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Sur la distribution des rayons Röntgen émis par un tube focus

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HAL Id: jpa-00242385

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242385

Submitted on 1 Jan 1910

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focus

G.W.C. Kaye

To cite this version:

G.W.C. Kaye. Sur la distribution des rayons Röntgen émis par un tube focus. Radium (Paris), 1910,

7 (1), pp.14-17. �10.1051/radium:019100070101401�. �jpa-00242385�

(2)

Cette valeur est en bon accord avec celle qu ont

trompe Rutherford et Geiger, par énumération

électrique des particules x du radium Cet mesure

directe des charges qu’elles transportent dans le vide.

Les deux zéries de mesures de n utherford et Geiger

donnent pour e les valeurs i.1; et 1,7. en moyenne 4.65 La valeur que- j’ai trouvée est encore en bon accord avec celle que Planck a calculée a partir des

constantes du rayonnement : e = 4,69.10-10 U.E. S.

L’erreur possible du nombre donné ci-dessus est la

somme de celles des énumérations et des mesures du courant dans le vide. La mesure du courant doit être exacte à 1 pour 1 no près environ. Pour les énuméra- tions s*iiitroduit 1 incertitude due aux variations

spontanées de la radioactivité. Comme la mesure du

courant a ,’té faite peu de temps avant la série d’énu-

inératioiis du 17 juin 1909. ce sont les erreurs de

cette dernière qui sont les plus importantes. L’écart

moyeu sur 8000 particules est de 1,1 pour 100. L’er-

renr réelle peut être naturellement plus grande: il

est donc difficile de fixer une limite d’erreur possible.

La-dessus viennent s’ajouter les erreurs subjectives pendant l’énumération. Celles-ci semiblent ètre infé- rieures il 1 pour 100. Un peut donc évaluer l’exacti- tude de la valeur de la charge élémentaire a 5 pour

100 environ. Le nombre N de molécules contenues dans 1 centimètre cube de gaz sous les conditions normales est, d’après la valeur de la charge ato- mique1:

N=2,70.1019

[Traduit et (,,Ntrait Pal’ E. BAUER ]2.

[Reçu le 23 décembre 1909].,

Sur la distribution des rayons Röntgen émis par un tube focus

Par G. W. C. KAYE [Trinity College, Cambridge.]3

Ce mémoire est l’exposé de quelques expériences préliminaires sur la distribution des rayons Röntgen, produits dans les conditions d’un tube focus moderne.

Ces expériences ont été entreprises au commencement de l’année 1909 et sont actflellemellt en cours d’exé-

cution, mais il a paru utile de présenter les résultats

déjà acquis pour les raisons qui vont suivre.

La distribution des rayons X au moment oit ils éma- nent de leur source, a attiré l’attention, même dans les

cas des formes les plus primitiBes des tubes de

Rontgen, dans lesquelles ces rayons étaient produits

par le choc des rayons cathodiques contre les parois

de Bcrre du tube. J..1. Thomson1 a remarqué que, dans ce cas, il avait plus de ravonsX correspondant

a une émission normale qu’il une ëlllission oblique; il

a expliqué cc fait par l’absorption et ranaiblissement

plus grands des rayons obliques qui ont un plus long

parcours dans le verre.

J.J. Thomson a montré de plus, en se servant d’une pellicule photographique hémisphérique, que le choc des rayons cathodiques contre un obstacle plan faisant

43 avec le faisceau, s’accompagne d’une émission de

rayons a peu près uniforme dans toutes les directions

jusqu’à ce qu’on arrive au voisinage du plan du plateau.

S. P. Thompson 2 a observe aussi en 1897 que l’in-

naturalle , deux valeurs

un peu La valeur moyenne

e =4.69 ne du nomebre adopte

ci-

dessus.

1. Conduction et Gases 2 Ld. p. 646.

2. THOMPSON. Phil. 1 . 190 1907

471.

leiisité reste à peu près uniforme jusqu’à un certain angle rasant elle s’annule brusquement. Canipbell

Swinton 1 a observé, avec une anticathode inclinée a 45° sur le faisceau cathodique, que les rayons incidents nornmtlx sont plus aptes a produire des

rayons Uôntgen que les rayons obliques.

