Séminaire Henri Cartan
A DRIEN D OUADY
Opérations cohomologiques
Séminaire Henri Cartan, tome 11, no1 (1958-1959), exp. no9, p. 1-15
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9-01
OPÉRATIONS
COHOMOLOGIQUES
par Adrien DOUADY Séminaire H,
E. ~~.
~:.! 195~/59
..~.,~sp.. 2
février 1959
CONVENTION, Règle
de Koszul : Si A et B sont desalgèbres graduées,
ondéfi-
nit sur A p B une structure
d’algèbre,
associative si A et B lesont,
enposant :
si b est de
degre 03B2
et c dedegré 03B3 .
Si A et B
opèrent respectivement
sur des modulesgradué
s E etF ,
onfait
opérer h ~
B surE y ~’
enposant :
où
03B2 et ~ désignent
lesdégrés
de b et e .1.
cohomologiques.
h. Définition. - Une
opération cohomologique " ,
detype
q ,G) ,
estun
morphisme
de foncteursconsidérés
comme foncteurs à valeurs dans lacatégorie
des ensembles.~
est donc ladonne,
pour toutepaire X
d’ensemblessimpliciaux,
d’uneapplication
ensemblistede
façon
que, pour touteapplication simpliciale
on ait le
diagramme
commutatif :-~. est dite
additive
si c’est unmorphisme
de îoncteurs à valeurs dans lacaté- gorie
desgroupes abéliens
ethomomorphismes ;
autrementdit,
siet pour tous u~ v dans
H’(X ;~) .
THÉORÈME. -
Pour tout v EHq(03C0,
n ;G) ,
il existe uneopération cohomologique -~
detype
q ,G)
et une seule telle que :03B6n désignant
la classe fondamentale de r’-nH(03C0, n ; 03C0) .
DEMONSTRATION.
a) Unicité :
Siy
6; 03C0) ,
on a0 :
X~(K(03C0, n) , e) , et 03B1 = 03B1* (03B6n) ,
d’où
03A9 (03B1) =03B1*(03C9) .
~) Existence :
Posons-~-(y) =~ (c~) ~ qui
nedépend
pas du.représentant v
choisidans
03B1 ,
car, si on lechange, y
estremplacée
par une,application homotope.
Il reste à
vérifier
lafonctorialité :
ou a=03B1o f ,
d’oùCOROLLAIRE. - Les
opérations cohomologiques
detype q (
n ~ sont toutes nulles. Pour q = n , elles sontdonnées
par leshomomorphismes
de~
dans G .B.
Suspension. - Rappelons qu’on appelle suspension
-,1
l’homomorphisme composé
ar =à P*
de6
est unisomorphisme puisque n)
estacyclique.
C’est aussi lecomposé
1
où e
désigne
latransgression
dans la suitespectrale
du fibren) , qui
est un
isomorphisme (suite
exacte del’expose 3 ,
n°4).
THÉORÈME. -
Soient OJ e n ;G),
03C9’ ~ Hq+1 (03C0,n+1 ; G) , 03A9
etles
opérations cohomologiques
Pour
qu’on ait,
pour toutepaire (X , Y) ,
lediagramme
commutatif :il faut et il suffit que w = (f
( ~ ).
t/
DEMONSTRATION. - ’ ’
a. Il suffit :
Supposons ~
= (r~ ~
soitP~(~)’)
=&~.
Soity
6~
unecochaîne qui
induit sur Y lecocycle
y , et 7
=03B4 03B2
éY ?7T) .
On a, pardéfinition, S v = 7 .
On ad’autre
part
lediagramme
canmutatif :, u ,
j~’(~) > =n’(~) > =~(co’) > =~(P*(c~’)) > =~(&~)
=S(~(OJ)) >
=&(~(y)) .
b. Il faut : On a
03B6n = 03C3 (03B6n+1) .
Eneffet 03B6n+1
n’est autre quel’identité
de
~~~~ ’
et’~in+l~ ~ Én+1 ° ~ ~ ~ °
~~~ ~~tal sur
K(lT, n) , et 03BE
lacochaîne
fondamentale surL(TF, n) , qui
induitB n
surn) , g
est l’identité deL(V , n) ,
etÉ $
=P ,
d’oùP*( $ ~~i)
* Si~ .
0n
’a
alors:DEFINITION. - Si est une
opération cohomologique
detype (n+1 , TT; q+1 , G) ,
on
appelle suspension
de t i’opération cohomologique
t detype
telle que le
diagramme
suivant soit commutatifE
désignant
lecône
de base X et de sonnet e ~ X x~ ~i (~r~ ,
,~" 1 0II ressort du théorème
précèdent
que, si estassociée
à03C9 , 03C3 03A9
estassociée à 03C3
(03C9) .
