Séminaire Henri Cartan
H ENRI C ARTAN
Définition et propriétés élémentaires des groupes K(X) et K(X , A)
Séminaire Henri Cartan, tome 16, no1 (1963-1964), exp. no3, p. 1-12
<http://www.numdam.org/item?id=SHC_1963-1964__16_1_A3_0>
© Séminaire Henri Cartan
(Secrétariat mathématique, Paris), 1963-1964, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la collection « Séminaire Henri Cartan » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques
http://www.numdam.org/
3-01
DÉFINITION
ETPROPRIÉTÉS ÉLÉMENTAIRES
DES GROUPESK(X)
ETK(X, A)
par Henri CARTAN
(Rédigé
par LucILLUSIE)
Séminaire
16e année, 1c~3/~4,
n° 3 28 octobre1963
On a vu, dans
l’exposé précédent,
que laconsidération
dum-symbole
d’unopéra-
teur
elliptique
conduit à la situation suivante ô on a deuxfibres
au-dessus de la même base(le fibr~
des covecteurstangents
àX )
et unisomorphisme
de leursrestrictions à un sous-espace
(le complémentaire
de la sectionnulle).
Nous nousproposons
d’étudier
ce genre de situation dans un cadregénéral.
0Tous les
fibrés
dont il seraquestion
dans la suite seront desfibrés
vectorielslocalement triviaux sur des espaces
topologiques. (On n’exige
pas que la dimension soit la même sur lesdifférentes composantes
connexes dex ) o L’exposé
vaudrapour le cas
réel
comme pour le cascomplexe.
1.
Définition de K(X) .
Si X est un espace
topologique,
nousdésignerons
l’ensembledes
classes
d’isomorphie
defibrés
de base X . Muni de la loi decomposition définie
par l’addition des
fibres 03A6(X)
est un monoïdecommutatif, ayant
unélé-
ment neutre : la classe du
fibré
de dimension zéro sur X. Pour toutfibré
Esur X ,
onnotera E
sa classe ..Considérons
leproblème
universeldéfini
par ladonnée
descouples (G , f) , où
G est un groupe
abélien
et f unhomomorphisme
de G . Plusprécisément,
on cherche uncouple (K(X) , 03C6) ( h (x )
groupedbélien, 03C6
homo-morphisme
de monoïdes :03A6(X) ~ rf (X) )
tel que, pour toutcouple (G , f) ,
ilexiste un
homomorphisme
de groupes et unseul, h,
rendant commutatif lediagramme
On sait que s’il existe une
solution,
elle estunique
à unisomorphisme près.
a Sil’on note
L(03A6(X))
le groupeabélien
libreengendré par 03A6(X) ,
et R lesous-
groupe
engendré
par leséléments
de la forme(E ~ F)8 - E - F ,
il est clair que lecouple formé
deL~~ (x~ ~~R
et del’application composée
desapplications
cano-niques ~? (x) -~ L(~ (K) ) ~ L(~ (~) )~R
fournit une solutiono Observons que si X estvide, $(X)
estvide,
etK(X)
est le grouperéduit
àl’élément
neutreoNous allons
cependant exprimer
la solution de ceproblème
sous une autre for:~e’’qui
nous sera utile dans la suite oConsidérons
la relationd’équivalence
suivantesi et seulement s’il existe c E
~(X)
et d E~(X) ~
tel queNous noterons
d(a, b)
la classe ducouple (a, b) .
Cette relationlence
étant compatible
avec l’additiondans ~(X) x ~ (X) ,
l’ensembleK(X)
desclasses
d’équivalence
est un monoïde commutatif avecélément
neutre :d (a , a) a
C’est même un groupe, car
d (a , b)
+d(b , a) =
0 .Enf in,
si l’ondésigne par m l’application ~(X) ~ K(X) définie
parcp (a) ~ d(a , 0) ,
il est clair que le cou-ple (K(X) ~ c~)
est solution duproblème
universel.La construction
précédente
est tout-à-faitanalogue
à celle de Z àpartir
de iN .
