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U0de loi absolument continue par rapport `a la mesure de Lebesgue

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Correction

(1) FYi(x) = P(Yi ≤x) = 0 pour x <0, FYi(x) = P(Yi ≤x) = Rx

0 2tdt=x2 pour x ∈[0,1] et FYi(x) = 1 pour x≥1.

EYi=R1

0 x(2x)dx= 2/3,EYi2=R1

0 x2(2x)dx= 1/2. V arYi= 1/2−(2/3)2= 1/18.

(2) Pour toutef mesurable born´eeEf(lnY0) =R1

0 f(lny)(2y)dy=R0

−∞f(u)2eueudu. U0de loi absolument continue par rapport `a la mesure de Lebesgue. La densit´e deU0 est 2 exp(2u)1{u≤0}.

(3) Pour tout i = 0,1,2, . . . {ω : Sa(ω) = i} = Ti−1

j=0{ω : Yj(ω) ∈]− ∞,√

a]}T{ω : Yi(ω) ∈]√

a,∞[}. Comme Y0, . . . , Yisont des variables al´eatoires, donc applications mesurables de (Ω,F) dans (R,B), et ]−∞,√

a],]√ a,∞[∈

B alors {ω : Yj(ω) ∈]− ∞,√

a]} pour j = 0,1, . . . , i−1 et {ω : Yi(ω) ∈]√

a,∞[} appartiennent `a F. Leur int´ersection appartient aussi `a F, car F est une tribue. Donc {ω :Sa(ω) =i} ∈ F. Outre cela {ω : Sa(ω) =

∞}=T

j=0{ω:Yj(ω)∈]− ∞,√

a]}appartient aussi `aFcomme int´eresection des ´ev´enements deF. Ceci prouve queSa est une variables al´eatoire.

P(Sa =n) = (FY0(√

a))· · ·(FYn−1(√

a))(1−FYn(√

a)) =an(1−a) pour toutn= 0,1,2, . . .On aP

n≥0an(1−a) = 1, doncP(Sa=∞) = 0.

(4) φSa(t) =P

n≥0exp(itn)an(1−a) = 1−a(1−a)exp(it). φ(1−a)Sa(t) = 1−aexp(it(1−a))(1−a)

(5) φ(1−an)San(t) = 1−a (1−an)

n(1+it(1−an)+O((1−an)2)) =1−it−a 1

nO(1−an)1−it1 ,n→ ∞. La fonction limite est la fonction caract´erstique de la loi exponentielle de param`etre 1. Donc on a la convergence en loi vers cette loi.

(6) (Y1+· · ·+Yn−(2/3)n)/nconverge vers 0 p.s. par la loi de grands nombres, donc aussi en probabilit´e. Alors, la premi`ere limite limn→∞P((Y1+· · ·+Yn −(2/3n))/n > ) = 0. La deuxi`eme s’´ecrit comme la limite de limn→∞P((Y1+· · ·+Yn−(2/3)n)/n >−1/6), donc elle vaut 1.

La troixi`eme s’´ecrit comme la limite de limn→∞P(3(Y1+· · ·+Yn)≤2n+ 3√

n) = limn→∞P((Y1+· · ·+Yn− (2/3)n)/√

n≤1). Par le Th´eor`eme de la limite centrale, cette limite vaut (π/9)−1/2R1

−∞exp(−9t2)dt.

(7) P(Rn > x) = P(nαY0 > x, . . . , nαYn−1 > x) = (P(nαY0 > x))n = (P(Y0 > n−αx))n = (1−FY0(n−αx))n. On a FRn(x) = 1−P(Rn > x). Finalement : FRn(x) = 0 si x ≤0 et FRn(x) = 1 si x > nα; six ∈ [0, nα] FRn(x) =P(Rn≤x) = 1−Qn−1

i=0 P(Yi > xn−α) = 1−(1−x2n−2α)n.

