Séminaire Henri Cartan
M ICHAEL F. A TIYAH
La formule de l’indice pour les variétés à bord
Séminaire Henri Cartan, tome 16, no2 (1963-1964), exp. no25, p. 1-9
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25-01
LA FORMULE DE L’ INDICE POUR LES
VARIÉTÉS À
BORD par Michael F. ATIYAH(rédigé
par LucILLUSIE)
Séminaire
CARTAN-SCHWARTZ16e année, 1963/64,
n°25 13 avril 1964
Introduction. -
Commentons
parrappeler brièvement
la formule de l’indice pour lesvariétés,sans
bord(cf. [l]).
Soit X unevariété
sansbord,
de classeCOO,
com-pacte, orientée ;
soient E et F deuxfibrés
vectorielscomplexes
de classeC°°
sur
X ,
et d un.opérateur différentiel elliptique opérant
des sectionsC°°
deE dans les sections
COO
de F. Alors le noyau et le conoyau de d sont de di- mensionfinie,
et l’ondéfinit
l’indiceanalytique
de d par la formulei
a
(d) =
dim Ker d - dim Coker d .D’autre
part,
onconstruit,
àpartir
dusymbole
del’opérateur d. ,
un in-variant
cohomologique
ch d EH*(X , désignant
par la classe de Todd ducomplexifié
du fibrecotangent,
et par[X] ~
H(X , Q)
la classe fondamentale deX,
ondéfinit
l’indicetopologique
de d par la formuleLe
théorème
de l’indices’écrit
alorsSupposons
maintenant que X soit unevariété ( compacte, orientée) ayant
un bord Y = ôX . Alors deux sortes de
difficultés
seprésentent
dans la formula- tion duthéorème :
ia.
Si,
commeprécédemment,
E et F sont deuxfibrés
vectorielscomplexes
C sur
X ,
et d : i unopérateur différentiel elliptique ( désigne l’espace
des sections surX ),
on nepeut définir
raisonnablementi ~d) ,
la dimension de Ker d étant engénéral
infinie. Parexemple,
si X estle
disque
unité de et si d est lelaplacien A =
+(opérant
sur les sections C du fibre trivial de dimension
1),
Ker d contient toutes les fonctionsholomorphes
dansl’intérieur
de X etC ~
sur le bord.b. La classe
fondamentale, d’homologie
de X est une classe relativeH* ~X , Y p Q) ,
tandis que(ch g) :
i la formulequi permet-
tait de
définir
n’adonc,
apriori, plus
de sens pourY ~ ~ .
Ce
qui précède
montrequ’il
y alieu,
dans le cas desvariétés
àbord,
de modi-fier
convenablement
la notiond’opérateur elliptique
demanière
àpouvoir définir
un indice
analytique
et un indicetopologique. Pratiquement,
onprocédera
en troisétapes :
1.
1° On
définit
unopérateur elliptique
sur(X, Y)
comme uncouple
teurs A =
(d , b) : fX(E) rx(F) e (où
E et F sont deuxfibres
vecto-riels
complexes C°°
surX ,
et G est unfibre
vectorielcomplexe C°°
surY )
dont les
symboles a(d) , o(b)
satisfont à certaines conditionspermettant
dedé-
finir un indice
analytique.
2° On construit un invariant
cohomologique
deA ~
ch A e-H*(X , Y ; Q) ,
etl’on
définit
l’indicetopologique
de A par la formule3~
Ondémontre l’égalité
des deux indices.1.
Définition d’un opérateur elliptique @,u
bord.Soit X une
variété ( C~ ~ compacte)
de dimension n ~ayant
un bord Y =ÔX .
Soient E et F deux
fibres (vectoriels complexes C~
de dimensionm )
surX,
et d :
I~(E) -~
unopérateur différentiel d’ordre ~
k . On se propose , dans cequi suit, d’étudier
les"propriétés
au bord" duk-symbole
ded ~ a (d) .
