Séminaire Henri Cartan
A NDRÉ W EIL
Groupes des formes quadratiques indéfinies et des formes bilinéaires alternées
Séminaire Henri Cartan, tome 10, n
o1 (1957-1958), exp. n
o2, p. 1-14
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2-01
GROUPES DES FORMES
QUADRATIQUES INDÉFINIES
ET DES FORMES
BILINÉAIRES ALTERNÉES
par
André
WEILSéminaire
H.E.N.S., 1957/58
18 novembre
1957
1.
Quelques concepts généraux.
Commeprécédemment,
soient G un groupe semi-ç ‘ £._ _
simple
noncompacta
K un sous-groupe maximal deG , 0393
un sous-groupe discret doG’ . L’espace homogène
est.l’espace
riemanniensymétrique
associé à G .On est
amené
àconsidérer
Ic;propriétés
suivantes~‘ :
(I). v(Gj
~ + (X)(T~’ désigne
bien entendu le volumeinvariante
au mesure ,do
Haar,
surG ;
il est invariant à droite et à parce que G est semi- et setransporte
àd’une manière évidente).
(II).
Il existe dans G un ouvert U de mesure finie(i.e, v~U) ~
+oo )
telque U
~’ ~
G(autrement l’image
de U dans estG/ ~’ ) ,
et queU-1U ~ 0393
soit fini(autrement
iln’ Y
aqu’un
nombre finid’éléments 03B3 ~ L
tels que
U 03B3
rencontreU) . (III).
e stcompact.
JUL est clair que
(III ) ~(II) ~(I). Mais,
entre(II )
et(III),
il y a lieud’insérer
unepropriété
deplus ;
pour on introduit la notion suivante.Deux
groupes
sont dits commensurables si~~’
est d’indice fini dansJT
et dans0393’ .
Ondémontre
sanspeine
que c’est pour les sous-groupesd’un
groupe Gdonnée
une relation Ils’ensuit
que- les x ~ G tels que xix soit commonsurable à 1 forment un groupe(dit "groupe
destransformations" de
G/0393),
et que,si 0393
i et sontcommensurables,
lesw rr~
"groupes
detransformations" 0393, 0393’ qui
leur sontassociés coïncidente
cequi
.,.,
implique
enparticulier
que c0393 .
Celaposé,
ons’intéresse
aussi à la pro-priété :
tM).
Il existe dans G un ouvert U de mesurefinie,
tel que KU = U(’U
estpar
rapport
àK ,
ou encore estréciproque,
parl’application canonique
de G surG/K ,
ouvert deG/K) , que G ,
et que20141 r-~ ^~
U"’ IU
~xiT
soit finiquel
que soit x ~0393.
‘(on
dans le groupe0393 ,
toute cla sse àgauche
suivant0393
e stcontenue dans une réunion finie do classes à
droite, et réciproquement,
de sorte quedans la
dernière
condition de(M),
onpeut écrire 0393x
au lieu. dexJT
sans rienchanger).
~4~Il est clair que
(III)~(M)~(II).
Sisatisfaite,
SIEGEL ditest "de
première
Si(M)
estsatisfaite,
on propose de dire est"minkowskien"
dansG _.
Losthéorèmes énonces
dans le crémierexpose
disent essentiellement que,dans
le groupe G = le groupeest
minkowskien ;
dans ce ca s, onvérifie
facilement que le groupe destransformations associe à 0393o
ost PL+(Q,n) ;
onprend
nourensemble U
l’un
des ouvertsâ’ 0 (u)
introduitsprécédemment ;
le faitque
(M)
estvérifie (et
non seulement(il))
estprécisémentle théorème
deCe
même exemple
montre qu.c(M) n’entraîne
pas(III) ;
enrevanche,
onignore,
(pour parler plus prudemment,
le si(I),(II),(M)
sontvraiment distinctes. En dehors des groupes
fuchsiens,
pourlesquels
onpossède
des modes de
définition géométriques
un"polygone fondamental") et,
commedirait
l’autre, fonction-théorétiques (revêtement
universel de surfaces de Riemannavec ramifications
données),
il semble bien que tous les groupes connus satisfaisant à(I)
soient des groupes àdéfinition arithmétique,
etqu’en
vertu des travauxde
Siegel
onpuisse affirmer
que tous ces groupes sont minkowskiens. ,,
, ,.,. .
’
, , ~ . ,- ’ ~~ ~ ~; OL ’ ~ T~~ _~_
[N.B.
