HAL Id: jpa-00241652
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Submitted on 1 Jan 1911
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Annalen der Physik; T. XXXIV ; n° 1, 1911
R. Jouaust
To cite this version:
R. Jouaust. Annalen der Physik; T. XXXIV ; n° 1, 1911. J. Phys. Theor. Appl., 1911, 1 (1),
pp.154-163. �10.1051/jphystap:0191100102015401�. �jpa-00241652�
154
Le volume moléculaire de l’émanation est supérieur à celui de tous
les gaz inertes ; on peut le calculer aussi en partant directement de la loi d’Avogadro. M. Rankine corrige la valeur obtenue par la pre- mière méthode en suivant la théorie de Sutherland, d’après laquelle
l’accroissement du nombre de collisions cause une augmentation apparente des dimensions moléculaires.
En partant de la relation parabolique établie expérimentalement
de la théorie de Sutherland et des équations fondamentales de la théorie cinétique, M. Rankine trouve que la température critique Te
est proportionnelle à la quatrième puissance du rayon moléculaire réel. La vérification est satisfaisante, excepté pour l’hélium ; pour
Ne, Ar, Kr, S
=0,433, pour Xe pour Em 0,438 (He donne
c
0,669, divergence prévue).
H. LAMB. - Sur le mouvement uniforme d’une sphère dans
unfluide visqueux.
P. 112.
Le professeur Ossen d’Upsal a étudié la distribution des vitesses pour les points assez distants de la spllère et modifié ainsi la théorie de Stokes. NI. Lamb arrive au même résultat par une méthode
simplifiée. A. GRUMBACH.
ANNALEN DER PHYSIK ;
T. XXXIV ; n° 1, 1911
HANS CASSEBAUM. - Propriétés de l’acier fondu doux
audelà de la limite de
proportionnalité.- P. 106-130. (Diss. inaug. de Gottingen: 3 planches hors texte.) Recherches purement qualitatives valables seulement pour l’échan- tillon essayé, dont on a étudié l’allongement et la vitesse d’allonge-
ment en fonction de la vitesse de déformation, produite par une machine d’Amsler et Laffon; l’auteur considère ses résultats comme
de simples indications en vue de recherches systématiques et quan- titatives ultérieures.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0191100102015401
155
K-#RL NEUSCHELER. - Étude des vibrations
sonoresstationnaires à l’aide du thermométre à résistance. - P. 131-160. (Diss. de Tübingen.) Aux noeuds d’un tuyau d’orgue, la température éprouve des varia-
tions adiabatiques sinusoïdales, dont l’amplitude peut être calculée
par la relation connue :
où 6 représente la température absolue, p la pression moyenne, op l’amplitude de la variation de pression, y le rapport des chaleurs spécifiques du gaz vibrant.
Pour suivre cette variation, l’auteur installe au fond d’un tuyau fermé un thermomètre à résistance (fil de quartz argenté ou fil à la Wollaston) monté en bolomètre sur un pont de Wheatstone équi- libré ; toute variation de température se traduit alors par une dévia- tion r;alvanométrique qui permet de calculer cette variation en fonc- tion du coefficient de température du fil, des résistances du pont, et
de l’intensité du courant principal. Le galvanomètre employé était un galvanomètre à corde d’Einthoven’) réglé de manière à pouvoir
servir d’oscillographe. Pour s’assurer que le courant sinusoïdal créé dans le galvanomètre par la mise en vibration du tuyau était bien dû à la variation adiabatique de température, l’auteur a disposé son bolo-
mètre au fond du tuyau dans une sorte de capsule fermée par une membrane de caoutchouc très mince et non tendue, tournée vers l’em- bouchure ; la capsule pouvait être remplie à volonté d’air ou de gaz
carbonique ; on a trouvé que le rapport des variations de tempéra-
ture (déduites de l’observation du galvanomètre) pour l’air et le gaz était bien égal au rapport, des valeurs correspondantes de 1
.1 L’auteur signale en passant la possibilité de mesurer ainsi, avec une exactitude satisfaisante, la valeur de y pour des gaz dont on ne pos- séderait que quelques centimètres cubes.
Le courant traversant le bolomètre le maintenait à une tempéra-
ture de ~.~0°; ce sont donc les variations adiabatiques du fil autour
de cette température, et non celles du milieu ambiant, que l’on peut ainsi mesurer ; la différence entre ces deux sortes de variations dé-
pend du diamètre du fil, c’est-à-dire de son inertie ; des expériences
(1) J. de Phys., 4e série, t. Ili, p. :~69 ; 190!~.
