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Probl` eme : ´ Etude d’une transformation du plan

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Texte intégral

(1)

L.E.G.T.A. Le Chesnoy TB1−2011-2012

D. Blotti`ere Math´ematiques

Correction du devoir surveill´ e n˚2

Exercice 1 : R´ esolution d’une ´ equation polynomiale de degr´ e 3

Le but de cet exercice est de r´esoudre l’´equation(E), d´efinie par : (E) : x3−5x2−2x+ 24 = 0.

1. Le nombre−2 est-il solution de (E) ?

2. Soitx∈Ret soienta, b, c∈R. D´evelopper, r´eduire et ordonner l’expression : (x+ 2)(ax2+bx+c)

i.e. d´evelopper (x+ 2)(ax2+bx+c), puis ´ecrire le r´esultat du d´eveloppement sous la forme : x3+x2+x+

o`u lesd´esignent des nombres r´eels ind´ependants dexqui sont `a d´eterminer, en fonction dea, b, c.

3. D´emontrer qu’il existea, b, c∈Rtels que pour toutx∈R:

(x+ 2)(ax2+bx+c) =x3−5x2−2x+ 24.

Indication : On pourra introduire un syst`eme lin´eaire.

4. R´esoudre alors l’´equation (E).

Correction 1. On calcule

(−2)3

| {z }

8

−5×(−2)2

| {z }

4

−2×(−2) + 24 =−8−20 + 4 + 24 = 0.

Donc−2 est solution de l’´equation :

x3−5x2−2x+ 24 = 0.

2. Soitx∈Ret soienta, b, c∈R.

(x+ 2)(ax2+bx+c) = ax3+bx2+cx+ 2ax2+ 2bx+ 2c

= ax3+ (b+ 2a)x2+ (c+ 2b)x+ 2c On a donc :

(x+ 2)(ax2+bx+c) = a x3+ (b+ 2a) x2+ (c+ 2b) x+ 2c . 3. Soitx∈Ret soienta, b, c∈R. D’apr`es la question pr´ec´edente, on a :

(x+ 2)(ax2+bx+c) =x3−5x2−2x+ 24⇐⇒ax3+ (b+ 2a)x2+ (c+ 2b)x+ 2c=x3−5x2−2x+ 24.

On va chercher des nombres r´eelsa, b, ctels que

ax3+ (b+ 2a)x2+ (c+ 2b)x+ 2c=x3−5x2−2x+ 24 pour toutx∈R. On aura alors aussi :

(x+ 2)(ax2+bx+c) =x3−5x2−2x+ 24 pour toutx∈Rd’apr`es l’´equivalence pr´ec´edente.

Pour que l’on ait l’´egalit´e :

a x3+ (b+ 2a) x2+ (c+ 2b) x+ 2c = 1 x3+ −5 x2+ −2 x+ 24

(2)

pour tout x∈ R, il suffit (et il faut, comme nous le verrons plus tard dans le cours sur les polynˆomes) que :





a = 1 (´egalit´e des coefficients devantx3)

2a + b = −5 (´egalit´e des coefficients devantx2) 2b + c = −2 (´egalit´e des coefficients devantx)

2c = 24 (´egalit´e des termes constants)

On note (S) ce syst`eme lin´eaire d’inconnue (a, b, c)∈R3. On le r´esout par la m´ethode du pivot de Gauß.

Pour cela, on commence par l’´echelonner, `a l’aide d’op´erations ´el´ementaires.

(S) ⇐⇒





1 a = 1

b = −7 L2←L2−2L1

2b + c = −2

2c = 24

⇐⇒





1 a = 1

1 b = −7

c = 12 L3←L3−2L2

2c = 24

⇐⇒





1 a = 1

1 b = −7

1 c = 12

0 = 0 L4←L4−2L3

On remarque que le rang de (S) est 3 et que la ligneL4est toujours v´erifi´ee. On en d´eduit que le syst`eme (S) poss`ede une unique solution :

(1,−7,12).

Par suite on a :

pour toutx∈R (x+ 2)( 1 x2+ −7 x+ 12

| {z }

x27x+12

) =x3−5x2−2x+ 24.

4. On utilise la factorisation pr´ec´edente pour d´ebuter la r´esolution de (E).

(E) : x3−5x2−2x+ 24 = 0 ⇐⇒ (x+ 2)(x2−7x+ 12) = 0 (d’apr`es la question 3)

⇐⇒

x+ 2 = 0 ou

x2−7x+ 12 = 0

Å Un produit de deux facteurs est nul ssi au moins l’un des deux est nul.

ã

On a donc :

(E)⇐⇒

x=−2 ou

x2−7x+ 12 = 0

. (1)

Il reste alors `a r´esoudre l’´equation

(E) : x2−7x+ 12 = 0 i.e. `a chercher les racines du trinˆome du second degr´e :

P =x2−7x+ 12

dont les coefficients sonta= 1,b=−7 etc= 12. Son discriminant ∆ est donn´e par :

∆ =b2−4ac= (−7)2−4×1×12 = 1.

(3)

Comme ∆>0, le polynˆomeP admet deux racines r´eelles distinctes :

x1= −b−√

2a =−(−7)−

1

z}|{√ 1

2×1 = 3 et x2=−b+√

2a = −(−7) +

1

z}|{√ 1 2×1 = 4.

De cette ´etude et de (1), on d´eduit que l’ensemble solution de (E) est : Sol(E)={−2,3,4}.

Exercice 2 : Trois droites concourantes

Soit (O;−→i ,−→j) un rep`ere orthonorm´e du plan. On consid`ere trois droitesD1,D2 et D3 d´efinies comme suit.

• SoitD1la droite du plan passant par les points A(1,5) etB(−3,2).

• SoitD2la droite passant par le pointC(−2,6) et dirig´ee par le vecteur−→u(2,−5).

• SoitD3la droite d’´equation cart´esienne : 3x+ 8y−25 = 0.

Correction

1. Remarquons que la droiteD1 co¨ıncide avec la droite (AB). Le vecteur

−−→AB(xB−xA

| {z }

31=4

, yB−yA

| {z }

25=3

)

est un vecteur directeur de D1. Par suite, le vecteur−n→1(3,−4) est normal `a la droiteD1. En effet, on a :

−−→AB.−n→1= (−4)×3 + (−3)×(−4) = 0 (cf. crit`ere d’orthogonalit´e).

D’apr`es le cours, la droiteD1 admet donc une ´equation cart´esienne de la forme : 3x−4y+c= 0

o`uc est un r´eel `a d´eterminer.