En
chaque point
x ~X ,
9(X)) désignant
lapuissance symétrique k-ième
de T(X) ,
ou encore l’es-x
Ù x
pace vectoriel des ’
polynômes homogènes
dedegré
k surT*(X) .
xPlaçons-nous
maintenant en unpoint
x = y ~ Y . Ùn a une suite exacte: >où l~ e st la
conormale
en . Soit v unoint
deT ~ ~~~ ,
et notons L lay 1 Y p
~r v
droite affine
p-1(v) , parallèle
.1. à N . Y AlorsI~. ~ Hom(Ex ,
YFx)
Y ©v ’ v
v vétant 1’algèbre
des fonctionspolynomiales
surL~
à valeurscomplexes.
Pour desraisons de
commodité qui apparaîtront plus loin,
nousconsidérerons,
depréférence
à 03C3(d) ,
sonadjoint 03C3(d)* .
On a donc : 03C3(d)*L ~ Hom(F*v , L yE*y~ ~v ;
y v parsuite 9
v
définitun
homomorphisme
~ -linéaireF* ~
1B ~ E* ~, dontnaus
L v ~r
w
Y vv
Ze conoyau par M .
Supposonsdésormais
que d soitv
identifie le
spectre premier
de A v à l’ensemble L ~ v -C ,
on a iM
étant considéré
comme l~-module 5
cette conditionimplique,
enparticulier,
v v
que, pour tout
v ~ ~ 9
’Il en
résulte,
pour toutv ~ 0 ,
unedécomposition
directe : M =M ,
oùM (resp. M" )
est le sous-module dedéfini
par la condition que lespoints
de son
support
aient unepartie imaginaire
> 0(resp. 0 ).
D’autrepart,
lecoefficient dominant de
o(d).r
estindépendant
de v ~ et est unisomorphisme
dev
F
surE ; après
identification deF*
etE
au moyen de cetisomorphisme,
laj y y ~
division des
polynômes
montre alors que M est un espace vectoriel sur C de dimension mk(cela résulte
aussi du fait que ledéterminant
de
est dedegré mk )
et munit laréunion
desM
pour v eT~(Y)
et y a Y d’une structurede
fibre
vectorielcomplexe
de dimension mk surT* (Y) , isomorphe
d’ailleurs àl’image réciproque
de(E*Y)k
surT*(Y).
Deplus,
en raison de lacontinuité
parrapport
à v de ladécomposition M
==M~
eM" ~
laréunion
desM~ (resp. M" )
pour v ~
T*y(Y) - {0} ,
y ~Y ,
est unsous-fibré
vectorielcomplexe M+ (resp. M")
du
fibre
M restreint aucomplémentaire
de la section nulle dansT*(Y)
et l’ on a:Une
métrique ayant été
choisiesur X , notons,
comme il estd’usage, B(X)
etS(X) (resp. B(Y)
etS (Y) )
lesfibrés
en boules et ensphères associés
à(resp. T ~ (Y ) ) 9
notonségalement B(X)y
etS(X)y
les restrictions à Y deB(X)
etS(X) e
On vient de voirqu’à
toutopérateur elliptique
d sur X sontassociés
deux invariantstopologiques
Il est naturel de se demander s’ il n’existe pas de relation entre ces deux inva- riants. La
réponse
est donnée par lethéorème
suivant :THÉORÈME 1. - Notons 1 a ( d) *1 y
la restriction de[03C3(d)*] à
et n 1 ’homomorphisme composé :
où 03B2
e stl’isomorphisme de Bott,
àl’opérateur
bord de la suite exacte deK-cohomologie, et j l’isomorphisme évident.