Onpeut
donner de tous ces groupes"arithmétiques"
unedéfinition unique,
comme suit : Soit A une
algèbre semi-simple
surQ,
munied’un antiautomorphisme
involutif
J ;
sc it un "module" dans A additif detyoe
finide
A ,
tel quemQ = h) ,
SoitAR l’extension
de A à munie del’antiauto- morphisme qui étend J ;
soit Gle
groupe dosautomorphismes
de AR{munie
de
J ,
groupe desautomorphismes
del’algèbre AR qui
commutentavec
J) ;
G estsemi-simple,
etc’est morne
le groupesemi-simple "classique"
leplus général {"classique" signifiant
que G n’a aucun facteurqui
soit un des groupessimples exceptionnels).
Onprend pour .~~‘
leplus grand
sous-groupe de Gqui
envoie~,
dans~ ] .
Il est facile de démontrer que, si
(il)
estsatisfaite, 0393
estengendré
par leséléments
ae U U03B3, donc detype
fini. Onpeut se
demander si le groupe des relations entre cesgénérateurs
de0393
estlui-même
detype fini ;
ondémontre
assez
simplement qu’il
on estainsi,
dumoins,
si KU =U [travailler
danset se servir du fait connu que
G/K
estsimplement
connexe : exercicerecommandé lecteurs].
Enfin,
il est que, sij["
e stminkowskien,
il en est,do
même de toutgroupe commensurable à
i ;
enrevanche,
"on"ignore
s’ilpeut
arriver que,el.a deux groupes
commensurables, l’un
soit "depremière espèce"
et l’autre rie lesoit C’est
même
là une dos raisons pourlesquelles
il estrecommande
detoujours
travailler avec(M)~ plutôt qu’avec (II), maigre
lacomplication apparente
de la
dernière partie
de la condition(1-1).
2. Formes
indéfinies. Soit,
pour commencer, F une formequadratique indéfinie
non-dégénérée
dans an vectoriel E de dimension n surR .
Soit G le groupeorthogonal
de F(groupe
desautemorphismes
de Kqui
laissent Finvariante).
Soit E’ le dual de
E ;
toute formebilinéaire
sur Edétermine canoniquement,
comme on
sait,
uneapplication linéaire
de E due E’ ; on la formebilinéaire F(x,y) associée
àF ,
telle queF(x)
=F(x~x) ~
déterminera
uneapplication linéaire
f do E surqui
estsymétrique (i.e. f
=f)
et de rang n.Soit K un sous-groupe
compact G ;
il laisseinvariante,
comme chacunsait,
au moins une forme
positive
nonsoit ~ l’application
de E surE ’
associée
àî? .
Onpeut~
le choixd’une
base convenable dans E(cf.
Bourbaki, Alg., Chap. IX),
mettreF , 03A6
sous le.. forme F =03A31
d.x? ,03A6=03A3i x? ;
la matrice
de 03C6-1 f ,
pour cettebase,
sera la matricediagonale
de coefficients... , Tout
automorphisme
de Equi
laisse F etj?
invariantes commuteévidemment
ou autrement dit laisse invariants sous-espacesE~
de Eformés respectivement
dos vecteurs propres parrapport
auxvaleurs propres de valeurs propres
qui
ne sont autres que les d.(ou plutôt
leséléments
distinctsparmi ceux-ci).
SoitE (resp. E )
la somme directede ceux dos
E . qui
sontassociés
à des valeurs propres >0(resp. . 0).
AlorsK est contenu dans le
produit
des groupesorthogonaux K ~
des forme s induitesrespectivement
dans E et dans E parF ; K+ , K-
sontcompacts, puisque
F est
positive (rûsp. négative)
nondégénérée
surE (resp. E ).
Parsuite,
pour que K soit sous-groupe
compact
maximal rieG ,
il faut et il suffitqu’on
ait K = I! x
K ,
ou autrement dit que K soit le groupe desautomorphismes de
E
qui
laissent invariantes F et unepositive
nondégénérée ~
telle quen’ait pas d’autres valeurs propres quo ±
1 ,
c.Uy cequi
revient aumême,
telle que
(B~~ 1 f) o
= 1 . Il est clir alors que lespoints
deG/K (le
riemanniensymétrique associé
àG)
sont oncorrespondance biunivoque
avecles 03A6 possédant
cett.propriété ;
il revient au. môme de direqu’ils
sont encorrespondance biunivoque
avec les
couples (E+ , E )
(lecomplémentaires
de E tels que F induise surE
une formepositive
nondégénérée,
et surE
une formenégative
non
dégénérée. D’a.illeurs,
s’il en estainsi , E
- sontorthogonaux
l’unà
l’autre, rapport
àF ;
donc ils se déterminentréciproquement, D’ailleurs,
si
~~,q)
est lasignature
de otE
ontnécessairement
les dimensions p,q .Enfin,
en vdrtu de la loid’ i nertie,
siE
est un sous-eepace de E de dimension p surlequel
F induise une forne positive nondéférée,
F induitnécessairement
~ur--
de
:~ +
unenégative
nondégénérée,
et
réciproquement.
