Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository
Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:
Labeau, G. (1962). La consommation touristique (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté des sciences sociales, politiques et économiques, Bruxelles.
Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/215497/1/709791a4-87a9-460e-a36d-7b55397051ee.txt
(English version below)
Cette thèse de doctorat a été numérisée par l’Université libre de Bruxelles. L’auteur qui s’opposerait à sa mise en ligne dans DI-fusion est invité à prendre contact avec l’Université ([email protected]).
Dans le cas où une version électronique native de la thèse existe, l’Université ne peut garantir que la présente version numérisée soit identique à la version électronique native, ni qu’elle soit la version officielle définitive de la thèse.
DI-fusion, le Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles, recueille la production scientifique de l’Université, mise à disposition en libre accès autant que possible. Les œuvres accessibles dans DI-fusion sont protégées par la législation belge relative aux droits d'auteur et aux droits voisins. Toute personne peut, sans avoir à demander l’autorisation de l’auteur ou de l’ayant-droit, à des fins d’usage privé ou à des fins d’illustration de l’enseignement ou de recherche scientifique, dans la mesure justifiée par le but non lucratif poursuivi, lire, télécharger ou reproduire sur papier ou sur tout autre support, les articles ou des fragments d’autres œuvres, disponibles dans DI-fusion, pour autant que :
Le nom des auteurs, le titre et la référence bibliographique complète soient cités; L’identifiant unique attribué aux métadonnées dans DI-fusion (permalink) soit indiqué; Le contenu ne soit pas modifié.
L’œuvre ne peut être stockée dans une autre base de données dans le but d’y donner accès ; l’identifiant unique (permalink) indiqué ci-dessus doit toujours être utilisé pour donner accès à l’œuvre. Toute autre utilisation non mentionnée ci-dessus nécessite l’autorisation de l’auteur de l’œuvre ou de l’ayant droit.
--- English Version ---
This Ph.D. thesis has been digitized by Université libre de Bruxelles. The author who would disagree on its online availability in DI-fusion is invited to contact the University ([email protected]).
If a native electronic version of the thesis exists, the University can guarantee neither that the present digitized version is identical to the native electronic version, nor that it is the definitive official version of the thesis.
DI-fusion is the Institutional Repository of Université libre de Bruxelles; it collects the research output of the University, available on open access as much as possible. The works included in DI-fusion are protected by the Belgian legislation relating to authors’ rights and neighbouring rights. Any user may, without prior permission from the authors or copyright owners, for private usage or for educational or scientific research purposes, to the extent justified by the non-profit activity, read, download or reproduce on paper or on any other media, the articles or fragments of other works, available in DI-fusion, provided:
The authors, title and full bibliographic details are credited in any copy;
The unique identifier (permalink) for the original metadata page in DI-fusion is indicated; The content is not changed in any way.
It is not permitted to store the work in another database in order to provide access to it; the unique identifier (permalink) indicated above must always be used to provide access to the work. Any other use not mentioned above requires the authors’ or copyright owners’ permission.
In Vo
>S.
r
I
FACULTE DES SCIEïïCBS SOCIALES, POLITIQUES et EGONOiilQUES
ECOLE DBS SCIEIICBS POLITIQUTIS & SOCIALES.
L'épreuve publique pour l'obtention du grade scientifique de Docteur en Sciences Economiques et Financières de Monsieur Gérard L A B E A U , Licencié en Sciences Economiques & Finan cières, aura lieu le
dans les locaux de la Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Economiques, 48, Avenue F.D. Roosevelt à Bruxelles
5-M. Gérard LABEAU présentera et défendra publiquement une dissertation originale intitulée :
" La consommation touristique"
et une thèse annexe intitulée :
" Un des soucis principaux de la démocratie économique est d'assurer l'expansion maximum. Le principal danger qui la menace est la tentation de vouloir réaliser cette expansion par des méthodes non démocratiques ".
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
O CET OUVRAGE N'ETANT PAS “
SAKS LE DOMAINE PUBLIC, ÏIE PEÜT ETRE COMMUNIQUE
QU'AVEC V AOTORISATIOM DE L'AUTOUR,,
000000000000000000000000000000000000000-lÈ[t
0 0 0 0
I TABLE DEP lÆATIERES. j
lOTROûUCTION
?RE.;IIERE PARTIE : ASPECTS DTAAAI'^UES DU TOURISI.IS.
: ÇHPiïîî9lL§îè?ÏSTi2yi_Dy_îoyRis:_iE.
A. Définition statistique du tourisme et du touriste.
B. Définition niscro-économique de la consommation touristique. C. Techniques actuelles de dénombrement statistique du phénomène
touristique.
D. Aspects normatifs de la mesure idéale du tourisme. 9l2S2i;tre_II. : : IA_B.qI^^NÇE_T0yRI3TI2y^
A . Bé£enses_des__ touriste s . ranger s_ en .Belgique^ 1. fléthode de calcul.
2. idontant des dépenses touristiques des étrangers pour l’année 195^.
_5. Etablissement d’un indice de quantité sur la période 1948-1960.
4. Etablissement d’un indice de dépenses. 5. Etablissement d’un indice de prix.
6. Dépenses des touristes étrangers en Belgique. (prix courants)
V. Dépenses des touristes étrangers en Belgique. (prix constants)
8. Dépenses des touristes étrangers en Belgique durant l’année 1959.
1. i'4éthode de calcul,
A. Evolution du nombre de nuitées passées par les Belges à l’étranger.
Indice de dépenses des Belges à l’étranger, 4. Calcul de l’indice des services touristiques.
9. Evolution en valeur des dépenses des Belges à l’étranger^ 6. Dépenses des Belges à l’étranger au cours de l’année 1954,
dans huit pays européens. 7. Dépenses à prix constants.
8. Détermination de la consommation privée.
Cha’oitre III; lOVOLÜTIOli PâS,SEE ET PERSPECTITES FUTURES DE Lâ
---A. Analyse ce l'évolution de la consomreation privSe de services touristiques.
B. Relation entre l’évolution ce la consommation touristique et celle du revenu disponible.
G. Prévision des dépenses touristiques des Bel£,es.
D. Evolution comparée du tourisme,des loisirs et du produit national brut au cours de la période 19^8- 1970.
DEUXIEiE PARTIE ; imLO’üES ASPECTS CTATIOUES DE LA COUSOiS'ATION
■"—--- --- —--- ---—“—
Chapitre IV ; CARA.CTERISTIQUES D’UiE.- EPOUSTE PAR SOEEACE ER ---
---A. Remarques sur la composition de l’échantillon.
L. Est‘'.mation du caractère représentatif de l’échantillon. 1. -icp rtition par "rovince.
L. La. ■ ■rofessio.n. 3. Le revenu.
Chapitre V ; L’ELDROÏT lES VACA CES. .A. Les facteurs ocononiques.
Mm mm mmt am mmm wmm n* mm «w . ' ■ mr. M. m mm mm mmm mm mm mm m^i mm mm twm
1. Le revenu du consommateur touristique. 2. Les autres facteurs économiques.
A. Le niveau de vie général du 0337-3.
B. La situation en matière de balance des paiements.
C. Le coût de la vie touristique des pays environnants.
ü®-2ÎË^ï!Ë„.&Z2l,î!Ë£lîî2Ë-ËË‘’
1. La latitude du 'oeys émetteur et récepteur.
2. j.es ressources touristiques propres au pays considéi^ 3. La forme d’urbanisation du pays considéré.
?i5Ë..lË2-;Ë'T-ï!Ë_2ËZ2îî22Ë22î2i2Sii2'ÜËË*
1. L’âge
2. La nrofession 3. La durée
Chegitr?-: VI DEL VACâl'iCEE.
A. Importance ce la concentration saisonnière.
Jj. Conirontation de la réalité et des désiré exprimés. C, Analyse théorique des problèmes ce rentabilité
cconoriqn.e en fonction'ce l’étalement des vacances. D, Les facteurs e:ci'>licatifs du moment des vacances.
1. La liberté de choix. 2 «La "irofGssion.
3. Le revenu
ïï. Hau'ort entre le nonent des vacances et le moyen de transport employé.
I . x^ap- ort entre le moment ces vacances et le ty e d ’ liébeTi,eBient ad opté,
A. 7'urée ces vacances dans les pays d’Europe Occidentale. L. Opinions générales a sujet de la durée des vacances. G. riuelques facteurs explicatifs de la durée.
1. La durée selon l’âge et le revenu 2. La durée selon la -profession.
A. Importance rc touristinu.e.
L’HE,ÜBVC'Eî:5i'!T.
lative des différents modes d’hébergement B. Comparaison entre le littoral et l’Ardenne.
C. L’hébergement toi:ristique ces Belges à l’étranger. D. Comparaisons internationales en m.atière d’hébergement
touristique•
L. U.-’lqu.es facteure ex'iilicatifs du. mode d’hébergement* 1. Le mode c’hcbergemsnt en fonction de la grandeur du
ménage.
