Août 1970 25e année No 273 Fr. 1.50 FRIBOURG
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REFLETS FRIBOURGEOS 25e année Août 1970
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No 273 Edition, impression, administration:
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1700 Fribourg Tél. (037) 2 75 75 Rédaction :
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Image de Fribourg en 2020. Cette photo pourrait ne pas être de la fiction si aucune solution d'urgence n'est envisagée pour enrayer rapidement l'empoisonnement progressif de l'air et des eaux. FI présente ce mois un premier dossier «SOS POL¬
LUTION», annonçant l'exposition SOS NATURE qui stationnera à Fribourg dès le 22 août prochain.
Photo Max Jendly
Memento des manifestations FRIBOURG-ILLUSTRE publie chaque mois
avec le gracieux concours de l'UFT et de la Société de Développement, la liste des prin¬
cipales manifestations, annoncées suffisam¬
ment tôt. Les organisateurs sont priés de joindre Fr. 5.— en timbres-poste, pour la
couverture des frais d'administration. Der¬
nier délai pour la remise des manuscrits:
le 1er jour du mois précédant celui au cours duquel FRIBOURG-ILLUSTRE parait. Les envois sont à adresser à la rédaction du jour¬
nal.
FRIBOURG
22 août Université
Ouvert de 9 à 12 h. et de 14 à 17 h. Mercredi, prolonga¬
tion de 20 à 22 h.
Congrès
Quartier de l'Auge
Exposition «SOS NATURE», par le Musée d'Histoire naturelle
10, 11, 12 septembre 12 septembre CHARMEY 6 septembre
CHATEL-ST-DENIS 29 et 30 août
13 septembre
EPAGNY/GRUYERES
30 août Aéro-Club-Gruyère MORAT
19 août 22, 23 août 25 août
TOUTE L'ANNEE:
FRIBOURG
BULLE ESTAVAYER GRUYERES
Promenadenkonzert Strandfest
Promenadenkonzert
Congrès de la Sté Forestière Suisse
Les 12 heures de l'Auge, course de tandems 3e Tir des Dents-Vertes sur l'alpage de Vounetz Marche du quart d'heure vaudois en faveur du Terrain de sport
Course de côte Châtel-St-Denis/Les Paccots 50e anniversaire de la mort de Léon Progin, sgt aviateur. Matin: cérémonie à Bulle, jardin anglais. Après-midi: aérodrome, meeting d'avia¬
tion
Jodlerklub u. Trachtengruppe Bodenmünsi Stadtmusik Murten
Stadtmusik Murten
Musée d'histoire naturelle ouvert de 9 à 12 h. et de 14 à 17 h. (sauf jeudi et dimanche matin et le samedi toute la journée) Dancings FOUJI-YAMA, Pérolles 1
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Musée gruérien fermé le lundi et le dimanche matin Musée historique et folklorique
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Enfants accompagnés, admis dès 6 ans.
Concours FI: Va et découvre ton pays Le premier volet de notre concours VA ET
DECOUVRE TON PAYS a suscité un grand inté¬
rêt auprès de nos lecteurs et nous remercions le grand nombre d'entre eux qui nous ont envoyé des réponses plus ou moins précises. La place nous manque pour les citer tous; nous nous bor¬
nerons à mentionner les premiers envois reçus:
MM. S. Morand, Genève; J. Jonin, Fribourg;
H. Clément, Fribourg; Anne Demierre,
Mézières (FR); G. Cotting, Fribourg.
Quant à la photo même, il s'agit des ruines des anciennes constructions situées sur un îlot de la Sarine, au barrage de la Maigrauge; ces bâtiments servaient de supports pour le transport de force par câble à Pérolles.
Attention, le mois prochain, nouveau volet VA ET DECOUVRE TON PAYS.
La société «Centre de sports et de loisirs Charmey SA» en formation, lance une souscription de Fr. 1 250 000. — destinée au financement de la première étape de son complexe. Celle-ci représente la construction d'une piscine couverte et chauffée, exploitée toute l'année, com¬
prenant un bassin de 25 m x 12,5 m, un bassin pour enfants, un solarium, une buvette, une grande pelouse et un important parking.
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Fribourg
Crédit Agricole et Industriel de la Broyé, Estavayer-le-Lac
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Photo Max Jendly - FI
La fête du 1er Août :
Le repos du guerrier
EDITORIAL
Comme chaque année, la fête du 1er août a fait vibrer l'âme patriote de nombreux Fribourgeois.
Les feux se sont allumés, les discours ont fusé, les fusées ont fissuré le ciel ; bref, tout le monde était content.
Mais à Fribourg, un malaise a succédé à cet élan patriotique. Le Fribourgeois n'est pas aussi bor¬
né et réactionnaire qu'on le prétend, et les dis¬
cours auxquels il a eu droit ainsi que le «specta¬
cle» auquel il a assisté, lui ont donné un goût de Suisse moyen encrassé dans une orgie de tradi¬
tions engourdies. Quelque deux mois après l'ini¬
tiative Schwarzenbach au travers de laquelle le Suisse s'est montré étroit d'esprit, distant et mê¬
me médisant envers l'étranger, peut-on encore affirmer qu'il est heureux et qu'il apporte autour de lui-même joie et amour, d'une manière dés¬
intéressée? Les jeunes, ou du moins ceux qui savent le rester, veulent-ils vraiment remettre tout en question, «sans discernement»?
Faudra-t-il enfin éternellement s'en référer à Guillaume Tell pour étoffer un discours de 1er août traduisant une Suisse vaseuse? N'est- il pas plus prudent, à l'exemple de la manifesta¬
tion de l'an dernier en l'Auge, de présenter un dialogue ouvert, véritablement démocratique et résolument tourné vers demain?
Enfin, le feu d'artifice dont on peut affirmer qu'il n'avait d'égal que les allumettes de Bengale des enfants, pourrait aider à réduire l'inconscien¬
ce des gens qui, par dessus toutes les règles de sécurité, envoient à tort et à travers des fusées et autres engins tels que les «grenouilles» (dont on ferait mieux d'interdire la vente plutôt que l'utilisation!) à ras du public.
Le 1er août est en péril, du moins dans sa for¬
mule actuelle. N'a-t-on pas entendu dans le public des réflexions telles que: «Au vu de tout ça, on a envie d'émigrer.»
Symptomatique, non?
Max Jendly
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Demain, l'église du Schoenberg
Photos Max Jendly, Fl
Inquiétés par l'état dans lequel se trouvait la tour de la Basilique Notre-Dame à Fri- bourg, nous avions pris quelques photogra¬
phies dans le but d'en aviser les intéressés.
Notre surprise fut grande quand, quelques jours plus tard, nous vîmes la tour «scalpée»
de son clocher. Depuis, une explication très fouillée de Mgr Gérard Pfulg, parue dans un quotidien de la place, nous donnait une ré¬
ponse surprenante: on allait troquer le clo¬
cher ancien contre un modèle du 18e siècle, à l'image de celui de l'église de Bœsingen et d'après une gravure de cette époque, due à M. Pérignon. Choix heureux? Véritable re¬
tour aux sources? L'aventure du clocher de Notre-Dame^a très vite déclenché une polé¬
mique dans les milieux urbanistes qui se sont très violemment attaqués à ce qu'ils résu¬
ment par une «moyenne arithmétique des âges». Aux lecteurs de juger, à leur bien plaire.
On connaît les efforts soutenus de l'Asso¬
ciation pour la future paroisse du Schoenberg, qui organise depuis de nombreuses années des manifestations destinées à financer la tant attendue église de ce quartier.
Récemment, lors de sa désormais tradi¬
tionnelle kermesse, elle avait organisé une tombola dont le premier prix consistait en une voiture de tourisme; cette dernière re¬
vint, coïncidence heureuse, au chapelain de Tavel, M. l'abbé Winfried Bächler.
L'association avait tenu à convier la presse à la remise du véhicule à son heureux gagnant et nous pouvons ainsi présenter à nos lec¬
teurs, ci-dessous et de gauche à droite, M.
l'abbé Bächler, MM. Marcel von der Weid, caissier, Marius Dessibourg, membre du co¬
mité, Alphonse Stulz, secrétaire, Roland Galli,
Basilique Notre-Dame:
Quand passent les clochers...
