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Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository

Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Lavachery, P. (1997). De la pierre au métal: archéologie des dépôts holocènes de l'abri de Shum Laka (Cameroun) (Unpublished doctoral dissertation).

Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et Lettres, Bruxelles.

Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/212115/1/0437d1f0-d15e-4d63-86c6-fb013fa5df76.txt

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(2)

Faculté de Philosophie et Lettres

DE LA PIERRE AU METAL

Archéologie des dépôts holocènes de l'abri de Shum Laka (Cameroun).

Volume I

Thèse présentée pour l'obtention du grade de Docteur en Philosophie et Lettres par Philippe Lavachery

Directeur; Monsieur le Professeur Pierre de Maret

Armée Académique 1997-98

(3)

Faculté de Philosophie et Lettres

DE LA PIERRE AU METAL

Archéologie des dépôts holocènes de l'abri de Shum Laka (Cameroun).

Volume I

Thèse présentée pour l'obtention du grade de Docteur en Philosophie et Lettres par Philippe Lavachery

Directeur: Monsieur le Professeur Pierre de Maret Année Acadétsiique 1997-98

^ V -

(4)

TABLE DES MATIERES

PREMIERE PARTIE: INTRODUCTION

Avant propos...1

l . LA PROBLEMATIQUE ARCHEOLOGIQUE DANS LES GRASSFEELDS 6 1.1. Archéologie et "expansion bantoue"...6

1.2. Archéologie et "néolithisation"... 8

1.3. Technologie et culture... 10

1.4. Les Grassfîelds et Shum Laka...11

H. L’ARCHEOLOGIE DU GOLFE DE GUINEE AVANT LES FOUILLES DE SHUM LAKA... 13

n.l. Microlithisme: l'Age de la Pierre Récent... 13

II.2. Poterie et macrolithisme: l'Age de la Pierre au Métal... 14

11.2.1. Les origines... 15

11.2.2. Diversification régionale...17

11.2.3. Sédentarisation... 18

H.3. La métallurgie: l'Age du Fer... 20

11.3.1. Les premiers métallurgistes...20

11.3.2. Les sociétés "complexes"... 24

H.4. Conclusion...25

m. GEOGRAPHIE PHYSIQUE ET HUMAINE DES GRASSFIELDS 26 in.l. Contexte géographique... 26

III. 1.1. Géologie... 26

III. 1.2. Hydrographie... 27

(5)

ni.2. Environnement phyto-climatique... 28

111.2.1. Climat...28

111.2.2. Végétation... 29

III. 3. Contexte humain... 31

111.3.1. Géographie linguistique... 31

111.3.2. Historique du peuplement récent... 32

ni.4. Géographie physique et humaine des environs de Bamenda: conclusion... 34

DEUXIEME PARTIE; LE SITE ET LES FOUILLES IV. TOPOGRAPHIE ET STRATIGRAPHIE 36 IV.l. Situation... 36

IV.2, Description du site... 36

IV.3. Formation et développement de l'abri... 37

IV.4. Stratigraphie... 39

IV.4.1. Les dépôts pléistocènes... 39

IV.4.1.1. Les dépôts P...39

IV.4.1.2. Les dépôts S...39

IV.4 2. Les dépôts holocènes...40

IV.4.2.1. Les dépôts T... 40

IV.4.2.2. La couche A...41

IV.4.2.3. Les dépôts superficiels... 43

IV. 5. Les autres terminologies stratigraphiques...44

IV.5.1. Stratigraphie Maret e/a/. 1987... 44

IV.5.2. Stratigraphie Asombang 1988... 45

IV. 5.3. Tableau de correspondance récapitulatif... 45

V. HISTORIQUE DES FOUILLES ET ORIENTATION DES RECHERCHES 46 V. l. Prospections et sondages de P. de Maret: 1978...46

V.2. Prospections et sondages de P. de Maret: 1980... ... 47

V.3. Les fouilles de R. Asombang: 1982... 48

V.3. Les fouilles du Wide Bantu Homeland Project 1991-1992...49

V. 3.1. Objectifs...49

V.3.2. Bilan...50

V.4. Les fouilles du Wide Bantu Homeland Project 1993-1994...51

V.4.1. Objectifs... 51

V.4.2. Bilan...52

(6)

V. 5. Les fouilles de 1978 à 1994: bilan et perspectives...52

VI. METHODE DE FOUILLE 55 VI. l. Introduction... 55

VL2. Bref aperçu des campagnes antérieures...56

VI.2.1. Méthode de fouille des sondages Maret 1978 et 1980... 56

VI.2.2. Méthode de fouille des tranchées Asombang 1982...56

VL3. Méthode de fouille des campagnes du Wide Bantu Homeland Project 1991-92 et 1993-94...56

VI.3.1. Aire de fouille...57

VI.3.2. Décapage... 58

VI.3.3. Tamisage, triage et dotation... 59

VI.3.4. Enregistrement des données archéologiques...60

Vl.3.4.1. Unités d'enregistrement... 60

VI.3.4.2. Photographie... 62

VI.3.4.3. Plans graphiques...62

VI.3.5. Fouille des sépultures... 63

VI.3.6. Démontage et emballage...63

VI.3.7. Echantillonnage géomorphologique, palynologique et zoologique.. 63

VI.3.8. Profils stratigraphiques...64

VI.3.9. Organisation générale du chantier... 64

TROISIEME PARTIE: MATERIEL ARCHEOLOGIQUE HOLOCENE VH. TECHNOLOGIE: CONCEPT ET TERMINOLOGIE 66 Vn.L Introduction... 66

yn.2, La technologie: définition et concept...68

VII.2.1. Technologie et typologie... 68

VII.2.2. Technologie et société: les systèmes techniques... 69

VII.2.3. Technologie et culture...70

VII.2.3.1. Déterminisme, apprentissage et "messages ethniques”... 70

VII.2.3.2. Style et fonction...73

Vn.3. Technologie et culture matérielle à Shum Laka: conclusion... 77

(7)

Vm. CLASSIFICATION TECHNOLOGIQUE DES ARTEFACTS

LITHIQUES ET CERAMIQUES 78

Vin.l Technologie lithique...78

VIII. 1.1. Chaîne opératoire... 78

VIII. 1.2. Identification des techniques de taille... 79

VIII. 1.2.1. La taille intentionnelle...79

VIII. 1.2.2. Les techniques de taille... ... 81

VIII. 1.3. Chaîne opératoire et classement technologique... 83

VIII. 1.3.1. Acquisition de roches taillables: la matière première... 84

VIII. 1.3.2. Le débitage: nucléus et produits de débitage... 87

VIII. 1.3.3. Débitage, façonnage et retouche: les produits de taille.... 93

VIII. 1.3.4. Façonnage et retouche: l'outillage...98

Vni.2. La technologie céramique...108

VIII.2.1. Techniques décoratives de la céramique...109

VIII.2.1.1. Le traçage...109

VIII.2.1.2. L'impression... 110

IX. LEXIQUE DE TECHNOLOGIE ET DE TYPOLOGIE LITHIQUE 112 X. PROCESSUS DE FORMATION DU SITE 129 X.l. Introduction... 129

X.2. Inspection visuelle des plans de fouille...131

X.2.1. Evaluation de la méthode... 131

X.2.2. Les structures évidentes... 133

X.2.3. Discussion... 133

X.3. Distribution spatiale des artefacts... 134

X.3.1. Echantillon étudié et unités d'analyse... 136

X.3.2. Distribution verticale...137

X.3.2.1. Matériel lithique... 137

X.3.2.2. Matériel céramique... 138

X.3.3. Distribution horizontale... 140

X.3.3.1. Matériel lithique... 140

X.3.3.2. Matériel céramique... 140

X.3.4. Distribution spatiale des artefacts: discussion... 140

X.4. Classement dimensionnel des artefacts lithiques... 142

X.4.1. Distribution dimensionnelle des assemblages lithiques en place... 142

X.4.2. Classement dimensionnel des assemblages lithiques altérés par le ruissellement de l'eau... 143