2. Le raoce d’hébergeme.nt en fonction du revenu» 3. le üiocc r’hebergement en fonction ce la ( urée. P. ]uelou.es aspects particuliers.
1. Le camping-caravaning.
2. La création de Iioubs de vacances.
Chogitre^IX
k. L'ir portanee relative de s mOj’-ens de transports touristiques.
D. Quelques facteurs esq^licatifs du choix du. mode de transport touristique,
1. L'âge. 2. La durde. 3. Le revenu.
C. îiChema ce prograni e linéaire applicable aux entreprises de transport touristique.
Cha]2itre -7* LA DLP3N&S TOUhISTIQÜl
4. Caractéristiques de la distribution des dépenses tour.istiques.
3. La dé^pense touristicue selon 1e type de vo^^'age, C. La dépense selon la durée,
D. La dépense selon l’endroit, ïï. La dépense selon l'nebergement.
1'. La dépense selo.n le moyen de transport. G. La dépense selon l’age^
II. La dépense selon la profession, I, La dépense selon le revenu.
J. La dépense touristique avant le départ. Conclusion générale.
Bibliographie,
Liste des tableaux.
Ce préambule vise moins à justifier le choix du sujet qu’à le situer dans la pensée économique en général.
Longtemps, semble-t-il, le loisir a été confondu avec l’oisiveté J il constituait de ce fait ime activité (ou plutôt un manque d'activité) contraire à l'efficience des impératifs productivistes. Le loisir semble une notion peu utile à l’expan sion économique, qui constitue des credos généralisés de la doctrin.e économique d’aujourd'hui, quelle que soit d’ailleurs son option, marxiste ou capitaliste.
Cependant, alors que B'éhm-Bawerk mettait en évidence l'intérêt de longs détours techniques pour arriver au stade final de la production, et que Boujrastié caricaturait ce raisonnement en prétendant que "c’est en lisant le plus qu’on pèle le mieux les pommes de terre", il est permis de penser dans le même ordre
d'idées, que le loisir est une des conditions nécessaires au travail productif.
L’étude des loisirs et du tourisme est déjà introduite dan^ les préoccupations des sociologues, principalement^einc qui étudient les pays à très haut niveau de vie. (1)
La mensuration économique débute. La quantification du phénomène, base valable d'étude scientifique, doit être entreprise pour répondre à la nécessité de connaître une forme de vie et de civilisation neuves. Elle doit l'être aussi parce que la civilisa tion des loisirs constitue une finalité considérée comme louable par toutes les doctrines socia,les, bien qu'elle le soit peut-être
(-1) Th. Veb len ; The theory of the leisiire class.
sociologiq.ue du tourisme, forme de consommation de loisir, se situe dans le fait q.u’il doit constituer un des buts de la pro ductivité, un des buts de l’activité économiç[ue. Il n’est pas vin obstacle ,à l’expansion, il en est un des mo3rens, ClmçLue moment de l'histoire des hoîmues a sa signification, sa spécifi cité aussi.
Le droit au travail, affirmation et revendication du XILIe s., se volt coraplété dans l’entre-deux guerres, par la notion
de plein emploi activé par des mesures adéquates. )
Si cette découverte constitvia et constitue encore aujourd’hui un des buts moraux impérieux de toute politique
économique, il n’est pas trop tôt non plus pour affirmer le.droit au loisir, au temps libre, et à la possibilité matérielle d’en assurer une consomvTation valable.
A chaque période correspondent des moyens techniques permettant un cex’tain niveau de vie. La disposition du temps libre doit être la suite logique de la productivité technique conjuguée à la- solution rationnelle des problèiiies sociaux.
L’optique de la consomma-tion a constitué dans ce tra- ^ vail, l’impulsion fondamentale de l’analyse du phénomène touristi
que.
Il paraît sain en général d’accorder la suprématie à la oonsoniDmtion plutôt qu’à la production. L’économie de marché est-elle d’ailleurs autre,chose que cette suprématie ? Et les finalités lointaines de l’économie planifiée ne considèrent pas non plus la production comme une fia en soi. La planification est
aléatoire dans les estimations q^uantitatives. (1)
Oette reimrque n’atteint pas la pertinence de,la teohni- q.ue de planification en matière économiq,ue. Elle n’a d'ailleurs pas ce but, mais vise à développer l’idée q.ue le choix du oon-> sommateirr est un impératif de politiq.ue q.ui doit avoir le pas sur d’autres, à conditions égo,les de développement éconoraiç[ue.
l’abandon de ce choix peut s’accepter temporairement en vue de se permettre des choix pl^ls larges dans l’avenir.
) la suprématie des phénomènes de consommation sur ceux de la production se situe dans la ligne des raisonnements key- nesiens o[ui mirent à jour les dangers de la soiis-consoraiimtion.
l’intérêt poxir les consommations à cara,ctère superflu telles que le tourisme dépasse l'objet strict des préoccupations économiques et .s'intègre dans une philosophie plus large inspirée par le souci d’ass\irer le mieux possible le bonheur matériel
permis aux horimies par les moyens techniques d’iroe époque détermi née .
Trop souvent encore, l’idée semble persister que les problèmes représentant le contraire du tra^vail, et le tourisme en est un antidote marquant, sont d'un intérêt mineur, voire peu sérieuse.
O’est perdre de vue que le tourisme est un. phénomène de masse spécifique de notre temps d’après-guerre, bien que les auteurs s ’ évertuent s ouvent à le DTaire remonter au XIXe ou au XyiIIe siècle, à l'époque où. J.J. Rousseau mit le goût de la nature sauvage à la mode. C’est remonter à la fois trop loin et
(1) Voir à ce sujet î
J.Y. Calvez' ! Le revenu nationaJ. en U.R.S.S.' (SedesîParis 1956) J, liirchal : Econo.i.Tiie politique .Tome I.Chap.sLes besoins
et la consommtion (Ifedicis - Paris 1954)
Le souci de l’économie tourlstiq.ue est très anoien_^raais ses aspects se posent en termes très neufs.
En effet, Xénophon déjà discute des avantages éconoraiq.ues qu’Athènes peut retirer de ses visiteurs étrangers. Il recorajüande que des hôtels soient construits par l'Etat, à l'aide de fonds publics. (1)
L’intérêt indéniable du phénomène, allié à son caractère hautement actuel, ont paru des raisone su^Diisantes pour se livrer à une étude quelque peu approfondie.
S'il faut ainsi conclure en essayant de définir im état d'esprit propre à l’étude scientifique du phénomène touristique, on pourra souscrire airs trois propositions suivantes s
1° - les conditions historiques expliquent et justifient une consoimnation importante des loisirs, qu’il serait, erroné de freiner sous prétexte de productivité accrue ( ce serait là \me vue paternaliste de certains problèmes d'économie sociale), (2)
2° - les mécanismes économiques sont tels que la consommation touristique permet des équilibrations dans la distribution géographique du revenu national, tant sur le plan inté rieur que sur le plan des échanges internationaux.
5° - la prospérité du tourisme est conditionnée par la paix politique et sociable, mais le "déplacement des hommes à la recherche des consommations" est aussi une cause de maintien de cette paix. (3)
(1) Référence signalée dans G. 0gi3,vie î The tourist movement
(London 1933)
Xénophon î Le Veo bigalibiis : The Athenian Constitution Public
f inance,
(2) On sait en effet que les secteirrs patronaux refusent souvent d'admettre l’hypothèse prévisionniste d’ime réduction impor tante de la dvirée de travail. Ils essayent d’éviter inconsciem ment ou conscierjmient im phénomène défini en sociologie, sous le nom de "prédiction accélératrice",(voir H, Jaune : Cours de
sociologie générale). (3) Titre donné par J. Morini - Conby dans une étud.e sur le
sujet; ïdsldo dans la faible inforaatîon oonoemant les problèmes touristiq.ues.
le phénomène étant lui-mê:ûTe assez neuf, son étude l’est encore pl\as« C’est d’ailJ-eurs, à,notre oonoaissanoe, à.Monsieur G-, Jacqueri^sj, Professeur à l’U.l.B., q^ue revient l’honneur d’avoir été le premier en Belgique à présenter des études concernant le phénomène toincistique, dans des enquêtes effectuées sous sa direction par l’I.îT.S .0.0.
Vient ensuite une monographie remrquable des auteurs 0. Van Neste et Beolercq intitulée î "Kust en Hinterland".