Les résultats de Swinton avec les rayons X et les

rayons cathodiques réfléchis peuvent se résumer ainsi : lorsque l’angle d’incidence des rayons cathodiques diminue, la production de rayons X s’accroît, le nombre des rayons cathodiques réfléchis diminue et la

charge (négative) reçue par l’anticathode s’accroît5.

Il reste à noter au sujet de la distribution des rayons

X les deux résultats suivants : Ham6 et Bordier 7

ont montre indépendamment l’un de l’autre qu’il y a

une absence complète d’uniformité dans la distribution des rayons émis par un tube focus du type ordinaire.

Dans un plan déterminé par le faisceau cathodique et

la normale à l’anticathode, l’illtensité est maximum dans une direction faisant un angle de 60° avec la

1 En admettant pour la charge d’un ion-gramme monula

tcnt : 96580 coulombs.

2. Mémoire presente a la Koniglich Preussichen Akademie

cleu le ’22 juillet 1904.

3. Travail présenté à la noyai Society of London le 9 Dé- cembre 1009: communique par )1. J. J. Thomson.

4. SWINTON. Roy. Soc. Proc., 63 1898 432.

5. Pour des angles d’incidence supérieure il 50° l’anticathode charge positive.

7. HAM. Amer. Assoc. Adv. Science, Janvier 1908.

7. BORDIER. Archives Electr. Medicale. 16 1908 299.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:019100070101401

(3)

norlnale et diminue brusquement suivant une loi cosi-

nnsoïdale a partir de cette direction 1.

Le tube Il(-’)ntgeii. dans lequel les ravins cathodiques

,ont dirigés sur une anticathode inclinée à 43°

sur le faisceau, a été introduit par Jackson et est devenu le modèle universel. Il a réalise un tel progrès

sur ses prédécesseurs (dans lesquels les parois agis-

saient comme anticathode) que beaucoup de ses incon-

vénients n’ont pas été examinés suffisamment.

1° L’obliquité de l’anticathode sur le faisceau catlio-

dique tend à accroître la surface d’émission des

ravons X. L’étude photographique a montré que plus

celle surface est petite, mieux défini est le faisceau de rayons X;

20 Dans la plupart des cas il n’est pas possible de supprimer entièrement avec un tube fonctionnant

sur bobine, les courants inverses nuisibles. En tenant

compte de la disposition de l’anticathode, on voit que le faisceau des rayons cathodiques, qui pendant la phase inverse part de l’anticathode, rencontre le

verre et augmente considérablement le danger d’une

étincelle perçant le tube.

On peut remédier à ces deux inconvénients en

faisant tourner l’allticathode de 45°, jusqu’à la

rendre parallèle à la cathode. De plus, on se trouve

dans le cas de l’incidence normale pour les rayons

cathodiques. Il reste il vérifier le fait expérimentale-

mellt et à voir si par suite de cette modificatioii ils a

perte on gain au point de vue de l’efficacité du rayon- nement.

Appareil.

La figure 1 représente un tube de Röntgen con-

struit dans ce but. L’anticathode (en platine) est

montée sur un pivot

et peut tourner autour d’un axe yertical, grâce à un dispositif magnétique que l’on

comprend facilement par l’examen de la l’il petit trou, ménagé dans LIll écran

de plomb, ii la hau-

leur du plan horizon-

tal passant par le., centres de l’antica- thodc et de la cathode

concave, permet lac-

cès d’un faisceau de rayons X d’environ

3 degres dans une chambre d’ionisation. Le tube pouvant tourner autour du joint J. une utile chambre d’ionisation suffit pour la mesure de l’intensité des rayons X dans mi azimut

1. RAYE. Rayons de Science Progrès, Octobre 1890.

quelconque. Ces mesures ont été faites avec nn t’lec-

troscope Wilson étalonné. eti tenant compte des con- ditions habituelles d’isolement et de protection. Un

tube ii charbon entouré d’air liquide pouvait être relié

ti l’ampoule par un tube capillaire. Grâce a cefite disposition, il était possible de maintenir Il pression

très constante pendant un temps considérable.

