Séminaire Henri Cartan
C HRISTIAN H OUZEL
Géométrie analytique locale, II. Théorie des morphismes finis
Séminaire Henri Cartan, tome 13, n
o2 (1960-1961), exp. n
o19, p. 1-22
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19-01
GÉOMÉTRIE
ANALYTIQUE LOCALE,
II.THÉORIE DES MORPHISMES FINIS par Christian HOUZEL
Séminaire
Henri CARTAN13e année, 1960/61,
n°19
5juin 1961
1.
Spectre
deprésentation
finie .DÉFINITION 1, ~
Soit S un espaceannelé.
On ditqu’une 0~-Algèbre
SLest
deprésentation
finie si tout s ~ S admet unvoisinage
U tel queA/U
soit iso-morphe
à un faisceau de la forme : ... ,... , fm)
avec... ,
r(u ,
... ,C’est-à-dire que Cf. est localement
engendrée
surCL
par un nombre fini de sections sounises à un nombre fini de relations.Nous nous
intéressons
au cas où S est un espaceanalytique,
sur un corps debase k
value complet
et non discret. Pour tout espaceanalytique
T au-dessus deS , considérons
lefaisceau 03B1T
==A xS T , image réciproque
de CL surT ,
et
l’ensemble :
=(homomorphismes
on voittout de suite que T ~~->
définit
un foncteur contravariantFd : (An)~ ~ (Ens) .
PROPOSITION 1. -. Soit QL une
Algèbre
deprésentation
finie sur un espacelytique S ;
le foncteurF03B1
estreprésentable
dans lacatégorie (An) /S ,
parun espace
analytique séparé
surS .
Remarquons
d’abord que le foncteurFr.
est de nature locale(cf. exposé 11,
définition 5.4) ,
car si Test un espaceanalytique
au-dessus deS ,
lepré-
faisceau U F03B1(U)
( U parcourant
ies ouverts deT )
n’est autre que le faisceau des germesd’homomorphismes d’algèbres HomOT (AT , 0-) .
Ainsi~ d’après
le corollaire 5.7 del’exposé 11,
ilsu-ffit~
montrer qieF~
estreprésentable ,
de trouver un recouvrenent ouvert(S.)
de S tel quepour tout indice i le foncteur soit
représentable
dansEn utilisant la
définition 1,
on voit doncqu’il
suffit deconsidérer
le casoù CL est de la ... , ... ,
~ ~
Alors la suiteexacte
(f~ ~ ... f ~ ~ ~
donne par extension de la base une suite exacte :pour tout espace
analytique
T au-dessus de S. Cecipermet d’identifier
F03B1 (T)
=HomOT (03B1T , OT)
àl’ensemble
deshomomorphismes
(leOT[t1 ,
... ,t ]
dans
OT qui s’annulent
sur * Or le foncteur... , tn i :
THomOT (OT[t1 ,
... ,
tn] , OT)
estisomorphe
à T(0393 (T , OT))n ;
en utilisant lethéorème
1.1 del’exposé
10 etla
proposition 31
del’exposé 11~
on voit que estrepré- sente
dans(An) /q
par lecouple (S x E ~ r~)
où r] estl’homomorphisme
... ,
0 défini
parn(t. )
=q*(z.)
(3.
=1 ,
... ,n) ,
endésignant
par q laprojection
(le ’3 xEn
surEn .
ilen
résulte immédiatement
que le sous-foncteurF03B1
estreprésente
par le sous- espacefermé
X c S xEn
’~défini
parl’Idéal
3 = r) o i)
c0
SxE
SxE"
SxE"(ci, exposé
lemme3-6).
Dans le cas
envisagé,
X estévidemment séparé
sur S . Comme lapropriété
pour un
obj
et dES s épa ré
sur S e st locale surS ~
ladernière
assertion de
l’énoncé
estprouvée elle
aussi (cf.exposé 11, proposition 5.6 :
on obtient
l’espace qui représente F03B1
en recollant ceuxqui représentent
les~.
DÉFINITION i
2. -Pour toute OS-Algèbre
deprésentation finie 03B1 ,
cnappelle spectre analytique
de 03B1 et ondésigne
parl’objet
de.s
(défini
âqui représente
le foncteurest donc un espace
analytique séparé
an-dessus deS .
Exemple . - Considérons
TinOS-Module
ë (leprésentation finie ;
sonAlgèbre symétrique
S(6)
est uneOS-Algèbre
deprésentation finie,
etSpecan(S(S))
représente
le foncteur : T ~~~T~
=~~~ ~ ~r)
~ HomOT-Mod . (ET , OT) .