L'n dehors de ces .ouvrages, l’étude du phénomène toiuristique en Belgique ne s’est guère manifestée.
les promoteurs de la recherche se situent principalement en Suisse, en Allemagne, en Italie,
Ceci résulte du premier stade dans la découverte du tourisme, où celui-ci est apparu comme ressource parfois impor tante de devises étrangères,.Cette conception, liée à un prag matisme éoonomque précis, l’apport monétaire et son influence sur la balance d® paiements, doit dtre dépassée aujoirrd’hui. l’étude du tourisme en tant que phénomène caractéristique de la consommation- de notre temps a utae résonance plus large et surtout plus humaine, que dans le cas de sa localisation réduite à une situation de faote\rr de redressepient d’mi équilibre fnianoier.
la Belgique est un petit producteur de services touris tiques, mais gros consoinmateur international en raison d’un niveau de vie relativement élevé, d’une surface territoriale
exiguë et sxirtout d’obstacles climatiques certains.
C’e^t •lOurqT’.oi le T)résenî. travail a tenté ce ■ cfinir la consonmatlcn t ourist lotie, c'en examiner toutes ses modalités, (?e la quantifier, c e l’insérer cans l’ensemble cîe la consororaation ou d’autres grandeurs économiqu/s, d’en déterminer l’évolution dans l’après-guerre, et d’en entrevoir les perspectives d'avenir en l’intégrant dans l’ensemble ce l’évolution future des loisirs.
Les chapitres se répartissent en deux parties s les aspects dynamique.s et les aspects statiques de la consommation touristi
que. Dans un plan initial, une étude a long terme du développement touristique en Belgique avait été prévue dans la oremière partie
(depuis 1900). Il s’est toutefois révélé en cours de travail que, malgré l’existence de renseignements partiels parfois très
intéressants, il fallait renoncer à l’élaboration ■'^alable du phénomène touristique avant IS'+O en -uelgiq’-e.
Le rési-’ltat de l’analyse détaillée des données pour la Belgique a été confronté et comparé souvent avec des données en ■■'rovenance d’autres pays en vue d’arriver à dégager soit des constantes de comnortement, soit des phénomènes é onomiques plus généraux caractéristiques de la consommation touristique.
&i le lecteiir es'-imait que ce travail ait pu représenter une contribution positive à la connaissance des loisirs des
hommes, l’auteur s’estimera heureux d’37- avoir consacré les siens.
oOo---PAHTIE
LYilAi:i.}ïr^ 17, Lâ GONLO*^..ATÏON ÏOUiil&ÎIQir
Cette preraière partie constitue une tentative en vue de déterminer l’évolution du pliénonéne touristique dans l’après- guerre .
Cette ontique dynamique est absolument indispensable à la compréhension du tourisme. 3.,’accélération de l’histoire y
oblige, les phénomènes wociaux ou économiques se modifient vite en dix ou quinze ans. Cette étude de l’évolution est encore
plus indispensable lorsqu’il s’agit d’étudier dans le déroulement historique accéléré, un phénomène qui, tel que le tourisme, aune vitesse d’évolution relative encore plus rapide que celle de
l*évolution générale.
L’importance de ce dynamisme serait moins grande s’il s’a gissait, comme dans bien des cas d’expansion de nouveaux types de consommation, d’une phase initiale, d’une sorte de boom
rapidement saturé, i.ais le tourisme n’étant pas un. bien durable, sa consommation est sans cesse appelée à se renouveler et à
a;,T:'>elées à un spectaculaire avenir, plus encore que par le )assé.
Initialement, l’intention avait été de réaliser un in dice d’évolution du tourisme remontant à 1900 afin d’examiner les fluctuations à long terme. Il a fallu hélàs, renoncer à ce projet.
Certes, bon nombre de 3,’enseignerients existent mais ils sont de nature sporadique on incomplète. CertainevS séries
chroi olopiques sont suscentibl-s sans doute d’intéresser l’his torien, mais l’ensemble disponidde est insuffisant pour permettre l’établissement (‘‘e données valables en d’une étude économique C’eût ( té de la postvision imaginative5 non dépourvue d’agrément sans doute, mais ne permettant pas d’analyse économique utile.
C’est pourquoi l’étude du tourisme et de soi évolution n’a pas remonté au delà de l':;9C. Il n’est nas erroné de penser nue 1’avant-guerre et l’après-guerre sont,en matière ce tourisme, tellement difiércnts, au’on peut admettre l’idée d’un hiatus pro fond dans l’évolution du nhonomène. Le début du tourisme de masse
(1v38 en j-.elgique) n’eut guère l’occasion de prendre de l’anraleur en raison de la tapide annaritîon du conflit mondial.
irois chapitres constituent l’objet de cétte première partie.
Le premier se nronose d’aboutir à la ciélimitation statis tique du phénomène touristique ; il examine la notion de tourisme, recherche l’unité statistique la meilleure en la matière, et propose une te clinique de mensuration.
Le deuxième vise à déterminer la balance touristique de la Lelgf.ique au cours de la période considérée. Il constitue
vigueur dans dif: érents U83’’s pour calculer la balance touristique est souvent un obstacle à la. coinparebilité des données.
Le troisième chapitre analyse la consomioation touristique belge 5 la nature de son évolution, ses relations avec l’évolution du revenu national, et essaie de dégager les tendances futures du tourisme. Il s’agit d’une mise en oeuvre ccononétrique à partir Ce séries c.hronologioues dont la technique de calcul n’a pas été décrite exiiaustivement, mais développée plus succinctemen'.
CHAPITRE I.
DEi'IÏTITICW STATISTIQUE DU TOüRISMR
L’analyse du phénonène touristiq.ue à la sunCace du globe se heurte à de oriantes difficultés statistiques. La plus importante est constituée dans de nombreux cas par l’absence com plète d’informations. Le manque de possibilités de pomparaison valable en est une autre. Deux causes l’expliquent : les différen ces de définition acceptées en ce qui concerne la notion de
touriste,et les techniques statistiques de dénombrement, diffé rentes selon les pays. Il existe enfin une troisième difficulté î
la carence quasi complète en ce qui concerne la détermination en valeur, au niveau macro-économique, de la consommation touristique d’une nation.
Avant de discuter de résultats statistiques, il importe donc de mesurer, et avant de mesxirer, il importe de définir ce que l’on désire mesurer.
Le domaine des loisirs, et le toinrisme en est un, se cerne beaucoup moins facilement qu’une autre activité de consonv- raation. Les problèmes de définition y sont plxis nuancés.
En matière de consommation alimentaire ou textile par exemple, les définitions sont en général simples au point de n''^tre pas discutées. l'ials la définition des loisirs est beaucoup plus floue. L’assistance au sacrifice de la.messe est-elle une activité de loisir ? L’hébergement de l’homme d’affaires à Paris est-il touristique ? L’étudiant étranger est-il touriste ? Le repas
consoraraé en vacances relève-t-il de la consommation touristique ? (Il faut manger de toute façon)
En cette matière, noribreuses sont les propositions des différents auteurs s’étant préoccupés de la question. La
confrontation des définitions a déjà fait l'objet d'études nuancées, sans qu’un accord universel ait pu dominer, (1)
L'examen de ces nombreuses définitions ne sera pas repris ici, sauf les plus usitées d'entre elles et notamment celle de l'O.lT.U. qui régit l'établissenient actuel des statistiques
en matière de tourisme international.
Les définitions sont Inspirées par des motivations sociologiques, économiques, psychologiques. Elles divergent à la fois sur la notion de touriste et la notion de toinrisme.
Huile part, ni à auoim moment cependant, ne s'est révélé le souci d'arriver à une définition de ces notions en vue de leur insertion dans un contexte macro-économique en les ins crivant dans un cadre de comptabilité nationale.
D'\me manière générale, les diverses définitions existantes admettent que le tourisme conoem.e, tant les étrangers que les nationaux, à l'exception de l'O.H.U, (reprenant la S.D.H.) C'est précisément cette dernière qui constitue la principale
source de renseignements au niveau international. Dans les annu aires statistiques de l'O.H.U., dans ceiax de l’O.E.C.S., le seul tourisme est celui des étrangers.
Cette définition de la S.D.H. date de 1956? elle établit une nomenclat\n*e presque exhaustive des catégories de personnes à classer comme touristes :
(1) Voir à ce sujet : Liolcorish and Kershav/ : "The travel Trade"
• p, 8 et suivantes
(London 1958)
G. Tidertian s "De economische betekenis van het Vre.emdelingen-verkeer voor Nederland" (p.11,12,13 - La Hayed959) W. Hmiîaiker, K.Krapf ; G-rundniss der Algemeine Eremdenverkehrs-
lehre" p.lO (Zurich 1942)
pour des raisons de famille, de santé, etc...
2 - Les personnes se rendant à des réunions ou en mission de toute sorte (scientifiq.uea, adjfiinistratives,
diplomatiques, religieuses, sportives, etc...) 3 - Les personnes en voyage d’affaires.
4 - Les visiteurs en croisière ma,ritime, m^me lorsque la durée de leur séjour est inférieure à 24 heures. Ges derniers devraient être coraptés dans un groupe à part, au besoin sans distinction, suivant le doraicile liabituel.
