Séminaire Henri Cartan
H ENRI C ARTAN
Théorie des fibrés principaux
Séminaire Henri Cartan, tome 9 (1956-1957), exp. no4, p. 1-12
<http://www.numdam.org/item?id=SHC_1956-1957__9__A4_1>
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4-01
THÉORIE DES FIBRÉS
PRINCIPAUX,
Henri
CARTANSéminaire
H.CARTAN, E.N.S ., 1956/57.
Exposé
n~ 4Erratum à
l’Exposé 3.
Page 3-"05, ligne
6 dubas,
au lieude £ - 1 , lire ~ - 1 ;
page
3-05, ligne 5
dubas,
au lieu deq ~. - 1 ,
lireq n. - ~ ~
page
3-05, ligne
2 dubas,
au lieu dep ~ - 1 ,
lire p ~ - 1 .N.B. -’C6
qui
suit est larédaction
d’unexposé qui
n’a pasplus eu
lieu que1~exposé
n°3 .
1.
Relèvementsdans
lesfibres.
DEFINITION.- - Soit p : X
fibre
au sens de Kan(cf. Exp. 1,
p.1-08 ; désormais
nous dironssimplement "fibré~).
Uneapplication f :
Bs’appelle
un
relèvement
si elle satisfait aux conditions suivantes.
(1) P 03C1
=identité, si03C1
== 03C1 di+1
pouri ~
0(
on ne suppose donc pas qued P
=P d ).
PROPOSITION
1 . - Si
p : estfibre,
et si B est connexe, il existe desrelèvements.
D’unefaçon précise~
soit B’ un sous-ensemblesimplicial
de saitdonné
unrelèvement
p ~:
B’ 2014~p" (B’) ;
alors il existe unrelèvement
P :
B 2014~ Xqui prolonge p~ .
.La première partie
de ceténoncé
avaitété affirmée
sansdémonstration,
dans uncas
particulier, au
bas de la page 10 del’Exposé 1 ;
nous allons ici faire unedémonstration complète.
Tout
d’abord, l’application p est surjective
sur leséléments
de dimension 0(on
suppose, bienentendu,
que X n’est pasvide) :
celarésulte
de la condition de Kan(Exposé 1,
p.appliquée
auxéléments
dedimension
n = 1 . Celaétant
on va prouver par
récurrence
sur n, l’assertion suivante :Il
existe,
pourchaque
dimensionq ~. n ,
uneapplication f :
B -~ Xqui prolonge
et satisfait à.. q q
L’assertion (R )
o estvraie, puisque
p : X o -+ B o cstsurjective. Supposons qu’
on aitprouvé (R ) ,
n etdémontrons (Rn+1) .
n+ Ils’agit
dedéfinir f
b pourb é
Si
b é on pose(
b *i’b . Supposons désormais
qU6 b é Jon va
distinguer
deux cas, suivant que b estdégénéré
ou ne l’est pas.Bn+1
est dégénéré. On a donc b =si y , avec y ~ Bn .
sil’on veut satisfaire à la
dernière
condition(2 ),
il faut poseryb
= y . Cecidéfinira
bienfb ,
si l’on prouve que la relationsi
y =s ,
z(y ,
z~Bn)
entraîne si y
y =s , f
z , Montrons-le: si 1= j ,
on trouve(en appliquant
la relation siy =
si z)
que y = z, d’oùsi 03C1 y = si
donc 1
j ;
des. i
y =§, j
z ondédui t
-
Appliquons d. 1.. aux
deux ~.ombrES de la relation.
s,
y =s. s ,
1d. J
y ; il vient~w ~ _
ceci, compte
tenu dE(3),
estégal à
s. P y .~’
C.Q.F.D.
DEUXIÈME
CAS. - b~ Bn+1
n’est pasdégénéré. Alors, d’après la
condition dEKan~
il existe un satisfaisant à~ , ~
En
effet,
il suffit devérifier
que cesdonnées
sontconsistantes, c’est-à-dire
queOr cela
résulte aussitôt
des relations(2).
Choisissons un x satisfaisant à
(4) ;
on posera x .f étant
ainsidéfini
sur leséléments Bn+1 ,
il reste àvérifier
que les relations(2) (où
n seraitremplacé
par n +1)
sontremplies.
