B RET
Géométrie analitique. Mémoire sur les surfaces du second ordre
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 4 (1813-1814), p. 93-114
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93
GÉOMÉTRIE ANALITIQUE.
Mémoire
surles surfaces du second ordre ;
Par M. BRET , professeur
à lafaculté des sciences de l’académie de Grenoble.
SURFACES DU SECOND
ORDRE.J’AI donné,
dans les Annales deMathématiques, tome Il
page
I44), l’équation qui
détermine lagrandeur
des diamètresprincipaux. ,
dans les surfaces du secondordre , rapportées
à desaxes
rectangulaires.
Je me propose ici de revenir de nouveau sur cesujet,
pour letraiter
d’une manièreplus générale
etplus complète;
mais auparavant
je donnerai,
sur laligne
droite et leplan , quelques
notions dont
j’ai
besoin pourparvenir
à mon but.Dans tout ce
qui
vasuivre , je supposerai
constamment aux axesdes coordonnées des directions
quelconques ,
etj’adopterai
les notationsque voici.
§. I. Équations
duplan
et de laligne
droite.Concevons que , de
l’origine,
on ait abaissé uneperpendiculaire
p sur le
plan
dont on veut obtenirl’équation ;
etsoient x,
y, z les coordonnées courantes de ceplan;
il est visible que la somme desprojections
descoordonnées x, y,
z d’unpoint quelconque
duplan
dont il
s’agit
sur laperpendiculaire
p, en détermine exactement lalongueur.
Si donc on dénoterespectivement par 03B1’ , 03B2’ ,
yf lesangles
Tom.
IV , n.° IV,
I.er octobre I8I3. I394 SUR FACES
que
forme cetteperpendiculaire
avec lestrois
axes ,l’équation
daplan
seraOn
exprime
communément unedroite , dans l’espace,
en écrivantles
équations
de sesprojections
sur deuxquelconques
desplans coordonnés ;
mais il est souventplus
commode etplus élégant
des’y prendre
ainsiqu’il
suit : soientx’, y’, z’
les coordonnées fixes d’unpoint
déterminé de ladroite ,
et soit r la distance variable de cepoint
à un autrepoint quelconque
de cette mêmedroite ,
dont les coordonnées courantes sont
supposées
x,y,
z ; on écriraa, b, c
étant des fonctionsangulaires ,
nonsusceptibles
de devenirinfinies ,
etqui
demeurent constantes pour toute l’étendue de ladroite ;
l’élimination de r , entre ces troiséquations,
conduirait auxéquations ordinaires
de laligne
droite.§.
II. Du centre , duplan
diamétral et duplan tangent,
dansles’
surfaces
du second ordre.Soit
posée,
pourl’équation générale
des surfaces du secondordre ,
Si,
dans cetteéquation,
onsubstitue,
pour x, y, z, les valeurs données par leséquations (B),
enposant ,
pourabréger,
la
transfornoe
sera95
DU SECOND
ORDRE.
Dans cette
équation ,
r est la distance entre lepoint fixe x’, y’, z’
et celui où la droite
(B)
rencontre la surface(C) ;
elle est du seconddegré ,
parcequ’en géneral
la droite(B)
rencontre la surface(C)
en deux
points.
Il
peut
être intéressant de discuter cequi arrive , lorsque quel-
ques-uns des coefficiens
M, M’,
M" deviennentnuis.,
oulorsque l’équation (D)
a ses deux racineségales.