(8) Soitα∈]0,1/2[. Pour toutx >0FRn(x) converge vers 1, pour toutx≤0FRn(x) converge vers 0. La fonction F0(x) = 1x>0qui est 0 pourx≤0 et 1 six >0 est la fonction de r´epartition pour la loiδ0. On a la convergence FRn(x)→F0(x) quandn→ ∞pour toutxr´eel. DoncRn converge en loi vers 0.

On a la convergence en loi vers la loi d’une constante 0, donc on a aussi cette convergence en probabilit´e.

(9) Siα= 1/2,FRn(x)→1−exp(−x2) pour toutx≥0. La fonction (1−exp(−x2))1x≥0 est croissante, continue, avec les limites 0 dans−∞et 1 dans +∞. C’est donc la fonction de r´epartition d’une loi de probabilit´e. Cette loi est absolument continue par rapport `a la mesure de Lebesgue de densit´e 2xexp(−x2)1x≥0.

Si α >1/2 FRn(x)→0 pour tout xr´eel. La fonction limite n’est pas une fonction de r´epartition d’une loi de probabilit´e (sa limite `a +l’infini n’est pas 1). On n’a pas de convergence en loi.

(10) ESn= 1 + 1/2 +· · ·+ (1/2)n,V arSn=b+ (1/2)2b+· · ·+ (1/2)2nb. (Sn)n≥0 est la suite des sommes partielles d’une s´erie de variables al´eatoires ind´ependantes dont les s´eries des esp´erances et des variances covergent. Donc cette suite converge dansL2.

(11) La convergence dansL2 implique toujours la convergence dans L1 et donc en probabilit´e et en loi. Comme il s’agit de la s´erie de v.a. ind´ependantes, la convergence en probabilit´e implique la convergence p.s.

(12) Par l’in´egalit´e de Markov :

P(|Sn−Sn−1|>(2/3)n)≤E((1/2)nYn)/(2/3)n = (3/4)n. La s´erie converge.

(13) Par le lemme de Borel-Cantelli, ce sont les ´egalit´es (1) et (4)

P [

n0≥0

\

n≥n0

(ω:|Sn(ω)−Sn−1(ω)|<(2/3)n)

= 1, P(\

n0≥0

[

n≥n0

(ω:|Sn(ω)−Sn−1(ω)|>(2/3)n) = 0.

Lorsque|Sn−Sn−1| ≤(2/3)n pour toutn≥n0, on a |Sn−Sm| ≤Pm

k=n|Sk−Sk−1| ≤P

k=n(2/3)k = 3(2/3)n pour toutm >0. Alors

P [

n0≥0

\

n≥n0,m≥0

(ω:|Sn+m(ω)−Sn−1(ω)|<3(2/3)n)

= 1, P \

n0≥0

[

n≥n0,m≥0

(ω:|Sn+m(ω)−Sn−1(ω)|>3(2/3)n)

= 0.

1

(2)

(14) SoitA= S

n0≥0

T

n≥n0,m≥0(ω:|Sn+m(ω)−Sn−1(ω)|< )

. Comme pour tout >0 on peut choisirN=N() assez grand pour que 3(2/3)n < pour tout n≥N, on aP(A) = 1. CommeA1 ⊂A2 si 0 < 1< 2, on a P(T

>0A) = lim↓0P(A) = lim↓01 = 1. Donc la suite (Sn)n≥1 converge p.s.

(15) La matriceC est sym´etrique et d´efinie positive : c12=c21,c11, c22>0,c11c22−c212≥0. (Dans le cas dec11= 0 ouc22 = 0 on aurait eu un vecteur avec une (des) composantes 0). La condition est ce quec11c22−c212 >0.

Dans ce cas le densit´e vaut (2π

q

c11c22−c212)−1exp

−(c22x2+c11y2−2c12xy)/(2(c11c22−c212))

(16) La matrice D−1 avec les ´el´ements d(−1)i,j est aussi sym´etrique et d´efinie positive. En effet, premi`erement : d(−1)12 =−d21/detD =−d12/detD=d(−1)21 , deuxi`emement comme d11 >0 et d11d22−d212 >0 on ad22>0 et doncd(−1)11 =d22/detD >0, detD−1= (detD)−1>0. Donc l’int´egrale en question est l’int´egrale de la densit´e d’un vecteur Gaussien d’esp´erance (0,0) et de matrice de covariancesD−1. Normalis´ee par (2π√

detD−1)−1, elle doit valoir 1. Donc elle vaut 2πp

det(D−1) = 2π(detD)−1/2.