Si b EB’ ,
ellesle sont
puisque 03C1’ est
unrelèvement. Supposons
donc que bf B’ ;
si b =Si
y~y
èB ) ,
n on asi b n’est pas
dégénérée
la relation pP
b = b est vraie par construction.Soit
àvérifier
maintenant quef di
b =di r
b pour b ~i ~ 1 ;
si .b =
s .
z ~ on as. J
z =d. s , p
z(distinguer
3 cas,,
suivant
que ij ~ i=j ou j
+1 ~ i > j
+1 ~ ; enfin,
si b n’est pasdégénérée
la relation~
~d i
b =d.
b est vrrie par construction(pour
i ~1 ) .
Enfin on a bien~’ si b
=pour i ~
par construction.~
’
2.
Morphismes
defibrés principaux.
Pour la
définition
d’unfibre principal
de groupeG ~
voirexposé
1(pages
1-09et
1-10) ; voir
aussi laproposition
2 del’Exposé 1 ~
p.1-10, qui
affirmequ’un
tel "fibré"
estfibré
au sens de Kan.Soient
donnés
deuxfibrés principaux
X et X’ demême
groupeG ; appelons
mor-phisme
de X dans X’ t touteapplication simpliciale
f : X -~-~ X’ 1qui
commuteaux
opérations
deG ;
alors f induit uneapplication simpliciale
g : B ~ B~des bases. B =
X/G
ot B t =X’/G .
,Fibre
induit. - Soit X’ unfibre principal
de groupeG ~
de baseB’ ;
notonsp’
laprojection
X’ -4 B ’ . Soitdonnée
uneapplication simpliciale
g : B --,~B ~ .Une telle g un
fibre
induit(ou image réciproque )
X de baseB ~
degroupe G : les
n-simplexes
de X sont lescouples (b , x’) ,
où b éB etsont tels que
g(b)
=p’ (x’ ) ;
lesopérateurs
de face et dedégénérescence
dans X
sont définis
parxt ) _ (d. b ~ x’ ) ~ x’ ) _ b ~ s i x’ ) .
Les
opérations
de G dans X sontdéfinies
parIl est clair que B s’identifie à
X/G . L’application (b , x’)
-~-~ x~définit
un
morphisme
f :X --~ X~ ~ qui
par passage auxquotients
redonnel’application
g : B -~ B t ,
’
.
PROPOSITION 2. - Soit f :
X ~ X’
t unmorphisme
dcfibrés principaux
de groupeG ,
de bases Bet
g : B ~ B’l’application induitE
par f. SoitY le fibre
induit par l’ application
g~Y
est donc unfibré principal
de baseB ~.
Alors l’application
f se factorise d ’une seulemanière
en X.
~P
est unmorphisme ;
deplus,
p
est unisomorphisme.
La
première assertion
estévidente : ~ applique nécessairement
x dans lecouple
(p(x) , f(x)) .
Pourprouver que 03C6
ainsidéfinie
est unisomorphisme,
ondéfinit
un
morphisme~ ~ :
Y 2014~X comme suit : pourchaque couple (b , x’.) 6-Y ,
ilexiste un
unique élément
x =X tel quep(x)
=b , g(x)
= x’(car
il existeun
x~
tel quep(x~)=b;
alorsplg(Xi) = pt (x’) ,
donc il existe ununique
tel que
s g (Xi)
=x’ , C t est-à-dire
=x’ ;
on a doncnécessairement
x =
Par définition, ]
transforme(b, xt)
dans cetélément
x. Il estimmédiat que 03C8
est unmorphisme,
et que lescomposés et 03C8 o 03C6
sontles
applications identiques.
Ceciachève
ladémonstration.
Soient maintenant X et X’ deux
fibres principaux
de groupeG,
de basesB et B’ . Notons X
x
X’ lequotient
de X x X’ par le groupe Gopérant
comme suit :
s(x , (sx , sx’) ,
s eG .Définissons
uneapplication simpliciale
de X’ sur B xB’ ,
enenvoyant
la classed’équivalence
de(x , x’)
dans(p(x) , p’(x’)) .
’
PROPOSITION
3. - L’application
XxG
X’ -4 B xB’ est fibrée
au sens deDEMONSTRATION. - Soient
donnés
b eBn
et b’ 1 ~B’n,
et soit k un entier telque
0 ~ k ~
n . Soientdonnés,
pourchaque
entier i tel que0 ~ i ~
n eti ~ k ,
deséléments x~ 6 X~
tels queoù
(xj , x’)
et(xi , xj) désignent
des classesd’équivalence
dans XxG X’;
autrement
dit, (6) équivaut
à Inexistence d’tmélément
tij ~Gn-2
tel quePour prouver la condition de
Kan,
on doit trouver et tels queChoisissons
y ~
x ety’ ~
X’ ’ telsque
py =b , py’ =
b’ .Puisque
n n
p
d,
y ^ px,
f il existe unui ~
G n-1 tel qued, 1
y =ui x. ; 1
et demême
unu’i
G G n-1 tel quedi y’
=u’i xi .
