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Annalen der Physik ;T. XXIII, n° 8 ; 1907

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(1)

HAL Id: jpa-00241404

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241404

Submitted on 1 Jan 1908

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Annalen der Physik ;T. XXIII, n° 8 ; 1907

P. Lugol

To cite this version:

P. Lugol. Annalen der Physik ;T. XXIII, n° 8 ; 1907. J. Phys. Theor. Appl., 1908, 7 (1), pp.786-797.

�10.1051/jphystap:019080070078601�. �jpa-00241404�

(2)

786

Ainsi je veux comparer la courbe précédente avec les résultats du

Service international des latitudes.

Dans le Ber£cht ueber den der Er(orschung der Breitenva-

riation ain Schlusse des Jahres (,1899), iVl. Albrecht donne (p. 7) les

variations des latitudes autour de la latitude moyenne depuis 1895,0 jusqu’à 1899,8, de trente en trente degrés de longitude. Pour la lon-

gitude zéro (Greenvich), qui correspond à peu près à Paris, il trouve

un minimum de

-

0’’,10 pour 1899,5 (juillet), comme dans la fig. 7.

La grandeur de l’amplitude dépend beaucoup de la façon dont on

a tracé la courbe.

D’un autre côté, la station Cai%lofo1-te, également à peu près sur le

méridien de Paris, donne un maximum de + 0~,07 au commencement de l’année 1900 (ALBRECHT, Resultate des £nternat’ionalen Breiten-

dienstes, Bd. l, table XI).

Ce maximum se retrouve également dans la fig. 7.

Pour cette même station, il y avait un minimum de

-

0",08

pour 1900,4 (juin). Ce minimum se retrouve également dans la 7.

L’accord pour les époques des maxima et minima est meilleur

que je n’aurais osé l’espérer (1).

ANNALEN DER PHYSIK ;

T. XXIII, 8 ; 1907.

W. HALLWACHS. - Ueber die lichtelektrische Ermüdung (Sur la fatigue pliotoélectrique). - P. 439-515.

D’anciennes recherches sur la fatigue (diminution de sensibilité des plaques abandonnées à elles-mêmes après leur préparation) sem-

blaient mettre en cause l’absorption de la lumière ultra-violette par

une couche d’ozone adhérente au cuivre (2) . Le présent mémoire a

pour objet d’erl préciser le mécanisme.

(1) Il serait d’ailleurs facile d’éliminer à peu près la réfraction dans l’appli-

cation des méthodes de Loewy en observant dans chaque soirée un certain

nombre d’étoiles sud au même trait.

Les distances trouvées entre une petite étoile circumpolaire et la même étoile

sud dans plusieurs séries ne sont altérées que par le phénomène d’aberration, et

elles permettraient de ramener les réfractions de toutes ces soirées à une même réfraction moyenne.

(2) J. de Phys., 4e série, t. IV, p. 120 ; 1905.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019080070078601

(3)

787 La fatigue n’a aucune relation avec la corrosion de la surface,

comme aurait pu le faire croire l’apparition (spontanée ou par insuffla- tion) sur les plaques depuis longtemps en usage d’une silhouette de la toile métallique ; elle n’est pas influencée par la lumière du jour (elle est la même à la lumière ou dans l’obscurité) ; elle n’est pas due à un rayonnement de nature inconnue traversant l’atmosphère (elle

reste la même quand on entoure de plusieurs enveloppes la plaque

conservée dans un vase de verre à parois minces) ; elle n’est pas due

-

au moins essentiellement

-

à la formation de couches électriques doubles, car elle est sans relation avec la variation de la différence de potentiel au contact entre les plaques photoélectriques et une plaque

de laiton.

L’ozone n’est pas d’ailleurs la seule cause de fatigue, car celle-ci,

bien que très amoindrie, continue à se produire dans des vases bien clos, d’où toute trace d’ozone a été éliminée par des lavages méticu-

leux et l’action d’une température de 300°.