Ne sont pas à considérer coimne touristes notamïïent s
1 - Les personnes arrivant avec ou sans contrat de travail pour occuper emploi dans le pays ou y exercer une activité professionnelle.
2 - Autres personnes venant fixer leur domicile dans le pays.
5 - les étudiants, jeunes gens dans les pensionnats ou écoles.
4 - Les frontaliers, personnes domciliées dans un pays et travaillant dans un autre.
5 - Les vojrageurs en transit, sans arrêt dans le pays, même si leur traversée prend plus de 24 heures."
En 1954» à l’O.N.ü. un critère de dxmrée avait été
ajouté. "A Tourist is in general aany person staylng in a foreign oountry from 24 hours to six months v/ithout distinction as to race or religion".
Il y a trois inoonvénients à cette définition:
q.ue, La comparaison des données entre elles pourra ne pas avoi:? beaucoup de sens. LeLieclitenstein sera relativement un grand consommateur de tourisme, puisqu’en raison de l’exiguïté du territoire, la qiiasi totalité des citoyens iront à l’étranger. (1)
2 - Son caractère incomplet résulte aussi de ce qu’elle ne vise qu’à dénombrer les touristes sans se proposer de déterminer en valeur le niveau de l£i consommation touristique.
5 - 1313.6 comprend 3.es personnes en voyage d’affaires. A ce sujet, il y a lieu de signaler simplement ici que la question de cette inclusion est controversée par les diverses définitions existaj.ites. La tendanpe dominante semble être toutefois celle de Hunziker et Krapf ; " Frerndenverkebr ist der InbBgriff
der Beziehungen und Erscheinungen die sicb aus dem Aufenthalt Ortsfrerader ergeben, sofem duroh den Aufenthalt keine
Niederlass'ung begrtindet wird oder damit keine Erv/èrbstàtigkeit verbunden ist".(2)
La justification est généralement la suivante : le voyage d’affaires est à l’origine d’une dépense assimilable à la dépense touristique (même t^’pe de consommation) mais il est aussi à l'origine d'une contre-partie, le prélèvement d’une
commande. Ce type de consoma.Tiation toiu?istique ne serait donc pas pur, il .ne s'agirait pas d'une dépense nette, mis plutôt d’une sorte d’investissement momentané, générateur de prélèvement et de déboxrrs futurs. Cette nuance semble assez subtile, voire spécieuse, car sa finalité apparaît peu justifiée.
(1) Voir à ce sujet ; (2ha.pitre V, "L’endroit des vacances" (■2) Hunziker, Krapf ; Grundriss der Algemeine
dans le dénombrement du tourisme s’appn^^ent surtout sur l’absolue identité de comportement, sur le fait q.ue poxir le producteur
de services touristiq.ues, il n’y a aucune différence, et sur la grande difficiilté, q.u’il y a .dans ces oonditiojis, .à isoler les devDC catégories : voyagé d’agrément et voyage d'aiüfaires*
De nombremc débats à différents Congrès de l’A.I.E.S.T, (1) ont opiDOsé ces deinc tendances.
Il semble cependant q.ue l’optique de la Con^tabilité nationale permette de résoudre parfaitement ce problème, selon le raisonnement q.ui suit.
la production de services touristiques vend à la demande finale (la consommation touristique, ■une partie de la consommation privée) et à la demande intermédiaire (aur entreprises, pour les voyages d’affaires). C’est le processus de financement qui est
déterminaj;at, l’entreprise ou le particulier. Dans le cas des voyages d’affaires, la consomraation touristique est \m coût de l’entreprise et ce poste ne sera pas repris dans le montant de la oonsoraraation privée de services touristiques.
Cette obseivation mène à la notion de contenu de la consomjmtion touristique. Qu’est ce que le totirisme et que représente la consommation touristique dans la consommation privée ?
Le Système Normalisé de Comptabilité Nationale (2) ne contient pas la rubrique s "Consonmiation touristique" comme telle, si ce n’est pour ime partie, celle relative a\nc "dépenses person nelles à l’étranger"(5)
(1) "Association Internationale des Eîqjerts Scientifiques du ïourisme" fondée en 1948 - Siège î BERNE.
(2) O.E.C.E, Paris 1952, Système normalisé de Comptabilité nationale.
la oonsoîmioation touristiq.ue telles q.ue : horeoa (1)divertis sements , transports.
ïïn fait, le système normalisé contient la totalité de la consorajmtion touristique, mais celle-ci est ventilée selon une optique de production de services, d’hébergement, de trans port, de spectacles, etc...
Un des soucis de cette étude sera de déterminer à quoi correspond la consoimmtion touristique du point de vue de la
deîiiande. Il AU:AA 1^®, A.®.QOn^A'iM^jA®îl
une uniqité de motivai on qui A A®AA A®;
fois^ jLAiïï^^^ AA AA A®AAA AA structure
At_Ai^ AXolA.ti<?l AA¥L AA teiT^s.
0‘est parce que les facteurs explicatifs se trouvent surtout du c6té de la demande, qu’il faut reconstituer la
ooiaposition raaoro-oconomique du tourisme en partant de la notion de consommation.
B. - DjiUïüTIÏIOn mCRO-ïilGOîIOMrQUB DE IA C0j!U02mTïa';f TQORISBIQUE :
La comptabilisation devra distinguer. dive3?s cas ? les nationa'ux dans leur pays, les nationaux à l’étranger, les étrangers dans le paj^s,
La consommation toviristique comporte essentiellement trois parties j le transport, 1'hébergement, les divers (specta cles, souvenirs, etc.,.),Leur calcul sera différent suivant qu’il s’agit de nationauîc ou d’étrangers.
comprend les dépenses de tran.sport, lo, consoraj'iation iioreoa, c • es‘b-à-dire**les dépenses effecbuées dans les hô'bels, restaurants, etc... dans la mesirce où elles dépassent le prix do détail des produits alisientairos, des boissons et du tabac oonsortDaés, les poircboires sont compris dajis ce poste" (1), consoiroiation du poste "divers" (divex-tissements, visites ^ souvenirs, etc.,. )
étrant^ers dans le pays ; leur oonsoEcmtion touris- tiq.ue représente la, totalité des dépenses de tous les etrangers, quel que soit le raoti:? du voya.ge (a:d'?aires ou tourisme). Ce poste représente l’acti:? de la, balance touristiq.ue. (2 )
imtionau:c à l’étranger : Ici la distinction ne por^be pas sur l’objet consoîiiiné, oomrae dans le premier cas, où l’on sépare la, consommation a.liiîientaire en : 1° ooùt au prix de détail
2° coût du service horeca.
Il faudra séparer ici selon la motivcition du voyage, les voyages d’affaires sont des dépenses de l’entre prise, Les dépenses persoimelles à l’étranger (5) représentent l’ensemble des dépenses faites ,j>ar les particuJLiers. Le total des deux î voyages d’affaires et dépenses personnelles, constitue le poste passif de la balance touristiq,ue.
La, oombinaison des q.utmtites intervenant dans la descrip tion de oes trois cas ci-dessus aboutit aine 7 éq.ua,tiaLis suivantes;
il) Systèiiie normalisé de Comptabj.lité iTationn,le ; p.56 (Û.E.O.S, Pax-is 1952) (2) C’est le poste l.d. du tableau X, Système non allaé.
La production des services touristiq.ues en Belgique est la somme de la consomniation des étrangers, quel que soit le raotif de leur voyage, de la consoimnation touristique des entre prises belges en Belgique (voyage d’a:?iaires des Belges en
Belgique) et de la consomiaation touristique privée des Belges en Belgique ^^pje dernier poste ne correspond pas tout à fait au total, des dépenses do consommation; il est égal à ce total
diminué de la valeur de la consommation alimentaire calculée au prix de détail.
C^B(B) =0^^B(B) +C^^B(B)
La consonmoation touristique des Belges en Belgique est égale à la somme de la consommation toim'istique des entrepri ses et des particuliers.
B ( E ) » 0^ ^ B ( E ) + 0^ P B ( E )
La consommation touristique des Belges à l’étranger est égale à la somme des dépenses touristiques des entreprises et des particuliers.
0^. B « B ( B ) + B ( E )
La consommation touristique belge est égale à la somme de la consomiiiation touristique des Belges en Belgique et à
l’étranger.
(1) Par "consommation touristique des entreprises belges" il faut entendre l'achat du sei*vice HORECA uniquement; non pas celui du transport. Horeca est fondamentaleraent un producteur
13 ( S )
Lu t)oint c.e vue de la balança des :^aiemeiitS5 le poste actif correspondant à une exportation est égal au montant des d.penses effectuées par les étrangers en Belgique. Le poste nas'.sif correspond à une importation et est représenté par l’en semble des dépenses des Belges à l’étranger, (quel que soit le motifs affaires ou tourisme).
