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T est donc continue, et MN est un sous-espace ferm´e de l’espace de Hilbert `2(N,C)

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Espaces de Hibert et Analyse de Fourier 1 D´epartement de Math´ematiques

Correction de la s´erie 1

Exercice 1 :

1. Notons T cette application. On a

|T(x)| ≤

N

X

n=0

|xn| ≤ kxk2

N

X

n=0

12

!1/2

≤N1/2kxk2

o le point crucial est l’in´egalit de Cauchy-Schwarz. T est donc continue, et MN est un sous-espace ferm´e de l’espace de Hilbert `2(N,C). On en d´eduit le r´esultat demand´e.

2. a) Soit x∈MN ety ∈E. On a hx, yi=

N

X

k=0

xkyk=y0 N

X

k=0

xk= 0.

b) Il faut montrer l’inclusion contraire. Prenons donc y ∈ MN, et soit x la suite donn´ee par l’´enonc´e, membre de MN, avec i= 0 et 0< j ≤N. On a

hx, yi=y0−yj = 0,

ce qui prouve que yj =y0 pour 0≤j ≤N. D’autre part, pour j > N, on consid`ere la suite x tel que xj = 1 et xk = 0 pour k 6=i. Le produit scalaire de y avec cette suite donne yj = 0, ce qui prouve que y∈E.

Exercice 2 :

NotonsB la boule unit ferm´ee deH. Il faut d’abord faire un dessin en dimension deux pour comprendre quoi doit ˆetre ´egale cette projection. On se rend assez vite compte que l’on doit avoir P x = x si x est dans B, et P x = x/kxk si x /∈ H. C’est clair si x est dansB car un point de l’ensemble se projette dans lui-mˆeme. Six /∈B, pour prouver que P x=x/kxk, il suffit de prouver que, pour tout z ∈B, on a

Re

hx− x

kxk, z− x kxki

≤0.

Mais ceci suit du calcul suivant : Re

hx− x

kxk, z− x kxki

= Re (hx, zi)− kxk −Reh x

kxk, zi+ 1

= (kxk −1)

Reh x

kxk, zi −1

. Puisque x /∈ B, on a kxk −1≥0 et puisque z ∈B, on a Rehkxkx , zi ≤

hkxkx , zi

≤1. On a donc bien d´emontr´e la propri´et´e voulue.

Exercice 3 :

Universit´e Mohammed Premier Ann´ee 2020/2021

Facult´e Pluridisciplinaire de Nador Fili`ere SMA, S6

(2)

1. Il suffit d’appliquer la d´efinition pour montrer que C est convexe. D’autre part, C est ferm´e : si (xp) est une suite de C qui converge vers x ∈ H, et si xpn ≥ 0, on a clairement par passage `a la limite xn≥0, et donc x∈C.

2. Soit x ∈`2. Il faut deviner la formule pour PC(x). La seule faon de s’en sortir est de faire un dessin en dimension 2 et d’essayer de deviner ainsi quelle est la formule pour PC(x). En dimension 2, C correspond simplement au quart de plan en haut gauche. Il y a 4 cas diff´erents pour d´eterminer la projection de x, en fonction de sa position dans l’un ou l’autre des demi-plans. C’est ainsi que l’on est conduit `a poser PC(x) = (yn), oyn=xn si xn≥0, et yn = 0 sinon. Pour prouver qu’il s’agit bien de la projection de x surC, il suffit de v´erifier que, pour tout z deC, on a :

< x−y, z−y >≤0.

Mais,

< x−y, z−y >=X

n≥0

(xn−yn)(zn−yn).

Or, n≥0 fix´e, deux cas sont possibles : i) Soit xn ≥0, et dans ce cas xn−yn = 0.

ii) Soit xn≤0, mais alors yn= 0, et donc (xn−yn)(zn−yn)≤0.

Dans tous les cas, on a (xn−yn)(zn−yn)≤0, ce qui prouve que< x−y, z−y >≤0.

3. Il faut l´eg`erement adapter pour le cas complexe. Il faut et il suffit cette fois que y =PC(x) v´erifie pour toutz de C

<e(< x−y, z−y >) =<e X

n≥0

(xn−yn)(zn−yn)

!

≤0.

Dans tous les cas, zn−yn est r´eel, et donc

<e(< x−y, z−y >) =X

n≥0

(zn−yn) (<e(xn)−yn).

On est alors conduit `a poseryn =<e(xn) si<e(xn)≥0 etyn = 0 sinon. On obtient bien que la quantit´e pr´ec´edente est n´egative.