Toutefois,
il est bon de remarquer quel’application 03C6
s03A6(X) ~ K(X)
n’estpas
injective
engénérale
car unélément de ~(X)
n’est pasnécessairement
lier. Ainsi lefibre T(Sn) tangent
à lasphère S~
n’est pas trivial pourn ~ 1 , 3 , 7 ; cependant,
siN(Sn)
est lefibre
normal(qui
esttrivial),
le fi-bré N(Sn)
est trivial :(T (Sn) ) ‘
n’est donc pasrégulier
Nous verrons
plus loin, moyennant
deshypothèses
surX ,
une conditionnécessaire
et suffisante
simple,
pour que= ~ (b) .
Soient maintenant f une
application
continue X’ -~X,
E unfibré
surX ,
f * (E )
sonimage réciproque
surL’application f* ~ ~ (X) -~ ~ (X’ )
est com-patible
avecl’addition,
doncdéfinit
unhomomorphisme ~(X) -> K(X’ ) qui, d’après
la
propriété
universelle deK(X) ,
se factorise demanière unique
à traversK(X) .
Il existe donc un
unique homomorphisme K(X) f* K(X )
rendant commutatif lediagramme
De
plus, f*
og* = (g
of)*
etT* ; I . K()
est donc un foncteur contrava- riant de lacatégorie
des espacestopologiques
dans celle des groupesabéliens.
02.
Définition
de ~K(X)
~ et deK(X, x ) .
o >Nous
désignerons
par0398n
lefibré
trivial de dimension n sur X . Soit Pun espace
topologique réduit
à unpoint. L’ application qui,
à unfibré
surP , .
associe la dimension de
l’ espace
vectorielcorrespondant, permet d’ identifier,
comme
monoïdes, .T (P)
à Parsuite, K(P)
estcanoniquement isomorphe
àZ .
Soient maintenant X un espace
topologique quelconque,
et fl’unique applica-
tion
(continue)
X - P .D’ après
leparagraphe précédent,
fdéfinit
un homomor-phisme fi’ i K(P) - K(X) , donc, moyennant l’ isomorphisme 11(P) % Z ,
un homomor-phisme, noté
encoreÉ* i Z - K(X) .
On a, pourn ) 0 , f* (n)
=d(0398n , 0) . Si
X est non
vide, 9
cstinjectif.
Soient en effet x G Xet j l’ injection ca
o
nonique xo ~
X , Notonsj*
1homomorphisme K(X) ~ Z (1 K (x ) ) corre spondant .
o
,.
- o
On
a j* d(É , F)
= àimE -
dimF . L’homomorphisme composé
est
l’identité,
cequi
prouvel’injectivité
Nous poseronssont exactes et
scindées,
carf~
oj*
est unprojecteur
dansK(X) , (cf . ~ 2~ ,
§ 1,
n°1).
On a doncPar suite la
donnée
de xdéfinit
unisomorphisme canonique K(X) ~ K(X , xo)
oEnfin,
lediagramme
e st commutatif
( u
et v sont le spro j ecteurs
de sdécompositions
en somme dj- .recte).
Explicitons
leprojecteur
u : ixo) .
On au = 1 - f o j* ,
d’où ’Remarquons
pour terminer quel’ homomorphisme
v 0 ~.~ : ~(X) - ~ (x)
est nulsur
les classes des
fibres triviaux,
et que lecouple (K(X) ,
vo c~)
estuniversel,
en un sens que le lecteur
précisera.
Exercice. - Si X’ t et X" sont deux ouverts
disjoints
d’un espacetopologique X , l’application canonique K(X’)
xK(X") , définie
par les inclusions x’ -~X , X ,
est unisomorphisme.
Désormais,
et sauf mention expresse ducontraire,
tous lesfibres considérés
au-ront une base X
compacte. (Pour
fortequ’elle soit,
cettehypothèse
est cepen- dant moins restrictive que celle où l’on suppose que les bases sont desCW-complexes finis.)
