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Annalen der Physik ;T. XV, n° 3 ; 1905

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(1)

HAL Id: jpa-00241059

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Submitted on 1 Jan 1905

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Annalen der Physik ;T. XV, n° 3 ; 1905

L. Marchis, P. Lugol

To cite this version:

L. Marchis, P. Lugol. Annalen der Physik ;T. XV, n° 3 ; 1905. J. Phys. Theor. Appl., 1905, 4 (1),

pp.770-804. �10.1051/jphystap:019050040077001�. �jpa-00241059�

(2)

770

que j’ai donnée et que M. Zaremba accepte, conduit immédiatement à la formule que M. Zaremba s’est efforcé de combattre.

Je ne m’arréterai pas à examiner d’une façon.détaillée les considé- rations au moyen desquelles M. Zaremba répond à certaines autres critiques que j’ai adressées à sa note. J’estime, comme M. Zaremba,

que le lecteur du Bulletin de l’Académie des Sciences de Cracovie et du Journal de Physique dispose, sans de plus amples développements,

des documents voulus pour asseoir son jugement.

ANNALEN DER PHYSIK ;

T. XV, 3 ; 1905.

A. FRANCK. - Versuche zur Ermittelung des Luftwiderstandes, dessen Abhan-

bigkeit von der Geschwundigkeit und der Gestalt der Kôrper (Recherches sur la

détermination de la résistance de l’air, sur la manière dont elle dépend de la

vitesse et de la forme des corps).

-

P. 464-490.

La détermination de la résistance de l’air est faite en étudiant l’amortissement des oscillations d’un pendule formé d’un fil fin por- tantà son extrémité des corps de diverses formes. L’auteur admet que cette résistance est proportionnelle au carré de la vitesse d’oscilla- tion du pendule, et il cherche à déterminer le coefficient constant qui

est le facteur de proportionnalité.

Dans un tableau qu’il n’est pas possible de reproduire ici, l’auteur donne les diverses valeurs de ce coefficient correspondant aux diffé-

rentes formes du corps oscillant. Ces valeurs oscillent entre 0,022~

pour un ellipsoïde allongé et 0,083 pour un prisme de section rec-

tangulaire. Le dernier nombre est voisin du nombre 0,085 admis par le colonel Renard pour le déplacement orthogonal dans l’air

d’un plan de 1 mètre carré de surface avec une vitesse de 1 mètre

par seconde. L. MAncHIS.

K. von NIESENDONK. - Zur Thermodynamik (Contribution à l’étude

de la thern>odynan>ique). - P. 558-565.

Il est impossible d’appliquer l’égalité de Clausius aux moteurs à

combustion interne, dans lesquels les phénomènes d’explosion sont

essentiellement irréversibles. Il en est de même dans les cas où il se

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019050040077001

(3)

771

produit des mouvements tourbillonnaires, comme dans les turbines

à vapeur. Dans les transformations qui se produisent dans tous ces

moteurs, il faut employer l’inégalité de Clausius.

L. MARCHIS.

E. HAENTZSCHEL. - Ueber die Berechnung der Konstanten a und b der Van der Waalschen Gleichung aus den kritischen Werten (Calcul des constantes a et b de l’équation de Van der Waals à partir des éléments critiques).

-

P. 6-57.

Étude de transformation de la formule de Van der Waals en

introduisant les éléments critiques d’un corps. L. MARCHAIS.

RUDOLF LAENINIEL. - Notizen über die At0111Wârme fester Elemente (Remarque

sur la chaleur atomique des éléments solides).

-

P. 551-558.

L’auteur montre combien est peu approchée la loi de Dulong et Petit ; la chaleur atomique des éléments solides peut en effet varier entre 3,5 et 9,5.

Il compare les divers nombres représentant les chaleurs atomiques

des éléments à leur température de fusion et trouve que ces nombres sont compris entre 9 et 10. L. 1VIARCHIS.

T. XVI, no4; 1905.

A. GOLDHAMMER. - Die Farbenempfindlichkeit des Auges und die photo-

metrische Helligkeit der leuchtenden Kôrper (La sensibilité de l’oeil aux cou-

leurs et l’éclat photométrique des corps lumineux). - P. 621-652.

Essai de représentation analytique de la sensibilité de l’oeil pour les couleurs en fonction de la longueur d’onde. On prend comme point de départ la théorie de Young-Helmholtz, et l’on définit l’in- tensité d’une couleur spectrale quelconque comme une fonction linéaire et homogène des intensités des sensalions élémentaires

correspondant aux trois couleurs fondamentales (’). La fonction, à

,

trois termes, peut se réduire à deux ou même à un pour les yeux atteints de cécité colorée simple ou double ; on peut même, pour les yeux normaux, la réduire à deux, la troisième couleur fondamentale

appartenant à une région peu intense du spectre.

(’-) Cf. A. KONIG et DIETERICI, Zeitscler. f’. Psychol. und l’hysiol. des Sinnes organe

t. IV; 1893;- et Ilelmholtz p.

(4)

772

Soit F(A) cette fonction ; si représente l’énergie correspon-

dant à la bande spectrale de largeur ~, la sensibilité de l’ceil pour

cette bande est définie P = p (~,), et on pourra écrire : ex ~ ~ )

La formule de Wien donne e),d~, en fonction de la température pour le corps noir.; Rasch a donné (1) une relation entre l’intensité pho- tométrique totale et la température. En écrivant que l’intégrale

.f; (~) e~,d,), a la valeur calculée par Rasch, on arrive à exprimer assez

0

simplement ~ (~~~, et à construire la courbe qui la représente. Il est

curieux de constater que cette courbe coïncide assez exactement

avec la plupart des courbes représentant les résultats d’observa- tions de Kônig sur des yeux normaux ou anormaux.