Je bornerai cette discussionaux seuls cas
qu’il
m’est nécessaire de considérer.i.° Si le coefficient MI est seul
nul,
les deux valeurs de r serontégales
et designes contraires, quels
que soient d’ailleurs Xl,y’ ,
z’,
a, b, c;
et alors on pourradistinguer
deux cas :Si d’abord on suppose
que xl , 03B3’,
zl sont les coordonnées d’unpoint fixe ,
maisinconnu,
tandisque a, b, c
sontindéterminés ,
ce
point
fixe sera le centre de la surface(C) ;
et on le détermineraen
exprimant
quel’équation
M’=O a lieuindépendamment
de toutedétermination
desquantités a , b , c ;
cequi
conduira aux troiséquations
Si ,
aucontraire, a , b , c
sont constans , etx’, y’,
Zlindéterminés, l’équation
M’=oexprimera
que leplan
dont les coordonnées cou- rantes sontxl , y’ ,
z/ contient les milieux de toutes les cordesparallèles
à une certaine droitetixe j,
et estconséquemment
unplan diamétral ; l’équation générale
duplan
diamétral est donc2.°
Si ,
outrel’équation M’=o,
on aencore M"=o,
cette der- nièreéquation exprimera
d’abord que lepoint x’ , y’, z’
est surla surface
(C) ;
et ,puisqu’alors
les valeurs de r seront toutes deuxnulles,
la droite(B)
sera unetangente à
cette surface.Or ,
comme96
SURFACESle
système
deséquations M’=o ,
M"=o laisse encore les quan-tités a, b, c indéterminées ,
il s’ensuit que, par un mêmepoint Xl
,y’ , z’ pris
sur(C),
onpeut
lui mener une infinité de tan-gentes. L’équation
du lieu de toutes cestangentes
s’obtiendra enéliminant a,
b, c
del’équation M’=o,
au moyen deséquations (B).
Celieu , qui
est leplan tangent
par lepoint xl , y’, z’,
adonc pour
équation
En
simplifiant
cetteéquation,
aumoyen
del’équation
de relationM"=o,
elleprend
la formeIl est aise de voir que
l’équation
M=o seuleexprimerait
que la droite(B)
ne rencontre la surface(C) qu’en
unpoint , lequel
serait le
point x’, y’, z’,
si l’on avait en outre M"=o. On voit aussi que , si l’onavait ,
à lafois , M = o , M’=o, l’équation (D)
et
conséquemment l’équation (C)
seraientabsurdes,
à moinsqu’on
n’eûten même
temps M"=o, auquel
cas r demeureraitindéterminée ;
on
pourrait donc ,
par chacun despoints
de la surface(C) ,
nienerau moins une droite
qui y
fût entièrement contenue ; cette surface serait donc une surfacegauche
ou une surfacedéveloppable. Enfin,
si
!-"équation (D)
avait ses deux racineségales
ou , cequi
revientau
même,
si l’on avaitl’équation M’2-MM"=o,
leséquations (B)
deviendraient
celles d’unetangente
par unpoint
extérieurxl , y’, z’,
laquelle tangente
demeureraitIndéterminée ;
onparviendrait
donc àl’équation
du lieu de toutes lestangentes
menées par cepoint,
c’est-à-dire ,
àl’équation
de la surfaceconique circonscrite , ayant
DU SECOND
ORDUE. 97ce même
polnt
pour centre ou sommet , en chassant a,b , c
del’équation M’2-MM"=o,
au moyen deséquations (B).
S.
III.Transformation générale
descoordonnées.
Pour établir les formules
qui
servent à passer d’unsystème
rec-tangulaire
ouoblique
de coordonnées x , y, z a une autresystème quelconque
de coordonnéesx’, yl, .z,!,
il suffit de remarquer que chacune desgrandeurs
x, y, z doit être une fonction entière dupremier degré en x’ , y’, z’ ;
on est dès-lors fondé àécrire , l’origine
étant la même pour les deux
systèmes
En faisant
successivement,
dans cesformules ,
lestrois hypo-
théses
suivanteson trouvera, pour les
équations respectives
des axes desx’, y’, z’,;
rapportés
ausystème primitif
§.
IV. Dela sphère
et de sonplan tangent..
Si l’on suppose que x, y, z
désignent
les coordonnées rectan-gulaires
despoints
d’unesphère qui
a son centreà. l’origine
et sonrayon
égal
à r, on aura évidemmentx2+y2+z2=r2.
D’après
les formules(H) l’équation
de la mêmesphère rapportée
à des coordonnées
obliques x’, y’, z’,
sera98 SURFACES
si ,
dans cette dernièreéquation ,
on fait successivement lestrois
hypothèses xl=o , y’=o, z’=o,
on obtiendra pour leséquations,
des traces de la
sphère
sur les troisplans
coordonnésmais on sait d’ailleurs
que , 03B1, 03B2, 03B3 désignant
lesangles
des coor-données x’, yI , z’,
leséquations
de ces traces doivent êtrecomparant
doncrespectivement
ceséquations
auxprécédentes ,
ilviendra
et
conséquemment l’équation
de lasphère rapportée
à des coordonnéesobliques
seraCette
équation
donne aussi la distancer del’origine
à unpoint
dont les coordonnées sont x, y , z.