Celapermet
dereprésenter, canoniquement, G/R
commepartié
ouverte d’une
grassmanienne (à savoir,
soit lagrassmanienne
des sous-espaces de E de dimension p, soit celle d~=~s sous-espace s de E do dimensionq) ;
cesouverts
peuvent
facilementêtre définis
par do sinégalités explicites.
" ’
Comme
précédemment,
soit P lec8ne
convexe de toutes les formespositives
nondégénérées
dans E . A toute formeindéfinie
nondégénérée
F estassocié, d’après
ce
qui
l’ensembleV ( ) F
P telles que(~ ~1
= 1 . Il estclair que
les 03A6 ~ V(F)
ont lapropriété 03A6 (x) > |F (x) | 1 quel
que soit x ~ E .ces
dernières inégalités définissent
unepartie
convexe de P(fermée
dansP) ~
dont
V (F)
est lafrontière (comme
ilrésulte immédiatement
de lapossibilité
deréduire simultanément
F et une formequelconque
de P à la formediagonale).
On a, pour tout x ~
E , ~F (x) ~ - (x) ,
d’où s’ensuitaisément .
que Fest
déterminée,
d’unemanière unique
ausigne près ,
parV(F) .
Tout cela subsiste d ’ ailleur s si F est"déf inie" ~
mais devient sansintérêt , V (F) étant alors
réduit
àF
ou bien à~-F~ .
On a l’habitude de dire par abus delangage ,
queles
V (F)
sont les"maj
orante s" de F(ce
sont enréalité
leséléments frontières
de l’ensemble desmaj orante s) .
Le groupe
(E,E) opère
transitivement dansP 9
comme on a vu, au moyen de(pour l’application .f
de E surE’ , canoniquement associée
àcela
.X ;
ainsi en particulier si onécrit
enmatrices
après
choix d’ unebase).
Bienentendu, oX)
estl’
ensembletransformé
deV(F)
par03A6 ~ 03A6o X ; en particulier, V(F) est invariant par
toutélément
Xdu orthogonal G do
F ;
lamanière
dent Gopère
surV(F)
est cellemême
qu’on
obtient entransportant
à au moyen decorrespendance
biuni-voque entre
G/K
etV(F)
définieci-dessus,
lesopérations
de G surl’espace homogène G/K. Donc,
pour étudier lespropriétés
locales de labijection
G/K ~V(F) ,
il suffit de les étudier auvoisinage
du03A3x2i ,
pour Fdonnée
par F = ... + x -x2p+1 - ... - x .
° Cela fait dedifficile 3
on en conclut que est une variété
analeptique réelle, plongée
dansP ,
etque
G/K ---~v~F)
est unisomorphisme
au réel(on particulier,
c’ estune application
differentiable de à la dimension pq deG/K).
HERMITE introduisit les idées
expesées
ci-dessus(qu’on
s’estcontenté
d’assai-sr,nner de sauce
bourbachique)
en vue de lathéorie arithmétique ("réduction")
desformes
quadratiques
indéfinies. Lapyramide
convexe rf("domaine
fondamental deMinkowski") étant définie
dans P comme il aété
ditdans l’exposé précédente
on dira que la forme
indéfinie
F estréduite
siV(F) rencontre M ;
pour que cela ait un-sens, il faut naturellementqu’on
soit dansRn, puisque
ladéfinition
de ü: est relative à une base
déterminée.
On diraqu’une
forme est à coefficients entiers s’il est ainsi do la matrice de la formebilinéaire associée.
Il estaisé
de voir
qu’il n’y
aqu’un
nombre fini do formes réduites à coefficients entiers dedéterminant
donné( ~ 0).
Il revient aumême
de faire voir quel’ensemble
des matrices Bsymétriques,
à coefficientsentiers,
dedéterminant donné
b~~0. ~
telles que
~S’(u) ~~,
astfini,
peurchaque
valeur donnée do u . Cela vient de lapropriété
desS’ (u)
contenue dans le lemme trivial suivant :Il y a une matrice 03C0
unimedulaire,
à coefficientsentiers,
telleque,
quel
que soit1 ,
il y ait unu’ ~
1 pourlequel (en-
semble des matrices
Tr’.A" ."r~
~S’ (u )) ,
soit contenu dansS’ ( u’ ) .
prendra
pour ’~’’~ la matrice de la , .ou autrement dit la matrice
(03B4i,n+1-j) ;
le lemmerésulte
alors de ceque, dans le groupetriangulaire, T~T-1 transforme
toutcompact
en uncompact (propriété
qui
necaractérise
nullement le groupetriangulaire)] .