,

P. LUGOL.

W. MERCKENS. 2013 Ueber strahlenartige Einwirkungen auf die photographische Bromsilber;elatine (Actions sur le gélatino-bromure analogues à celles des

radiations). - P. 667-683.

Il s’agit des actions, déjà maintes fois signalées, exercées par de

nombreuses substances, telles que le bois, le papier, les résines,

certains métaux, l’ozone, l’eau oxygénée..., et attribuées par les

uns à une radio-activité spéciale, par les autres à l’action chimique

directe sur le bromure de vapeurs émises par ces substances, prin- cipalement de vapeurs d’eau oxygénée qui prendrait naissance

sous l’action de la lumière à la surface des substances actives ex-

posées à l’air (2). L’auteur se range à la dernière opinion pour les raisons suivantes :

La plaque, garantie du côté verre par une feuille d’étain, est placée

verre en dessous au-dessus d’une couche d’eau oxygénée dans une

boîte revêtue intérieurement de papier d’étain pur et parfaitement

brillant (le vase qui contient l’eau oxygénée et les supports de la plaque

°

sont entièrement revêtus du même papier). Elle n’est pas impressionnée

(1) Ann cl. Phys., t. XIV, p. 193 ; 190~ ;

-

et J. cle Phys.. 4e série, t. III, p. 867.

(2) Voy. RUSSEL, J. cle Phys., 31 série, t. VIII, p. 60, et t. IX, p. 282 et 29’i;

-

GRaeTZ, ibid., 4" série, t. II, p..t2 ; - BLASS et ce vol., p. H7;

-

VAN AUBE, ce vol., p. 151.

(5)

773 comme elle le serait par une radiation réfléchie ou diffusée contre les

parois métalliques ; traitée par un révélateur lent, la gélatine noircit

par la face en contact avec le verre, et non par la face libre, comme

cela se produit avec une radiation. L’action ne se produit pas sur

des plaques débarrassées d’eau par dessiccation à 120-1~5°; celle de la lumière persiste dans ces conditions. Il est probable que

l’oxygène libéré par la décomposition de l’eau oxygénée oxyde le

bromure d’argent et le transforme en un corps plus facile à réduire ;

si on lave respectivement à la potasse et à l’acide sulfurique les

deux moitiés d’une plaque qui a été exposée à l’eau oxygénée, et si

on les rince à fond, le développement fera apparaître dans le premier

cas une image très intense (l’action de la potasse a augmenté le dégagement d’oxygène par H20 ~) , dans le second une image très

faible. Les affaiblisseurs de l’image latente due à l’action de la lumière sont sans action sur l’image latente due à l’eau oxygénée.

La « ph~otéchie » de Blass et Czermak a pu être expliquée par la formation d’eau oxygénée. L’explication est confirmée par ce fait que, si on lave soigneusement à la potasse, puis à l’eau pure, et si

~on dessèche enfin dans le vide une lame de magnésium, métal très

« photéchique », elle n’impressionne plus, même au contact, la plaque photographique ; il en est de même si on la chauffe fortement avant de la faire agir sur la plaque.

Il est très remarquable que l’ordre d’activité des métaux Mg-Al-

Zn-Cd-Ni-Co-Pb-Sn (ce dernier à peu près inactif) coïncide avec

la série des tensions de Volta ; la propriété de donner H202 au con- tact de l’air sous l’action de la lumière serait donc liée au caractère

.électropositif des métaux.

Des essais pour étudier l’effet sur la plaque photographique d’un

courant électrique ou d’actions magnétiques n’ont pas donné de résultat.

L’auteur signale enfin un procédé intéressant de reproduction

d’ùn négatif. Après l’avoir longtemps maintenu dans l’obscurité ou

l’avoir chauffé à 1200, puis refroidi, on le copie à la lumière de l’arc

sur un papier à la celloïdine neuf ; on place alors le papier contre

une plaque neuve, couche contre couche, et on laisse vingt-quatre

heures dans la chambre noire ; le développement de la plaque fournit

un nouveau négatif identique au premier, mais sur lequel le grain

~du papier est naturellement visible.

P. LucoL-

(6)

774

H. HERMANN. - Messung der Wellenlaingen roter Linien in einiger Bogen- spektren (Mesure des longueurs d’onde de raies rouges dans quelques spectres d’arc).

-

P. 684-707 (Diss. inaug. de Tubingen).

Ce mémoire contient la description et la discussion de l’installation d’un spectrographe à réseau concave (dispositif de Runge-Paschen),

une recette pour rendre les plaques photographiques sensibles au

rouge et à l’infra-rouge, des mesures de raies de Na, K, Mg, C:a, Ba, Hg entre 6.000 et 9. ~00 U. A., leur comparaison avec des mesures antérieures, le calcul des formules de Ritz (1) 1 pour les premières

séries secondaires de Cd, Zn, Hg, et un essai relatif aux raies cor- respondant à m = ~ dans ces formules. P. LuGOL.

K. PRYTZ. - lB1ikroskopische Bestimmung der Lage einer spiegelnden Flâche.

Optischer tiontallt (Détermination microscopique de la position d’une surface réfléchissante. Contact optique).