C’ est lefibre
vectorieldéfini
par S(cf, exposé 12,
n"
1).
PROPESITION 2.
(i)
OL 03B1Specan(03B1) définit
un foncteur contravariant de lacatégorie
desOS-Algèbres
deprésentation
finie dans(An) /b .
(ii) Quelles
que soient les0~’-Algèbre s
deprésentation
finie Cf. etB ~
Ct
~O
S
E est de
présentation finie,
etSpecan(03B1 ~O
S
(8) ~ Specan(03B1) x- Specan(B).
(iii) Soit
h : 03B1 ~ Ë unhomomorphisme surjectif
d’uneAlgèbre
CL deprésen-
tation finie dans une autre ? . Le
n.orphisme Specan(h) : Specan(B)
~Specan(03B1)
correspondant
est une immersionfermée.
(iv)
Pour touteOS-Algèbre de présentation
finie OL et pour tout espace ana-lytique
T au-dessus deS , Specan(03B1) Xq T ~ Specan(03B1T) (compatibilité
avec lechangement
debase).
(i)
est car est rua foncteur contravariant en03B1 ; (ii) résulte
de la formule :
(iii)
sedéduit
facilement de ladémonstration
de laproposition 1~
et(iv)
seprouve par le corollaire
3.2
del’exposé
Il.Considérons le
couple (X ~ ~) qui représente
le fondeurF~ défini
uneOS-Algèbre 03B1
deprésentation
finie. X ==Specan(03B1)
est un espaceanalytique
au-dessus de
S :
eF03B1(X) == HomOX(03B1X , CL)
est unhomomorphisme
de
CL~
=f ~ (OL)
danse~ ~
En d’autrestermes, Ç
X
définit
une factorisation :~
GL)
i S dumorphisme
structural f de X à traversl’espace annelé
(|S| , CL) (où )s) l désigne
l espacetopologique sous-jacent
àS ),
muni dumorphisme canonique a) ~
S(constitué
parl’application identique
de~SJ
et
l’homomorphisme : G ).
Pour tout
03B1-Module m ,
posons :~
On
définit
ainsi un foncteur : m 3E de lacatégorie
des 03B1-Modules dans celle desOX-Modules (
X ==Specan(d) ).
Si m et K sont deux03B1-Modules,
on aConsidérons
un espaceanalytique
T au-dessus de S etl’espace
au-dessus de T
(proposition 2, ~~.v ~ ~ p
lemorphisme
structural deX T
dansT se factorise encore en
et on obtient un
diagramme
commutatifSoit m
un03B1-Module ; l’image réciproque mT = m xs
T de m sur T est unOn voit alors que
mT
=*T(mT)
s’identifie àl’image réciproque
dem par le
morphisme : (compatibilité
du foncteur m m avec le chan-gement
debase).
2. Fibre
duspectre analytique point de la.
Considérons
uneOS-Algèbre 03B1
deprésentation
finie et sonspectre analytique
X =
Specan(a) .
Sirappelons (exposé I0~
n°2)
que la fibre de X en s est leproduit fibre
X s = Xx~
estl’espace analytique réduit
aupoint s ,
muni duOs
=K(s)
~k ( m S désignant
maximal del’anneau local
0 ). Ainsi :
s
avec
a(s) == 03B1s/ms 03B1s
==~Os
k = si dans unvoisinage
U (le s on aX s =
Specan(03B1(s) )
est le .fermé
de(s )
xEn défini
par les- -
"équations"
"D’une
manière plus précise,
si le foncteurF~
estreprésenté
dans~S
par le
couple ~X- ~ ~ ~
le foncteur ~représenté
danspar le
couple (Xs , 03BEs) ,
où X s est la fibre de X en s et03B1x s ~ X
sest obtenu à
partir
~OX
pc.rréduction
mod Enparticulier, l’application
de dansk) qui
faitcorrespondre
à toute section f de Xs/{s} l’homomorphisme composé f*.
03BE’s,f(s) (avec
03BE’s,f(s) : 03B1(s) ~ OXs,f(s) déduit
du germede 03BE
s enf(s) )
estbijective.
Commes’identifie à l’ensemble des
points
de X en associant à touts s
f : {s}
~ X lepoint f(s) =
x sortef * -
QI X
~
k ,
homomor-phisme d’augmentation),
on obtient unebi j ection
de l’ensemble despoints
de Xs sur l’ensemble des idéaux de
qui
donnent le pourquotient,
enappliquant chaque
x E X s surl’image réciproque par 03BE’s,x : 03B1(s) ~ OX
s,x
de
l’idéal
maxi- deOX
.Oy = OX /m
S(exposé 1.0,
n°2), 03B1(s) = 03B1 /m
0.1... ,¿.. S S S
et
S~X
s’obtient pa.r *réduction mod m
àpartir de 03BE : 03B1
~ O X(déduit
,
S .K S
AmX
du germe
de ~
enx ~ .