G. B = C. B ( B ) + G. L ( B )
t P t P t P
Un post: très inportant, est le montant de la consommation touristique privée. C’est lui qui constitu.era le princinal objet de notre étude narce qu’il correspond le mieux à la motivât'on qui cor.m.ande la consommation touristique. G’est lui qui doit être ra.-'porté à d’autres grandeurs macro-économiques, telles que l’en semble des dépenses de consomination, le revenu national. On
trouvera la quantification de ces diverses catégories dans les chapitres II et IIÏ.
TOUBISTI m, s
Ici égalèrent, l’accord sur le plan internationrl est loin d’être mianime. (1)
(1) Le lie Congrès de l’â.I.E.S.T. fut consacré à l’examen théorique et aux comparaisons internationales en matière de statistique touristique (voir les mméros de la "Revue de Tourisme" de
aux frontières, le relevé des nuitées, l’enq.uête par sondage. Des sources secondaires d'informtion peuvent aider à la connaissance du phénomène s visas, passeports, devises déclarées en cas de contrôle des changes. Ces sources se taris sent cependant avec la libéralisation des échanges de personnes.
On a voulu maintes fois opposer une techniq.ue à l’autre en raison d’avantages ou de désavantages. Cette opposition est d’autant plus curieiise q.u’il est évident q.ue chacune d'elles
résout des problèmes différents. Au lieu de s’opposer, elles sont complémentaires, et plutôt.q.ue de choisir, il importerait de les appliquer .simultanément. C’est en effet de l’ensemble de ces trois sources d’information citées et de cet ensemble seul que peut
naître une connaissance quantitative suffisante du phénomène. Dans le cas du seul dénombrement aux frontières, on n’est fi2cé que sirr le tourisme international. Encore ignore-t-on
à peu près tout de la dinrée moyenne de séjour.
Dans le cas du seul relevé des nuitées, qui est déjà préférable au système précédent, on risque d’ignorer une partie assez importante du phénomène (toute l’activité para-commerciale de l’hébergement). C’est la grande carence, en France par exemple, (1) où. l’activité para-commerciale (hébergement chez des amis, camping non recensé) est particulièrement abondante. (2)
l’enquôte par sondage, enfin, permet d’apporter des
éléments illustrant la natirre et la composition de la consommation toiiristique, mais ne permet pas d’avoir l’évolution chronologique régulière de l’activité.
(1) Voir ! M.Boyer’ ! Eléments pour une politique tomistique en France (Etudes et Docximents du Centre de Recherches Economiques et Sociables - Paris 1959)
chiffres oTotenus par la méthode frontière (nombre d'arrivées) et de ceirc obtenus par les statistiq.ues de nuitées, est difficile à réaliser avec fruit.
L’examen comparé des techniq.ues de dénombrement exis tantes dans les différents pays, permet de conclure q,ue la
Belgiq.ue occupe une place extrêmement honorable dans la qualité de ses im? or mat ions en la matière. La carence est davantage le fait de l’hôtelier que celle de l’Institut-de statistique, dont l’organisation des statistiques de nuitées, fort exhaiAstive,
pourrait .constituer un modèle pour de très nombreux pays, Bn effet, seules l’Italie et surtout la Suisse, peuvent se flatter d’avoir des données plus con^lètes.
Bn Allemagne, les nuitées ne sont pas esdiaustives,
se\iles les communes, dites touristiques, fournissent des renseigne ments statistiques (ceci représente semble-t-il 65 des nuitées.) En Erance, ne sont relevées que les nuitées de l’hôtellerie dite reconnue. Dans un département touristique tel que le Var, cela représente à peine 20^^ de l’activité touristique. (1)
Auîc Pays-Bas, ce ne sont que les grandes villes qui font des déclarations de nuitées.
En G-rande-Bretagne, seul le tourisme international fait l’objet de statistiques périodiques. Le tourisme national est analysé par sondage d’opinion.
Les insuffisances dans les pays européens s ont, donc assez.nombreuses encore et, cependant, ces pay^ sont à l’avant- garde, avec les U.S.A., en înatière d’organisation de la statis tique toviris tique.
ÎTon seulemen-t, les techniques de dénombrement statis tique sont peu développées et fouillées en matière de tourisme, mais on assiste en outre à des modifications rapides du phéno mène lui-m'^me; ceci en rend la mensirration et la q\iantification d'autant plvis difficile.
C’est pourquoi il paraît souhaitable de tenter un tour d’horizon en vue de définir, non ce qirt est, mais ce qui devrait être.en matière de statistique touristique et ce, compte tenu de l’état présent des formes de consommation dans ce secteiir.
Ce problème a d’ailleurs déjà été abordé par certains auteurs. (1)
On peut reconnaître plusieurs critères spécifiques au tourisme contenip o rain s
1 - la démocratisation ; le toin?isme devient un phénomène de
masse et une tendance se dessine à l’encouragement économique à la consommation touristique (politique de tourisme social); 2 - l’extension géographique et la tendance à l’internationalisa
tion;
3 - la mobilité (le tourisme itinérant gagne du terrain au
détriment du séjoirr fixe). Il y a lieu toutefois de remarquer que ce pourrait n’être là qu’une tendance ,temporaire, paral lèle au boom de l’expansion automobile. L'accroissement de
l’internationalisation pourra peut-être freiner cette mobilité, dont la voiture est l’agent principal.
M) G. Menges s Ifôglichlœiten der QuaJitif izierung und îfessung der Krerndenverhehrs (Zeitschrift fur Krendenverhehr I960 n°2) G. lîenges : Ifethoden und Problème der deutschen Prerndenver- kehrstatistih (Prankfurt 1955)
q,ue l'hStôllerie traditionnelle.
C’est en fonction de ces caractéristiçLues .modernes q.ue le dénombrement statistique du tourisme doit se penser. Si l’unité statistique, la niiitée, paraît conserver sa valeur,
il ne faut pas en dissimuler les deux grandes limitations : - le tourisme de jour (excursion d’un jour) est loin
d’dtre négligeable aujourd’hui.
- d’une manière générale, il n’y a guère que l’héberge ment tra,ditionnel qui fournisse des renseignements quant au:c nuitées.
Outre l’incontestable limitation à certaines formes d’hébergement, ce relevé de nuitées ne peut nullement résoudre d’autres questions que le sociologue, l’économiste ou l’homme d’affaires ne peuvent ignorer, lin effet, tout le secteur de la motivation touristique, les buts. des vo^rages, la dvirée de séjoiir, les moyens de transport utilisés, les composantes sociaJLes des vojrageurs, la nature des dépenses touristiques, leur financement, les divers intermédiaires qu.i interviennent, constituent autant d’éléments précieux non éclairés.
L’adjonction de la technique .du dénombrement aux fron tières apporte d'utiles compléments d’information sur le tourisme international. Il pourrait se faire par.coups de sonde, certains jours, et constituerait pour les pays d’Europe Occidentale et pour la Belgique surtout, une amélioration substantielle de la connaissance du phénomène. Ceci est d’autant plus ir(q)ortant que cet enrichissement d’information statistique poinrait être obtenu sans graaade corç)lication, sans création administrative nouvelle, sans débours financiers importants, puisqu’il s’agirait d’un simple dénombrement par nationalité aux différents postes-
frontières (1), opération effectuée par les dOTianiers ou préposés au jq^trê],^._________________ ________ __ _________ _______________________________ (1) Il y a lieu de remarquer d’aille\n?s que ce relevé était fait
du mrché touriatiq.ue, la réponse aux q_uestions q.ui ? pourquoi ? coimoent ? combien ? il n’y l’enquête par sondage qui puisse apporter des indications substantielles.
Elle doit cvvoir de\nc, aspects difjîérents selon le double objet auquel elle se rapporte :
- un premier tsrpe d’enquête doit essayer de dégager à partir d’un échantillon représentatif de toute la population, le comportement touristique d'tme nation. Oette enquête éclaire donc le phénomène de.la consommation touristique des nationaux, tîant chez eux qu'à l'étranger.
~ un deuxième type d’enquête doit consister à interroger les touristes étrangers de passage en Belgique.
ITous pouvons donc résxuner comme suit la structure optimle de l’appareil statistique susceptible de dénombrer et de décrire le mieux le tourisme actuel :
1) les statistiques de nuitées, appliquées à toutes les formes d * hébergement c ommer oial.
2) le dénombrement a\ix frontières.
3) l’enquête par sondage s a) échantillon belge, représen'batif de la population (ceci peut s’installer lors d’une enquête budgétaire)
b) éohartillon d'étrangers en Belgique.
CHAPITRE II
LA BALANCE TOURISTIQUE DE LA BELGIQUE
Ce chapitre se propose de déterminer
1° - le montant des devises étrangères provenant des dépenses de touristes étrangers en Belgique, sur la période 1948 - I960 (y compris les voyages d'affaires)
2® - le montant des sommes dépensées par les touristes belges voyageant à l'étranger, sur la période 1948-1960 (y com pris les voyages d'affaires).