X.4.3. Situation archéologique... 144

X.4.3.1. Proportion des pièces de moins de 2 centimètres...145

X.4.3.2. Variations locales de la proportion des pièces de

(8)

moins de 2 centimètres: discussion...146

X.4.4. Distribution spatiale des artefacts par catégorie dimensionnelle.... 149

X.5, Raccords céramiques... 151

X.5.1. Distribution verticale des raccords céramiques...152

X.5.1.1. Secteur 1... 152

X.5.1.2. Secteur 2...154

X.5.2. Distribution horizontale des raccords céramiques... 154

X.5.2.1. Raccords stratigraphiques entre les deux secteurs... 154

X. 5.2.2. Perturbation horizontale des deux secteurs... 154

X.5.3. Raccords céramiques: discussion et conclusion... 155

X.6. Perturbations dues au terrassement...156

X. 7. Discussion et conclusion générale... 158

X.7.1. Processus de formation du site...158

X. 7.2. Assemblages archéologiques... 160

XI. CHRONOLOGIE ABSOLUE DES PHASES D'OCCUPATION 162 XI. l. Introduction... 162

XL2. Liste des datations et commentaires...162

XI. 2.1. Couche A-o... 163

XI. 2.1,1. Secteur 2...163

XI.2.1.2. Secteur 1... 164

XI.2.1.3. Inhumations en fosse...164

XI.2.2. Couche A-g... 165

XI.2.2.1. Secteur 1...166

XI.2.2.2. Secteur 2... 168

XI.3. Topographie des phases d'occupation... 170

XI.3.1. Axe nord-est/sud-ouest...170

XI.3.1. Axe sud-est/nord-ouest...172

XI.3.3. Topographie des phases d'occupation: conclusion...173

XI.4. Chronologie absolue des phases d'occupation: conclusion générale... 174

XI.4.1, L'Age de la Pierre Récent... 174

XI.4.2. L'Age de la Pierre au Métal... 174

XI. 4.3. L'Age du Fer... 172

XH. L'AGE DE LA PIERRE RECENT ET L’AGE DE LA PIERRE AU METAL... 177

XH.1. Identification des phases d'occupation... 177

XII. l 1. Carré G14... 178

XII 1.2. Carrés B11, B12etC12... .'.... 178

XH.2. L'Age de la Pierre Récent: l'horizon inférieur de la couche A-o... 180

XII.2.1. Matières premières... 181

XII.2.2. Industrie lithique sur quartz... 182

(9)

XII.2.2,1. Répertoire morpho-technique général... 182

XII.2.2.2. Produits de taille... 183

XII.2.2.3. Industrie lithique sur quartz: conclusion... 186

XII.2.3. Industrie lithique sur basalte... 187

XII.2.3.1. Répertoire morpho-technique général... 187

XII.2.3.2. Produits de taille... 188

XII.2.3.3. Industrie lithique sur basalte/tufs: conclusion... 189

XII.2.4. Industrie lithique sur silices... 190

XII.2.4.1. Répertoire morpho-technique général... 190

XII.2.4.2. Produits de taille... 191

XII.2.3.3. Industrie lithique sur silices: conclusion... ... 192

XII.2.5. Le matériel des fouilles antérieures... 192

XII.2.5.1. Sondages de Maret 1978-1980... '...192

XII.2.5.2. Fouilles Asombang 1982... 193

XII.2.6. Les restes fauniques et botaniques... 193

XII.2.6.1. Les restes fauniques... 193

XII.2.6.2. Les restes botaniques... . 194

XII.2.7. L'horizon inférieur de la couche A-o: conclusion...194

XII.2.7.1. Le matériel lithique... 194

XII.2.7.2. Les restes organiques... 195

Xn.3, L'horizon supérieur de la couche A-o: l'Age de la Pierre au Métal 1... 195

XII.3.1. Le matériel céramique...195

XII.3 .2. Le matériel lithique... 196

XII.3.2.1. Matières premières...196

XII.3.2.2. Industrie lithique sur basalte/tufs... 197

XII.3.2.3. Industrie lithique sur quartz... 203

XII.3.2.4. Industrie lithique sur silices... 206

XII.3.3. Le matériel des fouilles antérieures... 211

XII.3.3.1. Les sondages de Maret 1978-1980...211

XII.3.3.2. Les fouilles Asombang 1982... 211

XII.3.4. Les restes humains... 212

XII.3.4.1. L’inhumation n°2 (carrés Cl3-C14)... 212

XII.3.4.2. L’inhumation n°l (carrés G-F/09)...212

XII.3.4.3. L’inhumation n°3 (carrés B11-B 12)... 213

XII.3.5. Les restes fauniques et botaniques... 213

XII .3.5.1. Les restes fauniques... 213

XII.3.5.2. Les restes botaniques...213

XII.3.6. L'horizon supérieur de la couche A-o: conclusion...214

XII.3

.

6

.

1. Le matériel céramique...214

XII.3.6.2. Le matériel lithique... 215

XII.3.6.3. Les restes humains... 215

XII.3.6.4. Les restes organiques...215

(10)

Xm. L’AGE DE LA PIERRE AU METAL D 216

XIII. 1. Le matériel céramique... 216

XIII. 1.1, Secteur 1 ... 216

XIII. 1.2. Secteur 2... 218

XIII. 1.3. Conclusion... 219

Xni.2. Le matériel lithique... 219

XIII.2.1. Matières premières... 219

XIII.2.2 Industrie lithique sur basalte/tufs...220

XIII.2.2.1. Répertoire morpho-technique général... 220

XIII.2.2.2. Outillage... 222

XIII.2.2.3. Les produits de taille... 227

XIII. 2.2.4. Reconstitution de la chaîne opératoire mise en oeuvre sur basalte: bilan de l'étude technique... 236

XIII.2.2.5. Industrie sur basalte: conclusion...238

XIII.2.3. Industrie lithique sur silices... 240

XIII.2.3.1 Répertoire morpho-technique général... 240

XIII.2.3.2. Outillage... 241

XIII. 2.3.3. Les produits de taille... 243

XIII.2.3.4. Reconstitution de la chaîne opératoire mise en oeuvre sur silices: bilan de l'étude technique... 250

XIII.2.3.5. Industrie sur silice: conclusion...250

XIII.2.4. Industrie lithique sur quartz... 251

XIII.2.4.1. Répertoire morpho-technique général... 251

XIII.2.4 2. Outillage... 253

XIII.2.4.3. Les produits de taille... 254

XIII.2.4.4. Reconstitution de la chaîne opératoire mise en oeuvre sur silices: bilan de l'étude technique... 260

XIII.2.4.5. Industrie sur quartz: conclusion... 260

Xni.3. Le matériel fouilles antérieures... 261

XIII.3.1. Les fouilles de Maret 1978-80...261

XIII.3.2. Les fouilles Asombang 1982... 262

XIU.4. Les restes fauniques et botaniques... 262

XIII.4.1. Données fauniques des fouilles 1991-92... 262

XIII.4.2. Données fauniques des fouilles précédentes...264

XIII.4.3. Données botaniques... 264

Xin.5. L'horizon inférieur de la couche A-g: discussion et conclusion générale... 265

XIII.5.1. Le matériel céramique...265

XIII.5.2. Le matériel lithique... 265

XIII. 5.3. Le matériel organique...265

(11)

XIV. L'AGE DU FER I...267

XIV.l. Le matériel céramique... 267

XrV.2. Le matériel lithique... 269

XIV.2.1. Matières premières... 270

XIV.2.2. Industrie lithique sur basalte/tufs...271

XIV.2.2.1. Répertoire morpho-technique général... 271

XIV.2.2 2. Outillage... 272

XIV.2.2.3. Les produits de taille... 276

XIV.2.2.4. Reconstitution de la chaîne opératoire mise en oeuvre sur basalte: bilan de l'étude technique... 281

XIV.2.2.5. Industrie sur basalte/tuf: conclusion... 282

XIV.2.3. Industrie lithique sur silices... 283

XIV.2.3.1. Répertoire morpho-technique général... 283

XIV.2.3.2. Outillage... 283

XIV.2.3.3. Les produits de taille... 284

XIV.2.3.4. Reconstitution de la chaîne opératoire mise en oeuvre sur silices: bilan de l'étude technique... 288

