MPSI B 29 juin 2019
r
1r
2Fig. 1: Les deux tiges
Énoncé
On considère le système plan formé par deux tiges rigides (gure 1) de longueur r
1et r
2. On suppose r
2≤ r
1avec r
2= r
1sin Φ pour Φ ∈]0,
π2] . La première tige tourne autour d'un point xé, la deuxième tourne autour de l'extrémité de la première.
On se propose d'étudier quelques questions liées à ce dispositif. En particulier en consi- dérant une relation
z = z
1+ z
2avec z = |z|e
iθ, z
1= r
1e
iθ1, z
2= r
2e
iθ2.
1. Les gures 2 et 3 présentent deux congurations possibles. En identiant les points et leurs axes, placer directement sur les dessins les points z
1, z , et les angles orientés θ
1− θ , θ
2− θ , θ
2− θ
1.
2. On dénit les fonctions f et g dans ]0, +∞[ par les formules : f (x) = x
2+ r
21− r
222xr
1, g(x) = x
2− r
21+ r
222xr
2a. Former les tableaux de variations de ces fonctions. Préciser les extréma le cas échéant.
b. Préciser :
l'ensemble des x tels que f (x) ∈ [−1, +1]
l'ensemble des f (x) tels que f (x) ∈ [−1, +1]
l'ensemble des x tels que g(x) ∈ [−1, +1]
l'ensemble des g(x) tels que g(x) ∈ [−1, +1]
c. Factoriser f (x) − g(x) . En déduire son signe.
3. On suppose z = z
1+ z
2avec z = |z|e
iθ, z
1= r
1e
iθ1, z
2= r
2e
iθ2. a. Montrer que
r
1− r
2≤ |z| ≤ r
1+ r
2b. Montrer que
cos(θ
1− θ) = f (|z|), cos(θ
2− θ) = g(|z|) 4. Soit z = |z|e
iθavec r
1− r
2≤ |z| ≤ r
1+ r
2.
a. Montrer qu'il existe un unique couple de réels (θ
1, θ
2) tels que z = r
1e
iθ1+ r
2e
iθ2( θ − θ
1∈ [0, Φ]
θ
2− θ ∈ [0, π]
Donner des expressions explicites de θ
1et θ
2en fonction de θ et |z| . b. Un tel choix de (θ
1, θ
2) conduit-il à une conguration 1 ou 2 ? c. Montrer que 2θ ≤ θ
1+ θ
2.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
1
Rémy Nicolai AplanicomMPSI B 29 juin 2019
Fig. 2: Conguration 1 Fig. 3: Conguration 2
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2
Rémy Nicolai AplanicomMPSI B 29 juin 2019
Corrigé
1. Voir les gures 4 et 5.
θ
2− θ θ
2− θ
1z
1z
θ − θ
1Fig. 4: Conguration 1 2. a. On étudie les variations de f et g dans ]0, +∞[ .