On a alors la relation :Considérons
maintenant uncouple d’opérateurs différentiels
où E et F sont des
fibres
vectorielscomplexes Cf
de dimension m surX ~
et G un fibre vectoriel
complexe C~
de dimension p sur Y . Nous supposerons(c’est
le cas leplus intéressant
dans lapratique) ,
que d estd’ ordre k ,
etb est
(l1 ,
... ,lr) . (c’est-à-dire qu’on
a G =~ Gi ,
ou lesGi
sont desfibres
de dimensionmi
tels queI
m. = p , et b ==(b1 ,
... ,b )
~ l
i=l ~-
’ ~
1 ° ’ r
chaque b. étant d’ordre li ;
lel-symbole
de b est pardéfinition
la suiteo (b)
=(o? (b1) ,
... ,Op (b ))
desli-symboles
desb..)
DÉFINITION
1. - On dit que lecouple
A =(d , b)
est unopérateur (k ,
liptique
sur lavariété
à bord X(ou
encore que Adéfinit
unproblème ellipti-
que sur
X )
si les conditions suivantes sontréalisées
t(i)
d estk-elliptique ;
.(ii) l’homomorphisme r(b , d) :
iG* ~ M+ (G étant étendu
àS(Y) ) égal,
au-dessus de
chaque
v ~ S(Y) ,
aucomposé
est un
isomorphisme.
On
peut
montrer que la définition 1 est essentiellement la même quecelle
donnée dans[3], chapitre
X.Notons,
pour y ~Y ,
ëY
l’espace
des fonctionsC°"
à va-leurs
complexes
sur Lesymbole
ded ’
aupoint
y définit unopérateur différentiel
à coefficients constants d : ê ~ E ~ ~ ~ F . Si v cT*y(Y) ,
lesous-espace
mv
de Ker d formé des fonctionsqui
s’écrivent expi , v)f ,
oùf est une fonction
C°°
surTy(x)/Ty(Y) ,
est un espace vectoriel de dimensionfinie
isomorphe
àM~ , l’isomorphisme
étant donné par une dualité canoni- que. Dans cettedualité, M~ tÇ ) correspond
au sous-espace(resp.
m-v
de formé des fonctions bornées sur la normalepositive (resp, négative).
D’autre
part,
lesymbole
de b aupoint
y définit unopérateur
différentiel à coefficients constantsby : ~y ~ Ey - Gy .
Lacondition (ii)
de la définition1
exprime
quel’homomorphisme composé
est défini
f(û) )
est unisomorphisme
pour tout v eT "/ ~Y) B
nonnul et tout
y e Y .
Si A =
(d , b)
est unopérateur l)-elliptique
surX ,
Ker A et Coker Asont des espaces vectoriels de dimension finie
~~3~,
lococitato) ;
l’indiceanaly-
tique
deA ,
i a(A)
= dim Ker A .- dim CokerA ,
est donc défini.Si d est un
opérateur elliptique donné,
il n’existe pastoujours d’opérateur
b formant avec d un
couple elliptique.
Plusprécisément,
lethéorème
1implique
que, si d est un
opérateur elliptique donné,
une conditionnécessaire
pourqu’il
existe un
opérateur
b tel que lecouple (d , b)
soitelliptique
est queIl y a donc une obstruction de nature
topologique
à l’existence de "conditionsellip- tiques
au bord". Il estprobable
que la condition(1~
est aussi suffisante si l’on travaille dans la "zonestable",
i. e. si les dimensions des fibrés sont assezgran~
des pour que "stablement trivial" soit
équivalent
à "trivial". Donnons pour terminerun
exemple.
Soit X une variété à bord de dimension2 ;
soit y unpoint
dubord ;
se compose seulement de deux
points {-:11}
et{+ 1I} ;
comme =M-{+1},
la condition
(1) exprime
seulement que dim = dimM’r i ,
c’est-à-dire que les fibrésM+
etM-
ont la même dimensiono~+~~ ~~1~
Lorsque
X est de dimension> ~ 9
la condition~IJ n’exprime plus,
engénéral,
que
M+
etM-
ont la mêmedimension,
mais fournit unegénéralisation
naturelle.2. Construction de l’indice
topologique.