Photos Max Jendly, Fl
« L'ancien clocher; les transforma¬
tions; ▼ la gravure de Pérignon, datée du 18e siècle, selon laquelle a été porté le choix du nouveau clocher.
membre du comité de la tombola, et Joseph Jungo, président de l'Association, accompa¬
gné de sa petite fille qui se prêta bien volon¬
tiers à cette remise.
Notre photo de droite: M. l'abbé Bächler reçoit des mains gracieuses de Mlle Baeriswyl, les clefs de la voiture et les fleurs d'usage.
Nous nous faisons bien volontiers le porte- parole de l'Association pour remercier ici tous ceux qui, sans cesse, font preuve de bon¬
ne volonté et de générosité à l'égard de la future paroisse du Schoenberg, besoin urgent de ce quartier en pleine expansion.
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Européade1970:
Sélection suisse dans notre canton
Du 19 au 31 juillet derniers a eu lieu, à Gandario (Espagne), l'«Européade 70» des détenteurs du brevet sportif européen. Sous l'égide du Conseil de l'Europe, cette manifes¬
tation a pour but d'amener les jeunes Euro¬
péens à mieux se connaître et à avoir des échanges authentiques. Cette année, l'Ecole fédérale de gymnastique et de sport (EFGS) à Macolin, chargée par le Département fédé¬
ral de l'Intérieur de former une équipe, a fait son choix dans le canton de Fribourg et c'est ainsi que 24 jeunes Fribourgeois et Fribour- geoises sont partis à Gandario présenter la Suisse en un programme de trois volets: le sport, l'activité intellectuelle et l'activité culturelle.
La partie sportive a été dirigée par Mlle Lucienne Garreau et M. Jean-Claude Chofflon alors que la chorégraphie a été assurée par M. Georges Gremaud, professeur d'art dra¬
matique au Conservatoire de Fribourg. La délégation a été confiée aux soins de MM.
Charles Wenger de l'EFGS et Joseph Hay- moz, chef du service cantonal de jeunesse et sports à Fribourg.
Au terme de ces journées, les jeunes repré¬
sentants de la Suisse ont estimé que leur par¬
ticipation à l'Européade 70 a été non seule¬
ment un succès, mais qu'ils en ont retiré un enrichissement certain. La préparation sé¬
rieuse à laquelle ils s'étaient volontiers prê¬
tés n'y est pas étrangère et les organisateurs peuvent s'en féliciter.
Protection civile:
1
Invités par M. Gilles Vérillote, chef de ser¬
vice de la Direction militaire, nous avons eu le privilège d'assister, dernièrement, à un spectacle peu commun. En effet, quelques dizaines de religieuses de tous ordres du can¬
ton avaient été conviées à participer au cours de protection civile, suivant de peu le cours donné à leurs confrères à Sugiez, une semai¬
ne auparavant.
C'est avec bonne humeur et d'une gaîté qu'elles ne cachaient pas, que les révérendes sœurs s'initièrent aux pratiques de la lutte contre le feu, le gaz et autres dangers d'un conflit armé. Casquées et munies de masques à gaz, elles suivirent consciencieusement les explications des instructeurs afin d'être nom¬
mées, par la suite, responsables pour OPE, c'est-à-dire pour les Organismes de protec¬
tion d'établissements, (y sont astreints les instituts, toutes les maisons, fabriques et au¬
tres établissements qui contiennent plus de 50 lits ou qui emploient un nombre déter¬
miné de personnes). Il est clair que ces reli¬
gieuses auront plus particulièrement à assu¬
rer la protection des couvents ou hôpitaux dont elles sont au service.
Cette journée d'instruction a été honorée de la présence de Mgr Mamie qui fit, à sa ma¬
nière, quelques considérations sur la protec¬
tion et la guerre, au vu des exercices, et de M. Laurent Butty, préfet de Fribourg (pho¬
to ci-dessus).
A Les 24 jeunes Fribourgeois sélection¬
nés pour I'«Européade 70».
Photo Max Jendly, FI
Douces religieuses en casques
Photo Max Jendly, FI
La Société Suisse des voyageurs de commerce à Fribourg
Deux cents des quelque 13 500 membres que compte actuellement la société se réu¬
nirent, le premier jour, dans le hall d'honneur de l'université en une séance de bienvenue agrémentée des vins d'honneur offerts par l'Etat et la Ville de Fribourg, et par les pro¬
ductions du corps ae musique« La Landwehr».
Révolution économique
L'après-midi, les délégués prirent part à leur assemblée, sous la présidence de M.
Edouard Weber. Enjplus des problèmes pro¬
fessionnels et administratifs prévus à l'ordre du jour, ils entendirent une conférence fort intéressante de ;M. Pierre Glasson, conseiller national, qui fit une synthèse des différents courants de l'économie d'aujourd'hui. Il rele¬
va plus particulièrement l'évolution extrême¬
ment rapide de l'économie contemporaine, surtout depuis la fin'de la deuxième guerre mondiale; selon lui, on assiste à une véritable
«explosion technique à laquelle la concentra¬
tion économique qui s'opère sur les plans in¬
ternational et national tente de faire face».
C'est dans ce contexte qu'il place le sec¬
teur de la distribution, l'un de ceux qui sont en pleine révolution. C'est en effet le secteur qui, plus que tout autre, se doit d'examiner avec soin les formes commerciales modernes avec les conséquences qu'elles entraînent, telles que concurrence déloyale entre les dis¬
tributeurs, efforts à entreprendre sur le plan économique et social. Mais, concluait M.
Glasson, dans les moyens à employer, l'élé¬
ment humain doit jouer le rôle primordial.
La Société suisse des voyageurs de commerce a tenu récemment ses assises annuelles à Fribourg, dans le cadre des deux journées organisées par la section de Fribourg et plus précisément par son président, M. Michel Amey, secondé par le président d'honneur, M. Henri Nuof- fer, tous deux domiciliés à Fribourg.
Dès lors, le voyageur de commerce demeure un rouage de toute première importance.
Le travail de la section de Fribourg Alors que les délégués participaient à l'as¬
semblée générale, leurs épouses excursion- nèrent dans la région de Morat, accompa¬
gnées des épouses des voyageurs de com¬
merce de Fribourg.
Le soir, le banquet officiel eut lieu au res¬
taurant de la Grenette, suivi d'une soirée récréative fort animée. La journée de diman¬
che comportait une visite d'une brasserie de
200 délégués confirment le prestige de leur profession
A Dans l'aula magna richement décorée le comité central mène les débats.
Personnalités de ces journées, M.
Edy Weber, président central de la SSVC, et M. Pierre Glasson, conseiller national.
^ MM. Roger Vignola, «maître de la journée» et Michel Amey, président de la section de Fribourg de la SSVC (à dr.).
▼ Vue générale de l'assemblée.
Fribourg et des vieux quartiers de la ville, puis tout le monde se déplaça à Guin où fut servi le déjeuner en commun.
Relevons ici, enfin, l'important travail effec¬
tué par la section de Fribourg, qui permit, grâce à une organisation sans failles, un dé¬
roulement parfait des diverses manifestations.
Elle avait fêté dernièrement son 75e anniver¬
saire et la confiance placée par le comité cen¬
tral à son égard n'était que justifiée, couron¬
nant ainsi l'activité intense des voyageurs de commerce de Fribourg en 1970.
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=!■]=*
Fête fédérale
de gymnastique et sport de la FCSGS à Fribourg
Elégance et force Photos Max Jendly, FI
C'est en effet sous le signe de l'élégance et de la force que s'est déroulée la 13e Fête suisse de la Fédération catholique suisse de gymnastique et de sport (FCSGS). Sous l'acti¬
ve présidence de M. René Binz, ancien chan¬
celier de l'Etat de Fribourg, le comité d'orga¬
nisation avait eu la lourde charge de préparer les joutes de ces trois journées de compéti¬
tion qui se déroulaient pour la première fois en notre chef-lieu.