Onpeut
doncénoncer :
PROPOSITION 3. -
On obtient unebijection
del’ensemble
de spoints
deXs
surl’ensemble des
idéaux
n de03B1s
tels que : n Dms 03B1s et 03B1s/n ~k,
en associant à
chaque
x ~Xs réciproque l’homomorphisme 03BEx’ :
03B1s ~ OX,xt x de
l’idéal
maximal de .Si n est
l’idéal
maximal de03B1s qui
correspond aupoint
x EXs , on
a doncune factorisation de
03BEx ’ : 03B1s ~ (OL ) s * OX, x
.-’-
PROPOSITION 4. -
L’homomorphisme x : (03B1s)n ~ X,x déduit
de (p enpassant
aux complétés
des anneaux locaux enquestion
est unisomorphisme.
Reprenons
les notationsutilisées
dans la preuve de laproposition
1. Onpeut
écrire :
et
alors :
n x e st le germe (le
l’homomorphisme ~ :
4[t1 , ... , tn]
~ ddéfini
SxEn
nSxEn
par
n(t. ) =
JLq~‘~z. ~
jL~i ~ L ~
r~ !
~.. ~n~ ?
et~ TL
estdéduit
de r)~,~x
enpassant
aux
quotients,
(le sorte que l’ on a undiagramme
commutatif avec deslignes
hori-zontales exactes :
Désignions p
l’réciproque
n=.r~’x
de ltidéa.l
de ;p e st
l’ idéal engendré t~ -
... ~n !
oùx~
E ~désigne
la valeur en x de la. section
q*(zi)
de o{i _ 1 , 2 , ... , n) .
onpeut
écrire
undiagramme
commutatif âlignes
horizontalesComplétons
cediagramme
cet
isomorphisme étant défini
enappliquant ti
surxi + vi (i
=1 , 2 ,
...~n) ;
d’autre
part :
~
isomorphisme défini
enappliquant q*(z.)
x sur x. + vi ; on voit doncque 03C8x
est un
isomorphisme.
CommeJx
= n x(Js
’0 ... , t nj)
estengendré
par(g )
, on a encore unisomorphisme ()p .
Laproposition
enrésulte.
COROLlAIRE. -
Lemorphisme d’espaces annelés
f : X -()S ) ~ CL) (défini
aumoyen de
~ ) est plat~
que le foncteur ?~~~-~ ?
= (le lacaté- gorie
des03B1-Modules
dans celle des exacte3 . finie.
DÉFINITION
3’ -
Soit S u..n espaceanalytique
sur k(corps value complet
nondiscret).
On ditqu’une ~~Algèbre
CL est finie sic’est
un faisceau,cohérent
de
PROPOSITION
5. -
TouteOS-Algèbre finie
Ct. est deprésentation
finie(comme Algèbre).
Soit la fibre
03B1s
est -ujnOs-Module
detype fini, engendré
deséléments
o.s
(1 i ? n) qui
sont entiers surOs ;
pourchaque i ,
soitF.
()
= 0 uneéquation
dedépendance intégrale :
F.e0[t.j
est uni~s’ " ~
i~s
s ipolynôme
unitaire(i
=1 ,
... ,n) .
Dans unvoisinage
U asse zpetit
de s ~ il existe des sectionso. ~L
~r(U ~ Q,) ~ ~
de ~err~esrespectifs
en s(1 i : n) , qui engendrent
ainsique
despolynômes
unitairese
r (U ~ ~[t. ~ 2014 ]) ~
de germesrespectifs
en s(L ~ i $ il) ~
et telsque
1F. (o..)
= 0 pour i =1 ~
... ~ n . Le faisceau .S == " * ~
"’ ’ ~ ~ ~
estcohérente
et on a unhomomorphisme surjectif B~03B1|U , puisque
leso. engendrent Q.iu ;
lenoyau J
de cethomonorphisme
est detype fini ;
onpeut
trouver unvoisinage
V c U de s telque J|V
soitengendre
par dessections G1 , ... , Gm .
Si... ,
G
= I"(V , OS[t1 ,
... , tn])relèvent
... y on aConséquence : toute OS-Algèbre
finie 03B1 définit un espaceanalytique
X =
Specan(03B1)
au-dessus deS.
