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Texte intégral

(1)

Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository

Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Doyen, J. (1970). Sur les systèmes de Steiner (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté des sciences, Bruxelles. Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/214951/2/64ce30d2-81eb-4173-9e38-f4255642631f.txt

(English version below)

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(2)

■ ■■ ‘,1 iriuüi

^ ET bc hir6iüüL .

UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES

Faculté des Sciences

3 SSS j ‘K

SUR LES SYSTÈMES DE STEINER

DEUXIÈME PARTIE

Thèse présentée en vue de l’obtention du grade de Docteur en Sciences mathématiques

(Grade légal)

Jean DOYEN

(3)

BIBLIOTHÈQUE DE MATHÉMATIQUES .... ET JE PHYSIQUE

ÜWÏI'ERSÏTE LIBRE VE BRUXELLES fÂCULTE VcS SCÎEWCES

ÈHP i'/9. /

Vaf. %

Süî? LES Si^STEMES 9E S TE'/ME R lVe,axi^wi.z pasttLz)

Tkè^ê. pftd&mtîz en vae de.

Z*obtention du. g^tade de Poct&iîÂ.

en Sciences Matk&m&tiqazé .

iGM.de lig&t) »

(4)

DEUXIEME PARTIE

(5)

101.“

CHAPITRE VIIO CONSTRUCTIONS UE S(2,<1b(i^) NON ISOMORPHES

7olc Introd^totion et historiqueo

7ololo Dana toua les problèmes combxrxatoiresp dès qu’on a établi

1‘exietence d.'^un "arrangement” satiafaieant à des conditions

donnéesÿ le problème a© pose de calculer le nombre de façons

différentes de réaliser cet arrangement,. En généralp dans

l’état actuel des connaissanceso ce second problème ne peut

être mené à bien que ai la solution du problème d'existence

était triviales sinon il devient très vite impraticableo

C’est malheureusement le cas pour les designs et la détermi»

nation du nombre d© sCtt^k^n ; X) deux à deux non isomorphes

présente d''énormes difficultésp si bien que pendant longtemps»

on a obtenu très peu de résultats dans cette voisc.

Mais depuis quelques années» ces recherches connaissent

i,in regain d’intérêt, en raison notamment de leurs applica­

tions en statistique c Un passage d’xane lettre de Clatworthy,

qui s’occupe activement de cos questions» vaut la peine

d’être cité s ”«co At that time (l964), there was very little

publishing activity on the topic of isomorphiam The evidence

pointed out to the conclusion that a study of isomorphism

(or its opposite) was too mess,y and too difficvilt for mathe-

matioianso In the meantime I had become piqued by the

(6)

102

faj.lur©8 of publishere of research on BIB designs to infonn

their readers ata to whother their new conatractions wer© in

fact. different from the ones that wer© already knownr Alaop as

a B i.atiatician, I felt etrongly that when we recommond a BIB

design to a user we should et least hev© somo idoa sa to wether

choices are availabl© to us for a given sot of peramoters,^^”

J.>a douxièrao partie de notre travail est une contribution à

étude de ce problèmeo

7 12, Nous désignerons par N(t(,kjn ; X ) le nombre do t-designs

s(t_ki,n ;X ) deux à deux xion isomorphes et nous poserons

NCtck^n ; l) * KCtsk^n).,

Voici une liste des principaux renaeignemonts qu"on possède

actuellement sur la fonction NCtjk^n ;

X

) (nous avons exclu le

cas où t * 2p k » 3 et

X

» It, qui sera examiné plus on détail®

dans le chapitre suivant) s

a) y Barrau £22^ a prouvé ©n 1908 que

N(5,4f,8) « 1

et N(354plO) N(4,5,11) * N(5„6A2) « 1

Ce résultat oet généralement attribué è Witt [[523^ qui l a

démontré indépendamment on 1938^ en même temps que lee égalités

suivantes : n(3:,5j17) « 1

et n(3..6,22) ^ «(4,7,23) « N(5.,8,24) » 1

(7)

103c“

systèmes de Steiner associés aux 5 groupes de Mathieu a été

donnée récemment par Lüneburg [l87] .

Lüneburg a aussi montré q.ue N(3,49 32) ^2 et Rokowska

[[24ÎI a affirmé (sans démonstration) que isi,3»4g22) ^2, Signa­

lons enfin une conjecture de Baye et de Week » selon laquelle

N(394»14) 2c

b) t « 2 „

X>1,

Les égalités et inégalités suivantes ont

été établies par Husain ^1^3^ en 1945 (voir aussi B^zrau ^6^ 9

(8)

104.

par Bhat et Shrikhande f]4Xj en 1969 :

N(2,8,16 ; 7) ^ 51 N(2,11^23 ; 5) ^ 8 n(2,15,31 I 1) '^22 n(2,31.63 ; 15) ^ 20 par Bhat Î4C^ en 1969 : N(2„5.10 î 4) ^ 6 N(2,6,12 ; 5) ^ 31 N(2s9,19 Î 4) ^ 4 N(2,10,20 ; 9) 14 N(2,19^39 î 9) 16

enfin par Clatworthy (oommtmlcation pereonnelle) on 1969 :

N(2,4,13 ; 2) ^ 17

N(2,llp23 ; 5) ^ 7

c) t g 2 P

X

«s lo De nombreux travaux ont été consacrés aux

2 2

systèmes s(2pk»k ) et 8(2, k + 1, k + k + l)f c^est-à-dire

aux plans affins et projectifs finies pour lesquels on a

N(2, k, k^) ^ N(2p k + Ip k^+ k + l)

Mac Innés []l89]| a montré en 1907 que

U(2p2p4) = N(2p3f7) » 1 N(2,3,9) = N(2p4pl3) = 1

N(2p4o16) » H(2p5„2l) == 1

(9)

10^ “

On a aussi (Bose et Nair ^55^ a Hall [l29] o Pickert ^226^ )

N(2,7,49) = N(2,8,57) « 1

et (Halla Swift et Walker £l4l3 )

N(2a8a64) =» N(2,9a75) == 1

Les égalités et inégalités mentionnées jusqu'*à présent sont

relatives à. des voleurs particulières des paramètres tsk^n^X »

En faite les seuls résultats généraux dont on dispose sont les

suivants ;

1) N(2e q» q^) > N(2e q + le q + l) ^ 2

pour tout q«p ;^9eOùp est \m nombre premier ©t (X 2 c

Pour certaines valeurs de q^ cette borne inférieure peut encore

être améliorée ; ainsi n(251O091) ^4 (pour plus d© détails»

voir Hall [l35^ et Dembowski ^99^ ) o

2) N(2, 2^» 2^(2^ ^ ^ - l)) ^ 2 pour r =* 4 et pour tout

r ^ 6 (Croudarai ^125^ o 1967 ) «

3) Si q^7 est vin© puissance de nombre premier et si

q=3 (mod 4)» n(2» (q+l)/2 , q+1 ; (q»l)/2 ) ^2

(Bose f50] 8 1947)e

4) q étant \me puissance de nombre premier,,

N(2j q+1 P (q^^^-l)/(q-“l) ) ^2 pour tout r;^3„

De plus» q étant fixé, K(2» q-i-1 » (q^^^"l)/(q=l) ) tend vers

(10)

106.”

5) q. éteint xme puissanc® de nombre premiers W(2s q^)^2

pour q^4 et r^4s ainsi que pour q^7 et r^3. De pluso

q‘^4 étant fixé? N(2s q. q^) tond vers 1“infini avec r (Shat

[39] s 1969).

7olo3o Dans le présent chapitref nous nous proposons de compléter

et d“sunéliorer ce dernier résultat : en utilisant des techniques

tout à fait différentes de colles de Bhat (qui nécessitent au

moins 4 points sur chaque droite)5 nous allons établir deux

théorèmes ;

Théorème A. Si p est im nombre premier impair

N(2„ p, p"") 3

pour tout r;^3o De plue5 p étant fixé» K(2, pp p^) est une

fonction convexe de r (noue entendons par là que

N(2, p,

» N(2,

p

,

^ N(2,

p

, p-"^^) - N(2, p, p"")

pour tout r^l) ; cette fonction est croissante et tend vers

l'infini avec r. .

La démonstration du théorème A est basée sur une construction

nouvelle de systèmes transversaux (au sens de Hanani)^

Théorème Bo Si q 9 est une puissance de nombre premier

*vocD<.'^25 N(2i, q, q^) > q^ ^ pour tout

Nous montrerons aussi que N(2o 4^ 4"^ ) ^ 2. Cea résultats «

(11)

Théorème. c3_ étaj-it i.îne puissance d O nom b r e p rem i e i'

w(2, q, q"";

pour q,>>? et De pluo.., q ^3 étant f.ixé,. N*’2, Z q

tond VQxs 1. ''Infini avec x-■,

1 ■■ Svst.re.KjgygyGftnj.x

7.-2 ,1.0 Soient E. (a - 1,. , m) m snsenîbj.ee non vides d'i.3'ioxn.!-a

deux à deux don't les élémanta aont .uppelés pointe > et T un.

ensoinble de parties de E - E„ U K,., y » o îi E satiefaisan i; aux

J. 2 m

conditionf3 eui^smteo

(i) tout é.lémfmt de T a un Gt un ^3eul point corninuxi avec

ohacun dos E.