156
comparatives faites avec des fils de diamètres différents ont montré que cette différence ne dépasse pas
Avec un fil due 1 p. de diamètre, une pression à la soufflerie de 12 centimètres d’eau et un son de 100,~ périodes, on a trouvé à
18, une variation de + 00,130, qui, étant donnée l’erreur probable
sur la valeur des constantes de l’expérience, ne doit pas différer plus
de 5 0/0 de la variation adiabatique de température de l’air du tuyau.
On déduit de là, par des calculs simples : amplitude d’élongation, 0°,08 ; vitesse maximum d’une particule d’air, 37 sec ; cm densité d’énergie cm de la vibration, 0. 44 erg
,
F. REICHE. - Calcul d’un phénomène simple de réfraction
aumoyen du principe d’Huygens. - P. 111-181.
Il s’agit de la réfraction d’une onde plane par un dioptre cylin- drique limité par un diaphragme s’appuyant sur deux génératrices .
L’auteur calcule la valeur du vecteur de Hertz en un point du second milieu; il utilise dans ce but les fonctions cylindriques de Ilankel , et, dans le cas où l’ouverture libre du cylindre est faible, retrouve
ce fait bien connu que la parallèle aux génératrices menée dans le
plan axial à une distance R n du sommet est une ligne focale.
"
n 1
nM. LA ROSA. - Sur la fusion du carbone
aumoyen de l’effet Joule. - P. 95-105.
Une baguette de charbon de 1, ~ ou 3 millimètres de diamètre, so-
lidement maintenue à ses extrémités par des pinces en charbon, est
traversée par un courant qui peut croître graduellement jusqu’à 60 ampères, puis, par une mise en court-circuit, passer brusquement à
90 ampères ; on peut aussi la mettre immédiatement en court-circuit.
Quand on donne brusquement la valeur maximum, la tige vole en éclats, vraisemblablement à cause d’un brusque accroissement de
pression des gaz à l’intérieur et de la formation soudaine de vapeur de carbone ; les fragments peuvent à peine être distingués au mi-
croscope de fragments de la même baguette qui n’auraient pas été chauffés. Quand on augmente graduellement le courant, le char-
bon le supporte mieux pendant quelques instants, et s’incurve alors
nettement; on a pu quelquefois arriver à supprimer le courant avant
que le fil n’ait sauté; mais le plus souvent il se rompt assez vite ;
157
dans les deux cas, sa transformation en graphite témoigne de la haute température à laquelle il a été porté.
Si on met brusquement en court-circuit le fil déjà très chaud, il
éclate également, mais cette fois les fragments, entièrement trans-
formés en graphite, présentent nettement des parties arrondies. Si
on détermine l’explosion à l’intérieur d’une enceinte en porcelaine,
on trouve sur les parois des taches grises dont la partie centrale se distingue nettement au microscope de la partie périphérique ; la première, extraordinairement adhérente, est formée de graphite ; la seconde, d’une très fine poussière rappelant le noir de fumée ; entre
les deux est une zone formée de parcelles de graphite extrêmement
ténues, et montrant les couleurs des lames minces.
L’ensemble de ces faits ne peut guère s’expliquer que par un com- mencement de fusion, et montre qu’avant sa fusion le charbon se
ramollit et perd sa résistance mécanique. Il n’a pas été possible de
trouver trace de cristallisation; la température devait donc être beau- coup plus basse que dans l’arc chantant ou l’étincelle ; le charb on
employé étant encore plus pur que celui que Moissan n’a pu réussir à fondre (0,08 de cendres au lieu de 0,4 0/0), il ne semble pas pos- sible d’admettre la formation dans ces expériences de quelque co m-
binaison fusible. P. LUGOL.
A. EINSTEIN. - Remarque
surla loi d’Eôtvôs. - P. ~.65-~’~~.
La loi d’E5tvôs applicable aux liquides s’exprime par la relation :
y, tension supPrficielle ; v, volume moléculaire ; k, constante uni- verselle ; T, température ; 1;, une température voisine du point cri- tique du corps considéré).
En négligeant les variations de v avec la température vis-à-vis de celles de y eten s’appuyant sur la loi des états correspondants et sur
la règle de Trouton, l’auteur met l’équation d’Eôtvôs sous la forme
suivante :
.u f est l’énergie nécessaire pour accroître la surface de la substance de la surface d’une molécule-gramme; ui l’énergie à fournir pour va-
poriser une molécule-gramme; k’, une nouvelle constante universelle.
