le vecteur −−→w−2, qui est combinaison linéaire des vecteurs −→u et −→v−2 formant une base du plan P−2 :
−−→w−2 =
1 1 1
=
−1 1 0
+
2 0 1
=−→u +−→v−2.
? Second sous-cas : t6=−2.
Dans ce cas, on a l’équivalence suivante : M ∈ Pt∩ Et⇐⇒
x + y + tz = t2
y + (1 +t)z = 1 +t+t2 (2 +t)z = (1 +t)2
⇐⇒
x = t2 −y−t(1 +t)2 2 +t y = 1 +t+t2− (1 +t)3
2 +t z = (1 +t)2
2 +t
⇐⇒
x = t[t(2 +t)−(1 +t)2] 2 +t −y y = (2 +t)(1 +t+t2)−(1 +t)3
2 +t z = (1 +t)2
2 +t
M ∈ Pt∩ Et ⇐⇒
x = t(2t+t2−1−2t−t2)
2 +t −y
y = (2 +t+ 2t+t2+ 2t2+t3)−(1 + 3t+ 3t3+t3) 2 +t
z = (1 +t)2 2 +t
⇐⇒
x = −t 2 +t −y
y = 1
2 +t z = (1 +t)2
2 +t
⇐⇒
x = −1 +t 2 +t
y = 1
2 +t z = (1 +t)2
2 +t .
Ainsi, le plan Pt et la droite Et s’intersectent en un unique point, qui a pour coordonnées
−1 +t 2 +t, 1
2 +t,(1 +t)2 2 +t
.