Exercice 4 :

1. Il est clair que si z ∈F, on a p(z)∈F. On en dduit que p(p(x)) =p(x) pour tout x de H.

2. Dcomposons x enp(x) +x1, o x1 est orthogonal F, et y en p(y) +y1. On a alors :

< p(x), y >=< p(x), p(y)>+< p(x), y1 >=< p(x), p(y)>

o la dernire ingalit vient de ce que y1 est orthogonal F tout entier, et donc en particulier p(x). La mme galit est vraie, pour les mmes raisons, pour< x, p(y)>.

(3)

3. D’aprs le thorme de Pythagore, on a :

kp(x)k2+kx−p(x)k2 =kxk2. Ceci entrane

kp(x)k ≤ kxk,

et donc kpk ≤1. Maintenant, puisqueF n’est pas rduit {0}, il existe x dans F de norme 1. Pour ce x, on akp(x)k=kxk= 1, ce qui prouve que kpk= 1..

Exercice 5 :

1. D’abord, puisque p(x)∈F, il est clair que l’on a : kx−p(x)k ≥d(x, F).

D’autre part, consid´erons y ∈ F, et d´ecomposons x en x = p(x) + x1, o x1 est orthogonal F. On a alors :

kx−yk2 = < p(x)−y+x1, p(x)−y+x1 >;

= < p(x)−y, p(x)−y >+2<(< p(x)−y, x1 >) +< x1, x1 >;

= kp(x)−yk2+kx1k2.

Maintenant, on a kx1k2 = kx−p(x)k2 d’apr`es le th´eor`eme de Pythagore, et donc kx−yk ≥ kx−p(x)k.

2. D’abord, en gardant les mˆemes notations, on a

< x, x1 >=< p(x) +x1, x1 >=< x1, x1 >; =d(x, F)2. On en d´eduit que

< x, x1

kx1k >= d(x, F)2

kx1k =d(x, F),

ce qui d´emontre une premi`ere in´egalit. D’autre part, soit y∈F, avec kyk= 1, on a :

< x, y >=< p(x), y >+< x1, y >=< x1, y >, d’o`u on d´eduit par l’in´egalit de Cauchy-Schwarz

|< x, y >| ≤ kx1k=d(x, F), ce qui d´emontre la deuxi`eme in´egalit´e.

a) Par le proc´ed´e d’orthonormalisation de Schmidt.

b) Rappelons ce qui caract´erisep(x) : p(x) est le seul ´el´ement de F tel quex−p(x) soit orthogonal tous les ´el´ements de F. Raisonnons par analyse-synth`ese. p(x) se d´ecompose dans la base orthonorm´ee deF en

p(x) = α1e1+. . .+αnen.

(4)

Maintenant, x−p(x) est orthogonal e1, puisqu’il est orthogonal F. On a donc :

< x−p(x), e1 >= 0 =< x, e1 >−< p(x), e1 >=< x, e1 >−α1.

On voit que n´ecessairement α1 =< x, e1 >, et par un raisonnement similaire, on doit avoir αk =< x, ek >, ce qui nous conduit poser

p(x) =< x, e1 > e1+...+< x, en> en.

R´eciproquement, on vrifie facilement que p(x) ainsi d´efini est lment de F, et que x−p(x) est orthogonal tout ´el´ement de F.

c) Introduisons H =L2([0,1]) (on pourrait aussi consid´erer simplement C([0,1])), muni du produit scalaire

< f, g >=

Z 1

0

f(t)g(t)dt.

Posons F le sous-espace vectoriel des fonctions polynˆomiales de degr´e ≤ 1. Le probl`eme de minimisation peut aussi s’interpr´eter comme la recherche de d(t2, F).

On applique alors les m´ethodes mises en valeur dans l’exercice. On commence par chercher (e1, e2) une base orthonorm´ee de F. On peut choisire1(t) = 1, qui est d´ej`a un vecteur norm´e. Pour e2, on commence d’abord par chercher f2 sous la forme

f2(t) =t+αe1(t) =t+α,

de sorte que f2 soit orthogonal au vecteur pr´ec´edent construit. On a donc :

< f2, e1 >=

Z 1

0

(t+α)dt = 1

2 +α = 0.

On a donc f2 =t−1/2, et il suffit maintenant de normaliser ce vecteur : e2 = f2

kf2k = 2√

3t−√ 3.