-

P. 735-745.

La méthode consiste à amener au contact de la surface un objet microscopique, constitué par l’image réelle d’une surface lumineuse

projetée par l’objectif lui-mém.e. s est une tige conique en verre, re-

FIG. 1.

courbée à son extrémité comme l’indique la a, la petite base, de

1 millimètre de diamètre environ, est polie et orientée parallèlement à

l’axe de la tige; elle porte deux traits parallèles distants de 9 /4 de millimètre; la tige a été argentée sur toute sa surface, sauf sur la

base a, et on a enlevé l’argenture sur la petite base cr, en ayant soin de

(1) J. de Phys., 4e 8 série, t . I 1, p. 930 ; 1903.

(7)

775 la laisser subsister dans les deux sillons ; au-dessus de l’objectif se

trouve un biprisme de 1791,36 d’angle dont les arêtes sont perpendi-

culaires à la direction des traits tracés sur c. On voit facilement que, si l’on dirige sur a un faisceau de lumière, la surface c, vivement

éclairée, joue le rôle d’objet lumineux ; cette surface se trouve exac-

tement dans le plan d’un réticule sur lequel est pointé l’oculaire posi-

tif o. Si la surface AB est dans le plan conjugué du réticule, il se for-

mera sur cette surface même deux images réelles de 7 décentrées

en sens inverse, mais de très peu ; l’objectif projettera ces images

dans le plan du réticule (ig. 1 ~). Si la surface AB ne coïncide pas

avec a’, l’image de retour sera celle d’un objet symétrique de 7’par rapport à AB ; l’exactitude du pointé sera donc deux fois plus grande

que si l’on regardait une préparation ordinaire. Les images a’ sont

assez petites -1 0 de millimètre de diamètre, 1 800 de millimètre de dis- tance entre les traits dans ces images, avec un objectif grossissant vingt fois) pour que l’on puisse repérer la position d’une surface courbe. Des essais dont on trouvera le détail dans le mémoire ont montré qu’avec un oculaire de grossissement 8 associé à l’objectif précédent, le contact optique de a’ et d’une surface réfléchissante

plane peut être réalisé à 0~,57 près.

Conserverait-on cette précision si l’on voulait appliquer la méthode

au repérage d’un niveau de mercure dans un manomètre, comme l’indique l’auteur? Le procédé n’en est pas moins intéressant. Autre

application : mesure du diamètre d’une goutte ou d’une veine liquide

au moyen de deux microscopes, dont l’un serait monté sur un chariot muni d’un mouvement micrométrique et pointerait l’image objective

de la source lumineuse de l’autre. P. LUGOL.

N° 5; 1905.

CARL FRITSCH. -- Das Bogenspektrurn des Mangans (Le spectre du manganèse dans l’arc). - P. ’~93-837.

Catalogue de 1.350 raies environ, mesurées sur des photographies prises avec un spectrographe à réseau concave de de rayon, et s’étendant de 5748,7~ à 2346,584 U. À. Pour les longueurs d’onde

inférieures à 4.494 U. A., on a pris les repères normaux de Kayser, rapportés à la valeur donnée pour D1 par Rowland. Au delà, on a

choisi 17 raies du fer déterminées par Pérot et Fabry ; le raccord a

(8)

776

été fait au moyen du rapport des longueurs d’onde attribuées à D~ 4

par Rowland et par Pérot et Fabry. P. LUGOL.

VICTOR HENSEN. 2013 Ueber die Um-andelung periodischer Massenanhâufungen

in akustisch "-11-ksame Bewegungen (Sur la transformation de condensations

périodiques de masse en mouvements ayant un effet acoustique).

-

P. 833-863.

L’auteur a montré antérieurement (f) qu’il se produit un son lorsque, dans une masse fluide en repos ou s’écoulant d’un mouvement continu (ortho-lamelle, ortho-courant ou ortho-masse), on fait péné-

trer sous un angle quelconque une lamelle ou un tourbillon (lamelle transversale) qui détermine une condensation périodique du courant.

Il rapporte aux sons ainsi produits les sons de biseau (courant gazeux

se brisant sur un obstacle en biseau, ou s’écoulant par des tuyaux

coudés), bruits du vent dans les cordages, de la mer qui se brise, des

chutes d’eau, sons de l’air fouetté, sons de flammes, sons de frotte-

ment (deux courants s’écoulant par des fentes parallèles voisines

-

Tyndall), sons de sirène. Leur caractère commun est d’être

dépourvus de résonance.

L’auteur décrit de nouvelles expériences tendant à établir l’exis- tence constante de cette lamelle transversale, dont le rôle fondamen- tal a été contesté ou méconnu, notamment pour la formation du son dans les tuyaux sonores (’’j . Il a en outre pu mesurer, au moyen d’un tube à orifice très étroit relié à un manomètre à éther, la vitesse des différents filets de l’ortho-lamelle s’écoulant par une fente en face d’un

biseau, à différentes distances du milieu de la fente dans le sens per-

pendiculaire et à différentes hauteurs. Il a été conduit à se représen-

ter les faits de la manière suivante : 10 une condensation ou une raré- faction brusque de matière déterminent au point même où elles se produisent une augmentation ou une diminution de pression qui se propagent dans l’espace avec la vitesse du son ; ~° tant que les masses introduites dans le courant principal n’ont pas été amenées par le frottement à l’état d’équilibre avec l’espace environnant, des bour- souflures successives, que l’on peut comparer aux perles d’un col- lier, se propagent dans le courant lui-même; si ce courant est dirigé

dans un tube (tuyaux à anche, larynx), il se produit une accélération (1) J. de l’hys., 3e série, t. IX, p. 6 i0 ; 1900 j

-

et t. X, p. 290 ; f 901.