Comme le pointA(1,5) appartient `aD1, ses coordonn´ees v´erifient l’´equation 3x−4y+c= 0. On a donc : 3×1−4×5 +c= 0.

On en d´eduit : c= 17. Ainsi :

3x−4y+ 17 = 0 est une ´equation cart´esienne de D1. (2) 2. La droite D2 est dirig´ee par le vecteur−→u(2,−5). Par suite, le vecteur−n→2(5,2) est normal `a la droiteD2.

En effet, on a :

→u .−→n2= 2×5 + (−5)×2 = 0 (cf. crit`ere d’orthogonalit´e).

D’apr`es le cours, la droiteD2 admet donc une ´equation cart´esienne de la forme : 5x+ 2y+c= 0

o`uc est un r´eel `a d´eterminer.

Comme le point C(−2,6) appartient `a D2, ses coordonn´ees v´erifient l’´equation 5x+ 2y+c = 0. On a donc :

5×(−2) + 2×6 +c= 0.

On en d´eduit : c=−2. Ainsi :

5x+ 2y−2 = 0 est une ´equation cart´esienne deD2. (3)

(4)

3. Un point M(x, y) appartient `a l’intersection des droitesD1,D2 et D3 si et seulement si ses coordonn´ees (x, y) v´erifient l’´equation cart´esienne (2) de D1, l’´equation cart´esienne (3) deD2et l’´equation cart´esienne 3x+ 8y−25 = 0 de D3.

D´eterminer l’intersection des droites D1,D2et D3 revient donc `a r´esoudre le syst`eme : (S) :

3x − 4y + 17 = 0

5x + 2y − 2 = 0

3x + 8y − 25 = 0

.

On peut ˆetre plus pr´ecis : l’application qui associe `a un point deD1∩ D2∩ D3 ses coordonn´ees d´efinit une bijection deD1∩ D2∩ D3vers l’ensemble des solutions de (S).

(S) ⇐⇒

3x − 4y = −17

5x + 2y = 2

3x + 8y = 25

⇐⇒

3 x − 4y = −17

26y = 91 (L2←3L2−5L1) 12y = 42 (L3←L3−L1)

⇐⇒





















3x − 4y = −17

y = 7

2

Å

L2←L2/26 et 91

26 =13×7 13×2 = 7

2 ã

y = 7

2

Å

L2←L2/12 et 42

12 = 2×3×7 3×2×2 =7

2 ã

⇐⇒













3x − 4y = −17

y = 7

2

0 = 0 (L3←L3−L2)

On en d´eduit que le syst`eme (S) est de rang 2. Comme (S) est ´equivalent au syst`eme

(S) :





3x − 4y = −17

y = 7

2

qui est clairement de Cramer, le syst`eme (S) poss`ede lui aussi une unique solution. Les trois droites D1, D2et D3 sont donc concourantes. Pour d´eterminer les coordonn´ees du point commun `aD1,D2 etD3, on ach`eve la r´esolution du syst`eme (S) (qui poss`ede le mˆeme ensemble solution que (S)).

En reportant la valeury= 7

2 dans (L1), on trouve : 3x−4×

Å7 2 ã

=−17.

3x−4× Å7

2 ã

=−17 ⇐⇒ 3x−14 =−17

⇐⇒ 3x=−3 (ajout de 14 `a chacun des membres)

⇐⇒ x=−1 (division par 36= 0 de chacun des membres) Les droitesD1,D2 etD3 se coupent donc au point de coordonn´ees

Å

−1,7 2 ã

.

(5)

Exercice 3 : Aire d’un triangle

Soit (O;−→i ,−→j) un rep`ere orthonorm´e du plan. Soient les trois points : A(4,6) ; B(2,3) ; C(8,1).

1. Justifier que les points A,B etC ne sont pas align´es.

2. Calculer la longueurBC.

3. Rappeler la d´efinition du projet´e orthogonalA du pointAsur la droite (BC).

4. Que repr´esente la droite (AA) pour le triangleABC? 5. Calculer les coordonn´ees deA.

6. Calculer l’aire du triangleABC.

Correction

1. Les coordonn´ees du vecteur −−→AB sont donn´ees par (xB−xA, yB−yA). On a donc ici :

−−→AB(−2,−3).

De mˆeme, on calcule les coordonn´ees du vecteur−→AC. On trouve :

−→AC(4,−5).

On a :

A, B, C align´es ⇐⇒ −−→

AB//−→

AC

⇐⇒

−2 4

−3 −5

= 0 (crit`ere de colin´earit´e)

⇐⇒ (−2)×(−5)−4×(−3) = 0

⇐⇒ 22 = 0.

Comme nous avons raisonn´e par ´equivalences et comme la derni`ere assertion est fausse, la premi`ere l’est

´egalement. Aussi a-t-onA, B, C non align´es.

2. On a :

BC = p

(xC−xB)2+ (yC−yB)2 (cf. cours)

= p

(8−2)2+ (1−3)2

= √

40.

Comme 40 = 4×10, on a√ 40 =√

4×√

10 = 2√

10.On a donc : BC= 2√

10.

3. Le vecteur −−→BCet un vecteur directeur de la droite (BC). D’apr`es le cours, on a donc :

A projet´e orthogonal deAsur (BC)⇐⇒

A∈ (BC) et −−→

AA ⊥−−→BC

4. La droite (AA) est la hauteur du triangleABC issue deA (cf. figure ci-apr`es).

(6)

1 2 3 4 5 6 7

−1

1 2 3 4 5 6 7 8 9

bA

b

B

bC

b

A

5. On rappelle queA est caract´eris´e par :

A∈ (BC) et −−→

AA⊥−−→

BC

On note (xA, yA) les coordonn´ees du point A.

• D´etermination d’une ´equation cart´esienne de (BC).

Les coordonn´ees du vecteur −−→BCsont donn´ees par :

−−→BC(6,−2).

SoitM(x, y) un point du plan. Les coordonn´ees du vecteur−−→BM sont donn´ees par :

−−→BM(x−2, y−3).

On a :

M ∈(BC) ⇐⇒ −−→BM //−−→BC

⇐⇒

x−2 6 y−3 −2

= 0 (crit`ere de colin´earit´e)

⇐⇒ (−2)×(x−2)−6×(y−3) = 0

⇐⇒ −2x+ 4−6y+ 18 = 0

⇐⇒ −2x−6y+ 22 = 0.

Par suite−2x−6y+22 = 0 est une ´equation cart´esienne de la droite (BC). En divisant chaque coefficient par 2, on obtient une autre ´equation cart´esienne de la droite (BC) :

−x−3y+ 11 = 0.

