HAL Id: jpa-00235853
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Submitted on 1 Jan 1958
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Un double étalon à balayage par pression
H. Chantrel
To cite this version:
H. Chantrel. Un double étalon à balayage par pression. J. Phys. Radium, 1958, 19 (3), pp.366-370.
�10.1051/jphysrad:01958001903036600�. �jpa-00235853�
ordinairement par variation de pression d’air de 0 à 1 atmosphère, mais un dispositif spécial permet des balayages très lents (30 mK à l’heure) par contrôle de variations de pression beaucoup plus
faibles. La position des raies est reproduite, dans les ordres successifs, avec la même fidélité qu’avec
un spectromètre à un seul étalon ; la conservation des intensités est bonne sous certaines condi- tions qui sont discutées. L’appareil a été utilisé avec des rapports d’épaisseur d’étalons compris
entre 5 et 15 ; ces rapports étaient entiers ou demi-entiers. Avec le rapport 15, la finesse instru- mentale était de l’ordre de 300.
Abstract.
2014A high resolution spectrometer using two Perot-Fabry etalons associated by inter-
mediate focusing is described. Scanning is usually obtained by variation of air pressure between 0 and 1 atmosphere, but a special device permits very slow scanning (30 mK per hour) by means of a much smaller variation of pressure. The reproducibility in position of the spectral
lines is the same as in a spectrometer with a single F.-P. etalon ; the conditions for a good conser-
vation of intensities in successive orders are discussed. The apparatus has been used with a ratio of etalon spacings between 5 and 15, the ratio being integral or half-integral. With the ratio 15, the instrumental sharpness was about 300.
I. Introduction.
-L’interféromètre de Perot-
Fabry se prête mal, aux très hautes résolutions, à l’analyse des structures hyperfines complexes : la
diminution de l’intervalle entre ordres Da oblige à
des superpositions d’ordres qui limitent le choix de l’épaisseur et, par conséquent, les facultés
d’adaptation de l’étalon à l’exploration d’un’profil
de raie donné ; mais surtout, l’élargissement par la
source diminue la finesse apparente de telle sorte qu’il n’est plus possible dans la plupart des cas de loger toutes les composantes dans l’intervalle
spectral libre sans superpositions de raies.
’
On sait depuis longtemps associer un grand Aa
à un pouvoir de résolution R élevé, par l’utilisation de deux étalons de Perot-Fabry. Divers dispositifs
ont été réalisés utilisant pour récepteur une plaque photographique [1 à 13].
L’appareil réalise à Bellevue est un 4pectro-
mètre conçu pour le visible utilisant une cellule
photomultiplicatrice R. C. A.
II. Description de l’appareil.
-10 DISPOSITIF OPTIQUE.
-C’est un spectromètre du type étalon double série avec focalisation [14] ( fig. - I). La
source étendue (B) (1) éclaire un diaphragme cir-
culaire (Fo) placé devant (E1) au foyer d’une len-
tille (LI). Une deuxième lentille (L1) derrière (E1)
focalise (Fo) en (Fi), diaphragme d’exploration de (E,), au foyer d’une troisièrne lentille (L2) pré-
cédant (E2). Une quatrième lentille (L2) focalise (F1) en (F2) diaphragme d’exploration de (E2) ou diaphragme résolvant.
, ,(1) (B) est en fait l’image de la source après passage dans
un monochromateur à réseau.
Si ?1, ’P*, cp2 et (pzsont les distances focales des
lentilles ; col et (ù 2 les angles solides et il et L2 les angles d’ouverture associés aux étalons (E1) et (E2) ; S 1 et S2 les surfaces éclairées de (E1) et (E ,1,
on a les relations suivantes :
où .RF
=a/ f est le pouvoir de résolution associé
au diaphragme (F), flet f2 étant les largeurs exprimées en nombres d’ondes des diaphragmes (F 1) et (F2).. ’
’Après s’être fixé f 2 et fi, l’étendue imposée par
un élément quelconque du montage (source, mono-
chromateur ou surface utilisable des lames de,(E2»
fixe les autres dimensions. Les deux étalons doivent être accordés ensemble, c’est-à-dire qu’à une trans-
mission maximum à travers (E1) doit correspondre
une transmission maximum à travers (E 2). Cette correspondance doit se conserver rigoureusement
au cours de l’exp-loration. Les épaisseurs sont prises
dans un rapport simple : l2
=kl1 (11 1 l2) où k
est habituellement entier ou demi-entier.