(’j FRIEDEiICH, J. cle Phys., 4e série, t. 1, 66 ; 1902;

--

BVEERTH, ibid., t. II,

p. 8~0 ; -- WACIISMUTH, t. III, p. 946 ; 903.

(9)

777

périodique qui se traduit, sur la membrane d’un téléphone, par une vibration transversale. S’il rencontre une corde convenablement ac-

cordée ou le conduit auditif, il pourra évoquer une sensation musi- cale correspondant à ses vibrations. Un corps convenablement ac- cordé peut également être mis en vibration musicale s’il se trouve

sur le trajet du mouvement ; il somme les chocs successifs et la vi- bration excitée peut être entretenue par ceux qui arrivent ensuite (’ ) .

P. LUGOL.

WALTER FRIChE. - Ueber Brechungs exponenten absorbierender Flüssiâkei-

ten in ultravioletten Spektrum (Indices de réfraction de liquides absorbants

dans le spectre ultra-violet).

-

P. 865-889.

La méthode indiquée par le Prof. Straubel est la suivante : On

D, déflagrateur;

-

C, condenseur; - P, prisme à réflexion totale ;

-

Li, lentille

de quartz;

-

F, V, appareil à interférences Le, L3, lentilles achromatiques

en quartz-fluorine; - P’, prisme de Cornu; - Ph, plaque photographique dans

le plan focal de L3’

reçoit dans un spectrographe la lumière émise par une étincelle, et (1) L’auteur renvoie pour certains détails à deux autres mémoires : « Das i’erhal- ten des Resonanzapparates » d. k. d. Wissensch. zu Be- 38, 192) ; « Das graphische Verfahren:> (J.Vach»Íchten d. Gesellsch. d. Wissen-

sclia ften zu G6ttingeiz, 190 Í, fascicule).

(10)

778

que l’on a fait interférer sur les deux faces d’une lame liquide en

forme de coin, formée entre une plaque de verre horizontale V et

une plaque de fluorine F sur laquelle sont tracés deux traits paral- lèles ; les franges sont réglées parallèlement à ces traits Si la

fente du spectrographe leur est perpendiculaire, les raies du spectre

Fie. 2.

seront barrées de stries régulières qui représentent les franges

noires, et dont l’écartement varie avec la longueur d’onde. La

mesure consiste à compter au microscope, sur les photographies, le

nombre de franges et de fractions de frange comprises entre les

images des deux traits; soient )’t et ),z les longueurs d’onde dans l’air

(11)

779 de deux radiations, n, et n2 les indices correspondants, m1 et m2 les nombres de franges compris entre les traits ; les longueurs

d’onde dans la substance étant et on a évidemment :

il suffira de connaître n, pour avoir ,î,.

(12)

780

L’exactitude des mesures dépend de l’approximation avec laquelle

on connaît l’indice de référence nz et les nombres ln1 et m2; ceux-ci sont d’autant mieux déterminés que les franges sont plus serrées,

mais on est limité par la nécessité de laisser à la couche interférente

une faible épaisseur, sous peine de ne rien voir dans la région d’ab- sorption dès que la concentration de la matière devient supérieure

à 0,5 0/0 ; on peut aller plus loin en dorant la surface de la plaque

de verre V. On a dû, pour les solutions les plus concentrées et pour le brome, avec lequel on n’a pu observer d’interférences, mesurer certains indices par la méthode du prisme à angle variable; les

nombres se placent bien sur les courbes qu’a données la méthode

interférentielle.

Les résultats donnés pour 23 raies allant de 231,29 à 562 et appartenant au plomb, au thallium, au cadmium et au magnésium,

concernent : l’alcool absolu ; des solutions alcooliques de fuchsine à 4 et à i2 0/0 et d’auramine à 4 et à 6 0/0; des solutions aqueuses de vert malachite à 4 et à 8 0/0 et de bleu de méthylène à 4, à 7,6

et à 1~,0 0,/0 ; le brome, le sulfure de carbone.

Les résultats sont rassemblés dans les graphiques fig. 2 et 3.

Fuchsine.

-

Deux bandes d’absorption, l’une entre 590 et 470 l’autre entre 300 et 275.

Vert mczzccchite.

-

Outre la bande d’absorption de 670 à 450

on a reconnu deux bandes de 450 à 400 l1’P. et de 330 à 300.

(13)

781

Les bandes coïncident avec celles de la nitrosodi-

,-inéthylaniline; elles s’étendent de 467 à 361 et de 7 à 257.

Bleu de méthylène.

-

Bande entre 300 et 270

Brome. - Bande d’absorption de 450 à l190 u u. ; la vibration propre

signalée par Martens à 413 serait, d’après les expériences,

J. cle Phys., 4e série, t. IV. (Novembre 1905.) 52

(14)

782

vers 383 ; de même, celle qu’il fixe vers 305 serait plus loin, l’in-

dice étant encore croissant pour ~ = 309.

Sulfure de ca1’1bone à .8°.

-

Bande d’absorption très peu marquée

vers 326 p.p..

P. LUGOL.

J. PRECHT et C. OTSUKI. - Strahlungsahniiche Erscheinungen bei BBTasser

stoffsuperoxyd (Phénomènes rappelant des efl’ets de radiation, avec l’eau oxy-

génée). - P. 890-906.