Plus de 4000 gymnastes venus de toute la Suisse participèrent à la fête, rehaussée par la présence de hautes personnalités telles que MM. Roger Bonvin et Ludwig von Moos, Conseillers fédéraux, François Charrière et Hohannes Vonderach, Evêques de Lausanne- Genève-Fribourg et de Coire. Signalons en¬
core la présence de MM. Paul Torche, prési¬
dent du Conseil des Etats, de son collègue M. Hürlimann, conseiller d'Etat zougois qui avait accompagné la bannière fédérale jus¬
qu'à Fribourg, et Emile Zehnder, président du gouvernement fribourgeois.
Ces concours nationaux comportaient de l'athlétisme lourd, de l'athlétisme léger et de la gymnastique artistique, exigeant de la part des participants une forme athlétique com¬
plète; en outre, de par leur formule, les jeux étaient proches des concours de l'Antiquité.
Parmi les catégories citées précédemment, le plus fort contingent de concurrents était enregistré par l'athlétisme léger, réunissant
notamment 190 dames et demoiselles. De plus, des 136 sections disputant les concours, plus de 100 participèrent à divers champion¬
nats de sports d'équipe alors que 600 concur¬
rents s'étaient inscrits aux concours indivi¬
duels, dont 100 à la natation.
Il est assez sympathique de relever encore que les vétérans de la Fédération avaient tenu à se rencontrer à la fête de Fribourg, vœu auquel le comité d'organisation s'était fait un plaisir de répondre favorablement.
La place nous manque pour donner un compte rendu détaillé des résultats de ces divers concours; nous tenons toutefois à si¬
gnaler l'exploit du jeune Fribourgeois Pascal Gachoud du KTV Freiburg, qui battit le record de la Fédération du saut en hauteur avec 1,95 m.
La Fête fédérale de la FCSGS a démontré le grand esprit de sportivité de ses membres;
la section de Fribourg souhaite encore inté¬
resser tous les Fribourgeois qui désireraient y adhérer.
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^ Un grand nombre de personnalités avait tenu à participer aux festivités; sur notre photo, MM. Roger Bonvin et Geor¬
ges Duccotterd, accompagnés de M. Dr Oswald Blunschi, président central de la FCSGS (les trois derniers, de gauche à droite).
Y M. René Binz, président du comité d'organisation de la fête et ancien Chan¬
celier d'Etat, reçoit la bannière fédérale, auparavant aux mains de la section zou- goise.
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Le quartier du Schœnberg, cité émergée en quelques années et dont la diversité architec¬
turale peut être déroutante, s'est trouvée devant d'impérieux besoins d'équipements publics auxquels les autorités ont tenté de subvenir dans la mesure de leurs possibilités.
L'inauguration récente du groupe scolaire a marqué un pas important dans cet aménage¬
ment et c'est avec joie que les habitants du quartier ont vu s'ouvrir les 24 salles de cette nouvelle école primaire.
Intégration dans le paysage
L'implantation du complexe scolaire dans le terrain accidenté du plateau du Schœnberg a posé à l'architecte, M. Georges Schaller, de sérieux problèmes dans la conception et la distribution des locaux sur les quelque 15000 m2 de terrain à disposition. Une décli¬
vité de 10% représentant 15 m. de dénivéla- tion impliquait une construction sur plusieurs niveaux dont M. Schaller tira parti et qu'il tra¬
duisit par des volumes architecturaux fort intéressants. Son souci d'intégrer ce grand volume (36 000 m3 environ) dans le paysage et de le placer à l'échelle de l'enfant, lui dicta une répartition en 4 sections, toutes séparées les unes des autres et ne gênant en rien la tranquillité des élèves dans leur travail.
Les salles de classe
La forme carrée des salles de classe permet, outre un éclairage bilatéral agréable, une disposition des bancs en 4 rangées de dimen¬
sions pratiques plutôt que les traditionnelles 3 rangées tirant en longueur. Ce système évite les longs couloirs qui se présentent plutôt sous la forme de halls accueillants, sub¬
tilement décorés dans leur partie vitrée avec des vitraux nuancés de l'artiste fribourgeois Yoki; l'aspect artistique des bâtiments avait
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d'ailleurs été consciencieusement étudié et c'est ainsi que le mur même du bâtiment fut confié à Bernard Schorderet qui y inscrivit une animation très esthétique. Répondant aux exigences modernes de la pédagogie, les salles de classe sont équipées d'un matériel complet d'audiovisuelle.
Les locaux ont été réalisés avec des maté¬
riaux simples et naturels, notamment du bé¬
ton apparent et du klinker (terre cuite et manganèse) pour les fonds. Quant aux teintes choisies pour les murs intérieurs, elles sont résolument gaies mais d'un ton neutre ne pouvant pas fatiguer l'élève.
Enfin, les classes ont été séparées en deux bâtiments, l'un comportant les classes nor¬
males pour les branches générales, l'autre abritant les classes spéciales de chant, de tra¬
vaux manuels, de couture, ainsi qu'une agréa¬
ble salle des maîtres. C'est également dans ce dernier bâtiment que se trouve l'appartement du concierge.
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A l'échelle de l'enfant Les halles de gymnastique
Situées en dehors des zones tranquilles et orientées l'une à l'est et l'autre à l'ouest avec un dégagement donnant accès à une place extérieure en dehors des cours, les halles de gymnastique sont équipées d'un matériel permettant un enseignement polyvalent et comprennent des locaux de douches et vestiai¬
res, ainsi qu'une salle pour les maîtres de sport. Le fond de ces halles est constitué d'un sol mou, en plastique, reposant sur du liège aggloméré, sur lequel les élèves peuvent évoluer à pieds nus.
Salle de classe en travail
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I
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ont réalisé l'installation de chauffage par rayon¬
nement des halles de gymnastique et le raccor¬
dement des batteries de ventilation.
11
Protection civile
Dernier volet de ce complexe scolaire, le poste de commandement de secteur de la Protection civile a été équipé de tout le maté¬
riel nécessaire correspondant aux exigences fédérales: centrale d'alarme, poste télépho¬
nique, locaux administratifs, abri pour 30 personnes, poste d'attente des sapeurs com¬
prenant un garage à véhicules pour les inter¬
ventions rapides et un abri pour 80 personnes, et enfin un poste de secours avec des locaux de réanimation, d'hospitalisation pour quel¬
que 120 personnes, d'opération et les locaux annexes (cuisine, réfectoire et chambres de soins).
Inauguration officielle L'inauguration aura été le couronnement de longs travaux commencés en 1967 déjà par l'acceptation des crédits votée par le Conseil général de la Ville de Fribourg. En avril 1968 débutait la construction et en octobre 1969, les premières salles de classes étaient prêtes pour la rentrée.
L'étude consciencieuse dirigée par MM.
Schaller, architecte, et Charles Jaquet, ingé¬
nieur, la simplicité des matériaux choisis, ont permis - ce qui est assez rare - de rester dans les limites votées par le Conseil général; le prix de la construction, y compris la mise en canalisation du ruisseau, les aménagementsex- térieurs et les cachets des artistes, s'est mon¬
té à 8 millions de francs, dont il faut déduire encore les subventions fédérale et cantonale.
Cet aboutissement positif devait évidem¬
ment placer la cérémonie d'inauguration sous de bons auspices et les discours de MM. Lu¬
cien Nussbaumer, syndic de Fribourg, Max Aebischer, conseiller d'Etat, et Raphaël Bos¬
sy, conseiller communal et directeur des écoles, dénotaient tous de la joie de voir l'ou¬
verture, dans de si bonnes conditions, de l'école tant attendue. En présence des autori¬
tés communales, du Conseil général, de MM.
Max Aebischer, directeur de l'Instruction publique, Laurent Butty, préfet de la Sarine, et de Mgr Paul von der Weid, prévôt de St-Nicolas, M. le chanoine Adolphe Aebischer bénit les locaux.
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Enfants accompagnés, admis dès 6 ans.
=J=*=I-]=*p^T«H
Le groupe des invités parmi lesquels on reconnaît MM. Lucien Nussbaumer, syn¬
dic, Laurent Butty, préfet, Mgr Paul von der Weid, Prévôt, et M. Raphaël Bossy, directeur des écoles et conseiller com¬
munal.
Les discours avaient été entrecoupés de productions enfantines en français et en alle¬
mand, alors qu'une jeune élève, Mlle Brul- hart, présenta aux autorités un compliment de ses camarades.