• Traduction alg´ebrique de la conditionA ∈(BC)

Comme−x−3y+ 11 = 0 est une ´equation cart´esienne de (BC), on a : A∈(BC)⇐⇒ −xA −3yA+ 11 = 0.

soit :

(⋆) A∈(BC)⇐⇒xA+ 3yA = 11.

(7)

• Traduction alg´ebrique de la condition−−→

AA ⊥−−→BC Les coordonn´ees du vecteur −−→

AA sont (xA −4, yA−6) et celles de−−→BC sont (6,−2).On a :

−−→AA⊥−−→BC ⇐⇒ −−→

AA.−−→BC= 0 (crit`ere d’orthogonalit´e)

⇐⇒ 6(xA−4) + (−2)(yA−6) = 0

⇐⇒ 6xA−24−2yA+ 12 = 0

⇐⇒ 6xA−2yA = 12.

En divisant chaque coefficient par 2 dans la derni`ere ´equation, on obtient :

(⋆⋆) −−→

AA⊥−−→BC⇐⇒3xA −yA = 6.

• D´etermination des coordonn´ees (xA, yA) du pointA

D’apr`es la caract´erisation deArappel´ee au d´ebut, (⋆) et (⋆⋆), le couple (xA, yA) est (l’unique) solution du syst`eme :

(S) :

ß xA + 3yA = 11 3xA − yA = 6 . On a :

(S) ⇐⇒

ß xA + 3yA = 11

−10yA = −27 (L2←L2−3L1) . DeL2, on d´eduit :

yA = 27 10. DeyA =27

10 et deL1, on d´eduit :

xA+ 3×27 10 = 11 soit :

xA =29 10. Les coordonn´ees de A sont donc

Å29 10,27

10 ã

.

6. On note AABC l’aire du triangleABC. D’apr`es la question 4, on a : AABC= BC×AA

2 .

D’apr`es la question 2, on a :BC= 2√ 10.

Il reste `a calculer la longueur AA. Pour effectuer ce calcul, on peut utiliser les coordonn´ees de A obte- nues `a la question pr´ec´edente ou bien, commeAA est la distance du pointA`a la droite (BC), utiliser la formule du cours donnant la distance d’un point `a une droite (on connaˆıt une ´equation cart´esienne de la droite (BC) :−x−3y+ 11 = 0). On utilise ici la deuxi`eme m´ethode.

D’apr`es le cours :

AA =d(A,(BC)) = | −xA−3yA+ 11|

p(−1)2+ (−3)2 = | −4−3×6 + 11| p(−1)2+ (−3)2 = 11

√10 =11√ 10 10 . On a donc :

AABC = 2√

10×11√ 10 10

2 = 11.

(8)

Remarque : En comparant AABC = 11etdet(−−→AB,−→AC) = 22(cf. question 1), on remarque que :

(⋆) AABC = 1

2

det(−−→AB,−→AC) .

Cette propri´et´e(⋆)que nous avons v´erifi´ee dans le cas particulier consid´er´e ici est en fait vraie en g´en´eral.

Cela fournit une interpr´etation g´eom´etrique du d´eterminant.

Probl` eme : ´ Etude d’une transformation du plan

On munit le plan P d’un rep`ere orthonorm´e(O;−→i ,−→j).

Crit`ere d’´egalit´e de deux points via leurs coordonn´ees.

SoientM1(x1, y1)∈ P etM2(x2, y2)∈ P. On rappelle l’´equivalence suivante.

M1=M2⇐⇒

x1=x2

et

y1=y2

Notationdetpour le d´eterminant de deux vecteurs dans la base (−→i ,−→j) Rappel : Si−→u1(a1, b1)et−→u2(a2, b2) sont deux vecteurs du plan, alors on pose :

det(−→u1,−→u2) =

a1 a2

b1 b2

.

D´efinition de la transformationρdu plan

A tout point` M du plan P de coordonn´ees(x, y), on associe le point ρ(M)du plan P de coordonn´ees : Ç

−1 2x−

√3 2 y+3

2 ,

√3 2 x−1

2y−

√3 2

å .

Dans ce probl`eme, on se propose d’´etudier la transformationρdu plan P ainsi d´efinie.

Structure logique du probl`eme

Ci-dessous, on propose un arbre repr´esentant les connexions entre les diff´erentes parties du probl`eme.

A

@@

@@

@@

@

55

B

~~~~~~~

@@

@@

@@

@ D

@@

@@

@@

@

~~~~~~~~~

C E F

G

Voici par exemple trois informations que l’on peut lire sur cet arbre.

– Les fl`eches reliant A et B `a C signifient que les parties A et B sont utiles pour traiter la partie C.

– Aucune fl`eche n’aboutissant `a la partie D, aucune des parties pr´ec´edentes du probl`eme n’est utile pour traiter cette partie.

– Il n’y a que deux fl`eches qui aboutissent `aG: l’une partant de A, l’autre de D. Seules les parties A et D sont donc utiles pour traiter la partie G.

Partie A : La transformation ρest injective SoientA1(x1, y1)∈ P etA2(x2, y2)∈ P.

1. Montrer que siρ(A1) =ρ(A2) alorsA1=A2. 2. En d´eduire que siA16=A2 alorsρ(A1)6=ρ(A2).

(9)

Terminologie : Dans cette partie, on a d´emontr´e la propri´et´e suivante :

∀A1∈ P ∀A2∈ P ρ(A1) =ρ(A2) =⇒A1=A2. Cette propri´et´e porte le nom d’injectivit´e, d’o`u le titre de cette partie.

Partie B : La transformation ρ est surjective

SoitA(xA, yA)∈ P. Montrer qu’il existe un pointA(xA, yA)∈ P tel que :ρ(A) =A. Terminologie : Dans cette partie, on a d´emontr´e la propri´et´e suivante :

∀A∈ P ∃A∈ P ρ(A) =A. Cette propri´et´e porte le nom de surjectivit´e, d’o`u le titre de cette partie.

Partie C : Effet de la transformationρ sur une droite Soient A(xA, yA)∈ P,B(xB, yB)∈ P et C(xC, yC)∈ P.

1. (a) Exprimer det(−−→AB,−→AC) en fonction de (xB−xA), (yB−yA), (xC−xA), (yC−yA),sans d´evelopper les produits de ces termes qui apparaissent.

(b) Exprimer det(−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)) en fonction de (xB−xA), (yB−yA), (xC−xA), (yC−yA).

On ´ecrira toutes les ´etapes du calcul.