C. Toute
opération cohomologique
03A9 de la forme03C3 03A9’
est additive.Ce
théorème
sera uneconséquence
du(i’rs.nk
PETERSON et E. Pour touteopération cohomologique 03A9,
de
type (n
q ,G ~ ~
on a .DEMONSTRATION du lemme
(voir
aussil’appendice
pour une démonstration dans uncadre
plus général). -
Soienty
et e deuxcocycles
sur(X , Y) ~
8- étantcohomologue
à 0 surX ~
mais pas nécessairement mod Y . Définissons lescocycles P
et@
surX x ~~
parr’=P~(v) ~
où P est laprojection
de X
x 03941
surX ,
eti*1(0398)
=e ,
= 0(Exposé 8, Théorème
2D,
démonstration
b).
Soit
0152’’~. Zq(03C0,
u 3G) tel que 03C9 = 03C8
définisseConsidérons
lecocycle
sur X x~. :
~wB~Il e s t nul où
1
est nul.I1 est nul sur
io(~.~ ~
où6)
est nul.Sur
~.~ ~~~ ~
il induit uncocycle
de la classeCe dernier
cocycle
estcohomologue
à 0 sur X moà Y . D’où le lemme enposant
u = ) , $ v = É .
1
DEMONSTRATION du
théorème :
Soient-fl
=’"’î’ ,
u , v éX (X , 11 ) ,
E lecône
de
baseX , 8 : H*(X) % II*(E ,
X Je) .
On aô nu
+v>
=.Q’ l u
+v>
=Q.’ ôu + [v>
=Q’S U
+ô Q
u +£ Qv = é (n
u+ Q v>
,d ’ où -Ù
(a
+v)
=-fl
u +-Q
vpuisque $
estbiunivoque.
D .
Applications diagonales.
LEMME :
SilT
est un groupe abélien detype
fini et G uncorps, Hq(03C0,
n ;G)
est un espace vectoriel de dimension finie sur G pour tous
n ,
q > o ./
DEMONSTRATION par récurrence sur n :
a, pour n = 1 : C’est vra.i si W =
z ,
carK(Z, 1)
amême type d’honotopie qu’un
cercle. C’est vrai sifi
=Zp , en
vertu de lacoproposition
3 . C . den
l’exposé 3,
carK(Z , 1 )
est base d’unfibré
dontl’espace
et la fibre sontn
K(Z , 1) (Exposé 8, paragraphe 3, À) .
Si TT est un groupe abélien detype
fini
quelconque, 1T
estproduit
de groupes 03C0icycliques,
et K(7 , 1)
estproduit
de sK ( ’V . , l ) correspondants.
i
b, Si le lemme est démontré pour n , on le démontre pour
(n
+1)
enappliquant
la
coproposition
3. C, del’exposé
3 au fibréLQT, n)
de fibre-K(V, n) ,
surK
n+1 ) simpleme nt
c onnexe .Il
résulte
du lemme que 1C :
~ q’ +q"=q
Hq’(03C0,n’ ; G) G) G)
est un
isomorphisme.
Notons n 9
G) l’espace
vectoriel sur G desopérations
cohomo-n
logiques
detype (n ,~ 9
q ,G) , auquel
nous accorderons ledegré
i = q - n .Supposons /
muni d’une structure d’anneau. Alors pour toute03A9 ~ 0qn ,
et tout’ °
n
couple n’ i
n" tel que(n’
+n") ~
n , il existe un élémentunique
si
Dn’, n
,, 03A9 =~ 03A9’j ~ 03A9"j ,
on ait :si
n ,n 11.il
=~ Il ’ .
J69 SL j
on ait:Les
applications D
éOq ~ ~ Oq, t
,~ 0qn’’
sontG-linéaires
et seront. n
,n
n n nappelécs diagonales.
On a :pour tous u e
(X j i ) ,
v.
é
Hn" (Y ; T) ,
X et Y étant despaires quel-
conques d’ensembles
simpliciaux.
E*
Compatibilité
desapplications diagonales
avec lasuspension.