La décharge était produite par une bobine d’induc- tion, et le potentiel iiiesiiré par la longueur (entre

deux sphères polies) de l’étincelle alternatif. L’anti- cathode, a terre, était reliée métalliquement à l’anode.

L’exan1en ultérieur de la paroi du tube a montre (lu"elle était d’une upaisscur uniforme (d’environ

(t,0o cm.), cc qui a facilite la réduction des obser- vations.

Résultats.

Un accident arrivé au tube a arrête momentané- ment les opérations, mais quelques-uns des résultats obtenus sont intéressants à noter.

J’ai d’abord examiné le cas de l’incidence normale des rayons cathodiques avec une anticathode épaisse.

FIG. 2-Anticathode épaisse de Pt; long d’étincelle 8 mms, sans écran Fig. 2.

La figure 2 montre aisément la distribution des rayons X, la longueur du rayon Becteur dans une

direction quelconque étant proportionnelle à 1 inten-

sité dans cette direction. Une région de ’20 degrés de chaque côté de la normale n’a pu être explorée par suite delà présence delà cathode. On voit que, pour recueilhr les plus fortes intensités du rayonnement

dans un tube dispose comme celui-ci, il ne faut pas

dépasser un angle de 30 degrés de part et d’a u trp de la normale à l’anticathode: il y a une chute impor-

tante de l’intensité quand on s’approche de l’angle

rayant. Lorsque le tube est durci et que des rayons

cathodiques plus rapides bombardent l’anticathode,

la chute dt. l’intensité e....t moins prononcée, ce qui s’explique d’ailleurs par l’absorption moindre des

rayons obliques.

J’ai l’intention d’obtenir des couleurs analoques pour

des antiathodes très minces dans lesquelles la dis-

persion des rayons cathodiques peut ne pas être com-

plète. La distribution des rayons X émis dans ces

(4)

conditions donnera des résultats très intéressants1.

J’ai obtenu les courbes de distribution correspon- dantt· pour des positions obliques de l’anticathode.

La figure 3 représente les résultats obtenus dans l’un de ces cas. La distribution des rayons mous n’est pas

Fig. 3.

tout à fait sBmétrique autour de l’anticathodes, ce qui

est probablement du a un manque d’uniformité dans l’épaisse jr de l’ampoule. On obtient une distribution

plus uniforme quand on arrête les rayons mous par

un écran et ne considère que les rayons durs. (tn a donné la valeur 100 à l’intensité maxima pour les rayons mous et durs. Comme précédemment, plus le

tube est dur. plus la chute de l’intensité est brusque quand on approche du plan de 1 anticathode, quoique

cettechute lie soit pas aussi brusque que l’ont dit certains expérimentateurs d’après les expériences de

fluorescence.

On pourrait peut-être dire que, dans les cas d’inci- dence oblique, il existe évidemment une région d’in-

tensité maximum, située généralement aux environs

de l’angle de réflexion spéculaire des rayons catho-

diques. Pourtant je n’insisterai pas sur ce point avant

d’avoir obtenu tin plus grand nombre de courbes:

dans la figure 3, par exemple, le maximum qui sem-

blerait devoir ètre rencontré, pour les rayons durs, à

environ 1;, degrés de la normale, n’est pas mar-

qué.

On peut remarquer, avec la même réserve, que dans le cas de l’incidence normale, une intensité maxima semble exister à un angle d’environ 33 degrés de chaque côté de la normale. Sans doute. une telle

réflexion spéculaires quelconque serait plus prononcée

avec une anticathode d’aluminium. Je rappelle cc- point: Campbell Swinton2 a montré que les rayons

cathodiques peuvent en partie subir une réflexion régulière, et puique le choc des rayons refléchis

centre les parois de Verre engendre les rayons X.

l’excès de rayons dans une telle direction aurait dans tous les une exptication partielle.