158
1B1. Einstein cherche à retrouver cette relation par des considéra- tions cinétiques. Si on néglige les dimensions moléculaires vis-à-vis du rayon de la sphère d’action, ou aboutit à une impossibilité. Au contraire, en supposant que ces quantités sont de même ordre de grandeur, on obtient un résultat voisin de la réalité. L’auteur attribue aux molécules une distribution réticulaire, le rayon d’action étant triple du rayon moléculaire. Il trouve ainsi :
L’expérience donne pour le mercure et le benzène, les nombres :
~,1$. ~0-~ et 5,31.10-9.
M. Einstein fait remarquer que les substances qui s’écartent de la loi des états correspondants ont en général des molécules très petites ;
la sphère d’action serait peut-être très grande vis-à-vis de celles-ci.
A. EINSTEIN. - Relation entre l’élasticité et la chaleur spécifique
des corps solides monoatomiques. - P. 110-174.
L’auteur développe, par une méthode personnelle, une idée de
Sutherland (Phil, ivag., 1910, p. 657), qui a remarqué que les
fréquences des vibrations infra-rouges sont de l’ordre de celles des vibrations élastiques dont la demi-longueur d’onde est égale à
la distance de deux molécules voisines. M. Einstein, dans le cas des
molécules monoatomiques, dispose les molécules sur un réseau
comme dans la note précédente et calcule d’une part la fréquence
propre des vibrations, d’autre part la compressibilité. La combinai-
son des deux équations fournit une relation entre la longueur d’onde
X dans le vide et la compressibilité K :
(p est la densité).
La théorie du rayonnement de Planck donne une relation entre la chaleur spécifique au voisinage du zéro absolu et À. Pour l’argent,
seul corps monoatomique dont la chaleur spécifique à basse tempé-
rature soit connue avec précision, grâce aux mesures de Nernst, on
calcule ainsi :
En partant, au contraire, de la compressibilité mesurée par
Grüneisen :
159
A. Résistance et self-induction des bobines parcourues par du courant alternatif.
-I. Bobine à
uneseule couche, p. 51-80 ; II. Bobines à plusieurs
couches. - P. 81-94.
1. Dans la première partie de son travail, l’auteur montre comment par la méthode de Wien (1), on peut rétablir la formule de Sommer-
feld (2 ) donnant le rapport de la résistance en courant alternatif de fré-
quence n à la résistance en courant continu d’une bobine de fil à
-z
section rectangulaire, de dimension 2p perpendiculairement à l’axe
et de dimension 2b parallèlement à cet axe. En supposant que le
champ reste homogène dans l’intérieur du solénoïde, Esau étend cette formule au cas où les spires ne sont pas jointives elle se réduit à :
pour les faibles valeurs de x’, et pour x’ > 6 à :
l’expression générale étant
avec
g étant le pas de l’enroulement,
6la conductivité du métal.
Des mesures faites au pont à téléphone pour des fils de section carrée de de côté et pour des valeurs de oc’ 6, ont montré
que cette formule, établie seulement dans le cas où le rayon d’en- roulement est grand par rapport aux dimensions du fil, conduit à
des résultats très voisins des résultats expérimentaux, tant que la distance des spires n’est pas supérieure à trois fois la largeur du fil.
L’auteur montre également que la iormule de Picciati (3 j, établie
pour des fils de section circulaire et qui, pour les oscillations rapides,
"
se réduit à :
(1) WIEN, J. de 4° série t. III, p. 859 ; 1904.
(2) SoMMERFELD, J. de Phys., 4° série t. IV, p. 654 ; Voir aussi BLAKE, J. de Phys.1
,4e série t. V, 685 ; 1906.
(3) PICCIATI, Il Nitovo Cimenta, 11 décembre 1906, p. 351.
160
p étant le diamètre du fil, donne des indications conformes aux
résultats expérimentaux si on la met sous la forme :
Ni la formule de Cohen relative aux fils de section carrée de côté 2a qui devient pour les fréquences élevées :
ni la formule de Nicholson (2) , relative au cas où les spires ne sont pas j ointives, ne s’accordent avec les résultats expérimentaux d’Esau.