PROPOSITION 1. - Pour tout
fibre
Esur X ,
il existe unfibre
E’ sur Xtel que
E ~X
E’ soit trivial.Démonstration. -
Pour tout x soients ,
... ,sn
des sections de Etelles que
s(x) ,
.. 0 ,s (x) engendrent E .
Alorss (y) ,
... ,s (y)
en-gendrent
Ey pour
tout y
d’un ouvertU x
contenant x . X étantcompact,
on tpeut
trouver un nombre fini d’ouvertsUk recouvrant X ,
et des sectionssk i
en nombre
fini,
tels l’ensemble des(x) ( k fixé) engendre
Ex pour tout x ~
Uk .
L’ensemble de tous lesengendre
donc E x pour toutx EX. En d’autres
termes,
E estquotient
d’unfibre
trivial 0 surX ;
maisau moyen d’une forme
quadratique,
on montre alors que E est facteur direct.(Pour
lesdétails, voir [3] , chap. ~. )
COROLLAIRE 1. - Tout élément
depeut s’écrire d(E , 0398) , où
eest
nfibre
trivial sur Deuxfibres
E et F sur X ont même image dansK(X)
si
et seulement s’ ilexiste
unfibre
trivial ~~ tel pueSoit en effet
d(E , F)
EK(X) . D’après
laproposition 1,
il existe F’ telque F’ soit
trivial ;
on a doncce
qui démontre
lapremière
assertion.Pour la
deuxième,
il suffit de remarquer que r?(E , 0)
-== d(F , C) équivaut
é. "d(É , 1iÙ)
=0 ,
et que, pard,éfinition
même deK(1) , d(É , ÔÙ)
= 0 si et seule-ment s’ il existe un
fibré
G tel que E e G ~ .F + G .Mais, d ’ après
laproposi- --
tion
1 ,
onpeut
supposer Cltrivial,
cequi achève
ladémonstration.
COROLLAIRE 2 . - L ’
homomorphisme canonique
v o 03C6 : &(X) - 1 (X)
estsurjectif et k(X)
s’ identifie à la limiteinductive des groupes
4J(X)
suivantles applications
V (X ) - W ( il ) définies
pàtl’addition d’un fibré
trivial.Ecartons le cas trivial où X est vide. Soient x G o X et u le
projecteur K(X) - K(X , xo) défini plus
haut.Compte
tenu de lapropriété
universelle dev o ç , et de
l’isomorphisme li(X. , x ) £t ’Ùi(X) ,
tout revient à montrer que v. o 03C6o
est
surjectif.
Mais(où
n = dim Ex ),
d’où lerésultat, d’après
le corollaire 1.0
3. Définition de
K(X,
Soit A un sous-espace
fermé
de X(toujours supposé compact).
Nousconsidére-
rons les
triples (E 9 F j
°a) ,
où E et F sont deuxfibrés
de base X et aun
isomorphisme
de leurs restrictions à A . comme il adit
plus haut,
la situation que l’on rencontre avec lesymbole
d’unopérateur elliptique,
à celaprès
que dans ce cas X et A nevérifient
pas leshypothèses
de ce
paragraphe ;
mais on verraplus
tard comment si ramener au cas où X estcompact,
et Afermé.)
Par
définition,
unisomorphisme (E, F ; a) ~ (E’ , FI ; a’ )
de deux tels tri-ples
est uncouple d’isomorphismes
tel que le
diagramme
suivant soitNous dirons que deux
triples (E, F, a)
et(E’ , F’, a’ )
sontéouivalents
s’il existe des
fibrés G
sur X tels queNous noterons
K(X , A)
l’ensemble des classesd’équivalence
detriples (E , F ; a) .
Cette relationd’équivalence étant compatible
avecl’opération
desomme
directe, K(X , A)
est un monoïde commutatif avec élémentneutre 9
ver-rons que c’ e st en fait un groupe commutatif.
Four ~ ~ ~ ~
on retrouve ladéfinition
deK(X) .
Nous noterons
d(E, F 9 a)
la classe dutriple (E, F ; a) .