(c) Comparer alors les valeurs de det(−−→

AB,−→

AC) et de det(−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)).

(d) Montrer que si les pointsA, B, C sont align´es, alors les pointsρ(A), ρ(B), ρ(C) sont align´es.

(e) ´Ecrire la r´eciproque de la propri´et´e pr´ec´edente, puis la d´emontrer.

(f) Quelle ´equivalence a-t-on ainsi d´emontr´ee ? 2. SoitDune droite du plan.

L’objectif de cette question 2. est de d´ecrire l’ensemble image deDparρ, not´eρ(D), qui est par d´efinition l’ensemble de tous les points ρ(M)que l’on obtient lorsqueM d´ecrit la droiteD, i.e. :

ρ(D) ={ρ(M) : M ∈ D}.

Soient A1∈ D et A2 ∈ D. On suppose que A16=A2. La droite (A1A2) est donc bien d´efinie et l’on a de plus :D= (A1A2).

(a) Pourquoi la droite passant par les pointsρ(A1) etρ(A2) est-elle bien d´efinie ?

On note D la droite passant par les points ρ(A1) etρ(A2). On a doncD= (ρ(A1)ρ(A2)).

(b) Montrer que ρ(D) ⊂ D, i.e. que si M est un point de la droite D, alors ρ(M) est un point de la droite D.

(c) Montrer queD ⊂ρ(D), i.e. que siM est un point de la droiteD alors il existe un point M de la droite Dtel que ρ(M) =M.

(d) Quelle description obtient-on alors pour l’ensemble imageρ(D) de la droiteDparρen rassemblant les r´esultats (b) et (c) ?

3. On se propose ici d’appliquer le r´esultat de la question 2., dans une situation particuli`ere.

SoitDla droite passant par l’origineOdu rep`ere et dirig´ee par le vecteur−→u(1,1).

(a) D´eterminer un pointAde la droiteDdistinct deO.

(b) Donner alors deux points distincts de la droiteρ(D).

(c) Donner une ´equation cart´esienne de la droiteρ(D).

Partie D : Effet de la transformation ρ sur une longueur SoientA(xA, yA)∈ P etB(xB, yB)∈ P.

1. ´Enoncer la formule du cours donnant une expression de la longueur AB en fonction de (xB −xA) et (yB−yA),sans d´evelopperles ´eventuelles puissances de ces termes qui apparaissent.

2. Calculer la longueurρ(A)ρ(B) en fonction de (xB−xA) et (yB−yA).

On ´ecrira toutes les ´etapes du calculs.

(10)

3. Comparer alors les longueursAB et ρ(A)ρ(B).

4. Soient ABC un triangle ´equilat´eral. Que peut-on dire du triangleρ(A)ρ(B)ρ(C) ? Partie E : Effet de la transformation ρ sur un cercle

SoitCun cercle, soitAson centre et soitrson rayon.

L’objectif de cette partieEest de d´ecrire l’ensemble image deCparρ, not´eρ(C), qui est par d´efinition l’ensemble de tous les pointsρ(M)que l’on obtient lorsqueM d´ecrit le cercleC, i.e. :

ρ(C) ={ρ(M) : M ∈ C}. On noteC le cercle de centreρ(A)et de rayon r.

1. Montrer queρ(C)⊂ C, i.e. que siM est un point du cercle C, alorsρ(M) est un point du cercleC. Indication : On pourra s’int´eresser `a la valeur de la longueurρ(A)ρ(M), pour un point M quelconque du cercle C.

2. Montrer que C⊂ρ(C), i.e. que siM est un point du cercleC alors il existe un pointM du cercleC tel queρ(M) =M.

3. Quelle description obtient-on alors pour l’ensemble imageρ(C) du cercleCparρen rassemblant les r´esultats 1. et 2. ?

Partie F : Effet de la transformation ρsur un angle

SoientA(xA, yA)∈ P,B(xB, yB)∈ P etC(xC, yC)∈ P. On suppose ces trois points deux `a deux distincts.

1. Montrer que les produits scalaires−−→AB.−→AC et −−−−−−→

ρ(A)ρ(B).−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) sont ´egaux.

On ´ecrira toutes les ´etapes des calculs.

2. Montrer que : cosÄ−−→AB,−→ACä

= cos−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) . Remarque : Les angles BAC’ etρ(B)ρ(A)ρ(C)ˇ sont donc ´egaux.

Partie G : O`u l’on ´emet une conjecture sur la nature de la transformation ρ

1. D´emontrer qu’il existe un unique point Ω(x, y) ∈ P tel que ρ(Ω) = Ω. On pr´ecisera ses coordonn´ees (x, y).

2. SoitA(xA, yA)∈ P tel queA6= Ω.

(a) Pourquoi a-t-onρ(A)6= Ω ?

(b) Calculer la longueur ΩAen fonction de xA et yA. (c) Justifier que ΩA= Ωρ(A), sans faire aucun calcul.

(d) Calculer le produit scalaire−→ΩA .−−−−→

Ωρ(A) en fonction dexA et yA. (e) Calculer alors cos−→

ΩA,−−−−→

Ωρ(A) .

(f) En d´eduire la valeur de l’angle AΩρ(A) `ÿ a l’aide de la table des valeurs remarquables de cosinus rappel´ee ci-dessous.

θ 0 π6 π4 π3 π2 3 4 6 π

cos(θ) 1 23 22 12 0 −122223 −1

(g) Que peut-on dire du triangleAΩρ(A) ?

3. En utilisant les questions 1. et 2.(f), ´emettre une conjecture sur la nature de la transformationρ.

4. (a) SoitA∈ P. Calculer les coordonn´ees du pointρ(ρ(ρ(A))). Qu’observe-t-on ?

(b) Le r´esultat 4.(a) est-il en accord avec la conjecture faite sur la nature de la transformationρ? Correction

Partie A :Soient A1(x1, y1)∈ P etA2(x2, y2)∈ P.

