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Correction du devoir maison n˚3

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Lyc´ee Benjamin Franklin PTSI−2012-2013

D. Blotti`ere Math´ematiques

Correction du devoir maison n˚3

Exercice 1

1. ´Etudier le signe de

1 +x2 1−x2 pour toutx∈]−1,1[.

2. Soit la fonction

f: ]−1,1[→R; x7→

s 1 +x2 1−x2. (a) D´emontrer que la fonctionf est d´erivable sur ]−1,1[.

(b) Soitx∈]−1,1[. Calculerf(x).

(c) Interpr´eter le r´esultat de la question 2.(b) en termes de primitives.

3. R´esoudre l’´equation diff´erentielle :

(E) (x2−1)y−xy+ 2x

√1 +x2 = 0.

d’inconnuey: ]−1,1[→R. Correction

1. Soitx∈]−1,1[.

D’apr`es la troisi`eme identit´e remarquable, on a : 1 +x2

1−x2 = 1 +x2 (1−x)(1 +x).

• Signe de 1 +x2

Le nombrex2 est un carr´e de nombre r´eel. On a donc x2≥0 et par suite :

x2+ 1≥1. (1)

De (1), 1>0 et de la transitivit´e de la relation d’ordre, on d´eduit :

x2+ 1>0. (2)

• Signe de 1−x

x∈]−1,1[ ⇒ −1< x <1

⇒ −1<−x <1 (multiplication par−1<0 de chaque membre)

⇒ 0<1−x <2 (ajout de 1 `a chaque membre) On a donc :

1−x >0. (3)

• Signe de 1 +x

x∈]−1,1[ ⇒ −1< x <1

⇒ 0<1 +x <2 (ajout de 1 `a chaque membre) On a donc :

1 +x >0. (4)

(2)

• Conclusion

De (2), (3) et (4), on d´eduit que :

1 +x2

1−x2 = 1 +x2

(1−x)(1 +x) >0.

2. (a) Soient les fonctions :

f1: ]−1,1[→R+; x7→ 1 +x2 1−x2 f2:R+→R; x7→√

x.

Notons que d’apr`es la question 1, la fonctionf1 est bien d´efinie.

En outre, la compos´ee f2◦f1 est bien d´efinie. En effet, l’ensemble de d´efinition def2 co¨ıncide avec l’ensemble d’arriv´ee def1.

On a :

f =f2◦f1. (5)

Les fonctionsf1 etf2sont d´erivables sur leurs domaines de d´efinition respectifs (fonction rationnelle et restriction de la fonction racine carr´ee1). La fonctionf est donc d´erivable sur ]−1,1[, comme compos´ee de fonctions d´erivables.

(b) On a les d´eriv´ees suivantes.

f1: ]−1,1[→R+; x7→ 2x(1−x2)−(−2x)(1 +x2)

(1−x2)2 = 4x

(1−x2)2 f2:R+→R; x7→ 1

2√ x.

Soitx∈]−1,1[. Des d´eriv´ees pr´ec´edentes et de (5), on d´eduit : f(x) = f1(x)×f2(f1(x))

= 4x

(1−x2)2× 1 2

r1 +x2 1−x2

= 2x

(1−x2)2× 1 r1 +x2

1−x2

= 2x

(1−x2)2×

r1−x2 1 +x2

= 2x

(1−x2)3/2√ 1 +x2. (c) Des questions 2.(a) et 2.(b), on d´eduit que la fonction

f: ]−1,1[→R; x7→

s 1 +x2 1−x2 est une primitive de la fonction :

]−1,1[→R; x7→ 2x (1−x2)3/2

1 +x2.

1. On rappelle que la fonction racine carr´ee, d´efinie surR+, n’est pas d´erivable en 0.

(3)

3. Soit l’´equation diff´erentielle :

(E) (x2−1)y−xy+ 2x

√1 +x2 = 0.

d’inconnuey: ]−1,1[→R. On a :

(E) ⇐⇒ (x2−1)y−xy=− 2x

√1 +x2

soustraction de 2x

√1 +x2 `a chaque membre

⇐⇒ y− x

x2−1y=− 2x

√1 +x2(x2−1)

| {z }

(E)

(x2−1 = (x−1)(x+ 1)6= 0 six∈]−1,1[).

On a donc `a r´esoudre une ´equation diff´erentielle lin´eaire du premier ordre. L’´equation diff´erentielle ho- mog`ene associ´ee `a (E) est :

(EH ) ; y− x

x2−1y= 0.