On calcule ensuite la projection de t2 surF, en utilisant :

< t2, e1 >= 1 3,

< t2, e2 >=

√3 6 . On en d´eduit :

p(t2) = 1 3+

√3 6

3(2t−1)

) =t−1 6.

Le minimum est donc atteint pour a= 1 etb =−1/6. Il ne reste plus qu’`a calculer la derni`ere int´egrale qui fait 1/180.

3. F poss`ede une base hilbertienne, car il est lui-mˆeme un espace de Hilbert, en tant que sous-espace ferm (donc complet) d’un espace de Hilbert. Si (en)n∈I d´esigne une base hilbertienne de F, le mˆeme raisonnement que pr´ec´edemment montre que

p(x) =X

n∈I

< x, en> en.

(5)

4. D’une part, M est clairement un sous-espace vectoriel de H, et il est ferm (car- act´erisation par les suites, ou bien noyau d’une application lin´eaire continue). Posons ensuite N le sous-espace vectoriel engendr´e par (1,1,1. . . ,1,0,0, . . .). On pourra v´erifier qu’il convient. Enfin, pour calculer la distance de (1,0,0, . . .) M, il suffit de d´eterminer sa projection sur M. Mais x se d´ecompose alors en

x=p(x) +k(1,1, . . . ,1,0, . . .).

Prenant la somme des n premiers termes de chaque membre, on trouve quek = n+11 . Il vient finalement :

d(x, M) = k 1

n+ 1(1,1,1, . . . ,0, . . .)k=

√n+ 1 n+ 1 . Exercice 6 :

1. On a kx(n)k= 1/n : la suite (x(n)) converge vers 0.

2. Rappelons que si xet y sont deux ´el´ements del2, on a :

|xm−ym| ≤ kx−yk.

On en d´eduit que si la suite (x(n))n≥1 converge versxdans `2, alors pour chaquem, la suite (x(n)m)n≥1 converge vers xm. Cette propri´et´e permet de deviner la limite des suites de `2. On pose ici x= (1,1/2,1/3, . . . ,1/n,1/n+ 1, . . .). On a

kx−x(n)k2 =

+∞

X

k=1

1 k2,

et cette quantit´e tend vers 0 comme reste d’une s´erie convergente.

3. On remarque quekx(n)k2 =Pn k=1

1

k, et ceci tend vers +∞(c’est la somme partielle d’une s´erie termes positifs divergente). La suite (x(n)) n’est pas convergente.

4. Il est facile de v´erifier que pour n6=p, on a exactement : kx(n)−x(p)k=√

2.

La suite (x(n)) ne peut pas converger car elle n’est pas de Cauchy.

5. On pose x l’´el´ement de`2 d´efini par xm = 1/m. On a :

kx(n)−xk= 1 n

X

m≥1

1 m6

!1/2

→0.

6. Cette suite n’est pas dans `2, elle ne peut donc pas converger!

(6)

Exercice 7 :

On consid`ere en = (0, . . . ,0,1,0, . . .) o le 1 est en n−i`eme position. La suite (en)n≥0

est une suite de la boule unit´e ferm´ee de `2. Nous allons prouver qu’elle n’admet pas de sous-suite convergente. Il suffit en fait de remarquer que, pourp6=q, on a

kep−eqk=√ 2.

Aucune sous-suite de `2(N,C) ne pourra ˆetre de Cauchy et donc converger. Ce r´esultat est un cas particulier du th´eor`eme de Riesz qui dit que la boule unit´e ferm´ee d’un espace vectoriel norm de dimension infinie n’est jamais compacte.

Exercice 8 :

1. Pour tout k ∈N, on a

|v(n)k−v(l)k| ≤ kv(n)−v(l)k, d’o le rsultat si n, l≥N().

2. La suite (v(n)k)n≥0 est de Cauchy dans R qui est complet, donc elle converge.

3. C’est une cons´equence imm´ediate du fait quev(N())∈`2(N).

4. Pour tout n ≥N(), et tout L≥K, on a d’apr`es l’in´egalit de Minkowski X

L≥k≥K

v(n)2k

!1/2

≤ X

L≥k≥K

(v(n)k−v(N())k)2

!1/2

+ X

L≥k≥K

v(N())2k

!1/2

et donc

X

L≥k≥K

v(n)2k

!1/2

≤ kv(n)−v(N())k+≤2.