Conscient du caractère très imparfait de la qualité des résultats obtenus, il faut pourtant promouvoir les premiers stades de recherche en ce secteur, et signaler chaque fols les
endroits où certaines techniques, procédés ou travaux, pourraient mieux éclairer un aspect du problème.
Beaucoup de discussions, de comparaisons, de conclu sions, exprimées dans des études relatives au tourisme ont pour ba.se fondamentale de raisohhement la grandeur absolue ou le rythme d'évolution de l'activité touristique mesurée en valeur monétai re *
Or, il y a les chiffres d'une part; il y a la mise en oeuvre de ces chiffres d'autre part. La deuxième tâche est sans doute plus agréable, plus passionnante, plus scientifique. La volupté du chercheur y est beaucoup mie\ix traitée. C'est ce pendant sur la base première, celle de la détermination des chiffres, que le maximum d'efforts devra encore etre consenti pour le m.oment.
c'est à ce stade de recherche que devraient se réaliser des confrontations de systèmes au niveau international. Il y aurait non seulement des enrichissements de méthodes par la réunion d'avis différents; il pourrait aussi y avoir accord sur certains procédés, ne fût-ce que pour arriver aux mêmes probabilités d'
A l'issue du tour d'horizon en vue d'aboutir à un chiffre, l'impression générale qui se dégage est la suivante. La valeur absolue des montants est sujette à caution, leur
rythme d'évolution l'est beaucoup moins. Trois possibilités d' action existent en vue d'améliorer la qualité des renseignements
Il faut d'abord amener l'ensemble des hôteliers à dresser des statistiques de nuitées sincères, honnêtes. Une campagne des associations professionnelles, une action en pu blic-relations, un ensemble d'explications présentées avec doig té et psychologie, peuvent persuader les hôteliers de l'intérêt qu'il y a à la connaissance de la réalité économique, à la dis position de données objectives valables, sur lesquelles des conclusions saines puissent être tirées.
Une deuxième source de renseignements, inaugurée en 1958, le dénombrement aux frontières (par coups de sonde
certains jours), permet sans doute d'utiles recoupements. Il serait souhaitable de maintenir cette technique d'information.
Une troisième, enfin, l'enquête par sondage, est la seule solution possible en vue d'améliorer substantiellement la connaissance du phénomène touristique très varié, très complexe.
Vu concrètement, il y aurait lieu d'établir régulièrement ( par cxem.ple tous les 3 ans) deux types d'enquête. L'une con
A.- DT'PEI'.^SES DES TOURISTES ETRANGERS EN BELGIQUE.
I. - Méthode de calcul.
Un montant en chiffres absolus a été calculé pour
l'année 1954, choisie pour des raisons de facilité statistique. Les renseignements concernant les nuitées notamment, sont
plus complets à partir de ce moment. Ce chiffre fluctue sur la période 48-60 à l'aide d'idlces annuels. Pour 1958, un cal cul spécial a été effectué en raison des possibilités statisti ques supplémentaires (année de l'exposition).
Un indice de quantité a été établi à l'aide des
statistiques de nuitées de l'Institut national de Statistique, et d'une évaluation concernant l'importance des séjours chez les particuliers.
Un 2èmie indice, dit de dépenses touristiques, est destiné à tenir compte de ce qu'un accroissement considérable de la quantité de touristes correspond à la démocratisation du phénomène, et par conséquent, à un changement structurel de la dépense touristique.
Ce Sème indice pourrait être Indlffér^ent incor poré soit comme élément de l'indice de quantité, soit comme composant de l'indice de prix. La dépense touristique est multiple et complexe. Grosso modo, elle se répartit en trois groupes; le transport, l'hébergement et les divers. Ces trois groupes représentent généralement 1/3 chacun en moyenne. (1)
A l'intérieur de ces 3 catégories, existent des gammes de qualités fort différentes; l'idéal consisterait à "diviser les dépenses en autant de catégories qu'il existe de tarifs et de traiter chacune comme une dépense séparée". (2) Malheu reusement, le recensement statistique des quantités
correspon-(1) Voir p.37
dant à ces qualités différentes n'existe pas, ou s'il existe, ce n'est que récemment ( par classe d'hôtel depuis 195^»
camping séparé depuis 1956). L'emploi de la méthode Idéale, la division en catégories de dépenses,a donc été rejetée; il aurait été impossible d'assurer la continuité dans le
temps.-c'est pourquoi la dépense touristique a été consi dérée comme ùn ensemble de façon à pouvoir la traiter comme un indice simple : Iv = Iq x Ip.
L'indice de dépense a été situé comme composante de l'indice de prix, l'unité de quantité restant la nuitée.
Ceci en application d'une règle théorique appliquée en général aux biens de consommation. "La règle fondamentale consiste à choisir l'unité dans laquelle les biens ou services sont habi
tuellement vendus" (l)
Pour la fluctuation des prix touristiques eux-mêmes ftransport, hébergement), on a retenu les publications de 'Trontuario economico de£ Turlsta"
publié annuellement depuis 1951» l'Institut de Statlstloue
de Florence, ainsi que l'indice de prix du Commissariat général au Tourisme.
La combina,lson de ces indices permet de calculer les m^ontants des dépenses touristiques à prix courants :
Sept points seront ainsi successivement examinés : 1. - montant en chiffres absolus pour 195“^
2. - établissement do Iq (Indice de quantité : variation du nombre de nuitées).
3. - établissement de Id (Indice dit de dépenses ; composante de l'indice de prix)
4. - établissement de Is (Indice de variation du prix des ser vices touristiques : composante de l'indice de prix)
5. - calcul des dépenses à prix courants 6. - calcul des dépenses à prix constants ?.- calcul pour l'année 1958
(1) J.Poelmans ; La consommation en Belgique (Cahiers économiques
2 - Montant des dépenses touristlaues des étrangers pour l'année 1954.
Le nombre total d'étrangers séjournant momentanément en Belgique, peut être décomposé en 5 groupes :
1 ~ ceux séjournant à l'hôtel
2 - ce-ux séjournant en villâs ou appartements loués à des fins touris tiques
3 “ ceux séjournant chez des particuliers
4 - les coloniaux, Installés au Congo, bien que de nationalité belge, sont considérés comme étrangers du point de vue
de la balance des paiements. Leurs dépenses do séjour momen tané en Belgique figurent au poste tourisme.
5 - ceux séjournant pour moins d'un jour en Belgique. (Voyages de Hollandais, de Français, d'Allemands qui viennent en Belgique et retournent le jour même dans leur pays)
1. Le groupe le plus important est représenté par les étrangers séjournant à_l2hotel. Les statistiques de nuitées fournlssen-^ des indications à ce sujet. Cependant, leur valeur est fort sujette à caution (1).
Pour cette raison, nous avons,dans l'article cltéj déterminé un nombre de nuitées à partir des taux de fré quentation admis dans les milieux hôteliers.
Ce nombre de nuitées comprend les Belges et les
étrangers. Pour déterminer le nombre d'étrangers isolément^ le nombre total a été multiplié par le rapport :
Etranger Total
(l) Voir à ce sujet : G/Labeau ; Evolution de l'activité hotellè re belge dans l'après-guerre (Agefi-Avril 1961) où d'après les chiffres de nuitées de l'Institut National de Statisti que, les hôtels de la côte seraient, aux mois de juillet
des nuitées fournies par l'Institut national de Statistique. Ceci supposerait que la sous-estimation porte autant sur les étrangers que sur les Belges.
Tableau n° 2; 1. Nuitées induites d'étrangers en Belgioue.
Nuitées induites (en 1000) Source: article cité Rapport nuitées étrangers total (source I.N.S. Nuitées indul tes étrangers (1) X (2)'' Hôtels - de 40 p. 4.990 545 1783 1.530 40 à 150 p. 4.990 726 1697 1.890 + de 150 p. 1.390 895 1156 1.080
Tourisme soci al (INS) 130
Total 4.630
2. Le nombre de nuitées é_|^étrangers_séjourE.ant_en__villas_et appartements se situe à 265.000 (I.N.S.). Là également, il y a de très sérieuses raisons de croire à une Importante sous- estimation. (l) On a appliqué à ce chiffre le même correctif que celui applloué aux données hôtelières, ce qui situe les nuitées à 575.000
3. Le_nombre de personnes séjournant chez des_particullers n'a jamais été déga;^ pour la Belgique. Il faudrait pour cela un sondage d'opinion des touristes étrangers en Belgique.
Pour cette rubrique, nous nous inspirons des chiffres obtenus par diverses enquêtes faites à l'étranger.
En France une enquête menée en 1953 situe à 5I?« lo pourcentage de touristes logeant chez des particuliers : en
An.gleterre, à 36^| aux U,S.A., (1) Ces pourcentages ne
distinguent pas entre étrangers et nationaux. Il est vraisem blable de penser que la proportion d'étrangers doit être moin dre .