Il ne reste plus guère à envisager que la condensation (absorption)

de gaz par le métal; écartée par J.-J. Thomson pour la raison que la fatigue ne se produirait pas dans l’hydrogène (1), dont le pou-

voir de condensation est énorme, cette explication doit être reprise,

car l’expérience faite sur le cuivre et le platine montre nettement : i ° que ces métaux se fatiguent dans l’hydrogène pur ; 21 que les

plaques de platine fatig uées reprennent de la sensibilité quand on

les a portées au rouge dans une flamme de Bunsen ; que la fatigue

diminue quand on conserve les plaques dans le vide et que, dans des

vases vides et parfaitement nettoyés, la sensibilité peut même aug- menter ; qu’une plaque longtemps maintenue à une très basse température et ramenée brusquement à la température de la chambre

accuse une diminution de sensibilité (il faut au gaz condensé un cer- tain temps pour disparaitre).

L’ozone n’agit pas par oxydation, car les plaques de cuivre, dont,

la fatigue est très rapide en présence de ce gaz, reprennent de la sensibilité quand on les ramène à l’air. Au point de vue de la fatigue,

il n’y a pas de différence appréciable entre des plaques de cuivre,

de platine, de zinc et d’argent au moment l’on vient de les intro- duire dans l’ozone, ce qui exclut l’intervention de l’électricité de contact. Le fer se fatigue plus vite, sans doute gràce à la formation

(1) Conduction of electricity through gases, p. 224 ; 1903.

(4)

788

d’un oxyde moins sensible que le métal. Il ne reste plus qu’à voir si l’ozone n’influe pas directement sur le mouvement des électrons. Or le rapport des intensités du courant photoélectrique dans deux champs différents est le même dans l’air pur et dans l’air ozonisé;

l’action de l’ozone ne peut donc s’exercer que dans les couches le champ n’est pas sensiblement influencé par les variations du champ extérieur, c’est-à-dire dans la couche superficielle de la plaque ou

dans la couche immédiatement en contact avec elle (~). L’auteur croit

pouvoir conclure de ses expériences que la fatigue est due à l’ab- sorption d’électrons dans la couche gazeuse adhérente aux plaques,

si l’on admet que l’ozone exerce une influence considérable sur le mouvement des électrons (forte absorption des électrons lents, dimi-

nution éventuelle de leur énergie vibratoire dans le métal).

L’électroscope utilisé pour la recherche des plus faibles charges,

dans l’étude de la radioactivité par exemple, se prête à l’étude des modifications lentes de la surface, et pourrait en particulier servir à

rechercher la formation de très faibles couches adhérentes

-

Les électrons absorbés par le gaz et diffusés hors de la substance

pourraient peut-être aussi jouer un rôle essentiel dans la production

des potentiels de contact.

l~T° 9.

H.-J .-L. STRUYCKEN. - Die Schwingungsart einer Stimmgabel und ihÍ"

Dekrement (Mode de vibration et décrément d’un diapason).

-

P. 643-654.

La région du diapason que l’on veut étudier est recouverte d’une mince feuille d’aluminium, et éclairée par de la lumière presque rasante ; on observe au microscope. Pour les points situés sur les

côtés des branches, on colle à la cire de très petites plaques de mica

de 1 à 2 millimètres carrés, qui dépassent de 1 j2.millimètre environ.

Il y a sur la feuille des milliers de rides dont un grand nombre ont

des dimensions ultra-microscopiques, de sorte qu’un éclairage intense (lumière solaire condensée) et un grossissement supérieur à 1000 les

font encore apparaître comme des points lumineux ; quand le diapa-

(i) Au voisinage de la plaque il devrait être différent, d’après une formule de

J.-J. Thomson, loc. cit., p. 228.

(5)

789

son vibre, ces points décrivent des lignes brillantes qui figurent l’amplitude, la forme et la direction des vibrations.