Cela
pose, V(B) ~
S’(u)
e st 1~ ensemble clos A =: S’(u)
tels que(A"~B)~
=1 ~
JL c w e
Donc la matrice
entière ~T 13 j,
do déterminantb ,
transforme unpoint
deS’
~u’ ~
en unpoint
de S’~u~
; si u et par suite u’ sontfixes ~
iln’y
s,y
d’après
lethéorème
deSiegel, qu’un
nombre fini (le matricessusceptibles
defaire une
pareille
chcse.C.Q.F.D. [ M.13.
On n’a passuppose
13indéfinie,
doncle cas des
forme s po sitives
cstinclus ;
ce cas ost d’ailleurs facile àliquider
Ce
qui
sertprincipalement
à démentrer que, dans le groupeorthogonal
-G d’une forme
quadratique
nondégénérée,
à coefficientsentiers,
le
"groupe
des unités[_ arithmétiques]
" deF ,
intersection de G avec le groupe des matrices dedéterminant ±
1sur Z ,
est minkowskien. Pourcela,
soit B la matrice de
F ; d’après
coqui
les matricesBl équivalentes
à B
(i.e., transformées
de B par desmatrices
sur Z dedéterminant + 1)),
tellos que rencontre
S(t) ,
sont en nombre fini(pour
unchoix,
fixéune fois pour
toutes,
det > 1).
Pourchacun:,
soit une matrice surZ ,
de
déterminant ± 1 ,
transformant B dansB. ,
l, e . telle queB.
=/lors
A~tM-1i .A.M-1i
est unebijection
deV(B. )
sur’V (B) ;
soit U.l’ouvert
de
V(B) , image
par cettebijection
deS(t) ~ V(B. ) ;
soit U laréunion
des U.. On montre que U(plus exactement, l’image réciproque
dans G del’ouvert
de
G/K , image
de U par labi j ecticn définie précédemment
entreG/K
etV(B))
a les
propriétés énoncées
dans(M) . Quant
à lapremière,
tout revientévidemment
àdémontrer
que,quelle
que soit la formeindéfinie F, l’ouvert S(t)
nV(F)
estde mesure finie au sens do
l’unique
mesure invariante(par rapport
au groupeG)
définie
dansV(F) ;
cela se fait par dosmajorations explicites.
Pour montrer que U contient unsystème complet
dereprésentants
parrapport
au sous-groupe(c’est
ladeuxième propriété
àvérifier),
soit ~i onpeut
transformer~ en un
point M.A.M
deS(t)
au moyen d’un M dedéterminant ±
1 surZ Z
.celui-ci est alors dans
V ( B’ )
avecB’ =
cequi implique,
pardéfinition
des
B . i ’
que B’ est l’un desB . 1 ’
donc queMiM-1
est une"unité"
deB ,
et aussi que le
transformé t(M.Mi-1).A.(M.Mi-1)
pa,rM.Mi-1
ost dansU.
doncda ns
U ;
autrementdit,
il est dans letransformé
do U parMi.M-1 . Quant
au dernierpoint
àvérifier,
ilrésulte du théorème
deSiefel
parComme dans la
réduction
des formespositives,
onpeut
se proposer de calculer(et
non pas seulement demajorer)
le volume del’unité
de volumeétant explicitement
choisie.Là,
on ne s’en tire pa s à si bonmarché.
Le lecteur estprié
de sereporter
àSiegel.
En
revanche,
on dans cequi précède, rempl acer S(t)
par lapyramide
deMinkowski ;
on obtient alors un"pavage"
deG/K
par un "domainefondamental"
et ses
transformés
par le groupe des unités deB,
ce pavage offrant aux amateurs dejouissances esthétiques
à peuprès
les nêmesagréments
que celui de Minkowski dans lecône P
des formespositives.
A noter toutefoisqu’à
cause desB.
en nombre
fini,
le domaine fondamental se compose, non pasd’un, mais
deplusieurs
morceaux,
dont chacun est uneespèce
depolyèdre
convexe ; en attribuant à chacun de ces morceaux une coul~.; urdifférentes
onobti ~nt,
pour l’ensemble du pavage des résultats fortpittoresques Autant qu’"on" peut savoir,
cela nesert strictement à rien.