J’ai montré dans une note présentée it la Société 1. The emission of Rays from thin Metallic

Octobre 1909.

64 1898. 317.

Royale 1 que les rayons Rôntgen d’une anticathode

quelconque peuvent se diviser en deux groupes, l’un

qui est homogène, et l’autre qui ne l’est pas. La por- tion homogène (rayonnement mou), est caractéristique

du radiateur. la dureté du rayonnement dépendant du poids atomique de rnnticathode, c’t un peu seulement (te la dureté du tube : le coefficient d’absorption est

en accord avec celui de la radiation Rôntgen secon-

daire lioiiiogène du métal. La qualité de la portion hétérogène et dure ne dépend pas du radiateur mais seulement du tube : l’intensité est proportionnelle au poids atomique. Si le tube est suffisamment I110U,

presque toiite la radiation est homogène. Il serait

intéressant de rechercher l’effet sur la distribution

lorsque le tube est durci et (pic le faisceau de rayons

a due nature.

Obliquité de l’anticathode.

-

La dureté et l’intensité des rayoiis X (pour la direc-

tion lu plus favorable dans chaque cas) ont été

trouvés, pour une très longue série de mesures, indépendantes de l’obliquité de l’anticathode de pla-

tine. Dans quelques cas, la condition d incidence nor-

male a donné les résultats les plus avantageux, mais

la supériorité n’était pas grande. La fluorescence de

l’ampoule, qui est due aux rayons cathodiques secon-

daires de l’anticathode croissait d’une façon très mar- quée et très frappante, à mesure que l’écart par rap- port al 1 incidence normale devenait plus grand, mais

les rayons X n’ont pas manifesté une variation cor-

respondante.

La position à lt5(’, universellement employée dans

les tubes focus modernes, ne présente donc aucun avan-

tage de plus que toute autre position. En effet, l’inci-

dence normale des rayons cathodiques est préférable puisqu’elle répond aux objections dont j’ai précédem-

ment parlé. Bien plus, les effets désastreux des cou-

rants inverse peuvent, avec une incidence normale,

ètre complètement supprimés, par l’emploi d’ unc

anticathode très concave. Le faisceau inverse des rayons cathodiques venant de l’anticathode seritit alors reçu entièrement par la cathode et le faisceau de rayons X pourrait être limité à la zone d’intensité maximum.

Je viens d’apprendre que MM. Müller de Hambourg,

viennent de taire un nouveau tube

-

le tube focus central

-

dans lequel la condition d’incidence nor- lllale est satisfaite. Il n’v a pas de doute qu’un tel

tube sera reconnu meilleur que le modèle ordinaire et aura une importance commerciale considérable.

Je ne vois pas d’autres bonnes raisons à cette pra-

tique invariable de mettre une anode en aluminium dans un tube de Röntgen que de réduire l’émission de l’anticatbode qui a lieu avec les courants inverses.

1. K. Phil Trans. A. 209 tu08) 123.

(5)

Il est tout a fait probable, pourtant, qu’avec une in-

cidence normale et une anticathode en forme de

sphère, la présence d*une anode deviendrait tout à f’ait inutile, car presque tout le niétal émis se dépo-

serait sur la cathode, uil il ne présenterait aucun in-

convénient. L’absence d anode aurait l’avantage de simplifier la construction du tube.

Le tube â rayons X modèle devrait avoir une ca-

thode concave en aluminium, ou mieux en tantale

(cathode refroidie d’une façon quelconque) faisant face

parallèlement a une sphère de métal dense ou à une

anticathode de tantale. Le refroidissement de la cathode diminue la tendance au durcissement dn tube par l’usage. De plus, le tantale a un point de fusion très élevé et n’a pratiquement pas d’émission. Je remercie MM. J. J. Thomson et W.I1. Bragg pour l’in-

térêt qu’ils ont porté a ce travail.

[Reçu le 20 décembre 1 ÛO!J J.