Si le centre , au lieu d’être situé à
l’origine ,
se trouvait en unpoint ayant pour
sescoordonnées x’, y’ , z’ , l’équation
de lasphère
deviendrait
DU SECOND ORDRE. 99
Si,
dansl’équation (G) ,
on faitelle deviendra celle du
plan tangent
à lasphère qui
a son centreà
l’origine.
Ainsix’ , y’ , z’
étant les coordonnées dupoint
decontact,
l’équation
de ceplan tangent
est§.
V. De laperpendiculaire
à unplan.
Soit
l’équation
d’unplan ,
et soientles
équations
de laperpendiculaire
abaissée del’origine
sur ceplan.
Si l’on
conçoit
unesphère ayant l’origine
pour centre et cetteperpendiculaire
pour rayon, leplan (0)
devra lui êtretangent ;
et , en
désignant par x’ , y’, z’
les coordonnées dupoint
de contact, leséquations (N)
et(0)
devrontcoïncider,
à un facteurprès, pouvant
affecter tous les termes de l’une d’elles.Exprimant donc
que leur
coïncidence a lieu,
il viendramais ,
comme lepoint
de contact doit setrouver , à
lafois,
surla droite
(P)
et sur lasphère
, on doit avoirI00
SURFA CE S
En
éliminant x’, y’, z’
entre ceséquations
, ilrendra
En
éliminant r entre les troispremières équations ,
on obtiendrales deux suivantes
lesquelles exprirnent
que leplan (0)
et la droite(P)
sontperpen-
diculaires l’un à l’autre.Si ,
entre toutesquatre ,
on éliminea, b, c,
lalongueur
rde la
perpendiculaire
abaissée del’origine
sur leplan (0)
se trouveradonnée par
l’équation
Si le
point duquel
on veut abaisser uneperpendiculaire
sur leplan (0)
a pour sescoordonnées xl , y’, z’,
il suffira detransporter
l’origine
en cepoint ;
cequi
reviendra àchanger x, y, z
enx+x’, y+y’ , z+z’, respectivement ,
cequi donnera ,
pour la nouvelleéquation
duplan.
et
partant ,
pour lalongueur
de laperpendiculaire ,
cellequ’on
déduirait de
l’équation (R) ,
en ychangeant simplement
D enL’équation
DU SECOND ORDRE.
101L’équation
à
laquelle
nous sommes parvenus tout àl’heure , exprime
la relationqui
doitexister ,
dans leséquations (B),
entre les trois coefficiensa, b, c.
et lesangles
a , 03B2, 03B3 des coordonnées.Si l’on
prend
sur les axes ’des x, des y etdes z, respective-
ment, trois
longueurs d, e, f,
il sera faciled’assigner
le volumedu
parallélipipède qui
aura ces troislongueurs
pour arêtes. Eneffet
,d’après
la formule(R) ,
lalongueur
de laperpendiculaire
abaisséede l’extrémité de
f,
sur leplan
des xy , seramais ;
en considérant cetteperpendiculaire
comme la hauteur duparallélipipède,
l’aire de sa base seradeSin,y ;
d’où il résulte queson volume sera
Les conditions
analitiques qui expriment
leparallélisme,
soit de’deux droites ,
soit de deuxplans ,
soit d’une droite et d’unplan,
étant
indépendantes
desangles
que forment entre eux les axes descoordonnées,
nous ne nous arrêteronspas à
leur recherche.§.
VI. De laperpendicularité
de deuxplans.
Soient deux
plans passant
parl’origine ,
etayant respectivement
pour
équations
On
exprimera qu’ils
sontperpendiculaires
l’un à l’autre sil’on
ex-prime qu’une
droiteperpendiculaire
aupremier ,
se trouve sur lesecond. Ainsi,
par leprécédent § ,
on aura leséquations
Tom. IV.
I4
I02
SURFACES
Si l’on élimine a et b entre
elles,.
cdisparaîtra
delui-même,
etl’on
obtiendra ,
pour conditionde perpendicularité
des deuxplans (T), (T’) , l’équation suivante
§. VU. De la perpendicularité
de deuxdroites , et de l’angle qu’elles forment
entre elles.Soient deux droites
passant
parl’origine
etayant respectivement
pour
équations
On exprimera qu’elles
sontperpendiculaires
l’une àl’autre,
si l’onexprime qu’un plan
perpendiculaire à
lapremière,
contient laseconde ; ainsi , par, le
§. V ,
on aura leséquations
Si
l’on élimine A et B entreelles,
Cdisparaîtra
delui-même ;
et l’on
obtiendra,
pour condition deperpendicularité
des deux droites(V), (VI) , l’équation
suivanteDU SECOND ORDRE.