Les invités visitèrent enfin les différents immeubles, sous la conduite des élèves de MM. Galley et Overney. La manifestation se termina sur une note gaie en un apéritif servi dans la salle de chant.
L'après-midi, le public avait la possibilité de se rendre compte de l'état des lieux, invité par le Conseil communal qui poursuit une politique d'information toute à son honneur.
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Mlle Brulhart présente le compliment des élèves et des professeurs.
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Fête du souvenir et de l'amitié
du bataillon 17
Convoqué par le colonel Franz Hayoz, cdt Rgt inf 1, le 17e rassemblement des «an¬
ciens» du bat fus 17, à Chevrilles, a été plus une manifestation d'amitié qu'une pénible commémoration du service actif des deux première guerres mondiales. Le sens pre¬
mier de la journée n'en a pas pour autant été oublié et c'est à la messe — ainsi qu'au culte pour les protestants — que les participants se sont réunis. Les capitaines-aumôniers P. Meyer et Pauchard rappelèrent en deux mots la raison et le but d'un tel rassemble¬
ment.
Après cette célébration œcuménique de l'office religieux, les quelque 100 anciens et
▼ Le rassemblement du «bataillon d'occa¬
sion», réunissant les invités (au premier plan à gauche), les rangs des soldats et offi¬
ciers du bat. 17 (en tête, sur une ligne, les vétérans), et la fanfare du bataillon.
Le colonel Franz Hayoz, cdt rgt inf 1, organisateur de la journée.
▼ A la tribune d'honneur, les invités suivent avec intérêt le court défilé.
jeunes du bat. fus 17 se rassemblèrent, en uniforme ou en civil, en un bataillon en tête duquel 45 vétérans d'un âge respectable prirent une fois encore la position, avec une émotion légitime. Les deux drapeau du bat.
17 défilèrent alors devant l'assistance, salués par le commandant et le major Kaeser. Ce dernier prit ensuite la parole, relevant le symbole de liberté qu'implique cet emblème.
Le colonel cdt de corps Roch de Diesbach tint à saluer personnellement tous les vété¬
rans, rendant ainsi hommage aux services qu'ils avaient rendus pendant les années dif¬
ficiles du début du siècle.
Puis le bataillon improvisé défila également devant les invités, parmi lesquels se trou¬
vaient le brigadier Pierre Musy, MM. Emile Zehnder, président du gouvernement fri- bourgeois, et Georges Duccotterd, conseiller d'Etat et directeur des Affaires militaires.
Dans la cantine érigée pour l'occasion, un frugal repas attendait les participant qui, très vite, retrouvèrent la même ambiance de camaraderie de «leur service». Quelques discours furent prononcés enfin au cours de ce banquet par le colonel Max Gressly, ancien cdt du rgt inf 1, M. Zehnder, le colonel Hayoz, alors que le mot de la fin revenait à l'actuel commandant du bat. fus 17, le major
-VT*
Kaeser qui remercia tous les participants de leur permanente présence aux manifestations de leur bataillon et leur souhaita d'ores et déjà une prochaine rencontre. mj A Le col. cdt de corps Roch de Diesbach salue le vétéran des vétérans.
Photos Max Jendly - FI.
u
l'ombre
Pique-nique
des Fribourgeois
du canton de Neuchâtel Dimanche 23 août prochain, se déroulera le pique-nique des Fribourgeois établis dans le canton de Neuchâtel. Cette rencontre qui avait été organisée l'an passé par la section du Val-de-Ruz, sera mise sur pied cette année par la «Fribourgia» du Locle, dans les pâ¬
turages du Grand-Sommartel. Chaque parti¬
cipant prendra son pique-nique. Une soupe sera offerte à tous nos compatriotes qui auront le loisir de nouer de nouveaux liens d'amitié avec des compatriotes qu'ils ne connaissent pas encore. Des jeux seront organisés pour les enfants et de la musique du pays d'origine donnera de l'ambiance. A bientôt donc...
G. Bd Textes et photos de notre correspndant M. Gérard Bourquenoud
Rédacteur de la rubrique des «Fribourgeois hors-les-murs»
Avenue de la Gare 6, 2114 Fleurier.
Ils étaient sept
Ils s'appellent «Les Romands de la Chan¬
son» et viennent de Treyvaux. Connus dans toute la Suisse romande pour leur interpré¬
tation vocale parfaite et le choix du réper¬
toire populaire, ils ont participé à l'anniver¬
saire du Cercle fribourgeois de Genève où ils ont remporté un grand succès (voir Fri- bourg-lllustré No 272, été 1970). Notre correspondant Gérard Bourquenoud a tenu à ce que nous présentions ce mois cette pho¬
tographie que nous n'avions pu publier dans notre dernier numéro, par manque de place.
C'est avec plaisir que nous répondons à son vœu et présentons aujourd'hui le sympathi¬
que groupe choral de Treyvaux
La rédaction
chronique des fribourgeois du dehors
par gérard bourquenoud
Colombier: Noces d'or d'un couple fribourgeois M. et Mme Aloïs Aeby
Dimanche 7 juin a été une journée de grande joie pour un couple fribourgeois résidant sur les bords du lac de Neuchâtel.
Entourés de deux enfants, cinq petits-en- fants et deux arrière-petits-enfants, M. et Mme Aloïs Aeby-Baechler de Colombier ont fêté leurs cinquante ans de mariage. C'est déjà une belle étape de la vie à deux. Ce grand jour débuta par une messe à la chapelle du village du littoral neuchâtelois, puis par un apéritif à la demeure des époux et un repas à Cronay/VD. Dans l'après-midi, des cadeaux ont été offerts aux jubilaires et une promena¬
de en automobile leur a procuré bien du plaisir.
Ajoutons encore que Mme Marie-Ma¬
deleine Aeby-Baechler est originaire de Dirlaret, alors que son mari l'est de Chevril- les. Ce dernier a été vingt-huit ans gendarme au canton de Neuchâtel, puis vingt-six ans pisciculteur à Boudry. Il s'y connaît dans l'élevage de la truite... M. Aeby est non seule¬
ment fribourgeois de nom, mais aussi de cœur. Il est membre du comité du Cercle fribourgeois de Colombier depuis une quin¬
zaine d'années et assume la fonction de secrétaire.
A M. et Mme Aloïs Aeby-Baechler, fidèles lecteurs de Fribourg-lllustré, la rédaction adresse de bons vœux de santé ainsi que de longues années de bonheur.
Fribourgeoise à Clarens Mme Emilie Schaller C'est dans cette coquette localité de Clarens que j'ai rencontré Mme Emilie Schaller, une Fribourgeoise dans l'âme. Son sourire est si accueillant, que l'heure que j'ai passée en sa compagnie a été très courte.
Et puis il fait toujours si beau dans ce coin de pays vaudois...
Mme Schaller qui est originaire de Wun- newil, est née à Bâle le 1er mai 1891. Elle a suivi ses classes primaires dans la cité rhé¬
nane, avant de venir s'établir en 1906 à Montreux pour apprendre le français. Elle resta finalement sur la Riviera vaudoise où elle épousa en 1913 M. Louis Schaller, un compatriote qui aimait sa patrie natale. Ce couple éleva une fille et un garçon qui sont aujourd'hui mariés. Six petits-enfants et deux arrières-petits-enfants ont agrandi la famille, ce qui a d'ailleurs procuré beaucoup de plaisir à notre invitée de ce jour. En 1956, Mme Schaller perdait son mari et se trouvait seule. Mais avec le moral qu'on lui connaît, elle sut vaincre les difficultés et ses amis ne l'ont pas laissée tomber. En effet, Mme Emilie Schaller est membre des Amis fribourgeois de Montreux depuis 1925, date de la fondation de la société. Elle chante au chœur-mixte de ce groupement depuis 1947, raison pour laquelle elle a été récompensée récemment pour sa fidélité et son dévouement. Membre d'honneur depuis 1963, elle a une joie parti¬
culière de porter le costume fribourgeois à chaque manifestation des Amis dzodzets de Montreux. Son plus beau loisir est de chan¬
ter, toujours chanter. Et bien, bravo Mme Mme Schaller et que l'exemple que vous avez su donner soit une invitation à rester fidèle aux traditions de la terre d'origine.