X

(ii) toute paire de pointa de E n■ appai'teaant pas a<i inume

E. eot contenue dans un e-t: un seul éJ.émsnt de T .■ X

Reprenant 1®. déflnxtjon donnée en i960 par Hanani |39l •

nou.3 dirons q-ue T apt un gyntèmo transversal (ou im Tr-.s.v;atèmo

do E„ P E^ ,, .0 c „ E et nous la xxotarons 'i\E, ■. E„ . , o o E )

12 in 1 2 ' m

Poux' que T ox:iato., il faut évideruuent aue tous iarx S, aient- i

le m&mo cardinalo oe que nous supposerons doi'-éno.vnnt ^ Si les

E^ 6on> de cardinal fini tf le système transversal ‘.C contient

2 «="•

exactement. f él,ét2;oïit6 at es J' noté ï | ta, t J p'ar Kanuni

Tout système tx'anavsrsal 'r''(E„‘j E i ,, p . E') où SCf E.

J. 2 ' m X "■ X

(l If, O .1 rn,) et T' S T . est appelé un soua-- syntèae de î.

Nous allone cone.idérei' d''abox'd im cas part Seul rver de

syotèmo t.ranBvarsal que noua utillgérons don»j le prochain

(12)

108.-o2o2o Tout eyotèrae transversal ^2*’ ^5^

tri cover do iS^j s (Port ot Hedlund |j).2oj ) ; de to3.e

systèmes avaient déjà été étudiés on 1895 par Moore ^^9TJ o

Un OOU3 "-tricover de T est évidemment xin sous ^système d© T»

Soit U un groupe additif (abélien ou non) ayant le môme

cardlneû. que B_ , s E et désignons par X_e X„?X_ des

bijeotiona appliquant respectivement E^, 5 E^ ©ur Go II est

facile de vérifier que l^encerablo T de toutes les parties de E

de la forme ^ o^ ,, où les O. sont dos éléments do B.

X X

tels que

^1^®1^ ®

est un tricover do E^

3' 3

E, O Bous dirons que T est \in

G-triepyer do E^, r E^, relatif à X23 ■.

Théorème le Soit ^2'’ ^3^ ^ G'-tricover de E^. E^ 5 E^ f

relatif à X, r X„, X, . Si T^'(E’ B', E ’ ) , où

E-(i rr 1.293)5 est un sous-trioovor de T. alors X^(B^), X^Cb^),

X sont des classes latérales do sous-grovipes de G.

Démonstration» Il résulte immédiatement de© hypothèsao que

les parties A. »

X

.(E?) (i 3 l.,2,3) du groupe G jouissent

XXX

d© la propriété suivant© ; si on «e donne deuxe éléments

g^gAi 5 avec i^ O9 il existe \m (avec ifj)

tel que la somm© des éléments g. 9 g.,- g pris dans l'ordre

X ^ il

d'indices croissants est nulleNous allons montrer que A^ est

une classa latérale (la démonstration est analogue pour A^

(13)

103

Considérons un élément g £ * Il oet évident que les parties

A” A, + (-g)> A' * g + 5 A* = A_ de G- jouissent de la

même propriété que A^- Ag f A^ o Remarquons que 0€A^r Soient

Xsjr deux éléments de A^ (distincts ou non)» Prenons vin élément

*2 ^ ^2 soit a^ 1 ^ élément de A^ tel que O + a^ + « 0,,

Il existe alors successivement un 6 A^ tel que x 0,

un bg6 A^ tel que y + b^ + b^ ■= 0 et ixa a tel que

a -!• bg + a^ « 0» Les deux premières égalités donnent x * b^+ a^

et les doux dernières a « bg « - a^ ->■ b^ + y, d‘où

a « - X + y» Comme s€A^» il s’ensuit que A£ est un sous-groupe

de G J donc que A^ s» + g est une classe latérale d’un

soua-groupe de G»

Une démonstratxon de ce théorème dans le cas particulier où

les sont de cardinal fini t.» où G est la groupe cyclique

additif des entiers modulo t et où les E? sont de cardinal 2

X

avait déjà été donnée en 1893 par Moore [l93o PP-- 277-278^ :

elle était difficilement généralisable et la nôtre en est tout

à fait différente»

Corollaire 1» Si les sont de cardinal fini t et ai

T , E^) ©et Tan soua-tricover du G-tricovar

le cardinal t' des B] est un diviseur de t» i

7..2c3" Nous allcns décrire à présent une construction (qui ne semble

pas connue) d‘un système transversal T(E_ , E_ , » » » j, E ) dans

12 m

(14)

où t est premier avec chacun des entiers positifs inférieurs

à ffio d' où ii découle que t est impair et que t m 1 ou t>mo

Soit

G-

un groupe gbélien additif d’ordre t. Désignons par X

(i !s l,.ooi,m) une bijsction appliquant sur Gj et considérons

1‘ensemble T de toutes les parties de E = B. U . . <■ U B de

12 m r y la forme ®2 ® ° ° ° ^ ®i^ ^i m -- 2 égeJ-ités

X,(oJ

0 (ô 35'’<’®S®}

( [^xj représente 1© plus grand entier contenu dans x)» Pour

démontrer que T est vai système tronsversal de B, c E_ ^ , B „

12' m

il suffit clairement de vérifier que; sous les hypothèses

énoncées plus hautp le système

Xi + Xg + x^ = 0 x„ -f X, « 0 2 4 ^*1 ='2 = 0 Xj + = O 5*1 + *2 * *7 = 0 3x- Xg + Xq » 0 9 * •

Tm « iT

/ , •km-’l

t‘^~J*l *

*2 ♦

°

cto, X ê G admet m ^

de m 2 équations à m inconnues x^a Xg a

un© et une seule solution dès qu’’on fixe les valeurs de deux

(15)

Côtto vérification est aisée ; en effet, si les valeurs de

deux des inconn^ies Bout fixôOB, la résolution d© ce système pexit

ee ramener à la résolution d“un systèmo de m “ 2 équations à

m -- 2 inconnues,, chacune des équations de ce nouveau système

étant du type n.x. » g.. , où g., est un élément de G et n. un

X X X

entier positif tel que n.^2 ra-1 )/^l < Par hypothèse, n. est

donc premier avec 1®ordre d© G et la mu3,tiplication par n. est X

tin© permutation des éléments d© G ; on en déduit que chacune de

ces m ” 2 équations a xm© ©t un© seule solutiono

Nous dirons qxia 1© système transversal T construit de cette

mamiôre est un G-^systèm© transversal do g O O O »> E

m relatif

à X-,? ^2^ ° m

Théorème 2 o Si T(B.^ , , o o ^, B^) est un G-systèm© transversal

\

relatif à A, » fl O O 0 O et si G_ est un sox’.e-'groupe de G„

m 1

1© système transversal T contient un sous-systèmo T'’(B£,

E') . où E‘ * X“^(G ).

lü 3. J»

La dômonatration n© présente aucun© difficulté..

Théorème 3o Si T(E., « B , »<>., B ) est un G-aystèmo transversal

X ^ 3 X.

relatif ù ^, ‘l'i» ^ o p ^ o,

m ©t ei T contient un sous-systèmo

T*(Bj, .,o

groupe do G»

B')» X T (B_0 est une classe latérale d‘'un sous=

m 11

Déaonat rat ion c Pour tout élément X". (ô = Ijoocst”) d© T, posons

X ' = X” • O U Leneembl© dos X- G-sj’-atèm©

transversal T (B_ . E_ ) relatif à X_ ,

X, , X _

(16)

15,2.“

contient un Goue-eystème T‘(E£, , E,^). T est 1 ’ ensemble de

toutes les parties de ^ ^5 ®2 ' ®3 ^ ’’

où les Gont doe éléments de E^ (i *; lj2i.3) tels que

0

T est donc i,in G-tricover de E ^ E ^ E „ relatif à

X

, .