PROPOSITION
6. - Soit
4C une f inie . Si etfibre
X
a un nombre fini depoints,
encorrespondance bijective
avec lesidéaux
maximaux nde 03B1s
tels k . Si n estl’idéal maximal
qui correspond
à unp oint
x on a unisomorphisme 03C6x : (03B1s)n OX,x .
On
reprend
lesénoncés
despropositions 3
et4,
enremarquant
que03B1s
est unanneau semi-local
(car
est de rang fini sur .k ,
doncartinien ;
de
plus
toutidéal
maximal de03B1s
contientd’après
lethéorème
deCohen-Seidenberg). part x : ()n OX,x
et(Ot. )., étant séparé.
03C6x
estinjectif;
corme estquasi-fini
sur(9,, (puisque
il
résulte
duthéorème
depréparation
que est fini sur0 ;
on en conclutpar le lemme de
Nakayama (ou
par lethéorème
deKrull)
que 03C6x est a ussisurjec-
tif.
Soit (X , x) un
germeanalytique y
et soient ... ,fn
des
générateurs
d’unidéal
dedéfinition
dey . Considérons (X , x)
commegerme au-dessus de
(En , 0)
aumoyen dumorphisme (X , x) ~ (En , 0) défini
par
~f ~ ... ~ f ) .
Il existe unvoisinage
ouvert Ude
0 dans et unefinie 03B1 telle que
03B1o ~ OX,x ;
lespectre X’ =
a unseul
point
x’ au-dessus de0 3
et~x ~ x)
est~En ~ 0)-isomorphe
à(~~ ! x’) .
Ceci
résulte
de laproposition
6 en utilisant le corollaire 1.4(ii)
de1-’exposé 13,
lethéorème
depréparation
et le lemne suivant.1 ! - Soient S un
espace analytique
e tconsidércns
uneOS, s-
algèbre
finieA ;
il existevoisinage
ouvert U de s dans S et unegèbre
fi.nie ~ telle queas N ~ ,
on construit d’abord un
voisinage
V de s et uncohérent ~
telN A ;
Pour cela on utili se uneprésentation
finieS?s
À - °de
A ;
si(u..)
est la ma tric e de u , il existe unvoisinage
V de s et1~
des sections
f 1 ..
ded
dans V telles~f 1 .. ) s
S =u.. 1
pour toutcouple
(i , j) ;
la matrice définit unhomomorphisme OpV~OqV J~
dont le conoyauest le faisceau 3
cherché..
est
cohérent,
il existe unvoisinage
B>1 c V de s et unmorphisme 5
dont le germe en s s’identifie à lamultiplication
à
~Os À
" à del’algèbre À J
onpeut
alors trouver Unvoisinage
U C W de Sdans
lequel
cethomomorphisme munit 03B1=F|U
d’une d’OU-Algèbre.
COROLLAIRE 2, w Toute
algèbre analytique
est anneau localhensélicn.
Pour la
définition
et lesé risations équivalentes
des anneaux locauxhenséliens,
nous renvoyons àl’appendice.
Nous utiliserons ici lacaractérisation
suivante :
Pour qu’un anneau local A soit
hensélien,
il faut et il suffit que pour toute!-algèbre
finie B et pour toutidéal
ma.ximal n deB ~
le localiséBn soit
fini sur
A .
Lorsqu.8
A est unealgèbre analytique,
le lemme 1 la,proposition 6
montrentque
Bn
estalgèbre analytique
finie surA ,
pour toutidéal maximal
n de B tel queB/n =
k .Considérons
U~.quelconque
n deB ~
etposons K =
B/n ;
c’ e st une extension finie ’de k , Nous introduisons lesalgèbres
~’ ~
A ~
K et B~ ~ ;
est unealgèbre
sur le corpsK ,
et B ~ est f i n~.e sur A l’
idéal
n de Bc orre sp ond un idéal
maximaln;
de
Bt r
noyau del’homomorphisme
de B’ sur Kqui prolonge
B ~K ;
deK ,
ondéduit B’ ,
est fini surA = t
dcnc est finiesur A).
Il enrésulte
rueB
est fini surA ,
c arl’homomorphisme canonique
§ B Bi,
est visiblementinjectif (et
A estnoethérien).
Cecidémontre
lecorollaire 2.
PROPOSITION 7. - Soit a une OS-Algèbre finie. Le structural f :
Specan(03B1)
~ S de sonspectre analytique
estune application fermée.