XIV.2.3.5. Industrie lithique sur silices: conclusion...289

XIV.2.4. Industrie lithique sur quartz... 289

XIV.2.4.1. Répertoire morpho-technique général...289

XIV.2.4.2. Outillage... 290

XIV.2.4.3. Les produits de taille... 291

XIV.2.4.4. Reconstitution de la chaîne opératoire mise en oeuvre sur quartz: bilan de l'étude technique... 295

XIV.2.4.5. Industrie lithique sur quartz: conclusion...295

XIV.2.5. Industrie lithique sur granité... 296

XIV.3. Le matériel des fouilles antérieures... 296

XIV.3.1. Les fouilles Asombang 1982... 296

XIV.4. Les restes fauniques et botaniques... 297

XIV.4.1. Les restes fauniques... 297

XIV.4.2. Les restes botaniques...298

XrV.5. L'horizon moyen de la couche A-g: discussion et conclusion...299

XIV. 5.1. Le matériel céramique... 299

XIV.5.2. Le matériel lithique... 299

XIV.5.3. Le matériel organique...300

XV. L'AGE DU FER II...302

XV.L Le matériel céramique... 303

XV. 1.1. Secteur 1 ... 303

XV. 1.2. Secteur 2...304

XV.2. Le matériel lithique...307

XV.2.1. Matières premières... 307

(12)

XV.2.2. Industrie lithique sur basalte/tufs... 308

XV,2.2.1. Répertoire morpho-technique général... 308

XV.2.2.2. Outillage... 310

XV.2.2.3. Produits de taille... 311

XV.2.2.4. Industrie lithique sur basalte/tufs; conclusion... 317

XV,2.3. Industrie lithique sur silices... 318

XV.2.3.1. Répertoire morpho-technique général... 318

XV.2.3.2. Outillage... 319

XV.2.3.3. Produits de taille... 320

XV.2.3.4. L'industrie lithique sur silices: conclusion...324

XV.2.4. Industrie lithique sur quartz... 325

XV.2.4.1. Répertoire morpho-technique général... 325

XV.2.4.2. Outillage... 326

XV.2.4.3. Produits de taille... 327

XV.2.4.4. L'industrie lithique sur quartz: conclusion...331

XV.3. Le matériel des fouilles antérieures... 332

XV.3.1. Les sondages deMaret 1978-80... 332

XV.3.2. Les fouilles Asombang 1982... 332

XV.4. Les restes fauniques et botaniques... 332

XV.4.1. Les restes fauniques...332

XV.4.2. Les restes botaniques...334

XV.5. L'horizon supérieur et moyen/supérieur de la couche A-g: discussion et conclusion... 334

XV.5.1. Le matériel céramique... 335

XV.5.2. Le matériel lithique... 335

XV,5.3. Les restes organiques...335

XVI. L'AGE DE LA PIERRE AU METAL ffl 337 XVI.l. La fosse E-F/17-18 et les inhumations n°6, 8 et 9... 337

XVI. 1.1. Les restes humains... 338

XVI. 1.2. Le matériel céramique... 338

XVI. 1.3. Le matériel lithique... 340

XVI. 1.3.1. Matières premières... 340

XVI. 1.3.2. Industrie lithique sur basalte/tufs... 341

XVI. 1.3.3. Industrie lithique sur silices...345

XVI. 1.3.4. Industrie lithique sur quartz...347

XVI. 1.3.5. La fosse E-F/17-18: conclusion... 349

XVL2. La fosse G14 et Pinhumation n°7...350

XVI.2.1. Les restes humains... 350

XVI.2.2. Le matériel céramique...351

XVI.2.3. Le matériel lithique... 352

XVI.2.3.1. Matières premières... 352

XVI.2.3.2. Industrie lithique sur basalte/tufs... 352

(13)

XVI.2.3.3. Industrie lithique sur silices...356

XVI.2.3.4. Industrie lithique sur quartz...358

XVI.2.3.5. La fosse G14: conclusion...360

XVI.3. La "fosse" E-F/16 et les inhumations n°4 et 5... 360

XVI.3.1. Les restes humains... 360

XVI.3.2. Le matériel céramique...361

XVI.3.3. Le matériel lithique... 362

XVI.3.4. La "fosse" E-F/16: conclusion... 362

XVI.4. Les fosses funéraires de la couche A-g: discussion et conclusion... 363

XVI.4.1. Structures funéraires et restes humains... 363

XVI.4.2. Le matériel céramique... 364

XVI.5.3. Le matériel lithique... 364

xvn. LA SEQUENCE CHRONO-CULTURELLE DE SHUM LAKA: DISCUSSION ET CONCLUSION 366 XVn.l. La séquence du matériel céramique... 367

XVII. 1.1. L’Age de la Pierre au Métal I et l’apparition de la poterie... 367

XVII. 1.2. L’Age de la Pierre au Métal II et le développement de la poterie... 368

XVII. 1.3. L’Age de la Pierre au Métal III: continuité culturelle ou matériel intrusif dans les fosses funéraires?... 369

XVII. 1.4. L’Age du Fer I et l’apparition de la roulette en bois...370

XVII. 1.5. L’Age du Fer II et l’apparition de la roulette en fibre... 371

XVII. 1

.

6

.

La séquence céramique: conclusion... 373

XVn.2. La séquence du matériel lithique... 374

XVII.2.1. L’Age de la Pierre Récent et le microlithisme... 374

XVII.2.2. L’Age de la Pierre au Métal I et l’apparition du macrolithisme... 375

XVII.2.3. L’Age de la Pierre au Métal II et le débitage laminaire... 376

XVII.2.4. L’Age de la Pierre au Métal III: continuité culturelle ou matériel intrusif dans les fosses funéraires?... 378

XVII.2.5. L’Age du Fer: survivance de l’industrie lithique?...379

XVII.2.6. La séquence du matériel lithique: conclusion... 380

XVn.3. La séquence paléo-faunique et paléo-botanique...382

XVII.3.1. L’Age de la Pierre Récent: pratique exclusive de la chasse?.... 382

XVII.3.2. L’Age de la Pierre au Métal I: importance grandissante des ressources végétales?... 382

XVII.3.3. L’Age de la Pierre au Métal II: développement de l’arboriculture?... 383

XVII.3.4. L’Age du Fer: importance grandissante des ressources de la savane?... 384

XVII.3.5. La séquence paléo-faunique et paléo-botanique: conclusion.... 384

(14)

XVn.4. La séquence funéraire... 385

XVII.4.1. La première phase funéraire... 385

XVII.4.2. La seconde phase funéraire...386

XVII.4.3. La séquence funéraire: conclusion... 386

XVn.5. La séquence chrono-culturelle holocène de Shum Laka: conclusion...387

QUATRIEME PARTIE; SHUM LAKA ET LE PEUPLEMENT DES GRASSFIELDS. XVra. COMPARAISONS ET DISCUSSION 389 XVUI.L L’Age de la Pierre Récent final de la baie du Biafra...390

XVIII. 1.1. Données archéologiques et discussion... 390

XVIII. 1.2. L’Age de la Pierre Récent: conclusion... 393

XVIIL2. Les origines de l’Age de la Pierre au Métal dans la baie du Biafra...393

XVIII.2.1. Données archéologiques et discussion... 393

XVIII.2.2 Les origines de l’Age de la Pierre au Métal: conclusion... 396

XVin.3. La maturité de l’Age de la Pierre au Métal dans la baie du Biafra...397

XVIII.3.1. Données archéologiques et discussion... 397

XVIII.3.2. La maturité de l’Age de la Pierre au Métal: conclusion... 403

XVni.4. La fin de l’Age de la Pierre au Métal dans la baie du Biafra et l’Afrique centrale atlantique... 403