THÉORÈME
1. -Si (E, F ; a) , (F ,
sont deuxtriples quelconques, alors
Il
résultera
enparticulier
de cethéorème
queA)
est un groupe; en effetd(E , F ; a) +d(F , E $
= 0 .Avant d’aborder la
démonstration,
donnons deux lemmes.LEMME 1. - Tout isomorphisme
E|A F|A
au-dessus de Apeut se prolonger
en un
isomorphisme E|V
~F|V au-dessus d’un voisinage_
V de A .Démonstration. - Considérons
lefibre (vectoriel
localementtrivial) F)
dont la fibre au-dessus de x ~ X est
E(E ~ F~) . L’isomorphisme
d ~EJ~ -~
définit une section s de
~(E ~ F)
au-dessus de A . Si l’on admet pour un ins- tant que s seprolonge
àX,
le lemme estdémontrée
car l’ensemble despoints
~xoù det 0 est ouvert dans X et contient A par
hypothèse.
On est doncramené
à montrer que toute section d’unfibre
E - X au-dessus de A seprolonge
à un
voisinage
de A . Onpeut,
sans restreindre lagénéralité,
supposer X con-~
i
nexe. Il
résulte
alors d’unthéorème classique (sur
lesfibres
"à groupe structu- j rai" et à fibre"solide~’)
que toute section de E au-dessus de A seprolonge
à!
X tout entier
(ci. [5], 1, théorème 12.2,
p.55). ! DÉFINITION
1. - Nous dirons que deuxisomorphismes
1 E ~ F defibres
sur X sont isotopes s’il existe une section continue
a(x , t)
dufibre
F)
x 1 au-dessus de X telle que,pour
toutt)
soitun
isomorphisme
de E surF ~
aveca(x , 0)
=a (x)
eta(x , 1)
=al (x) pour
itout x = X . Nous dirons que a réalise une
isotopie
de a .!
1
désignant
le segment[0 , 1] , et
V un voisinage arbitraire de"A dans
X .
il existe uneapplication
continue de Xx 1 dans(X x {0})
u(V
x1)~ i
induisant
l’identité
sur(X
x{0})
U(Ax I) .
,-On
prend l’application (x , t)
~~(x , t03C6(x)) , où 03C6
est une fonction conti-nue sur
X , à
valeurs dans1 ~ égale
à 1 dansA ~
et à 0 dans X -V .Définition. -
E et Fétant
deux fibres surX,
et .~désignant
laprojec-
tion X x 1 ->
X,
nous dirons que douxhomomorphismes (resp. isomorphismes) 03B1o
et
OL
de E dans F(rosp.
surF)
sont homotopes(resp. isotopes)
s’ilexista
un
homomorphisme (resp.
unisomorphisme) 03B1 de 03C0*
Edans 71*
F. (resp.
surF)
tel que3. - Si
a est un isomorphisme de
E sur F au-dessusde X ,
et03B11
un isomorphisme
de E|A surF|A
,,,isotope
à on peut prolonger CL en unisomorphisme de
E sur Fau-dessus de X , isotope à a .
En
effet,
il existe parhypothèse
unisomorphisme
a de n* E surn~
F au-dessus de
(X
x{0 })
u(A
xI)
co’incidant avecao
eta I
au-dessus de X x~0 }
et L
x ~ 1 f respectivement. D’après
le lemme1,
il existe unvoisinage
V detel que a se
prolonge
en unisomorphisme
au-dessus de(X
x~0 }~
u(V
xI) .
Sif est une
application
continue de X x I dans(X
x~0 })
u(V
xI)
induisantl’identité
sur(X
x~0 })
u(~~ x I) (lemme Z~ , l’isomorphisme
r~i E -~ ~~
Fdéfini
para(x , t) = a(f (x , t)) prolonge
a au-dessus de xx I 9
doncri
est un
prolongement
dea 1 isotope
àao .
COROLLAIRE. - Si a
et
a’ sont deuxisomorphismes isotopes E|A ~ F|A , alors
En
effet,
il résulte de ladéfinition
deA)
quesi ~
est un isomor-phisme
F -~ G( sur ~. ) g
on aLe corollaire
s’en déduit
aussitôt : il suffit deprendre
pourp
unisomorphisme
F -~ F
prolongeant
a’ oa~~ (un
telprolongement
existe en vertu du2).