Enfin,
cequi précède permet
dedécider
dansquel
cas estcompact ;
ilfaut et il suffit pour
visiblement,
queV(B’) ,
ou,ce q ui
revientau
S’(u)~ V(B’)
soit d’adhérence compacte
dans lecôno
P pour toute B’ téquivalente
à B . Orc’est
l’ensemble S’(u)
. tels queB’-1~B’-1~~
= 1n ;
.pour
qu’il
soitcompact,
il faut et il suffit quel’adhérence
ducône
de sommet 0qu’il engendre
n’ait aucunpoint
commun, autre que0,
avec lafrontière
ducône P
(i.e.,
ne contienne aucune formedégénérée ~ 0).
{lecône
estl’ensemble des ~~ =-
S’ (u)
tels que~.. , ~ 0 ;
si Aappartient
àl’adhérence
de cecône
et estdégénérée, on
aura B’l~
= 0 .Ecrivant
que A
est dansl’adhérence
deS’ (u)
etest 0 ,
on trouveque à
est de la avec C non
dégénérée ;
. deB’-1AB’-1A = 0 ,
on conclutalors
queB’"
est de laforme ~~ ~} ~
donc a au moins un coefficientdiagonal
0. Par
suite, B ,--1 ,
donc aussiB’ ~ =1 ~. B’ . B ,~1 , B’ ,
donc aussiB, "représentent"
0
(ce qui
veut dire que, si F est la forme de matriceB, F(x) =
0 a unesolution
rationnelle / 0).
Laréciproque s’ensuit
demême.
autrement pourque
G/ 0393
soitcompact,
il fa ut et il suffit que B nereprésente
pas 0(ce
qui peut
arriver pour n =3
et pour n =4 ;
en unthéorème classique
de
l1eyor
8.ffirn.e que toute formeindéfinie
à n ~5 variables,
àcoefficients entiers, "représonte" 0).
3.
Formesalternées ;
groupe deSiogc3.
C’est lecouplet
suivant de lachanson ;
il se chante sur le même air.
’
Soit F
bilinéaire alternée
nondégénérée sur E ;
celaexige,
bienentendu,
que E soit de dimension
_--0--
paire
-- -
2n . Soit f
l’application
de E sur E’définie par F
o Soit G le groupe de sautomorphismes
deF ;
soit K un sous-groupe
compact
deG ;
il laisse invariante uneLp positive
nondégénérée,
àlaquelle appartient
uneapplication 03C6
de E surE’ . L’adjointe
parrapport
à
ç,
del’automorphisme
de.n ~
est - L ; . il s’ensuit que G est"semi-simple" (du point
de vuematriciel,
cola veut dire quepeut
êtreréduit
à la forme
diagonale,
sinon surR ! en
tout cas surC) ,
à valeurs propres toutespurement imaginaires.
Si a au moins deux valeurs propres distinctes et non ina-ginaires conjuguées
l’une del’autrc, E
sedécompose
en somme directe de sous-espaces dont chacun ost invariant par tcut
automorphisme
de Equi
commute avec; on en
conclut,
à peuprès
comme au n°2,qu’alors
K nepeut être
maximal.Pour que K soit
maximal,
il faut et il suffit r~’a_i t que deux valeurs propresdistinctes, imaginaires conjuguées
l’une del ’autre ;
enmultipliant
~P
par un fa cteur scalaire;~ û,
onpeut
supposer que ces valeurs propres sont_ ,
cequi
revient a dire = - 1 . En ce détermine une structurecomplexe
sur E(on
définira dans E lamultiplication
scalaire par lescomplexes
au moyen de
(03B1
+ ijs )x =?(x
+ pourcelle-ci,
il estimmédiat
que laforme
bilinéaire
à valeurscomplexes
H= ~
+ iF est hermitiennepositive
nondégénérée (N.B. Ici,
et . dans cequi suit,
on ncteindifféremment
par abus delangage,
soit la formequadratique
introduiteci-dossus,
soit la forme bilinéaireassociie))
. Comme lesélénents
de K commutentavec ,
ce sont desautomorphismes
de E muni de sa structurecomplexe ;
il est clair alors que K est legroupe
unitairedéterminé
par forme H . Il contiont donctoujours
un centre nondiscret, formé
desmultiples elt.1
dol’automorphisme identique (cela,
au sens de la structurecomplexe).
Dans le cas es formesquadratiques indéfinies
designature (p,q) ,
le centre du sous-groupecompact
.maximal est non discret si
p = 2
ou q== 2 ~
et dans ce cas seulement. Ondé-
montre quel’existence d’un
tel centre estnécessaire
et suffisante p0urqu’il
y‘;
ait sur
G/K
une structurecomplexe
invariante parG 9
on va levérifier
dansle cas
présent.