Pour le son fondamental, il n’y a pas, contrairement à l’indication de Chladni, deux nocuds au voisinage de la courbure, mais un seul noeud ou centre, placé vers le bas de l’une des branches, et de part

.

et d’autre duquel la vibration change de sens ; à son voisinage, les

vibrations sont souvent elliptiques (il y aurait une variation gra- duelle de phase entre les points dont les vibrations sont opposées en direction) ; quand on va vers les extrémités libres des branches, la

vibration devient rapidement rectiligne ; d’abord fortement oblique

à l’axe longitudinal, elle se redresse et devient normale à cet axe à

l’extrémité; l’extrémité de la tige vibre aussi transversalement, sa phase est opposée à celle des branches.

L’auteur a pu également observer des sons supérieurs, dont les rapports de fréquence avec le son fondamental ne lui ont lJas être exacteinent exprimés par des nombres entiers.

La caisse de résonance n’introduit d’autre modification essentielle que de donner la même phase à l’extrémité de la tige et aux extré-

mités des branches.

L’étude de l’amortissement n’a pas confirmé exactement la loi

logarithmique de Gauss. Le temps nécessaire pour ramener l’am-

plitude au dixième de sa valeur décroît très rapide-

ment et très régulièrement en même temps que la période ; l’amor-

tissement est le plus faible quand le diapason, tenu à la main par l’extrémité de la tige ou maintenu entre des bagues de caoutchouc, pend verticalement ; en le plaçant horizontalement, on au-mente un

peu l’amortissement. Des expériences faites dans le vide et dans divers gaz ont montré des différences assez faibles pour qu’on puisse attribuer aux résistances intérieures une action très largement pré-

dominante.

1Br~ 10.

E. GEHRCKE et 0. REICHENHEIM. 2013 lnterferenzen planparalleler Platten im

kontinuierlichen Spektrum (Interférences des lames à faces parallèles dans le spectre continu).

-

P. ’i4~-7~i.

Une lame à faces parallèles, disposée verticalernent, reçoit un

faisceau lumineux sous une incidence de 45° environ (’ ) et le renvoie

(1) Un petit prisme isocèle et rectangle, collé sur la ptaque, reçoit normale-

ment les rayons sur sa face hypoténuse, pour éviter la réflexion à l’entrée.

(6)

790

sur la fente du collimateur d’un spectroscope; le collimateur étant

réglé pour l’infini, on aura, à la fois, dans le plan focal l’objectif de

la lunette, les franges d’interférence des lames à faces parallèles

et l’image de la fente ; si la lumière est homogène, cette image sera interrompue par des espaces obscurs correspondant aux minimums ;

si la lumière n’est pas homogène, chacune des images présentera de pareils intervalles, mais décalés d’une image à l’autre ; si le spectre

est continu, il sera barré de franges sombres (interférences com- plexes), obliques à la direction de l’image de la fente; en lumière solaire, par exemple, on verra ces franges couper obliquement les

raies de Fraunhofer. En inclinant convenablement la lame (par rota-

tion autour d’un axe perpendiculaire à la. direction de la fente), on ne change pas la direction de cette image, mais on modifie la distribu- tion de l’intensité, et l’on peut arriver à faire coïncider la direction des franges d’interférence que l’on obtiendrait en lumière homo-

gène avec la direction des interférences complexes ; la netteté de ces

dernières devient alors maximum, et, de plus, indépendante de la largeur de la fente. Si donc l’on travaille avec la lumière solaire, il suffira, après avoir amené les interférences complexes au maximum

de netteté, d’élargir la fente pour faire disparaître les raies de Fraunhofer. Pour rendre les interférences complètes, il faut placer

entre la lame et le collimateur une lentille dont le plan focal soit sur

la fente même ; on a ainsi une disposition tout à fait analogue à celle

de Fabry (~ ) . Avec un réseau concave de Rowland de 6~’,~ et une

plaque de 1 centimètre d’épaisseur, on a pu ainsi observer quarante- deux franges entre les deux raies D.