Les effets singuliers exercés sur la plaque photographique par l’eau oxygénée ont été attribués par Graetz (1) à quelque nouvelle

substance radio-active. Les auteurs, à la suite d’expériences qui pa- raissent probantes, concluent tout simplement à une action directe de la vapeur d’eau oxygénée.

La prétendue radiation ne traverse ni l’aluminium (quand on prend des précautions suffisantes), ni l’ébonite, ni le verre. L’action

s’exerce à travers le papier, le caoutchouc, le celluloïd, le baume de Canada étendu sur le celluloïd, mais on peut alors constater, au moyen de la solution sulfurique de bioxyde de titane, la présence

d’eau oxygénée dans la substance. On ne peut pas attribuer l’action à des ions d’oxygène émis par l’eau oxygénée, puisque cette dernière,

même pulvérisée, est sans action sur un jet de vapeur (2) ; pas davan- tage à l’ozone, dont le te’tî-ctînéllzyldiparacliamidodiphértylméthane ne

montre pas de traces au voisinage de la surface de l’eau oxygénée ;

si on empêche les vapeurs d’arriver au contact de la plaque, il n’y a

pas d’action, et, dans tous les cas l’on a constaté une action, l’oxyde de titane a permis de rencontrer l’eau oxygénée. La question parait donc bien tranchée dans le sens d’une action chimique directe.

L’effet de différences très faibles entre la température de la couche et celle d’objets que l’on pose sur le côté verre de la plaque (dont la

(1) J. de Pla,ys., 4~ série, t. 11, p. 325; 1903.

(2) RICHARZ et R. vonHELMHOLïz, t. XL, p. 161; 1890.

(15)

783 couche sensible est tournée vers l’eau oxygénée) s’explique par la condensation de la vapeur, qui se fait inégalement, et une variation

extraordinairement rapide avec la température de l’action chimique

de l’eau oxygénée sur le bromure d’argent. L’action cle bord et rétrograde de Graetz s’expliquent très bien par ces considérations ;

ces phénomènes disparaissent d’ailleurs quand on emploie les pelli- cules, pour lesquelles on peut admettre l’égalité de température des

deux faces.

L’action photographique de l’eau oxygénée croît avec la concen-

tration des solutions jusqu’à un maximum, et décroît ensuite; cela s’explique très bien par le fait que l’on a affaire à un mélange dont la

vapeur a une pression et une composition variable avec la concen- tration ; le maximum d*effet correspond vraisemblablement au mé-

lange qui dégage dans l’unité de temps la masse la plus forte de

vapeur d’eau oxygénée.

Enfin, à concentration constante, l’action chimique croît avec la

durée d’exposition jusqu’à un certain maximum, puis décroît, phéno-

mène tout à fait analogue à la solarisation. P. LUGOL.

J.-E. LILIENFELD. - Ueber eine allgemeine und hervorragend empfindliche

Méthode zurspektralenqualitativenElementaranalyse von Gasgemischen (Mé-

thode générale et remarquablement sensible pour l’analyse spectrale qualitative

élémentaire des mélanges gazeux).

-

P. 931-942.

Le mode d’excitation ordinaire des tubes de Geissler se prête mal

à l’analyse qualitative des mélanges gazeux, car il manque de sensibi- lité dans un très grand nombre de cas. On obtient des résultats incom-

parablement meilleurs en prenant un tube à électrode extérieure, dans, lequel est soudé un tube capillaire, et le plaçant en dérivation sur un

circuit qui comprend un condensateur, une coupure et un solénoïde

en gros fil de cuivre. La résistance considérable du tube à gaz n’intervient plus ici pour amortir les oscillations, comme cela a lieu lorsqu’il est intercalé dans le circuit, et l’on peut, même avec des bobines de faible puissance, obtenir des oscillations énergiques. La pression la plus favorable dans le tube à décharges est de 3 à 5 mil- limètres ; on prend comme diamètre du tube capillaire omm,2 ou

pour les faibles intensités, 0mm,7 à 1 millimètre pour les fortes

décharges.

Ce montage a permis à l’auteur d’apercevoir nettement les raies

(16)

784

de l’hélium dans l’azote avec 0,7 0/0 d’hélium (Collie et Ramsay indiquent comme minimum 10 0/0), celles de l’argon dans l’air atmo- sphérique (0,933 0/0), celle de H et de Az dans la vapeur de mercure

avec 0,7 0/Ode ces gaz (au lieu de 30 0/0 environ indiqués par Wie-

deman).

Il signale ce fait qu’un tube que l’on a laissé reposer pendant une

heure environ ne se donne pas de suite son spectre complet, quand

on l’excite de nouveau ; on ne voit d’abord que les raies les plus fortes ;

les plus faibles n’apparaissent que graduellement.

Le mémoire se termine par quelques considérations générales sur

l’affaiblissement du spectre d’un gaz par un autre gaz; l’auteur y voit

un phénomène analogue à la diminution produite dans la dissociation d’un électrolyte par la présence d’un autre électrolyte.

.

P. LUGOL.

VICTOR BIERNACKI. - Ueber durch galvanische Zerstdubung hergestellte Eisenspiegel (Miroirs en fer préparés par pulvérisation galvanique).

-

P. 943-950.

On porte au rouge au moyen d’un courant électrique une bande

de fer de 4 centimètres de longueur environ, 1 millimètre de large et d’épaisseur, tendue dans un tube au-dessous d’une plaque de

verre parfaitement nettoyée ; on peut faire le vide dans le tube à ’1/1000 de millimètre; si l’on veut avoir un dépôt bien plan, il ne

faut pas placer le ruban de fer trop près de la plaque.