(11)

1. Les coordonn´ees de ρ(A1) sont : Ç

−1 2x1

√3 2 y1+3

2 ,

√3 2 x1−1

2y1

√3 2

å

et celle de ρ(A2) sont : Ç

−1 2x2

√3 2 y2+3

2 ,

√3 2 x2−1

2y2

√3 2

å . On a :

ρ(A1) =ρ(A2) =⇒









−1 2x1

√3 2 y1+3

2 = −1

2x2

√3 2 y2+3

2 (´egalit´e des abscisses)

√3 2 x1−1

2y1

√3

2 =

√3 2 x2−1

2y2

√3

2 (´egalit´e des ordonn´ees)

=⇒









−1 2x1

√3

2 y1 = −1 2x2

√3

2 y2 (soustraction de 3

2 `a chaque membre)

√3 2 x1−1

2y1 =

√3 2 x2−1

2y2 (ajout de

√3

2 `a chaque membre)

=⇒

















−1 2x1

√3

2 y1 = −1 2x2

√3 2 y2

Ç

−1 2−√

3

√3 2

å

| {z }

1232=2

y1 = Ç

−1 2−√

3

√3 2

å

| {z }

1232=2

y2 (L2←L2+√ 3L1)

=⇒





−1 2x1

√3

2 y1 = −1 2x2

√3 2 y2

y1 = y2 (L2← −12

L2)

Dey1=y2et de L1, on d´eduit :

−1 2x1

√3

2 y1=−1 2x2

√3 2 y1. En ajoutant

√3

2 y1 `a chaque membre de la pr´ec´edente ´equation, il vient :

−1

2x1=−1 2x2.

Enfin, en multipliant chaque membre de cette derni`ere ´equation par (−2), on obtient : x1=x2.

On a donc montr´e que :

x1=x2 et y1=y2

i.e. : A1=A2.

2. `A la question pr´ec´edente, on a ´etabli :

ρ(A1) =ρ(A2) =⇒A1=A2. La contrapos´ee de cette implication :

A16=A2=⇒ρ(A1)6=ρ(A2)

est donc ´egalement vraie. Q.E.D.

Remarque : On a prouv´e que l’application ρ:P → P est injective.

(12)

Partie B :SoitA(xA, yA)∈ P.

SoitA(xA, yA)∈ P. Les coordonn´ees du pointρ(A) sont : Ç

−1 2xA

√3 2 yA+3

2 ,

√3 2 xA−1

2yA

√3 2

å

On a :

ρ(A) =A ⇐⇒









−1 2xA

√3 2 yA+3

2 = xA (´egalit´e des abscisses)

√3 2 xA−1

2yA

√3

2 = yA (´egalit´e des ordonn´ees)

⇐⇒













−1 2xA

√3

2 yA = xA−3

2 (soustraction de 3

2 `a chaque membre)

√3 2 xA−1

2yA = yA+

√3

2 (ajout de

√3

2 `a chaque membre)

⇐⇒

















−1 2xA

√3

2 yA = xA−3 2 Ç

−1 2 −√

3

√3 2

å

| {z }

1232=2

yA = yA+

√3 2 +√

3xA −3√ 3

| {z 2 }

3xA′+yA′ 3

(L2←L2+√ 3L1)

⇐⇒









−1 2xA

√3

2 yA = xA−3 2 yA = −

√3

2 xA−1 2yA+

√3

2 (L2←(−12)L2)

DeyA=−

√3

2 xA−1 2yA+

√3

2 et deL1, on d´eduit :

−1 2xA

√3 2

Ç

√3

2 xA−1 2yA+

√3 2

å

=xA−3 2 soit :

−1 2xA+

Ç√ 3 2

å2

| {z }

3 4

xA+

√3 4 yA

Ç√ 3 2

å2

| {z }

3 4

=xA−3 2.

En retranchant Ç√

3 2

å2

| {z }

3 4

xA+

√3 4 yA

Ç√ 3 2

å2

| {z }

3 4

`

a chacun des membres de la pr´ec´edente ´equation, on a :

−1 2xA= 1

4xA

√3 4 yA−3

4.

Enfin, en multipliant les deux membres de cette derni`ere ´equation par (−2), il vient : xA=−1

2xA+

√3

2 yA+3 2.

On a ainsi d´emontr´e qu’il existe un unique pointAtel que ρ(A) =A et que ses coordonn´ees sont : xA=−1

2xA +

√3 2 yA +3

2 et yA=−

√3

2 xA −1 2yA+

√3 2 .

(13)

Remarque : On a prouv´e que l’applicationρ:P → P est surjective. En rassemblant les deux propri´et´es montr´ees dans les parties A et B, on en d´eduit que l’application ρest bijective.

Partie C :SoientA(xA, yA)∈ P,B(xB, yB)∈ Pet C(xC, yC)∈ P. 1. (a) Les coordonn´ees des vecteurs −−→AB et−→AC sont respectivement :

( (xB−xA), (yB−yA) ) et ( (xC−xA), (yC−yA) ).

Par d´efinition, on a donc : det(−−→AB,−−→

AC) =

(xB−xA) (xC−xA) (yB−yA) (yC−yA)

= (xB−xA)(yC−yA)−(xC−xA)(yB−yA).

On a donc :

det(−−→AB,−−→

AC) = (xB−xA)(yC−yA)−(xC−xA)(yB−yA). (4) (b) Les coordonn´ees deρ(A) sont :

Ç

−1 2xA

√3 2 yA+3

2 ,

√3 2 xA−1

2yA

√3 2

å

et celles de ρ(B) sont : Ç

−1 2xB

√3 2 yB+3

2 ,

√3 2 xB−1

2yB

√3 2

å .

Par suite les coordonn´ees de−−−−−−→

ρ(A)ρ(B) sont : Ç

−1 2xB

√3 2 yB+3

2 − Ç

−1 2xA

√3 2 yA+3

2 å

,

√3 2 xB−1

2yB

√3 2 −

Ç√ 3 2 xA−1

2yA

√3 2

åå .

On a donc :

−−−−−−→

ρ(A)ρ(B) Ç

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) ;

√3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å

. (5)

De mˆeme, on montre que :

−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) Ç

−1

2(xC−xA)−

√3

2 (yC−yA) ;

√3

2 (xC−xA)−1

2(yC−yA) å

. (6)

De (5) et (6), on d´eduit :

det(−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)) =

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) −1

2(xC−xA)−

√3

2 (yC−yA)

√3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA)

√3

2 (xC−xA)−1

2(yC−yA)

= Ç

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) å

× Ç√

3

2 (xC−xA)−1

2(yC−yA) å

− Ç

−1

2(xC−xA)−

√3

2 (yC−yA) å

× Ç√

3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å

(14)

=

√3

4 (xB−xA)(xC−xA) +1

4(xB−xA)(yC−yA)

3

z }| {

√3√ 3

4 (yB−yA)(xC−xA) +

3

4 (yB−yA)(yC−yA)

√3

4 (xC−xA)(xB−xA) +1

4(xC−xA)(yB−yA)

3

z }| {

√3√ 3

4 (yC−yA)(xB−xA) +

3

4 (yC−yA)(yB−yA) ë

= 1

4 (xB−xA)(yC−yA)

| {z }

(⋆)

−3

4 (yB−yA)(xC−xA)

| {z }

(⋆⋆)

−1

4 (yB−yA)(xC−xA)

| {z }

(⋆⋆)

+3

4 (xB−xA)(yC−yA)

| {z }

(⋆)

.