X ^

,

X „

-L »< i 12 5

et T" est un sous-tricovor de T j, ce qui permet de conclure

grâce au théorème 1 du § 7e2„2<,

7 "3 c Etude de .W(2,

Lemme lo Soient 3 un système de 3teinar s(2 j k^, n) avec k>2^

et V ^ 3 vm sou»-système (vide ou non) d ^ ordre v de S Si

n - V est divisible pax’ un entier d avec l<d<n - v, il existe

un© partition de S V en d aous-ensembles X

'1-' "2^ "d do même cardinal, h, telle qu'auci-m des soue-enaembles V(J X

i (i =r l-ooojd) do S ne soit xm sous*système de S„

Démonetration. Soit 4 O,P uns partition do S - V

en d soue^^ezisembles d© mémo cardinal hi Comme l<d<n - Vj

on on déduit que h « (n -> v)/d>l et par conséquent chacun

des (i = l*,cc.jd) contient au moins deux points que noue

désignex-'ons par y^ et y S

Pour simplifier le langage, noua dirons qu'un sous--ensemble

Y de 3 •” V est acceptable ex VU Y n“est paa un soua eystème

de 3,. Plaçons=-nous dans 1« cas où certains do® Y^ ns sont pas

(17)

ces sous“0nBembles non acceptables sont les avec 8 ^ (a) Si B>Xÿ posons *1 ' < \ )u { y^] ^2 - -{>'2] >'^{^5] 2"«> c O e » Yj ^S-x ’ ' ’^Î-JL " ^ y [^s] Xg= ( Yg .^yj] )u[y^] ^S+1

Lob forment une partition d© S - Vc Do plusp pour tout

Ô ^ 1» 5 X. est acoeptablec En effets puisque Y n‘est pas

0 J

acceptables VU Y. eet im sous-système de S et la droite passant

0

par y. 9 yl est contenue toute entière dans V(JY. ; cette

3 Yî 0

droite a au moins un troisième point y" car on a supposé k>2e

On en déduit que VyX. n'est pas un sous^système de S car la 3

droit© passant par 3.©s pointe y'p y'I de VyX. passe par 3,e

3 3 3

point y. ^ V y X O

Tous loa X^ (i = l»oo.Tfd) sont donc acceptables c

(b) Si ^ s« 1, eou3. Y^ n'eot pas acceptable Comme d>*lp

Y^ -fypi )u\yi\ Y« -- (

(18)

©G't accoptabXe ^ L'^un au moins dee deux Bov.a^enaemblea

Bn effet, dans 3.e ces contraires V U Y^ et VyY” Bei'aient deux

souE-Byotèmss ordre -v + h de S et leur intersection sez'ait.

un eous-Bystèrao d"ordre v 4- h 1 1 (puisque v^O et la'^2) ,

d'où la contradiction en vertu du théorème 4 du § l<,5-2 =

Si est accoptab?te f posons

‘ - {^xV

X. yc 2 '2 X, Y_ 3 5 d d

Si Y" est acceptables posons

V — V*» 2 ^2

K, -ï.

d d

Les souB”OnGQmbleB (i = lj^>,ojd) ainsi construits forment

une partition do S ~ V et chacun d^eux est acceptable (la

démonstration est analogue à celle faite ©n (a))^

Lecuixe 2Soient S. j S^, 00: 3 S des systèmes de Steiner

JL» ^

S(2y p.j P ) de mémo ordre p où p est uii nombre promier impair*

Qt r un entier >, 2 „ Si les ensemblss S- » S,. S sont

-2- P

(19)

O O O

1 ensemble S = S U S U «««U S un système d© Stoiner

1 c- P

/ \

Sv2j p, P ,) dont 3 J S_ , O ü c 3 S sont les seuls oous'-système s

J. ci P

d“ordre ,

Déraonstratioru Soit G le groupe cyclique suiditif d'^ox^dro et

soient , G^ ? » .■> e ^ G les classes latérales do son sous--gi'oiipe

G^ d “ indice p ;>

En vertu dxi lemme 1 ci-dooeu.s (appliqué au cas où it *= P 5

n P J V ïï 0 et d * p)„ il existe uno partition de en p

y

aous^eneembies X j X_ » ^ „ o X d© même cax’dinal ji" toile

1 2 p

qu'aucun de® X_. (i ^ l9»,^oJp) ne soit un eoxis-syetème de S

1

DésignoniB per X une bijection de sur G» la bi.jection

X ^ étant choisie de tell© façon que X^(x^) w G^ pour tout

X'

i « Ijovv-ap^ Puisque et que p est preiaiex- àvoc chacun

des entiers positifa inférieure à p, il ©xieto un G-système

S

P relatif à

X

t

2.

c X ,■

P

transvereal T(j 3 .»

(cfu § 7.2.3)^

Nous disposons ainai de tous les éléments permettant de

construire un système de Steiner satisfaisant aux conditions

de 1^énoncé : les droites de ce système sont

(a) 3.es droit©® de S,, S-r. occ; S

12 p

(b) les élément® du système transvereal T.

Il est clair que l^enaemblo S - S_ U So W ' ' - U S 3 mxuxi de

12 p

cetto famille de soxis-ensombloa^ est un système de Steinor

x**vIL

s(2y p. P ) dont S_3 S„3 0003 S sont des sous-systèmes

12 p

3^

(20)

116.-”

I' Supposons qu© S contienne un soua-aystème S'’ d'ordre p p

distinct de S^, c > j et posons Sï S f| (i'slp . ^p)

P

on voit facilement que 3^! est xm sous-(système do 3. d'ordre pr-1

et que 1^ensemble doe droites de S' non contenues dans \m des 3'

i ost un sous-systèm© T' (S‘p S' , r o „ S‘) du G~syotème tranoversal T,

X. <. p

Dès lors_ en vertu du théorème 3 du §7o2c3,

X

est uno

classe 3*atér«ü.e d'un aous-groupe do G d'ordre p , d"où on

déduit que 3' ooincid© avec un des aous^-ensemblea X„ , X, 3 , X

J- 1 ■ 2 p

de S O On arrive ainsi è une contradiction car aucvm des X

i i

n'est un sous-ayatèmo de S^o

T*

Les eeula eous-syatèmee d'ordre p du système de Steiner 3

ainsi construit eont donc S. p 3* v »„^ p S

-12 p

Théorème 1 » Pour tout nombre premier impair pj

N(2o p. P^) > 3

Démonetrationc l) Soit S"^ l'espace affin à 3 dimeneionc sur le

champ P î j'^oot un syatème de Steiner S(2, p.- p"^)^

2) Conaidérons p exeraplairea S., 0 S_ . ^,o; S d'xm système

12 p

p

do Steiner 3(2;,. p„ p") (comme p est première on est assuré

d® l'existence d un tel système)., at suppoaons les ensembiet

S B S„ F <. -.05 3 dis,-joints doux à- doux. En vertu du ismrae 2

12 p

ci-dessus... on peut conati-uire sur l'ensemble 3 = ^2**^

JJ 3 un Ei'-Btème d© Steiner 3^^ d'ordre ,, dont S , 3 ^

j? X 2 s

aont le® seuls sous-aystèmea d'ordre p

(21)

111

Il est clair que S*^at 3'^ sont non iGomorphes, car le nombre

2

de souQ-eystôme» d-ordre p contenus dans 3^ oat supérieur à p»

2

3) Soient G- le groupe cyclique additif d “ ordre p î G, ; G-„,

O oc, G les classes latérales de son eous-groupe G d-indice p.

P J».

et 3^ , c c c 1' s les systèmes d® Steiner déci'its en 2 ) .

P

Poirr toiit i « X 5 os Po désignons par D. un© droit© de S

1 X

©t par

X

. un© bijcction de 3. sur G telle que

X

.(D.) « G <

X X X X 1

Puisque p ^ 3 ©t que p est premier avec chacun des entior®

positifs inférieurs è, p, il existe un G=-systèm® tranevorsal

T(S J. S 5 coo, s ) relatif à

X , \ y

o o , X

1 *2 p 12 p

Soit 3**^1© système de Stainor S(2; p. p^) construit sur

l'^'onsemblo S s S^U 3^ U .. ü S en prenant comme droite®

P

(a) le© droites d© 3^, 3^ÿ U 5 t. O O 0 S

P

(b) 1®8 é3.ém©nts du aystème transversal ï

S_ O S_g c-O5 S sont évidemment deo sous-systèmea d*^ ordre

12 p

de „ En vertu du théorème 2 du § 7o2.3, I contient rm

eous-systèms T® (D , B , c », , D ) ©t D = D. U B,, U . c « U D est

12 p 12 p

un EOUB-=8ystème d" ordre p d© 3^’ ^ , différent de S,. S„ ,, oo. c S o

-L ' 2 " p

S”^"9 contenant au moine p + 1 sous-syatèmee d-ordre p ^ n^ect

pas isomorphe à S■k'k

autre part 9 parmi I00 p -f p droitoe do 3^, il y en a au

plus p qui sont image© par la bijection -1 d"un® des p classes

latérs,los de G^ dans G„ Soit B'^ un© droite d© 3^ telle qu®

(22)

du § ?o2o35 est le seul aous-système d ‘ ordre de contenant la droite D “ ., S n'est donc pas iaotnorph© à

puisque toute droite de S"^ est cont©m^® dans p 4- 1 soua<=

2

systèîae® d ■' ordre p o

Théorème 2 c Pour tout nombre premier impair p et pour tout

entier 2 ,

N(2,p,p^'^^) > N(2,p,p'^) [n(2,p,p^) h- l].. Jn(2 , p, t P - l]

IP ^

Démonstrationo Soient S. a 3^. 3 00.5 S o S% ^ o o p 3 de©

1 ^ J) IL ^

systèmes d® Steiner S(2, pj p^)s isomorphes ou non, mais de

2T

meme ordre p avec r''^2n Bn vertu du leœme 2 ci-dessus c on peut

conetr\.\ire un systèmo de Steiner S d^ordre prtl ne contenant que

p Bous-systèmos d'ordre p ieoiaorphos rospoctivemont à S^* o » o r+1

O ü . S ©t un systèm© de Steiner S' d'ordr© p ne contenant P

qu© p sous-systèmes d'ordre p isomorphes respeotivement à. S,

Sp 5 O t> O p <

'1^ ^2- oc,. sp,

1’

sur s ^ xl n'existe aucun© bijection tp de ^S.