La production du spectre cannelé exige un certain équilibre entre l’épaisseur de la plaque et le pouvoir résolutif du spectroscope ; il

faut en effet que le à~, relatif aux longueurs d’onde pour lesquelles

se produisent deux maximums successifs de la plaque soit supérieur

au ~~ séparé par le spectroscope.

Ces franges peuvent servir à la mesure des longueurs d’onde,

mais il faut alors remplacer la lame à faces parallèles par une lame d’air argenté (Perot et Fabry) ou mieux par une vide. La for- mule à employer est :

(1) C. R., t. CXL, p. 848-8,)l ; 1905.

(7)

791

où hj et À2 sont les longueurs d’onde connues ; r et s, les nombres de franges comprises entre elles et la longueur d’onde A à mesurer ;

el, X, x2, les changements de phase dus à la réflexion sur les surfaces

argentées.

Ces franges fournissent un moyen commode d’éviter l’interpola-

tion entre les longueurs d’onde mesurées récemment par Fabry et

Buisson (1); les auteurs, faute d’installation convenable, n’ont pu

encore faire de mesures par ce procédé.

W. v. IGNATOWSKY. 2013 Diffraktion und Reflexion abgeleitet aus den 3Iax-

wellschen Gleichungen (La diffraction et la rétlexion déduites des équations de Maxwell).

-

P. 875-904.

L’auteur déduit des équations de Maxwell une intégrale générale correspondant au principe d’Huygens, applicable à un espace limité,

et qui se simplifie beaucoup si l’on suppose : que le milieu rem-

plissant cet espace est l’air ; que tous les corps y contenus sont absolument réfléchissants et non magnétiques ; que tous sont limités par des surfaces cylindriques dont les génératrices sont infi-

niment longues et parallèles à l’axe des .~ ; 4~ que toutes les ondes incidentes sont cylindriques ; que les ondes incidentes et les ondes réfléchies sont périodiques dans le temps.

Le calcul, au moyen des formules obtenues, de l’intensité lumi-

neuse à différentes distances du bord de l’ombre géométrique, con-

duit exactement aux mêmes résultats que la théorie de Fresnel, et

se trouve bien vérifié par l’expérience.

BT° 11.

ERICH HERRMANN-GOLDAP. 2013 Über die Klangfarbe einiger Orchesterinstru- mente (Sur le timbre de quelques instruments d’orchestre).

-

P. 9’i9-98.

On enregistre avec un phonographe à rouleau de cire le son des instruments étudiés, joués en mezzo-forte le plus souvent et dans leur

registre moyen, leur timbre est le plus caractéristique ; pour la

reproduction, un petit crayon de verre glisse sur les sillons de la cire (1) Soc. f~~. de Phys., 248, p. 3, 15 juin 1906 ; - C. R., t. CXLIII, p. 163-167;

~906 ; et CXLIV, p. 1155-1157 ; ;190’1.

(8)

792

(le cylindre tournant 80 fois moins vite que pendant l’impression) et

ses mouvements amplifiés par des leviers se transmettent à un petit

miroir qui, associé à une lentille de 1 dioptrie environ, projette sur

une fente horizontale l’image très brillante d’une fente verticale. Le

point lumineux ainsi obtenu va impressionner un papier sensible

enroulé sur un tambour tournant derrière la fente. Pour effectuer

l’analyse harmonique des courbes obtenues, on a mesuré au micros-

cope 40 ordonnées par période. Ces recherches ont montré que le

est caractérisé la d"un son fixe (le « formant » indiqué par L. Hermann dans ses recherches sur les voyelles) dont

la hauteur reste invctriable dans toute de Les

voyelles cesseraient donc d’être une exception, comme on l’admettait

jusqu’à présent d’après la théorie d’Helmholtz. Ce résultat avait déjà

été obtenu par Meissner (1) .