En regroupant ensemble les termes (⋆) et (⋆⋆), on obtient finalement : det(−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)) = (xB−xA)(yC−yA)−(yB−yA)(xC−xA). (7) (c) En comparant les r´esultats (4) et (7), on observe :

det(−−→AB,−→AC) = det(−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)). (8)

(d) On a :

A, B, C align´es =⇒ −−→AB//−→AC

=⇒ det(−−→AB,−→AC) = 0 (crit`ere de colin´earit´e)

=⇒ det(−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)) = 0 (cf. r´esultat (8))

=⇒ −−−−−−→

ρ(A)ρ(B)//−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) (crit`ere de colin´earit´e)

=⇒ ρ(A), ρ(B), ρ(C) align´es.

(e) La r´eciproque de l’implication

A, B, C align´es =⇒ρ(A), ρ(B), ρ(C) align´es est l’implication

ρ(A), ρ(B), ρ(C) align´es =⇒A, B, C align´es.

Pour montrer cette derni`ere implication, il suffit d’observer que toutes les implications dans la chaˆıne d’implications de la question pr´ec´edente sont en fait des ´equivalences (e.g. pour le crit`ere de co-

lin´earit´e). Q.E.D.

(f) On a d´emontr´e l’´equivalence :

A, B, C align´es⇐⇒ρ(A), ρ(B), ρ(C) align´es. (9) 2. SoitDune droite du plan. SoientA1∈ DetA2∈ Dtels que A16=A2. On a donc D= (A1A2).

(a) D’apr`es la question 2 de la partie A, les points ρ(A1) et ρ(A2) sont dictincts. Par suite, la droite passant par les pointsρ(A1) etρ(A2) est bien d´efinie.

(b) Soit M un point de la droite D = (A1A2). Montrons que ρ(M) appartient `a la droite D = (ρ(A1)ρ(A2)).

Comme M ∈ (A1A2), les points M, A1, A2 sont align´es. Alors, d’apr`es le r´esultat (9), les points ρ(M), ρ(A1), ρ(A2) sont align´es. Le pointρ(M) appartient donc `a la droite (ρ(A1)ρ(A2)).

(15)

(c) SoitM un point de la droite D = (ρ(A1)ρ(A2)). Montrons qu’il existe un point M de la droite D= (A1A2) tel queρ(M) =M.

D’apr`es le r´esultat de la partieB, on sait qu’il existe un pointM du plan tel que

ρ(M) =M. (10)

CommeM=ρ(M)∈ D= (ρ(A1)ρ(A2)), les pointsρ(M), ρ(A1), ρ(A2) sont align´es. Le r´esultat (9) nous permet d’en d´eduire que les pointsM, A1, A2 sont align´es. Par suite :

M ∈ D= (A1A2). (11)

De (10) et (11), on d´eduit le r´esultat demand´e.

(d) `A la question (b), on a vu queρ(D)⊂ D. `A la question (c), on a montr´e queD⊂ρ(D). On a donc montr´e que :

ρ(D) =D. Ceci peut se reformuler sous la forme suivante :

ρ((A1A2)) = (ρ(A1)ρ(A2)).

3. SoitDla droite passant par l’origineOdu rep`ere et dirig´ee par le vecteur−→u(1,1).

(a) D’apr`es la d´efinition de la droiteD, ß x=t y=t

est une repr´esentation param´etrique de la droite D, de param`etret∈R. Aussi, pour tout choix de valeur det, on obtient les coordonn´ees d’un point deD. Par exemple, pourt= 0, on retrouve le fait que le point O appartient `a D. En choisissantt= 1, on trouve que le point A(1,1) appartient `a D. Ce point est distinct deO.

(b) D’apr`es la question (a) et la d´efinition deρ(D), on sait que les pointsρ(O) etρ(A) de coordonn´ees respectives : Ç

−1 2×0−

√3

2 ×0 + 3 2 ,

√3

2 ×0−1 2×0−

√3 2

å

= Ç3

2,−

√3 2

å

Ç et

−1 2×1−

√3

2 ×1 +3 2 ,

√3

2 ×1−1 2×1−

√3 2

å

= Ç

1−

√3 2 ,−1

2 å

sont deux points distincts deρ(D). D’autre part, d’apr`es la question 2.(d), on sait queρ(D) est une droite.

(c) D’apr`es la question 2.(d), on sait que ρ(D) = (ρ(O)ρ(A)). D’autre part, des calculs effectu´es `a la question (b), on d´eduit que le vecteur −−−−−−→

ρ(O)ρ(A), qui dirige la droite ρ(D) = (ρ(O)ρ(A)) a pour

coordonn´ees : á

1−

√3 2 −3

| {z 2}

1223

, −1 2 +

√3 2

ë .

Par suite le vecteur−2−−−−−−→

ρ(O)ρ(A) de coordonn´ees : (1 +√

3,1−√ 3) est ´egalement directeur de la droite ρ(D) = (ρ(O)ρ(A)).

SoitM(x, y) un point du plan. Les coordonn´ees du vecteur−−−−→

ρ(O)M sont : Ç

x−3 2, y+

√3 2

å .

(16)

M ∈ρ(D) = (ρ(O)ρ(A)) ⇐⇒ −−−−→

ρ(O)M //−2−−−−−−→

ρ(O)ρ(A)

⇐⇒

x−3

2 1 +√

3

y+

√3

2 1−√

3

= 0

⇐⇒

Å x−3

2

ã Ä1−√ 3ä

−Ä 1 +√

3ä Ç y+

√3 2

å

= 0

⇐⇒ Ä 1−√

3ä x−3

2

Ä1−√ 3ä

−Ä 1 +√

3ä y−

√3 2

Ä1 +√ 3ä

= 0

⇐⇒ Ä 1−√

3ä x−Ä

1 +√ 3ä

y−3 2 +3√

3

2 −

√3 2 −

3

z }| {

√3√ 3

2 = 0

⇐⇒ Ä 1−√

3ä x−Ä

1 +√ 3ä

y−3 +√ 3 = 0 On en d´eduit que : Ä

1−√ 3ä

x−Ä 1 +√

y−3 +√ 3 = 0 est une ´equation cart´esienne de la droiteρ(D) = (ρ(O)ρ(A)).