En passant la limite en n, ce qui est autoris´e gauche car on a simplement une somme finie, on en d´eduit

X

L≥k≥K

vk2

!1/2

2≤. 5. D’apr`es la question pr´ec´edente, la s´erie

X

k≥1

v2k

est convergente (elle est de Cauchy). Donc v = (vk) ∈ `2(N). Si K ≥ 0, et n, l≥N(), on a :

X

k≤K

(v(n)k−v(l)k)2

!1/2

donc en passant la limite en n, on a X

k≤K

(vk−v(l)k)2

!1/2

≤,

(7)

puis en passant la limite en K,

kv −v(l)k ≤

pour tout l ≥N(), ce qui montre que la suite v(n) converge vers v dans `2(N) et donc que cet espace est complet.

Exercice 9 :

1. Soit x∈ker(T). Prenons y∈Im(T). y peut s’´ecrire y=T z. On a alors :

< y, x >; =< T z, x >=< z, Tx >= 0.

R´eciproquement, si x∈Im(T), pour tout y∈H, on a

< Tx, y >=< x, T y >= 0.

Tx est orthogonal tous les vecteurs de l’espace : on en d´eduit que Tx= 0.

2. Prenons y∈Im(T),y =Tx avecx∈H. Si z ∈ker(T), on a

< y, z >=< Tx, z >=< x, T z >= 0, et donc y∈ker(T).

Exercice 10 :

1. On note kαk= sup{|αn|; n∈N}. On a : kT xk2 =X

n≥0

n|2|xn|2 ≤ kαk2kxk2,

ce qui prouve que T est continue avec kTk ≤ kαk. Fixons y ∈ `2. T(y) est l’unique ´el´ement de `2 d´efini par :

< x, T(y)>=< T x, y > pour tout x∈`2. Or,

< T x, y >=X

n≥0

αnxnyn=X

n≥0

xnαnyn, ce qui prouve que

T(y) = (αnyn)n≥0.

2. Il est clair que dans ce cas on a kS(x)k=kxk (S est une isom´etrie). D’autre part, si y∈`2, et si on note S(y) = (zn)n≥0, on a :

< Sx, y >=< x, Sy >=X

n≥1

xn−1yn=X

n≥0

xnyn+1.

On doit donc avoir (Sy)n=yn+1, c’est--dire encore S(y) = (y1, y2, . . .).

Exercice 11 :

(8)

1. On a :

kT fk2 = Z 1

0

Z x

0

f(t)dt

2

dx

= Z 1

0

Z x

0

|f(t)| ×1dt

2

dx

≤ Z 1

0

Z x

0

|f(t)|2dt

xdx (Cauchy-Schwarz)

≤ Z 1

0

Z 1

0

|f(t)|2dtdx

≤ kfk2,

ce qui prouve que T est continue, avec kTk ≤1.

2. Toute l’astuce, pour se ramener des int´egrales sur [0,1], consiste `a ´ecrire Z x

0

f(t)dt= Z 1

0

f(t)1[0,x](t)dt.

On a :

< T f, g > = Z 1

0

Z 1

0

f(t)1[0,x](t)g(x)dtdx

= Z 1

0

f(t) Z 1

0

1[0,x](t)g(x)dx

dt (Fubini).

On a donc :

T(g)(t) = Z 1

0

1[0,x](t)g(x)dx.

Cette expression n’est pas tout `a fait satisfaisante : on peut la simplifier en remar- quant que

0≤t≤x ⇐⇒ t≤x≤1.

On a donc :

T(g)(t) = Z 1

t

g(x)dx.

3. Remarquons qu’on a calcul´e ici l’adjoint en supposant travailler sur l’espace rel L2([0,1]). Si on travaillait sur l’espace complexe, on obtiendrait

T(g)(t) = Z 1

t

g(x)dx.

Exercice 12 :

1. Il suffit d’appliquer l’in´egalit de Cauchy-Schwarz. On a en effet :

+∞

X

n=1

un

n

+∞

X

n=1

|un|2

!1/2 +∞

X

n=1

1 n2

!1/2

.

Ceci entraˆıne queφest continue (elle est clairement lin´eaire) et quekφk ≤

+∞

X

n=1

1 n2

!1/2

.

(9)

2. Supposons qu’il existe un tel ´el´ement a = (an). Appliquant φ au k-i`eme ´el´ement de la base canonique de `2 ek = (0, . . . ,0,1,0, . . .), on obtient ak = 1k pour k ≥ 1.

Cette suite n’est pas dans E.

3. E n’est pas complet, car la rponse la question pr´ec´edente va l’encontre du th´eor`eme de repr`esentation de Riesz.

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