C'est également le vœu de la rédaction du Fribourg-lllustré qui vous souhaite une lon¬
gue vie et bien du bonheur.
(Texte et photo G. Bd)
FRIBOURGEOIS DU DEHORS
Vous faciliterez la tâche de notre cor¬
respondant, M. Bourquenoud, en lui adressant, sur votre propre initiative, une invitation à vous visiter, afin qu'il puisse dans un prochain numéro, vous rappeler au souvenir de vos compatriotes restés en terre de Fribourg.
D'avance merci Photo G. Bourquenoud
Une journée avec les Fribourgeois de Renens
Invité à passer une journée avec les Fri¬
bourgeois de Renens, le correspondant de Fribourg-lllustré se fait un plaisir de donner dans ce numéro, un reflet de la sortie annuelle de ce Cercle, avec lequel il a noué des liens d'amitié. Partis de bon matin de leur ville d'adoption, mes com¬
patriotes au nombre d'une quarantaine, avaient pris place dans un car conforta¬
ble. Le rendez-vous avait été fixé à Portalban où un petit déjeuner fut servi sur le bateau «Fribourg» qui stationne dans ce village vacancier du bord du lac de Neuchâtel. C'était l'occasion rêvée de faire connaissance avec les membres de ce groupement dont la majorité por¬
tait le costume du pays d'origine. Une poignée de main à chacun et le premier contact était réalisé.
Jean-Marie Musy, marraine du drapeau, décé¬
dée l'an passé. Une gerbe de fleurs a été déposée et un hommage de reconnaissance lui a été rendu par M. Amédée Fragnière, président des Fribourgeois de Renens. Cette grande dame qui fut aussi l'épouse d'un an¬
cien président de la Confédération, a laissé un excellent souvenir.
Détente et ambiance...
La promenade s'est poursuivie jusqu'au Lac Noir où nos compatriotes ont pique- niqué sous les sapins, en bordure d'un ruis¬
seau dont l'eau fraîche a permis à bon nom¬
bre d'entre-nous de rafraîchir sa boisson préférée. Quelle détente dans ces pâturages clos par des forêts et cernés de futaies sau¬
vages bruissant d'oiseaux à toute heure!
C'était calme et reposant. Et puis le soleil avait bien fait les choses, c'est pourquoi l'ambiance était du tonnerre.
Amicalement vôtre...
Hommage à la marraine du drapeau...
Le car qui était suivi de la voiture du rédacteur du FI et sa famille, fila vers le lac de Morat et le Vully. Chaque participant à cette balade admirait avec joie le beau paysage de la terre natale. Un arrêt d'une heure au cime¬
tière de Fribourg permit aux membres du Cercle de s'incliner sur la tombe de Mme
▼ Trois membres vétérans et fonda¬
teurs du Cercle: MM. Pierre Jorand, Martin Schmid et Alfred Jacquier.
En fin d'après-midi, sur le trajet du retour, les Dzodzets de Renens se sont arrêtés au domicile de M. et Mme Pierre Musy à Guin.
Quel accueil dans ce jardin ombragé où ça sentait bon la saucisse. Cette visite de cour¬
toisie au fils de la marraine du drapeau a réjoui chacun. Au cours de la succulante col¬
lation offerte par la famille Musy à tous les participants, M. Fragnière, au nom de la société qu'il préside avec dynamisme, remer¬
cia chaleureusement le colonel-brigadier Pierre Musy de son amitié pour les Fribour-
▼ Le Comité du Cercle a le sourire.
I
A Une personnalité, M. Pierre Musy.
geois «Hors les Murs» et de son attention très appréciée. Alors que son épouse était gratifiée d'un magnifique bouquet de fleurs, M. Musy recevait une céramique originale.
Ce dernier s'exprima à son tour pour félici¬
ter ses amis de Renens d'avoir bien voulu faire escale chez lui en relevant que son cœur était avec eux. Il se déclara enchanté de cette visite et souhaita une longue vie au Cercle qui fait honneur au canton de Fribourg. Une dé¬
légation du Cercle fribourgeois de Berne comprenant Mlles Olga Chappuis, Denise Schorderet, MM. Cani Emmenegger et Jean Repond, était également présente à cette rencontre très agréable. M. Repond, mem¬
bre du comité, adressa de belles paroles à l'égard de lafamille Musy. Le«VieuxChalet», entonné par Mme André Seydoux de Bussi- gny, mit un point final à ces retrouvailles dzodzettes.
Le car emmena ses passagers sur la Gruyère et Lausanne. Tout le monde chantait. C'était la satisfaction d'avoir vécu une très belle journée au grand air. Cette course fort bien organisée par M. Amédée Fragnière et son comité, a procuré une joie immense à tous ceux qui ont pu en bénéficier. Cela prouve que le Cercle fribourgeois de Renens va de l'avant et qu'il possède de solides racines.
Texte et photos: Gérard Bourquenoud
16
L'ombre de la cathédrale Chronique des Fribourgeois hors-les-murs
de Gérard Bourquenoud
M. et Mme François Byrde- Suard à ^Morges
C'est lors de la sortie annuelle des Fribour¬
geois de Renens au Lac Noir, le 5 juillet der¬
nier, que j'ai eu le privilège de connaître des compatriotes inconnus jusqu'à ce jour. Eh oui, je n'avais jamais rencontré ce couple qui, pourtant, a de solides attaches avec le canton de Fribourg. Il s'agit de M. et Mme François Byrde-Suard de Morges.
Bien que M. Byrde, âgé aujourd'hui de 91 ans, soit d'origine vaudoise, de Château- d'Oex pour être plus précis (de la Gruyère d'en-haut pour certains), il a un peu de sang fribourgeois dans les veines. Celui-ci lui a été insufflé par son épouse née Amélie Suard de Progens qui, après avoir été veuve comme son mari durant de nombreuses années, s'est remariée avec M. François Byrde en 1959 à Morges. Tous deux ont eu des enfants lors du premier mariage. Le but de s'être uni à cet âge était de rompre leur solitude. Cela a été réussi pleinement, car l'amitié qu'ils ont l'un pour I autre est non seulement réciproque, mais salutaire pour leur vie.
Citons que M. Byrde a été longtemps coif¬
feur, puis a travaillé 48 ans à la fabrique Sim à Morges. Une belle fidélité plutôt rare de nos jours. Retraité depuis 1963, il se fait une joie de vivre paisiblement auprès de sa charmante compagne. D'ailleurs, le moral ne fait pas défaut chez ce couple très populaire. Mem¬
bre d'honneur depuis trois ans du Cercle fri¬
bourgeois de Renens auquel il est fort atta¬
ché, M. François Byrde participe à chaque sortie ou manifestation de cette société.
Quant à Madame, elle est membre de ce Cercle depuis 1947. Voilà déjà une belle étape pour une Fribourgeoise qui ne renie pas son canton.
La rédaction du Fribourg-lllustré souhaite à M. et Mme Byrde-Suard, une longue et heureuse retraite, ainsi que l'espoir de les rencontrer une prochaine fois.
Texte et photo G. B
ORGANE OFFICIEL D|ES FRIBOURGEOIS DU DEHORS
REFLETS FRIBOURGEOIS
Le troisième grand rassemblement des Fribourgeois « H ors les M urs»
se tiendra les 22 et 23 mai 1971 dans le magnifique et pittoresque villa¬
ge de Sâles/Gruyère. C'est la déci¬
sion qui a été prise récemment par le comité de l'Association Joseph Bovet, suite à l'entretien que M.
Max Pasquier, président de l'AJB, a eu avec M. Jean Savary, syndic de Sâles. Les autorités et la popula¬
tion de ce village gruérien ont accueilli cette nouvelle avec inté¬
rêt et beaucoup de joie, car cette rencontre de nos compatriotes du dehors sera l'occasion de commé¬
morer le XXe anniversaire de la mort de l'abbé Joseph Bovet qui naquit dans cette localité. Que ce témoignage d'affection soit le sym¬
bole d'une nouvelle amitié entre Fribourgeois de l'intérieur et de l'extérieur du canton. C'est le vœu de la commune de Sâles aussi, que
le sympathique village de Sâles accueillera les Fribourgeois
hors-les-murs en 1971 nous remercions chaleureusement de sa compréhension et de son ac¬
cueil. Nous renseignerons nos lec¬
teurs au fil des mois sur l'organi¬
sation de ce troisième grand ras¬
semblement des Dzodzets «Hors les M urs». Il ne reste qu'à espérer que tous les cercles et toutes les sociétés affiliées à l'AJB, retien¬
dront la date du 23 mai 1971 qui pro¬
met d'être une journée merveilleu¬
sement belle. C'est le souhait de votre journal: Fribourg-lllustré.