Les courbes montrent, de plus, que le timbre est mordant (haut- bois, trompette) si l’intensité du son fondamental est faible vis-à-vis de celle du son propre ; plus les intensités sont voisines, plus le

timbre devient plein et agréable (cor, trombone ténor joué piano) ;

si le son fondamental prédomine, le timbre est mou (flûte) ou un peu nasillard (clarinette) ; seul, le cor possède deux sons propres.

ERXST MÜLLER. - Das optische Verhalten der kolloidalen Metalle

(Propriétés optiques des métaux colloïdaux).

-

P. 1-24.

Contrôle expérimental de la théorie de J.-J. Thomson sur la dif- fusion de la lumière par des sphères métalliques dont le diamètre,

inférieur à la longueur d’onde, est compris entre certaines limites.

(1) Mémoire posthume publié par R. BVachsn1uth dans

ctie ges. Physiologie, CXVI, p. 643 ; 1907.

(~) Son bouché.

(9)

793 La théorie prévoit un maximum de polarisation dans les directions à 1~0° de la direction d’incidence, et des expériences antérieures avaient conduit à des résultats contradictoires (~).

Les solutions d’or, d’argent et de platine étaient préparées par la méthode de bredig ; l’auteur signale la nécessité d’employer de l’eau

distillée très pure et un courant aussi faible que possible ; pour l’or,

il faut ajouter une ou deux gouttes de soude concentrée pure pour 100 centimètres cubes d’eau. Ces solutions se distinguent des solu-

tions troubles ordinaires par l’intensité de leur coloration ; une

trace d’électrolyte les coagule; avec H Cl, . par exemple, le platine

se précipite en une ou deux heures, l’argent plus lentement, l’or plus lentement encore, et sa précipitation est accompagnée d’un changement de la coloration, qui passe graduellement du rouge rubis au bleu foncé. Une trace de gélatine empêche la précipitation.

L’absorption de la lumière par ces solutions ne varie pas d’une manière simple avec la longueur d’onde ; elle diffère complètement

de l’absorption par les solutions troubles ordinaires. La mesure de la proportion de lumière polarisée (rectilignement) dans diverses directions a donné les résultats suivants :

Or.

-

Maximum à 125, de la direction d’incidence ; la polarisa-

tion, faible au début, croît avec le temps, en même temps que le maximum se déplace peu à peu jusqu’à 90°. Une trace d’HCl accélère la variation; la gélatine n’a aucune influence sur les changements qu’éprouve la polarisation.

Platine.

-

Résultats analogues, maximum de polarisation à 112°.

r1rgent.

-

Résultats analogues, sauf que la polarisation diminue

avec le temps au lieu d’augmenter; maximum à 97°,~ pour les solu- tions fraîches.

Les résultats d’Ehrenhaft sont confirmés dans leur ensemble.

Les expériences montrent que : 1 ° si l’on essaie d’évaluer la gran- deur relative des particules métalliques en les considérant comme

des résonateurs électromagnétiques, on classe les trois métaux dans

un ordre différent de celui que leur assignent les expériences de polarisation ; d’après ces dernières, les solutions fraîches d’or con-

tiennent les particules les plus petites ; les solutions d’argent, les plus grosses; 2° la couleur des solutions n’est pas due uniquement,

(1) TnnELFALL, J. CLe 3e série, t. IV, p. 92 ; 1895 - et EHREXHAFT, ibid.,

4e série, t. II, p. 815; 1903.

J. cle Phys., 4e série, t. VII. (Octobre 1908.) 52

(10)

794

comme celle des solutions troubles, à la diffusion de la lumière ;

elles ont une couleur propre ; il n’est pas possible d’expliquer

les propriétés optiques des métaux colloïdaux en faisant intervenir

uniquement la grandeur des particules.