Les dépôts ainsi obtenus conservent très longtemps inaltéré leur

pouvoir réflecteur. Comme les dépôts galvaniques, ils ont un magné-

tisme rémanent très élevé; il est extrêmement stable, comparable à

celui de la pierre d’aimant, et permet de les utiliser à la fois comme

aimant et comme miroir dans les galvanomètres. Leur pouvoir réflec-

teur pour la lumière blanche est 0,57. Leur indice, déterminé par la mesure de la polarisation elliptique acquise après réflexion par de la lumière rectiligne, est 2,33 dans le rouge et 1,89 dans le bleu, valeurs très voisines de celles qu’ont obtenues d’autres physiciens

pour le fer pur ; si donc ils contiennent de l’oxyde de fer, c’est en quantité insignifiante.

P. LuGOL.

(17)

785

J. PETRI. - Einige neue Erscheinungen, welche durch Radiumbromid auf der

photographischen Platte veranlasst werden (Quelques phénomènes nouveaux, provoqués sur une plaque photographique par le bromur e de radium

P. 951-958.

Trois pièces de monnaie, l’une d’argent, l’autre de nickel, la troi-

sième de billon, sont placées côte à côte, sans se toucher, sur la plaque photographique. A côté se trouvent quatre aimants superposés par leur pôle nord, chacun en retrait de 2 millimètres environ sur celui qui est au-dessus ; l’aimant inférieur est à 1 1./2 centimètre environ de la pièce la plus rapprochée. Au bord de l’aimant supérieur est disposée une capsule renfermant 10 milligrammes de bromure de- radium.

Après développement, on observe à l’extrémité de l’aimant voi- sine de la pièce d’argent une pointe ; entre la pièce de nickel et celle

de billon, un pont, et aux points les plus rapprochés entre eux de la pièce d’argent et de celle de billon, d’une part, de la pièce d’argent

et de celle de nickel, d’autre part, des enfoncements très nets.

Ces phénomènes sont dus aux courants thermoélectriques provo-

qués par les rayons calorifiques du bromure de radium : l’action simultanée du champ magnétique et de ces courants est nécessaire à leur production. C’est la concentration des rayons par ces champs

de force qui est la cause des effets observés.

W . LAMOTTE..

REINGANÈM. - Bemerkung zur Elektrooptik der àletalle (Remarque

sur l’électl°o-optique des métaux]. - P. 958-960.

D’après les recherches de Rub.ens et Hagen, la conductibilité des métaux est normale quand la longueur d’onde atteint ~0 u., ce qui correspond à une période de 3,33 10--" sec. Dans la théorie des élec- trons, la conductibilité cesse d’être normale en supposant la force

électrique périodique, quand la durée d’une demi-période de la force devient du même ordre de grandeur que le temps séparant deux

collisions des électrons qui transmettent le courant.

Les résultats obtenus par ces considérations sont d’accord avec ceux qu’on déduit des théories complètes.

.. ,

M. LAMOTTE.

(18)

786

T.XVII, 6 ; 1905.

. KAPZOV. 2013 Ueber die Druckkrâfte der Wellen, welche sich auf einer Flüs-

zigkeitsoberflÜche ausbreiten (Forces de pression des ondes qui se propagent

sur une surface liquide).

-

P. 64-71.

-

Lord Rayleigh a montré(’) qu’un corps qui s’oppose à la libre propagation d’un mouvement oscillatoire dans un milieu déterminé subit des forces de pression indépendantes des conditions physiques

du mouvement, et dépendant seulement de la densité d’énergie de ce

mouvement à la surface limite du corps.

L’auteur a cherché à évaluer ces forces de pression sur une paroi s’opposant à la propagation d’ondes rectilignes à la surface de l’eau. Le liquide est placé dans une grande cuve en zinc verni

(200 X 200 X 7~m,~) ; les ondes sont engendrées par une latte hori- zontale ayant à peu près la largeur de la cuve, parallèle à un des bords, suspendue à une poutre un peu comme le battant d’un métier à tisser, et animée d’un mouvement périodique de va-et-vient par une sorte d’excentrique commandé par un moteur. Les rides viennent frapper la paroi d’un flotteur orienté perpendiculairement à

la direction de propagation, et qui peut entraîner les sphères de

deux pendules identiques (ligne des centres parallèles à la paroi) ; le

flotteur s’arrête quand les forces de pression qu’il subit équilibrent

les forces qui rappellent les pendules vers la verticale, et que l’on

évalue en mesurant l’élongation. l’our éviter la production d’ondes stationnaires, la paroi frappée fait un petit angle avec l’horizon, et

les réflexions aux deux bords de la cuve parallèles aux rides sont empêchées par le même procédé. On mesure la fréquence du mou-

vement par un compteur de tours ; la longueur d’onde, en photogra- phiant au moyen d’une étincelle une bande étroite de papier qua- drillé dont la grande dimension est parallèle à la direction de

propagation, tout près de la surface, et l’image ondulée qu’en donne

la surlace ; l’amplitude, en réglant deux vis à pointes se faisant face,

de telle sorte que la pointe supérieure soit effleurée par les crêtes, la pointe inférieure par les creux des rides. Enfin on déterminait l’épais-

seur de la couche troublée en cherchant à quelle profondeur un fil

horizontal lié à un appareil de torsion n’est plus intluencé par le mouvement ; cette épaisseur (quelques millimètres) est de l’ordre de

(1) Pfail. 6e série, t. III, p. :~38: 1 ~02.

