No 3 30e année 64 pages
Fr. 3.-
Dans ce numéro: Poster du Football-Club Fétigny
r
30e année Mars 1975 No 323
SOMMAIRE
Cinquante ans de canonicat
pour Mgr Paul von der Weid 3 Calendrier des manifestations 4 Art de bien manger 6 Elle chez elle 11 8e district fribourgeois 12 3e âge 14 Flashes de la Gruyère 15 Salon de l'auto 16 Flashes de la Sarine 25 Un entretien avec M. Jean Riesen, président du Conseil d'Etat 26 Le métier de pépiniériste 28 Jeunesse et Sport 31 F. C. Fétigny 32 Poster du F. C. Fétigny 33 Bonjour Monsieur le préfet
de la Broyé 34 Flashes de la Broyé 46 L'Hôtel de l'Aigle Noir, Neyruz 48 Flashes de la Glâne 53 Feuilleton de Fribourg-lllustré 54 Les animaux 55 Cremo se présente 56 Les défunts 59 Entre l'église et la pinte 62 Horoscope 63
NOTRE COUVERTURE:
Là-haut où la neige est plus blanche, la piste belle et l'espace infini. N'est- ce pas un agréable spectacle?
* .js
Dans les 7 districts fribourgeois
DISTRICT DE LA SARINE Chef-lieu: Fribourg (037) Feu: abonnés de Fribourg: 18 Autres réseaux: 22 30 18 Police: appels urgents: 17 Brigade de circulation: 21 11 11 Ambulance: 24 75 00
Administration communale: 81 21 11 Préfecture de la Sarine: 21 11 11
Union fribourgeoise du tourisme: 23 33 63
DISTRICT DE LA GRUYERE Chef-lieu: Bulle (029)
Feu: 18 — Police: 2 56 66 Ambulance: 2 84 31
Administration communale: 2 78 91 Préfecture de la Gruyère: 2 88 88 Office du tourisme: 2 80 22
DISTRICT DE LA BROYE Chef-lieu: Estavayer-le-Lac (037) Feu: 18 — Police: 63 13 93 Ambulance: 63 21 21
Administration communale: 63 10 40 Préfecture de la Broyé: 63 10 05 Office du tourisme: 63 12 17 Aide familiale: 63 16 95
DISTRICT DE LA VEVEYSE Chef-lieu: Châtel-St-Denis (021) Feu: 56 75 18 — Police: 56 72 35 Ambulance: 56 71 78
Administration communale: 56 70 52 Préfecture de la Veveyse: 56 70 14 Société de développement: 56 71 51 DISTRICT DE LA GLANE
Chef-lieu: Romont (037) Feu: 18 — Police: 52 23 59 Ambulance: 52 27 71
Administration communale: 52 21 74 Préfecture de la Glâne: 52 23 08 DISTRICT DU LAC
Chef-lieu: Morat (037)
Feu: 18 — Autres réseaux: 71 20 10 Police: 71 20 31
Ambulance: 71 28 52
Administration communale: 71 33 33 Préfecture du Lac: 71 22 57
DISTRICT DE LA SINGINE Chef-lieu: Tavel (037) Feu: 18 — Police: 44 11 95 Ambulance: 44 14 12
Administration communale: 44 11 56 Préfecture de la Singine: 44 11 20
REFLETS FRIBOURGEOIS Edition, impression, administration:
Imprimerie Fragnière S. A.
35, Route de la Glâne
1700 Fribourg Tél. (037) 24 75 75
Régie des annonces:
Annonces Suisses S. A. ASSA Pérolles 8 1700 Fribourg Tél. (037) 23 24 24
Rédaction :
35, route de la Glâne 1700 Fribourg
Rédacteur responsable:
Gérard Bourquenoud
Abonnements:
Du 1er mars au 31 décembre 1975:
Fr. 25.40 Etranger:
envoi normal Fr. 37.50 envoi par avion Fr. 62.—
Compte de chèques postaux 17-2851
FRIBOURG-ILLUSTRÉ:
Organe officiel des Fribourgeois Hors-les-murs
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Paul von der Weid fête ses 50 ans de canonicat
à la cathédrale St-Nicolas
A l'ombre d'un grand monument histori¬
que, au numéro 120 de la rue des Chanoines, une maison attire le regard du passant par le charme de sa rusticité et de sa respectabilité bourgeoise. J'y suis entré pour y rencontrer une figure très populaire que toute la popu¬
lation fribourgeoise connaît bien: Mgr Paul von der Weid. Cette personnalité ecclésias¬
tique m'a accueilli et accordé un entretien dans une atmosphère de cordialité et d'amitié.
Pourquoi cette visite? me direz-vous. C'est qu'il y eut cinquante ans, le 1er mars 1975, que Mgr Paul von der Weid fut nommé curé de la paroisse de Saint-Nicolas où il est depuis douze ans le sympathique prévôt du Chapitre de la cathédrale. Pour marquer cet anniversaire un peu particulier, je lui ai posé quelques questions.
FI - Mgr Paul von der Weid, qui êtes- vous?
Fils de Marcel von der Weid, ancien conseil¬
ler d'Etat, et de Louise née Aeby, soeur de Pierre Aeby, ancien syndic de Fribourg, pré¬
sident du Conseil national et professeur à l'Université, je suis né le 30 juillet 1898 à Fribourg. Après des études faites au Collège Saint-Michel (1909-1917), puis au Grand Séminaire Saint-Charles (1917-1921), je fus ordonné prêtre par Mgr Marius Besson, le 10 juillet 1921.
Où avez-vous exercé votre ministère?
J'ai débuté comme vicaire dans la paroisse de Notre-Dame du Valentin à Lausanne où je suis resté quatre ans. A cette époque, je faisais tous mes déplacements à moto. Le 8 février 1925, je fus élu curé et chanoine de la paroisse Saint-Nicolas, et le 14 novembre 1962, nommé prévôt du Chapitre de la cathé¬
drale Saint-Nicolas par le Grand Conseil fri- bourgeois. La bénédiction abbatiale me fut donnée le 23 décembre de la même année par Mgr François Charrière, évêque du dio¬
cèse de Lausanne, Genève et Fribourg.
Vous êtes aussi l'aumônier très dévoué de nombreuses sociétés de Fribourg?
Je suis l'aumônier du Corps de musique de Landwehr, des Dames de Saint-Vincent de Paul, de la société Saint-Sébastien (tir), et de l'Abbaye des Maréchaux. De 1936 à 1938, je fus également le président de la société des aumôniers militaires.
Et sur le plan militaire?
Nommé capitaine-aumônier le 23 avril 1926 par le Conseil fédéral, j'ai accompli
mon service militaire de 1926 à 1934 au régi¬
ment de carabiniers 4; de 1934 à 1950, à celui d'infanterie de montagne 7; de 1950 à 1956, à la division 1 ; de 1956 à 1960, au 1er corps d'armée. Je fus ensuite libéré pour raison d'âge.
Avez-vous eu d'autres occupations dans votre carrière sacerdotale?
Durant six ans, j'ai été chargé de cours à l'Université de Fribourg. De 1955 à 1973, j'ai assumé la présidence de la Commission du Conservatoire de musique. Pendant les trois ans que Mgr François Charrière était retenu à Rome pour le Concile, j'ai parcouru tout le diocèse pour donner le sacrement de confirmation à des milliers d'enfants.
Quelles sont vos activités actuelles?
Je vais tous les matins dire la messe à'la cathédrale Saint-Nicolas, je participe tous les jours, soir et matin aux heures canoniales avec mes confrères MM. les chanoines, et en qualité d'aumônier à de nombreuses manifes¬
tations religieuses et civiles de la ville de Fribourg. Je suis également très occupé par la correspondance très abondante que je reçois et qui m'apporte beaucoup de joie.
La musique tient une grande place dans le cœur de Mgr Paul von der Weid A mon âge dans la même langue. Et moi, croyant qu'il m'avait demandé depuis quand j'étais curé de Fribourg, je répondis: «Un mois».