La suffisance de la condition
se justifie
engénéral
comme suit x Kopère
dansG/K ,
avec unpoint
fjxequi
~:~st lepoint
deG/:K qui correspond
àK
lui-même ;
ilopère
donc surl’espace
des vecteurstangents
à en cepoint ;
dans cet chacun dos douxéléments d’ordre
4 du centre de Kdéfinit
unautomorphisme
decarré -. 1 ,
etpermet
donc dedéfinir
une structurecomplexe,
invariante par K . Onpeut
en faire autant enchaque point ;
on aainsi une structure presque
complexe ;
reste à montrerqu’elle
estpeut
le voir parexemple
enremarquant
pourune structure presque
complexe, le "défaut d’intégrabilité" s’exprime
par un"tenseur mixte",
celuiqui
donne les coefficients desW
dansl’expression
des
différentielles
des formes detype { 1,0 ) g exprimant
’
que co tenseur est invariant par le centre.
de K, on
trouvequ’
il r duEn
définitive,
on voit queG/K
aété
mis oncorrespondance biunivoque
avecl’ensemblo des
structurescomplexes
sur E pourlesquelles
F est la 9rtieimaginaire positive
nondégénérée
H= 03A6+ iF ,
et aussiavec
1 ’ ensemble V(F)
desparties réelles 03A6
deformes ;
° cornue a un°2, V(F)
est unesous-variété
du côno P dospositives
nondégénérées
surE ,
etG/K~V(F)
est unebijection analytique réelle
de surV(F) .
Si on est dans
R2n
, et qj.’on
supposeF donnée
par une matrice à coefficientsentiers,
ondémontre,
exactement comme aun°2,
que le groupe des"unités arith.T!lé-
ques"
do F est minkowskicn dans le groupe des de r . Dans unexpose ultérieur, d’une manière plus
ou moinsexplicite,
unouvert
U de
G/K
satisfaisant à la condition(M)
; ce serafait,
dumoins;
pour le"groupe
deSiegel" (ou "groupe
modulaire d’ordre n") proprement qui
est celui des
unités
ai F estdonnée dans ~ ~~
par une matricealternée
dodéterminant
1. Si"on"
a duvice, "od’ définira même,
dans ce dernier cas,un
"domaine
fondamental" qui,
avec aestransformée, four mit
un beau pavage del’espace
G/K .
[N.B.
Il est connu que, par un choix convenable de 2ngénérateurs
pour le sous-groupeZ2n
des vecteurs àcoordonnées entières
dansR2n,
toute fermealternée
à coefficients entierspeut s’écrire
d.(x.y . -
x .y. ) ,
où lesd.
sont desentiers,
les"diviseurs élémentaires",
dont chacun estmultiple
du
précédent.
Iln’y
a donc pa~ besoin de la thé rie de laréduction~
dans cecas, pour montrer
qu’il n’y
a, pour undéterminant donnée qu’un
nombre fini deformes non
équivalentes
deux à doux. De formes sontéquivalentes
sur
(2,.
Or il est facile de voir que lesarithmétiques
de deux, formes
équivalentes
surQ
sont cela est vraiaussi ~
.bien
entendu,
pour les formesquadratiques mais ici on peut
en conclure que lesgroupes de toutes les formes
alternées
à coefficients entiers sont
commensurablesau groupe de
Siegel ] . ’~ .~ ~r:":"""~~BJ~~~
"~".’.’:’l~~
On va
s’occuper
maintenant de structurecomplexe.
Pourcela~
on introduit le"complexifié" de 1 , qu’on
notera raisontypographique~
au lieu dela notation
canonique
E, ;
comme onsait, H(3
C muni do sa structurevectorielle sir
.~ ;
onconsidère
E cornueplongé
dedans de lamanière évidente).
Tout
automorphisme
C deE ,
decarré - 1 ,
seprolonge
àE
en un automor-phisme analogue~ qui détermine
unedécomposition
deE
en somme directe des sous-espacesVi’ V . formés
des vecteurs propres relatifs aux valeurs propres i resp. - iVj ,
i V . *~*JL sont sous-espaces de E L’ surC ,
~ donc sont espaces.vectoriels
sur £ ,
de dimension n ; on 4’ailleurs V. =Vi , où,
suivantla barre
dénote l’imaginaire conjugué (défini
dansE
de lamanière
évidente).