On calcule d'abord la dérivée de f en l'exprimant comme une somme :
f (x) = x 2r
1+ r
12− r
222r
11 x = x
2r
1+ r
1cos
2Φ 2x On en déduit
f
0(x) = (x − r
1cos Φ)(x + r
1cos Φ) 2r
1x
2Pour étudier g il est inutile de calculer sa dérivée. L'expression
g(x) = x
2r
2− r
21− r
222r
21 x
z
1z
θ
1− θ
θ
2− θ
1θ
2− θ
1Fig. 5: Conguration 2
sut à montrer que la fonction est croissante car r
12− r
22> 0 . On en déduit les tableaux suivants :
0 r
1cos Φ +∞
+∞ +∞
f & %
cos Φ
0 +∞
+∞
g %
−∞
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b. Étudions l'équation f (x) = 1 . Le tableau des variations et le théorème de la valeur intermédiaire montrent clairement que cette équation admet deux solutions. Cette équation revient à
(x − r
1)
2= r
22Les deux solutions sont donc r
1− r
2et r
1+ r
2. On en déduit que {x tq f (x) ∈ [−1, +1]} = [r
1− r
2, r
1+ r
2] {f (x) tq f (x) ∈ [−1, +1]} = [cos Φ, 1]
D'après le tableau des variations de g , pour déterminer les x tels que −1 ≤ g(x) ≤ 1 , nous devons étudier les équations g(x) = −1 et g(x) = 1 . Elles ont chacune une seule solution : r
1− r
2et r
1+ r
2respectivement. On en déduit :
{x tq g(x) ∈ [−1, +1]} = [r
1− r
2, r
1+ r
2] {g(x) tq g(x) ∈ [−1, +1]} = [−1, 1]
c. Pour factoriser f (x) − g(x) , il est plus commode d'utiliser r
1et r
2que Φ . On obtient
f (x) − g(x) = 1
2r
1r
2x (r
1− r
2)(r
1+ r
2− x)(r
1+ r
2+ x) On en déduit le tableau de signes
0 r
1+ r
2+∞
f (x) − g(x) + 0 −
3. a. Il s'agit simplement d'utiliser l'inégalité triangulaire De z = z
1+ z
2, on déduit
|z| ≤ |z
1| + |z
2| = r
1+ r
2. De z
1= z − z
2, on déduit |z
1| ≤ |z| + |z
2| = |z| + r
2puis |z| ≥ r
1− r
2.
b. Considérons le carré du module de z − z
1= z
2.
|z − z
1|
2=
|z|e
iθ− r
1e
iθ12
= |z|
2− 2|z|r
1cos(θ − θ
1) + r
12= |z
2|
2= r
22puis cos(θ − θ
1) = f (|z|) .
On obtient de même cos(θ − θ
2) = g(|z|) en considérant z − z
2= z
14. a. Supposons que θ
1et θ
2vérient les conditions de l'énoncé. Alors, d'après 3.b. et les conditions sur l'intervalle [0, π] ,
( θ − θ
1= arccos(f (|z|) θ
2− θ = arccos(g(|z|) ⇒
( θ
1= θ − arccos(f (|z|) θ
2= θ + arccos(g(|z|)
Ces formules assurent l'unicité.
En ce qui concerne l'existence : remarquons d'abord que si z = |z|e
iθet z
1= r
1e
iθ1alors :
|z − z
1|
2= |z|
2− 2|z|r
1cos(θ − θ
1) + r
21Par conséquent, si on pose θ
1= θ−arccos(f (|z|) ce qui est possible d'après l'étude de f pour r
1− r
2≤ |z| ≤ r
1+ r
2on aura
|z − z
1|
2= r
22On peut remarquer que θ − θ
1= arccos(f (|z|) ≤ Φ car la valeur minimale que prend f est cos Φ ,
Une fois θ
1déni, on est certain de l'existence d'un θ
2. Il sut de prendre un argument de z − z
1.
Parmi tous les arguments de z − z
1possibles pourquoi en existe-t-il un (noté θ
2) tel que θ
2− θ ∈ [0, π] ?
Divisons la relation z = z
1+ z
2par e
iθpuis prenons la partie imaginaire, il vient : r
1sin(θ
1− θ) + r
2sin(θ
2− θ) = 0
donc r
1sin(θ
2− θ) = −r
1sin(θ
1− θ) or θ
1− θ ∈ [−Φ, 0] donc sin(θ
1− θ) < 0 et sin(θ
2− θ) > 0 . On peut donc bien choisir un argument θ
2tel que θ
2− θ ∈ [0, π] . On a vu que cos(θ
2− θ) = g(|z|) comme de plus θ
2− θ ∈ [0, π] on a θ
2− θ = arccos g(|z|) . Finalement :
θ
1= θ − arccos f (|z|), θ
2= θ + arccos g(|z|) b. Un tel choix conduit à une conguration 1.
c. D'après 2.c., pour r
1− r
2≤ |z| ≤ r
1+ r
2, f (|z|) ≥ g(|z|) donc θ − θ
1≤ θ
2− θ car la fonction arccos est décroissante et
2θ ≤ θ
1+ θ
2.
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