M. et Mme Henri Suard à Monthey
Ce n'est pas souvent que le correspondant de Fribourg-lllustré se rend en Valais. Mais quand il y va, il fait la connaissance de nom¬
breux compatriotes tous aussi accueillants les uns que les autres. Et c'est un plaisir d'en parler. Pas vrai M. et Mme Suard!
En parlant patois, j'ai réussi à obtenir un entretien avec M. Henri Suard qui, ce jour-là,
avait d'autres soucis que de poser pour une photo. Cet ami est né au mois de juin 1907 à Progens, sa commune d'origine. C'est dans ce village du district de la Veveyse qu'il fit ses classes primaires. Il fréquenta ensuite deux semestres l'Ecole d'agriculture de Grange- neuve et pratiqua le métier de paysan jus¬
qu'à l'âge de 40 ans, sur le domaine de ses parents à Progens. Un beau jour, la beauté du Valais l'a attiré à Monthey où il exploite depuis vingt-deux ans une quincaillerie à la rue des Anges 8. Et il s'y connaît dans la
branche...
Mon compatriote épousa en 1934 à Progens une fille de Vaulruz, Mlle Cécile Leder. Celle- ci lui donna quatre enfants qui se portent tous bien. Une fille est mariée à Genève. Je suis à la veille de la retraite, me dit-il, mais il est nécessaire de s'occuper à quelque chose pour maintenir son physique et conserver une santé qui permettra peut-être de vivre des jours heureux avec une épouse que l'on a aimée et que l'on aime encore. Bravo Henri pour votre sincérité.
Membre fondateur de l'Amicale des Fri¬
bourgeois de Monthey et environs, M. Suard fait partie du comité depuis la fondation de la société. C'est un homme très dévoué qui s'intéresse pleinement à l'activité de nos compatriotes «Hors les Murs». S'il passe son temps libre à lire des romans, il aime aussi fraterniser dans l'ambiance avec ceux qui sont ses amis. Il en a donné un exemple typi¬
que au Congrès de l'Association Joseph Bovet, à Couvet.
Cette visite à un couple cent pour cent fribourgeois de Monthey, m'a démontré la place que tient la terre natale dans le coeur de ceux qui ont été obligés d'émigrer il y a plus de vingt ans. C'est pourquoi M. et Mme Henri Suard se sont abonnés à Fribourg- lllustré. Le responsable de la rubrique
«L'Ombre de la cathédrale» leur a souhaité avec une poignée de main, de longues années de bonheur et une excellente santé.
Texte et photo G. Bd
17
C'est en l'hôtel Burgerhaus que s'est déroulée la fête du cinquantenaire de la Société fribourgeoise de Berne, sous la bril¬
lante présidence de M. Paul Reichler. Un apéritif au cours duquel fut servi le vin d'hon¬
neur offert par la ville de Berne, réunit les quelque deux cents personnes qui avaient tenu à recréer aux bords de l'Aar une am¬
biance typiquement fribourgeoise, dans le cadre charmant de la «Schützenstube».
Le banquet, magnifiquement servi par la famille Marti-Brawand, avait l'avantage de ne pas être trop lourdement chargé de discours, excellente idée des organisateurs dont nous citerons principalement le président, M.
Reichler, et l'infatigable Mlle Olga Chappuis, l'âme des soirées fribourgeoises de Berne.
Le comité avait convié un grand nombre de personnalités qui lui firent l'honneur de ré¬
pondre favorablement à son invitation. M.
Paul Reichler, dans son discours d'introduc¬
tion, salua ainsi notamment MM. Paul Torche, président du Conseil des Etats, Emile Zehn- der, président du gouvernement fribourgeois, Henri Huber, conseiller d'Etat bernois rem¬
plaçant M. Hans Tschumi, président du Con¬
seil exécutif du canton de Berne, Max Aebis- cher, conseiller d'Etat fribourgeois et ancien président du Conseil national, Jean Riesen, conseiller national, Louis Lanthemann, prési¬
dent du Grand Conseil fribourgeois, Lucien Nussbaumer, syndic de la Ville de Fribourg, Arist Rollier, président du Conseil législatif de la Ville de Berne et procureur général du canton, le colonel-brigadier Pierre Musy, Max Pasquier, président de l'AJB, et Alfred Oggier, président de l'Association romande de Berne qui réunit quelque 33 sections ou sociétés romandes établies dans la Ville fédérale.
La partie oratoire, bien que relativement courte, n'en fut pas moins de qualité et l'on entendit les salutations et voeux de MM. Emile Zehnder, au nom du gouvernement fribour¬
geois, et Henri Huber, dynamique représen¬
tant du gouvernement bernois. Tous deux relevèrent l'excellent voisinage des Fribour¬
geois et des Bernois sur les bords de l'Aar, mettant en parallèle notamment la Sarine
«qui naît et meurt en terre bernoise», et les ducs de Zaehringen, fondateurs des deux villes. M. Zehnder, qui eut la délicate atten¬
tion de s'exprimer aussi en allemand, réitéra son grand espoir et sa confiance en «l'âme immortelle du pays de Fribourg», malgré
^ La grande famille des Fribourgeois de Berne, lors du banquet du cinquante-
La Société
fribourgeoise de Berne a cinquante ans
tous les soucis et les petits retards (cf. Ini¬
tiative Schwarzenbach!) qu'il démontre, par¬
fois à l'encontre de la volonté des autorités.
La partie officielle terminée, il incomba au
«maître de la soirée», M. Alberigo Marini, chanteur-musicien-animateur, dont l'esprit d'à propos serait parfois à revoir, de diriger le déroulement de la partie récréative. On entendit ainsi Mme Juliette Bise, soprano, M. Charles Vuichard, ténor qui — à mon sens — devrait rester encore un certain temps dans le répertoire classique avant de s'aven¬
turer dans le dangereux domaine des variétés, et «La Chanson de Fribourg» fraîchement rentrée du Japon et qui, en plus des airs popu¬
laires qu'on lui connaît, interpréta quelques chants en japonais. Le public applaudit les divers interprètes qui surent donner à la soirée l'ambiance de gaîté que tous les par¬
ticipants en attendaient.
Enfin, le président de la Société de Berne, M. Reichler, remit des diplômes d'honneur à chaque membre d'honneur ainsi qu'à Mlle Olga Chappuis, depuis 25 ans membre du comité; puis il salua et présenta ensuite ses vives félicitations à M. Gustave Schneuwly, doyen des membres présents, ainsi qu'à MM.
Michel de Reynold, fils de l'écrivain disparu et l'un des brillants présidents de la société, et Louis Rey, «le gardien du métal qui brille» (caissier depuis vingt ans.) C'est sur un mot délicat à l'adresse de tous les absents et défunts que le président Reichler mit un terme à cette soirée animée, dont nous te¬
nons ici à féliciter les organisateurs.
La section de Berne a cinquante ans. En route pour le centenaire!
mj
L'ombre de la cathédrale
4 M. Paul Reichler, président, salue les nombreux invités et les participants de la soirée d'anniversaire.
A Doyen des membres présents, âgé de 87 ans et encore plein de vigueur, M.
Gustave Schneuwly.
Photos Max Jendly - FI
18
I d SI
▼ On reconnaît de gauche à droite le pit G. von der Weid, juge national, l'app. H.
Waeber, président, et M. J. Muller, écuyer.
fc-Le capitaine d'aviation Ruegger, responsa¬
ble de l'organisation générale du concours.
ILLUSTRE REFLETS FRIBCDURGEOIS
Nouveau style,
ouvert à ses lecteurs.
Ne tardez pas à vous y abonner !