XVIII.4.1. Données archéologiques et discussion... 403

XVIII.4.2. La fin de l’Age de la Pierre au Métal: conclusion... 409

XVIfl.S. L’Age du Fer dans la baie du Biafra... ...409

XVIII.5.1. Données archéologiques et discussion... 409

XVIII.5.2. L’Age du Fer: conclusion... 416

XVin.6. Le contexte archéologique régional: conclusion... 416

XIX. L’APPORT DES DONNEES PALEO-CLIMATIQUES, DE LA LINGUISTIQUE ET DE L’ETHNOGRAPHIE... 418

XIX.l. Les données paléo-climatiques... .'.418

XIX. 1.1. De 12.000 à 5.000 bp: la phase humide du début de r Holocène... 419

XIX.1.2. De 5.000 bp à nos jours: la phase aride de l’Holocène final... 421

XIX. 1.3. Evolution de l’environnement pendant l’Holocène:

(15)

conclusion...423

XIX. 2. Les données linguistiques et ethnographiques... 424

XIX.2.1. Classification des langues Benue-Congo et bantoues... 425

XIX.2.2. L’expansion des langues Benue-Congo et bantoues... .. . 426

XIX.2.3. Le mode de vie des paléo-populations des Grassfields et de l’Afrique centrale atlantique... 430

XIX.2.3.1. Indices linguistiques...430

XIX.2.3.2. Indices ethnographiques... 433

XIX.2.4. Les données linguistiques et ethnographiques: conclusion... 444

XX. DISCUSSION: QUELQUES SPECULATIONS D’ORDRE GENERAL 447 XX. l. Introduction... 447

XX.2. Microlithisme, chasse, élevage et proto-Benue-Kwa...449

XX.3. Macrolithisme,.poterie, économie de production et proto-Benue-Congo... 450

XX.4. Villages, poterie, métallurgie et proto-Bantou...459

XX. 5, Conclusion et perspectives...464

XXL SYNTHESE ET CONCLUSION GENERALE 468 XXI. L Stratigraphie et processus de formation du site...470

XXI.2. La séquence chrono-culturelle et environnementale de Shum Laka... 472

XXI.2.1. L’Age de la Pierre Récent...473

XXI.2.2. L’Age de la Pierre au Métal 1...473

XXI.2.3. L’Age de la Pierre au Métal II et III... 474

XXI.2.4. L’Age du Fer I et II...474

XXI.3. Implications socio-culturelles ... 475

XXI.4. L’évolution des techniques et des langues dans les Grassfields... 477

XXI.4.1. Bifaces,’ lames, poterie et langues Benue-Congo et bantoïde-Cross... 477

XXI.4.2. Villages, poterie, métallurgie et langues bantoues...478

XXI.7. Epilogue... 478

XXn. BIBLIOGRAPHIE 480

(16)

LISTE DES FIGURES

Les chiffres romains font référence au chapitre auquel est rattachée la figure, les chiffres arabes à la numérotation de la figure au sein du chapitre.

Fig.II.l: situation géographique des sites archéologiques mentionnés dans le texte. Cercle de 600 km de rayon:

zone de comparaisons détaillées.

Fig.III.l: carte des Grassfields et des bassins de la Cross River, de la Katsina et de la Sanaga avec les localités modernes mentionnées dans .les textes.

Fig.III.2: situation de l'abri de Shum Laka et des agglomérations modernes de la région.

Fig.III.3: carte oro-hydrographique des environs de Shum Laka.

Fig.IV.l: vues des environs du site.

Fig.rV.2: vue de l'entrée de l'abri.

Fig.IV.3: vue de l'intérieur de l'abri (photographie prise du sud).

Fig.IV.4: carte topographique de l'abri de Shum Laka.

Fig.IV.5: trajectoire des eaux de ruissellement dans l'abri.

Fig.IV.6a: profil nord-est/sud-ouest des carrés D14-I14.

Fig.rV.6b: profil nord-est/sud-ouest des carrés N10-T09.

Fig.IV.7a: profil nord-est/sud-ouest du caiTé DL5.

Fig.IV.7b: profil nord-ouest/sud-est des can'és D14-D15.

Fig.IV.7c: profil nord-est/sud-ouest des carrés E16-E19.

Fig.IV.8: profil nord-ouest/sud-est des carrés C12-C13.

Fig.IV.9: profil nord-est/sud-ouest des carrés B12-C12.

Fig.IV. 10: profils nord, est, sud et ouest du carré E09 (sondage B de Maret 1980).

Fig.rV. 11: profil nord-est/sud-ouest des canés A13-C13.

Fig.IV. 12: localisation des profils mentionnés dans le texte.

Fig.IV. 13: coupe schématique de l'élévation de l'abri sous roche et de la stratigraphie (dans l'encart A-B).

Fig.V.l: plan des fouilles de Shum Laka entre 1978 et 1994.

(17)

Fig.VI.l; début des fouilles 1991-1992: vue générale du secteur 1.

Fig. VI.2: début des fouilles 1993-1994: vue générale du secteur 2 (à l'avant plan: quadrillage de 20 cm- dans le secteur 1).

Fig.VlII.l: schéma théorique du processus de l'éclatement des roches.

Fig.VIII.2: termes descriptifs d'un nucléus.

Fig.VIII.3: termes descriptifs d'un éclat.

Fig.X.l et X.2: plan des strates de décapage 5 et 6 du secteur 1.

Fig.X.3 et X.4: plan des strates de décapage 7 et 8 du secteur 1.

Fig.X.5 et X.6: plan des strates de décapage 9 et 10 du secteur 1.

Fig.X.7 et X.8: plan des strates de décapage 11 et 12 du secteur 1.

Fig.X.9 et X. 10: plan des strates de décapage 13 et 14 du secteur 1.

Fig.X.l 1: emplacement des tombes et des fosses dans la couche A.

Fig.X.12: répartition topographique de l'échantillon de l'industrie lithique.

Fig.X. 13: distribution verticale des aiiefacts lithiques par carré dans le secteur 2.

Fig.X. 14: distribution verticale des artefacts lithiques par carré dans le secteur 1.

Fig.X. 15: distribution verticale des artefacts lithiques par carré dans le secteur 1 (suite).

Fig.X. 16: moyenne des distributions-verticales proportionnelles du matériel lithique calculées sur 10 strates de décapage dans les secteurs 1 et 2 (22 carrés).

Fig.X. 17: moyenne des distributions veilicales proportionnelles du matériel céramique calculées sur 13 strates de décapage dans les secteurs 1 et 2 (68 carrés).

Fig.X. 18: distribution horizontale du matériel lithique dans les strates de décapage 1-4.

Fig.X. 19: distribution horizontale du matériel lithique dans les strates de décapage 5-7.

Fig.X.20: distribution horizontale du matériel lithique dans les strates de décapage 8-10.

Fig.X.21: distribution horizontale du matériel céramique dans les strates de décapage 1-4.

Fig.X.22: distribution horizontale du matériel céramique dans les strates de décapage 5-7.

Fig.X.23: distribution horizontale du matériel céramique dans les strates de décapage 8-10.

Fig.X.24: proportion de pièces de basalte de moins de 2 centimètres par cané et par strate de décapage.

Transect B12-O10 (axe entrée-fond de l'abri).

Fig.X.25: proportion de pièces de basalte de moins de 2 centimètres par cané et par strate de décapage.

Transect H05-E18 (axe est-ouest).

Fig.X.26: distribution horizontale des artefacts lithiques <4 cm dans les strates de décapage 1-4.

Fig.X.27: distribution horizontale des artefacts lithiques > =4 cm dans les strates de décapage 1-4.

Fig.X.28: distribution horizontale des artefacts lithiques <4 cm dans les strates de décapage 5-7.

(18)

Fig.X.29: distribution horizontale des artefacts lilhiques > =4 cm dans les strates de décapage 5-7.

Fig.X.30: distribution horizontale des artefacts lilhiques <4 cm dans les strates de décapage 8-10.

Fig.X.31: distribution horizontale des artefacts lilhiques > =4 cm dans les strates de décapage 8-10.