B. STRASSER. - Der Fizeausche Versuch Über die Ànderung des Polarisations- azimuts eines gebrochenen Strahles durch die Bewegung der Erde (L’expé-

rience de Fizeau sur le déplacement par le mouvement de la Terre de l’azimut de polarisation d’un rayon réfracté).

-

P. 137-142.

Fizeau (1), dirigeant à travers une série de lames inclinées un

rayon de lumière polarisée, a observé une différence dans la rotation du plan de polarisation, suivant que la lumière cheminait dans le

sens du déplacement de la Terre ou en sens inverse, résultat contra- dictoire avec la théorie de l’électrodynamique des corps en mouve- ment. Brace, ayant répété l’expérience, obtint un résultat négatif.

En se plaçant dans des conditions de précision qui auraient dû lui

donner, d’après le calcul de Fizeau, une différence de 1.0,4, l’auteur n’a observé que des variations extrêmement faibles, et pas toujours de

même signe. Il semble donc que l’expérience de Fizeau soit inexacte.

A. ’VERNER. - Quantitative Messungen der An- und Abklingung getrennter Phosphorescenzbanden (lBIesures quantitatives sur l’établissement et l’amortis- sement ’de bandes de phosphorescence isolées) (Diss. inaugurale de Kiel).

-

P. 6.-90.

On a étudié la loi d’émission et d’affaiblissement d’une bande

jaune vert (de ~ - 500 à ), 600 environ, avec maximum à 650) excitée, dans le sulfure de strontium rendu actif par une trace de zinc et de fluorure de calcium, par la lumière d’une lampe à mer-

cure à ampoule de quartz ; la lumière étudiée était isolée par un filtre jaune convenable. La mesure de l’intensité lumineuse était faite en comparant le noircissement produit sur une plaque photo- graphique, pour une durée de pose connue, avec le noircissement dû à l’action d’une source d’intensité connue io pendant un temps également connu to’ i, et 1, se rapportant à la mesure à faire ; on a :

0 étant un coefficient déterminé pour des plaques de même nature

(1) Ann. de el 3e série, t. p. 129.

(11)

795

(on s’assurait directement que la variation d’intensité due à l’amor- tissement de la bande était sans influence sur la mesure, tant que la durée de pose restait comprise entre certaines limites). Les résultats sont les suivants : Pendant l’illumination, l’intensité d’émission di- minue graduellement et d’autant plus lentement que l’excitation est moins forte; pour une excitation assez faible, l’intensité d’émission a

même paru constante.

L’amortissement de la bande, d’abord très rapide, devient ensuite

régulier, et peut être représenté par la relation empirique

dont Becquerel a indiqué la forme plus générale :

La partie AB de la courbe (fig. 1) correspond à ce que Lenard et Klatt ont appelé état momentané, et BC à l’état durable (~ ) ; on a pu

FiG. 1.

ainsi étudier séparément les deux phénomènes, ce qui a confirmé

en gros les prévisions de Lenard et Klatt sur le mode d’évocation et

d’amortissement des bandes ; le seul fait nouveau signalé est la pos- sibilité de faire apparaître l’un ou l’autre des deux phénomènes

selon la nature de la lumière excitatrice, fait découvert par hasard

en modifiant le liltre ultra-violet à travers lequel passait, dans une expérience, la lumière excitatrice.

(1) J. de Pltys., 4e série, t. IV, p. -l145; 1905.

(12)

796

E. WAETZNIÂNN. - Zur Frage der Objektivitât der Kombinationstône (bur la question de l’objectivité des sons de combinaison). - T. XX, p. 837-845 ; 1906.

ID.

-

Zur Theorie der Kombinationstône

(Sur la théorie des sons de combinaison). - T. XXIII, p. 68-78 ; 1907.

