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Sur la pression interne des fluides et l'équation de Clausius

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00241126

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241126

Submitted on 1 Jan 1906

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Clausius

I.-H. Amagat

To cite this version:

I.-H. Amagat. Sur la pression interne des fluides et l’équation de Clausius. J. Phys. Theor. Appl.,

1906, 5 (1), pp.449-455. �10.1051/jphystap:019060050044900�. �jpa-00241126�

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449

SUR LA PRESSION INTERNE DES FLUIDES ET L’ÉQUATION DE CLAUSIUS ;

Par M I -H AMAGAT (1).

I. On donne souvent le nom de pression u,z~~~’Wf~~o-e aux deux

expressions suivantes [~;.9 t-, étant le double viriel de forces inter-

moléculaires :

D’autre part, Clausius, dans le cas d’un corps soumis ;à une pres- sion uniforme et en supposant les distances intermoléculaires très

grandes par rapport à l’amplitude des mouvements stationnaires et

aux dimensions des molécules, a mis l’expression de la quantité de

chaleur absorbée dans une transformation élémentaire sous la forme :

On devrait donc avoir :

d’où

Cependant le calcul m’a conduit, dans le cas des fluides, à des

valeurs numériques de 1t et ~r’ présentant des différences de plnsipl1rs

milliers d’atmosphères dans les limites des tableaux que j’a 1 ~ 1 ~ ~ 1 ~ r ~ ~ ~ ~ .

Or, pour former le second membre de la relation (3), on a supposé

que l’énergie intramoléculaire (somme des énergies potentielle et cinétique des atomes) était fonction de 1 seul; autrement dit, en appelant U cette énergie, au lieu de la différentielle totale

on a considéré seulement la première différentielle particlle. De >1 1; .

on n’a supposé aucune énergie de rotation de LI in !’ ’Idt>. Pour

simplifier la notation, je supposerai cette énergie rc’nU’anL dans U .

(1) Cummurucation faite à la Société française de P

- -

vrier 1 ~lUb,

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019060050044900

(3)

Ceci étant, quelle est la cause du désaccord en question? Est-elle

dans les hypothèses restrictives relatives à la nature du mouvement

stationnaire, ou dans le fait d’avoir négligé la différentielle partielle

par rapport à r, de telle sorte que la relation (3) doive s’écrire :

IL La relation fondamentale bien connue qui définit la tempé-

rature absolue donne pour deux points P01;O’ pv d’une même iso- therme :

Supposons dans ce qui suit les isothermes tracées en portant p

en abscisses et pv en ordonnées ; si p,v, est l’ordonnée initiale de l’isotherme T, vo étant très grand, ~ro9 (r,j sera négligeable, et

l’on aura :

et, par suite,

C’est avec la relation (7) qu’ont été calculées les valeurs numériques

de 7t’ ; ces valeurs, comme on le verra plus loin, pour une tempéra-

ture donnée, changent de signe suivant la grandeur de la pression;

ce changement de signe, et du reste aussi la simple explication de

la force expansive et de la pression, ne sont point, dans cette théorie,

sans présenter quelques difficultés ; il faut admettre un change-

ment de signe de 11 (r), ou considérer deux causes antagonistes :

l’attraction intermoléculaire et une réaction entre les molécules,

difficiles à concilier avec les hypothèses fondamentales d’une théorie

qui ne fait intervenir ni les chocs ni la notion du covolume. Mais

on peut arriver très simplement à l’expression de 7t’ sans se préoc-

cuper de ces hypothèses et de ces difficultés.