• R´esolution de(EH )sur]−1,1[

Une primitive de la fonction

a: ]−1,1[→R; x7→ − x x2−1 est donn´ee par :

A: ]−1,1[→R; x7→ −1

2ln(|x2−1|).

Soitx∈]−1,1[. On a :

x2−1 =−(1−x2) =−(1−x)(1 +x) et (1−x)>0 d’apr`es (3) et (1 +x)>0 d’apr`es (4). On en d´eduit :

x2−1<0 et donc :

|x2−1|=−(x2−1) = 1−x2. Ainsi a-t-on :

A: ]−1,1[→R; x7→ −1

2ln(1−x2).

D’apr`es le cours, on a donc : Sol(EH),]1,1[=

y: ]−1,1[ → R

x 7→ Ke21ln(1x2)=Keln(1x2)=K√ 1−x2

K∈R

.

• Recherche d’une solution particuli`ere de (E)sur]−1,1[

On cherche une solution particuli`ere de (E) sur ]−1,1[ par la m´ethode de la variation de la constante.

Soit donc :

y0: ]−1,1[→R; x7→K(x)p 1−x2

o`uK: ]−1,1[→Rest une fonction d´erivable sur ]−1,1[ `a d´eterminer. La fonctiony0est d´erivable sur ]−1,1[ comme produit deK(d´erivable sur ]−1,1[ par hypoth`ese) et de :

]−1,1[→R; x7→p 1−x2 qui est d´erivable sur ]−1,1[ car solution de (EH ) sur ]−1,1[.

Pour toutx∈]−1,1[, on a : y0(x) =K(x)p

1−x2−K(x) 2x 2√

1−x2 =K(x)p

1−x2−K(x) x

√1−x2. La fonctiony0 est solution de (E) sur ]−1,1[ si et seulement si pour toutx∈]−1,1[ :

y0(x)− x

x2−1y0(x) =− 2x

√1 +x2(x2−1). (6)

(4)

Soitx∈]−1,1[.

(6) ⇐⇒ K(x)√

1−x2−K(x) x

√1−x2 − x

x2−1×K(x)√

1−x2=− 2x

√1 +x2(x2−1)

⇐⇒ K(x)√

1−x2−K(x) x

√1−x2 − x

−(1−x2)×K(x)√

1−x2=− 2x

√1 +x2(x2−1)

⇐⇒ K(x)√

1−x2−K(x) x

√1−x2 + x

(1−x2)×K(x)√

1−x2=− 2x

√1 +x2(x2−1)

⇐⇒ K(x)√

1−x2−K(x) x

√1−x2 + x (√

1−x2)2 ×K(x)√

1−x2=− 2x

√1 +x2(x2−1)

⇐⇒ K(x)√ 1−x2

−K(x) x

√1−x2 +

x

√1−x2 ×K(x) =− 2x

√1 +x2(x2−1)

⇐⇒ K(x) =− 2x

√1 +x2(x2−1)√

1−x2 (division des deux membres par√

1−x26= 0 carx∈]−1,1[)

⇐⇒ K(x) =− 2x

√1 +x2(−(1−x2))√ 1−x2

⇐⇒ K(x) = 2x

√1 +x2(1−x2)√ 1−x2

⇐⇒ K(x) = 2x

√1 +x2(1−x2)3/2

D’apr`es la question 2.(c), on peut prendre pour Kla fonction :

K: ]−1,1[→R ; x7→

s 1 +x2 1−x2. De cette ´etude, on d´eduit que la fonction :

y0: ]−1,1[→R; x7→K(x)p

1−x2= s

1 +x2 1−x2

p1−x2=p 1 +x2 est une solution de (E) sur ]−1,1[.

• Conclusion

Des deux points pr´ec´edents, on d´eduit que : Sol(E),]1,1[=Sol(E),]1,1[=

y: ]−1,1[ → R x 7→ K√

1−x2+√ 1 +x2

K∈R

.

Exercice 2 (Nombres complexes et g´eom´etrie) SoitR= (O;−→u ,−→v) un rep`ere orthonorm´e direct.

1. SoientM1etM2deux points du plan, d’affixes respectivesz1etz2. On rappelle que le milieuIdu segment [M1M2] est l’unique point du plan caract´eris´e par :

−−→M1I=1 2

−−−−→

M1M2.

Exprimer l’affixe du milieu I du segment [M1M2] en fonction dez1 etz2.

2. Soient A, B, C trois points distincts deO. Soitrla rotation de centreO et d’angle π3. On note :

(5)

(a) A, B, C les images respectives deA, B, C par la rotationr; (b) U, V, W les milieux respectifs des segments [AB], [BC] et [CA].