Partie D :Soient A(xA, yA)∈ P et B(xB, yB)∈ P. 1. D’apr`es le cours :

AB=»

(xB−xA)2+ (yB−yA)2. (12)

2. On rappelle (cf. r´esultat (5)) que−−−−−−→

ρ(A)ρ(B) a comme coordonn´ees : Ç

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) ;

√3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å

.

On a donc :

ρ(A)ρ(B) = ÃÇ

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) å2

+ Ç√3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å2

(13) D´eveloppons les carr´es pr´esents sous la racine dans (13).

Ç

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) å2

= Å

−1

2(xB−xA) ã2

−2× Å

−1

2(xB−xA) ã Ç√

3

2 (yB−yA) å

+ Ç√3

2 (yB−yA) å2

= 1

4(xB−xA)2+

√3

2 (xB−xA)(yB−yA) + Ç√3

2 å2

| {z }

3 4

(yB−yA)2

De mˆeme on calcule : Ç√

3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å2

=3

4(xB−xA)2

√3

2 (xB−xA)(yB−yA) +1

4(yB−yA)2. De ces deux calculs, on d´eduit :

Ç

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) å2

+ Ç√3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å2

= (xB−xA)2+ (yB−yA)2. (14)

(17)

En rassemblant les r´esultats (13) et (14), on obtient finalement : ρ(A)ρ(B) =»

(xB−xA)2+ (yB−yA)2. (15)

3. En comparant les identit´es (12) et (15), on observe que :

AB =ρ(A)ρ(B). (16)

4. Soient ABC un triangle ´equilat´eral. Alors on a :

AB =AC=BC.

On en d´eduit, en appliquant le r´esultat (16), que :

ρ(A)ρ(B) =ρ(A)ρ(C) =ρ(B)ρ(C).

Le triangleρ(A)ρ(B)ρ(C) est donc ´equilat´eral.

Partie E :SoitCun cercle, soitAson centre et soitrson rayon. On noteCle cercle de centreρ(A) et de rayonr.

1. SoitM ∈ C, cercle de centreAet de rayonr. Alors on a : AM =r.

De cette ´egalit´e et du r´esultat (16), on d´eduit :

ρ(A)ρ(M) =r.

Par suite le pointρ(M) appartient au cercle de centreρ(A) et de rayonr, i.e.ρ(M)∈ C. 2. SoitM un point du cercleC. Montrons qu’il existe un pointM du cercleC tel queρ(M) =M.

D’apr`es le r´esultat de la partie B, on sait qu’il existe un pointM du plan tel que

ρ(M) =M. (17)

D’apr`es le r´esultat (16), on a :

AM =ρ(A)ρ(M) =ρ(A)M. (18)

OrM∈ C, cercle de centreρ(A) et de rayonr. Par suite :

ρ(A)M =r. (19)

De (18) et (19), on d´eduit que :

AM =r.

Par suite :

M appartient au cercleC. (20)

De (17) et (20), on d´eduit le r´esultat demand´e.

3. `A la question 1., on a vu queρ(C)⊂ C. `A la question 2., on a montr´e queC⊂ρ(C). On a donc montr´e que :

ρ(C) =C.

L’image par ρdu cercle de centreAet de rayonrest donc le cercle de centreρ(A) et de rayonr.

Partie F :Soient A(xA, yA)∈ P, B(xB, yB)∈ P etC(xC, yC)∈ P. On suppose ces trois points deux `a deux distincts.

1. • Calcul du produit scalaire−−→AB.−→AC

Les coordonn´ees des vecteurs−−→AB et−→AC sont respectivement :

( (xB−xA), (yB−yA) ) et ( (xC−xA), (yC−yA) ).

On a donc :

−−→AB.−→AC= (xB−xA)(xC−xA) + (yB−yA)(yC−yA). (21)

(18)

• Calcul du produit scalaire−−−−−−→

ρ(A)ρ(B).−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)

On sait (cf. r´esultats (5) et (6)) que les vecteurs−−−−−−→

ρ(A)ρ(B) et−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) ont pour coordonn´ees respectives : á

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA)

| {z }

X−−−−−−→ρ(A)ρ(B)

;

√3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA)

| {z }

Y−−−−−−→ρ(A)ρ(B)

ë

á et

−1

2(xC−xA)−

√3

2 (yC−yA)

| {z }

X−−−−−−→ρ(A)ρ(C)

;

√3

2 (xC−xA)−1

2(yC−yA)

| {z }

Y−−−−−−→ρ(A)ρ(C)

ë .

Ainsi a-t-on :

−−−−−−→

ρ(A)ρ(B).−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) =X−−−−−−→ρ(A)ρ(B)X−−−−−−→ρ(A)ρ(C)+Y−−−−−−→ρ(A)ρ(B)Y−−−−−−→ρ(A)ρ(C). (22) – Calcul de X−−−−−−→ρ(A)ρ(B)X−−−−−−→ρ(A)ρ(C)

X−−−−−−→

ρ(A)ρ(B)X−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) = Ç

−1

2(xB−xA)−

√3

2 (yB−yA) å Ç

−1

2(xC−xA)−

√3

2 (yC−yA) å

= 1

4(xB−xA)(xC−xA) +

√3

4 (xB−xA)(yC−yA)

+

√3

4 (yB−yA)(xC−xA) +

3

z }| {

√3√ 3

4 (yB−yA)(yC−yA).

– Calcul de Y−−−−−−→ρ(A)ρ(B)Y−−−−−−→ρ(A)ρ(C)

Y−−−−−−→ρ(A)ρ(B)Y−−−−−−→ρ(A)ρ(C) = Ç√

3

2 (xB−xA)−1

2(yB−yA) å Ç√3

2 (xC−xA)−1

2(yC−yA) å

=

3

z }| {

√3√ 3

4 (xB−xA)(xC−xA)−

√3

4 (xB−xA)(yC−yA)

√3

4 (yB−yA)(xC−xA) +1

4(yB−yA)(yC−yA).