> ,
_
THEOREEE : Soit
"
un anneau detype
fini en tant que greupeabélien,
G uncorps,
âi
uneopération cohomologique
detype (n ,T j
q ,G) , Alors,
si1
DEMONSTRATION. - Soient X et Y deux ensembles
simpliciaux.
a. Soit E le
cône
de base l, .Plongeons
X dans(E ~
Xue)
et X x Y dans(E ,
XUe)
x Y .Pour tous u~
H~’"~(X) ,
v on a :S
=~C(&u. ~v) =C~ (-l)~’~"jl’ S~~ ~" v)=
=
C(~ (-l~’’-"~~n’ u~~" v)
=SC(T; (-1~’~" ~~’ u~~" v) ,
doncpuisque £
estbiunivoque,
d’où(a)
enremarquant
que u est dedegré
n’ - 1 .b. Soit E le
cône
de base Y.Plongeons
Y dans(E,
Y Ue)
et X x Y dansX x
(E ,
Y ~e) .
Pour tous u on a :car est
nécessairement
additive(Théorème
1.C.).
Donc
d’où
(b )
enremarquant
est dedegré
i" c omme..~.. ~~ ,
COROLLAIRE. - En
posant,
pour touteopération cohomologique n
où i = q - n est le
degré
de lethéorème s’énonce,
sous lesmarnes hypo-
thèses :
2. Opérations cohomologiques
stables.A. Définition. - On
appelle opération cohomologique
stable detype (i , 03C0 , G)
une suite P =
(Pn) coopérations cohomologiques,
Pn étant detype (n , 03C0 ; n+i , G) ,
telles
qu’on ait,
pour toutepaire (X , Y)
d’ensemblessimpliciaux
et pour tout n, lediagramme
anticommutatif si i estimpair,
commutatif si i estpair :
Il revient au
même
de dire que Pn
P
= pour tout n.Les P
n sont donc nécessairement additives
(Théorème
1.C.) .
La somme directedes espaces
S
desopérations cohomologiques
stables detype (i
pourraêtre
considère comme unealgèbre
pour lacomposition, qui opère
surpour tout ensemble
simplicial
X .EXEMPLE : l’opération
de Bockstein. - Soit0 ~G~A~03C0~0
unesuite exacte de groupes
abéliens.
On a~ pour tout n et pour tout ensemblesimplicial X ,
unopérateur cobord 03B2 Hn(X , 03C0)
~ Hn+1(X ;G) ,
naturel en X .Si Y C
X ,
on a lediagramme
commuta tif exact :qui
donnelieu,
ainsiqu’il
est biendiagramme
anticommutatif :/&
est donc uneopération cohomologique
stable detype ~ 1 9 "~ 9 G) .
Pour toutnombre
premier
p ,l’opération 03B2
de la suite exacteest
appelée opération
de Bockstein modale p.B. Proposition. -
a. Si
03A9
est uneopération cohomologique
detype (n , 03C0 ;n+i , G) ,
oùi n ,
il existe une
opération cohomologique
stable P = detype G)
etune seule telle que P
n
=
il .
b~ Soit J"L une
opération cohomologique
detype (i ~IT ; 2i ; G) .
Pourqu’il
existe une
opération cohomologique
stable P = detype G)
telleque =
J~ ~
il faut et il suffit que l’ 81ément Cu 6i ; G) qui définit il
soittransgressif
dans la suitespectrale
decohomologie
du fibrei) ;
ou, cequi
estéquivalente
quedi+1 (03C9) =
0 ,L’opération
cohomolo-gique
stable P est alorsunique.
DEMONSTRATION. - On pose P
n
= est definie par
récurrence
descendante pourk ~
i parP~
=~-
oa. est
défini
parrécurrence
ascendante pour k > i parPk
=03C3-1 Pk-1 .
En effet la
transgression
est un
isomorphisme (Exposé 3 , coproposition 5 , A) ,
et lasuspension
o2014 estl’isomorphisme
inverse.03C3 :
i0k+ik
~0k+i-1k-1
estisomorphisme.
b. La
suspension
r :i+1 j G) 2014~H~(TT~ i ? G)
estinjective
etson
image
se compose deséléments transgressifs~
comme il ressort dudiagramme
(avec
les notationsde l’Exposé 3) :
C.
L’application diagonale : Soit 03C0
un anneau detype
fini en tant que groupeabélien,
G un corps.L’espace vectoriel Si(03C0, G)
desopérations cohomologiques
stables de
type (i G)
n’est autre que la limiteprojective
des nG)
e t de s
03C3 ,
limite d’ailleurs atteinte en untemps
finipuisque
s ont desisomorphismes
pour n > i . o On n doncLes
applications diagonales Dn’,n" , qui
vérifient les relations de commutation du Corollaire de 1 .E définissent par passage aux limitesprojectives
une
application :
appelée application diagonale, qui
munitS* = ~ Si
d’vne structure de co-algèbre.
Cette s truc ture est anticommutative et associative commel’opération
C d’où elle
provient.