Nous vîmes Pie XI se plier en deux et rire aux éclats! Je puis donc me vanter d'avoir bien fait rire le pape.
Que représente pour vous la ville de Fribourg?
C'est toute ma vie.
Merci Mgr Paul von der Weid. Que votre santé vous permette d'accomplir encore longtemps votre vocation de prévôt du Chapitre de la cathédrale Saint-Nicolas pour le plus grand bien de votre paroisse, de la ville et du pays de Fribourg. C'est notre vœu le plus sincère.
Propos recueillis par Gérard Bourquenoud
Avez-vous des loisirs préférés?
J'aime tout ce qui fait la beauté de notre vie sur la terre. J'ai pratiqué la marche, la mon¬
tagne, l'alpinisme comme membre du Club alpin suisse, section «Moléson», lequel m'a nommé il y a quelques semaines, vétéran honoraire pour mes cinquante ans d'activité.
Quand on a septante-sept ans, il faut se mé¬
nager quelque peu. Jouissant d'une excellente santé, il m'arrive encore de faire quelques promenades en voiture dans notre beau canton de Fribourg.
Pouvez-vous évoquer quelques souve¬
nirs de votre ministère?
J'en ai trop à énumérer, c'est pourquoi je citerai seulement celui de mon voyage à Rome en 1925 à l'occasion de la canonisation de saint Pierre Canisius. Mgr Besson, qui parlait très bien l'italien, sa mère étant de Turin, m'avait présenté au Souverain Pon¬
tife, S.S. Pie XI, en italien, comme étant le curé de Fribourg. Etonné — je n'avais alors que vingt-six ans — le Pape me demanda
La cathédrale Saint-Nicolas dominant la ville de Fribourg A.
▼ Mgr Paul von der Weid à son bureau
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4
Manifestations annoncées par l'Union fribourgeoise du tourisme Broc
15 mars 22 mars Bulle 15 mars 22 mars 2 avril 31 mai Charmey 16 mars
Hôtel de ville 20 h. 30 Hôtel de Ville 20 h. 30
Hôtel de Ville Hôtel de Ville Hôtel de Ville Stade de Bouleyres Au village
Fribourg Mars-Avril 1975 10-12 mars 12 mars
12 mars au 12 avril
^U mars 17 mars 19 mars
Galerie Mara Aula de l'Université 20 h. 30
Aula de l'Université Galerie de la Cathé¬
drale
Aula de l'Université Théâtre Livio 20 h. 30
Aula de l'Université Dès le 22 mars
25 mars
16 avril au 17 mai 2-4 mai
29 mai Toute l'année:
Moléson-Village 16 mars
Musée d'art et d'histoire Théâtre Livio 20 h. 30
Galerie de la Cathé¬
drale
Soirée théâtrale
Concert et théâtre par la société de chant l'Harmonie Fraternité des malades (loto) Aides familiales (loto) Club des accordéonistes (soirée)
Concours hippique
Trophée des Chamois-course de ski de fond entre Char- mey/Château-d'Oex. 7e édition - départ de Charmey, en patrouilles, catégories lourdes et légères.
Warja Larater, Zürich livres illustrés, dessins, lithos Baurechtstagung SIA, 400 p.
(congrès)
Concert d'abonnement Orchestre de Chambre de Lausanne
Herrera + René Monnier (sculptures)
Soirée folklorique
«Le premier» de I. Horovitz Soirée folklorique compre¬
nant les régions: Gruyère (Bulle) Sarine (Ville et campa¬
gne) Singine-Haut-Lac Oeuvregravéed'Ernest Fuchs Chef defile de la réalité fantastique de Vienne
«Le Tournant» de François Dorin
Galas Karsenty-Herbert Schuldhess
Ville de Fribourg Musée d'art et d'histoire Musée d'histoire naturelle Jardin botanique
Journées suisses Verte 600 p.
Fête-Dieu, procession de la Voie
Sur les pentes du
Moléson 3e manche Coupe Léco Distribution des prix 14"" Fête cantonale des Musiques fribourgeoises 23, Ht, et 25 mai 1975 — ROMONT
La musique sera reine à Romont le dernier week-end de mai, à l'oc¬
casion de la 14e Fête cantonale des musiques fribourgeoises, à laquelle prendront part 70 sociétés de tout le canton et qui promet d'ores et déjà d'avoir un retentissement particulier.
Depuis plusieurs mois, le comité d'organisation est à l'œuvre, pré¬
sidé actuellement par Me Claude Fasel, qui a pris la succession de Me Gérard Clerc, lequel a dû abandonner la présidence pour raison de santé.
Comme toute manifestation de ce genre, la Fête cantonale des musi¬
ques fribourgeoises comporte deux aspects: les concours et les diver¬
tissements. La plupart des sociétés inscrites passeront devant le jury de la fête le samedi déjà, de façon à ce que les concours puissent être terminés le dimanche matin au plus tard. En ce qui concerne les diver¬
tissements, ils seront aussi nombreux que variés. Mais il faut signaler dès maintenant le grand cortège du dimanche après-midi 25 mai, un cortège dont on sait déjà qu'il sortira nettement de l'ordinaire. Et l'on peut, sur ce point, faire toute confiance aux Romontois qui ont pour eux la malice et la persévérance des écureuils...
ASSA et ses partenaires dans la presse suisse Sous ce titre, ANNONCES SUISSES SA, «ASSA» a réédité une inté¬
ressante brochure descriptive de l'ensemble des supports de la presse qui ont choisi de lui confier leur régie publicitaire.
Destiné aux annonceurs, cet imprimé présente succintement les caractéristiques de 241 publications: quotidiens, journaux locaux et régionaux, presse périodique, professionnelle et spécialisée, qui cons¬
tituent le portefeuille d'«ASSA». On constatera qu'au cours de ces 3 dernières années, parallèlement au développement d'une politique de diversification qui s'étend maintenant à toutes les spécialités de la com¬
munication, «ASSA» a étendu sa collaboration à plusieurs nouveaux titres, souvent très importants dans leur spécialité.
Alors que la situation économique actuelle menace directement les investissements publicitaires traditionnels, c'est une preuve de con¬
fiance en l'avenir de la collaboration entre agence et éditeurs que nous donnent «ASSA» et ses nouveaux partenaires de la presse suisse.
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Soirées folkloriques organisées par la Fédération fribourgeoise du costume et des coutumes les 14 et 19 mars 1975, à l'Aula de l'Université de Fribourg
SOIREE DU VENDREDI 14 MARS 1975 1. «Idylle alpestre»
LE TZERDJINIOLE, Treyvaux
Chœur et orchestre dir. R. Tinguely Danse N. Guillet
Régie P. Yerly 2. «Bi lis im Murtebiet»
TRACHTEFROUE und JODLERKLUB vom Bodemünzi, Murten
Kapelle ST-MARTIN, Tafers Tanzleitung T. Ackermann Jodlerklub leit Hr. Hübscher Musikkapelle leit Hr. Aeby 3. «Suite Broyarde»
LA VILLANELLE de Montagny-Cousset LES ANCIENS COSTUMES d'Estavayer-le-Lac
Chœur dir. P. Huwiler Danse M. Christan Orchestre F. Volery 4. «Chantons l'abbé Bovet»
Groupe choral «Intyamon»
Dir. P. Robadey 5. «Amours et saisons»
LA FARANDOLE, Courtepin LA CHANSON DU LAC, Courtepin LA LYRE PAROISSIALE, Courtion
Chœur dir. A. Jaquet Fanfare C. Tinguely Danse M. Renz
Orchestre de danse J.-Cl. Stucky SOIREE DU MERCREDI 19 MARS 1975 1. «Une journée sur une place villageoise»
LES CORAULES de Bulle Chanson du PAYS de GRUYERES
Chœur dir. M. Corpataux Danse M. Fleury et E. Regli enfants E. Pittet
Fanfare des Coraules B. Rime Mise en scène F. Dey 2. «L'invitation»
BOURGEOIS ET BOURGEOISES DEjLAJVILLE LE QUADRILLE FRIBOURGEOIS
MON PAYS, Fribourg Chœur dir. M. Corpataux Danse R. Esseiva
Régie M.-Th. Daniels 3. «Seeländertänz»
TRACHTENGRUPPA Kerzers Leitung W. Gutknecht SEELÄNDERBUEBE, Ländlertrio 4. «Bärgabe»
BERNER TRACHTENGRUPPE Freiburg JODLERKLUB ALPEROESLI, Freiburg BAERGBLUEMLI, Musikkapelle Utzigen
Tanzleitung H.-P. Habegger/A. Aenis Jodlerklub Leit. A. Jaquet
5. «Entre Glane et Sarine»
AU FIL DU TEMPS, Romont
LA CHANSON DES QUATRE SAISONS, Corminbœuf FANFARE d'Ecuvillens-Posieux
Chœur dir. M. Ducarroz Danse E. Morard Fanfare dir. Chavaillaz
Soirées des 14 et 19 mars 1975 Participants : 8 chœurs, 8 groupes de danse
2 clubs de Jodleurs 2 fanfares
répartis sur les deux soirées
Nombre de participants: chaque soir 300 exécutants Location des places dès le 10 mars 1975
à l'Office du Tourisme des Grand'Places, Fribourg Tél. 22 61 85
Prix des places: Fr. 5,50 et Fr. 7,70
Aspirateurs dès Fr. 198.-
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Les appareils peuvent être réservés moyennant le versement d'un acompte.