Fig.X.32: distribution horizontale des artefacts lilhiques > =4 cm dans la couche A-g (toutes strates de décapage confondues).

Fig.X.33: distribution verticale des tessons recollés dans le secteur 1.

Fig.X.34: distribution verticale des tessons recollés dans le secteur 2.

Fig.X.35: distribution horizontale des tessons recollés de l'horizon inférieur de la couche A-g (strates 8-11).

Fig.X.36: distribution horizontale des tessons recollés de l'horizon moyen de la couche A-g (strates 5-7 dans le secteur 1 et 1 -5 dans le secteur 2).

Fig.X.37: distribution horizontale des tessons recollés de l'horizon supérieur de la couche A-g (strates 1-3 dans le secteur 1 et 1-5 dans le secteur 1).

Fig.XI.l: datations calibrées de la couche A-o.

Fig.XI.2: datations calibrées de la couche A-g.

Fig.XI.3: séquence chronologique calibrée des phases d'occupation de la couche A-o.

Fig.XI.4: séquence chronologique calibrée des phases d'occupation dans la partie inférieure de la couche A-g.

Fig.XI.5: séquence chronologique calibrée des phases d'occupation dans la partie supérieure de la couche A-g.

Fig.XI.6: distribution spatiale des échantillons datés de l'horizon inférieur de la couche A-o (Age de la Pierre Récent).

Fig.XI.7: distribution spatiale des échantillons datés de l'horizon supérieur et de la phase funéraiie de la couche A-o (Age de la Pieire au Métal I).

Fig.XI.8: distribution spatiale des échantillons datés de l'horizon inférieur et de la phase funéraire de la couche A-g (Age de la Pierre au Métal II et III).

Fig.XI.9: distribution spatiale des échantillons datés des horizons moyen et supérieur de la couche A-g (Age du Fer I et II).

Fig.XII. 1: industries lithique et céramique de l'horizon supérieur de la couche A-o.

Fig.XII.2: industrie sur basalte de l'horizon supérieur de la couche A-o.

Fig.XII.3: inhumation n°2, fosse C13-C14 (phase funéraire du SMA I).

Fig.XII.4: inhumation n°3, fosse B11-B12 (phase funéraire du SMA I).

Fig.XII.5: inhumation n°l, fosse G08-G09 (phase funéraire du SMA I) (photo R. Asombang).

Fig.XIII.l: poterie de l'horizon inférieur de la couche A-g (strates 8-16). 1; récipient "sma 02" décoré

d'impressions pivotantes à la spatule (secteur 1). 3: récipient "sma 03" décoré de traçage au

(19)

bâtonnet (secteur 1). 5, 7; traçage au bâtonnet (secteur 1). 2, 4, 6: traçage au bâtonnet (secteur 2).

8: traçage au peigne et/ou au bâtonnet (fosse E-F/17-18).

Fig.XIII.2: poterie de l'borizon inférieur de la couche A-g (strates 8-12). 1: récipient "sma 04" décoré d'impressions simples au peigne (secteur 1). 2,8; impre-ssions (pivotantes?) au bâtonnet de section . triangulaire (secteur 1). 3: impressions pivotantes au peigne (secteur 1). 4,5,7: impressions simples au peigne et au bâtonnet (secteur 2). 6: impressions simples au peigne et traçage au bâtonnet (secteur 2). 9; impressions simples au peigne (secteur 1). 10: lèvre aplatie (secteur 1). 11: lèvre arrondie (secteur 2).

Fig.XIII.3: poterie de l'horizon inférieur de la couche A-g (strates 8-11). Récipient "sma 01" décoré (?) de traçage au bâtonnet (secteur 1).

Fig.XIII.4: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g: outil biface échancré (manufacturé sur nucléus à lame) (secteur 1).

Fig.XIII.5: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: Outil biface échancré (hors échantillon). 2: idem (secteur 1).

Fig.XIII.6; industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Outil biface à base amincie (secteur 1 ).

Fig.XIII.7; industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Outil biface à base amincie (secteur 1).

Fig.XIII.8: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: outil biface sur plaquette (hors échantillon). 2: idem (secteur 2).

Fig.XIII.9: industrie sur basalte de l'-horizon inférieur de la couche A-g. 1: Outil biface à tranchant transversal (secteur 1). 2: Outil biface à échancrure (hors échantillon).

Fig.XIII. 10: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: outil biface à tranchant transversal (secteur 1). 2: outil biface à tranchant transvei-sal, manufacturé sur pièce polie (secteur 1 ).

Fig.XIII. 11 : industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Outil biface ovalaire (secteur 1).

Fig.XIII.12; industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1; outil biface ovalaire (hors échantillon). 2: outil biface ovalaire à tranchant poli (hors échantillon). 3: outil biface ovalaire

(secteur 1).

Fig.XIII. 13: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: outil biface ovalaire (secteur 1).

2; nucléus débité sur outil biface poli (secteur 1).

Fig.XIII. 14: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1; outil biface ovalaire (secteur 1).

2: ébauche d'outil biface ovalaire (hors échantillon). 3: outil biface ovalaire (hors échantillon).

Fig.XIII. 15: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la œuche A-g. 1 et 2: outils bifaces à bords

parallèles (hors échantillon). 3; idem (secteur 1)

(20)

Fig.XIII. 16: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: racloir sur bloc (hors échantillon). 2: outil biface à bords parallèles (secteur 1).

Fig.XIII. 17: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la aiuche A-g. 1: outil biface discoïde (hors échantillon). 2: idem (secteur 1).

Fig.XIII. 18: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Outil biface discoïde ou nucléus (secteur 1).

Fig.XIII. 19: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Outil biface appointé (secteur 1).

Fig.XIII.20: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Ebauche d'outil biface appointé (secteur 1).

Fig.XIII.21: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1,2,4,5: lames retouchées (secteur 1). 3: fragment de lame retouchée (secteur 1).

Fig.XIII.22: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couclie A-g. 1: lame retouchée (secteur 1). 2 et 3: pointes retouchées (secteur 1).

Fig.XIII.23: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1-3: pointes retouchées (secteur 1).

Fig.XIII.24: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: pointe retouchée (hors échantillon). 2,4: pointes retouchées (secteur 1). 3: éclat à bords abattus (secteur 1).

Fig.XIII.25: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1-4: microlithes à bord abattu sur silices (secteur 1). 5: microlithe sur quartz (secteur 1). 6: troncature sur basalte (secteur 1). 7:

troncature sur silice (secteur 1). 8: éclat à bords abattus sur silice (secteur 1).

Fig.XIII.26: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1,3,8: grattoirs sur éclat de basalte (secteur 1). 2,5: grattoirs sur éclat de silice (secteur 1). 4: grattoir sur bloc de quartz. 6 et 7:

racloirs sur éclat de basalte (secteur 1).

Fig.XIII.27: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: troncature sur éclat de silice (secteur 1) . 2-5: pièces modifiées (encoches) sur fragments de basalte (secteur 1).

Fig.XIII.28: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: nucléus à un plan de frappe (hors échantillon). 2: nucléus à deux plans de frappe opposés (hors échantillon). 3: nucléus à lame (hors échantillon). 4: nucléus à deux plans de frappe opposés (secteur 1). 5: nucléus à lame (secteur 1).

Fig.XIII.29: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: nucléus discoïde sur basalte (secteur 2) . 2: nucléus discoïde sur silice (secteur 1). 3: nucléus discoïde sur basalte (secteur 1).

Fig.XIII.30: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: nucléus discoïde (hors échantillon). 2: nucléus discoïde (secteur 1). 3: nucléus Kombewa (secteur 1).

Fig.XIII.31: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: nucléus discoïde sur pièce de basalte f)olie ou fragment d'outil biface poli (secteur 1). 2: nucléus discoïde sur basalte (secteur 1). 3:

nucléus à plusieurs plans de frappe sur silice (secteur 1).

(21)

Fig.XIII.32: industrie lithique de l'horizon inférieur de la œuche A-g. 1: nucléus à plusieurs plans de frappe sur basalte (secteur 1). 2 et 3: nucléus à plusieurs plans de frappe sur silices (secteur 1).

