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Annalen der physik - T. XXXV, nos 8 et 9 ; 1911

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HAL Id: jpa-00241724

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241724

Submitted on 1 Jan 1911

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Annalen der physik - T. XXXV, nos 8 et 9 ; 1911

Ch. Leenhardt, R. Jouaust, H. Labrouste, A. Sève, L. Décombre

To cite this version:

Ch. Leenhardt, R. Jouaust, H. Labrouste, A. Sève, L. Décombre. Annalen der physik - T. XXXV, nos 8 et 9 ; 1911. J. Phys. Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.779-783. �10.1051/jphystap:0191100109077901�.

�jpa-00241724�

(2)

779

EDWIX-B. FROST. - Observation de l’étoile nouvelles du Lézard à l’observatoire Yerkes.

Des particularités indiquées par M. Ed. Frost sur cette étoile, on peut noter que malgré une couleur nettement rouge son rayonnement

était fortement actinique. Cette anomalie s’explique par une exten- sion inaccoutumée du spectre continu dans l’ultra-violet, tandis qu’il

existe une forte condensation lumineuse dans la région clHx.

JULES BAILLAUD.

ANNALEN DER PHYSIK ;

T. XXXV, nos 8 et 9 ; 1911.

W’.-H. hEESOVI. - Recherches spectrophoton1étrÜIues

sur

l’opalescence

d’un corps dans le voisinage de

son

point critique.

-

P. 591-599.

Diverses explications de ce phénomène ont été proposées par Kono-

valow, Donnan et Smoluchowski. La dernière, qui attribue l’opales-

cence aux différences de densité produites par les mouvements molé- culaires en vertu du principe de Gibbs-Boltzman, a été l’objet d’un

.

travail récent d’Einstein, lequel signale l’intérêt que présente l’étude expérimentale de la question. Aussi l’auteur croit-il devoir résumer les résultats obtenus à ce sujet déjà, en 1908, avec le professeur Kamerlingh-Onnes.

On opérait sur l’éthylène dans un intervalle d’environ ‘~°,3 ~ à partir du point critique. L’intensité de la lumière transversalement diffusée était mesurée par comparaison avec une lumière polarisée partiellement éteinte provenant de la même source.

Les résultats montrent que, pour une longueur d’onde déterminée,

l’intensité est à peu près inversement proportionnelle à la différence

entre la température d’observation et la température critique, ce qui

cadre avec l’hypothèse de Smoluchom.ski, tandis que celle de Don-

nan indiquerait la proportionnalité avec (T

-

T k)2.

Les mesures faites à diverses températures du rapport entre les intensités pour deux raies différentes montrent que l’éthylène se com- porte, depuis la température critique jusqu’à 0°,7 au-dessus, comme

un système dispersif dont le degré de dispersion est plus petit que celui d’un milieu où seraient distribuées des particules diffusantes suivant la théorie de lord Rayleigh.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0191100109077901

(3)

Enfin la mesure absolue de l’intensité de la lumière diffusée a donné 0,0007, celle de la lumière incidente étant égale à 1. Un cal-

cul théorique de cette intensité en prenant pour base les hypothèses

de Rayleigh, Lorenz et Einstein

a

donné 0,00075 en excellent accord

avec l’expérience. L’hypothèse de Smoluchowski paraît donc à l’heure

actuelle la mieux justifiée.

K.-R. Sur le frottement extérieur des liquides.

-

P. 613-616

Quand un liquide susceptible de donner des gouttes glisse le long

d’une paroi solide, son mouvement dépend à la fois du frottement intérieur des molécules liquides les unes contre les autres, et du frot-

tement extérieur de ces molécules contre la paroi. Le premier de ces

frottements a une valeur finie, tandis que certaines recherches

m ontrent que la valeur du second est infinie, c’est-à-dire que la couche

liquide en contact immédiat avec la paroi est immobile, on en d’autres

termes qu’il n’y a pas glissenoeent du liquide contre la paroi. Les

recherches de Piotrowski et Brodmann étaient cependant opposées

à cette manière de voir, que confirment au contraire les travaux plus

récents de Ladenburg.