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L'Hôtel de la Croix-Fédérale Le Crêt
L'ennui vous prend-il? Montez prendre l'air au Crêt, ce village pittoresque de la Veveyse fri- bourgeoise qui se tient frileu¬
sement en retrait de la route cantonale Bulle - Oron - Lau¬
sanne. Vous y contemplerez la campagne doucement vallonnée où champs et prairies alternent, où le chemin paysan conserve jalousement sa haie de noise¬
tiers et d'aubépines, ponctuée d'arbresfruitiersetde peupliers.
Mais il est aussi particulière¬
ment aisé de faire halte à l'Hôtel de la Croix Fédérale où l'odo¬
rante soupe aux choux prend un inoubliable et savoureux goût de jambon. Cet établissement, le seul de la localité, exploité par M. et Mme Michel Pythoud- Sciboz, est un endroit propice à tous les contacts.
Le seuil franchi, nous décou¬
vrons un café-restaurant de quatre-vingt chaises, où le bois et la simplicité réchauffent l'at¬
mosphère. Myriam Currat, l'uni¬
que serveuse, assure un service courtois et discret. La salle à manger, qui n'a que vingt cou¬
verts, est d'une sobriété raffinée.
La grande salle polyvalente de 280 places est utilisée pour les repas de noces, banquets de sociétés, assemblées et mani¬
festations villageoises. Quant à l'hôtel, il comprend quatre chambres de tout confort, avec douches à l'étage. Cet établis¬
sement, qui est aussi le lieu de rencontre des sociétés de musi-
□ LU P
L'Hôtel de la Croix-Fédérale, Le Crêt. 4 que, chant, tir, jeunesse et Football-Club Le Crêt, dispose d'un parcage pour quarante véhicules.
Nelly Pythoud, la jeune tenan¬
cière, au sourire sans contrainte, a cette urbanité qui signale que la cuisine est honnête. Avec son expérience de l'hôtellerie ac¬
quise par de nombreux stages dans des établissements réputés de Suisse romande, elle se fait un plaisir de vous préparer quel¬
ques spécialités de sa carte, ainsi les filets de perches, l'en¬
trecôte aux morilles, le jambon de la borne accompagné de légumes de saison, la fondue moitié-moitié, ou un menu du jour servi sur assiette et sur plat. Tout cela arrosé par d'ex¬
cellents crus suisses et français:
Dôle Grandinaz, Brouilly, Saint- Amour, Fleurie, Moulin-à-Vent, Santenay, Mercurey, Grand-Bro- card, Du Baril, Châteauneuf du Pape, Piganot.
Elégante, aimable et discrète Nelly, accorde tous égards à ses hôtes. Sa fidèle clientèle, com¬
posée d'ouvriers, agriculteurs, jeunes gens et passagers, aime retrouver la chaleur d'une mai¬
son propre et bien entretenue par Michel Pythoud. Son accueil émouvant de gentillesse séduit chaque client. Votre visite nous confirmera que cet estaminet campagnard mérite tout le bien qu'on en dit.
L'Hôtel de la Croix-Fédérale, au Crêt, est d'une distinction si naturelle que l'on aurait tort de le négliger.
Texte et photos G. Bourquenoud)
éc¬
urie salle à manger sobre et M. et Mme Michel Pythoud- intime. y Sciboz, tenanciers. A
Hôtel de la Croix Fédérale Menu du jour
JAMBON A L'OS Entrecôtes aux morilles Fondue moitié-moitié Salle pour sociétés et banquets
CHAMBRES CONFORT Sa bonne cave
Famille M. Pythoud-Sciboz
Tél. (029) 8 51 42 1699 Le Crêt/FR Rte Bulle-Oron
Restaurant Snack Self-Service
Famille J.C. Ballaman 037 6321 36
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Jusqu'à 23 HEURES:
Spécialités: COUSCOUS / PAELLA / GOULACHE / PIZZA La recette du mois
Préparation 15 minutes Cuisson 15 minutes
Proportion pour U personnes Darne de Cabillaud «Greno¬
bloise»
4 tranches de Cabillaud de 180- 200 gr.
2 dl bière blonde
2 cuillères àsoupe de farine 2 citrons
2 cuillères àsoupe de câpres 100 gr. de beurre
1 bouquet de persil Sel, poivre 1 poêle
Chauffer la poêle avec 50 gr. de beurre environ et laisser pren¬
dre une couleur «noisette».
Passer le cabillaud dans la bière, saler, poivrer puis enfariner.
«Tapoter» vos tranches avec la
main afin que la farine adhère bien. Cuire 5-6 minutes de cha¬
que côté en arrosant de temps en temps pour leur donner une belle couleur dorée. Durant la cuisson éplucher les citrons «à vif» c'est-à-dire enlever égale¬
ment la pellicule blanche qui se trouve entre la peau et le fruit.
Détaillez-les en petits dés de la grosseur des câpres. Eliminer les pépins.
Parsemer sur les tranches, câ¬
pres et citrons. Mettez le solde du beurre dans la poêle avec le fond de cuisson. Laisser prendre couleur et jeter sur les darnes.
Terminer en saupoudrant de persil hâché finement. S'accom¬
pagne généralement de pommes de terre natures, persillées, au beurre etc. mais également d'un riz créole ou pilaw.
Bon appétit.
B. Fivat
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gne à l'os fermé le jeudi
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mantique de ce vieux moulin de¬
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Le guide gastronomique de Fribourg-lllustré vous recommande
Petite suite gastronomique Le restaurant est une fête
Ce n'est pas la première fois que je l'écris: le restaurant est une fête. Jadis, on y venait dîner avant le spectacle ou souper ensuite: maintenant, on y passe la soirée entière charmée à la fois par les plaisirs de la gour¬
mandise partagée et par ceux de la conversation affectueuse, amicale ou amoureuse. Sans doute est-ce pour cela que les théâtres ont avancé l'heure de la représentation du soir, du moins à Paris et que les clients arri¬
vent de plus en plus tard afin de se mettre à table.
Il reste encore, heureusement, quelques établissements où l'on peut souper, dans le respect de la grande tradition mais il n'est
cet art qui procède de tous les autres et donne à la vie une rai¬
son supplémentaired'êtrevécue.
Croyez bien qu'il ne s'agit nullement ici d'un attendrisse¬
ment facile sur un passé révolu.
J'en ai cent fois fait l'expérience probante et nous sommes nom¬
breux à considérer que le négligé ostentatoire ne représente pas le fin du fin de notre civilisation.