I03Généralement ,
onpeut
trouver le cosinus del’angle formé
par les deux droitescar, en
joignant
les extrémités des distancesr , rl
par unedroite ,
et
appelant B l’angle chercher
lalongueur
de cette droite aura d’uncôté pour
expression
et de
l’autre,
par le§. IV ,
ou, en
substituant,
égalant
donc cetteexpression
à lapremière,
etexprimant
que leurégalité
laisse r, r’ indéterminés etindépendans
on obtiendra d’abord les deux relationsdéjà
connueset ensuite la formule
Au moyen de cette formule il sera facile de
déterminer,
soit lesinus de
l’angle
de deuxdroites ,
soit les sinus et cosinus del’angle
de deux
plans ,
ou del’angle
d’une droite et d’unplan.
I04 SURFACES
§. VIII. Recherche des
diamètresprincipaux dans les surfacer
du
seconde ordre , rapportées
à des axesquelconques.
Reprenons l’équation générale
des surfaces du second ordre Nous avonsdéjà
dit que, pour passer dusystème
des coordonnées x ,r,
z ausystème
des coordonnéesx’ , y’, z’ , de
mêmeorigine
que
celui-là,
il fallait poseret
qu’alors
leséquations
des axes desx’ , y’ , z’ , rapportés
ausystème primitif,
étaientrespectivement
Si l’on substitue les
valeurs (2)
dansl’équation (i) ,
on obtiendraune
transformée ,
du mêmedegré en x’ , y’ , z’ ,
que l’on pourra ensuitesimplifier ,
endisposant
desquantités
arbitrairesqui
déter-minent les directions des nouveaux axes.
Faisant donc
disparaître
tousle$ rectangles des coordonnées,
nousaurons les
équations
Cela
posé ,
enéliminant a, b, c
entre leséquations (3)
etl’équa-
tion
(7) ,
on tombera surl’équation
d’unplan
tel que,
l’axe des xl y étantsitué,
d’une manièrequelconque ,
l’équation de la surface
du second ordre se trouveradélivrée du
termeDU SECOND ORDRE.
I05en xt zl.
Pareillement si,
entre leséquations (4) et (6),
on éliminea’ , b’ , c’ ,
on obtiendral’équation
d’unplan
tel que , l’axe des y y étantsitué ,
d’une manièrequelconque, l’équation
de cette surfacese trouvera délivrée du terme en
03B3’z’. Mais,
par la forme deséquations (3), (4), (6) , (7),
ces deuxplans
doivent seconfondre ; donc ,
en écrivant seulement leséquations (6) , (7),
on aura , pourun axe
quelconque des zl
unplan unique
desmlyl
tel quel’équation transformée ,
enx’, y’, z’ ,
se trouveraprivée ,
a lafois ,
desrectangles x’z’ , y’z’ ;
et , comme il esttoujours facile ,
l’axe desZl étant constant , ainsi que le
plan
desx’y’,
de donner aux axesdes
et desyI
des directions telles que le troisièmerectangle x’y’
disparaisse aussi ;
il s’ensuitqu’il y
a une infinité desystèmes
d’axestransformés pour
lesquels l’équation générale
des surfaces du second ordreprend
la formeplus simple
Parmi tous les
systèmes
d’axes pourlesquels l’équation prend
cette
forme ,
il n’en estgénéralement qu’un
seulqui
soit rectan-gulaire.
Eneffet, assujétissons
la droite(5) à
êtreperpendiculaire
au
plan (g) ;
enemployant
leséquations (Q)
du§. V ,
noustrouverons
Si l’on
procède
à l’élimination dea" c"
entre ces deuxéquations ,
on
parviendra ,
endéfinitif ,
a deuxéquations
de la formeI06
SURFACES
dans
lesquelles M, M’
renfermeronta" c", mais où
N, N’, N",
N"’ ne seront fonctions que
de 03B1 ,
03B2 , y et des coefficiens del’équation (i).