Comme la
propriété
est locale surS ,
on se au cas où ûeit
engendrée
nar - dessections 03C31 , ... , 03C3n souwises
G des relationsF. (i) = 0 ,
F. polynôme
unitaireappartenant
à( i : ~ ~
... ,n)
etGj(03C31 , ... , n) = 0 (j = 1 ,
... ,m) ,
de sorteque 03B1 ~ S/3
avecB = OS[t1 ,
... , tn]/(F1 , ... ,F ) (cf.
la demonstra tion de laproposition 5).
on a alors une immersion fermée et il suffit
évidemment
deprouver la propriété
pour lemorphisme
structural de ellerésulte
del’ énoncé suivante plus précis :
Soit
(x )
une suite depoints
de telle quesp = f(xp)
convergevers un
point
s e S . Il existe une sous-suite de(x ) qui
converge.1"’-1
En
remarquant
queSpecan(B) N S
...Xc
diaprés
laproposition 2 (ii),
on voitqu’il
suffit de prouver ceténoncé
dans le casoù
n =1 .
Pour Sx E ,
lerésultat provient
du2
(continuité
desracines). -
Soit(F )
une suite depolynômes
unitairesde
même degré
d >1 ,
à coefficients dansk ;
supposonsque
le s coefficients de FP
convergent respectivement (povr
pinfini)
vers ceux d’unpolynôme F ~ k[t] .
Si
pour tout p, k est une racine deFp ,
il existe sous-suite de le.suite
(s: ) qui
converge(sa
limite est alors une racine deF ).
’"’
P -
Comme k est
complet,
celasignifie
que(x )
contient une sous-suite deCauchy.
Supposons
lecontraire ;
onpeut
alors trouver e > C tel que pour tout entier N il existe des indicesPl ,
... ,possédant
lapropriété
suivante :si
(1 i , j d + 1) ,
on a|xpi - xpj|
> & .D’après
le formuled’interpolation
deLagrange
pour tout x E les
x p. étant
choisis comme on vient del’indiquer,
avecPi
N entier assez que entraîne F(x) ) 1
.~ r~ > 0fixe arbitrairement) quel
que soit x dans une boulequi
contient toutes les racines despolynômes
F . telle existebien,
car lespolynômes
enquestion étant unitaires,
unemajoration
de leurs coefficients entraîne uneration des racines.
Si x
appartient
2 la boule pqui
a servi à détermineri~~ ~
on aComme 11
estarbitraire,
il enrésulte
queF(x)
= 0 pour tout x tel que|x| 03C1 , donc
que F = 0( k
n’estpas discret) ,
cequi
est absurde.COROLIAIRE. -
f : S est uneapplication
propre.Car f est
fermée
et ses fibres sontfinies,
doncquasi-compactes Chapitre 1 , § 10, théorème 1).
PROPOSITION
8. - Soit d
une finie à extensionsrésiduelles
tri- viales. Pour tout03B1-Module m ,
l’homomorphisme canonique m ~ f*(m)
est unisomorphisme.
Enparticulier, f*(OX) ( X
=L’hypothèse
sur CL(extensions résiduelles triviales) signifie
que pour tout s ~ S et pour toutidéal
maximal n de03B1s , 03B1s/03C0 ~ k ;
elle estautomatique-
ment
vérifiée
si k estalgébriquement
clos.Par
définition
comme f est
fermée,
les forment unsystème
fondamental devoisinage
de la
fibre X ; donc,
fétant séparée,
pour U assezpetit f-1(U) ~ Vi
*(réunion disjointe) ,
etV , parcovrt
unsystème
fondamental devoisinages
deAlors
1
à la limite
puisque
t~ S estisomorphe
àni (propriété
hensélienne de ! cf.corollaire 2 de la.
proposition 6, jointe
au fait que tous les idéaux maximaux de03B1s figurent parmi
les à cause del’hypothèse
des extensionsrésiduelles
triviales) .
PROPOSITION
9. -
Soit 03B1 une finie à extensionsrésiduelles
tri- viales. Posons X =Specan(03B1) .
Pour toutl’homomorphisme
canoni-que
f*(F) ~ F
e st unisomorphisme.
En
effet,
pour tout on a colorie dans ladémonstration précédente
(on
le voit tout de suite en utilisant~~ ~ S ~t~. ~ .
Ainsice
qui démontre
laproposition,
car cetisomorphisme
est bien induit par l’homo-morphisme canonique
COROLIAIRE 1... Sous le s c ondi ti ons de la
proposition 9,
le s foncteurs cova-riants additifs
* : m (de
lacatégorie
des 03B1-Modules dans celle desOX-Modules)
etf* : F
--f*(F) (de
lacatégorie
de s dans celledes sont
qua si-inver se s
l’un del’autre ;
ilsdéfinissent
ainsi uneéquivalence
entre les deuxcatégories considérées.