^3^5 S^ J O tailô pour tout i Ij,.., cppv les systèmes

S. ©t ^ (s.) soient isomorphes^ il est clair que S et 3' sont

non isomorphes O Par conséquente, si r ^ 2 N(,2j p^ p ) eat au

moins égal ax’. nombre d© combinaisons avec répétitions do

N(2, Pj p^) objets pris p à ps autrement dit

N(2, p,

N (2 s, ps p^) + p

(l)

(23)

L espaoe affin à. r + 1 dimenaions «ur le champ est un

ByB'i’ème de Steiner* S(2. p, non ioomonphe aux systèmes

construit» ci-dessus; puisqu il contient plu® de p eous-eystènies

d ^ordre p o d■où

N(2, p, >

N(2f, Pj p^) -f p ■■ 1

(2

pour tout r ^ 2 ..

RemarqueComme N(2j pc l) ?* W(2i, pj. p) « 1, 1" inégalité (l)

est en fait vz-aie pour tout r'^tO maiot, étant donné qu^on n®

connaît pas de plan affin non az‘g\iéeion d’ordre premier p.; nous

ignorons si 1 inégalité (2) est encore -Txaie pour r * 1.

Théorème A Si p est un norabr® premier impair j,

N(2;, p, p" ) ^ 5 p^'^

pour tout r;^3 > D® plue^ p étant fixée N(2„ pj, p^) est une

fonction convexe de r ; cette fonction est croissante et tend

vers l’infini avec r»

La démonstration ne présente aucune difficulté ; elle résulte

dos théorèmes 1 et 2 ci-dessus o

7 ■ 4 - Etude de N(2 , n^^) avec 041^2 »

OC

Théorème Bc Si q « p 9 est une puissance de nombre premier

avec 0C^2(, K{2j q„ q ) ^ ^ pour tout J" 3

>-Démonetrationo Noue appellerons plan d’un système do Stoiner

/ r \ 2

S(2, qj q ; tout soua-système d'ordre q do S.

(24)

120.-q = 9 ot0<^2c 3 eot un système de Steiner s(2s qa q^) dont

r-2

tous les plans sont des plans affine arguésionoo Posons q =* h

ot désignons par V_ 5 V„, . , o,, V, h plans do 3 disjoint© deux

1 <£ n

à douxc

Kous all-ons construire sur l’onsemblo S h systèmes de Stoinar

S, 5 S_c 0005 3, de paremètres (2s q, q^) : les droite© du

12 n

système (l^i^h) seront

(a) les droites d© 3 non contenues dans un des plans V^o 3

.,003

(b) les droites dos piano ' “ " ’ ^ (dans le cas

où i < h )

(o) les droites d^'on quelconque plan affin non arguésien

construit sur chac^m des ensembles V_ s V.

1 3.

Nous dirons que doux droites do 3^ sont uatrallèles si ce sont

des droites de S et si elles sont parallèles dans S. Par tout

point de 3^ extérieur à une droite (a) passe une ot une seule

paral3.èl« à cott© dx'oite ; il n‘on eot pas de meme pour \me

droite (b).

Il eot clarr que 3^ contient au moins i plans non az'guéeiensp

en 1 ‘ occurrence „ V^t « •> •> r j nous allons montrer qu * il

n’en contient pas d**autres. Soit W le sous-oystème de 3^ engen­

dré par un triangle ^2" ^3^ contenu dans xm de® plans

(25)

er

un doa cdtés du triangle, par exemple ^^*2

xmo droit® (c)., Soit «lor® x^ un point de la droite

tinct de x^ et x^ Le triangle

80» cdtéo sont dos droites (a) 0, Il suffit donc de se restreindre

eot

dis-«ngendro W et tous

axi

# %

2 cae ; aucun cüté du triangle n^'eat un® droite (cjr Si deux

de® oütés «ont do» droite® (b), le triangle est contenu dans un

des plans ^x-i-X"^ plan argué®ien<,

Sx deux dos côté® sont des droites (a), par exempla ^2.^2

x^x„ „ toute parallèle â.

2 5

néceseairemant le côté «*st: xino droite (a) ou une

droite (b)) et oet donc contenue entièrement dame W„ 31 W est

2

un plan., o •'es t-è.~dir© ai W coïncide avec 1 enaemblo des q points

de S situé» sur les q parallè3.e© à x x.^ o^ appuyant sur x x ^

tout® droxte do passant par doux points de W est \mo droit®

de 3 En effet si W contenait deux pointe x-y joints dans S par

une droxte d ©t dan® S. par une droite d d d' serait une

X *

droite (c) , les points x ©t y seraient dans un plan (l4$t ^i)

do S et on aurait WAV d". D"autre pa.rt„ comme x et y sont

X t

situé» sur deux parallèles à s’appuyant ®ur x^x^ et que ces

5 droites sont des droite® (a), on a WAV^ .-♦< d une contradic-'

1"

tion Nous avons ainsi établi que si W oet ixn plan, toutes ee®

droites sont dos droite® de S g d’où il résulte que W est argué-'

x^x^ menée par \na point de ^2^ coupe

(26)

P*r conoéquenii,, contient exactement i plans non arguéeions

et le© syetèiaos de Steinor So S^;, i,- » ^eont deiix è. doux

non isomorphes !i ce qui permet do conclure..

Le théorème suivant complète le résultat do Bhat (cf“o 7vlo3)

Théorèroo.. N(2^ 4. 4^) ^2.

Démonatration. Soit S l'espace affin à 3 dimensiono sur le champ -J

U 3 est \xn système de Steinor S(2p A» 4' ) dans lequel tout

triangle engendro un plan (c^oet^à-diro im sous-système d"ordre

2

4 ) c Soient enfin V uja plan do S et 0^ une permutation des points

de V qui n'est pas un automorphisme de Va

Noua allons construire sur l'ensemble S un système de Stoiner

5

S^ de paramètres (2.. 4î> 4 ) non isomorphe à Sa Les droites do S'

seront

(a) les droites de S non contenues dans V

(b) les images par la permutation 0(, des droites de S

contenues dons V »

Etant donné le choix de 0( il existe deux point© x,y?2.V

jointe dans S par une droite d et dans S‘ par une droite d^ d>,

Désignons par W le sous’système engendré par 1© trian.gle ^y,

où Z est un point extérieur à Va W contient les parallèles d^,

d^ à la droits d menée® par les pointe x^i x^ d® la droite xz

distincts do x et a. Tou.tes iea droites de S’ s'appuyant sur

(27)

On on déduit que tou® lea pointe du plan, engandré dans 1“ espace

affin S pem le trxansle|x- y? sont des pointe de W ot

|w|^l6 ; mais comme W contient ausai la droit© d •' qui ri'’eet

dans

CO

plan^

jw|>l6

et

il

exiete donc dans un triangle

n’engendre pas un sous-système d’ordre 3.6»

Il on résulte qu© S at S’ sont non isomorphes »

pas

(28)

CHAPITRE VIII.CONSTRUCTIONS DE S(2535n) NON ISOMORPHES.

8.1. Incroduction et historique

8.1.1. Dans ce chapitres nous utiliserons les notation.*3 suivantes s N(n) s ncjitbre de S(n) deux â deux non isoïTet'phes.

N^(n) s nombre de S(n) deux à deux non isomorphes contenant au moins un sous-système d^ordre v.

m'2

N" <n) 5 nombre de S(n) deux à deux non isomorphes n’ayant pas d-autre automorphisme que l’identité.,

Ny(n) * nombre de S(nî deux â deux non isomorphes, i^’ayant pas d'autre automorphisme que l'identité contenant au moins un sous-système d’oï'dre v.

Ainsij on a N^<n)sN^(n)sN<nî pour tout n» N^(n)"N(n) pour tout n > 1 et Ng(n) a N<n) pour tout n > 3.

De mêmes N^(n) * NJ^(n) = N^(n) pour tout n^ N^Cnî » N^(n) pour tout n > 1 et N g<n) s N (nî pour tout n > 3,

D'une manière générales on a N(n) >N^(n: ^NJCn)

N(n) > N®(n) > N^(n) pour tout n.

8.1.2. Dans son mémoire fondamental de 1853(cf.§1.3)î Steiner

(29)

125.-Ce problème est encore loin d^être résolu.

Il est évident que N(0) » N(l) « N(3) s i et on

remarqua très vite que N(7) s N(9) * I5 si bien qu'il est difficile d*en attribuer la démon s

tt'a t

ion à l'un ou l'autre auteur. Netto l'établit de manière rigoureuse dans la

première édition (1901) de {^2123 .