Ecrivons que, poux
i j (i ~ k , j ~ k) ,
on aIl vient
d’où. compte
tenu de(6’) .
et par suite
Puisqu’un
groupesimplicial
G est uncomplexe
deKan, il
s’ensuit inexistenced’un tel que
Posons alors
x = y,
x’ t On ace
qui entraine
quex’)
=~x, a. f
x et x’ satisfont auxrelations
(7),
et laproposition
estdémontrée.
Soient à nouveau deux
fibrés principaux
X et X’ demême
groupe~G !
de basesB et B’ . Soit
donnée
uneapplication simpliciale
g : B--~ B t ~
et cherchonss’il existe un
morphisme
f : X --~ X’compatible
avec G.Désignons
parj :
B ~ B x B’l’application simpliciale définie
parPROPOSITION 4. -
Les morphismes
f : X-2014~X’compatibles
avec g(s’il
enexiste)
sont encorrespondance biunivoque
avec lesapplications simpliciales
03C6:
B~X)CG X’ qui "relèvent" , c’est-à’-dire
tellesque
lecompose
de~
et de laprojection 1T: Xx
xB’ soitégal
à~
On va
expliciter
cettecorrespondance .
Soit f uneapplication simpliciale compatible
avec g ;l’application
x -~(x , f(x)) induit,
par passageaux
quotients
parG ,
uneapplication simpliciale ~D :
B 2014~ Xx~
X’qui,
suiviede donne b
A (b , g(b) ) ,
c’est-à-dire quef relève £ . Réciproquement,
Soit ( :
B -+ Xx~
X’ uneapplication simpliciale qui relève j ;
siX ,
l’élément
fpx
eXx~
X’ est dans la classe d’ununique élément
de X x X’ dela forme
(x , x’) ~ l’application
x est unmorphisme
X-~X’ compatible
avec g. On
vérifie aussitôt
que les deuxcorrespondances qu’on
vient dedéfinir
sont
réciproques
l’une del’autre,
cequi achève
ladémonstration.
THEOREME 1. -
Ai désignant l’ensemble ~0 ~ 1~ pourvu
de sa structure d’ en- semblesimplicial (cf. Exposés
1 et3 ),
toutfibre principal
de groupebase
B ,
estisomorphe
à unfibre principal
dé la forme~
x X Xest fibre principal
degroupe
G et de baseB ~
le groupe Gopérant triviale-
ment dans
DÉMONSTRATION. - L’application 03B4o : 0394o ~03941 (cf. Exposé 3,
p.3-01)
iden-tifie B à un sous-ensemble
simplicial
de03941
x B . Soit Y unfibre principal
de groupe
G ,
de base03941
xB ;
soit X lefibre
induit au-dessus de B. Onva
définir
unisomorphisme
de03941
X surY ,
cequi établira
lethéorème.
D’après
laproposition 2,
il suffit dedéfinir
unmorphisme A~
x Xqui
induise sur la base commune
Z~i
x Bl’application identique.
Soit Z=
(Ai x X)
x(X~Y) ,
de base xA~ xB ;
soitB : ~.
x B2014~-A.
x B xA.
x Bl’application diagonale. D’après
laproposi-
tion
4 ,
il suffit de chercher uneapplication simpliciale
,
qui re lève l’application diagonale
et induise sur B unrelèvement donné
de
l’application diagonale
B -~ B x B(à
savoir lerelèvement qui correspond
àl’injection
dufibre
X dans lefibré Y).
Lerelèvement cherché
est ainsi assu-jetti
à deuxconditions -;
Ar lethéorème
1 de1 exposé 3 (page 5)
affirme l’exis-tence d’un tel
relèvement :
voir notamment lesexplications données
audébut
dela
démonstration
duthéorème
1 del’exposé 3,
et lesappliquer
ici dans le cas oùn = 1 .
Ainsi le
théorème
1 estétabli.
COROLLAIRE. - Soit X’ un
fibre
dEürou~e, G ~ de
baseB’ ;
si deuxsimpliciales
.B ~ B’ sonthomotopes (au
senssimplicial,
bien en-tendu ) ,
lesfibres
induits au-dessus de B sontisomorphes (comme fibres princi-
paux de groupe
G).