Fig.XIII.33: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. Nucléus à plusieurs plans de frappe débité sur un percuteur (hors échantillon).

Fig.XIII.34: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: lame à nervures parallèles de basalte (secteur 2). 2: éclat longitudinal à nervures convergentes de basalte (secteur 1). 3: nucléus discoïde de silice (secteur 1). 4: nucléus à deux plans de frappe opposés de basalte (secteur 1).

Fig.XIII.35: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la a>uche A-g. 1: lame à nervures parallèles opposées (secteur 2). 2: lame à nervures parallèles (secteur 2). 3,4: lames à nervures parallèles (secteur 1). 5,6: lames à nervures unidirectionnelles (secteur 1).

Fig.XIII.36: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couclie A-g. 1,3: lames à nervures convergentes (secteur 1). 2,4: lames à nervures convergentes (secteur 2).

Fig.XIII.37: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1,4,6: éclats longitudinaux à nervures convergentes (hors échantillon). 2,5: éclat longitudinaux à nervures convergentes (secteur

1). 3: éclat longitudinal à nervures convergentes (secteur 2).

Fig.XIII.38: industrie sur basalte de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1-3: lames à crête (secteur 1).

Fig.XIII.39: industrie lithique de l'horizon inférieur de la couche A-g. 1: fragment de meule (?) de basalte retouchée (hors échantillon). 2; molette de granité (secteur 2).

Fig.XIII.40: tableau schématique des étapes principales de la chaîne op>ératoire mise en oeuvre sur basalte dans l'horizon inférieur de la couche A-g et des interactions (recyclage) entre les trois principaux schémas opératoires.

Fig.XIII.41: concentration de grands artefacts lithiques, de céramique et de petits rochers (horizon inférieur de la couche A-g, secteur 1).

Fig.XIII.42: concentration de grands artefacts lithiques et de petits rochers (horizon inférieur de la couche A- g, secteur 1).

Fig.XIV.l: poterie de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1: récipient "eia 03" décoré de traçage au bâtonnet (secteur 1). 2: récipient "eia 01" décoré d'impressions à la roulette en bois taillée

(carved wooden roulette) (secteurs 1 et 2).

Fig.XTV.2: poterie de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1,3: impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 1). 2: traçage au bâtonnet (secteur 1). 4; récipient "eia 05"

décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 1). 5: récipient

"eia 04" décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteurs 1 et 2).

6: récipient "eia 07" déœré de traçage au bâtonnet et imjjressions pivotantes à la spatule (secteurs 1

(22)

et 2). 7; récipient "eia 02" décoré d'impressions à la roulette en bois (carved wooden roulette) (secteur 1).

Fig.XIV.3: industrie sur basalte de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1 et 2: outils bifaces à échancrure (hors échantillon).

Fig.XIV.4; industrie lithique l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1: outil biface ovalaire (hors échantillon). 2: outil biface à échancrure. 3: outil biface à base amincie (hors échantillon).

Fig.XrV.5; industrie lithique de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1-3: microlithes (troncatures basales) sur silices. 4-6: microlithes (éclats à bord abattu) sur silices. 7: grattoir sur bloc de silice.

8: microlithe (éclat à bord abattu) sur basalte. 9: troncature basale sur basalte.

Fig.XIV.6: industrie lithique de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1 : lame retouchée sur basalte.

2: pointe retouchée sur basalte. 3: racloir sur bloc de silice. 4: pointe retouchée sur basalte (hors échantillon).

Fig.XIV.7: industrie sur basalte de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. Herminette bouchardée et polie.

Fig.XIV.8: industrie lithique de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1: nucléus à deux plans de frappe opposés sur basalte (hors échantillon). 2: nucléus protobiconique sur quartz. 3: nucléus à lame sur basalte. 4: nucléus à deux plans de frappe opposés sur silice. 5: nucléus bipolaire sur quartz.

Fig.XIV.9: industrie sur basalte de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. Nucléus discoïde.

Fig.XIV.10: industrie sur basalte de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. 1,3: éclats à préparation convergente. 2,4,5: éclat à préparation convergente (hors échantillon).

Fig.XIV.l 1: industrie sur basalte de l'horizon moyen du secteur 1 de la couche A-g. Meule de granité.

Fig.XIV. 12: assemblage d'ossements animaux, artefacts de basalte, poterie (récipient "eia 01") et meule de granité (horizon moyen de la couche A-g).

Fig.XV.l: poterie de l'horizon moyen/supérieur du secteur 2. Traçage au bâtonnet, impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) et applications (secteur 2).

Fig.XV.2: poterie de l'horizon supérieur du secteur 1 et moyen/supérieur du secteur 2. 1: traçage au bâtonnet (secteur 1). 2: récipient "lia 17" décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden

roulette) (secteur 2).

Fig.XV.3: poterie de l'horizon supérieur du secteur 1 et moyen/supérieur du secteur 2. 1: récipient "lia 03"

décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 2). 2:

impressions simples au peigne et traçage au bâtonnet (secteur 1). 3: impressions à la roulette en bois

taillée (carved wooden roulette) (secteur 2). 4: récipient "lia 16" décoré d'impressions à la roulette

(23)

en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 1). 5: récipient "lia 18" à lèvre biseautée (secteur 2 ).

Fig.XV.4: poterie de l'horizon supérieur du secteur 1 et moyen/supérieur du secteur 2. 1: récipient "lia 05"

décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 2). 2,3:

impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 1). 4: traçage au bâtonnet et impressions simples au peigne (secteur 2). 5; traçage au bâtonnet et traçage au peigne (secteur 2).

6: lèvre arrondie décorée d'impressions au bâtonnet (secteur 2). 7: lèvre aplatie (secteur 2).

Fig.XV.5; poterie de l'horizon supérieur du secteur 1 et moyen/supérieur du secteur 2. 1: impressions à la roulette en fibres tressées (knotted strip roulette) (secteur 2). 2; récipient "lia 13" décoré d'impressions à la roulette en fibres tressées (knotted strip roulette) (secteurs 1 et 2). 3; traçage au peigne et au bâtonnet (secteur 1). 4: récipient "lia 12" décoré d'impiessions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) et à la roulette en fibres tressées (knotted strip roulette) (secteur 1).

Fig.XV.6: poterie de l'horizon supérieur du secteur 1 et moyen/supérieur du secteur 2. 1: récipient "lia 01"

décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (car\’cd wooden roulette) (secteurs 1 et 2). 2;

impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) et traçage au bâtonnet (secteur 1).

3 et 4: impressions à la roulette en corde torsadée (twisted cord roulette) (secteur 2). 5: récipient

"lia 09" décoré d'impressions à la roulette en bois taillée (carved wooden roulette) (secteur 1).

Fig.XV.7: industrie sur basalte de l'horizon moyen et/ou supérieur de la couche A-g. 1 et 2: outils bifaces à échancrure (hors échantillon: surface).

Fig.XV.8: industrie lithique de l'horizon moyen/supérieur du secteur 2 de la couche A-g. 1: outil biface à base amincie sur basalte. 2: pointe de flèche foliacée biface sur basalte. 3: pointe retouchée sur basalte (hors échantillon). 4,5: microlithes (éclats à bord abattu) sur silices. 6: microlithe (éclat à bord abattu) sur quartz.

Fig.XV.9: industrie sur basalte de l'horizon moyen et/ou supérieur de la couche A-g. 1 et 2: nucléus à lame (hors échantillon: surface).

Fig.XV.10: industrie sur basalte de l'horizon moyen/supérieur du secteur 2 de la couche A-g. 1; éclat à préparation centripète. 2: nucléus discoïde. 3: nucléus à lames.

Fig.XV.ll: industrie lithique de l'horizon moyen et/ou supérieur de la couche A-g. 1: nucléus biftolaire sur silice (secteur 1). 2: nucléus discoïde sur silice (secteur 2). 3: troncature basale sur basalte (secteur 1). 4: éclat d'avivage sur silice (secteur 2). 5: microlithe (éclat à bord abattu) sur quartz (secteur 2).