Pour comble, ceux qui le prati¬
quent se montrent souvent les plus exigeants et j'en viens là aux rapports entre clients et hôtel iers-restau rateu rs.
Il est logique que l'on consi¬
dère la grâce de l'accueil comme une qualité primordiale dans ce métier difficile où la représenta¬
tion est en quelque sorte per¬
manente. Il est normal que l'on souhaite un service de qualité, une recherche du détail sans cesse poursuivie, une table et des vins irréprochables et con¬
formes à la grande tradition, celle qui ne prend pas pour base la complication systématique.
guère question d'y retrouver les toilettes et les habits dont nos pères furent si friands. Je le regrette un peu, car il me sem¬
ble qu'indépendamment d'un plaisir strictement personnel que l'on ressent «à se faire beau» il en existe un autre qui est de le partager entre gens de bonne compagnie. Cela tient à la courtoisie, cette fleur qui se fait aussi rare en société que celle que l'on porte à la boutonnière.
Et pourtant, elle me semble indispensable à l'art de vivre.
Il est tout aussi nécessaire de penser que le restaurateur ou l'hôtelier amoureux de son mé¬
tier se heurte pour sa part à bien des difficultés, les mêmes sou¬
vent qui rendent notre juge¬
ment beaucoup plus subjectif qu'objectif. Si le «client est roi», il n'en doit pas moins rester un monarque compréhen- sif et c'est bien là qu'intervient cette courtoisie que je viens d'évoquer. Laissez-moivous don¬
ner quelques conseils et si vous les jugez superflus ou évidents.
Hôtel-Restaurant des Bains
Lac-IMoir Fam. Neuhaus
Tél. 037/32 11 04
Un aperçu de notre carte:
Filets de perches Filet de bœuf Voronoff Tournedos au poivre à la fine-
Champagne avec gratin Dauphinois Chateaubriand à la Périgourdine Rognon de veau flambé, etc.
Menu du jour
Salles pour banquets et sociétés Bar - Dancing
Chambres tout confort
CAFE-RESTAURANT AUX 4»
TROIS TREFLES+
P. Vallelian - Stucki
Rue de Vevey BULLE Tél. 029/2 7278
RESTAURANT RENOMMÉ POUR SON SERVICE SUR ASSIETTE ET SES SPÉCIALITÉS A LA CARTE (accessible à toutes les bourses)
ces restaurants où vous trouverez bonne table et bons vins
Petite suite gastronomique ce sera la preuve de votre pro¬
pre qualité.
Pensez à réserver votre table quel que soit le genre d'éta¬
blissement où vous souhaitez vous rendre, du plus luxueux au plus simple. Vous serez assu¬
rés d'un meilleur service et vous vous éviterez la déconvenue toujours possible du manque de place correspondant parfois à la conscience d'un restaurateur soucieux de ne pas servir davan¬
tage de couverts que ses possi¬
bilités matérielles le lui permet¬
tent. Pensez aussi à l'aviser d'un contre temps toujours possible, c'est la moindre des choses et vous le feriez si vous étiez priés à dîner par un ami. Cela présen¬
te une plus grande importance encore quand il s'agit d'un hôtel
Je crois que la «morosité»
dont il nous est beaucoup parlé en ce moment tient à des détails comme ceux-là. Un effort de compréhension de part et d'au¬
tre suffirait à la faire disparaî¬
tre et notre vie commune serait tellement simplifiée. Ne pensez- vous pas que ce soit là l'une des formes de l'«art de vivre» dont nous sommes les héritiers et nullement les derniers légataires.
La critique et les guides En France comme en Suisse, notamment, les chroniques gas¬
tronomiques, les revues spé¬
cialisées et les guides connais¬
sent un succès de plus en plus grand et cela est bien. J'aime qu'en un temps où — dit-on — la vie quotidienne se fait de plus en plus dure, où nous sommes affrontés à des problèmes dont il ne passerait pas par l'esprit de contester la gravité, les plaisirs de la table constituent une sorte
car il est navrant de faire per¬
dre la location d'une chambre par simple négligence. N'exigez jamais un service trop rapide quand il s'agit de cuisine recher¬
chée et ne demandez pas la préparation d'un plat que vous aimez au tout dernier moment.
La bonne cuisine s'attend. Soyez bienveillants, essayer de faci¬
liter le travail de ceux qui sont là pour vous servir. Sachez leur créer des conditions favorables dont vous serez les premiers bénéficiaires.
de refuge où l'on vient, pour un temps, oublier les préoccupa¬
tions, sinon en débattre dans une atmosphère plus détendue.
On ne saurait tout résoudre ainsi mais depuis le Congrès de Vienne nul ne conteste cette réalité illustrée alors par Tal¬
leyrand.
Je préfère quant à moi la qua¬
lité de chroniqueur gastrono¬
mique à celle de critique. Il me semble que la table doit toujours faire appel à la bienveillance et je n'aime guère les censeurs qui
Restaurant du
Chevreuil
Restauration soignée
Spécialité: jambon de campagne Salle pour banquets noces et sociétés Famille Perritaz Tél. 037 31 11 48
§ûtel=$est(Utrnnt bu ferf
Fondée en 1562 1470 Estavayer-le-Lac Tél. 037 63 10 07
Nombreuses SPECIALITES à la broche et au gril
Poissons du Lac Chambres tout confort Famille Michel
Auberge
de la Croix-Blanche Téléphone 037 331153
0
1711 TREYVAUX Restauration soignée
Locaux agréables et idéals pour banquets, noces, sociétés et fêtes de familles Chambres confortables Jeux de quilles
H. Stöckli-Jendly, chef de cuisine
Connu pour sa BONNE CUISINE Grandes salles pour banquets (de 20 à 500 places) Restaurant de la
place de la Cathédrale Fribourg, tél. 037 22 65 21 Bekannt für
GUTE KÜCHE
Grosse Banketträume i D i
(von 20 bis 500 Plätzen) | r |
Café de LATOUR - Restaurant AQUARIUM Tél. (038) 51 38 28 Famille Jules Rosset Le Landeron
Au cœur de la vieille ville s
Le rendez-vous bien connu des antiquaires Salle des Chevaliers
Grotte de l'Aquarium
Spécialités: Raclette, fondue neuchâteloise, assiette Aquarium, côtelettes, filets de perches Sur commande: Filets mignons, entrecôtes, tournedos aux
morilles, fondue bourguignonne
10
Petite suite gastronomique fondent tout un dogme, ni ceux qui, pour le plaisir de faire un mot, compromettent des ef¬
forts prometteurs ou un succès longuement mérité. Cela d'au¬
tant plus qu'il est toujours plus facile de prendre pour cible une vedette afin de passer pour un esprit original ou un person¬
nage qui a son franc-parler.
Curnonsky m'honorait de son amitié et souvent, nous avons parlé ensemble de cette presse dont il fut le créateur. S'il savait être aussi féroce que son appé¬
tit, il n'avait nullement le goût de la sensation et considérant la chose écrite comme grave, il nuançait ses appréciations et préférait ne pas parler d'une mauvaise maison que de la dénoncer sans fard.
Il est heureux que les jour¬
nalistes qui ont choisi d'exalter les plaisirs de la table ne soient pas unanimes dans leurs appré¬
ciations et que leurs opinions reflètent leur caractère et leur talent. En vérité, ils ne sont pas toujours responsables de la façon dont on les suit. Comme dans tous les domaines, les lec¬
teurs ne doivent pas accorder à la critique plus d'importance qu'elle n'en mérite, car la gas¬
tronomie est le triomphe de la subjectivité et fait appel à tous nos sens pour juger. A notre humeur du jour, aussi. Le talent du restaurateur est bien loin d'être seul en cause. De la mê¬
me façon que je ne me prive pas d'assister à un spectacle éreinté par les critiques, y compris ceux que je préfère, je ne fonde absolument pas mon jugement sur la chronique affirmant que telle ou telle maison n'est qu'une piteuse gargotte. Les lecteurs doivent en faire autant car nul ne saurait prétendre à l'infailli¬
bilité ni à la vérité révélée.