Nouvel uniforme de la fanfare «La Concorde»
25e Concours
hippique de la Société de cavalerie
de la Broyé
C'est par un temps idéal que s'est déroulé à Estavayer-le-Lac, le vingt-cinquième con¬
cours hippique officiel de la Société de cava¬
lerie de la Broyé. Une centaine de chevaux participèrent aux différentes épreuves que suivit un très nombreux public. A relever le vif succès de la course campagnarde qui mit en compétition nos cavaliers de demain. La parfaite organisation de cette manifestation sportive est due à l'infatiguable travail du comité de la société que dirige l'app. H.
Waeber, de Dompierre. Une mention spé¬
ciale au responsable général du concours, le cap. Max Ruegger d'Estavayer, qui s'est révélé aussi à l'aise parmi les amis du cheval qu'aux commandes de son « Hunter». Bravo!
Textes et photos Gérard Périsset
▼ Les nouveaux uniformes de « La Concorde»
Dirigée par M. Gabriel Rosset et présidée par M. Francis Gendre, la «Concorde» de Montagny-Cousset a étrenné de nouveaux uniformes au cours d'une journee parfaite¬
ment organisée. Ce fut tout d'abord un office religieux en l'église paroissiale après auoi musiciens et invités se rendirent en cortège à la cantine pour le repas communautaire au cours duquel la «Villanelle» et la fanfare de Corcelles, marraine des uniformes, exécutè¬
rent quelques chants et morceaux. Le comité d'organisation de cette fête était présidé par M. Henry Collomb, architecte.
19 La Société de sauvetage d'Estavayer-le-Lac
que préside M. Henri Blanc déploie chaque année une intense activité afin d'assumer les nombreuses tâches qui lui sont confiées:
recherche de bateaux en difficulté, surveil¬
lance des régates et des plages, intervention lors de noyades, etc. Son rayon d'action qui se situe en principe entre Cheyres et Portalban s'agrandit cependant considérablement selon les événements.
Dans le but de remplir parfaitement son mandat, la société vient d'acquérir un nou¬
veau bateau rapide équipé d'un moteur de 175 CV lui permettant d'atteindre des pointes de 70 km/h. Ses dimensions: 6,10 m. de lon¬
gueur et 2,25 m. de largeur.
La Société de sauvetage d'Estavayer mérite d'être vivement soutenue. Aussi est-ce avec bienveillance que la ville d'Estavayer et la Société de développement lui ont accordé un généreux subside en attendant celui de l'Etat qui ne saurait tarder.
^ Le nouveau bateau, construit exclusive¬
ment pour les sociétés de sauvetage.
f M. Henri Blanc, président du Sauvetage.
Textes et photos Gérard Périsset - Estavayer
Nouveau bateau pour les sauveteurs stavïacoîs
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Surpierre:
Cinq musiciens à l'honneur
Lors de leur concert annuel, les membres de la «Lyre paroissiale» de Surpierre ont fêté cinq de leurs camarades à l'occasion de leurs 25 ans d'activité. Ce sont MM. Fernand Ballif, Jean Bondallaz, Robert Corboud, Jean Pillonel et Gaston Pittet. On reconnaît à l'extrême droite M. Conrad Rotzetter, direc¬
teur.
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Sâles:
Nouvelle bannière pour les tireurs
A l'occasion de son centenaire, la Société de tir de Sâles et environs a remplacé son drapeau datant de 1923 par une nouvelle ban¬
nière flambante neuve.
Entourée de Mme Marguerite Jordan, mar¬
raine, de M. René Oberson, parrain, (photo ci-dessous), et de la cohorte d'enfants de choeur, la nouvelle bannière, portée par des demoiselles d'honneur, fut bénie en l'église de Sâles par le curé Laurent Baudois. A la sor¬
tie de l'office, le drapeau fut officiellement présenté: soie aux couleurs noire, rouge, blanche et bleue, avec en son centre une cible piquée d'un fanion et frappée aux armoiries des quatre communes contituant la paroisse, à savoir Sâles, Romanens, Maules et Rueyres- Treyfayes.
Une courte manifestation religieuse devait encore se dérouler au cimetière pour un hom¬
mage aux disparus, après quoi les participants à la fête se rendirent en cortège à l'hôtel de la Couronne où fut servi le banquet officiel.
Au cours de ce repas abondant, on entendit les allocutions de MM. Joseph Oberson, Denis Barbey, Robert Menoud, Léonard Su- dan, René Oberson, Albert Paquier, Jean Sa- vary, Gérard Glasson et Francis Savary, qui tous se plurent à relever la fierté du nouvel emblème.
«La Lyre» de Broc:
La fanfare du bourg chocolatier vient de fêter, avec tout le faste que cela implique, le 75e anniversaire de sa fondation. M. Jean Sudan, président du comité d'organisation, avait soigneusement préparé les festivités, dans les moindres détails, et la commune de Broc vécut ainsi des journées mémorables.
La journée du samedi était consacrée au con¬
cert de gala donné par le Corps de musique de Saint-lmier, ensemble réputé de catégorie excellence, dirigé par le professeur Silvano Fasolis. Au cours du concert, la chanteuse noire Fanni Leslie, accompagnée par le pia¬
niste jamaïcain Oswald Rüssel, interpréta en intermèdes quelques airs de son vaste réper¬
toire. Et la soirée se termina par une soirée dansante, joyeux prélude aux réjouissances du lendemain.
La journée de dimanche débuta par un offi¬
ce religieux au cours duquel M. le prieur André Terrapon adressa à l'égard de «La Lyre» une belle homélie écoutée avec recueil¬
lement. La partition musicale de la «Messe franciscaine» de Pierre Carraz fut interprétée dans une version fervente par «L'Echo des Marches», sous l'experte direction de M.
Jean-Marie Gachet. La cérémonie fut suivie d'une brève manifestation du souvenir au cimetière où M. Bernard Cretton, président de «La Lyre», rendit un hommage ému aux amis disparus.
En cortège, sous la conduite de «La Lyre», les participants aux festivités gagnèrent l'Hôtel de Ville. Un petit concert-apéritif fut offert à la population par le Corps de musique de St-lmier et les Cadets de Broc, sous la direction de M. Roger Sauteur.
Le banquet typiquement gruérien succéda à ces diverses manifestations, entrecoupé des gracieuses productions vocales des «Rion- dênè» dirigés par M. Jean Jordan et des inter¬
ventions jazzistiques très remarquées de l'orchestre de St-lmier et de son trompettiste virtuose M. Michel Dubail.
Commença alors la partie oratoire, ronde¬
ment menée par M. Jean Sudan qui salua les nombreuses personnalités présentes, particu¬
lièrement MM. Louis Lanthemann, président du Grand Conseil, Gérard Glasson, conseiller national, Robert Menoud, préfet de la Gruyère, Edouard Rochat, syndic de Broc. Il appartint ensuite à M. Bernard Cretton, pré¬
sident de «La Lyre», de retracer l'historique de la société, dirigée tour à tour par des chefs de grande renommée: MM. Robert Gremion, Emile Lattion, Oscar Moret, Charly Martin, Guy Lattion, et enfin Roger Sauteur.
M. Marcel Zaugg, représentant de la Socié¬
té cantonale des musique fribourgeoises, décora les musiciens émérites de «La Lyre»,
75e anniversaire
MM. Noël Sudan, Jean-Paul Barras, Jules Kolly, Emile Andrey, Henri Rochat et Hans Ecœur, les trois derniers totalisant 62, 54 et 50 ans de musique.
Une série de discours furent encore pro¬
noncés par MM. Louis Lanthemann, Jean-Pier¬
re Corboz, André Dématraz, Gérard Glasson, Oscar Moret, Martin Muller, M. Schneeber- ger. C'est M. Edouard Rochat qui mit le point final à cet échange de paroles cordiales en réitérant, au nom du Conseil communal et des invités présents, son admiration devant les efforts fournis par les musiciens de «La Lyre» et il entonna, avant de prendre congé de l'assistance, «Le Vieux Chalet» de l'abbé Bovet que tous chantèrent d'un seul cœur.
75 ans sont passés dans l'histoire de «La Lyre». En route pour le centenaire!