Démonstration
duthéorème
1. - NotonsE j 9
les restrictions à A des fibresE , F ,
G .Par définition de l’addition des
triples,
on aL’ isomorphisme
sedécompose
enOr
l’automorphismo
y deF~
C~ F,défini
par(x , y)
~~~ ~ 9 x)
est,
isotope
àl’identité (considérer
la rotationpour 0 t
1 ~ .
on a donc
Soit d’autre
part 6
la restriction à A del’isomorphisme
F ~ G -~ G ® Fdé-
fini par
(x , t) ~(y , -x) .
. Notant e lecomposé
on obtient finalement
Mais £ est
défini
par(~
°a ~ ® ~ . ~ lors
PROPOSITION 2. - Tout
élément
deK(X, A) peut
se mettre sous la formea) où
e est unfibre trivial sur X .
On ac~ ~E ~ ~ 9 a) _ G si et
seulement s’il existe un
fibre trivial
0’ ‘(sur X) tel que
la trivialisation 1 :se prolonge en
une trivialisation de E o ~’dessus
deX.
- -La
proposition
résulteimmédiatement
de laproposition
1 et de ladéfinition
deK(X , A) .
Le lecteur remarquera que si la trivialisation 03B1 : E|A ~ 0398|A se
prolonge
au-dessus
de X ,
alorsd (L 9 0398 ;
;a) = 0 ,
nais que laréciproque
est fausse(comme
le montre le cas où A
= ~ 9
E =T(S2) ).
.A toute
application
continue f ; Y ~ X telle quecorrespond
nn homo-morphisme
naturelf* : K(X, A) ~ K(Y , B) défini
parf~ d(E , F 9 ~) ~ d. ~f~‘
On a une relation de
transitivité
habituelle.Ainsi, K~~. , .~~)
est un foncteurcontravariant de
(~ , A) .
THÉORÈME
2. - La suitedéfinie
parles inclusions (A , ~) .~ (X , ~) ~ (X , A)
est unesuite
exacte. 0
Démonstration. - f*
og*
= 0 estévident. Supposons
maintenant quef* d(Ê , F)
=0 ,
= 0 .D’après
le corollaire 1 de laproposition 1 ,
il existe unfibre
trivial 3 sur X tel queSoit a un
isomorphisme 6)) ~1 ~ ’~) ; , .
On a :ce
qui achève
ladémonstration.
2 biso - Dans le cas où A
est rétracte de X ,
la suiteest exacte.
Démonstration.
a.
f*
estsurjectif.
Eneffet,
soit p une rétraction Y -~~~. ,
on ab.
g*
estinjectif. Supposons
en effet queg* d(E , 0 , a)
= Ci( 0
tri-vial). D’après
le corollaire i de laproposition ,
il existe unfibre
trivial 0’sur X tel que E e 3’ ~ 0 e 3’ .
Soit (3
la restriction à A d’unmorphisme
0398’ ~
0398 ~
0’ . Alors03B2 o (a
@1)"
est unautomorphisme
dufibre
trivial0~0’
au-dessus de ’’.. Mais cetautomorphisme
seprolonge
au-dessus de X parp*(p
o1)"~) .
Il existe donc unisomorphisme E
e3’ -Oe
0’ dont la res-triction à A est .a ~
.L ,
cequi
entraîne3 ~ a)
= C en vertu de la pro-position
2.Remarque 1. - Sans
hypothèse
derétraction, K(X) ~ K(A)
n’est passurjectif
engénérale
etK(X , A) -~K(X)
n’est pasinjectif
engénéral.
Remaruue 2. - Dans le cas où A est réduit à un
point (lequel
est évidem- +ment rétracte de
X )~ K(X ,
s’identifie au noyau deK(X) -~K({x~}) ,
,el est-à..dire au
K(X , x ) déjà défini.