3.
Fonctions tordantes.Soit X un
fibré principal
de groupeG ~
de base B . Toutrelèvement
p : I
BX (et
on saitqu’il
enexiste ;
cf.proposition 1 ) définit
un isomor-phisme
de X sur un"produit
tordu" Gx
B(cf. Exposé 1 ~
p.1-11 ) .
La "fonc~tion
tordante" , qui
envoieB 1
dansG ,
estdéfinie
en fonctionde f
par la formule .
Elle satisfait aux relations
(cf. Exposé 1,
p.Réciproquement,
toute "fonctiontordante" ~ (satisfaisant
aux relations(9))
définit
unproduit
tordu G x~B ,
danslequel l’opérateur
de facedo
estdonné
par la formuleEt
puisque
leproduit
tordu Gx~
Best,
aupoint
de vueensembliste,
un pro- duit G xB ,
toutproduit
tordupossède
unrelèvement canonique,
à savoir celuiqui
envoie b C- B n dans(1 n , b) .
Tout
morphisme
f: X --~ X’où
X et X’ sontfibrés principaux
dem~mE
groupe
G ~
de bases B etB’)
et toutrelèvement
B’ -~ X’définissent
un
unique relèvement
tel que f soitcompatible avec ~
etp J (1.e :
= g
désignant l’application
B ~ B’ induite parf) ;
les fonctionstordantes ~
et% , correspondantes
sontliées
par la relation4. Le
fibre
universel et le classifiant d’un groupe G.Rappelons
que la construction Wd’Eilenberg-MacLane
associefonctoriellement
à un groupesimplicial
G unfibre principal W(G) ~
de base?T(G) ~ qui s.’écrit
canoniquement
comme unproduit
tordu G7(G) ~
avec une fonction tordantet
=03C4w(G) (Voir Séminaire CARTAN,
t.7,1954/55, Exposés
12 et13). Rappelons
les faits suivants :
M(G)
est unfibre principal X ~
de base B =~(G) ~
munid’un
relèvement f :
B-~X ~
et satisfaisant aux deux conditions suivantes :(i)
Bpossédé
un seulélément b ;
(ii) pour tout
entiern ~ 0 , Inapplication
est unebijection~
Ces deux conditions
déterminent entièrement W(G) (comme fibre principal
munid’un
relèvement),
au moins à unisomorphisme près. (Voir
ci-dessous la remarquequi
suit
lethéorème 2 bis).
Enfait~
onexplicite W(G)
comme suit : aupoint
devue
ensembliste,
f : 1 n (G)
e1 n (G)
estl’application . b
-4(1 n , b) .
On notera p laprojec-
tion de Y
(G)
= Gx 1 (G)
sur son second facteur1 (G) .
Pouréviter
des con-n n n n
fusions,
notonsÀ
labijection Wn+1 (G)
-+ 1(G), . Alors 03C4 est . l’application
composée ~~~
~ et de de =~n ~
sur son
premier
facteur si onconnaît déjà
lesopérateurs di .et si
surW
n(G) ,
onen-déduit
d, i et . s, i sur V n(G)
enposant,
pour x éG ,
n y eV
n(G) :
Une
fois connus lesd~
et lessi
sur on lesdéfinit
sur parles formules
Ainsi les d, a,
et less. a. (sur
Wn (G~
et sur sontdéterminés
parrécura
rence sur n , à
partir
de ceux de W(G)
= G . I1 est utile de remarquer si G est leproduit G1
xGz
de deux groupessimpliciaux,
on a unisomorphisme
ca-nonique
x~‘,~ ~ W (G ~ x W (G ~ . ..
’
Nous allons prouver le
résultat
fondamental que voici : .J i
THEOREME 2. - Soit X un
fibre principal
de groupeG ,
debase’ B ,
muni d’unrelèvement
: B ~ X . Il existe unmorphisme
et un seul X~ W (G) , compatible
avec le
relèvement
avec lerelèvement canonique
deW ( G ) ,
On va
même
montrer unrésultat plus général.
Introduisons lacatégoriE ~ .
suivante : un
objet (~ ~ B ~ p! P ~ G)
estdéfini par la donnée
de deux ensemblessimpliciaux
X etB ~
d’un groupesinplicial
Gqui opère
àgauche
dans X(i.e 1
on a uneapplication simpliciale
G x X ’-~ Xqui
satisfait aux axiomeshabituels pour les
opérations
d’ungroupe);
p est uneapplication simpliciale
X B
qui
satisfait àP
est uneapplication
B --~ ~{qui
conserve lesdimensions)
telle que pP
soitl’identité,
etJ
commute avec lesdi {~. ~ 1 )
et less i {i ~ 0) .