L’auteur a également comparé les résultats obtenus dans la déter- mination du coefficient de self-induction de ses bobines avec la for- mule indiquée par Coffin (3) :
formule dans laquelle Loo représente le coefficient de self-induction calculé en supposant que le courant ne circule qu’à la périphérie de
la bobine, r le rayon moyen de la bobine, q’ est une fonction de l’ar- gument
xtel que :
Esau donne une table de q (1) en fonction de
oc.Pour les jbasses fréquences, la formule de Coffin se réduit à :
et pour les fréquences élevées à :
L’auteur trouve entre laformule et les résultats expérimentaux une
concordance de l’ordre de 1 0/0.
(t) COHEN, BuLletin clzc BU1’eau of Standards, IV, n° 1 ; NICHOLSON, Philoso- phical Magazine, t. XIV, p. 77; 1910.
(2) CoFFiN, Pl’oceedings (Jf Acadwlny of and Sciences, t. XLI, n- 34, p. 799 : 1908.
(3) On
a :161
II. Dans la deuxième partie de son travail, l’auteur s’occupe des
bobines à plusieurs couches étudiées par Wien dans le cas des fils à section circulaire. Il arme pour les fils à section carrée de côté
égal à p à la formule :
m étant le nombre de couches. Cette formule, qui ne diffère que par
le facteur numérique de celle de Sommerfeld 6~ 9 au lieu de 16~@ / la
différence étant due à l’hypothèse relative à la diminution du champ
dans la longueur de la bobine, convient seulement pour des bobines
longues, de basses fréquences et pour des fils minces.
Pour des bobines plates de fil à section carrée de côté 2p, Esau
propose la formule (’ ) :
étant le nombre de spires, r1 et r2 les rayons extérieurs et inté- rieurs de la bobine.
Au point de vue expérimental, il se borne à vérifier, pour des fré- quences allant jusqu’à 6000 les formules, de VVien pour les fils ronds ;
les fils employés avaient GrIn,2 de diamètre. Il constate que ces for-
mules ne s’appliquen.t guère que lorsque 3p est plus petit
que 3 ; la concordance est d’autant meilleure que le nombres des co-iches est plus grand.
’
Les expériences montrent également que la diminution de la self-
,
induction, toutes choses égales d’ailleurs, est proportionnelle au
nombre de couches.
1/auteur montre enfin par des considérations théoriques que l’ac- croissement de résistance doit être, toutes choses égales d’ailleurs,
moindre pour les bobines à une seule couche que pour les bobines à
plusieurs couches.
(1) Pour des fils à section circulaire et dans le
casdes bobines plates, Wien
avait proposé la formule :
162
0. Le cyUndre de fer dans le champ magnétique uniforme.
P. 1-56.
L’auteur cherche àappliquer les résultats d’un travail antérieure)
à la construction des surfaces de niveau et des lignes de force d’un barreau cylindrique de fer doux. Cette recherche porte sur deux barreaux, l’un plein de 15 centimètres de long et de 5 centimètres de diamètre, l’autre creux ayant les mêmes dimensions extérieures et un diamètre intérieur de 4 centimètres. La partie expérimentale
consiste à déterminer le flux qui traverse diverses sections droites du barreau et aussi celui qui sort par les plans terminaux à travers des cercles de rayon variable ayant leur centre sur l’axe du cylindre-.
Pour le cylindre creux, l’auteur étudie également le flux qui tra-
verse une spire d’épreuve déplacée perpendiculairement à l’axe dans la cavité intérieure. Ce flux est du reste très faible par rapport à ce- lui qui sort par la surface extérieure. Cette détermination se fait par la méthode balistique en utilisant le procédé de répétition pour en augmenter la sensibilité.
Dans les champs faibles où s’est placé l’auteur, les flux sont pro- portionnels aux intensités du courant circulant dans l’enroulement
magnétisant. Il peut rapporter ainsi toutes ses expériences à un cou-
°rant de 0,0 ampère (champ de 0,11597 gauss), pour lequel il donne des
tableaux montrant, en fonction de la distance l, la variation du flux ~0-
Les résultats de ces expériences peuvent être représentés par des formules empiriques. Ainsi, pour le cylindre plein, on a sur la sur-
face latérale :
étant le flux dans le plan équatorial, l, la distance de la spire d’épreuve mesurée sur la périphérie du cylindre, à la section équa-
toriale du cylindre, A et
ades constantes. Pour les surfaces termi-
nales, on a, par exemple pour la région centrale :
Éo B.2
B étant une constante, p le rayon du cercle envisagé. Ces formules permettent de calculer 2013’? c quantité qui, pour la surface terminale,
àj
est équivalente à )fo
Oû
(1) J. de Phys. 4a série, t. 962 ; 1908.
°