Quant aux restaurateurs, s'ils ne sont pas toujours satisfaits par les chroniques qui les concer¬
nent — et c'est là une réaction bien naturelle — ils ne doivent pas maudire ceux qui ne leur font pas nécessairement les com¬
pliments auxquels ils pensent avoir droit. Il est bien rare que tous les torts soient du même côté et si l'on accepte le juge¬
ment, il faut en accepter les risques.
Restent les Guides. Ils sont indispensables et soumis aux mêmes risques que les chroni¬
ques. Je dirai simplement que, pour la plupart, ils citent tant de maisons, les classent d'une façon si compliquée qu'ils ne peuvent en aucun cas être réel¬
lement à jour. Si vous ajoutez à cela les délais indispensables de fabrication et la mobilité des équipes dans la plupart des res¬
taurants, vous admettrez qu'ils puissent présenter un certain nombre d'imperfections. En re¬
vanche, eux non plus ne peuvent pas prétendre à cette fameuse objectivité à laquelle nul homme ne saurait atteindre. Ils éclosent avec le printemps, comme si les étoiles, les coqs et les marmites, faisaient partie de la floraison et du cycle naturel. On les guet¬
te, on les approuve ou l'on se met en colère. C'est bien, il faut avoir du parti pris, c'est un mo¬
teur du progrès, mais de grâce amis lecteurs, ne leur prêtez pas plus qu'ils ne prétendent vous donner. Tout est relatif et ils ne vous apportent que des indications susceptibles de révi¬
sions personnelles.
L'important est que vous trou¬
viez de quoi choisir selon vos goûts et vos possibilités. Ecri¬
vez, si vous n'êtes pas satisfaits, mais, au fait, pourquoi les lec¬
teurs contents n'écrivent-ils ja¬
mais, ou presque? Tout comme les restaurateurs, du reste.
Jean D. Arnaboldi Académie suisse des gastronomes
Spécialités à la carte En saison:
Chasse
Cuisses de grenouilles
|PJ Ph. Michel 021 9380 75 Auberge Restaurant 1699 Ecoteaux
HOTEL DU LION D'OR Relais routier
ST-MARTIN-ORON Michel Schrago Balocchi
Tél. 021 93 7198
SPECIALITES
Jambon à l'os - Charbonnade Salles pour sociétés
2 jeux de quilles automatiques
M. Mme R. Skoric-Rothenbiihler Tél. 037 61 26 79
Hôtel-Restaurant Scotch-Bar - Dancing Restaurant français
Cuisine soignée A la carte et sur assiette Spécialiités de saison
Salles pour noces et réceptions de 10 à 250 personnes Chambres avec confort
Le guide gastronomique de Fribourg-lllustré
vous recommande ces restaurants
HOTEL RESTAURANT TOUAIlNt nBir
Salles pour banquets et sociétés
Spécialités maison LA FONDUE CHINOISE Fam. R. Dévaud Tél. 223219 Rue de Lausanne 25 1700 Fribourg
Hôtel de la Grappe Cheyres
Fam.
H. Monney-Rapo Tél. 037/63 11 66
Spécialités:
Filets de perches Jambon à l'os et chaque jour la CHARBONNADE Salle pour sociétés et banquets
Hôtel de la Grue BROC Tél. 029/6 15 24 Famille Aimé Jaquet-Pharisa Menu et carte
NOS SPÉCIALITÉS GASTRONOMIQUES Chateaubriand, Tournedos
Truites au bleu ou meunière Jambon de campagne Assiette gruérienne, etc.
Et toujours la fameuse crème de Gruyère en baquet avec ses petits fruits de saison Salles pour noces et banquets jusqu'à 120 couverts
Auberge de 6armiswil près de Guin Tél. 037 43 11 23
Menu, carte, spécialités Terrasse d'été
Jeux d'enfants
Jeux de quilles Fermé le lundi Fam. Jungo-Mulhauser
Restaurant-Rôtisserie-Hôtel 1661 Le Pâquier (Gruyère) Cuisine française
Spécialités à la carte et de saison Au café service sur assiette Site idéal pour vacances F. Freiburghaus, chef de cuisine Téléphone 029 2,72 31
EIXE
CH
ELLE
Eperlan, petit poisson de mer de la famille des salmoni¬
dés. Sa chair est délicate. Il ne se prépare que frit.
Frascati, célèbre pâtissier- glacier, d'origine italienne. Il s'établit à Paris sous le Second Empire.
Granité, glace aromatisée aux fruits très dure, granulée, que l'on mange surtout en Italie.
Les Romains faisaient des gra¬
nités en parfumant de la neige.
Granité, glace aromatisée aux fruits, très dure, granulée, que l'on mange surtout en Italie.
Les Romains faisaient des grani¬
tés en parfumant de la neige.
Helvelle, champignon comes¬
tible, voisin de la morille. Il s'accommode de toutes les pré¬
parations.
L'A.B.C. du vatel parfait
Attereau, ou brochette. C'est un mets composé de petites parties de viande, foie de vo¬
laille, de veau ou rognon, tran¬
ches de lard enfilées à une bro¬
chette de bois ou de métal.
Le tout est cuit sur le gril ou à la poêle et recouvert, sur le plat, de beurre noisette ou à la maître d'hôtel.
Baba (au rhum), gâteau na¬
tional de la Pologne qui lui a donné le nom de «punschki».
Il aurait été, dit-on, inventé par le roi Stanislas Leckzinski, puis importé par lui à la cour de Louis XV, son gendre. Un pâtissier polonais du nom de Stohrer l'introduisit à Paris vers 1745.
Carbonade, ragoût originaire de la Belgique. Il est composé de tranches de bœuf que l'on fait griller sur la braise ardente, puis que l'on cuit dans une cas¬
serole en l'arrosant de bière aigre.
Dunand, cuisinier suisse. Il fut chef chez le prince de Condé.
Son fils, qui devint chef chez Bonaparte créa entre autres plats le «Poulet à la Marengo».
Le musée de Lausanne possède, dit-on un service personnel de l'Empereur, qu'il reçut en ca¬
deau.
Irish-stew, ragoût irlandais.
Il est composé de viande de mouton bouillie avec des pom¬
mes de terre et d'oignons émincés.
Joinville, nom d'une garni¬
ture de poisson composée no¬
tamment de truffes et d'écre- visses: filets de soles à la Joinville.
Kümmel, nom allemand du cumin. On en tire une liqueur très alcoolisée portant le même nom.
Livarot, fromage à l'odeur très accentuée. Originaire du Calvados (Normandie), il est peu connu en Suisse.
Marquise, boisson froide à base de champagne ou de vin blanc doux, dans un récipient posé sur glace. Elle s'agrémente de petites fraises, ananas, ceri¬
ses etc., et se sert dans des verres de Bohême à l'occasion de bals, soirées ou autres réunions.
Nougat, gâteau d'origine es¬
pagnole, composé d'amandes mondées, hachées et mêlées à du sucre cuit au caramel blond.
Le nougat de Montélimar est à base de miel et contient des amandes, pistaches et pralines entières.
Oille, pot-au-feu des anciens paysans pyrénéens. Il comprend de la viande de bœuf, de mouton de porc (pied, oreille et sau¬
cisses) et des légumes.
Périgueux, ville du Périgord, pays des truffes. Les mets ou sauces dits «à la Périgueux»
sont toujours complètement parfumés par des truffes.
Quatre-épices, mélange de poivre, de cannelle, de clous de girofle et de noix de muscade.
Pulvérisées en une poudre im¬
palpable, les quatre-épices en¬
trent dans l'assaisonnement des farces à pâtés, galantines etc.
Raisin, fruit frais peu em¬
ployé en cuisine. A part les desserts, il est parfois servi avec des cailles ou des grives rôties en casserole.
Schabziger, fromage à base d'herbages, est originaire du canton de Glaris.