Dans lacatégorie (,
unmorphisme (X, B , p , 03C1 , G)
~ (X’ , B’ ,p’ , 03C1’, Gt ) est
un
système (f , g ~ h)
de troisapplications simpliciales
f 8 X ~1X’ ,
h : B
~ B ~’ ~
g 1 G 2014~G’ ,
telles que g s oi t unhomomorphismc
de groupessimplioiaux,
ot queLa composition
desmorphismes
estdéfinie
par lacomposition
desapplications
f , g , h .
,Observons que la
catégorie
desfibrés principaux
avecrelèvement
s’identifie àune
sous-catégorie
celleformée
desobjets
tels que la relationp(x)
=p(y) entraîne
l’existence d’ununique
s ~ G tel que y = s.x . On vaconsidérer
une autresous-catégorie :
celle desobjets spéciaux ;
on diraqu’un objet
estspécial
s’il satisfait aux conditions(i) et (ii)
énoncées
ci-dessuspour ~1~G~ ..
Soit ~~ ~ B ~ p ~ ~ ~ G)
unobjet spécial ;
notons S labijection X n "*~B i ~
réciproque
deDes
relations. on
dédunt
que S est unopérateur d’homotopie dans X,
dontl’homologie
estdonc triviale
(dans
ceci le groupe Gne joue
d’ailleurs aucunCela
dit,
lethéorème
2 ci-dessus estévidemment
un casparticulier
du suivant :, ,
.
THEOREME 2 bis. - Soient
donnés
unfibré principal
avecrelèvement
(X ,B , p , 03C1 , G) , et un (X’ , B’ , p’ ,03C1’, G’) . Soit de plus
.
danné
unhomorphisme
g :G ~
G’de
groupessimpliciaux. Alors
il existe unmorphisme (f,
g ,h)
de(X , B ,
p ,03C1 , G) dans (X’ , 03C1’ ,
compatible
avec g , et un telmorphisme
estuni que.
DEMONSTRATION. -
on notera d. etsi
lesopérateurs
de face et dedégénéres-
cence de
X’ ,
comme ceuxde X;
on notera S’ labijection réciproque
ded ~’ .
Pour déterminer
f : X~ X’,
il suffit deconnaître
h : B~ B ’,
car alors(On
notef ~ S~ ~ ~ ~
restriction desapplications f ,
g , h auxéléments
de dimensionn).
Pour que lesf définies
par(13)
soientcompatibles
avec lesd.
et lessi’
il faut et il suffit que lesh
lesoient,
et queEn introduisant ceci
s’écrit
Or la relation
(14) détermine hn,
parrécurrence
sur n , àpartir
de n =0 ;
pour n =
0 ,
h o estunique, puisque.
B o t a un seulélément
b’ o pa.rhypothèse.
Il
reste àvérifier que.
les’hn définis
parrécurrence
par la formule(14)
sontbien
compatibles
avecles
d, et les s.. Ceci revient àvérifier
Pour
cela,
on tiendracompte
des relations .ainsi que des relations
(9) .
Commençons
par lapremière
des relations(15) ;
Quant
aux relations(15 ) qui
concernentd. ,
elles sont triviales pour n = 11
(puisque B ’
a un seulélément) ;
supposons donc n à 2 :par
récurrEnce~
on adéjà
Ceci
achève la démonstration
duthéorème
2bis,
et parconséquent
celle duthéo- rème 2 .
REMARQUE. -
Deuxfibres principaux
avecrelèvement qui satisfont
à(i)
et(ii)
et ont le
môme
groupe G sontcanoniquement isomorphes,
comme le montre une doubleapplication
duthéorème
2 bis. Ceciexprime précisément l’unicité (à
unisomorphis-
me
près)
deM (G)
pour un Gdonné.
5. Classification
desfibres principaux
de basedonnée
B et degroupe donné
G.PROPOSITION 5. -
Soientdonnés
B G . Achaque application simpliciale
h : B -~
!7’(G)
associons la fonction tordante B 2014~G , composée
de h et de!T(G) 2014~G .