Si X est une
variété
sansbord,
et d unopérateur elliptique
surX ,
lesymbole
de ddéfinit,
comme onsait,
unélément [a(d)]
deK(B(X) , S (X) ) ,
c’est-à-dire de
K(B(X) , a B (X ) ) , ~ B ~~)
étant le bord deB(X) .
Si maintenant X a unbord ~ ~ ~ ~ ôB(X)
n’estplus égal
àS(X) ,
mais àS(X) u B (X) .
Orsoit A =
(d , b)
unopérateur elliptique
sur X au sens de ladéfinition
1 du~ § ~ .
On voudrait associer à A unélément ~o (A) ~ ~ K(B(X) ,
demanière
à
obtenir, après application
ducaractère
de Chern et de l’inverse de l’isomor-phisme
deThom-Gysin,
unélément
ch A EEI~‘ (X ~ Y ; Q) .
Lesymbole
de ddéfinit
seulement un
élément K(B(X) , S(X) ) .
Maisconsidérons
la suite exacte é( )
En effet la condition(ii)
entraîne queM~
estisomorphe
à la restriction àS(Y)
d’unfibre
surB(Y) .
définie par la suite exacte de
paires ;
1La condition
(1)
du§
1signifie précisément
quel’image
de~o(d)~
dansest
nulle,
donc queprovient
d’tmélément
deK(B(X) , B(X).~ ~ S(X) ~ , s
Leproblème
consiste donc àchoisir,
defaçon canonique,
pour
chaque opérateur elliptique
unélément [03C3(A)] ~ K(B(X) , B(X)y
ujS (X ) )
dont
l’image,
dansK(B(X) , S(K)) ~
soitégale
à[o(d)] .
Pourcela,
il faut uti- liser la condition(ii)
de ladéfinition 1 du § 1.
Laquestion peut
êtreenvisagée
de la
manière
que voici.Notons -~ la section de
définie
par la normale unité ren-trante
(resp. sortante)
lelong
de Y. Pour v ES(Y) , considérons
le demi-cercleC v joignant
va - ~ ~
définiparamétriquement
par yv sin cos
8 , 0 8 rr 9
La restriction de à
C v
est unpolyn8me homogène
dedegré
k en cos8 ,
sin
8 ,
doncpeut
se mettre sous la forme ,ou
P~(z)
est unpolynôme
en z =exp(2ie)
a: valeurs dansHom(E , F ) .
Commea(d)(v , 6)
est unisomorphisme
pour tout v ~S(l)
y et tout
9 ,
ptz)
est unisomorphisme
pour tout v et tout s de module 1 . Deplus.
si la droiteL
du§
1 estreprésentée paramëtriquement
parlorsque
t et e sont liés par la relationSoit
M’
le conoyau del’homomorphisme
deC[ z]-modules
Comme p v
(z)
est unisomorphisme
pour~z) 1
=1 ,
M~ est un module de torsion telv
’
que n =
1} = 03C6 ,
et l’on a unedécomposition
directeoù
M’+ (resp. M’v-
est obtenu en localisant à l’intérieur(resp, extérieur)
dudisque
unité. La transformation conforme(T)
envoie l’intérieur dudisque
unité surle
demi-plan
Im t >0 ,
et définit unisomorphisme M+ N M,+ ~
v v
Notons,
pour r eZ.,
Q(X)
l’ensemble destriples (E, F , a) ,
où E et Fsont deux fibres vectoriels
complexes
surX ,
et a unisomorphieme
de E sur Fau-dessus de
S(x)
dont la restriction àchaque
demi-cercleC s’exprime
para(v , e)
==exp(ri03B8)
p(z) ,
avec les notations ci-dessus. On a donca(d)
eQ ,(x) .
Comme
précédemment,
onpeut
associer àchaque
élément(E , F , a)
deQ (x)
unefamille de modules
M’
dont la réunion est un fibre surS(Y)
que nousdésigne-
rons par
M~(a) .
Le fibreM’~(a(d))
est naturellementisomorphe
au fibreM~
défini au n~ 1.