En présence de cette contradiction, l’auteur croit devoir rappeler

une série de recherches antérieures et non publiées parce qu’elles

étaient négatives. Elles consistent à voir si la polarisation de la paroi

solide modifie la valeur totales du frottement. Il est évident en effet que le frottement extérieur dépend de la nature de la paroi, et que si,

toutes conditions égales d’ailleurs, on modifie cette nature, on modi- fiera la valeur du frottement extérieur et par suite celle de la somme :

frottement extérieur -~-- frottement intérieur

=

frottement total,

à moins que le second terme soit très grand par rapport au premier,.

On sait d’autre part que la polarisation d’une plaque métallique d’or

ou de platine modifie son frottement contre une plaque de verre au

sein d’un électrolyte. Or l’auteur a montré que ni la vitesse d’écou- lement d’un électrolyte dans un tube métallique, ni la valeur de l’a- n>ortissement des oscillations d’une plaque métallique au sein d’un électrolyte ne sont modifiées par l’état de polarisation du tube ou de

la plaque. L’auteur conclut donc à la confirmation de l’hypothèse

d’absence de glissement, ou d’adhérence de la couche mince de liquide

voisine de la plaque. CH. LEE::B’HARDT.

(4)

181

DESIDER STEINER. - Pertes par hystérésis dans les bronzes ferr0-lllaânétlqLleS n1anganèse, aluminium

en

fonction de la fréquence du champ alternatif.

-

P. î2î-15S.

L’auteur étudie les propriétés magnétiques dans un champ alter-

natif de période comprise entre 1060 et 4860 de divers alliages

d’Heuster pris sous forme de barreaux cylindriques d’environ

5 centimètres de long et 1 centimètre de diamètre.

Les méthodes de mesure employées sont au nombre de deux :

1° L’auteur trace au moyen d’un tube de Braun le cycle représen-

tant l’induction en fonction du champ, cycle dont l’aire mesure les

pertes totales dans l’éprouvette;

20 par une méthode combinée de l’emploi du xx"attmètre électro-

statique et des propriétés de la résonance, il évalue les pertes dues à l’aimantation de ses éprouvettes et cherche, en utilisant des formules approchées donnant la loi de la répartition de l’induction dans

l’épaisseur du barreau en fonction de ses dimensions et de la fré- quence du courant magnétisant, à calculer les pertes dues aux cou-

rants induits et à séparer l’action de l’hystérésis proprement dite de celle des courants de Foucault. Ce mode de séparation des pertes

ne présente pas beaucoup de garanties d’exactitude, et le seul fait

qui semble résulter de ce travail, c’est que, pour les éprouvettes éiu- diées, à champ mag nétisant constant, les pertes totales semblent

présenter un maximum vers la fréquence 4000. R. JOUAUST.

I-i. Du BOIS et G.-J. ELIAS. - Influence de la température et du champ n1agné- tique

sur

les spectres d’absorption et de fluorescence (Deu:rième cornmunica-

lion).

-

P. 6t i, 619.

Ce mémoire fait suite à un précédent publié en 1908 (1). Il com- prend des recherches complémentaires, ainsi qu’une rectification rela- tive à des erreurs qui s’étaient glissées dans la publication des lon-

gueurs d’ondes des bandes d’absorption des composés du chrome.

Les expériences ont été reprises avec de nouveaux appareils, en par- ticulier avec un grand électro-aimant demi-circulaire à pièces polaires pouvant être immergées dans l’air liquide ; celui-ci permet l’étude des substances à la température de - 190, et dans. un champ

magnétique de 4~.()00 gauss (2).

(1) Ann. de Phys., XXVII, p. 233; 1908.

Il.

Du

BOIS, Zeitschr. f. p. 300 ; 1911.

(5)

Une grande partie du mémoire est consacrée à des compléments

sur l’absorption et la fluorescence du rubis avec ou sans champ magnétique, pour des températures variant de - 190, à 9000 envi-

ron.