PROPOSITION. - Avec la
règle
deKoszul,
on ~~,, pour touteopération cohomologique
stable P de
degré
i :l
DEMONSTRATION. - Soient X et Y des
ensembles simpliciaux quelconques,
P uneopération cohomologique
stable. SoitL~
P ~~
P’t~
pu ..
a e on a D Pn = ~ p .
~
PI’ si n = n’ +n" . Si u CHn
P(X) ,
v ~Hn" y
o.. on a 1 fi = /
n t BCI ’. n" S.1 n = n +n . ül U c
(X) ,
V ’-(Y) ,
n,n n n n
PC
(u ~ v)
= P n C(u ~ v)
= C(~ (-1)P’n’
u~ P"n" v}=.
C(~P’n’
t ~ P"n")(u ~
v) = i;(0394 P)
v) b e Si X r et siô : H*(X’) ~ H*(X , X t )
estl’opérateur cobord,
on a :(03B4 ~ 1)
o03B4 o
P’(-1)
P’o 03B4 ~ P"=(-1)i’+i" (P’ ~ P") (03B4~1) .
e. De en considerant Y’ C Y . 3. Les
opérations
de Steenrod module 2 . 0A.
Appliquons
laproposition
2 - B -(b)
au casT
= G =Z~ (ce qui
nousdélivre de toute
préoccupation
designe).
L’élément
03B6i2
deH2i (Z2 , i ; Z)
esttransgressif
carL’opération cohomologique qu’il
définit est lecup-carré
des éléments dedegré
i ./
PROPOSITION et DEFINITION. - Il existe une
opération cohomologique
stable detype
(i , Z2 , Z2) et
une seulequi
donne lecup-carré
en dimension i . Onl’appelle l’opération Sq i
de Steenrod.PROPRIETES.
a.
Sq~
est l’identitéb.
Sq 1
=03B2 est 1’opération
Bockstein modulo 2c.
H~( , Z~)2014~H~-( ~ Z~)
est nulle pour n iest la seule
opération cohomologique
stable detype (i ~ Z~ ~ Z~) ~
nonidentiquement nulle, qui
s’annule sur la classefondamentale 03B6n-1
a. Les
opérations cohomologiques
dedegré
0 sont données par leshomomorphismes
Z
~Z2
s il y a donc deuxopérations cohomologiques stables,
l’identité et 0 .Sq~
coïncide avecL’identité
en dimension0 ~
c’est doncl’identité.
b.
L’espace
vectorielS
desopérations cohomologiques
stables detype
(1 , Z~ ~ Z~)
estisomorphe
à l’ensemble d s élémentstransgressifs
deH~(Z~ , 1 ~) .
OrH~ , 1 ; Z~) = Z2 [~] ,
etH~(Z~ , 1 ? Z~) a
deuxéléments : ~ ~
et0 ~
tous deuxtransgressifs.
Il suffit donc de montrer que03B2
rL’est pae nulle sur- .
l’identité I :Z2
~Z2 nese factorise
paspar
Z. ~
n’est pas dansl’image
deH~(Z~ ~ 1 ; Z ) 2014~H~(Z~ ~ 1 ; Z~) ~
donc pas dans le noyau de
/6
.c . Il suffit de montrer que q
(03BEi2)
= 0 dans lc, suitespectrale
dufibré
L(Z2 ,
i -1) .
Mais03BE
i =di 03BE i-
1 , d’oùL’image
de~.
dansE~*
e~t doncnulle,
et a fortiori j-(~- )
=0 .d. Le noyau de 03C3 :
H2i(Z2 , i ; Z ) ~ H2i-1 (Z2 , i-1 ; Z2)
est lemême
quecelui de
H~(Z~ ~ i ~ Z~) 2014~E~~ :
c ’estl’image
ded~~’ .
Or
E~~
=E~-~
=H~(Z~ , i ; Z~) ~H~(Z~ , i-1 ~ Z~)
= . Hom
(Z~ ,
°’Z~) ~ ~2 Z~)
=Z~
=~0 , ~
~~ ~ .
~~ D’où Ker ~- =~0 ,~ j .
B. Formule du
produit.
c’est-à-dire
chaque
fois que uZ~) ~ Z ) ~
X et Yétant
des ensemblessimpliciaux quelconques,
p et q des entiersquelconques.
1
DEMONSTRATION. -
a. Si p+q
( i ,
tout est nul(Propriété
A.c)
b. Si p+q =
i ~
la formule se réduit à(Exposé e ,
fin duparagraphe 1) .
c . Si p+q j
1 ,
il suffit à; le démontrer pour u= ( ,
v = 1 ,carU = 03B1*
§p ,
v =03B2* 03BEq , C(u ~ v)
=(03B1, 03B2)
* C
(03BE p ~ 03BEq 03BEq)
si u =03B1 ,
v =03B2 .