1° On sait que, si une masse d’air est ébranlée par deux sons pen-

dulaires, des résonateurs convenablement accordés peuvent accuser la formation de sons résultants ; si les lieux d’origine des sons pen- dulaires sont distincts, les résonateurs n’accusent pas de sons résul- tants, bien que l’oreille en perçoive alors ; d’après Helmholtz, ils prennent naissance seulement dans le tympan, dont la dissymétrie permet à un son de hauteur m d’y exciter non seulement le son m lui-même, mais ses harmoniques. Un certain nombre d’observateurs ont pu entendre dans un téléphone des sons de combinaison dus à des sons pri maires séparés, Lummer et Schâfer entre autres (~ ) ;

mais ce dernier, qui les obtenait au moyen d’un téléphone haut par-

leur, n’a pu en manifester l’existence dans la plaque du microphone

transmetteur, ce qui amène à penser qu’ils prennent naissance sen- lement, ou tout au moins d’une manière prépondérante, dans la

membrane du téléphone.

L’auteur les a observés indirectement au moyen d’une membrane de savon glycériné tendue sur un résonateur accordé au voisinage

du son m - n (-), ni et n étant produits par des diapasons montés

sur caisses de résonance ; en observant l’image du filament d’une

lampe à incandescence, il a pu constater des battements avec un son

;n - n ~ (~ + 10) produit à côté ; rien ne permettant d’affirmer

que la membrane n’est pas dissymétrique, ces expériences ne prouvent rien contre la théorie d’llelmlioltz.

2° Dans le second mémoire, l’auteur s’attache à réfuter un certain nombre d’objections élevées contre la théorie ; en particulier, il la complète en intégrant l’équation fondamentale après y avoir ajouté

un terme d’amortissement, et montre qu’on ne peut tirer argument

contre elle du fait que l’on entend souvent des sons de combinaisons (1) LL’)D1EH, Soc. de Phys., 1886; - SCFIÂFER, .1 nn. Physik, t. XVI, p. 572; 1905.

(2 ) Pour éviter les battements entre les harmoniques et l’un des sons primaire.

(13)

797

intenses avec des sons primaires faibles (1), parce que : la grandeur

de l’élasticité du corps appelé à vibrer intervient dans sa réponse

à une excitation donnée; tout le monde n’entend pas les sons résul- tants de la même manière; l’intensité que l’on attribue à un son dans

un accord dépend de sa place dans l’accord et de l’éducation de

l’oreille ; l’intensité physiologique est liée d’une manière tout à fait inconnue à l’intensité physique.

En ce qui concerne les sons d’addition, il est encore plus difficile

de les manifester en dehors de l’oreille, d’abord à cause de leur

faible intensité, et ensuite parce qu’il est tout à fait impossible de

décider si ce ne sont pas des sons de différence entre les harmo-

niques des sons primaires et les sons différentiels eux-mêmes.

P. LUGOL.

PHILOSOPHICAL MAGAZINE ;

T. XIV; 2e semestre 1907.

H.-C. SEARLE. - The effect of rotatory inertia on the vibrations of bars

(L’effet de l’inertie de rotation sur les vibrations des verges).

-

P. 35.

On sait que l’inertie de rotation d’une tige modifie les notes émises quand on y produit des vibrations transversales. Dans sa

« théorie du son », lord Rayleigh a donné les corrections qui en

résultent dans un cas particulier.

Le problème est traité ici d’une manière très générale avec d’im-

portants développements mathématiques.

s 4

Lord RAYLEIGH. 2013 Note on the remarkable case of diffraction spectra des-

cribed by Prof. Wood (Note sur le remarquable cas de spectre de dift’raction décrit par le professeur Wood). - P. 60.

Wood a signalé un réseau tracé sur miroir métallique, qui se

comporte d’une manière singulière en présentant des discontinuités dans la distribution de l’intensité dans le spectre. Pour un certain

(1) L’équation fondarnentale admet que le milieu excité vibre assez énergi-

quement pour que la force élastique dépende des puissances de l’élongation

supérieure à la première,.

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