Les auteurs donnent des résultats relatifs aux déplacements subis

en dehors du champ, par les bandes d’absorption ou de fluorescence

sous l’action de la température. Dans le champ, ils indiquent les

résultats concernant deux raies particulièrement intenses, situées

dans le rouge, qui donnent lieu chacune à un quadruplet, quand on

observe perpendiculairement au champ et lorsque l’axe du rubis est

perpendiculaire à la fois à la direction du champ et à la direction des rayons lumineux.

On trouve que les raies de fluorescence coïncident avec les raies

d’absorption dans le spectre ordinaire et dans le spectre extraordi- naire. Aussi peut-on facilement obtenir le renversement des raies rouges à

-

1901, en utilisant deux rubis dont l’un émet les radiations

(en prenant la lumière solaire comme lumière excitatrice) et dont

l’autre les absorbe. Cette propriété permet de répéter avec deux rubis, dont l’un est situé dans le champ magnétique, une expérience analogue à celle de Cotton pour les flammes sodées.

Les auteurs ont aussi reproduit avec le rubis une expérience ana- logue à celle de Righi, en plaçant, entre nicols croisés, un rubis dont

l’axe coïncide avec le champ magnétique.

Enfin d’autres expériences ont été effectuées avec les sels des métaux des terres rares, principalement le nitrate d’erbium : quelques

bandes ne sont pas affectées par le champ, tandis que les autres sont

plus ou moins modifiées. Dans la plupart des cas, le~ deux spectres, ordinaire et extraordinaire, sont différents. Les écarts des composantes

dans le champ sont très grands et augmentent en général avec la longueur d’onde. Certaines bandes, dans le rouge, se trouvent avoir,

dans un champ magnétique de 50.000 unités, des écarts sensiblement doubles de ceux des raies D du sodium. Ces écarts paraissent pro-

portionnels à l’intensité du champ. H. LABROUSTE.

A. EINSTEIN. - Considérations élémentaires

sur

le mouvement moléculaire thermique dans les corps solides.

-

P. 6’ï9-G~!~.

Ce travail purement théorique comprend trois parties :

1° Il existe des écarts systématiques entre la loi théorique reliant les

(6)

783

chaleurs spécifiques au rayonnement et les résultats de l’expérience.

Ces écarts tiennent à ce que, comme l’auteur le démontre, les oscil-

lations de la molécule sont très loin d’être monochromatiques et que,

pendant une demi-période, la variation d’énergie est une fraction importante de l’énergie initiale ; -, le corps se comporte en réalité

comme un mélange de résonnateurs fortement amortis et dont les

fréquences sont comprises dans un certain domaine;

2° La fréquence du mouvement atomique est donnée par deux for-

mules, l’une de Einstein, l’autre de Lindemann. Ces deux formules sont homogènes quand on tient compte des dimensions des g randeurs employées;

31 Les lois de conductibilité calorifique dans les isolants électriques

cristallisés sont en désaccord avec la mécanique moléculaire, mais

on peut, en se servant uniquement des dimensions des grandeurs employées, établir une formule qui donne bien l’ordre de grandeur

des conductibilités, on trouve en même temps comment cette con-

ductibilité, pour un corps monoatomique, est probablement reliée

au poids et au volume atomique, et à la fréquence moyenne de

l’atome. A. SÈVE.

H. SIEGLERSCHàIiDT. - Module d’élasticité et dilatation thermique

des lnétaux. - P. 115-182

~

L’auteur établit empiriquement la relation :

dans laquelle E représente le module d’élasticité, ~ le coefficient de

dilatation,’S le poids spécifique et A le poids atomiqne du métal

considéré.

c et n désignent deux constantes.

La vérification numérique, qui porte sur onze métaux, se fait à

+ ~ 0/0 près, sauf pour le plomb, l’argent et le palladium. Pour ce dernier, l’écart atteint 16 0/0.

Les valeurs des constantes sont respectivement :

le gramme-poids étant pris pour unité.

L. DÉCO:BIBE.

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