Si iEdésigne
l’ensemble d’J’s vecteurs"imaginaires purs"
de E(image
de E par x~ix),
E = E rf;- iE est une semédirecte ;
si(j-C ("partie réelle")
est leprojecteur
deE
sur Equ’elle détermine,
il estimmédiat
que induit sur V. un
iscmcrphisme
de la structurecomplexe
de sur lastructure
complexe
de Equi
estdéterminée
par L , c’est-à-dire sur celle de Donc L estcomplètement déterminé
par ladonnée
de V..Réciproquement,
soit un sous-espace de dimension n sur
C ;
pourque R induise
sur
vi
unebijection
devz
surE 9
il faut et il suffitqv’cn a it
l’unedes relations
équivalentes vi ~
iE =01
E =0 v.
r,Vi = {0};
.lorsqu’il
en estainsi, vi permet donc
dedéfinir E ,
partransport
de structureau moyen de une structure
complexe,
donc unautomorphisme
deF
deca,rré
- 1 F si alors on
étend
03B9 à’Ec , vl
sera des vecteurs propres de 03B9 relatifs à le.. valeur propre i .Soit
C
la des sous-espaces dc; E dimension r sur- c
C ; dans g , soit y l’ensemble
des sous-espaces dontl’intersection
avec Esc
réduit
à{0} ;
c’est un ouvert dans03B6 ; d’ a nrès
cequi précède,
ilflc avec 1 des sur E"
Sl on s cst
précédemment,
sur T’ . E Y un J r née nondl"
I ! ~ r, ~~ ; -1. ’ ‘~ ,r_ ~,~ n ~ ~ f :~ ~i i EdA dégénérée F ,
colle c Lpeut
s’étendre a une ferme Ec sur Ec
x E
c ; de
même
pour l’extension03A6c d’une forme aymétrique 03A6 .
o ûi a, sur E x(ce qui _.
à J.a écrite audébut
dP ce nrc ,
la relationanalog
v . sera extensions deF , 03A6 ,
i, ; a onparticulier,
sur V. F.
et03A6,
induirent une formealternés
F‘ et une formesymétrique
- 1 ~ ~, J C _
° tel le,s l’ on ait
et-.! =.: -
iF’ , ; cE;qui évidemment
F’ .= C . Autrement dit, V. est alors un espaceisotrope maximal
de Fc("isotrope" signifie juste--
ment
Fc
induit O sur Vi ; on trouvealors,
par par le choixd’une
baseVi , étant de dimension
n , estisotrope
maximal parce que F est non.Ces
espaces ssous-variété (ana
que complexe)c -
03B3
de la grassmanneg
; on sans difficul tc; que le groupe ne automorphianes de E
qui
lai ssent F(le "complexifié"
du groupen ~ a.. ’
,~
t -,r ~
! ~ ,C
~ ~ ~
~ .
~f ,
~ .
~ . . tG) opère transitivemtn 03B3 ,
-" soitVi
GJ
~03B3 ; puisqu’on
a.
En ’-’
=-:--:",. --
’:-B ’f,.r .. i , :> ojl ï ,.,quel
que soitEc , écrire
z .- u + v9 u ~Vi ,
v ~
V-i
:.. F’.; û on a alor s Lz -- i u (le on a z t = u’ 1 y v t , avecll; E.
1T Bi., .l-
. . B,.! " t:=. - "".j "C"_ g
c’n aura
Fc (u, u’)
w G etFc (v,v’) =
0Vi
etsuite
Vi , = Vi sont istropes pour Ë.’h
, ’, de calculer Fc(-Lz,z’)
ct de que cette forme bilinéaire est
symétrique.
T1exprimer
deplus
ue ! .L tive non dégéné r ée .,,,, ’.i."
E ,
ccqui équivaut
à r(- x,x) >
0q uel qve soit
x ~
G as F Or , l’isomorphisme cae Ec sur Vi , s inver sc=1C - l’ isormo("" ^ aig?e de Y. sur
E1,
induitl
sur TT ,
R , s’é
"B t X~z
-- x -’ 1.. x(vér
ificaion immédiate) ;
en tenant comprte de ce quE Vi , J= Ï .
sontisotropes pour i , 1
té prcéaente s écrit encere ir(z z)
0quel
quesoit z ~
GVi .
Q T?_ est clair que leszh
à cette conditioni?n
--
a c ; que cet ouvert
... --- u _ t ..~.~_,~ , -4 ~ ~...., _ B.A.~- 1-" --- - .r..-...J ~.--l~. -- ’-"--’ -’ --
n’est pas vide
(puisque
toutpoint
du riemanniensymétrique G/K détermine juste-
ment un
point de 03A9)
.Il est clair aussi que V. ~03A9 implique
jr.~J ; sinon,
en
effet,
il y aurait unz /
0 dansE ,
et on auraitZ ~ Z ~ iF(z~ z) ~ 0 ,
ce
qui
est idiot. De cequi précède résulte
donc queG/K s’identifie
àqui
est une
variété (analytique complexe) plongée
dans D’où la structurecomplexe
de
G/K .