De ces deux calculs et de (22), on d´eduit :

−−−−−−→

ρ(A)ρ(B).−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) = (xB−xA)(xC−xA) + (yB−yA)(yC−yA). (23)

• De (21) et de (23), on d´eduit :

−−→AB.−→AC =−−−−−−→

ρ(A)ρ(B).−−−−−−→

ρ(A)ρ(C). (24)

2. D’apr`es le cours, on a : cosÄ−−→AB,−→ACä

=

−−→AB.−→

AC

AB.AC et cos−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)

=

−−−−−−→

ρ(A)ρ(B).−−−−−−→

ρ(A)ρ(C)

ρ(A)ρ(B).ρ(A)ρ(B). (25) D’apr`es le r´esultat (16), on a :

AB =ρ(A)ρ(B) et AC=ρ(A)ρ(C). (26)

De (24), (25) et (26), on d´eduit :

cosÄ−−→AB,−→ACä

= cos−−−−−−→

ρ(A)ρ(B),−−−−−−→

ρ(A)ρ(C) . Les anglesBAC’ etρ(Bˇ)ρ(A)ρ(C)sont donc ´egaux.

(19)

Partie G : O`u l’on ´emet une conjecture sur la nature de la transformation ρ 1. Soit Ω(x, y)∈ P. Les coordonn´ees du pointρ(Ω) sont :

Ç

−1 2x

√3 2 y+3

2 ,

√3 2 x−1

2y

√3 2

å

On a :

ρ(Ω) = Ω ⇐⇒









−1 2x

√3 2 y+3

2 = x (´egalit´e des abscisses)

√3 2 x−1

2y

√3

2 = y (´egalit´e des ordonn´ees)

⇐⇒









−3 2x

√3

2 y = −3 2

√3

2 x − 3

2y =

√3 2

⇐⇒

















−3 2x

√3

2 y = −3 2

−2√

3y =

3

z }| {

√3√ 3

2 −3

2 (L2← √

|{z}3

6

=0

L2+L1)

⇐⇒





−3 2x

√3

2 y = −3 2

−2√

3y = 0

Comme le syst`eme pr´ec´edent est de Cramer, il poss`ede une unique solution. Par suite, il existe un unique point Ω tel que ρ(Ω) = Ω.

D´eterminons les coordonn´ees du point Ω. De L2, on d´eduit facilement que y = 0. DeL1 et y = 0, on d´eduit :

−3 2x

√3

2 ×0 =−3 2 soit :

−3

2x=−3 2. On en d´eduit que x= 1.Par suite :

les coordonn´ees de Ω sont (1,0). (27)

2. SoitA(xA, yA)∈ P tel queA6= Ω.

(a) CommeA6= Ω, la question 2 de la partie A nous donne : ρ(A)6=ρ(Ω).

Orρ(Ω) = Ω par d´efinition de Ω. On a donc :

ρ(A)6= Ω.

(b) D’apr`es le cours et le r´esultat (27), on a : ΩA=»

(xA−1)2+yA2

x2A+yA2 −2xA+ 1. (28) (c) D’apr`es le r´esultat (16), on sait que :

ΩA=ρ(Ω)ρ(A).

Orρ(Ω) = Ω par d´efinition de Ω. On a donc :

ΩA= Ωρ(A). (29)

(20)

(d) Du r´esultat (27), on d´eduit que les coordonn´ees de−→ΩA sont : (xA−1 ; yA).

De plus les coordonn´ees du point ρ(A) sont : Ç

−1 2xA

√3 2 yA+3

2 ,

√3 2 xA−1

2yA

√3 2

å . Les coordonn´ees du vecteur−−−−→

Ωρ(A) sont donc : Ç

−1 2xA

√3 2 yA+1

2 ,

√3 2 xA−1

2yA

√3 2

å .

On a donc :

−→ΩA .−−−−→

Ωρ(A) = (xA−1) Ç

−1 2xA

√3 2 yA+1

2 å

+yA

Ç√ 3 2 xA−1

2yA

√3 2

å

= −1

2x2A

√3

2 xAyA+1 2xA

+1 2xA+

√3 2 yA−1

2

+√

3

2 xAyA−1 2yA2

√3 2 yA

= −1 2x2A−1

2y2A+xA−1 2. On a ainsi montr´e que :

−→ΩA .−−−−→

Ωρ(A) =−1 2x2A−1

2y2A+xA−1

2. (30)

(e) D’apr`es le cours, on a :

cos−→ΩA,−−−−→

Ωρ(A)

=

−→ΩA .−−−−→

Ωρ(A) ΩAΩρ(A). D’apr`es (29), on a donc :

cos−→ΩA,−−−−→

Ωρ(A)

=

−→ΩA .−−−−→

Ωρ(A) ΩA2 . En utilisant les expressions obtenues en (28) et (30), on a ainsi :

cos−→ΩA,−−−−→

Ωρ(A)

=−1 2x2A−1

2y2A+xA−1 2 x2A+y2A−2xA+ 1 . En remarquant que :

−1 2x2A−1

2yA2 +xA−1 2 =−1

2 x2A+yA2 −2xA+ 1 on en d´eduit que :

cos−→ΩA,−−−−→

Ωρ(A)

=−1

2. (31)

(f) De (31) et de la table des valeurs remarquables de cosinus, on d´eduit : AΩρ(A) =ÿ 2π

3 . (32)

(g) D’apr`es la question 2.(c), on a ΩA= Ωρ(A). Le triangleAΩρ(A) est donc isoc`ele en Ω, avec un angle au sommet Ω mesurant 2π

3 radians (soit 120 degr´es).

(21)

3. Le point Ω(1,0) est l’unique point du plan invariant parρ(i.e. v´erifiantρ(Ω) = Ω). D’autre part, on vient de voir que si Aest un point distinct de Ω, alorsρ(A) s’obtienten faisant tourner le pointAautour de Ω d’un angle de 2π

3 (dans le sens horaire ou antihoraire, ce que l’on ne peut trancher, car ce point n’a pas

´et´e abord´e dans l’´etude).

On peut conjecturer queρest la rotation de centre Ω(1,0) et d’angle 2π

3 dans le sens horaire ou la rotation de centre Ω(1,0) et d’angle 2π

3 dans le sens antihoraire.

1 2 3 4 5

−1

−2

1 2 3

−1

−2

−3

b

bA

b

ρ(A)

120

Cette figure nous invite `a penser queρest une rotation dans le sens antihoraire.

4. (a) SoitA∈ P. Apr`es un calcul assez long (mais ne pr´esentant pas de difficult´e majeure), que l’on laisse

`a titre d’exercice, on montre queρ(ρ(ρ(A))) =A.

Remarque : Il est vivement conseill´e de faire ce calcul.

(b) Le r´esultat pr´ec´edent est bien en accord avec notre conjecture sur la nature de la transformationρ.

En effet, tourner trois fois autour de Ω d’un angle 2π

3 revient `a tourner une fois autour de Ω d’un angle 3×2π

3 = 2π. Maistourner de 2π revient `a faire un tour complet. On revient donc au point de d´epart.

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