D´emontrer que le triangleU V W est ´equilat´eral.

Correction

1. Les affixes des points M1 et M2 sont respectivement not´ees z1 et z2. Notons z l’affixe du milieu I du segment [M1M2].

On a :

−−→M1I= 1 2

−−−−→

M1M2 ⇐⇒ z−z1= 1

2(z2−z1)

⇐⇒ z=z1+1

2(z2−z1)

⇐⇒ z= z1+z2

2 . 2. • D´etermination des affixes des pointsA, B, C

Notons zA, zB, zC les affixes respectives des points A, B, C et zA, zB, zC les affixes respectives des pointsA, B, C.

La rotation de centreO et d’angle π

3 correspond `a la transformation : z7→eiπ3z

du plan complexe. On a donc :

zA =eiπ3zA ; zB=eiπ3zB ; zC =eiπ3zC. (7)

• D´etermination des affixes des pointsU, V, W

NotonszU, zV, zW les affixes respectives des pointsU, V, W. De la question 1 et de (7), on d´eduit : zU = zA+zB

2 =eiπ3zA+zB

2 ;

zV = zB+zC

2 = eiπ3zB+zC

2 ;

zW = zC+zA

2 =eiπ3zC+zA

2 .

• Heuristique

On souhaite prouver que le triangle U V W est ´equilat´eral. On peut proc´eder de diff´erentes mani`eres.

M´ethode 1 : On pourrait consid´erer les angles aux diff´erents sommets du triangle U V W et montrer que :

(−−→U V ,−−→U W) =±π 3 [2π] ; (−−→

V U ,−−→

V W) =±π 3 [2π]. (−−→

W U ,−−→

W V) =±π 3 [2π].

Ceci n’est pas possible car certains de ces angles peuvent ne pas ˆetre d´efinis. En effet, il se peut que certains des pointsU, V, W soient confondus. Par exemple, si les trois pointsA, B, C sont confondus, alors les points U, V, W sont confondus2.

2. Il existe une infinit´e de configurations des pointsA, B, Cdonnant trois pointsU, V, W confondus. Pour s’en assurer, r´esoudre le syst`eme lin´eaire `a coefficients complexeszU=zV =zW d’inconnue (zA, zB, zC)C3.

(6)

M´ethode 2 : Il reste la possibilit´e d’utiliser les longueurs des cˆot´es du triangleU V W pour caract´eriser le fait qu’il est ´equilat´eral. On va donc montrer :

U V =U W =V W.

• D´emonstration deU V =U W L’affixe du vecteur−−→

U V est :

zV −zU = eiπ3zB+zC

2 −eiπ3zA+zB

2 = −eiπ3zA+ (eiπ3 −1)zB+zC

2 (8)

et celle du vecteur−−→U W est :

zW −zU =eiπ3zC+zA

2 −eiπ3zA+zB

2 = (1−eiπ3)zA−zB+eiπ3zC

2 . (9)

Compte tenu des expressions obtenues pour zV −zU et zW −zU (cf. coefficients devant zC) et de la m´ethode 1 expos´ee dans l’heuristique (qui, bien que non applicable en g´en´eral, livre une id´ee), on conjecture que :

zW−zU =eiπ3(zV −zU).

D´emontrons cette conjecture.

eiπ3(zV −zU) =eiπ3 −eiπ3zA+ (eiπ3 −1)zB+zC

2 =−ei3 zA+ (ei3 −eiπ3)zB+eiπ3zC

2 (10)

On a :

−ei3 =− −1 2 +i

√3 2

!

= 1 2−i

√3 2

1−eiπ3 = 1− 1 2 +i

√3 2

!

= 1 2−i

√3 2 et donc :

−ei3 = 1−eiπ3. (11) De plus :

ei3 −eiπ3 =−1 2 +i

√3

2 − 1

2 +i

√3 2

!

=−1. (12)

De (9),(10),(11),(12), on d´eduit que :zW −zU =eiπ3(zV −zU).

Par suite, on a :

U W = |zW −zU|

= |eiπ3(zV −zU)|

= |eiπ3| |zV −zU| (multiplicativit´e du module)

= |zV −zU| (|e|= 1 siθ∈R)

= U V.

• Conclusion

On a montr´e que : U V =U W. De fa¸con analogue, on prouve queU V =W V. On a ainsi : U V =U W =W V.

Le triangleU V W est donc ´equilat´eral.

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