(19)

787

l’amplitude des ondes ; cette circonstance, jointe à la faible vitesse des ondes, rend l’action de la couche troublée négligeable vis-à-vis

des pressions que l’on mesure. La surface doit être rigoureusement

propre, et souvent renouvelée.

Soit P (236 grammes) la masse des pendules, L (1:500 centimètres)

leur longueur, 1 (50 centimètres) la largeur du flotteur, c~ l’élongation

des pendules ; la par unité de longueur est :

On calcule d’autre part, pour l’énergie répartie sur 1 centimètre

carré de la surface (énergie potentielle des parties situées au-dessus du niveau moyen, énergie superiicielle, énergie cinétique), la valeur

où À désigne la longueur d’onde, T la tension superficielle et 4 l’am- plitude. Le tableau suivant résume les résultats.

(Les nombres entre parenthèses ne sont pas très sûrs.)

On voit : -. Il> que l’énergie de tension superficielle n’est qu’une

faible fraction de l’énergie totale ; que le rapport de la pression

à l’énergie est constant, ce qui confirme la théorie de lord Rayleigh.

P. LUGOL.

II. RUBENS et 0. KRIGAR-iNIE-NZEL. - Flammenrôhre für akustische

Beobachtungen (Tubes à flammes pour expériences d’acoustique).

-

P. 149-164.

Un tube de laiton de 4 mètres de long et 8 centimètres de dia-

mètre, fermé à l’une de ses extrémités, est muni à l’autre d’une cou-

lisse qui peut allonger de 50 centimètres environ, et que ferme une mince membrane de caoutchouc convenablement tendue ; un ajutage

latéral amène du gaz d’éclairage, qui peut s’échapper par une série de trous équidistants, de 2 millimètres à peu près, et percés, au

nombre 4’une centaine, le long de la génératrice opposée ; deux

(20)

788

minutes après avoir admis le gaz, on allume les petites flammes, et

l’on règle l’arrivée du gaz de manière qu’elles aient à peu près 1 cen-

timètre de hauteur et que leur pointe soit jaune. Si l’on approche de

la membrane une source sonore (tuyau, diapason, cloche...), il s’éta-

blit dans le tube un état vibratoire stationnaire accusé par une déni- vellation des flammes, et qui présente les caractères suivants :

Si le son est très intense, les flammes présentent, comme on pouvait s’y attendre, leur maximum d’éclat aux noeuds, le miroir

tournant montre qu’elles vibrent ; la distance des noeuds est normale-

(la demi-longueur d’onde correspondant à la fréquence du son, à la

B

densité et à la température du gaz). C’est le premier état.

Si le son est peu intense, les flammes ont leur maximum d’éclat

aux ventres, et elles ne vibrent pas. C’est le deuxième état. De plus,

les distances des noeuds ne représentent la demi-longueur d’onde du

son que pour les fréquences supérieures à une certaine limite qui

s’abaisse quand on diminue le nombre des trous ou leur diamètre;

pour les fréquences plus basses, la longueur d’onde apparente est beaucoup trop grande.

La consommation de gaz est plus grande pendant la résonance

que pendant le silence du tuyau.

Avec un son énergique à amortissement rapide (diapason ou cloche

fortement excités), on peut, pendant l’amortissement constater, le passage du premier état au second.

Voici l’explication donnée par les auteurs : le deuxième état serait

dû au frottement contre les parois du tube de la masse gazeuse vibrant longitudinalement ; la couche contiguë à la paroi ne peut pas prendre la vitesse normale, et il en résulte des tourbillons qui pressent le gaz contre la paroi et y déterminent une suppression que l’on peut considérer comme égale à la différence entre la pression hydrostatique et la pression hydrodynamique, c’est-à-dire comme

proportionnelle au carré de la vitesse des molécules. Les flammes

ne réagiraient pas aux variations périodiques, et ne feraient que manifester la surpression moyenne, qui doit être maxima aux

ventres, puisqu’elle ne change pas de signe avec la vitesse des molé-

cules, tandis qu’elle est faible ou nulle aux noeuds à cause des varia-

tions périodiques de la pression.

Avec les diapasons, les tuyaux à embouchure de flûte, les cloches, les flammes ne réagissent qu’au son fondamental, sans la moindre

indication de la présence d’harmoniques. On n’a eu d’apparences

(21)

789

plus compliquées qu’avec un tuyau à anche de sonorité criarde et

désagréable, et une fois avec les voyelles A et A (é) plutôt criées

que chantées.

L’appareil ne se prête donc pas à l’analyse complète des sons- Mais, s’il semble qu’un mouvement stationnaire sinusuïdal rende difficile ou impossible un autre mouvement de même nature, le son

privilégié n’est pas forcément le son fondamental.

En ce qui concerne spécialement les voyelles, émises avec un

timbre aussi clair que possible, les flammes réagissent uniquement

au son fondamental :

1° Avec toutes les voyelles quand le son fondamental est dans l’oc-- tave d’ut3 ou au-dessus ;

8° Avec 0 et E quand le son fondamental est au-dessus de 3° Avec U (ou), U (u) et 1 pour tous les tons.

Dans tous les autres cas, c’est un harmonique qui agit sur les flammes ; il est dans la régien qui s’accorde avec la résonance de

la cavité buccale, telle qu’elle a été indiquée par Helmholtz et d’autres;.

quand il y a deux sons propres et que l’un d’eux est dans l’octave

d’ul5 ou d’ut., l’autre dans celle d’ut3, c’est le plus grave qui agit.