Considérons, en effet, sur une isotlierme T (ABA’N) (fig. 1.), un point B de la ligne d’égal volume OBCD; le fluide est ici soumis,

sous le volume r, à une pression extérieure 1) (OE) et à une certaine pression intérieure ; si cette pression intérieure n’existait pas, le fluide

suivrait la loi de ~Iariotte, le point 13 serait en B’ ; le volume r’ cor-

(4)

451

respondant à la ligne d’égal volume OB’ serait plus grand

Soit donc Î la pression intérieure par unité de surface qu il ! « ajouter à la pression extérieure 1) pour ramener le volume d

l’isotherme étant maintenant AA’ parallèle à OP, le volume sera

ramené à v sous la pression extérieure Oh correspondant au point C

de la ligne OD d’égal volume v ; et l’on aura, P01~o étant l’ordonnée irlitiale OA :

d’où

Xous retrouvons donc la même expression qujB’- 1.1 tl)’’~-i’ (in

viricl. La pression intérieure, à quelque cause 1111’1111 1 ,~tlmi~ru~ ~ t i

siiii, faire aucune hypothèse, agit comme le iB’!BnL une pression exté-

rrm.’. par unité de surface numériquement L’haie à celle dont j’ai

l’ (il l ’ 1 il f’ 1~~~ ya 1 t . Il l’’’’’ .

111. Il résulte des considérations qui précèdent que la rela-

tion (3) doit bien être mise sous la forme 4 : mais alors, lI élant

fonction de ret de t, la dérivée de U par i>,ii>j> >il a ~ n .-t plu- 1°>1.-

(5)

ment fonction de 1 seul, et il en est de même du terme A/*() dt qui

contient cette dérivée.

Ces conclusions viennent troubler le résultat séduisant auquel

conduit la relation (3) ; celle-ci, en effet, devient, en y remplaçant ’

par sa valeur tirée de (2) et (4),

En divisant par T, on obtient une différentielle exacte, et l’on arrive ainsi directement au principe Carnot-Clausius.

Pour arriver maintenant au même résultat, il faudrait admettre que la différentielle de U par rapport à v soit de la forme To (L,), ce

que rien ne justifie a ~~~io~~i; il faudrait encore, d’après ce qui vient

d’être dit, admettre gratuitement que la chaleur spécifique sous

volume constant ne dépend que de t.

IV. On sait que l’on s’écarte peu de la constitution des fluides en

considérant le coefficient de pression comme fonction du volume seul ; nous aurons donc, la température étant donnée par le thermo- mètre à gaz parfait :

..

To étant la température pour laquelle la pression s’annulerait si la loi de distribution des isothermes n’était interrompue en arrivant

à la courbe de saturation.

Nous aurons donc :

Revenons maintenant à la fg. 1, divisons OB en (T

-

To) parties égales et prolongeons la division jusqu’en un point D tel

que BD contienne T, divisions et que, par suite, OD en contienne

T. La longueur des divisions dépend de v, le lieu des points D est une

courbe ADMN coupant l’isotherme en un point N ramené ici dans

les limites de la figure, mais en réalité correspondant à une pres-

sion beaucoup plus forte; nous pouvons écrire de suite les relations :

(6)

453

Toutes les grandeurs qui intéressent la théorie se lisent donc de -suite sur la figure. On voit que : la pression croissant, le viriel des ,forces intermoléculaires (trois demis de BB , après avoir passé par

un maximum, s’annule en .~’ et change de signe.

FIG. 2.

La pression intérieure r’(EF)

,

s’annule aussi en :1~ et suit des

lois analogues. L,a ~’c~. ~? montre pour l’acide carbonique Fen-

semble des valeurs de 7t’ calculées de io° en 10" jusclu’à ~~0" et

’{ .000 atmosphères. On remarquera l’inversion daii, 1111 d re des courbes après leur entrecroisement. Les 1 i ~ m~~ ponctuées, n, rbitrai-

Tement tracées en dehors des données expérimentales, montrent

comment 7T finit par devenir négatif pour des pressions de plus

en plus faibles quand la température croît,. ’Pour l’hydrogène,

z’ est déjà négatif aux faibles pressions dès la température ordi- maire.)