On pourra doncécrire x )
au lieu’de
K(X , {xo}) .
DEFINITION 2. -
Si A ~ Ø ,
nous noteronsX/A l’espace quotient
de X par la relationd’équivalence qui
identifie entre eux lespoints
de A . C’est un. espacecompact.
Dans le cas oùA ~ ~ ,
on fait la convention queX/~
est la sommed-
pologique
de X et d’unpoint isolé.
Dans
l’espace X/A ,
soit a lepoint,
classed’équivalence
du sous-espace .".(point qui
existe même si-~ == ~ d’après
la conventionprécédente),
et soit pl’application canonique
X -~X/A .
THEOREME 3. - * ô a~ -~ A)
est un isomorphisme.Si
A == ~ ~
lethéorème
estévident.
Nous supposeronsA ~ ~
pour faire ladé-
monstration.a.
p *
e stinjectif. -
Soitd (E , ~~ 9 a) a) (avec
etrivial)
tel que
p d(E , 0398 ; a) = o 9
c’est-à-dire d(p*E , p* 0398 ; p * a) =
0 . Il existedonc un
fibré
trivial surX , qu’on peut
supposer de la formep 0’ ~
tel que latrivialisation
se
prolonge
en une trivialisation f de au-dessus de X o Il est clair quel’application
g : x ~’ .~0 ~ ~’ , qui
coïncide avec fau-dessus ,
de x - A, et avec au-dessus de ~. 9 est une trivialisation de E ~ e’
prolongeant
a ® ~ . On a doncb.
p*
est surjectif. - Donnons-nousd(E ~ 0 ; ~)
avec 0 tri-vial sur
X,
et soit 0’ unfibre
trivial surX/A ~
tel quep~
0’ =0 .D’après
le lemme
i~
a seprolonge
en unisomorphisme (noté
encorea ) 0..
au-des-sus d’un
voisinage
V de A . Il existe unfibre E.
sur et unisomorphis-
me (X’ : tel que le
diagramme
-
/~ .
soit commutatif
(on
pourra parexemple prendre
unmorphisme
~strict"(cf. expose 1)
f ~
’~~r/A
tel op*
=1 ,
etconsidérer
ladécomposition canonique
dumorphisme
strict f oa ).
Les
fibres Ey .
sur X -A etE 1
sur se recollent sur aumoyen du
diagramme (4)
etdéfinissent
unfibre
E’ surX/A
tel que4. Structures
multiplicatives (cf.
aussiplus loin, exposé 15).
a. "Absolues". - Nous supposons ici que X et Y sont des espaces
topologi-
ques
quelconques. L’application qui,
à unfibre
E sur X et à unfibre
F surY ,
associe leurproduit
tensoriel externe F(cf. exposé 1) définit
une ap-plication 03A6(X) 03A6(Y) ~ 03A6(X
xY) compatible
avec donc un homomor-phisme
[on pourrait
ledéfinir
directement par la formuleSupposons maintenant X =
Y et soit 6l’application diagonale
X -> X x X .Par
composition
avec~* ,
on obtient unhomomorphisme
(le
lecteurvéfifiera
que c’ est le même que celui que l’on obtiendrait au moyen duproduit
tensorielinterne).
’Ainsi
K(X)
est un anneau, commutatif(car
avecélément unité
non nul : i la classe du
fibré
trivial de dimension 1 sur X .b. "Relatives". - Nous supposons à nouveau X et Y
compacts.
On
définit
unhomomorphisme
par la formule
(Si A = ~ ,
c’estl’homomorphisme K(Y) ~ K(X
xY) déjà défini).
Faisons X = Y .
L’application (X, .~l) ~ (X
xX , X
xA) , définie
pardonne en
passant
aux ~~ unhomomorphisme
3-12
d’où,
endéfinitive ,
unhomomorphisme
qui définit
surK (X , A)
une structure de K~~i~ -module .
Si l’on tient
compte
de l’isomorphisme
deA)
avecK ~X~A , a) ,
on ob-tient enfin un
homomorphisme :
BIBLIOGRAPHIE.