Or ,
comme touteéquation
du troisièmedegré
atoujours
au moinsune racine
réelle,
il s’ensuitqu’il existe ,
pour toutes les surfaces du secondordre ,
un axedes zl , perpendiculaire
à unplan
desx’y’ ,
de manière quel’équation générale
de ces surfaces ne renfermeplus
lesrectangles x’z’, y’z’ ;
et, comme onpeut toujours
chasserle
rectangle x’y’ qui
reste encore dansl’équation ,
on en conclutque,
non seulement on trouve un axedes
,perpendiculaire
auplan
desxlyl , qui prive
la nouvelleéquation
desrectangles x’z’, y’z’ ,
mais encorequ’il
existe un axe desx’ , perpendiculaire
auplan
desy’z’ ,
et un axe desy’, perpendiculaire
auplan
desx’z’, jouissant
des mêmespropriétés. Or ,
si l’on écrit que l’axe(4)
desy’
estperpendiculaire
auplan
qui
contient les axes des x’ etz’ ,
onparviendra
aux mêmeséqua-
tions
(I I),
en ychangeant a", b",
c" enal bl , c’ ;
d’où ilsuit que les
équations (I I)
déterminentb’ c’
Pta’ c’
en mêmetemps
que c",c" ;
onprouvera
de mêmeque
le troisièmesystème
deracines,
tiré deséquations (I2), est -
eta c.
Il résulte de ce
qui précède
que , dans le cas où les axesqui doivent priver l’équation
de la surface des troisrectangles x’y’, y’z’ ,
z’x’doivent être
rectangulaires,
leur direction est absolument déterminéeet
unique ,
etqu’alors
les coefficiens del’équation (I0)
sont réelset déterminés.
Il reste
présentement
à faireconnaître,
pour les surfaces dusecond ordre
qui
ont un centre,l’équation qui
détermine les gran-deurs
des diamètresprincipaux.
La chose se réduit à calculer lesDU SECOND ORDRE.
I07coeniclens
P, P’,
P" del’équation (10).
A ceteffet,
écrivons lesrésultats des substitutions des valeurs
(2)
dansInéquation (I),
enayant égard
auxéquations (6), (7), (8) ;
nous trouveronset partant
si donc on élimine
aIl, b", c"
deséquations (II), (13)
et del’équation
de relation forméed’après l’équation (S)
du§. V ,
ontrouvera
l’équation qui
doit déterminerP"; mais ,
comme ceséquations ,
ont
lieu
, de la mêmemanière,
enchangeant a", b", c",
P" ena’, b’, c,
P’ ou ena, b, c, P ,
il s’ensuit queP, P’ ,
P" sont donnés par une mêmeéquation
du troisièmedegré.
Il
s’agit
donc actuellement d’effectuer le calculqui
vient d’êtreindiqué ;
maisauparavant débarrassons
a,b, c
des accensqui
lesaffectent dans les
équations (II)
et(13),
etjoignons-y l’équation (S),
cequi
donneraPosons ensuite
les trois
premières
deviendront alorsI08 SURFACES
Si l’on chasse successivement de ces
équations
deux des troisquan.
tités
L, LI , LII ,
en ayantégard
àl’équation (I7),
ilviendra
et,
encomparant
auxéquations (I8)
Eliminant a
etb , entre
ceséquations, c disparaîtra
delui-même;
et il viendra
ou, en
développant
et ordonnantet
les quantité a c , b c seront déterminées par les équations
(P-A)
DU SECOND ORDRE.
I09Si l’on
joint
à ces deuxéquations l’équation (17),
on aura tout cequ’il
faut pourdeterminer a, b, c ;
etpartant,
on pourracalculer,
dans
l’équation (i o),
lescoefficiens Q, Q’, Qll.
Il est maintenant facile de conclure des
équations précédentes , quelles
modifications il faut yapporter ,
pourqu’elles
fassent con-naître les
grandeurs
des diamètresprincipaux
dans les surfaces du second ordrequi
ont un centre. On sait en effet que, pour cessurfaces ,
si l’ontransporte l’origine
des coordonnées au centre , lestermes affectés des
premières puissances
de x, y, zdisparaissent
de son
équation. Ainsi , l’équation (1), après
y avoir faitdisparaître
les
premières puissances
de x, r, z, deviendrad’où il suit que
l’équation (10) prendra
la formeReprésentant
donc par T2 lequarré
d’un demi-diamètreprincipal
on aura
T2=H P,
d’oùP=H T2;
substituant cette valeur de Pdans
les
équations (22) et (23) ,
on trouvera leséquations qui
déterminent la situation et lagrandeur
des diamètresprincipaux.