COROLLAIRE
2. -
Pour toutOX-Module cohérent F , f*(F)
e st unOS-Module
cohérent.
S admet une
présentation
finie ~ ’Gomme~ d’près
le corollaireZ ~
lefoncteur image
directef*
estexacte
iltransforme cette suite exacte en une suite exacte :
qui
montre quef*(F)
e st un 03B1-Module deprésentation finie ;
comme 03B1 estun
OS-Module cohérente
il enrésulte
quef*(F)
est aussi un0S-Module cohérent.
PROPOSITION 10. - Soient t~
des ~’-Algèbre s
deprésentation
finie.Posons .
Si 03B1 est finie et à extensions
résiduelles triviales,
on a unebijection
cano-nique Y) .
L’application canonique
~ Hom(X ,Y) donnée
par laproposition
2
(i) (caractère
fonctoriel duspectre analytique)
se factorise en effet en(
f =morphisme
structural deX 9 Ëy.
=).
Lapremière flèche
estbijec-
tive
d’après l’hypothèse
sur d et laproposition 8,
ladeuxième
pardéfinition
de
(&y j,
et latroisième
pardéfinition
de Y =Specan(B) .
COROLLAIRE. -
Le foncteur contravariant Specan(03B1) de la caté-gorie
desOS-Algèbres
finies à extensionsrésiduelles
triviales dans celle des espacesanalytiques
au-dessusde S , est pleinement fidèle.
4.
Cas
ou lecorps de base
k estalgébriquement
clos(Nullstellensatz analytique).
Nous aurons besoin de
quelques préliminaires
sur lesgermes. A côté
des germesanalytiques (cf. exposé 13) ,
on introduit defaçon analogue
lacatégorie
des germesd’espaces topologiques,
ou germestopologiques.
Si~X , x)
est un germeanaly- tique,
le germetopologique x) ~ où ~ X ~ l désigne l’espace topologique sous-jacent
àX,
est ditsous-jacent
à(X, x) ;
on a ainsi un foncteur"germe topologique sous-jacent"
de lacatégorie
des germesanalytiques
dans celle desgermes
topologiques.
Soit
(X, x)
un germeanalytique.
Si Y est un sous-espaceanalytique
de Xcontenant x ~ on dit que le germe
(Y ~ x)
muni dumorphisme
d’inclusion(Y ~ x) -~ (X , x) ,
est un sous-germeanalytique
de(X, x) .
Ondéfinit
d’unemanière analogue
la notion de sous-germe d’un germetopologique.
Si~X ? x)
estun germe
analytique,
on ditqu’un
sous-germe de( ~ ~ ~ ~ x)
est un germe departie analytique
s’.il estsous-jacent
à un sous-germeanalytique
de(X , x) ,
c’ e; t-â.- dire de la formex)
où Y est un sous-espaceanalytique
de X contenantx .
Dans la
suite, nous
ferons constamment l’abus delangage qui
consiste à identi- fier deux sous-germesanalytiques isomorphes
de(X ~ x) ;
à..e même pour les sous-germe s d’un germe
topologique.
Nousdirons,
parexemple,
que deux sous-germes sontdistincts,
au lieu de direqu’ils
ne sont pasisomorphes,
etquand
nous par- lerons de l’ensemble des sou..s-germes, il faudracomprendre
l’ ensemble des classes de sous-germes à unisomorphisme près.
Ainsil’application qu.i,
à un sous-germeanalytique (Y, x)
de(X, x)
associe le noyau del’homomorphisme OX,
x-
Or
,x , est unebijection décroissante
J de l’ensemble des sous-germesanalytiques
de(X , x)
sur l’ensemble desidéaux
si « est unidéal
deOX,x ,
labijection réciproque
de J le transforme en(Y , x) ,
où Y est le sous-espaceanalytique
d’unvoisinage
ouvert U de xdéfini
parOU-Idéal J
tel que~x
= « . Dans cettecorrespondance bijective, idéaux
de~ X
corres-pondent
les sous-gemesintègres
de(X , x) (un
est ditintègre
si sonanneau local
l’est).
Pour toutidéal
x deOX,x ,
nousdésignerons W (a)
le germe
topologique sous-jacent
au sous-germeanalytique
de(X , x) qui
corres-pand à 03B1 .
Avec les notationsprécédentes,
W est
uneapplication surjective
et décroissante de l’ensemble desidéaux
deOX,x
sur . l’ensemble des germes departies analytiques
de(X , x) .