Zulauf [330J5 un élève de Netto, avait prouvé en 1897 que N(13) > 2. Deux ans plus tard. De Pasquale [lOO^publie la première démontration de l'égalité N(13) * 2. En fait, ce résultat doit être attribué à Brunei [64] , quoique scn article n'ait paru qu'en 1901 : le manuscrit,daté de 1895, a été dé­ couvert après sa mort par son biographe DuhamCcf.[lOsJ ,p.25). Brunei et De Pasquale, ainsi que Barrau£20] en 1908, se basaient sur les tables de Kantor[l633 donnant toutes les configurations

(3,3)^0 isomorphes(un S(13) dont on enlève 3 points alignés et toutes les droites passant par ces 3 points devient une

configuration de ce type). Une démonstration à caractère intrinsèque a été donnée en 1913 par Cole [82^ . On trouve dans un travail récent de Henderson ([l5^ , pp.30-32) une preuve très simple du non isomorphisme des deux systèmes triples d'or*dre 13.

(30)

126.

4 systèmes de Kirkman K(2,3,15 ) (cf. 1.7). Sylvester ( (2823 , p.520) avait posé clairement en 1861 le problème de la détermination de tous les K(2,3,15) non isomorphes;"... It were much to be desired that some one would endeavour to collect and collate the varions solutions that hâve been given of the noted 15-school-girl problem, with a view to ascertaining V7hether they belong to the same or to distinct tjrpes of aggregation, " La première énumération exhaustive des systèmes de Kirkman d®ordre 15 a été faite en 1913 par Fitting {jlisj , puis reprise indépendamment en 1917 par Mulder

[2043 , en 1922 par Cole jjBS^ , enfin en 1963 paï’ Rosa £2423 ' Pour entreprendre avec succès la recherche de tous les systèmes triples d®ordre 15 , il fallait disposer d®une technique permettant d®établir facilement si deux systèmes donnés étaient isomorphes ou non. De telles méthodes de

comparaison furent décrites pour la première fois en 1912 par White £3123 puis en 1913 par Cummings£92] (cf .4.8). Jusque lâ, le seul critère utilisé pour différencier deux systèmes triples était le non isomorphisme de leurs groupes d®automorphismes, mais Cummings£913 découvrit en 1913 deux S(15) non isomorphes ayant le même groupe d®automorphismes. Quoiqu'on n'ait jamais pu démontrer que les méthodes de White et Cummings permettent de différencier les systèmes triples de tous ordres(cf. Swift

(31)

127.-En 1913 J, grâce à sa méthode de comparaisors, Cummings [923 porta â 24 le nombre de S(15) connus puis^ en 1914, White

( [314] pp.l3 et ISj^SlsJpp. 5-25) rechercha tous les S<Î5) ayant au moins ün automorphisme distinct de l'identité et en trouva 44 non isomorphes, parmi lesquels tous ceux déjà

construits par Cummings.Enfin, en 1916, Cole[^843 , un spécialiste des problèmes d'énumérâtion(cf. ses travaux sur les groupes

finis), obtint tous les S(15) non isomorphes(leur nombre est 80) et calcula, avec l'aide de White et Cummings, le groupe des automorphismes de chacun d'eux. Ce travail [[sisQ, qui ne fut publié qu'en 1919, n'eut pas la diffusion qu’il méritait . Ainsi Witt, dans son célèbre article [32sJ de 1938, ne mentionne pas la valeur de N(15), De même , Fisher [lisj qui entreprit en 1940 la recherche de tous les S(15) non isomorphes, n’en avait pas connaissance ; il ne trouva d'ailleurs que 79 S(15), oubliant le système qui se trouve en dernière position dans la table de Cole( [Sîs] , p.80).

Plus près de nous, en 1955, Hall et Sv^ift [[l403 ont programmé SWAC à l'Université de Californie de Los Angeles en vue d'énumérer tous les S(15) non isomorphes et ont trouvé N(15) = 80, vérifiant ainsi l'exactitude du

(32)

128.

. Le nombre de systèmes triples non isomorphes d'ordre n pour n > 15 n'est pas connu. D'après Swift(communication person™ nelle) qui a tenté en vain de calculer N(19) avec un

computï*ir 9 le problème est au-dessus des capacités actuelles des machines, Swift estime que N(19) > 10®.

White [313] [314] a pu montrer en 1914s en se basant sur la connaissance des 2 S(13) et des 44 S(15) qu'il

venait de construirej que N(27) > 222.10® et N(31)> 37.10^^ (nous améliorerons ces limitations dans la suite de ce

chapitre).

Il faut signaler aussij entre 1917 et 1935^ les travaux de Bays ( [2S] à [33] ) sur le nombre C(n) de systèmes triples cycliques non isomorphes d'ordre n.Bays a déterminé tous les

S(n) cycliques non isomorphes pour 1 ^ < 33 ainsi que le groupe des automorphismes de chacun d'eux ; il a aussi pu calculer C(37) et 0(43)9 mais cette fois sans chercher le groupe des automorphismes de ces systèmes. Enfinj Belhôte [34]

[se]

9 un élève de Bays, a montré que 0(61) > 70220 et que 0(73) > 840236.

(33)

129, n N(n) C(n) 1 1 1 3 1 1 7 1 1 9 1 0 13 2 1 15 80 2 19 4 21 7 25 12 27 > 222.10® 8 31 > 37.10^^ 80 33 84 37 820 39 43 9380

Il résulte des travaux de Bays f28j et Laaibossy {îTS^ que 5 si 6k4^i est un noaabre premiers

k—1

C(6k-J-î) >

Cette proposition peu connue de Baysg avec un théorème

plus ancien de Moore affirmant que

(34)

130.-sont restés longtemps les seuls résultats généraux dont on disposait sur la fonction N(n).

En 1895, Moore |]l97j avait conjecturé que N(n) croit très rapidement avec n. Cette conjecture, reprise par

Bays [27J en 1923 et par Witt ^23] en 1938, a été confirmée en 1960 par Valette []303]| dans sa thèse annexe de doctorat

(non publiée).

En 1966, Assmus et Mattson [sJ , exploitant une idée de Vacil^ev £302]] , ont prou^ré que N^(2^-l) tend vers 1 ^infini avec k.

Nous allons préciser et généraliser ce dernier résu^l tat en montrant que

a) Ny(2n-î-î) > N.y(n) pourtout n(d®où il découle que

N^<2 -1) est une fonction croissante de k). Ce résultat sera un simple corollaire d“un théorème beaucoup plus générai sur la croissance de la fonction N^(n).

b) N^Cn) tend vers 1^infini avec n et, plus précisément,

N.y(n) > pour tout n > 31.

c) (2^-1) tend vers 1®infini avec k et, plus préci­ sément ,

N*^(2^-l) > (2^”^) 5 pour tout k > 5.

Nous établirons aussi que

(35)

13i,“

8.2. Etude de la croissance de N(n) et N^(n)

Lemme . Si njn® sont deux entiers s l ou 3(mod 6)

avec n « ^ n®(n® > i et entier > 3)j il existe un système triple S d®ordre n contenant jU. sous-systèmes V^3...5V^

d®ordre n’ disjoints deux â deux et tels qu*aucune réunion de (/l-i)/2 d®entre eux ne soit un sous~système de S.

Démonstration. L’égalité n « ^ n® et les congruences sur n, n® impliquent que jJL est impair.

1er cas. /I s l ou 3 (mod 6), jUL ?î 7.

Soient S® un système triple d®ordre |vl ne contenant aucun sous-système d’ordre (jU.-l)/2(comme yU > 9j un tel système existe toujours en vertu des théorèmes 4.3.3 et 4.4.2) et S'* un système triple quelconque d’ordre n®.

Désignons par S le produit direct des systèmes S® et S” (of. 4.6.1.3) et par V^j...,V^ les sous-systèmes d’ordre n* de S dont la projection sur S’est réduite à un point. Les satisfont aux conditions de l’énoncé car si la

réunion de ( ^ -D/2 d’entre eux était un sous-système V de S la projection de 7 sur S* serait un sous-système d’ordre

( ^-D/2 de S® 5 d’où la contradiction. 2e cas. jX s j,

Soient S* un système triple d’ordre 7 et S” un système triple quelconque d’ordre n®. Désignons par S le produit

(36)

132.”

S” est réduite à un point. V a un point coramun avec chacun des V..

X

Construisons alors sur l’ensemble S un système triple S dont les droites sont

(a) les droites de S non contenues dans V

(b) les droites d’un système triple V d’ordre 7 construit sur 1’ensemble¥de telle façon que les

systèmes triples v'^et V soient disjoints(cf. 5.1.2).

Le système triple et ses sous-systèmes satis­

font aux conditions de l’énoncé. En effet, si

sont trois quelconques des V^(i * l,...,?), contient toujours une droite d perçant chacun d’eux et une droite d* n’en perçant que deux(l’hypothèse n* > 1 est essentielle à cet endroit).

3e cas. fJi ^ B (mod 6).

Dans ce cas, on a n’ s 6k 3 sinon n serait s 5Cmod 6). Posons E^ a î* **^2k+lî ®

E3 s <^0,1,2^ •

Construisons alors sur l’ensemble E^ x E^ le système

triple S’ d’ordre 6k+3 obtenu en appliquant la méthode décrite

en 4.2,1, en prenant s ^ (i»09l92) et en faisant

en sorte que 90)9(a^,l),(a^ 92)| soit une verticale de S® pour toutoC« l,...* 2k+l.