Turban, mets dressé en cou¬
ronne sur un plat rond. Ex.:
turban de filets de soles, d'œufs, de riz.
Ulluque, plante vivace, ori¬
ginaire d'Amérique du Sud.
Ses tubercules sont comesti¬
bles.
Vanner: remuer une sauce une crème avec une spatule pour la refroidir en évitant qu'une peau ne se forme à sa surface.
Wedding-cake, gâteau monté genre plum-cake, recouvert de glace royale (glace de sucre dé¬
layée au blanc d'œuf). On le sert en Angleterre à l'occasion d'un mariage.
Xérès, du nom d'une ville d'Andalousie. Vin blanc, doux, provenant de la région de Jerez.
Yaourt, ou yoghourt. C'est une préparation de lait caillé par un ferment spécial. Origi¬
naire de Bulgarie, il fut répandu chez nous au XXe siècle.
Zeste: épiderme, c'est-à-dire partie jaune de l'écorce du citron, de l'orange. Il doit être séparé de la partie blanche, qui est amère. Le zeste entre dans la préparation de pâtis¬
series, desserts, liqueurs.
ELLE
Guerre aux
mauvaises odeurs Il y a des «petits secrets», vieux comme le monde et qu'une parfaite maîtresse de maison et cuisinière moderne ne peut ignorer.
Comment supprimer:
— l'odeur de peinture fraîche?
Déposez dans la pièce où règne cette odeur une petite coupe contenant de la mie de pain.
— l'odeur de friture?
Brûlez avec beaucoup de précautions une écorce d'orange ou de mandarine enrobée de sucre.
— l'odeur d'ail qui imprègne les doigts?
Il suffit de les frotter énergi- quement avec du persil.
— l'odeur d'oignon qui «tient»
sur les mains?
Après l'épluchage des oi¬
gnons, frottez vos mains avec un petit morceau de céleri.
— l'odeur de brûlé dans le four?
Placez-y, pendant qu'il est encore chaud, une poignée de gros sel (vous pouvez en trouver facilement dans les drogueries) et laissez la porte ouverte pendant tout le temps qu'il se met à refroidir.
— l'odeur d'œuf que gardent parfois les plats?
Laissez tremper les plats, assiettes et couverts pendant un quart d'heure environ dans l'eau de vaisselle, à laquelle vous aurez ajouté un demi-citron, même s'il a déjà été pressé.
— l'odeur de poisson sur les ustensiles?
Lavez-les d'abord à l'eau chaude et rincez ensuite à l'eau froide.
ELLE
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12
le huitième district f ri bourgeois
Une chronique
«Hors les Murs»
de Gérard Bourquenoud Les Fribourgeois
de Colombier se serrent les coudes
La société fribourgeoise de Colombier et environs a tenu son assemblée générale annuelle dans une salle du Cercle catho¬
lique, sous la présidence de H.
Robert Bourqui, qui eut le plai¬
sir de souhaiter la bienvenue à quatre-vingt-quatre membres, parmi lesquels MM. Henri Javet, 90 ans, membre fondateur;
Arthur Chautems, 83 ans, pré¬
sident d'honneur; Aloïs Aeby, 80 ans, membre d'honneur; et Mme Léontine Losey, 85 ans, mère du vice-président, M.
Charles Losey. M. Bourqui sa¬
lua également la présence de M.
G. Bourquenoud, rédacteur de Fribourg-lllustré. M. Félix Vial donna lecture du procès-verbal de la dernière assemblée, et Mme Jozelle Jaquet, présenta la situation financière, qui est jugée très saine. Au nom des vérificateurs, M. Jean Berset félicita la caissière pour l'ex¬
cellente tenue des comptes qui furent approuvés avec applau¬
dissements. Dans son rapport présidentiel, M. Bourqui releva que la société fribourgeoise de Colombier compte actuellement 138 membres actifs et que son avenir est ainsi assuré. En 1974, le comité a tenu cinq séances.
Sur proposition de M. Char¬
les Losey, vice-président, M.
Robert Bourqui fut réélu pour une année à la présidence. Celui- ci remercia l'assemblée pour la confiance qui lui est témoignée.
L'activité 1975 comprend deux assemblées ordinaires, le pique- nique, la course surprise, le match au loto, le match de car¬
tes et la fête de Noël. En re¬
connaissance de leur fidélité à la société, MM. Arthur Ding, Paul Brulhart, Joseph Baechler, André Bulliard et Marius Gui- solan ont été nommés membres honoraires. Nos félicitations.
Un succulent repas de gibier fut préparé par M. Clément, de Bulle, et servi à 117 membres dans une salle de la ferme Belle- vue, à Boudry. Au nom de la société, M. Bourqui eut la joie de remettre un cadeau à Mme Léontine Losey, MM. Henri Javet, Arthur Chautems et Aloïs Aeby. La jeune chorale du grou¬
pement, dirigée par M. Roger Ruffieux, interpréta les plus belles chansons du terroir. Quel¬
ques membres du sexe féminin animèrent un sketch sur l'année mondiale de la femme. Un or¬
chestre champêtre fit le reste.
Tous les participants ont fra¬
ternisé jusque tard dans la nuit.
Ils se souviendront longtemps de cette soirée qui eut lieu dans une excellente atmosphère dzodzette.
Photos G.Bd/FI
Le chœur mixte de la société Y
Les membres du comité ▼▼ Une image de l'assemblée A
Genève:
Noces d'or
M. Alphonse Pauli, 84 ans, et sa femme, née Andrée Carrel, 75 ans, ont célébré dans la joie familiale leurs cinquante ans de mariage. En cet anniversaire, ils
étaient entourés de leurs deux enfants et d'un petit-fils. Ils fu¬
rent complimentés lors d'un re¬
pas servi dans la campagne ge¬
nevoise.
Après avoir enseigné à Vua- dens, M. et Mme Pauli ont tenu un commerce à Fribourg, puis à Nyon, et finalement à Genève où ils sont établis depuis qua¬
rante ans. Ce couple est resté très attaché à sa terre natale.
Nous adressons à ces fidèles abonnés, nos félicitations et nos vœux de santé.
Société fribourgeoise de Colombier (Suite)
Les 80 ans d'Aloys Aeby
Mercredi 15 janvier 1975, Aloïs a été dignement fêté par toute sa famille. Le mardi soir déjà, il était entouré d'une vingtaine de membres de la Société des Fribourgeois de Colombier et environs, venus lui apporter leur témoignage de reconnaissance.
Beaucoup l'ignorent, mais Aloïs Aeby est un membre fon¬
dateur de la société. Il a beau¬
coup œuvré pour elle et sa ré¬
compense est de constater qu'elle se porte aujourd'hui à merveille.
M. Henri Javet, 90 ans, mem¬
bre fondateur qui comte cinquante-sept ans de socié¬
tariat
M. Robert Bourqui, président
Le groupe des divertissements s'était mué en chorale pour ve¬
nir donner l'aubade à notre ami.
La surprise fut totale, le secret ayant été bien gardé. Aloïs écouta avec attention ces bons vieux chants de notre terroir qui lui rappelèrent de bien vieux souvenirs. Il nous exprima sa joie à nous entendre, puis on trinqua en dégustant «beu- gnets» et «crêpes» de fabri¬
cation maison. La Marie avait pensé à tout et elle le fit bien;
la fête fut tout à fait réussie.
Qu'il vive et soit heureux, ce sont là nos vœux!
F. V.
Chronique
des Fribourgeois hors - les - murs
Cercle fribourgeois de Genève:
nouveau président
Le cercle fribourgeois de Genève qui est présidé depuis dix ans par M. Robert Aebis- cher, membre du comité de l'Association Joseph Bovet, a tenu son assemblée générale annuelle le 31 janvier. A cette occasion, M. Maurice Zay, porte-drapeau depuis deux ans, a été élu président. Il remplace à la tête de cette grande famille dzodzette du bout du lac, M.