1
L’ensemble des sous-germes
analytiques
de{~ , x)
estréticulée
Si{~ = x)
et
(Z , x)
sont deux sous-germesanalytiques,
leur borneinférieure, appelée
aussi
intersection,
est le sous-germe(Y , x)
n(Z , x) défini
parl’idéal J(Y , x)
+J(Z , x) ;
de même leur bornesupérieure
ouréunion ~~.r ~ x)
u{Z , x)
est
définie
parl’idéal J (Y , x)
nJ(Z , x) ;
on a visiblementOn
emploiera
les mêmes notations de reu.nion et intersection pour les sous-germesd’un
germetopologique qui
forment aussi un ensembleréticulé.
Si(Y , x)
et(Z , x)
sont deux sous-germesanalytiques
d’un germeanalytique (:~ ~
legerme de
partie analytique sous-jacent
à(Y , x) n ~ Z ~ x) (Z ~ x))
est
’
On dit
qu’un germe
departie analytique
de(X. J x)
estirréductible
s’il n’est pasréunion
d e deux germes departies analytiques
distincts de lui.THÉORÈME
1(Nullstellensatz). - Supposons
le c orps de base kalgébriquement
clos. Soit
(X ’ x)
un germeanalytique intègre.
Pourqu’ un
sous-germe(Y ~ x)
soit distinct de il faut et il suffit eue le germe
topologique
sous-j acent ( |Y| , x)
soit distinct de(|X| , x) . Autrement dit,
sil’espace tique
X est.intègre
en unpoint
x , e t si un sous-espaceanalytique
Y est unvoisinage
de x , il est localementisomorphe
à X on x .La condition est
éviderriient
suffisante. Pour prouverqu’elle
estnécessaire,
con-sidérons
un sous-germe(Y , x) ~ (X , x) . L’idéal J(Y , x)
est. non nul. Soitf un
élément
non nul dex) . Désignons
par(Y’ , x)
le sous-germe ana-lytiqu e
de(X , x)
d’anneau localOX,x/(f) ;
on edonc il suffit de montrer que
On
remplacera
donc(Y , x)
par~~’ ~
ce revient à seplacer
dans lecas où
J ~Y ~ x) = (f)
est unidéal principal.
Comme
f ~
0 et commeCl.
,x estintègre,
Soit ... ,
fn-1)
unsystème
deparamètres de OX, x/(f) ,
que nous rele-vons en
(f1 ,
... ,f . )
dansCL
;(f
... , fn-1 ,f)
est alors unsystème
deparamètres
deSoit
(p lemorphisme
de(X , x)
d a n s
(E~ ~ 0 ) ( re s p . de (Y ~ 3: )
da n s(~" ~ 0) ) défini
par(f1 ,
... ,fn-1 , f) (resp. (f1 ,
... ,fn-1) ) ;
on vadémontrer
lethéorème
en
prouvant
que (p est.surjectif (au
sens des germesd’espaces topologiques) ;
en effet le
diagramme
est
commutatif,
etD’après
le corollaire (le laproposition 6~
onpeut
supposer que X ==où 03B1
est uneAlgèbre
fi nie survoisinage
U de 0 dansEn ;
(I~ OX,x
et
l’homomorphisme k{t1 ,
... ,tn }
==0 ~ 03B1o estinjectif puisque
e st de dimension n
(corollaire 3 (b)
duthéorème 1, expose 18).
1.. -
Soient
S un e spa ceanalytique
sur le c orpsalgébriquement
closk ,
et CL une
OS-Algèbre
finies de X = Specan(03B1) par sonmorphisme
s truc-tural cp ; X ~ S e st le
suppor t
dufaisceau 03B1 .
En effet la fibre
Xs
de X en unpoint
s E S est oncorrespondance bijec-
tive avec l’ensemble des
idéaux
maximaux de) k e s talgébriquement clos, donc 03B1s/n ~ k
pour tout maximal n(proposition 6).
Pour y1e s;appa,rtienne ~
cp~X~ ~
il faut et il suffit que OL spossède
au moinsmaximal.
c’est-à-dire que 03B1s ~ 0 .IEMiE 2. -
Soient 03B1
uneAlgèbre
f inie sur un espaceanalytique
Set SES;
si ’ * ’
l’homomorphisme OS.s ~
’ ’~" * ’ _ m S03B1s
S e st ’ ’ ’injectif,
’ ! ! ! - e st ’ "’- - un "!-’voisinage
!!--!! ’ *’’ - " " ’ ’de s .En effet le noyau
de OS
~ Ot est en s t donc nul dans unvoisinage
de spuisque
c’est un faisceaucohérent.