Les variations d’épaisseur optique de chaque
étalon doivent conserver cette relation.
20 AJUSTEMENT DES ÉTALONS.
-a) Ajustement
des épaisseurs.
-Pratiquement on ajuste l’épais- seur 12 au comparateur, à + ’8l2
==0,01 mm près, après mesure optique de 11. Alors klk # ’8l21l2 a
la plus petite valeur possible.
b) Ajustement des transmissions.
----Les étalons
sont enfermés dans deux enceintes étanches distinctes.
La pression dans la première enceinte est réglée
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01958001903036600
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1
Fi c.. 1.
Fm. 2.
à l’une des valeurs hl correspondant au maximum
de transmission à travers (E1) pour la raie étudiée.
On règle ensuite la pression dans la deuxième
enceinte à la valeur h2 la plus voisine de hl qui corresponde à un maximum. Au lieu de la raie
elle-même, on peut utiliser une bande spectrale
continue à la longueur d’onde désirée, hl est alors arbitraire. La différence ’ah
=lh,
-h2|, géné-
ralement différente de zéro a sa valeur mini-
mum.
Rernarque.
-L’observation des maxima est un
procédé d’autant moins sensible que y est plus grand. Si k >, 8, il est bon de contrôler l’ajus-
temènt par_ un premier balayage et d’observer les
ghosts. Ceux-ci doivent être symétriquement répartis de part et d’autre du signal principal.
Il est aisé, s’il n’en est pas ainsi d’apporter à l’ajus-
tement de h2 la correction rétablissant la symétrie.
3() EXPLORATION DES ORDRES. - ,Le balayage
se fait par variation linéaire dans le temps de la
pression d’air de 0 à 1 atmosphère dans les deux enceinte. Cette variation est contrôlée dans la
première enceinte par un dispositif analogue à
celui décrit par J. Blaise à propos du spectromètre
à un seul étalon [14], [15]. Il suffit en première approximation, pour que l’ajustement se conserve,
que la variation de pression dans la deuxième
enceinte suive fidèlement celle de la première
enceinte, c’est-à-tlire que 8h reste constant durant
toute l’exploration. On y réussit grâce au dispositif
représenté figure 2. La partie gauche du schéma
représente le dispositif de contrôle de la variation
cendant progressivement le plongeur P2 dont le
contact électrique avec le mercure ouvre F2, qui
se referme dès que le mercure redescend par suite de l’entrée d’air, s’ouvre encore quand P2 établit
le contact et ainsi de suite.
’
On repère ainsi h2. On arrête alors m2 et l’on met mi en marche. Tout accroissement de pression
dans l’enceinte de (E1) met P2 au contact du mer-
cure, ouvre donc la fuite F2 qui se referme dès que le mercure a rompu, en redescendant, le contact électrique avec P2. Elle s’ouvre encore quand l’augmentation de hl a remonté le mercure jusqu’à P2, se referme encore etc...
Remarquons que le parcours utile de Pi est
diminué de 2 8h. L’ajustement étant réalisé, il
suflit de vider les deux enceintes : l’accord entre les deux étalons s’établit de lui-même dès que la
pression dans l’enceinte de (E1) atteint la valeur
8h. L’ajustement est encore bien conservé après plusieurs opérations. La vitesse de balayage est réglable. Le plongeur Pi peut parcourir 76 cm en
des temps compris entre 1 h et 6 h. Aux vitesses inférieures, la qualité du contrôle par contact élec-
trique de Pi avec le mercure diminue : on observe
des irrégularités dans le fonctionnement de F 1 qui peuvent altérer la définiance de l’appareil. Si la
cellule reçoit des flux très faibles, il faut pourtant
ralentir encore l’exploration : on peut y parvenir
de la façon suivante : Si 11 est assez grand pour que l’on puisse encore enregistrer au moins trois ordres pour une variation de pression d’une fraction
d’atmosphère cho (c 1) dans la première enceinte,
on pourra opérer de la façon suivante :,une cer-
taine réserve d’air à la pression atmosphérique (B’1 par exemple) est vidée progressivement dans
l’enceinte sous contrôle de F 1. Pour cela on met BI
en communication avec la cuve monométrique C
au moyen du robinet R7 ; ri et r4 étant ouverts et r5 fermé. Supposons l’enceinte de (El) et la cloche
recouvrant mi initialement sous vide. Le mercure
est en haut du manomètre M1. Si son contact
avec Pi ouvre Fi, il descend mais le contact élec-
trique se rompt et F1 se referme pour ne s’ouvrir à
nouveau que lorsque ml aura descendu Pl »au
contact etc... Mi mesure la différence de pression
entre B1 qui se vide et E 1 qui s’emplit si bien que lorsque Pl aura parcouru 76 cm‘la pression n’aura
encore dans l’enceinte de (E1) que la valeur
ch0 # V ’+" V V BI + V . h o.. - 0 n Bi V FI.