6: lame à préparation convergente sur basalte (secteur 2). 7: lame à préparation parallèle (secteur 2).

Fig.XV. 12: industrie sur basalte de l'horizon moyen et/ou su[)érieur de la couche A-g. 1,3: lames à

préparation convergente (secteur 2). 2: lame à crête (secteur 2). 4: lame à préparation convergente

(secteur 1).

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Fig.XVI.l: poterie des fosses de la phase funéraire de la couche A-g. 1; traçage au peigne et au bâtonnet (fosse E-F/17-18). 2: impressions pivotantes à la spatule et traçage au bâtonnet (fosse G14).

Fig.XVI.2: inhumations n°6 et 8, fosse E-F/17-18 (phase funéraire du SMA III).

Fig.XVI.3: inhumation n°4, fosse E16-F16 (phase funéraire du SMA III).

Fig.XVI.3: inhumation n°7, fosse G14 (phase funéraire du SMA III). Partie supérieure de la fosse.

Fig.XVI.4: inhumation n°7, fosse G14 (phase funéraire du SMA III). Détail du bassin fléché.

Fig.XVII.l: proportions des tessons recollés provenant des différents horizons céramiques de la couche A-g par strate de décapage dans le secteur 1.

Fig.XVII.2: proportions des différentes techniques décoratives identifiées sur les tessons recollés de la couche A-g par strate de décapage dans le secteur 1.

Fig.XVII.3: proportions des tessons recollés provenant des différents horizons céramiques de la couche A-g par strate de décapage dans le secteur 2.

Fig.XVII.4: proportions des différentes techniques décoratives identifiées sur les tessons recollés de la couche A-g par strate de décapage dans le secteur 2.

Fig.XVII.5: proportions des différentes techniques décoratives identifiées sur la totalité des tessons recollés de la couche A-g par strate de décapage dans le secteur 1.

Fig.XVII.6: proportions des différentes techniques décoratives identifiées sur la totalité des tessons recollés de la couche A-g par strate de décapage dans le secteur 2.

Fig.XVII.7; évolution des objectifs techniques des tailleurs de basalte dans la couche A par horizon archéologique.

Fig.XIX.l: couverture forestière en Afrique occidentale et centrale et sites ayant livré des données paléoclimatiques mentionnés dans le texte.

Fig.XIX.2: distribution géographique des langues Niger-Congo (d'après Williamson 1989a et Blench 1993, 1997).

Fig.XIX.3; classement des langues du phylum Niger-Congo et de la famille Benue-Congo (d'après Blench

1997; 94).

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AVANT-PROPOS.

Nulle part ailleurs qu'en Afrique l'archéologue n'a plus facile à justifier son travail.

En effet, berceau de l'humanité, les civilisations de l'Afrique sub-saharienne se sont développées jusqu'à la colonisation sans avoir recours à l'écriture. L'histoire du peuplement de cette partie du monde ne peut donc être comprise qu'en fouillant le sol à la recherche des traces matérielles laissées par ses habitants du passé. Avec les indépendances, les nouveaux Etats africains ont eu à coeur de retrouver leur identité et l'intérêt des archéologues s'est progressivement porté vers les origines des populations locales. C'est ce qui a amené la

"néolithisation" et l'"expansion bantoue", fondements du paysage culturel actuel de la région, à être considérés comme deux des aspects les plus importants de l'histoire du peuplement de l'Afrique centrale. On perçoit alors que, pour comprendre cette dernière dans toute sa richesse, il convient d'étudier les rapports qui existent entre ce que la linguistique et l'archéologie peuvent nous apprendre. Mais ces deux champs d'études, quoi qu'interconnectés, ont souffert pendant trop longtemps d'un manque de données directes.

L'approche "archéo-linguistique" s'est souvent limitée à de pures spéculations et elle n'est plus considérée comme allant de soi aujourd'hui. Souvent avec raison, certains chercheurs ont considéré que s'appuyer prématurément sur des hypothèses venant d'autres disciplines était contre productif pour l'archéologie. Si nul ne nie encore l'importance des concepts d'expansion bantoue et de néolithisation, archéologues comme historiens les abordent maintenant avec un certain recul.

Cet itinéraire intellectuel, qui a été développé par de nombreux scientifiques sur plus

d'un siècle, je l'ai suivi, en tant qu'étudiant, en quelques années. Je dois avouer que j'ai été

attiré par l'Afrique depuis toujours comme, je le crois, beaucoup de belges qui ont été

bercés bien involontairement par l'imagerie exotique de l'ex-colonie. Celle-ci voulait que

l'Afrique noire soit perçue comme un musée préhistorique vivant et ce sont les industries

lithiques archaïques de ce continent qui attisaient ma passion au début de ma trajectoire

universitaire. Cette motivation plus sentimentale qu'intellectuelle s'est transformée en étant

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confrontée aux réalités de la recherche sur le terrain. Lors d'un voyage au Congo Brazzaville, effectué grâce au professeur P. de Maret, mon attirance pour les origines de l'humanité s'est mutée en un intérêt, beaucoup plus mature à mon sens, pour les cultures africaines elles-mêmes et leur histoire récente.

C'est ce qui m'amenait à défendre un mémoire de licence sur la toute fin des âges de la pierre du Bas-Congo (ex-Zaïre), sur base du matériel lithique de fouilles de M. Bequaert et de P. de Maret, conservé dans les collections du Musée Royal de l'Afrique centrale.

Dans cette région, la longue tradition de taille bifaciale qui perdurait depuis l'Acheuléen à progressivement évolué vers des industries microlithiques avant d'être brusquement remplacée par des assemblages avec poterie. C'est ainsi que j'ai été confronté, dès cette époque, à la problématique du changement en préhistoire. Pourquoi, comment et quand les industries lithiques d'Afrique centrale ont-elles disparu de la culture matérielle des populations africaines? S'agit-il d'un processus technologique, économique ou social? Ou encore peut-on observer une interaction entre les trois processus? Cela m'amena tout naturellement à m'intéresser à cette longue et très méconnue phase de transition entre l'Age de la Pierre Récent et l'Age du Fer, phase pendant laquelle la pierre laissa place au fer, la prédation à la production, le nomadisme v,au sédentarisme et, enfin, les langues préhistoriques disparues aux langues bantoues. Manifestement, on assiste là à un phénomène fondamental qui est aux sources mêmes du peuplement actuel du continent.

L'occasion de faire une thèse sur la question me fut offerte par mon directeur de mémoire, Pierre de Maret, en participant à ses fouilles dans les Grassfields du Cameroun, une des régions les plus passionnantes mais néanmoins les moins bien connues du continent. La problématique du peuplement récent des Grassfields, berceau des langues bantoues, bien sûr, a souvent été abordée comme une question autant linguistique qu'archéologique. Les linguistes étudient comment évoluent et se diffusent les langues; les archéologues analysent l'évolution et la diffusion des techniques. Quels peuvent être les rapports entre les deux processus? Quelle que soit la foi que l'on mette en l'intérêt de ce type de question, on ne peut nier qu'il doit exister une interaction entre ces facettes de la culture puisqu'elles sont tout deux véhiculées par... des gens. Pourtant, il m'est très vite apparu qu'il n'allait pas être possible de faire progresser cette approche sans (1) établir un cadre théorique et méthodologique strict et (2) une base de données archéologiques très détaillée. C'est 1 ' obj ectif de cette thèse.

Faire le métier d'archéologue en Afrique ne va pas Scms mal. Les difficultés liées au

climat, aux problèmes logistiques et à l'insécurité sont bien plus nombreuses que partout

ailleurs dans le monde. S'il est vrai que ce continent à lui seul peut justifier l'existence de

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l'archéologie, c'est bien là que l'expression "suer sang et eau" peut, par moments, prendre tout son sens. Mais l'Afrique n'est pas n'importe quelle partie du monde. Ceux qui l'ont fréquentée comprendront la relation curieuse d'amour et de haine qui peut se développer entre le chercheur et "son" terrain, quand ce terrain est l'Afrique noire. Souvent comparée à un virus, l'attirance de certains scientifiques vers ce continent ne peut, heureusement ou malheureusement, être tempérée par des considérations uniquement matérielles. Le prix à payer pour rendre à l'Afrique ses lettres de noblesse est, il est vrai, parfois trop cher. Mais pour que ce prix ait une chance de ne pas être considéré comme avoir été payé en vain, il n'y a guère que ce travail sur Shum Laka qui puisse être mis dans la balance.