Le groupe G dosautomorphismes
de F(i.e.
desautomorphismes
de Equi
laissent Finvariante ) opère
surB~
et sur~. d’une manière évidente ~
yla isse invariante la structure
analytique complexe,
et samanière d’opérer
sur~~
est cellequi résulte,
partransport
destructure,
de sonopération
surG/K.
Satisfaction
générale.
Profitant de l’absence de on va traduire ça en
matrices,
pour faire lejoint
avec et pour se mettre enétat
do calculerquand
on nepeut
pas faire autrement(ça
arrive encorequelquefois).
Onprend
une base ... ,e2n)
(le E sur R pour
laquelle
la matrice de Fsoit { / 0
; soientE’ , E"
lessous-espaces
engendrés
surR , respectivement,
par((3. ~ ... ,en)
et(e * y
.0. ,e.- ) j:
ce sont des sous-espaces de Eisotropes
maximaux pour F . SiV. l.
C03A9 ,
et que0 , 03A6, etc.,
aient lemême
sens queci-dessus, P
sera
positive
nondégénérée
surE,
donc sur et on pourra choisir dans E’ n vecteurs orthonormaux pour~’ ;
ils le seront alorsaussi,
dans pour la forme hermitienne H =~P
+ iF(puisque
E ’ estisotrope
pourF) ;
ilsformeront donc une base de
E~
sur,C ,
cequi entraîne
que E’ etlE’ xont
supplémentaires
dans E . alorsVl
est transversal au"complexifié" E’
de Et ;en
effet, E’c
est l’ensemble des x ’ +iy’ ,
avecx’ ~ E’ ,
E’ ; si un telpoint
est on ay’ =r - L x’
~. E’ ~B donc x’ =y’
= 0 . Demême V. est transversal à E" .
i c
Choisissons dans n vecteurs fermant une base de
( sur C) : écrivons-les
comme "colonnes"(matrices
à 2nlignes
et 1colonne) au
foyen de(e1 , ... ! e )
pris
comme base deE
surC :
cola donne une matrice à 2nlignes
et n colonnes(sur C), qu’on peut écrire (UV) ,
oùU,
V sont deux matrices à nlignes
et n ( si onchange
les vectJurs de base choisis fansVl ,
cela revient à
multiplier U ,
V à droite par une môme matricecarrée
inversible.Puisque
est transversal àE~ ;
la matrice U est de rang n, inversible.Ecrivons que
Vi
estisotrope
pourF ;
cela sexprime
par la formuleou autrement dit
U.V =
Demême, écrivons
que nour toutz ~
0 dans celasignifie
0(le premier
membre estvisiblement une matrice
hermitienne).
Posons Z = matrice
qui
estindépendante
de la base choisie dansV..
La
première
des relations ci-dessuss’écrit t Z
=Z ;
Z estsymétrique.
Laseconde
s’écrit (en multipliant
à droite par àgauche
par cequi
ne modifie pas le fait que le
premier
membre est hermitienpositif
nondégénérée)
.
(l/i) (Z - 0 ;
autrementdit,
si onécrit
Z = X + iY avecX ~
Ysymétriques réels,
Y doitêtre positive
nondégénérée.
On a ainsi obtenu une
bijection
de~ ~
donc endéfinitive
deG/K ,
surl’espace
de
Siegel
’formé
des matricessymétriques
Z = X +iY
surJC,
.telles queY ~~ ~ ~3 peut être considéré
comme un ouvert de N =n(n
+1)/2 ,
muni de la structure
complexe
induite par celle deC
L’opération
de Gsur S s’écrit immédiatement.
Eneffet,
avec les notationsci-dessus,
unélément
de Gs’écrira
sous forme d’une motricecarrée (AC BD) ,
où
A , B , C ,
D sont des matrices à nlignes
et n colonnes surR ;
cettematrice doit satisfaire à la condition
qui exprime qu’elle
laisse F invariante. Cette matriceopère
surdéfinie
par les matrices
U , V ,
au moyen de la formuleou. autrement dit : 1
elle
opère
donc sur Z par la formuleon
peut
donner del’opération sur $)
du groupe modulaire(sous-groupe
de G formé des matrices à coefficients
entiers)
uneinterprétation intéressante,
et même