Enfin on voit encore que 7: (EG’,, de même que 7t’, après avoir passé

(7)

par un maximum, s’annule et change de signe en N, mais sous des pressions beaucoup plus considérables que pour -;:’.

On remarquera que, dans ce qui précède, seule la représentation

de - dépend de la loi du coefficient de pression (1B.

V. En supposant toujours cette loi, il vient en dérivant par rap- port à les valeurs de 7: et 1t’ [relations (1) et (1)] :

et

Mais, sous la pression infiniment faible po, l’ordonnée ~o~o (ordon-

née initiale) croît proportionnellement à la température; on a

donc :

et par suite

d’où

Ainsi, au degré près d’approximation de la loi du coefficient de

pression dont les écarts sont hors de proportion avec les diffé-

rences des valeurs numériques de 7’: et ’1t’, on voit que ces fonctions sont de formes très différentes; les lois exprimées par les rela- tions ~a) et ‘b) résultent aussi immédiatement de l’examen de

mes tableaux.

On voit facilement, du reste, que 7t ne correspond nullement à la

notion de pression intérieure définie plus haut, car une partie du

travail :.cl·, ne dépend point des actions pouvant avoir pour effet

une variation de volume; 7cB au contraire, ne dépend que de ces

actions; il est, par sa définition même, tout indiqué comme pression

intérieure à introduire dans l’équation d’état; et en effet, tandis

que je in’ai pu obtenir une équation d’état satisfaisante en y intro- duisant 7, j’ai pu avec «’ réussir à représenter l’ensemble du réseau de 1 acide carbonique, tant l’état liquide que l’état gazeux, et la courbe de saturation.

(t) Les partie- r(~ctiligiie, des isotherme:- ’ au changement ,1°>t it , la courtm p"n’tuee passant par les extrémité- de ce- parties rectilignes e-t 1>n«

la courbe de saturation.

(8)

455

Ces dernières considérations subiraient pour montrer que le terme (p - ;~’; est inacceptable même indépendamment des vérifica- tions numériques; et quant au terme Af (t) d~, qui suppose la chaleur spécifique sous volume constant fonction de la température

1 .1

1 d 1 1. le C ci2j) r

seule, il résulte de la relation

2013 2013 A T â-1-7 ! c que sa forme eiitraine-

c~v t-

rait comme conséquence la stricte exactitude de la loi du coefficient de pression, ; or cette loi ne peut être jusqu’ici considérée que comme

approchée, et encore faut-il remarquer qu’elle est évidemment en

défaut dans le cas de corps qui, comme l’eau, pourraient présenter

le pllénomène du maximum de densité.

On pourra remarquer que, dans le cas où la loi du coefficient de

pression serait observée, 1 étant de la forme T~3~ (v~, et le coefficietlt ~

ne dépendant que de d’après la relation précédente fc , le facteur

intégrant ~

n

T rendrait dq différentielle exacte par la simple séparation

des varialles, ainsi que cela a lieu dans le cas des gaz parfaits, ce qui, du reste, bien entendu, ne conduirait encore pas au principe de Carnot-Clausius, puisque la relation (c) suppose ce principe établi.

UNE RELATION POSSIBLE ENTRE LA RADIOACTIVITÉ ET LA GRAVITATION ;

Par M. G. SAGNAC.

Conformément à l’une des hypothèses générales indiquées par 1B1. et 1In’e Curie, je supposerai que les phénomènes de radioactivité trouvent la source de leur énergie non dans les corps radioactifs

mêmes, mais en dehors de ces corps.

L~1.Bl,it(;I1~ DL (~It_1‘’l 1:~1’IO·~ Sol- l’~( 1- Id. Lt’~ lLBlHO.BLllBllL.

Considérons la gravitation non pas comme une attrat tion a distance de la matière par la matière, mais comme le 1>;iillat d nn’’

action exercée par l’intermédiaire d’un certain milieu dans le , ,1iiii>

duquel se trouve répartie une certaine forme d’énergie. C’est à ce

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