Dans une enquête par sondage menée en Belgique en 1959, 10^ des Interrogés en vacances à l'étranger logent chez des amis ou ds-ns des villas leur appartenant (Voir p.l67)
Il semble que l'évolution à long terme aille vers une diminution des séjours chez des particuliers, diminution qui profite à l'économie du marché hôtelier. Il y aurait un glls- semicnt du particulier vers l'hôtellerie. Cette évolution était déjà signalée dans l'ouvrage de A.Piatler,cité plus haut.
Ces différents éléments ont servi de base à l'esti mation de la série suivante ; on considère que le nombre d'étran gers séjournant chez des particuliers passe de 20 à 9^ du to tal en l'espace de 12 ans, en diminuant donc de par an.
On retiendra ainsi 14^» du nombre d'étrangers, ayant logé en 195^^ chez des particuliers.
Le camping n'est recensé en Belgique qu'à partir de 1956. Faute de renseignements concernant la période antérieure, on a retenu la proportion de 1956, soit 55» des nuitées étrangers pour l'ensemble des années 1948 à 1955• Ces pourcentages ont été
en 1957 de 4,7^; on 1958, de 11,5^; en 1959, de en I960 de 10^. Le pourcentage total du bombre d'étrangers non recensé en 1954, peut donc s'estimer à 14 + 5 = 19^.
Le nombre- retenu Jusqu'à présent est de 4.630.000 (nuitées d'hôtel) + 575*000 (nuitées d'appartements); ce nomibre représente 100 - 19 = ôl^t.
Les 19^t restant représentent ainsi 1.090.000 nuitées. (1) Voir à ce sujet : A.Piatier ; Enquêtes et sondages au ser-
4. Les coloniaux ne sont pas dénombrés. Leurs dépenses pour séjour temporaire dans la métropole ont été déterminées à prix courants et à prix constants par des études de la Banque Centrale du Congo Belge.
5. Les dépenses faites par les touristes séjournant moins d'un jour en Belgique sont signalées pour mémoire. Elles ne sont absolument pas rriffrables, et ne représentent problable- ment pas des sommes considérables, sauf pour 1958 (où elles sont chiffrées plus loin).
6. Le nombre total de nuitées en 1954 est ainsi de ; hôtels villas particuliers + camping coloniaux touristes de - d'un jour 4.630 .000 575 .000 1.090 .000 p.m. : P .m. Total 6.295.000
7. La dépense moyenne par jour : On ne possède aucune indics,-tion pour le. Belgique à ce sujet. L'enquête française déjà citée (1952) (1) a abouti a.ux chiffres suivants ; dépense moyenne par jour : 5.100 ff, dépense médiane ; 3.000 ff^mode 2.120 ff, soit en f.belges à l'époque, environ : 730, 430, 300 francs.
Ces chiffres sont l'expression de l'ensemble des types de dépenses touristiques, allant de l'étudiant en camping
jusqu'au client du palace.
Il n'est pas déraisonnable de penser que les dépenses en Belgique peuvent être moins élévées qu'en France : moins de sollicitation, moins de dépenses de transport.
D'autre part, la dépense moyenne des touristes belges à l'étrangers se situe à 336 Fr (l) d'après l'enquête de 1959. c'est pourquoi en 195'^î IS' moyenne de 400 Fr a été retenue. Elle est légèrement supérieure à celle de l'enquête qui ne com porte que des dépenses touristiques. Les voyages d'affaires qu'il y a lieu de compter ici sont généralement plus onéreux.
8. La dépense_totale pour 195^ représenterait ainsi : 400 x 6.295.000 = 2,56 milliards.
3 - Etablissement d'un indice de quantité (Iq) sur la période
1948 - I960
1. Un indice de quantité pour les nuitées d'hêtel a été établi d'après le nombre de nuitées d'étrangers recensées en
Belgique.
2. Iq du séjour des étrangers__chez__des_particuliers_ou^en camping.
On additionne les pourcentages mentionnés plus haut. Tableau n° 2.3. Evolution
éu_nombre_de_nuitées__chez_les_partl-culiers. 5^ des nui tées chez 1948
1
I
949I
I
1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1959!
I960 ! 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 16 18 les partie et camp. Total des nuitées (1) • 3,6 3,92 4,17 4,491
^,94 5,24 5,72 5,97 6,02 6,27 6,05 7,60 Iq Touris- ihe étran ger i^hôt els ■ 86 93 100 108 i1
1
II8 126 137 143 14^ 150 1451
182 1 ipartlcul.jet
c amp. 1 1i
1 i i11
!
U____
1i
1
4 - Etablissement d'un indice de dépenses (Id) ; 1948-1960
(Indice de dépenses qui est une des composantes de l'in dice de priK)
L'extension considérable du mouvement touristique dans 1*après-guerre (on passe du simple au double en quantité) a modifié structuellem.ent les dépenses de tourisme. Le phéno mène s'est démocratisé.
Pour en tenir compte, on a considéré que la dépense moyenne constituait une fonction linéaire décroissante du temps,
et qu'elle peut s'exprimer en indice de la manière suivante :
(1) Pour 1958» il est possible d'avoir des idées plus précises,
Tableau n° 2.4. Evolution de l'indice des dépenses touristiques.
1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954
S]L.1955 1956 1957 1958 1959 I960
U
102 101 100 99 98 97 96 95 94 93 92 91 905 - Etablissement de Tourisme : 1948 - I960 (Indice des ser- --- vices touristi
ques )
Un des éléments de base pour établir cet indice est constitué par une documentation réunie depuis plus de 10 ans, par le professeur L.LTVI, de l’Institut de Statistique de Florence.
Cet Institut publie chaque année, pour une vingtaine de pays (43 en I960), un Indice du coût de la vie touristique.
Ci-dessous, un tableau d'ensemble composé à partir des données de l'Institut de Statistique de Florence. Il con cerne les prix en Belgique (Bruxelles au mois de janvier)
Tableau n° 2.5. Evolution des prix touristiques en Belgique.
I195I I1952 ■ ' ' ■ ■ 1953 1954 --- --- P 1955 il956 1957 1958 1959 I960 Catégorie supérieure Logement ; Chambre avec bain 180 189 210 210 210 230 240 280 300 300 Service 27 28,35|5I,5q3I,50 31,50 34,50 36 42 45 45
Taxes 9 9,45jl0,5qi0,50 IO,5C^ll,50 12 14 15 15
Tableau n° 2,5 (suite) ( 1 i i j
i
1951 1952 1953 1954 1955 1956 1 1 1957 1958 1959 I960 i 1 Transport' 1i Chem de fer (150km 1ère classe i 2 services ! de porteur 20 30 20 20 20 20 20 30 40 20 1 Taxi (5km) 35 40 56 56 56 50 42 47 50 50 ; Tram, ou bus j (2 course 1 1. s) 5 6 6 7 7 8 8 9 9 10 Autre; Blanchis 14,50 18 25 20 20 20 20 18 18 18 Ginéma 22,50 30 30 30 30 30 30 35 35 35 Pourboi-res 24,3027,6033,8529,2529,3830,6031,7034,9537,1036,10 Total J r --- 1 , , '.vj — t (i
i Caté,î^orie--- (---1 --- :z__ --- -1 1 m.oyenne l Logemient Chambresans bain 75 75 85 90 IC5 130 140 155 175 175
Service 9 9 12,75 13,5015,7519,55 21 23,25 26,25 i26,25 Taxes 3,75 U.--._______ 3,75 4 4,50 5,2 L. ... ... _ _J 5 6,50 7 8 8,75 8,75 Nourritur e Petit déjeu- i ner 16 16 20 18 18 25 25 25 25 25 j Dé j euner 1
et diner 90 90 100 IIO IIO 150 160 190 196 200
Tableau n'’2.5 (suite) 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 I960 j Transport Chem..de fer ( 150 km ; 2è classe) j1 Porteur 20 30 20 20 20 20 20 30 40 MO i ! Taxi (5km) ; 35 40 56 56 56 50 42 47 50 50 1 1 1 Tram ou bus 5 6 6 7 7 8 8 9 9 10 ■ Autres ; i Blanchis. 11 16 18 12 12 15 15 15 15 15 1 C Inémé. 22,50 30 30 30 30 30 30 35 35 35^ ■ ' Pourboires 12,13 14,65 15,20 16,85 17,60 21,35 22,20 24,90 26,85 1 26,05 Total 'b\(o \ » 1 je t 5 W'j
Ce tableau appelle les commentaires suivants :
1° - Il a été établi de façon à pouvoir assurer la comparaison dans le temps. Les publications ont en effet changé leurs présentations, et l'aspect actuel ne correspond plus tout à fait au tableau ci-dessus.