(37)

133.-triple S” d®or»dre 3^ obtenu en appliquant la méthode décrite en 4.3.19 en prenant « E2 ^ (is09Îs,2)

et en faisant en sorte que jO),(b^ jDjCb^ s2)J soit une verticale de S" pour tout /5 « 1,... ^ JA , On sait (théorème 4.3.3) que S” est un plan non dégénéré.

Nous allons construire à présent un système triple d^ordre jXn^ sur l’ensemble SsE^xEgxEg. Les droites de S seront

(a) tous les sous-ensembles

*0)9(3^ gb^ s,b^ 92)]

de S.

(b) tous les sous-ensembles

de S5OÙ -^(b^ jDjCb^, ,i) j<b^{jji+l) I est une droite de S"(i+1 étant calculé modulo 3).

(c) tous les sous-ensembles

,b^ ,i),(a^, jb^ ,i)j(a^j,,b^

de S9 où 9!) jCa^, 9!) ,(a^„,i + 1)| est une droite de S’Citî étant calculé modulo 3).

(d) tous les sous-ensembles

où {(Sp^ 9i)»(a^,,i’)5(a^9i")^ est une droite de S* et où ^(b^ ji) j(b^, gi® ) ,(b^„ 9i”)| est une droite de S'*Ci9i“3i” n’étant pas nécessairement distincts deux à deux).

(38)

134.”

Etant donné un point (a^ ji) de S, sa projection sur S" sera évidemment le point (b^ si).

Soient alors les jJi sous-systèmes d^ordre n’

de S dont la projection sur s"est une verticale de S".

Il est clair que satisfont aux conditions de

1®énoncé car si la réunion de (^”î)/2 d®entre eux était un sous-système V de S, la projection de V sur S” serait

un sous-système d®ordre 3(. jX -l>/2 de S”, d®où la contradiction puisque S** est un plan non dégénéré.

Théorème 1.

N^(n) < N^(2n4-6k+l)

pour tout n "S 1 ou 3(mod 6) > n > 6k 1; N (n) < N (2n+6k+3)

V — V

pour tout n s 3 (mod 6), n > 6k ❖ 3.

Démonstration. Comme N(l) » N(3) s N(7) * N(9) = 1 et que tous les sous-systèmes d®un système triple d*ordre < 9 sont triviaux, les deux inégalités ci-dessus sont vraies pour tout n < 9.

Nous supposerons donc dès â présent que n > 13. Soient un système triple quelconque d*ordre n et

S2 un système triple d®ordre n*=6k-t-l ou

6k-»-3 dont les seuls sous-systèmes sont les sous-systèmes triviaux(envertU des théorèmes 4.3.3 et 4,4.2, un tel Sg existe pour toute valeur de n ® ).

(39)

135.~

Ao n’’ ne divise pas n.

Il en résulte que n® 1 et n®?? 3, c ^est-â-dire que n® > 7.

Soient S*^ un système triple cyclique d®ordre n<on est assuré de 1*existence d®un tel système puisque n > 13) et

un automorphisme de formé d®un seul cycle d®ordre n« En vertu du B) de la démonstration du théorème 3.2ç il existe dans une fandlle de droitesj dites exceptionnelles telles que par tout point de passent (n*-l)/2 de ces

droites et que 1®image par OC de toute droite exceptionnel­ le soit encore une droite exceptionnelle.

Soit enfin une bijection de S*^ sur S^.

Les ensembles et $2 étant supposés disjoints deux à deuxs construisons sur l'ensemble SsS^US'^USg un système triple d'ordre 2n+n®en appliquant la construction décrite en 3.2.

est un sous-système d'ordre n de S ; nous allons démontrer que c'est le seul.

(40)

136.

1) V r> " &

On a alors V s

(v

H S^) U (V A avec V H S®^ &„ Coiame n > n® 5 toutes les droites de S'^ ne sont pas excep­ tionnelles et S*^ n'est pas un sous-système de S ; il en

résulte que VA ^ .

Si V contient un point x £ le point <p (x) n'est pas dans V sinon la droite passant par x et (x) serait une droite de V et le point p^ de S2 serait dans Vj ce qui est impossible.

On en déduit queCV H S^) A ‘f (V A S'^) = g) et (V A S^) ü (V n S'^) ^ S^.

Soit X un point de VH Toutes les droites exception­ nelles passant par x sont contenues dans VA S*^. En effetjdans le cas contraires W = S*^-(Vn S’^) contiendrait un point

x' joint à X par une droite exceptionnelle etj comme^fCW) s VA S^s la droite passant par x et (x*) serait toute entière dans V, d'où la contradiction puisque le troisième point de cette droite est dans 82*

D'autre parts toute droite de S joignant x ù un point

(41)

137.-jv n s^j = |v A S»jj - n*

Comme jvn S^j ^

|vn

S’^j=

jvj

= n, il vient

I

V n

j

= (n-n')/2

et j V 0 I = (n-!-n’)/2 .

Soient x et y deux points de S*^. Nous dirons que y est accessible de x s'il existe une suite finie de points

de X s x^,...,Xj^ = y telle que la droite soit

exceptionnelle pour tout i = j la relation

d’accessibilité est une relation d’équivalence. Nous appel­ lerons composante de S’^ toute classe d'équivalence de cette relation. Les composantes de S'., sont disjointes deux à

deux et contiennent le même nombre t de points car la permutation o< de S'^ conserve les droites exceptionnelles et engendre un groupe transitif sur les points de S'^. Il est dLair que t > n '.

(42)

138,

Il en résulte que n* divise n, ce qui contredit 1'hypothèse.

2) V n S2 = (1 < i < n*)

Toute droite de S passant par p^ et un point de V fi a son troisième point dans VA S'^ et inversements d’où

|v 0 sJ - I V n S’J = (n-l)/2.

Soient x un point quelconque de VA S’^ et ^Pj'5 avec X.£ V A , la droite passant par p. et x. Le

X «b X

troisième point de toute droite de S joignant x à un point de VAS, distinct de x. ne peut pas être dans S«(puisque le seul point commun à V et à S2 est p^) ni dans V A S^Cqui est un sous-système de S) : il doit donc appartenir à

VA Comme

jvA

S^j =

|v

A S'^jjOn en déduit que le troisième point de toute droite de S joignant x à un

point de V n S’, est toujours dans V A et par conséquent,

Â

quel que soit x € V A S’^, tous les points de S’^ joints â X par une droite exceptionnelle sont extérieurs à VA

(43)

c’est-à~dire(puisque n’ > 1) OiJ > n-1, ce qui est impos­ sible car

js’j “(Vn ^ ^ < n-î (puisqu'on a

supposé n ^13).

3) V a Sj ={Ph»Pi»Pj? » 3 points Pj^sPi>Pj étant alignés dans •

Toute droite de S passant par

Pj^ et

par un point de

V n a son troisième point dans VH S’^ et inversement, d'

|vn S^l = jvn S'^j

=(n-3)/2 .

V f\ étant un sous-système non vide de S^, il faut que (n-3)/2 "S 1 ou 3(mod 6), ce qui entraîne n s 6k’•^3 avec k’ impair, et donc n > 21 puisqu’on avait supposé n >13.

Soient x un point quelconque de V f\ S’^ et les

pointa de percée des droites pj^x^p^x dans V n . Le troisième point de toute droite de S joignant x à un point

de

V n

distinct de ne peut être dans S2(puisque

système de S) ; il doit donc appartenir à V (\ S’^. Conane

I

V n

I

s

|v

n S’^l , on en déduit qu’une et une seule des (n’“î)/2 droites exceptionnelles passant par x est con­ tenue dans VA S ’ ^.

V n Sj = {

,p.( ) ni dans

(44)

sous140.

-Désignons par CO ’ le nombre de points de S’^~(V n S\) situés sur les droites exceptionnelles issues des points de V A S’^. On a W’ > ^ =(n»-3) - - 1) c'est-à-dire (a)' > (n-3) . —~ (n-3) ** * - -1 — O n ^ puisque n' 7, Dès lors , si n > 21, on a js-, -(vn S'^)j = 2.J1 < |(n-3) d'où la contradiction.

Si n s 21, on a n' ^ 9(puisque n' ^ 7 ne peut pas diviser n) et

>“|* <21 - 3) > (21 t 3)/2 d’où la contradiction.

4) vn Sg = S2

Toute droite de S passant par p^ g $2 et par un point x de VA S'^ a son troisième point (Ç (x) dans V A et

inversement, d'où

I V A I = IV n S»^ I = (n-n')/2

(45)

Quel que soit le point € Sg et le point x g VH le troisième point de la droite p^x est dans VA

et par conséquent ^ € V f\ S'^. On en déduit que toutes les droites exceptionnelles passant par un point de VA S\ sont contenues dans V A Dès lors, en raisonnant comme en A.l , on montre que n’ divise n» ce qui contredit l’hypo« thèse.