Robert Aebischer qui avait pré¬
senté sa démission. Le comité actuel est formé de MM. Mau¬
rice Zay, président; Gilbert Bersier, vice-président; Philippe Joye, secrétaire; André Broyé, trésorier; René Mollard, porte- drapeau; Gilbert Favre, Albert Rossier, Ernest Gross et Ro¬
bert Python, membres adjoints.
M. Robert Aebischer qui s'est dévoué sans compter, ni son temps, ni son argent, à la pré¬
sidence du Cercle fribourgeois de Genève, a été complimenté, remercié et félicité comme il le méritait. En reconnaissance de son dévouement à une cause qui lui tient à cœur et en récom¬
pense du travail accompli comme secrétaire, puis comme prési¬
dent, M. Aebischer a été nommé président d'honneur. Cheville ouvrière du cercle durant dix ans, il a été chaleureusement applaudi par tous ses compa¬
triotes.
M. Alphonse Eltschinger qui fut également un membre dé¬
voué du comité, a reçu le titre de membre honoraire. M. Pierre Mauron, trésorier du cercle durant quatre ans, a été nommé membre d'honneur.
A M. Robert Aebischer que nous félicitons pour tout ce qu'il a fait pour les Fribourgeois de Genève, nous adressons nos meilleurs vœux de santé.
Quant à la soirée annuelle qui eut lieu le 8 février au Lignon, elle fut parfaitement réussie.
Un reportage sur cette mani¬
festation paraîtra dans notre prochaine édition.
EN BREF Morges
Activité 1975 de l'Amicale des Fribourgeois de Morges;
21 février, assemblée générale annuelle
15 mars, soirée familière 29 juin, course annuelle 17 août, broche au Marchairuz 24 octobre, assemblée
d'automne
2 novembre, match aux cartes 14 décembre, fête de la
St-Nicolas Delémont
8 mars à 20 h. Rest, de la Cou¬
ronne, Courcelon
Assemblée générale annuelle de l'Amicale des Fribourgeois de Delémont et environs
Montreux
31 mai - Casino de Montreux Cinquantenaire de la Société des Amis fribourgeois de Montreux et environs.
1er juin - Hôtel Suisse
Assemblée des délégués de l'Association Joseph Bovet.
Retour aux sources Etablis pendant plus de vingt ans dans le canton de Neuchâtel, M. et Mme Ernest Bapst exploi¬
tent depuis de nombreuses an¬
nées la fromagerie du Mont-sur- Travers. Le 1er mai prochain, ils regagneront leur terre d'o¬
rigine pour exploiter la belle fromagerie de Villarimboud.
Membres de la Société des Fribourgeois du Val-de-Travers depuis sa fondation, M. et Mme Bapst étaient toujours là pour donner un coup de main dans chaque manifestation. Leur dé¬
part sera vivement regretté par leurs compatriotes de cette ré¬
gion neuchâteloise. L'ami
«Netton», comme l'appellent tous ses amis, fit partie du co¬
mité de cette société qui con¬
naît une belle activité.
A ce couple très sympathique, qui a cinq enfants, nous adres¬
sons nos vœux de succès dans sa nouvelle entreprise en pays fribourgeois. FI
Fribourgeois du dehors
Toute correspondance concernant la rubrique «Huitième district fribourgeois» doit être adressée à la Rédaction de Fribourg-lllustré, 35, rte de la Glâne, 1701 Fribourg
u
Une partie de cartes avec Sœur Fernande ^
Rubrique du 3e âge
Pensons
à nos aînés
Une visite au home pour personnes âgées à La Roche
Avec un dédain superbe, le temps verse chaque instant de notre vie dans l'océan de l'oubli.
Et ses vagues roulent, passent et se brisent aux bords imprécis et mystérieux de l'infini. Le temps entraîne nos luttes petites et grandes, nos souffrances. Il efface notre jeunesse, travaille à notre maturité, prépare notre vieillesse. Et tout cela sans heurt, sans bruit. Retenons pourtant un peu de ces journées qui s'égrènent au long des mois et des années, arrêtons la chute de ces vies qui tombent une à une dans l'immense sablier du passé. Pour mieux nous rendre compte de l'atmosphère qui règne dans une institution pour personnes âgées, nous sommes allés rendre visite et poser quel¬
ques questions à Sœur Lucienne, directrice du home de La Roche.
FI - Donnez-nous une image de cette institution.
Fondée en 1903, elle fut fort longtemps un orphelinat pour enfants et un hospice pour les vieillards. Le Foyer Saint-Joseph
comme il se nomme, est devenu il y a une dizaine d'années un home pour personnes âgées. Il est actuellement occupé par vingt-cinq pensionnaires, soit huit femmes et dix-sept hom¬
mes. Certains sont dans cette maison depuis déjà cinquante ans.
Quelles sont vos principa¬
les activités dans ce home?
Comme Sœur Fernande, ma précieuse collaboratrice, je suis d'origine valaisanne. Nous avons fait notre noviciat à Fribourg et faisons partie de la congrégation des sœurs d'Ingenbohl. Après un premier stage dans le home de La Roche de 1962 à 1968, j'y suis revenue l'été dernier. Le travail ne manque pas dans cette mai¬
son. Quand nous nous sommes occupées de la préparation des repas, de la tenue des chambres, de l'entretien des locaux, et des soins aux pensionnaires, il ne reste que bien peu de temps pour notre détente. Notre mis¬
sion est souvent pénible. C'est
Le Foyer Saint-Joseph de
La Roche A De gauche à droite, Sœur
Lucienne, Mme Risse et Sœur Fernande. "Y
pourquoi, nous devons faire preuve de beaucoup de patience envers certaines personnes âgées. Il faut aussi veiller au bien-être de chacun et donner satisfaction à tout le monde.
Organisez-vous des loisirs pour vos pensionnaires?
Nous organisons deux sorties par année. En outre, nos hôtes bénéficient d'un jardin agréable, complément indispensable du home. Ils peuvent également faire des promenades dans le village et ses alentours où l'en¬
vironnement est favorable à leur santé. La plupart d'entre eux jouent aux cartes ou se tiennent devant le petit écran. Toute la maisonnée, mais en particulier les anciens armaillis, sont heu¬
reux de rendre visite aux ani¬
maux de la ferme attenante au foyer.
Avez-vous des problèmes à résoudre?
Oui, bien sûr. La pénurie de personnel est le problème le plus difficile à résoudre. Nous profitons de cette occasion pour remercier Mme Simone Risse, de La Roche, qui nous apporte cha¬
que semaine une aide efficace
dans l'accomplissement de nos tâches multiples. Nous aime¬
rions également connaître des jeunes qui seraient disposés à nous donner un coup de main;
cela faciliterait bien les choses.
Quels sont vos souhaits, sœur Lucienne?
J'aimerais pouvoir rendre le séjour des personnes âgées en¬
core plus agréable. Les condi¬
tions de l'habitation jouent un rôle important sur le bien-être physique et psychique de tout être humain. Il est vrai que la cuisine est très bien aménagée, la buanderie aussi. Il en est de même pour les chambres à deux lits qui ont été rénovées récem¬
ment.
Un autre vœu qui me tient à cœur serait que l'on fasse plus de visites à nos personnes âgées, parfois plongées dans la solitude, même dans un home. Les pen¬
sionnaires qui peuvent se dépla¬
cer auraient également beau¬
coup de plaisir à prendre un repas ou de passer un après- midi dans une famille. Ces con¬
tacts sont essentiels pour le troisième âge.
Propos recueillis par Gérard Bourquenoud
Sœur Lucienne et des pen¬
sionnaires. A Une cuisine fort bien amé¬
nagée ▼
DE LA GRUYÈRE Vuadens
Noces d'or
M. et Mme Julien Pittet-Genoud ont fêté récemment leurs cinquante ans de mariage.
N'ayant pas eu d'enfant, le couple accueillit dans son foyer une fillette et nièce, Cécile Gremaud, qui fut élevée avec amour. Elle est aujourd'hui mariée à M. Pierre Forster. C'est dans cette famille, qui compte cinq enfants, que les deux jubilaires ont été choyés pour leurs noces d'or.