2° - c'est ainsi que les dépenses de transport (150 km de che min de fer) ont été supprimées du total; leur évolutlor
en effet, nous a paru peu sûre dans les publications; d'au tre part, ce poste ne figure que de 1951 à 1955, puis il n'edt plus repris.
3° - Les dépenses indiquées se réfèrent toujours à la période d'hiver et aux tarifs pratiqués à Bruxelles.
4° - Comme le dit la publication elle-même, "la liste des consom mations se borne à indiquer les dépenses journalières pour les voyageurs qui profitent, dans la mesure du possible, des services des hôtels.
les arrangements pris par le voyageur".
Il fe.ut donc retenir l'évolution et non les montant s absolus.
5° “ Le tableau appelle quelques réserves en oe qui concerne 1958; les prix sont ceux de l'hiver 1958, à une époque où l'exposition ne joue pas encore. C*est pourquoi l'indice a été modifié pour l'établissement des chiffres de 1958
(voir plus loin)
En conclusion, l'indice du professeur LIVI ainsi aménagé peut être retenu, bien que la pondération accordée aux dépenses hôtelières y soit trop forte; elle atteint en effet
environ 80% (logement et nourriture) du total.
L’enquête belge de 1959 a donné la répartition sui vante en cette matière ;
Dépenses de logement ; 41^ Dépenses de transport ; 35^
Reste : 24^
Cette répartition concerne les vacances des Belges en Belgique comme à l'étranger.
Des vacances en Belgique seulement ont pour effet de minimiser la dépense de transport; il en résulte que l'éla boration d’un indice du coût de la vie touristique pour les étrangers en Belrrique devrait, à notre avis, être pondéré selon les valeurs suivantes (il s'agit bien entendu du touriste qui
se rend à l'hôtel), logem.ent et nouriture t + 45/4
transport + 30% (l)
reste : + 25^
L’estimation du Commissariat Général au Tourisme
(Rapport C.G.T. 1955 P.49) situant les dépenses hôtelières à 24j4 du total est, à notre avis, en dessous de la réa.lité.
Tableau n°2.6. Evolution du prix des services touristiques. 1 i 1 ! 1951 1952 1953 I19541 jI955 1956 1957 1958 . Dépense moyenne! par jour | 470 510 t 550 1 557 i j 568 i 629 653 730 is (1945=100) ! 1 1 84 92 99 i 100 i i
102 II3 II5 I3I
J t 1 1959 I960 Dépense moyenne ' par jour it 778 770 Is (1945=100) i i 1 140 138 - J. \ 1948 |i949 |I950 |I95I Indice du C.&.T. 1951 1952 1953 ’i 1954 I1955 1956 1957 1958 î 103 102 103 1 109 ! 103 ! 109 II3 i 1 120 Indice j du . II5 I II6 C.&.T.' ! 1°
-2
°
-Cette série appelle deux remarques :
Com.m.e les dohnées de base concerrent le début de janvier, les chiffres pour 1959 sont ainsi fort proches encore de l’exposition alors qu’en janvier 1958, les prix expo ne sont pas encore pratiqués. C’est pourquoi, on peut penser que
1958 est légèrem.ent trop bas et 1959, quelque peu forcé. Cet Indice table sur des données d’hôtels bruxellois, où la grande hôtellerie est prépondérante, ce qui dans le cas des étrangers est valable puisque la grande hôtellerie a sui-’tout une clientèle d’étrangers. Toutefois, la comparai son avec l’indice des prix hôteliers publié annuellement par le Commissariat Général du Tourisme montre de grandes diffé rences entre les deux (voir tableau ci-joint).
Lax-différepce
CS
1 T y-VVM w, —
^ f .gement des prix, de'9C'a" 140' dans'Ia série de’ ^ tÏYÏ Tdé ÏOO
des prix par hôtel; n’étant pas pondérée par le nombre de chambres, elle a le grand défaut d’être Influencée par un grand nombre
de petits hôtels représentant une faible capacité d'héberge ment; petits hôtels de famille où la stabilité des prix a été
très grande. C’est ainsi que la pointe de 1958 est beaucoup m.oins accusée en général que sur le marché bruxellois (tout de meme grand bénéficiaire de l'exposition), parce que ce dernier est noyé dans les prix de pension pratiquée par la petite hôtel lerie, prix peu influencés par l'exposition.
En revanche, l'indice de LIVI ne reflète que Bruxel les, ce qui est manifestement Insufflsiant pour représenter les prix hôteliers belges.
c'est pourquoi, l'indice des services touristiques retenu ici pour le calcul des dépenses touristiques des étran gers en Belgique a subi deux corrections.
1° - Les prix des hôtels généralement fréquentés par les étran gers ont subi des variations plus fortes que celles de l'indice du C.G-.T.
2° - La pointe de 1958 est plus accusée que les deux indices ne le laissent paraître. Nous retenons pour 1958 l'accrois sement de 15/i par rapport à 1957 (chiffre cité par le C.G.T. Rapport 1959, p.69, pour les seules grandes villes)
En outre, l’indice de LIVI est incom.plet, il ne com mence qu'en 1951. Il a été extrapolé pour les années 1948
à I95Î en fonction de l'évolution de l'indice du C.G.T. Dès lors l’indice des services touristiques a été établi Comme suit :
1° - Evolution du C.G.T. de 1948 à 1951;
2° - Enchaînement avec l’indice da LIVI diminué d©>4/3 pour tenir compte des hôtels de province;
1948! 1949! 1950 ^ ____ _j 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 ; 1091 10^ 100 —„—L-i j- --1- .... 105 108 II3 II4 115 120 122 ^ I4Ô 1 i ; » 11 ! 1 i; nE959'.. 133 134 .4. frrr
1
1
sant 1’indice de prix des dépenses de tourisme était constitué par l’indice des dépenses, dont la valeur est représentée par une fonction du temps,linéaire et décroissante, (voir plus haut)
La combinaison de Id et Is donne les résultats suivants
Tableau n°2.7 • - Variation de prix des dépenses_tourlstiques_des
étranf^ers en Belgioiue. tqc;o - i nn 1943 11949 ;i950 iî95I 1952 1 j 1 1953 ^954 |I955 ■ l 1956 _.j 1957 1958 1959 I960 j 109 104 1 100 j 103 1 108 IC2i lOI j 100 1 99 i 98 ! 1 1 ! II3 97 II4 i II5 96 1 95 L.. _______ 120 94 122 93 140 92 133 91 134 i 90 j ---1---i——r- ~i— III 1 105 1 100 1 102 ! 106 M
0
r T ^ 109 i 109 i 113 ! ! II3 129 121 1 I2I i {6 - Dépenses des touristes étrangers en Belgique ( à prix cou- --- --- rants)
Tableau n° 2.8. Dépenses des touristes étrangers en Belgique. i ! i i ’ i * ;I948j 1949' 19501 1951! I952I 1953! 1954 19551 1956! 1957j 1958; 1959: Î3t0.i 1 1 : ! l)Stran- ! ■ gens ; j propre- i ment 1 ! dits i i ! 1 Iq ! 86| 93 ip I iii; 105 Iv ; 95I 98 Dépenses |1, 2 il,68 100 100 lOC 1,71 108 102 IIO 1,88 i II8 106 125 2,1? 126 109 137 2,34 T n'v L, IIO I5I 2,56 143 109 156 2,66 144 II3 163 2,7e 150 II4 171 2,92 i 1 1 1 : i 1 1 \ j i 1 J » 3361 145: îô^ I29Î 12 Ij 121 434 i I76i ZZû 7,42|3,0l| 3,76 2)Dépen- i ses , des i colo- i niaux '0,31 Tir ; -- . -1... 0,32 1 i 1 1 ! i j ü,34|0,37 0,49 ! j 1 i j 0,54|o,58 i
----1 1 ! 0,7ljo,76 i 0,80 i i ; ) • 1 i j 0,92i 0,851 _ i ■ ('l) 1 ! 1 , 3)Dépen- l s es 1 totales■ en miilllards .1,93 :1
^ .
1, ■ . Il
.1■ .
11.
1,
—
2 ,00 2,05 2,25 1 1 2,63 ; I 11
i j 2,83|3,I4 i1 3,37 3,54 3,72 i ' 5 i f ■ > j 8,34|3,86'-—, , .■ . M.
i ... ■ “r,1 I»!.» .1
... ... ». ...
' 1 j \ ! ■1
i ' ' : Iv ! 94j 971 100 ! Iio! 128! 140 ii
•1
1
! < ! ' ! ! : 1 .j
1 154j 164 1 1 ! 1 1 172 180 410' 188; — ! 1 i ; IRemarque : la justification pour 1958 figure plus loin au paragraphe n*^ 8
(1) Source : Banque centrale du Congo Belge (le calcul est basé sur une dépense moyenne par tête et par an multipliée par le nombre annuel d’arrivées)