Best definie positive, donc exp(−(·))≤1, l’esp´erance est donc finie (et born´ee par 1). On calcule cette esp´ernce comme :

(2π(detC)1/2)−1 Z Z

R2

exp(−(x2b11+y2b22+ 2xyb12)/2) exp(−(x2c(−1)11 +y2c(−1)22 + 2xyc(−1)12 )/2)dxdy

= (2π)−1(detC)−1/22π(det (B+C−1))−1/2= det (BC+I)−1/2, Iest la matrice identit´e.

(17) Le vecteur (aX+bY, cX+dY) ´etant une transformation lin´eeaire d’un vecteur Gaussien est un vecteur Gaussien de matrice de covariancesACAT avec =A=

a b c d

. Ses composantes sont ind´ep. si et seulement si leur covariance 0, cadACAT est diagonale. On devrait donc cherchera, b, c, d tels que cov (aX +bY, cX +dY) = 9ac+ 6bd+ 2(ad+bc) = 0.

Une mani`ere de chercher tels a, b, c, d est de diagonaliser C en base orthonorm´ee. La matriceC a les valeurs propres 5,10 et un vecteur propre est propotionnel `a (1,−2) et l’autre `a (2,1). Soit

P =

1/√

5 2/√ 5

−2/√ 5 1/√

5

.

AlorsP−1CP est la matrice diagonale avec 5 et 10 sur la diagonale. On peut prendre donc A=P−1=PT =

1/√

5 −2/√ 5 2/√

5 1/√ 5

.

Si on prend par exemplea= 1, b=−2, c= 2, d= 1, le vecteurA ~Z a des composantes ind´ependantes de variances 25 et 50 : V ar(aX+bY) = 9a2+ 6b2+ 4ab, V ar(cX+dY) = 9c2+ 6d2+ 4cd.

(18) On remarque EX = EX3 = 0. On calcule d’abord c1,1 =EX2 = 1/3, c2,2 = E(X3)2 = 1/7, c1,2 =c2,1 = E(X(X3)) = 1/5. La suite de vecteurs (X1+···+Xn n,X31+···Xn n3) pour n → ∞ converge en loi vers le vecteur Gaussien d’esp´erance (0,0) et de matrice de covariancesC dont les ´el´ements sont calcul´es ci-dessus.

(19) Comme B est une matrice d´efinie positive, la fonction exp(−(b1,1x2 +b2,2y2+ 2b1,2xy)/2) est born´ee par 1 et continue. Donc par le Th´eor`eme de la limite centrale, l’esp´erance converge vers Eexp(−(b11X2+b22Y2+ 2b12XY)/2) o`u le vecteur (X, Y) est Gaussien d’esp´erance (0,0) et de matrice de covariances C calcul´ee dans (18). Cette esp´erance a ´et´e calcul´ee dans (16) :(det (BC+I))−1/2. On aBC=

525 210 210 105

1/3 1/5 1/5 1/7

= 175 + 42 105 + 30

70 + 21 42 + 15

. det (BC +I) = 218×58−135 ×91 = 12644−12285 = 359. La r´eponse est

1

218×58−135×91.

(20) CommeφY(µ) =Ecos (µY) +iEsin (µY) = 1 doncEcos (µY) = 1,E(cos (µY)−1) = 0. Comme cos (µY)≤1, alorsP(ω : µY(ω)∈ {2πn}n=−∞) = 1. Donc Y est `a valeurs dans {2πn/µ}n=−∞ avec certaines probabilit´es (pn)n=−∞ ≥0 dontP

n=−∞pn= 1.

2

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