B. n’ divise n

Posons n = n’, d’où on déduit que jX est impair et que jX > 3(puisque n > n’). Rappelons aussi qu’on suppose toujours n > 13.

Désignons alors par S’^ et respectivement un système triple d’ordre n et une bijection de S'^ sur satisfaisant aux conditions suivantes :

1®) si n' - Kauquel cas /Jl = n > 13) ^S’^ ne contient aucun sous-système d’ordre (n-l)/2(un plan non dégénéré d’or­ dre n répond à cette exigence) et Cp est quelconque. 2°) si n’> 1 et si pL - 3, S’^ contient 3 sous-systèmes

V^sV2sVg d'ordre n’ disjoints deux à deuxCle produit d5.rect d’îm système triple quelconque d’ordre n’ par un S(3) est ijn système de ce type) et (p est choisi de

telle façon que pour tout i = 1,2,3, 4^ soit

pas un sous-système de S^Cun tel choix est toujours

(46)

142

ou Vg seront dites exceptionnelles.

3°) si n’> 1 et si ^ > 3, S*^ est un système triple

d’ordre n contenant jU sous-systèmes d’ordre

n’ disjoints deux à deux tels qu'aucune réunion de < JJ- -D/2 d'entre eux ne soit un sous-système de S'^ (l'existence d'un tel système est assurée par le

lemme précédent) et (p est quelconque. Les droites

de S'^ contenues dans un V^( i = ij...,^ ) seront dites exceptionnellles.

On notera que, si S'^ contient des droites exceptionnelles, il en passe (n'-l)/2 par chaque point.

Les ensembles et S2 étant supposés disjoints deux

à deux, construisons sur l'ensemble S = u S'., ^2 ^ système triple d'ordre 2n 4- n’ dont les droites sont

(a) toutes les droites de (b) toutes les droites de Sj

(c) toutes les droites exceptionnelles de S'^

(d) tous les sous-ensembles -^Xjy, ^ T (y^ »

^^(x),y,z| de S, où ^x,y,z| est une droite non excep­ tionnelle de S\.

«%•

(47)

143.-On vérifie aisément que S, muni de cette famille de sous-ensembles, est un système triple d’ordre 2n+n’.

est un sous-système d'ordre n de S ; nous allons démontrer que c’est le seul.

Soit V un sous-système d'ordre n de S, distinct de S^. Grâce au choix de Sj, V (\ S2 est un sous-système trivial de S2.

Dès lors, 4 cas sont possibles : 1) V n S2 = S

En raisonnant exactement comme en A.1, on montre que toute droite exceptionnelle passant par un point de V n S’^ est contenue dans VA S’^, que W = S'^-(VA jouit de la même propriété et que

I W I = j V A Sj j s(n-n' )/2 = n’( jUL -D/2

Considérons alors deux points distincts x,y de W et désignons par z le troisième point de la droite d de S joignant ces deux points. SizgVnS’^,d est une droite exceptionnelle, ce qui est impossible puisque toute droite exceptionnelle passant par z est contenue dans VH S’,. Si

A

z €. S’^), |x, 'f* (y), ip”^(z)| est une droite de Sj ce qui est impossible puisque x «ê V, ^(y) € V, ^ “(z) Q V et V est un sous-système. Par conséquent z £ W ou z £ ^ (W)

(48)

du système triple S’^. Il en résulte que W était un sous-système d*’ordi*e -D/2 du système triple S\ et Que W contenait toute droite exceptionnelle de s“.

JL passant par un de ses points.

Si n’ s Kd’où JL4. s n) , W était un sous-système d’ordre <n-l)/2 du système triple S'^ d’ordre n >13, ce qui est impossible grâce au choix de S’^.

Si n’ 1 et jU. = 3, W coïncide avec un des sous-systèmes

Vj » ^2 = V n Sj est un sous-système de

S^, ce qui est impossible grâce au choix de la bijection'f. Si n’ > 1 et ^ > 3, W est la réunion de ( jLA. -D/2

des sous-systèmes de S’^, ce qui est impossible

grâce au choix de S’^.

2) V n Sj - {p^*^ (1 ^ i < n').

En raisonnant comme en A.2, on montre que

IV n s^l = |v n s’^l s<n-i)/

2

.

et que le troisième point z de la droite de S passant par deux points distincts quelconques x,y de V H S’^ est toujours dans V A S^.

Si n’ s 1, on a p^ = p^ et (V 0 S’^) = V H . Cn en déduit que ^ "^(z) e V n S’^, que ^x,y,lf”^ (z)j

(49)

145.

Si n* > 1, tout le raisonnement fait en A.2 reste valableCcar on peut diviser par n’-î > 0 dans les

inégalités finales) et on aboutit donc à une contradiction,

3) V fi Sg a {Ph*Pi»Pi] ’ ® points Pj^sP^ïPj étant alignés dans Sg. Il est clair que n’ 3.

En raisonnant comme en A.3, on montre que

|v n S^l

=

IvnS’^l

= (n-3)/2 et que n > 21.

Si n’ = 3j on a /A s n/3 > 7, {Ph»Pi»Pj| “ {Pl»P2®P3| et Pj £ V. Il en résulte que (V H S‘j)=:V f\ puis

(en raisonnant comme en A.3 et en B,2) que V O S'^ était un sous-système d'ordre (n-3)/2 de S’^, contenant (n-3)/6 *

( jX -D/2 droites exceptionnelles, ce qui est impossible grâce au choix de S'^.

Si n’ 7, tout le raisonnement fait en A. 3 reste valable et on aboutit à une contradiction, sauf si n* = 7 et n = 21.

Sin* “ 7 etn = 21, S\ contient 3 sous-systèmes a.

^1*^2®^3 ^ disjoints deux à deux. Posons

= Sg, Eg = et E3 = ^'ll ” ^

et que par tout point de VA S'^ passe une et une seule droite

(50)

Î4ô.

-Posons E'^ = , E*2 = <V O S»^) H V^,

E’g S (V n Sj) n On voit facilement que le

G-tricover (EjjEgjEg) contient un sous-tricover»

T’(E*jaE’2»E’2). Dès lors, en vertu du corollaire 1 du § 7,2.2 , 3 doit diviser 7, d^où la contradiction,

4) V A Sg = Sg

On peut supposer n’ 7, les cas où V A Sg * Sg avec n* *? 1 et n' ® 3 ayant été traités respectivement en B.2 et en B.3,

En raisonnant coiame en A, 4, on montre que 'fCVnS*^) » VA Sjs que V A contient toute droite exceptionnelle de S’^ passant par un de ses points et que VA S*^ était un sous-système d’ordre n’( -D/2 du système triple

1*

Si jJi s 3, VA S’^ coïncide avec un des sous-systèmes V^^, VgjVg de S’^ et (p (V O S'^) - V (\ est un sous-système de ce qui est impossible grâce au choix de Ÿ »

Si jU. > 3, V A est la réunion deC jUL -D/2 des sous-systèmes V^s,..,V^ de S’^, ce qui est impossible grâce au choix de S’^.

(51)

147,-(resp. 21^) comme seul sous-système d’ordre n.

Il est clair que si S^(resp. ^contient un sous- système d'ordre v, alors S(rer»p“^) contient aussi un sous-système d’ordre v et que, si et ^ ^ sont non

isomorphes, S et ZI sont aussi non isomorphes(car un isomor­ phisme

de

S sur

ZI

appliquerait nécessairement sur

ZI

^ et induirait un isomorphisme de sur

ZI

^ ). Les inégalités

4<« A annoncées en résultent immédiatement.

Théorème 2.

N^(6k+1) ^ Ny(6k+l-î-2n) pour tout n s 1 ou 3(mod 6) , n > 6ktl ;

N^<6k+3) < N^(6k+3<-2n) pour tout n = 3(mod 6), n > 6k+3.

Démons tration.

Posons n' s 6k 1 ou 6k+3. Comme N(l) = N(3) - N(7) s N(9)*l et que tous les sous-systèmes d'un système triple d'ordre 9 sont triviaux, les deux inégalités ci-dessus sont vraies

pour tout n' 9.

Nous supposerons donc dès à présent que n’ 13(d'où ^ puisque n > n') .

Soient un plan non dégénéré d'ordre n et * ° *^n'^

(52)

148.-formé d’un seul cycle d’ordre n. En vertu du B) de la démonstration du théorème 3.2, il existe dans S’^ une famille de droites, dites exceptionnelles, telles que par tout point de passent(n’- l)/2 de ces droites et que l’image par C< de toute droite exceptionnelle soit encore une droite exceptionnelle. Soit enfin ^ une bijection de S ’ ^ s ur .

Les ensembles S^,S’^ et $2 étant supposés disjoints deux à deux, construisons sur l'ensemble S = U S’^ u Sg un système triple d'ordre 2nrn' en appliquant la construction décrite en 3.2.

Notre démonstration comporte deux parties (A et B):

est un sous-système d'ordre n de S j nous allons montrer que c'est le seul. Soit V un sous-système d’ordre n de S, distinct de S^. Comme est un plan non dégénéré et que V est distinct de S^, on a j V n j = 0,1 ou 3.

1

) jv n s^l =

0

.