Cecidéfinit
unebijection
del’ensemble ~(G))
sur
l’ensemble
des fonctions tordantes B 2014~ G .En
effet,
on vadéfinir
uneapplication ~
del’ensemble
des fonctions tordantes B ~ G dansHom (B , W(G)) ,
commesuit ;
àchaque produit
torduG ,
F onassoie
l’unique morphisme
G B2014~W(G) défini
authéorème 2,
cequi
induitune
application simpliciale
B2014~TT(G) .
Il estimmédiat que § ~f
estl’appli-
cation
identique
de l’ensemble des fonctionstordantes,
et queÀé f
estl’appli-
cation
identique
de~(G)) . Donc ~
. est unebijection.
PROPOSITION 6 . - Soit X un
fibre principal
de groupeG ,
de baseB ~
et soitB’ un sous-ensemble
simplicial
de B . Soit X’ lefibre
induit par X au-dessus deB~ ;
alors toutmorphisme
X’-~W(G) peut
seprolonger
en unmorphisme
X
2014)M(G) (il s’agit
demorphisme
defibres principaux,
sans autrestructure).
En
effet 1
ladcnnée
d’unmorphisme
f’ : X’-~W(G) détermine
unrelèvement
f’ :
B’compatible
avec lerelèvement canonique
deW(G) .
Cerelèvement peut
seprolonger
en unrelèvement f :
B-+ X , d’après
laproposition
1. OrP définit (théorème 2)
unmorphisme
f : X--4~(G) compatible
avecP ;
envertu de
l’unicité,
fprolonge
-THEOREME
3. - Tout fibre principal
X de baseB ,
de groupeG ,
est isomor-phe
à unfibre induit par
uneapplication simpliciale
convenable h : B -~Pour qae deux
applications
het
h~définissent
desfibres isomorphes~
ilfaut et il suffit que h et h’ soient
homotpes.
4-12
DEMONSTRATION. - Choisissons
unrelèvement :
B ~X ,
cequi
estpossible (proposition 1). D’après
lethéorème 2, f définit
unmorphisme
X-~W(G) ,
lequel induit
uneapplication simpliciale
h : X estisomorphe
au
fibre induit
parl’application
h(proposition 2).
Si
h et h’ sonthomotopes,
lesfibres induits sont isomorphes (corollaire
au
théorème 1). Réciproquement, supposas
que lesfibres induits
par deuxappli-
cations h,
h’ B-~(G) soient isomorphes :
celasignifie qu’il
existe unfibre principal X,
degroupe G,
de baseB,
et deuxmorphismes
f ,
f’ : X-~W(G) qui,
parpassage
auxquotients, donnent
naissance à h eth’ . Considérons
lefibre principal Ai
x X(comme
dans lethéorème 1) ;
lesapplications ~,
et~ : A. -~ ~i (cf. Exposé 3,
bas de la page3-01)
.définissent
deuxinjections X,
et~
de X dansA,. X . La réunion des
images de 03BB0
et03BB1
est unsous-fibre
Y f et f.définis-
sent un
morphisme
dusous-fibre
Y dansW(G) . D’après
laproposition 6 ,
cemorphisme peut
seprolonger
en unmorphisme
X-~W(G) ,
ce dernierinduit
un.application simpliciale
des bases : B~ W(G), qui prolonge
h et h .Donc h et h’
sonthomotopes.
COROLLAIRE. -
Pour que deuxfonctions tordantes
L ~ Gdéfinissent
desfibres
torches,
il faut et ilsuffit ue
lesa lications correspondantes
soient homotopes.
Le
théorème 3 montre
queW(G) joue
lerôle défibre universelpour lesfibrés
paux de
groupe G,
et!T(G)
lerôle
declassifiant pour
cesfibres.
Ladonnée
d’un
fibre principal
X debas. B
et degroupe
Gdéfinit
doncsans
ambigüité
un
homomorphisme
desgroupes
decohomologie
,H*(!T(G))-m*(B) ,
quel
quesoit
legroupe
decoefficients.
Si onprend
lescoefficients
dans un anneau,on
obtient
unhomomorphisme
desalgèbres
decohomologie ;
sonimage s’appelle la
sous-algèbre caractéristique
dufibre X ,
c..et unesous-algèbre
del’algèbre
de .cohomologie H*(B).
Si G est le
complexe singulier
dugroupe 0(n) ,
lescoefficients
’étant
lesentiers module 2 ,
onobtient
les classes deStiefel-Whitney ; si
Gest
le complexe singulier
dugroupe U(n) ,
lescoefficients étant entiers,
onobtient les classes de