Notons,
d’autrepart, Qr(X , Y)
l’ensemble descouples (a , h) ,
où a sQ (x) ,
et h est un
couple
formé d’un fibre H sur Y et d’unisomorphisme
de H surM’+(a)
au-dessus deS(v) .Si
a ~Qr(x)
estdonne,
il n’existe pasnécessaire-
ment de h tel que .(a , Q~(x , Y) . Cependant,
notons Q(x)
l’ensemble desa ~
Qr(x)
tels que, pour tout v ~S(l) .,
lepolynôme
p(z) correspondant
nedépende
que de y .Alors,
si a ~Qr(x) ,
il existe unh(a) canonique
tel que(a , h(a))
~Qr(x , Y) .
Eneffet,
pour v ~S(Y) , M’v+(a)
nedépend
que de y ,et par
suite, M’ (a)
estl’image réciproque d’un fibre
sur Y : on pose alorsh(a)
=(M’+ (a) , 1 ).
Deplus,
si a ~Q (x) ,
onpeut prolonger
a en un isomor-phisme a
de E sur F au-dessus deB(x)
=s(x)
uB(x) s
pour y ~Y,
v eS(v) ,
p > 0 , on
pose °On définit de manière
évidente
une addition dansQr(X, Y) . Enfin,
on dira quedeux
éléments (a~ , h~)
eth~)
deQ~(x , Y~
sonthomotopes
s’il existeun
élément
a de xI)
et unisomorphisme
h d’un fibre H sur Y x 1 surM’ (a)
au-dessus deS(Y)
x I(où
1 est lesegment [0 , l] )
tels queet
Cela . étant,
on a lerésultat
fondamentalsuivant :
PROPOSITION 1. - Il existe une
application,
et uneseule,
vérifiant
lespropriétés
suivante :(La démonstration
decette proposition,
ainsi que celle du théorème1 ,
repose essentiellement sur ladémonstration
élémentaire du théorème de Bott.Voir,
parexemple, [ 2 ].)
’
’
La
proposition 1 permet
de résoudre laquestion posée
au début de ce numéro. Eneffet,
si A =(d , b)
est unopérateur k-elliptique
surX,
A définit un élé- mentQ-k(X , Y) ,
et l’on poseDÉFINITION
2. - Soient X une variété de bordY’ ~
et A unopérateur elliptique
sur X. Le caractère de Chern de
A,
chA ,
et l’indicetopologique
deA ,
sont définis par les formules :
où
ï(X)
est la classe de Todd deT* (X) ~ C ,
et[X] ~ H (X, Y ; Q)
la classefondamentale de X .
3.
La formule del’indice.
’THÉORÈME
2. - Soit A unopérateur elliptique (au
sensdu § 1, Définition 1)
surune
variété
àbord X ,
de classeCOO , compacte, orientée.
Alors avec lesdéfini-
tionsdes §
1et § 2,
Nous ne donnerons que de
très brèves
indications sur ladémonstration. L’idée
estd’appliquer
la formule de l’indice pour lesvariétés
sans bord à Y =ôX et à lavariété
sansbord X
= X obtenue en recollant deuxexemplaires
de X lelong
de Y . On commence par se ramener au cas où d est
égal,
auvoisinage
deY ,
àA. opérant
sur lefibre
trivial de dimension m q et où b estégal
àou
à /ôv désignant
ladérivée
normale sur Y(ce qui
a un sensaprès
choix d’un voi-sinage
tubulaire de Y dansX ).
Pourcela,
on utilise la formule decomposition
25-09
Si A est de la forme
qu’on
vient dedire?
on a alors :~ ~
d étant le rouble" de d sur X .
v
D’autre
part,
on a laformule,
due à AGRANOVIC etoù
T est unopérateur
de Calderon sur Y tel que[a(T)] =
Le
théorème résulte
alors de(2)
et(3)
et de la formule de l’indice pour Y et X .BIBLIOGRAPHIE