Par contre, les flammes sont extrêmement sensibles aux nuances

d’une mème voyelle, et accusent nettement des différences à peine

perceptibles à l’oreille. P. LccoL.

V. GRÜNBERG. - Farbengleichung mit Zuhilfenahme der drei Grundempfin- dungen in1 Y oung-Helmho1tzschen Farbensystem (Equation des couleurs à l’aide des trois sensations fondamentales de la théorie d’Young-Helmholtz). -

P. 5-H3.

Une couleur spectrale dont la longueur d’onde A est supérieure à

560 1L1L peut être considérée comme formée de x parties du rouge

fondamental p et de y parties du vert fondamental y, car, dans cette

région, d’après les courbes de sensations élémentaires de Kônig et

Diéterici (1 , le bleu fondanxental fi ne joue aucun rôle appréeiable. On

écrira donc, suivant la méthode usuelle de composition des couleurs :

De même, pour la complémentaire A’ de ~,, on aura :

l’on tire 2~ et y’ en fonction et .~~.

(1) Sit::.ungsbel’. d. K. Akad. d. t.

(22)

790

Le coefficient du vert y dans le blanc est alors y -~-- y’. Si l’on

admet que le blanc résulte du mélange à parties égales de trois cou-

leurs fondamentales, et si on introduit cette hypothèse, qui revient

à faire y -~- y’ = x = z dans l’expression de y + y’, on arrive de

suite à

pour représenter la lumière blanche. Si l’on y remplace ~, et À’ par

des couples connus de couleurs spectrales complémentaires, on en

déduit les valeurs

assez voisines des valeurs déterminées par les expériences directes.

On a alors, tous calculs faits, comme équation des couleurs complé-

mentaires :

D’après elle, toutes les longueurs d’onde comprises entre 494 et 563 ont des complémentaires dans l’infra-rouge ou l’ultra-violet. On sait que ces limites correspondent à la partie verte du spectre pour

laquelle les couleurs complémentaires sont un mélange de rouge et de violet. Dans tous les autres cas, les groupes de complémentaires

définis par l’équation s’accordent bien avec les déterminations expé-

rimentales. P. 1,UGOL.

VICTOR BIERNACKI. - Ueber einen Halbschattenanalysator (Sur un analyseur à pénombres). - P. 180-184.

Il est destiné à l’étude de la polarisation elliptique qui accompagne la réflexion métallique. La fente du collimateur d’un spectromètre est remplacée par une ouverture circulaire de 2 à 3 millimètres de dia- mètre. Devant l’analyseur, on place une lame demi-onde de Laurent,

faisant un petit angle avec la section principale de l’analyseur, et qui peut être masquée à volonté par un écran. On remplace l’ocu-

laire de la lunette par une petite lunette astronomique à réticule, de

très faible grossissement, placée dans un tirage suffisant pour que

l’on puisse viser soit à l’infini, soit dans le plan de la demi-lame de

Laurent. La détermination de l’angle de réflexion et le rétablisse-

ment de la polarisation par le compensateur se font en masquant la

lame, et visant à l’infini ; pour achever l’observation, on découvre la

(23)

791

lame, sur laquelle on pointe la lunette oculaire, et on amène à éga-

lité d’éclairement les deux moitiés du champ. La précision de la dé-

termination de l’azimut de polarisation rétablie atteint (en lumière jaune) celle des mesures saccharimétriques. P. LUGOL.

0. STOCKER. - Einige Bemerkungen zur Arbeit des Hrn. W . Merckens : Ueber strahlenartige Einwirkungen auf die photographische Bromsilbergelatine (Quelques remarques sur le travail de M. W. Merckens : Actions). - P. 192-1.94.

La radiation attribuée à l’eau oxygénée n’est pas assimilable à un rayonnement lumineux. Ce serait un rayonnement matériel de par- ticules cheminant en ligne droite. Ainsi, on peutobtenir après vingt- cinq minutes de pose la silhouette d’une clef suspendue à 3 ou 4 mil-

limètres au-dessus d’une surface d’eau oxygénée ; de fortes veines résineuses englobées dans du bois et sans action sur la plaque sen-

sible deviennent actives quand le bois a été suspendu quelque temps

à l’air. Mais, dans l’obscurité complète, au-dessus d’une surface d’eau oxygénée, le fait de l’apparition de l’image du côté du verre (Merckens) serait du à la transparence de la gélatine et à l’opacité du

verre, qui arrêterait les particules ; le celluloïd des pellicules étant transparent, les phénomènes dus à cette opacité disparaissent.

P. LUGOL.

E. WARBURG. - Ueber die Ozonisierung des Sauerstoffs und der atmospharischen

Luft durch die Entladung aus metallischen Spitzen (Ozonisation de l’oxygène

et de l’air atmosphérique par la décharge des pointes métalliques).

-

P. 1-30.

Le courant de gaz est assez rapide pour que l’ozonisation soit due seulement au courant, non aux rayons cathodiques qui l’accom- pagnent. La décharge se produit entre des pointes de platine et une

lame reliée au sol. Quand les pointes sont négatives, le rendement

en ozone (quantité obtenue par ampère-minute) augmente notable-

ment quand les pointes ont servi un certain temps. Cette variation est liée à une modification de la forme de la décharge, qui est

visible au microscope ; les phénomènes lumineux revêtent un autre

aspect. Aucun autre procédé ne permet du reste d’obtenir cette modification.

Quand on fait croitre l’intensité du courant, le rendement diminue d’abord, puis augmente de nouveau : ces variations sont liées

encore à une modification dans la forme de la décharge.

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