La
démonstration
se fait par récurrence sur p+q.La
proposition 2 -
et lc.fonctorialité
desopérations cohamologiques
stables montrent que
2l Sqi
commute à[ fi
1 et àP* (n 1 ,
donc àçy-Q 1 ,
03C3 =
03B4-1
oP* désignant
lasuspension
dans lefibré L(Z2 ,
P-1) .
On a donc:D e m~me
~j+k=i Hp+j(Z2,
p ;Z2) ~ Hq+k(Z2 , q ; Z2)
ontimage
par03C3 ~ 1 .
Ils ont aussi
même image
parl~o-.
Or j- (~ 1(resp
1(~y-)
estinjectif
surles facteurs de la somme directe
correspondant à j
. p(resp
kq) . Mais,
pour tout
couple (j , k)
telque j
+ k = i ( p+q ~ ona j
p ou kq ~
et lesdeux éléments en
question
sontégaux.
Sq
i+1 si iest pair
C.
THÉORÈHE. - Sq1. Sqi
=Sqi+1
si 1 estpair
,
.
|
0 si i estimpair
IEMONSTRATION. - Sq1 . Sq
est uneopération cohomologique
nulle en dimensioni : en effet pour u 6
Z~)
on aSq1(u2)
=u) .
u +u . (Sq1 u)
= 0d’après
la formule duproduit.
Il en résulte que
Sq1 oSqi
estproportionnel à (Propriété 3-A . d) .
Tout ravient à savoir si le coefficient de
proportionnalité
est 1 ou 0 . Pourcela il suffit de
regarder
unexemple,
en calculantSq
o(u)
pour un u dedegré
i + 1 tel queu~ ~
0 . Prenons X =K(Z ~ 1) ~
et soit u== ~ ~~~ ~
~ étant
la. classe fondamentale deH~(Z ~ 1 ; Z ) =
ZD’après
laformule du
produit, ~. = 0
etSq~ ~ = ~ ~) :
En
particulier S ~ q
o =0 ~
cequ’on
savaitdéjà puisque S q ~’
=/3 .
APPENDICE
Opérations cohomologiques
àplusieurs
variables.Soit
(X , t;)
uncouple d’espaces simpliciaux,
soit G un groupeabélien,
etsoit n un entier. On que
la
donnée d’un élément deG ) équivaut
à la donnée d’une classe
d’applications homotopes (X ~ l~)
.~-..~(K (G ~ n) ~ e ) s
oùe
désigne l’unique
sommet deK(G , n) .
On vérifie de lamême façon
que la donxiéed’un
élément
deG ) équivaut
à la donnée d’une classed’applications homotopes (X ~ ~1) --.-~ (L(G , n+1 ) t ~~(G ~ n) ) .
En formant unproduit,
on voitdonc que
G)
xH (A ; G)
est encorrespondance bijective canonique
avec les classes
d’applications homotopes
de(X ~ A)
dans lecouple produit
(Y , Z) = (K(G ~ n) x L(G’ ~ n’ + l) ~ e x L(G’ , n’)) .
Considérons alors Ids
opérations cohomologiques
à deux variablesT(x , y) ,
avec âPar le raisonnement
usuel,
cesopérations correspondent
auxéléments
t 6où
(Y , Z)
est lecouple
écrit ci-dessus.Mais les groupes de
cohomologie
de(Y , Z)
se laissentimmédiatement déterminer ;
on a s
En
explicitant,
on voit alors que Test défini par la donnée de deuxopérations cohomologiques
Ta ~ Hq(G , n ;G")
et Tr ~ Hq-1(G’ ,n’ ;
G"), et que l’on al’identité :
Cas
particulier :
Soitf ~x~
uneopération cohomologique
é n ;G~i ~ ~
et9-15
définissons T par la formule :
Si l’on fait y = 0 dans la formule
(~) ~
on voit queT
=f ~
et si l’onfait x =
0 ,
on voitque T
estsuspension
f’ de f. On obtient donc lethéorème
d’additivité :
Généralisations.
Onpourrait prendre plusieurs
variablesH~~~ ~ A) , plusieurs
o ~
H(A) ,
etmême
apriori
des variables tk ~H* (X) .
On trouverai tchaque
fois uncouple (Y ~ ~ )
universel comme ci-dessus. S’iln’y
a aucunt k
la
cohomologie
relative de cecouple
sedécompose
en somme directe decohomologies
de
produits d’espaces d’Eilenberg-Maclane
et l’opération
s’écrit sous la forme :