Fribourg-lllustré adresse à ce couple sou¬
riant, ses plus vives félicitations et ses vœux de santé.
Photo J.-R. Seydoux X.
Y:
Gumefens
Reconnaissance à un couple fidèle
Samedi 11 janvier, l'hospice de ce village était en fête. Cette maison pour personnes âgées célébrait son quart de siècle d'exis¬
tence. Les trente pensionnaires que compte actuellement le home étaient réunis avec les représentants du Conseil communal pour un excellent repas, au cours duquel H. Gaston Bovigny, syndic, se fit l'interprète de cette grande famille pour féliciter et remercier les gérants, M. et Mme Jean Jaquier, qui se dévouent depuis vingt-cinq ans à la cause des personnes âgées. En reconnaissance de leur activité, ils reçurent un magnifique cadeau de la commune. Nos meilleurs vœux accom¬
pagnent ce couple fidèle à la tâche.
Photos J.-R. Seydoux M. et Madame Jean Jaquier, au centre ►
Quelques personnes âgées de ce home.
Bulle
Nouveau commandant à la place de mobilisation
Au cours d'une cérémonie militaire qui s'est déroulée dans la salle des Chevaliers du château de Gruyères, le colonel Henri Krattinger, commandant de la place de mo¬
bilisation de Bulle depuis neuf ans, muté à la section de mobilisation de l'EMG où il sera chef de classe pour la formation des officiers, a transmis ses pouvoirs à son adjoint, le lieutenant-colonel Pierre Rime. Cette céré¬
monie à la fois sobre et émouvante eut lieu en présence de nombreuses personnalités, les officiers et sous-officiers de la place 107.
Nous adressons au colonel Henri Krattin¬
ger et au lieutenant-colonel Pierre Rime, nos plus vives félicitations.
Photo J.-R. Seydoux Le colonel Henri Krattinger, à gauche, et le lieutenant-colonel Pierre Rime.
ylction pour le troisième âge 19 au 26 septembre 1975
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Salon international
de l'automobile 1975 Histoire de l'automobile
A la fin du siècle dernier, l'automobile à moteur à pistons présentait déjà les carac¬
tères essentiels qu'elle conserve aujourd'hui, grâce à une utilisation supérieure et à quel¬
ques épreuves sportives sur route, comme Paris-Amsterdam-Paris en 1898. On parvient à des choix définitifs et à de nouvelles solu¬
tions techniques: sur les voitures, les pneu¬
matiques sont adoptés pour la première fois par les frères Michelin dans Paris-Bordeaux- Paris (1895) mais le caoutchouc plein reste encore longtemps employé pour les ca¬
mions; dans le domaine des moteurs et des carrosseries, on abandonne de plus en plus les modèles extravagants, ainsi les dessina¬
teurs se consacrent à une gamme de modèles
45e SALON
assez limités. En 1896, le moteur connaît donc sa structure générale actuelle. En 1902, le frein à disque, d'application relativement récente, est breveté par le Dr F. Lanchester.
C'est une période de recherches, de tâton¬
nements, où le travail se fait de manière en¬
core artisanale: le client n'achète pas une voiture au sens moderne, mais commande un châssis au constructeur et le fait habiller d'une carrosserie et d'accessoires selon son désir. Le fabricant ne travaille que sur de faibles séries et le véhicule reste très cher.
Le châssis jusqu'alors en bois armé est réalisé en tôle emboutie. En 1906 est mise au point la transmission par cardans avec un arbre de poussée entre le moteur à l'avant et les roues arrière motrices. Les progrès techniques ne se ralentissent pas: démarrage électrique (1913), embrayage à disques noyés dans l'huile, amortisseurs à friction Hochford en 1921, freins régulièrement adoptés sur les quatre roues en 1922. Parallèlement, on cherche un plus grand confort: les suspen¬
sions à roues indépendantes font leur appa¬
rition (Lancia Lambda 1922), les pneus s'élar¬
gissent et sont à basse pression en 1923. De 1920 à 1940 apparaissent les principaux per¬
fectionnements dont bénéficie la production actuelle: synchronisateur des boîtes de vi¬
tesses (1928), starter en 1930, commande hydraulique des freins en 1932, embrayage à disques à sec, allumage par distributeur
«Delco», amortisseurs hydrauliques et sur¬
tout une nouvelle conceptiontde carrosserie
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GENÈVE
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Salon
international de l'automobile
1975
TECHNIQUE
Une automobile est composée d'un certain nombre d'organes fondamentaux: le châssis, qui constitue l'ossature de l'ensemble et l'élément d'union des autres parties entre elles; le moteur, avec l'installation électri¬
que et les mécanismes accessoires, qui fournit la puissance nécessaire au mouvement autono¬
me; la transmission, ensemble d'arbres, d'en¬
grenages et de joints, qui transmet l'énergie du moteur aux roues motrices; les roues, qui soutiennent le véhicule sur la route, le diri¬
gent et servent à sa propulsion; la carros¬
serie qui complète l'automobile et permet une utilisation rationnelle; les suspensions intermédiaires entre les roues et les parties portées de l'automobile.
Automobile-Sport
Records de vitesse. — En plus des compé¬
titions, il faut comprendre dans le sport auto¬
mobile les tentatives isolées de constructeurs visant à établir un record absolu de vitesse à bord d'une automobile. Le premier à tenter l'entreprise sur le kilomètre lancé est le Fran¬
çais Chasseloup-Laubat sur une Jeantaud électrique: c'est en 1898 et le pilote atteint 63,157 km/h. L'année suivante, à Achères, près de Paris, le Belge Camille Jenatzy dépasse pour la première fois le cap des 100 km/h:
105,850 km/h sur la base d'un kilomètre, au volant de la «Jamais Contente», une voiture électrique. Mais c'est ensuite le moteur à explosion qui s'impose dans cette course au record: Hémery, sur Benz, est le premier à dépasser les 200 km/h en 1909; Segrave, sur Sunbeam, franchit le cap des 300 km/h en
1927, Malcolm Campbell celui des 400 km/h en 1932 sur sa Napier-Campbell et Eyston, sur Thunderbolt, celui des 500 km/h en 1937.
M. Campbell prend sa revanche dans les années suivantes et porte le record à 584,818 km/h en 1935 sur la Bluebird Special. Le cap des 600 km/h est franchi en 1947 par John Cobb, sur Railton, mais il faut attendre ensuite de nombreuses années pour que des progrès soient réalisés: en 1964, Donald Campbell atteint 648,728 km/h sur sa Bluebird II, et Bob Summers 655,700 km/h, sur Coldenrod.
Ce qui constitue l'actuel record officiel du kilomètre lancé. Il faut cependant signaler le record officieux de l'Américain Craig Breed- love qui a atteint, le 15 novembre 1965, à Bonneville (Utah), la vitesse de 966,671 km/h sur le Spirit of America; en fait, l'engin qu'il pilotait était actionné par un moteur à réaction.
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Salon international de l'automobile 1975
45e SALON
L'AUTO GENEVI
Pas de crainte, les automobiles
«ne mourront pas de soif»
Les moteurs à essence seront probablement indispensables jusqu'à fin de ce siècle
la
(frs) La phrase suivante est extraite d'une déclaration concernant la politique de la circulation faite par la Fédération routière suisse, l'organisation faîtière de la circulation routière et de l'économie automobile en Suisse: «Le véhicule automobile privé reste indispensable au trafic commercial et aux loisirs. Il en est de même pour les transports par véhicules utilitaires.» Aussi donc, selon la FRS, «le libre choix du moyen de trans¬
port» doit-il rester assuré. Certains chan¬
gements d'habitudes seront tout au plus pensables quant à la circulation individuelle.
«On peut admettre que, avec le temps, l'emploi de moyens de transports privés di¬
minuera dans le trafic professionnel. Cette tendance s'accentuera d'autant plus si, dans le trafic pendulaire, l'automobile peut-être remplacée par d'attrayants moyens de trans-
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