Ce travail, que je suis le seul à signer, n'a pourtant pas été l'oeuvre d'une seule personne. Les fouilles de Shum Laka et, dans une certaine mesure, l'étude du matériel, sont avant tout une oeuvre d'équipe. J'ai le plaisir, ici, de remercier tout ceux qui ont participé au succès de cette entreprise.

Tout d'abord, le professeur Pierre de Maret qui, en plus d'avoir été l'âme derrière le Wide Bantu Homeland Project, a été mon initiateur en archéologie africaine, mon directeur de mémoire, et enfin, le directeur de cette thèse.

Ensuite, Els Comelissen, archéologue au Musée Royal de Tervuren, qui participa aux deux missions sur le terrain et à l'étude d'une partie du matériel sur lequel est basé ce travail, sans qui le poids de la fouille et de ses à-côtés aurait certainement été trop lourd pour moi seul.

Le professeur Raymond N. Asombang, archéologue à l'université de Yaoundé, co­

responsable avec P. de Maret du Wide Bantu Homeland Project, m'aida beaucoup et tant dans les démarches administratives que sur le chantier de fouille et, surtout, accueilli chaleureusement toute l'équipe dans son pays.

Jan Moeyersons, géomorphologue au Musée Royal de l'Afrique centrale, responsable de l'étude de la stratigraphie de l'abri qui, à ce titre, participa à l'élaboration de l'approche des processus de formation du site.

Yvette Paquay, dessinatrice à la section de Préhistoire du Musée Royal de l'Afrique

centrale, qui se chargea de la plus grande partie des dessins figurant dans ce travail et qui

supporta avec bonne grâce mes nombreux changements d'avis concernant la manière

d'illustrer ce texte.

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Wim Van Neer, paléozoologue au Musée Royal de l'Afrique centrale, qui a accepté de réaliser l'étude des restes fauniques.

Hugues Doutrelepont, technicien au Musée Royal de l'Afrique centrale, qui était chargé de collecter les échantillons de palynomorphes et de la logistique du campement sur le site.

Sylvie Boulay, Sophie Colette, Nadine Collard, Emmanuel de Crits, Atlee Dweazoni, Sylvia Fagnard, Sylvie Fenaux, Cécile Garreau, E. Keumaleu, Nathalie Nyst, François Renoirte, Isabelle Ribot, Zofia Rosinsky, étudiant(e)s et licencié(e)s en archéologie à l'époque, qui nous ont aidé sans compter, dans les hauts et les bas de l'aventure. En particulier, je voudrais mentionner le travail de Sophie Colette, Emmanuel de Crits, Sylvie Fenaux, François Renoirte et Isabelle Ribot, qui, eux aussi, se sont chargé d'étudier une partie du matériel archéologique ramené lors des deux missions: j'espère ne pas avoir donné l'impression que j'ai sous-estimé leur aide précieuse.

Marc Rifflet, adjoint au responsable de la coopération belge au Cameroun lors de nos deux missions, qui, par amitié, m'aida financièrement et m'offrit l'hospitalité à Yaoundé en de nombreuses occasions entre 1991 et 1994.

Ayiboto "Buffalo" Jean-Jacques et Tangye Che Celestine, nos chauffeurs, interprètes et guides sur les routes et pistes du Cameroun: votre rôle, bien souvent, ne s'est pas limité à conduire nos véhicules. Mes pensées vont à Jean-Jacques, disparu en 1995.

Le Fon, les notables et la population de Bafochu-Mbu, qui nous accueillirent sur leurs terres et acceptèrent que des étrangers viennent fouiller leur passé et emprunter une partie de leur patrimoine. Qu'ils trouvent ici l'expression de ma gratitude et de mon respect.

Merci aussi aux ouvriers et ouvrières de Bafochu-Mbu qui ont travaillé sur le chantier entre 1991 et 1994, en particulier Asobo Charles, Atanga Eric, Atanga Thomas, Fon Njwe Emmans, Forche Peter Fon, Kweti Eric, Macnus Fru Njwe, Mbah Denis Ngu, Winnifred, Nge Chig Christine, Ngu Emmanuel, Ngu Peter Schneider, Ngwa Rita, Nji Emmanuel Mofor, Njwe Charles Ndi et Tatanga Ignatius.

Le Ministère de l'Enseignement Secondaire, de l'Informatique et de la Recherche

Scientifique qui, en 1991 et 1993, nous autorisa à effectuer ces recherches sur lé territoire

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du Cameroun, et en particulier le docteur Joseph-Marie Essomba, sans qui ces démarches administratives auraient été bien plus difficiles.

Enfin, je tiens à remercier encore tous ceux qui, par leurs conseils éclairés, sont à l'origine de l'amélioration des versions antérieures du texte: j'ai nommé Dr. Els Comelissen, Dr. Olivier Gosselain, Dr. Baudoin Janssens, Dr. Christophe Mbida, Dr. Jan Moeyersons et Drs. Alain Assoko Ndong, Drs. Alexandre Livingstone Smith, Drs. Isabelle Ri bot.

Pour terminer, last but not least, ma gratitude va à tout le personnel de la section de

Préhistoire du Musée Royal de l'Afrique Centrale de Tervuren, en particulier Gilberte

Vendemmia, pour leur acceuil pendant ces nombreuses années.

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I. LA PROBLEMATIQUE ARCHEOLOGIQUE HOLOCENE DANS LES GRASSFIELDS.

LL Archéologie et "expansion bantoue".

Depuis les années '60. l'identification des traces matérielles de l'expansion bantoue est devenue une des problématiques les plus abordées par l'archéologie au sud du Sahara (Posnansky 1961, 1968; Oliver 1966; Hiemaux 1968; Phillipson 1975, 1980, 1993, 1994- 95; David 1980, 1982; Maret 1980a, 1989, 1992; Clist 1986; Eggert 1992; Sutton 1994- 95). Cela peut sembler étonnant de prime abord puisque le terme "bantou" recouvre une notion exclusivement linguistique et que l'on sait que les vestiges matériels des civilisations de l'oral sont et resteront, par définition, toujours muets (Maret 1980a, 1989, 1997; David 1982; Eggert 1993; Sinclair et al. 1993). Pourtant, l'importance de ce groupe de populations, qui occupe le tiers du continent, a justifié l'intérêt que lui portent les linguistes, les ethnologues, les historiens et les archéologues pour comprendre comment s'est peuplé l'Afrique.

C'est leur étroit apparentement et l'homogénéité de leur distribution qui suggère, selon les linguistes, que la répartition actuelle des langues bantoues résulte d'un phénomène de diffusion ou de migration relativement récent à partir d'un centre unique. Le berceau des langues bantoues serait situé à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, dans les Grassfields: c'est là, il y a quelques 4.000 à 5.000 ans, si on en croit la glottochronologie, qu'aurait été parlée la langue-mère d'où descendent tous les idiomes bantous actuels (Greenberg 1963; Ehret 1982; Bastin et al. 1983; Heine 1984). L'étude du lexique proto­

bantou, reconstitué grâce au vocabulaire commun entre les langues modernes, ainsi que

l'ethnographie comparée des sociétés actuelles, suggèrent que les locuteurs de la langue

mère étaient très probablement déjà agriculteurs, éleveurs et potiers (Oliver 1966; Ehret

1982, 1984; Vansina 1984, 1990, 1994-95). Des avancées récentes concernant la

classification externe du Bantou, par rapport à la famille des langues Benue-Congo dont elle

fait partie (Bennett et Sterk 1977; Blench 1993b, 1994-95, 1997; Piron 1996), ont montré

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