On doitobserver,
au
surplus,
quel’équation qui
a pour racines les trois valeurs de T2 a nécessairemeut ses racinesreelles ,
comme nous l’avonsdéjà démontré ,
en fasant voir queP, P’,
P" sont desquantités
réelles.Nous discuterons ici
quatre
cas différens des surfaces du second ordre, Premier cas. Sil’equation (22)
n’a aucune racinenulle ,
onTom. IV. I5
II0
SURFACES
pourra
toujours
fairedisparaître
lespremières puissances
de x, y , z,dans
l’équation (I),
et parconséquent
réduirel’équation (I0)
à laforme
donc l.ft on aura
l’elliposoïde,
unpoint
ou une surfaceimaginaire ’ lorsque
les racines deF équation (22)
seront toutes de mêmesigne.
2.° On obtiendra les
hyperboloïdes
à une ou à deux nappes,ou une
surface conique, lorsque
les racines del’équation (21)
neseront pas toutes de mêmes
signes.
Deuxième cas.
Supposons
quel’équation (22)
ait une seule racinenulle ; l’équation (I0) prend
alors la formedonc I.° on aura
le paraboloïde elliptique,
ou une surfaceimagi- naire, lorsque
les deux racines del’équation (22)
seront de mêmesigne,
sans queQ"
soit zéro.2.0 On aura le
paraboloïde hyperbolique
ou lesystème
de deuxplans, lorsque
les deux seules racineseffectives
del’équation (2’2)
seront de
signes
contraires.3.° Dans le cas
particulier
ouQ"=o, quels
que soient d’ailleurs lessignes
des deux racines effectives del’équation (22)’
la surfaceest un
cylindre ;
or, commel’équation Q"=o
estsatisfaite ,
lors-qu’en particulier
on aA"=o, B"=o, C"=o;
il s’ensuitque
l’équation
suffit
pourexprimer
que la surfacereprésentée
parl’équation
est
cylindrique.
Il estremarquable
que cetteéquation
de conditionest
indépendante de 03B1,
03B2, y.Troisième cas. Si deux des racines de
l’équation (22)
sontnulles,
l’équation (10) prendra
la formeDU SECOND ORDRE.
IIIelle
représente
une surfacecylindrique ;
deuxplans parallèles
ou uresurface
imaginaire.
Quatrième
cas.Supposons
I.°due la
surface(I)
soitspllériqur;
il y a alors une infinité de
systèmes
de diamètresprincipaux ; et,
comme les
équations
d’un diamètreprincipal
sontil s’ensuit
que a, b, c
serontquelconques. Exprimant
donc que leséquations (21) laissent a, b, c indcterminés ,
on aura2.0
Supposons
que la surface soitsimplement
de révolution autourde l’un des axes, alors les
équations (21)
devront être les mêmesà un facteur
près ;
d’où l’on déduira leséquations
on trouvera la racine P commune à ces
équations
par la théoriedu
plus grand
commun diviseur.Égalant
ensuite les valeurs deP,
on aura deux
équations
decondition, qui exprimeront ,
si elles ontlieu ,
que la surfaceproposée
du second ordre est de révolutionautour d’un axe.
On obtient aussi
l’équation
duplan qui
coupe la surface de ré- solution suivant uncercle ,
enéliminant a, b, c
entre leséquations
(3)
et l’une deséquations (2I) ;
on a pour résultat Pour donner unexemple
de cettethéorie ,
supposons leséquations (24)
et(25)
deviendrontII2
SURFACES
égalant
lesvaleurs
deP,
deux àdeux ,
onobtiendra
leséquations
dont deux
comportent
la troisième. Ellesexpriment
quel’équation (i) appartient
à une surface de révolution.L’équation (22) devient,
etivertu des
équations (26)
Il
nous resterait à examiner cequi
arrive dans cesrésultats, lorsque
un , deux ou trois
rectangles
des coordonnéesmanquent
dansl’équa-
tion
(i) ;
mais nous renvoyons, pour cetobjet,
à notre mémoirequi
traite de ces mêmes
équations ( page I44 du 2.e volume
des Annales deMathématiques. )
On
peut
déduire des théoriesprécédentes
d’autresconséquences très-importantes ; ainsi ,
parexemple ,
on démontretrès-facilement,
au moyen de
l’équation (22),
trois théorèmesprincipaux
sur lessurfaces du second
ordre (
voyez, pour cetobjet,
un mémoire deM. Bérard ,
page io5 du 3.e volume des Annales deMathématiques ).