Chaleur développée pendant l’absorption

de l’électricíté par les métaux 1

Par O. W. RICHARDSON et H. L. COOKE [Laboratoire de Physique, Princeton University.]

En 19012, l’un de nous a montré que les phéno-

mènes accompagnant l’émission d’électricité negative

par les corps chauds pouvaient s’expliquer par l’hypo-

thèse que les électrons clui, dans la théorie électro-

nique de la conductibilité métallique, se meuvent

librement à 1’íntérieur du métal, atteignent aux tem- pératures élerécs une énergie cinétique suffisante

pour leur permeltre de vaincre les forces qui les main-

tiennent á l’intérieur du métal et peuvent ainsi s’échapper. En étudian t la façon dont varie 1e cou-

rant thermionique avec la température du métal,

on a pu calculer la différence des énergies potentielles

relatives d’un électron à l’extérieur et à l’intérieur du métal. Quelque temps après, on a pu montrer3 que l’existence de cette dífférence entre les énergies potcn- tielles implique une perte d’énergie thermique pour 1a . substance, quand les électrons s’en échappent, et

établir que cet effet doit Croître très rapidement avec

la température, à tel point qu’à des températures

suffisamment élcvées, la perte d’énergie relative à ce

phénomène serait plus grande que ccllc qui provient

de la radiation thermique. Un effet de cette nature a

récemment été découvert par Wehnelt et Jentzsch k.

Une autre conséquence de l’existence de ccttc diffé-

rence d’énergic potentielle consiste en ce que le pas-

sage d’électrons, ayant une énergie cinétique négli- geable, à l’intérieur d’un Illettll, doit s’accompagner

d’une quantité de chaleur égale à la différence d’énergie potentielle relative à chaque électron, multipliée par le nombre d’électrons pénétrant dans le métal. Les

expéríences que nous avons faites montrent que cet effet existe et c!u’í1 est de 1’ordre de grandeur prevu.

La méthode consiste à forcer le· électrons, émis par

1. RICHARDSON. O. W., Camb. Phil. Proc. f . , if (1901) 286.

2. RICHARDSON ,ci. tc.. Plut. Trans., A. 201. 497.

3. WEHNEET et Ann. des Phys., IV-28. 337

deux filaments d’osmium portés à haute température,

á s’écouler sur un grillage E’.n fil tin de l)latlIlc, ser-

vant de bolomètre et placé dans un bras d’uu pont double de Wheatstone. La disposition de ce pont double permcttait d’obtenir l’équilibre du galvano-

mètre dans chaclue expérience lorsqu’un courant ther- mionique parcourait le bolomètre. La variation de la résistance du Ilolomètre par unité de courant ther-

mionique était mésurée pour dítférents voltages main-

tenus entre celui-ci et les extrémités négatives des

filaments.

Pour étalonner lc 11o1ométrc on y produisait une

variation comme de courant, et on mcsuraít la varia- tion correspondante de résistance due à l’échauffe- ment. On pouvait alors exprimer l’énergie reçue par le bolomètre pour l’unité de Coll1’aI)t thermionique,

en fonction de la chute de potentiel à laquelle les

électrons sont soumis pour produire l’effet observé.

La valeur obtcnue était désingnée par « effet en volt »

.

Si 1’on porte en ordonnées l’effet en volt E. et en

abscisses 1e potentíel négatif a l’extrémité négative du

filament, la courbe représentative de la relation entre

ccs deux grandeurs est sensiblement une droite. Cette courbe, cependant, ne coupe pas l’axe des ordonnées

aill point E=0, mais au voisinage de L

qui monte que quand les électrons ne sont soumis à

aucune différence dc potentiel dans un champ, ils peuvent encore produire un effet calorifique équiva-

lent à celui qui existerait s’ils énergie correspondent à une différent

d’environ 3 volts. Comme Richardson

montré que l’énergie cinétique naturelle avec laquelle

les thermions sont émis ne correspond environ qu’à

1 30 de volt, u faut conclure qu’il y a, au moment

1. Note publique dans 82 1910 278

2. RICHARDSON et B 16

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