i"T mi eut si l’on veut
pression atmosphérique,.
une condition nécessaire : toute variation non
linéaire de cette pression introduirait des irrégu-
larités d’ordres. La pièce doit être très soigneu-
sement thermostatée.
Avant cette réalisation on avait cherché à uti- liser de l’hélium ou de l’hydrogène au lieu d’air dans le balayage conventionnel. C’est un procédé
peu fidèle : l’introduction de traces d’air est diffi- cile à éviter et l’on observe généralement une légère variation non linéaire de l’indice.
40 FIDÉLITË DE L’APPAREIL.
--L’exactitude de’ k joue un rôle fondamental. Si ’8k
=0 les chemins optiques sont au départ dans le rapport k
pour àh
=0. ( p 2
=kp 1). Ce rapport se conserve au cours de l’exploration avec une fidélité du même
ordre que celle observée dans le cas du spectro-
mètre à un seul étalon. Si le spectromètre est utilisé
à la longueur.d’onde x, on aura, sur deux maxima,
l’un au début, l’autre en fin d’exploration les rela-
tions suivantes :
Si k est imparfait ét a pour valeur k’
=A -f- SA
alors
’Si 8k est suffisamment petit, on peut envisager
de choisir une pression initiale d’air dans l’enceinte de (E 2) qui rétablisse l’exactitude du rapport des
chemins optiques dans l’état initial : 8h :A 0 mais
pg
=kpi. C’est une. précaution inutilq : Cette
relation ne se conservera pas car on montre aisé- ment qu’il faudrait vérifier l’égalité suivante enture
les indices à l’état initial n et à l’état final n’
où 8n est la différence d’indice au départ entre les
deux enceintes, résultant de SA 0 : n2
=n1 on.
Cette égalité n’a de sens que pour n = 0. Si n e 0, il y aura nécessairement en fin d’explo-
ration un décalage d-ordre 8p, correspondant à un
écart de longueur d’onde SX tel que l’on puisse
écrire :
.369
On en tire :
En fait, il est commode de tolérer sur l2 une
erreur 8l2 = =’= 0,01 mm (nous avons vu’qu’alors : 8&/A# Ol21l2) et de ne pas rechercher au départ un rapport p2/pl exact, mais au contraire l’égalité des pressions dans les deux enceintes : (8h minimum qu’on peut supposer sensiblement nul). Alors en # 0, n, # n2
=n. Dans ces conditions (z étant
un nombre entier) :
On en conclut :
Par exemple : si 6
=20 000 cm-l, II
=1 cm,
k = 1 ; El et E 2 étant supposés identiques, tous
deux par exemple des étalons à 5 couches diélec-
triques, on aura par ordre pi
-Pi
=1 et pour tout l’enregistrement pi
-Pi
=10. D’autre part
pl = 21, a = 40 000 # p’ SA 0,001 cm donc
IY
finalement le décalage par ordre sera de
et pour tout l’enregistrement 80
=5 mK soit Aa/100.
SiE, = E2 = A (2) et si NE’
=20 ; e = 25 mK
et l’on observe un abaissement des intensités de l’ordre de 15 % entre le premier et le dernier ordre.
Ce défaut s’atténue très rapidement à mesure que
k augmente : 86 est inversement proportionnel à k
mais surtout le décalage se rapproche du maximum
de -E’i. Il est aussi moins marqué si El = G, la
courbure au sommet de cette forme étant moins
prononcée.
Pratiquement pour les valeurs de k utilisées, comprises entre 5 et 15 les intensités sont cou- ramment fidèles à mieux de 1 % près sur au moins
. trois ordres successifs ce qui suffit largement.
(2) A est la fonction d’Airy, G la fonction de Gauss,
E la fonction d’étalon et e sa largeur à mi-hauteur. NE est la finesse de la fonction E : NE
=2013.
’