Nous discuterons seulement le cas
particulier
où les surfaces dusecond
ordredégénèrent
en deuxplans parallèles,
etégalement
distansde l’origine
des coordonnées.L’équation
’Prend
alors la formeet
l’équation
en T2devient
DU SECOND ORDRE.
II3Cette
équation
donne lalongueur
d’uneperpendiculaire
abaissée del’origine
des coordonnées sur leplan
et elle coincide
parfaitement
avecl’équation (R)
du§.
V.Nous
terminerons,
sur cettethéorie,
enobservant
que la méthode que nous avonsemployée,
pour les surfaces du secondordre ,
estexactement
applicable
auxlignes
du mêmeordre , rapportées
à unsystème primitif quelconque
de coordonnées. Mais onpeut ,
pources
lignes ,
obtenir de suitel’équation qui
détermine lesquarrés
desdemi-diamètres
principaux.
Eneffet ,
soitposée l’équatiga
et soit 03B3=mx celle d’un diamètre de la courbe. Si l’on cherche l’intersection du diamètre avec la
courbe , puis
la distance r del’origine à
cepoint d’intersection ,
en serappelant
la formuleon aura
l’équation
ou
qui
sera tellequ’en
donnant unevaleur
à r, il en résulteradeux
valeurs
correspondantes
pour m ;c’est-à-dire ,
que ,généralement,
il existe
toujours
deux diamètres de mêmelongueur qui
ont des direc- tions différentes. Si maintenant on suppose que rdésigne
la lon-gueur d’un
demi-diamètre principal ,
alors les deux diamètreségaux
qui répondront
àcette hypothèse
seconfondront
en unseul ;
lesrâleurs correspondantes
de m devront donc êtreégales. Écrivant donq
II4 SURFACES
DU SECONDORDRE.
la condition
d’égalité
des racines del’équation
en m , on trouveraque les
quarrés
deslongueurs
desdemi-diamètres principaux
sontdéterminés par
l’équation
De semblables considérations
pourraient
êtreappliquées
à la recherchedes
longueurs
des diamètresprincipaux ,
dans les surfaces dusecond
ordre
qui
ont un centre.Généralement ,
onpeut parvenir
auxéquations qui
déterminent les diamètresprincipaux ,
soit dans leslignes
soit dans les surfaces du secondordre
, enpartant
d’unepropriété quelconque qui
nepuisse
convenir
qu’à
euxseuls ;
ainsi lapropriété
des maximis et minimis dont ilsjouissent
exclusivement seprête
très-aisément à cet usage,et c’est
d’elle ,
eneffet ,
que M. Bérard estparti ,
pourparvenir
aux formules dont la recherche a fait le
sujet du présent
rnémoireet de l’autre que nous avons
déjà rappelé. Mais ,
nous ferons à cesujet
la remarque que voici : c’est que , comme on ne démontre lespropriétés
deslignes
et surfaces dit secondordre,
relatives à leurs diamètresprincipaux , qu’après
avoir ramené leurséquations
aux formes
respectives
il s’ensuit
qu’on
nepeut employer
cespropriétés,
dans larecherche
de
P, P’, P" , qu’après
avoirdémontré, a priori ,
queces
équations donnent
toutes leslignes
et surfaces de cet ordrequi
ontun centre. Les démonstrations des mêmes
formules,
par MM.Monge
et
Hachette , qui
se trouvent dans laCorrespondance
sur l’écolepolytechnique (
2.evol. ,
n.°5 , janvier I8I2),
sont aussisujettes
aux mêmes mconvéniens. Il me
parait
doncplus
convenable etplus
direct
d’établir drabord,
par la transformation descoordonnées , les équations qui
font connaître la situation et lagrandeur
des demi-diamètres
principaux ;
et c’est ce quej’ai
cherché àfaire ,
dansce