Ces
deux lemmes terminent ladémonstration.
COROLLAIRE 1. - Soit
(X , x)
un germeanalytique (sur
un corpsalgébriquement
clos
a. Si ex
et b
sont de sidéaux
de OX,xle
sontê v.i-
§t
(D
J’.~~ ~, p v ‘ ’‘ ~~ , ~, ~ .
(ii)
b cr(c) (racine
dea ) ;
~!c(iii)
cr(a) ;
(iv)
il existe un entiern
1 tel quebn
c ; .b. Pour que
W ( a~ ~ W ( ~~ ~
il faut e t il quea~ ( a) ~ r ( ~~ .
c. W induit une
bijectio11. : p
W(p)
deSpec(OX,x )
sur l’ensemble des germe s departie s analytiques irréductibles
de(X, x) .
Los assertions
(b)
et(c)
se déduisentimmédiatement
de(a). L’équivalence
de(ii), (iii)
et(iv)
est connue ;(iv)
entraine(i)
car si U est unvoisinage
ouvert de x
dans X ,
et si 3et d
sontOU-Idéaux
detype fini, Jn
~ J entraîne cRéciproquement,
pour prouver que(i)
entraîne
(ii) ~
il suffit de montrer que pour idéalQ.
,la condition :
W(p)
cW(b) entraîne p ~ b (puisque
est IL’ intersection desidéaux premiers
contenantce ) . Désignons
par(Y , x)
le sous-germetique intègre
défini parpremier p ,
Et(Z , x)
le sous-germe ana-lytique défini par b ;
l’intereacticn(Y, (Z , x)
est un sous-germe ana-lytique
de(Y , x)
dont le germetopologique sous-jacent
estComme
(Y , x)
estintègre,
onpeut appliquer
lethéorème
1qui
montre que(Y ~ x)
n(Z , x)
=(Y ~ x)
c’ est-à.-dire(Y , x)
c(Z ~ x)
or encore p D b .Pour toute
partie
T del’ espace X ,
nousdésignerons
parTx
l’ensembledes
idéaux premiers p Spec(OX,x)
telsque W (p)
c(T , x) .
Le corollaire 1peut
encores’exprimer
en disant quel’application (T, x) T x
induit unebijection
croissante l’ensemble desgermes de parties irréductibles
de(X , x)
sur l’ensemble des
parties fermées
deCOROLLAIRE 2. - Soient
(X , x)
fji germeanalytique
et(Y , x)
un sous-germe. Pour que
x) = x) ,
il faut et il suffit queJ(Y, x)
soit
niipotent.
,
’’* ’ ’"" ’ ’2014-2014’ - 2014 - - ’Si
alorsx) ~ (|X| , x) .
Nous allons traduire les
résultats précédents?
relatifs germesd’espaces analytiques,
en desénoncés portant
sur les espacesanalytiques eux-mêmes.
COROLLAIRE
3. -
Soit X un espaceanalytique. Considérons
un sous-espace ana-lytique fermé
Ydéfini
par unIdéal 3 .
Four que~X ~ ~ 1
il faut et il suffitque 3
soit localementnilpotent.
Si J et J sont deux faisceaux d’
idéaux
detype
finiOX ,
pour quec il faut et. il suf f it que pour tout
point
x de Xil existe un
voisinage
U de x et un entier n > ~ tels queCOROLLAIRE 4, .. Soit X espace
analytique. Considérons
une sectionf E
0393(X , OX)
de s on faisceau structural. F our que f enpoint
de X, que f (x~ ~
0 pour tout il faut et il suffit quef soit localement
nilpotente.
COROLLAIRE
5. -
Soient X et Y deux espacesanalogiques. Supposons
Xréduite
et considérons deuxmorphismes
f et f’ de X dans Y . Pour que f = il faut et il suffit que f et f’ aient mêmeapplication
continuesous-jacente.
La condition est
évidemment nécessaire.
Pour montrerqu’elle
estsuffisante,
on se
ramène immédiatement
au cas c~- Y ==E ;
cela.résulte
alors du corollaire5
et de
0393(X , OX)n (théorème
1, I del’exposé 10).
COROLIAIRE
6. -
Pourqu’un point
x d’un espaceanalytique 31
soitisolée
ilfaut et il suffit que son anneau local
4 1t
soit artinien(i.
e. de dimension0).
/Car dire que x est
isolée
c’est dire que( ~~ Î ~ x)
=(~x ~ a x) .
Cnapplique
le corollaire 2.