Bulle: Grande fête fribourgeoise
des pupilles et pupillettes
Photo Jean-Roland Seydoux - Bulle
C'est par un temps radieux que Bulle a ac¬
cueilli récemment quelque 2000 pupilles et pupillettes pour leur 43e fête cantonale. Le comité d'organisation, présidé par M. Louis Pipoz, conseiller communal, avait préparé dans ses moindres détails cette grande ren¬
contre gymnique qui devait s'avérer jusqu'au bout un complet succès.
Alors qu'avaient déjà commencé les pre¬
miers concours, la remise de la bannière can¬
tonale par M. Lucien Nussbaumer, syndic de
Les photographies publiées dans ce numéro sont disponibles (format carte postale)
au prix de Fr. 3.50
Sur demande, d'autres formats peuvent être livrés.
Pour les portraits des défunts, les lecteurs sont priés de demander des offres spéciales.
Veuillez adresser vos commandes à la Rédaction du Fribourg-lllustré Route de la Glâne 35
1700 Fribourg
en indiquant le numéro de la page et la photo désirée.
Broc
champion de en llle ligue
groupe
Le FC Broc a rencontré dernièrement le FC Vuadens sur le terrain de ce dernier club.
Les «chocolatiers» ont battu indiscutable¬
ment leurs adversaires par le score étonnant de 9-1, remportant ainsi la finale de ce cham¬
pionnat. Ils se trouvent donc en tête de leur groupe en llle ligue et devront disputer les finales pour l'ascension en Ile ligue.
La formation de l'équipe gagnante était la suivante (notre photo): de gauche à droite, premier rang: Philipona, Favre, Jaccottet, Jungo, Bussard et Kübli; deuxième rang:
Marcuzzi (entraîneur), Sudan, Rochat Chris¬
tian, Andrey, Rochat Michel, Dématraz, Rochat Jacques et Vaucher.
FI présente ici toutes ses félicitations au nouveau champion.
Photo Jean-Roland Seydoux, Bulle
Après une journée de travail venez vous détendre à la PISCINE COUVERTE
DU SCHŒNBERG - FRIBOURG Ouverte tous les jours de 08.00 à 22.00 heures sans interruption. Bonnet de bain obligatoire.
Enfants accompagnés, admis dès 6 ans.
Fribourg, à la section bulloise, suivie par un office religieux en plein air célébré par le curé-doyen Armand Perrin, devaient lancer solennellement les joutes sportives bulloises.
Au cours de cette messe, une nouvelle ban¬
nière aux couleurs locales fut bénie, parrai¬
née par Mme Pipoz-Hänni et M. Pascal Gatto- ni. Un culte œcuménique, auquel participait le pasteur Jean-Paul Zoëll, succéda à ces ins¬
tants de recueillement. Puis l'animation reprit sur la place.
Après le repas copieux servi dans la cantine installée dans le manège du Club équestre, un cortège martial parcourut les principales artères de la ville, conduit par l'Harmonie de
Bulle, de la «Gruéria» de Vuadens, de la Musique des armaillis d'Echarlens et de « L'AI- pée» de Vaulruz.
Les compétitions reprirent jusqu'à 16 heu¬
res. Les spectateurs, ravis, assistèrent ensuite à des démonstrations des trois sections invi¬
tées, celles de Lausanne-Bourgeoise, Genève- Grottes et Lucens. Les exercices généraux devaient mettre un terme aux manifestations sportives, tandis que MM. Emile Zehnder, président du Conseil d'Etat, Paul Collaud, président de la Commission de jeunesse de l'Association cantonale des gymnastes fri- bourgeois, et Louis Pipoz, président du Comi¬
té d'organisation, marquaient l'acte final en
des paroles de bienveillance et d'encourage¬
ment à l'égard de ces jeunes sportifs.
Les meilleurs résultats: Athlétisme pupil- lettes: Doris Hofstetter, Guin; Artistique pupillettes Test 1: Agnès Schmutz, Tavel;
Artistique pupillettes Test 2: Viviane Pahud, Domdidier; Athlétisme Pupilles cat B: Gilbert Baeriswil, Guin; Athlétisme pupilles cat. C:
Anton Schärly, Tavel; Athlétisme pupilles cat D: Béat Aebischer, Guin; Artistique pu¬
pilles classe de jeunesse II: Marcel Ansermet, Freiburgia (médaille argent), André Meyer, Bulle (médaille bronze), et en cat. mixte pu¬
pilles: Gilbert Pittet, Romont.
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Charmey va plus loin
Anciennement point de retrouvaille des Fribourgeois en vacances, Charmey est deve¬
nu une station. Mot fabuleux que les Char- meysans n'arrivaient à prononcer, il n'y a en¬
core que dix ans, qu'avec un goût de rêve.
Pourtant la vocation touristique de la vallée de la Jogne ne s'est pas révélée qu'au 20e siè¬
cle. Le comte Michel de Gruyère n'y faisait-il pas bâtir, au 16e siècle déjà, un pavillon de chasse? L'industrie hôtelière ne s'y est-elle pas développée au siècle dernier?
Ce bourg dynamique, éloigné des bruits intrépides de la ville et dégagé des brouillards désespérément paresseux de la plaine, est en fait un point de départ d'excursions magnifi¬
ques vers des cimes altières et offre ainsi de nombreuses possibilités touristiques dont les Charmeysans ont pris conscience maintenant.
Le caractère bien trempé, l'esprit ouvert et accueillant, ils ont décidé d'aller plus loin.
Hier étaient implantés le télécabine et les téléskis; aujourd'hui, c'est la piscine qui est lancée, complément indispensable de l'équi¬
pement touristique de Charmey. Le conseil communal, clairvoyant, s'est d'emblée associé au comité d'initiative pour mettre au point ce projet digne d'intérêt, et nombreux sont les appuis moraux et matériels de cercles très larges — dont la ville de Zurich, par exemple
— qui le cautionnent maintenant déjà.
Complexe sportif
C'est dans le cadre d'un centre de sport et de loisirs que sera réalisée la piscine couver¬
te, dans la même construction que la halle de gymnastique. Les deux locaux, placés dos à dos, seront séparés par le groupe des locaux de service (sanitaires, vestiaires, etc). Un hall d'entrée commun permettra d'accéder directement aux caisses de la piscine et au petit kiosque-bar.
Charmey:
Charme et eau
L'intérieur de la piscine couverte a été bien conçu pour accueillir la population de Charmey, ses voisins et ses hôtes. Il est en effet à remarquer que la piscine comprend un bassin de 25 mx12,S m, un bassin pourenfants, des vestiaires pour 350 personnes, des dou¬
ches et locaux sanitaires nécessaires. Au sous-sol se trouveront les locaux de traite¬
ment de l'eau, de chauffage de l'eau, les abris imposés et toutes les centrales techniques.
La piscine couverte, d'un volume de 714-5 m3, sera implantée sur un terrain de 6000 m2. Les pelouses prévues sont donc vastes et l'on pourra y accéder directement depuis la pisci¬
ne. Enfin, un grand parking accueillera, à proximité immédiate, les véhicules des hôtes de la piscine.
Combien?
Il est clair qu'une telle réalisation ne sera possible, pour couvrir les quelque 1 500 000 francs que nécessite la construction de la piscine, les aménagements intérieurs et l'ac¬
quisition du terrain, qu'avec l'aide d'un finan¬
cement-souscription auquel le public est con¬
vié. Et le comité d'initiative a ainsi divisé le capital-action de la société anonyme en 5000 actions au porteur de 250 francs. Le capital mis à part, le solde du coût de construction sera couvert d'une part par des subventions de source publique pour un montant de 100 000 francs, et d'autre part par un crédit bancaire de 150 000 francs.
Firmament touristique
Charmey va donc franchir un nouveau pas dans l'accomplissement de sa vocation touris¬
tique. Ce pas revêt pour elle une importance toute particulière, puisqu'il s'agit de la créa¬
tion d'un nouvel équipement. Il est clair que celui-ci en suscitera d'autres et que — la boule de neige grossissant — Charmey de¬
viendra vite une nouvelle étoile dans le firma¬
ment touristique. L'importance de ce pas ne concerne d'ailleurs pas seulement Charmey et la vallée de la Jogne, mais bien l'ensemble du canton, car chaque Fribourgeois ne peut être indifférent à l'avenir économique de son canton.
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