Dans ce cas, V s (VnSj) u (Vfi

Comme n'< n, on aVvi Sj et VA & .

S'J nfest pas un sous-système de S sinon toutes les droites de S'J seraient exceptionnelles et on aurait n' s n, contrai­ rement à l'hypothèse. V est donc distinct de S'^, d'où

(53)

149.-Soient alors un point de V n Sg et x un point de V n Le troisième point de la droite p^x est dans Vn 5 d*où la contradiction.

A

2) jvn s.,] = 1 ou 3 et VA S, s 0.

Dans ce cas, V = (V A S^)

U

(VA S‘^) et

j

S’^^-CV n S'.,) | s

I

V n

j

. Soit X un point de S'^-(V A S’^). Le troisième point de la droite joignant x à un point quelconque de V A ne peut être ni dans (puisque est un sous-système de S) ni dans S„( puisque V A ni dans V A S®.(nuiaaue V

£. ^ J. - *

est un sous-système de S) : par consêauent^ il est dans “ (V A S*j) et on en déduit que

j s% -(V n s‘j)| >

1 j V n s^l

d'où la contradiction.

3) j V A

j

s

1

ou 3 et V A ^ 0 .

Soit p^ un point de V A Sg• Toute droite joignant p^ à un point de VA S'^ perce V A S^ et inversement. On en déduit que

jvn s'jI =lï0Sj|< 3.

Soit X un point de VA S'^^. Toute droite joignant x à un point de V A S2 perce VA S^. On en déduit que

(54)

150,»

Comme V = CV n S^) ü (VA S'2^) U (V A S2), il en

résulte que n = ^ contradiction.

. Soient et ^^2 systèmes triples d**ordre n' ^ 13s

S et XI les systèmes triples d'ordre 2n -î- n' construits coiame au début de cette démonstration à partir respectivement

de SjjS’^gSg et j S’^ jXZg.

Si Sg et XZg sont non isomorphes„ S et

isomorphes. En effet, supposons qu’il existe un isomorphisme (J“ de S surXH. Comme est le seul sous-système d’ordre n de S et de XZ, <T" (S^) “ et CT applique donc toute droite de S sans point cossaun avec S^(c’est-à-dire une droite de $2 ou une droite exceptionnelle de S'^) sur ^!!ne droite de

XI.

sans point coîiimun avec (c’est-à-dire une droite deX-j ou une droite exceptionnelle de S’^).

«1.

S.^(da même que

XI

2

5

n’ayant aucun point sur une droite exceptionnelle de S'^, il en résulte que

cr (Sg) - XI2 ou . <T- (Sg) S S’.,

Dans le preaîier cas,G~ induit un isomorphisme de S, sur

XI

2 s ce qui est impossible par hypothèse.

Dans le second cas, G“ (Sg) est nécessairement ’une compo­ sant© de S’^Cef. Â.l dans la démonstration du théorème

précédent) puisque le nombre de droites passant par un point dans $2 est égal au nombre de droites exceptionnelles passant

(55)

3.51.-par un point de S’^. D'autre 3.51.-parts 0“”^( ^2^ aussi

une composéonte de Toutes les composantes de S'^ étant isomorphes (puisque l'automorphisme 0< de S'.^

respecte les droites exceptionnelles et engendre un groupe transitif sur les points de S'^), on en déduit que Sg est isomorphe à » d'où la contradiction.

Il est clair que si S2(resp. IZ.2) contient un sous-système

d'ordre Vÿ alors SCresp.i-.) contient aussi un sous-système d'ordre v.

Les inégalités annoncées en résultent immédiatement. Théorème 3.

N^(n) ^ N^C3n) pour tout n.

Ce théorème, que nous établirons en 8.4.3(corollaire 3) complète les théorèmes 1 et 2 en étendant le domaine de validité des inégalités démontrées au cas où n = n'. Corollaire 1. Si n h Kmod 6), alors

(a) N^(n) ^ î'l^(2n i-n') pour tout n' = Kmod 6) tel que n' < n.

(b) ^ N^(n+2n') pour tout n'~ 1 ou 3(mod S) tel que

n' ^ n. Si n = 3(mod 6), alors

(c) N^(n) ^ Ny(2n+n') pour tout n’ s 1 ou 3(mod 6) tel que n' ^ n.

(d) N (n) < N (n-»'2n') pour tout n' s 3(mod 6) tel que

V V

(56)

15 2 O ••

En particulier, N^(n) < N^(2n-t'l) pour tout n, ce qui précise le résultat de Assmus et Mattson

(cf. 1’introduction).

Corollaire 2. Si n =5 Kmod 6) et n ^ 7, alors

N(n) < N(2ntn’) pour tout n’ S 1 (mod 6) tel que n' ^ n N(n) < N(n-i-2n') pour tout n' = 1 ou 3(mod 6) tel que

n’ n

Si n ~ 3(mod 6) et n S, alors

N(n) < N(2ntn*) pour tout n' S 1 ou 3Çmod 6) tel que n ’ é n

N(n) < N(n+2n’) pour tout n' S 3(aiod 6) tel que n’ n

Démonstration♦ Si n ^ 7, tous les systèmes triples cons­ truits dans les démonstrations des théorèmes 1,2 et 3 contiennent un sous-système non trivial. Par conséquent, tout plan non dégénéré de même ordre n’est isomorphe à aucun de ces systèmesCles théorèmes 4.3.3 et 4,4.2 assu­ rent l’existence d’un tel plan non dégénéré).

Corollaire 3. N(n) tend vers l’infini avec n.

Démonstration. En vertu du corollaire 2, on a, pour tout n ^ 7 ,

et

(57)

Il suffit alors de remarquer, comme dans la démonstration du théorème 4.5, que pour tout entier n* s 1 ou 3(mod 6) avec n 15, il existe un entier n s 1 ou 3(mod 6) avec n ^ 7 tel que soit égal à 2n+l ou è 2n-3-7.

Corollaire 4. Pour tout entier n 9 et tout entier V ^ 4n+3s(n et V s 1 ou 3<mod 6)), on a

N^(n) ^ )

et N(n) < N ( V ) Démonstration♦

Si n = 3(mod 6), l'inégalité(c) du corollaire 1 montre que

pour tout S 1 ou 3(mod 6) tel que 2ntl ^ n^ 3n. En

appliquant alors à chacune de ces valeurs de les inégalité (a) et (c), on voit que

N^(n) ^ N^Cnj)

pour tout s 1 ou 3(mod 6) tel que 4nt3 ^ ng < 9n. Si n = Kmod 6), l'inégalité (a) montre que

N^(n) ^ N^(n^)

pour tout 53 3(mod 6) tel que 2n^’•l ^ 3n. En appliquant alors à chacune de ces valeurs de n., l'inégalitéCe), on

voit que

(58)

154.

-Dans les deux cas, pour tout entier V H 1 ou 3(i5iod 6) avec V> SnCd’où V 9n+4) j il existe un entier

V ’ S 1 ou 3(mod 6) tel que V soit égal à 2 V' + 1 ou à 2 V't7, On a

2(4nt3>t7 9n-5-4 (puisque n ^ 9) et par conséquent V' > 4n-î-3. Dès lors, comme

> N^( 'P')* on achève facilement la démonstration en raisonnant par induction.

Si V s 0, on peut travailler avec des inégalités strictes en vertu du corollaire 2 et tout le raisonnement fait ci-dessus reste valable.

Corollaire 5. Pour tout n ^ 63, on a N(n)>80

et N^(n) ^ 23 .

La démonRtrc^iaî découle izamédiatement du corollaire précé­ dent et du fait que N(î5) = 80 et Ny(15) s 23.

La dernière inégalité améliore le de Hoorc si­

gnalé dans l’introduction.

Les divers résultats contenus dans ce paragraphe nous incitent à formuler la

(59)

155

8.3 Variations sur un thème de Assmus et Mattson.

8.3.1. Grâce à une modifications indiquée par Vacil'ev [S02”f j de la construction de Kirkman permettant de passer d'un S(n) à un S(2n+l)s Assmus et Mattson £8]| ont pu établir que N^(2'^ *>1) tend vers l'infini avec k, résultat que nous avons précisé en montrant que N^<2 -î) < N^(2 "■“!),

Nous nous proposons dans ce paragraphe d'étudier de façon plus approfondie les liens entre N„(n) et N (2ntl),

V V

’ *5^ Je

Nous démontrerons que Ny(2 -i) tend vers l'infini avec k, ce qui améliore le résultat de Assmus et Mattson, et nous donnerons une borne inférieure de N^(2^-l).

8.3.2. Soient V et W deux systèmes triples de même ordre

n 1 construits sur deux ensembles disjoints, p un objet n'appartenant ni à V ni à W et ^ une bijection de W sur V.

Dans tout ce paragraphe, nous désignerons par

S(V,W,p,^ ) le système triple d'ordre 2n4-l construit sur l'ensemble V u W U et dont les droites sont

(a) les droites de V

(b) les sous-ensembles (p,x 'P(x)} de S, où x € W. (c) las sous-ensembles {x,y, (s)} , <y),

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